Tags Posts tagged with "Tunisie, Remaniement, troïka,"

Tunisie, Remaniement, troïka,

par -
Le conflit s’envenime entre les partenaires de la troïka. C’est depuis qu’il est

Le conflit s’envenime entre les partenaires de la troïka. C’est depuis qu’il est question du remaniement ministériel déjà que les tiraillements au sein de la coalition au pouvoir gagnent en ampleur. Chaque parti veut imposer sa loi, et même son diktat ! Ennahdha exige que les ministères de souveraineté qui sont son apanage soient épargnés. Ettakattol veut imposer ses conditions à l’équipe de négociation sur le remaniement ministériel. Il menace de quitter la troïka, si le ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, et celui des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, sont maintenus. Ce parti réclame la nomination de personnalités indépendantes à la tête des ministères régaliens et que soit retirée au ministère de l’Intérieur sa tutelle sur l’administration des collectivités locales.

Le CPR, lui aussi, a menacé de quitter la troïka au cas où le remaniement ministériel ne toucherait pas les ministères de souveraineté.

Le membre du bureau exécutif du mouvement Ennahdha, Ajmi Lourimi, vient d’indiquer que son parti pourrait se retirer de la troïka. Il répondait à une question d’Africanmanager sur l’éventualité de ce retrait. « Nous demeurons attachés à la troïka, mais si les négociations sur le remaniement ministériel venaient à échouer, on envisagerait d’autres alternatives », a-t-il précisé.

Il a souligné également que les membres du conseil de la Choura sont en conclave pour faire le point sur les résultats des négociations.

Il a ajouté que la position d’Ennahdha sera définie à la lumière des résultats de cette réunion.

Selon lui, l’opération politique ne peut pas être l’unique choix, car, il existe toujours des alternatives : « si les trois partis formant la troïka ne se mettent pas d’accord sur le remaniement qui devrait être annoncé dans les prochains jours, la porte restera ouverte à d’autres options », a-t-il averti.

Pour sa part, Chokri Belaïd, secrétaire général du parti des patriotes démocrates unifiés, nous a précisé qua la nature de la troïka s’est dévoilée au grand jour à la faveur des tiraillements qui ont éclaté en son sein, et encore plus à l’occasion du remaniement ministériel.

Il a ajouté que les antagonismes ont gagné même les rangs du mouvement Ennahdha comme en témoignent les dissensions qui agitent en ce moment le part islamiste. La démission de Lotfi Zitoun, le Conseiller du Chef du gouvernement, Hamadi jbeli, reflète aussi, selon lui, les querelles de clans au sein du parti de Rached Ghannouchi, estimant que la démission de Lotfi Zitoun vise directement Hamadi Jebali.

Au sujet du Conseil de « Choura » qui devait se réunir, samedi, Belaïd a pronostiqué que la réunion ne va aboutir à aucun résultat.

Sur la possibilité du retrait d’Ennahdha de la troïka, il a précisé que cela est impossible, puisque ce parti ne peut pas gouverner le pays avec deux courants, l’un ayant pour chef de file Hamadi Jebali et l’autre Rached Ghannouchi.

Il a ajouté qu’Ennahdha traverse, aujourd’hui, la période la plus difficile de son histoire, et ce à cause d’une pénurie de cadres et de responsables. Ce parti est la cause première de la crise politique et économique qui agite la Tunisie actuellement.

Il a ajouté que ce qui a réuni les partis de la troïka, ce sont les portefeuilles ministériels, et non pas l’intérêt général du pays et la réalisation des objectifs de la Révolution. « Le remaniement ministériel a mis en exergue les menées manipulatrices de la troïka et le partisanisme qui préside à ses démarches et approches. Chaque parti veut renvoyer la balle à l’autre en lui imputant la responsabilité de la crise », a-t-il ajouté en faisant savoir que le CPR et Ettakattol se sont alliés à Ennahdha non sur la base des principes mais plutôt par opportunisme.

De son côté, Mahmoud Baroudi, membre de l’Assemblée nationale constituante, a souligné que le conflit à l’intérieur de la troïka a éclaté, à titre principal, à cause du remaniement ministériel.

Il a précisé à cet égard que Hamadi Jebali pourrait présenter sa démission, notamment après celle de son conseiller politique, Lotfi Zitoun.

Khadija

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

AFRIQUE