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Tunisie, réseau électrique, STEG

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Les travaux du 17ème  congrès de l’UPDEA ont été ouverts

Les travaux du 17ème congrès de l’UPDEA ont été ouverts, mardi 29 mai 2012. Organisé conjointement avec la société d’Electricité et de Gaz Steg et l’union des producteurs, transporteurs et distributeurs d’énergie électrique d’Afrique (UPDEA), le congrès se poursuivra jusqu’au 31 mai prochain.

Des hauts responsables des sociétés africaines d’ électricité, des professionnels et industriels du secteur de l’entreprise électrique ainsi que des donneurs d’ordres et des bailleurs de fonds tels que la banque africaine de développement ont pris part à cette manifestation qui promet d’être une grande opportunité qui s’offre à tous les opérateurs et acteurs du secteur électrique en Afrique. Ayant pour thème : « développement du potentiel énergétique africain et intégration des réseaux pour le développement durable des pays africain, le congrès a été également une occasion pour la steg de valoriser son savoir-faire et conforter sa place à l’échelle internationale.

 

Au cours de cette rencontre, le président actuel, Edward Nojoroge DG de KenGen a passé la présidence de l’UPDEA à la Tunisie. Désormais, c’est la steg qui présidera le comité exécutif de l’UPDEA à l’issue des travaux de ce congrès, et ce pour une mandat de trois ans. Dans une déclaration à Africanmanager, Ridha Ben Mosbah, PDG de la STEG a indiqué que ce congrès va donner à la Steg et à la Tunisie en général l’avantage d’un rayonnement à l’international. « C’est aussi une occasion pour découvrir une Tunisie nouvelle postrévolutionnaire», a-t-il ajouté. Il s’agit aussi d’une occasion pour offrir à la Tunisie plus d’opportunités pour améliorer l’exportation de son expertise et mobiliser ses compétences tunisiennes sur le continent africain. L’UPDEA compte, en effet, 54 membres du conseil exécutif de la commission africaine d’Energie (AFREC). Elle a pour rôle principal la recherche, la dissémination, l’amélioration des performances des entreprises africaines membres ainsi que la collecte, le traitement, l’étude, l’analyse des documents et la diffusion des données relatives au secteur électrique africain. Son objectif principal est de développer l’intégration du secteur électrique africain par l’interconnexion des réseaux électriques, l’échange d’expériences et l’exploitation des ressources énergétiques sur la base d’une approche gagnant-gagnant.

L’harmonisation des plans directeurs de toutes les régions du continent africain est une première étape pour mettre en place un réseau électrique africain interconnecté assurant la circulation de l’électricité du Nord au Sud, du centre à l’Ouest et l’Est de l’Afrique. Selon Ben Mosbah, cela doit passer par des étapes à savoir, l’intégration, l’interconnexion pour arriver à construire un marché africain d’électricité.

De son côté, Edward Nojoroge a appelé à mettre en place un cadre stratégique pour le développement de l’infrastructure et un système d’information pour les énergies renouvelables en Afrique. Selon lui, il est urgent aujourd’hui d’identifier d’autres sources naturelles pour l’Afrique et de relever les défis notamment avec un climat politique plus clair et plus stable, « Le futur de l’Afrique est très excitant, d’où le besoin d’exploiter toutes les énergies solaires, énergétiques, hydrauliques et éoliennes », a-t-il expliqué. Le plus grand défi, selon lui, est de pouvoir déployer un portefeuille dans les années à venir et fixer des objectifs bien spécifiques, « Il est temps de faire bouger les choses », a-t-il dit.

Malgré une abondance des ressources énergiques, l’Afrique demeure le continent qui consomme le moins d’énergie par habitant au monde. La consommation annuelle de l’électricité par habitant en Tunisie est estimée à environ 1500 KWh, tandis en Afrique, elle est d’environ 470 KWh. En Afrique du Sud, elle est de l’ordre de 4000 KWh, 1900 KWh à la Chine, 7300 KWh en France et 12200 KWh aux Etats-Unis.

Au niveau de la production, l’Afrique fournit 9,5% de l’énergie mondiale et ne consomme qu’environ 3% de la production énergétique mondiale. Plus encore, environ 90% de la production africaine d’électricité est concentrée entre les pays du Nord de l’Afrique et l’Afrique du Sud.

A l’exception des pays du Nord et l’Afrique du Sud, le taux d’électrification se situe pour le reste des pays africains entre 15 et 40%.

Khadija Taboubi

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