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 La récupération des fonds détournés à l'étranger et des biens illégalement acquis et placés à l'étranger continue de constituer un motif de préoccupation pour les Tunisiennes et les Tunisiens. 18 mois sont passés après le déclenchement de la Révolution et le bilan 

La récupération des fonds détournés à l’étranger et des biens illégalement acquis et placés à l’étranger continue de constituer un motif de préoccupation pour les Tunisiennes et les Tunisiens. 18 mois sont passés après le déclenchement de la Révolution et le bilan de la restitution des avoirs demeure encore dérisoire. Le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali, présent à l’occasion d’une Journée nationale, consacrée, mercredi, 18 juillet 2012, à la question, n’a parlé que de 28 millions de dollars restitués du Liban. Le chef du gouvernement a rappelé également la récupération de la villa canadienne et de l’avion privé de Sakher El Materi. Toutefois, cela n’est en aucun cas un triomphe pour la Tunisie, mais plutôt une simple goutte d’eau dans l’océan des avoirs et biens volés.

En effet, les procédures de restitution des biens mal acquis à l’étranger sont au point mort à cause des la complexité des procédures et des formalités. « Chaque pays traite nos demandes de récupération selon ses propres lois », a expliqué Hamadi Jebali, ce qui se traduit par des lenteurs et une absence de réponses aux demandes de la Tunisie en termes de récupération des fonds détournés à l’étranger. Hamadi jebali n’a pas manqué de passer en revue un certain nombre de difficultés entravant la restitution des avoirs détournés, à savoir les prête-noms, les difficultés d’identifier tous les avoirs et de suivre leur mouvement et leur transfert. A cela s’ajoute l’existence des forces occultes qui couvrent et facilitent ces pratiques. Aussi chef du gouvernement a-t-il appelé toutes les parties concernées et les composantes de la société civile à soutenir les efforts de l’Etat pour récupérer les avoirs mal acquis.

Selon le chef du gouvernement, la restitution des avoirs va contribuer à la réalisation de la justice sociale et du développement durable et à la lutte contre la pauvreté. « Ben Ali et les siens ainsi que les clans qui gravitaient autour, ont abusé du pouvoir pour voler l’argent du peuple et exercer leur mainmise sur les secteurs à forte rentabilité, ce qui a accentué les disparités et les inégalités régionales », a expliqué le chef du gouvernement.

De son côté, Noureddine Bhiri, ministre de la Justice a appelé les parties concernées à contribuer, activement, au processus de restitution des avoirs détournés à l’étranger et rapatrier ceux qui ont fauté au préjudice des Tunisiens. « Personne ne va échapper à la justice. Je ne crois pas qu’il y ait pas un pays qui ne sache qui détient des avoirs et combien », a-t-il expliqué. Selon lui, ceux qui retiennent la vérité sur certains dossiers, biens et avoirs détournés à l’étranger, devraient mettre le gouvernement au courant pour ne pas être taxés de collusions.

Chawki Tabib, bâtonnier de l’Ordre national des avocats, a critiqué, quant à lui, le recours par le gouvernement à un bureau d’avocat suisse pour la restitution de ces avoirs. Ce point selon, Chawki Tabib, fait l’objet d’un malentendu actuel entre l’ordre national des avocats et le gouverneur de la banque centrale, Mustapha Kamel Nabli. « On a réussi à avoir une copie du contrat signé par la Tunisie avec un bureau d’avocats suisse pour la restitution des avoirs détournés. Les choses sont très graves », a affirmé Chawki Tabib.

Selon lui, le contrat stipule que les honoraires du bureau s’élèvent entre 3 et 8% des avoirs récupérés. Ce taux sera appliqué à l’ensemble de fonds et biens récupérés. De même, le gouvernement tunisien assume tous les frais dépensés par ce bureau qui compte 10 avocats dont seulement 2 se sont chargés du dossier de la Tunisie. « C’est une offense aux avocats tunisiens. On a les capacités et personne ne peut douter de notre citoyenneté », a ajouté le bâtonnier.

Toutefois, cette affirmation a suscité l’irritation du ministre de la Justice qui a recommandé à Chawki Tabib de vérifier ses informations avant d’en parler en public.

Mohamed Askri, chargé de mission auprès du ministre de la Justice a expliqué que ce bureau d’avocats suisse a été retenu suite à son offre financière qui est jugée meilleure que celles présentées par d’autres. Il a fait savoir également que le propriétaire de ce bureau possède plusieurs livres et écritures sur la restitution des avoirs de l’étranger.

Selon Mohamed Askri, ce bureau a réussi récupérer la moitié des avoirs du Nigéria détournés à l’étranger.

Khadija Taboubi

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