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Tunisie, secteur immobilier

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« Pour résoudre les problèmes que vit actuellement la Tunisie

« Pour résoudre les problèmes que vit actuellement la Tunisie, les parties intervenantes devraient se pencher sur l’investissement immobilier, catalyseur de valeur ajoutée et créateur de richesses», affirme Mohsen Hassen, consultant et promoteur immobilier.

En 2010, le secteur du bâtiment et de génie civile a créé plus de 27 mille postes d’emplois, alors que les investissements ont progressé de 14%, soit le taux le plus important et l’équivalent de toutes les industries manufacturières, et 12,6% en valeur ajoutée.

Dans une rencontre à Africanmanager, l’expert économique, a diagnostiqué la situation. Le constat est clair: le secteur de l’immobilier souffre de plusieurs dysfonctionnement, et ce malgré les opportunités qui s’y offrent, comme la tendance baissière de taux d’intérêt des crédits immobiliers, le taux d’organisation de la population et surtout la coopération entre les banques et les immobiliers.

D’après lui, le secteur immobilier tunisien reste toujours aux prises avec de sérieuses difficultés, à commencer par le problème foncier. La profession se plaint du manque de terrains aménagés, de l’absence de plans d’aménagement urbain et de la lenteur des procédures administratives en matière d’octroi des autorisations. La production de logements est entravée par le renchérissement du prix des terrains et l’épuisement des réserves foncières publiques dans les périphéries urbaines

On cite également le manque de l’efficacité de l’appareil réglementaire. « Le cadre juridique régissant le secteur de l’immobilier est l’un des points faibles du secteur», a t-il expliqué.

Notre interlocuteur a évoqué aussi les obstacles au niveau de financement de l’activité immobilière en Tunisie. « En plus de la participation du système bancaire au financement de l’habitat, les besoins nécessaires au développement des infrastructures de logements dépassent de loin les capacités financières des institutions étatiques et privées. S’ajoute à ces problématiques, la mauvaise répartition des crédits entre les tranches de revenus. Ainsi, le système de financement de l’habitat économique profite principalement aux familles à revenus moyens et élevés, alors que les revenus modestes sont quasiment exclus du fait des conditions d’éligibilité non adéquates ».

S’y joint l’aspect fiscal qui demeure le handicap majeur entravant la production de logement. Le secteur de l’immobilier est assujetti à une panoplie d’impôts et taxes dont certains sont à rendement aléatoire. En effet, la fiscalité représente entre 15% et 20% du coût de revient d’une transaction immobilière.

Le secteur locatif souffre également du manque d’investissement. Il éprouve un marasme durable, dû, essentiellement, à la détérioration des relations entre les propriétaires et les locataires, aux loyers élevés et à la complexité de la procédure judiciaire.

Tous les scénarios sont envisageables

« Face à une situation d’exiguïté du marché, l’Etat, en collaboration avec les parties intervenantes et toutes les composantes de la société civile, devrait trouver des solutions immédiates pour y faire face ». Selon lui, un état des lieux du secteur est d’autant plus nécessaire qu’il contribue à résoudre le problème foncier en mettant en place une stratégie appropriée visant l’élaboration d’une nouvelle politique foncière.

Pour Mohsen Hassen, il est indispensable de revoir le rôle de l’AFH de telle sorte qu’elle accorde des terrains en fixant des conditions favorables. « Il est important de redéfinir les vocations des entreprises publiques telles que la SNIT, SPROLOS et l’AFH visant à une meilleure transparence dans la gestion et une amélioration de l’efficacité des interventions»

Pour le dossier du financement, il a relevé le rôle stratégique du secteur financier. « Il s’agit de l’implication du système bancaire dans le financement de logement, et ce par l’allégement des conditions d’octroi des crédits et la mobilisation de ressources à long terme au profit du secteur ».

Aussi a-t-il insisté sur la nécessité de promouvoir un cadre réglementaire et fiscal encourageant l’activité de location de longue durée.

Pour le programme annoncé dernièrement, visant à construire 150 mille logements sociaux et économiques dans un délai de trois ans et destiné à fournir des logements décents aux familles et aux catégories défavorisées, le consultant a mis l’accent sur l’utilité de renforcer le partenariat public-privé. « On ne peut pas demander à l’Etat de trouver une solution pour tous les problèmes. Toutefois, ce problème doit être traité avec la participation du secteur ». Raison pour laquelle, un plaidoyer est fait pour un partenariat public-privé dans le domaine de l’habitat.

Enfin, Mohsen Hassen s’est déclaré optimiste quant à l’avenir du secteur surtout avec l’ouverture du marché sur l’étranger « On doit procéder à l’ouverture du marché. Et là, L’Etat est appelé à protéger les agents modestes. Et d’ajouter « l’ouverture de secteur à l’investissement étranger est inévitable , et notre choix a été fait depuis 1986 ».

Wiem Thebti

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