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y a manifestement un problème à la Société Tunisienne de Banque (STB). Cette banque publique n’attire plus

Il y a manifestement un problème à la Société Tunisienne de Banque (STB). Cette banque publique n’attire plus, de son propre aveu, les dépôts des clients, tous les genres de dépôts à en croire son dernier communiqué.

Au terme de l’exercice 2013, «les dépôts de la clientèle se sont établis à 5.175,7 MT contre 5.517,3 MDT, à fin décembre 2012, accusant une baisse de 341,6 millions de Dinars ou – 6,2% ». La banque explique que «cette régression a principalement porté sur les dépôts à forte rémunération», précise la direction de la STB dans son communiqué publié par le CMF (Conseil du Marché Financier). La baisse ne concernait cependant pas que les dépôts de la clientèle. «Les dépôts à vue [enregistraient une baisse] de – 189,7 MDT ou – 9,2%, pour revenir de 2.065 MDT à 1.875,4 MDT et représenter 36,2% de l’ensemble des dépôts contre 37,4%, en décembre 2012. Les dépôts à terme [enregistraient une baisse] de -186,5 MDT ou -14,7 % pour se situer à 1.081,1 MDT, à fin décembre, 2013 contre 1.267,6 MDT, une année auparavant. Leur part dans le total des dépôts s’est, en corollaire, repliée en revenant de 23% à 20,9%». Les explications données par la STB, indiquent clairement que la banque a été obligée de restructurer ses finances, attachant désormais plus d’importance aux dépôts d’épargne (+ 51,5 millions de Dinars ou 2,5% pour atteindre 2.075,5 MDT et représenter 40,1% de l’ensemble des dépôts, à fin 2013, contre 36,7%, une année auparavant) qui sont rémunérés quoique très faiblement, et qui restent une spécialité de La Poste tunisienne (Plus de 3,6 millions de comptes sur les 4 millions de comptes d’épargne en Tunisie, à fin septembre 2013). Il n’en demeure pas moins que le montant de cette épargne (plus de 2 milliards DT) chez la STB pose la question de son origine et de la manière dont il a pu être augmenté de 2,5 % en une année !

Ceci dit, il n’est pas un secret bancaire que le plus important reste le dépôt à vue. Un dépôt à vue est «un dépôt, rémunéré ou non, dont les fonds peuvent être retirés partiellement ou totalement à tout instant. Le compte courant, traditionnellement appelé compte chèque, est un compte dont l’argent peut être retiré à tout moment » et n’engendre aucun coût pour la banque. Au contraire, il lui rapporte même de l’argent en commissions diverses, selon les spécialistes.

C’est dans ce genre de comptes que les salariés, par exemple, mettent leur argent, et cela constitue une manne importante pour les banques tunisiennes, cet argent n’étant jamais rémunéré. On imagine donc l’importance de cette perte, pour la STB, en masse d’argent et on se demande ce qui se passe dans cette banque publique pour que les dépôts à vue y baissent de presque 10 % en une seule année !

Il n’en demeure pas moins vrai que le problème des dépôts bancaires concerne toutes les banques publiques et reste lié à la situation des entreprises publiques (la CPG notamment) dont le manque de ressources dû à leurs situations financières, impacte négativement les banques publiques.

En attendant une explication officielle de la part de la direction de la STB, force est de noter que, conséquence directe de ce rééquilibrage, forcé ou voulu, du portefeuille des dépôts, «les ressources d’emprunt se sont élevées à 519 MDT contre 562,8 MDT à fin 2013 enregistrant ainsi un fléchissement de 43,8 millions de Dinars ou -7,8% (Emprunts obligataires et privés : – 34,5 millions de Dinars ou -9,7% et Ressources spéciales : – 9,3 millions de Dinars ou -4,5%). Les ressources de la STB diminuent donc et, dans son communiqué, la banque ne fournit aucune indication sur sa stratégie pour renflouer ses ressources dont dépend son activité de base qui reste la location de l’argent à travers les crédits de tous genres.

La première banque publique de la place n’oublie cependant pas de faire remarquer que «le Produit Net Bancaire s’est apprécié de 8,0% ou 18 millions de Dinars comparativement à son niveau enregistré, à fin 2012, pour passer de 225,7 millions de dinars à 243,7 MD. Cette situation résulte d’une évolution plus importante des produits d’exploitation bancaire par rapport à celle des charges d’exploitation bancaire.

Ces produits d’exploitation bancaire auraient ainsi augmenté de 46,1 MMDT ou 11,5%, passant de

400,5 millions de Dinars à fin 2012 à 446,6 millions de Dinars au terme de l’exercice 2013. Les charges d’exploitation bancaire ont pourtant augmenté plus vite, de 28,1 MDT ou 16,1%, lesquelles se sont établies à 202,9 millions de dinars à fin 2013 contre 174,8 Millions de dinars une année auparavant.

Khaled Boumiza

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