Tags Posts tagged with "Tunisie, Sucre, Belhassen Trabelsi"

Tunisie, Sucre, Belhassen Trabelsi

par -
Nous apprenons que le gouvernement tunisien vient de décider l’application de l’article 325 du code des sociétés commerciales en Tunisie

Nous apprenons que le gouvernement tunisien vient de décider l’application de l’article 325 du code des sociétés commerciales en Tunisie, pour vendre 50 % du capital de la société Tunisie Sucre. Ladite société appartenait notamment, directement (17 %) et indirectement (33% à travers la société écran Chinoc), à Belhassen Trabelsi. Ces actionnaires n’avaient d’abord pas libéré la deuxième tranche du capital et devenaient, depuis la confiscation, dans l’impossibilité de suivre l’augmentation de capital décidée depuis, par l’entreprise. L’article 325 du code des sociétés commerciales permet de vendre les parts dans l’entreprise, des actionnaires qui deviennent dans l’impossibilité de suivre.

La vente se fera en bourse. Ce ne sera pas une introduction, ni une OPV, pas plus qu’une augmentation de capital. La vente se fera par enchères publiques. C’est ce qu’on nous affirme chez la partie tunisienne de l’actuel actionnariat. Les enchères auront ainsi lieu, ce vendredi 23 mars 2012 à la Bourse de Tunis. Les Tunisiens ne pourront cependant faire offre que pour les 17 %. Le reste des parts de Belhassen Trabelsi, 33%, devront obligatoirement être vendues à des étrangers, et ce pour préserver le statut d’entreprise offshore de Tunisie Sucre.

En remarquant que cette vente sera une première du genre, par rapport au volume proposé et par rapport au mode de vente d’une entreprise qui est toujours en phase de construction [On y reviendra pour la légalité de l’opération et les avis des professionnels de la Bourse], il est bon de rappeler que la décision du gouvernement était attendue et souhaitée. L’entreprise était en phase de gros investissements, lorsqu’est intervenue sa confiscation. Celle-ci  a ainsi chamboulé tout son plan d’investissement et avait mis Tunisie Sucre dans une situation financière très difficile qui avait même bloqué une grande partie du matériel devant servir à la construction de l’usine, pour cause d’’impossibilité du dédouanement. La vente débloque ainsi la situation et devrait permettre la poursuite de la construction de cette société dans la zone franche de Bizerte et lui permettre de prendre sa part dans l’offre d’emplois dans la région.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Les craintes n’ont pas lieu d’être et l’Etat n’est pas au bord de la faillite, a assuré le ministre conseiller auprès du chef du...

AFRIQUE

L'Union africaine (UA), les Nations unies (NU), l'Union européenne (UE) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) continuent de suivre de près l'évolution de...