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Tunisie Telecom, Raouf Chkir, Sami Zaoui

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Après presque 40 jours de troubles syndicaux, l’affaire des 63 cadres de TT (Tunisie Télécom) connaît un nouveau revirement avec la démission de Raouf Chkir de son poste de PDG de l’entreprise qui en est ainsi à son second PDG, suite à la démission de Montassar Waili. Cette démission aurait été présentée, croyons-nous savoir, depuis mercredi après-midi vers 18 heures, suite à un entretien téléphonique entre le ministre de l’Industrie et de la Technologie, Afif Chelbi et le PDG de TT. Ce dernier se serait fait signifier l’ordre d’appliquer le fameux article 10, comme le voudrait le syndicat ouvrier et de renvoyer les 63 quitte à négocier par la suite leur retour partiel. Chkir aurait rétorqué qu’il aurait pris contact avec les avocats de l’entreprise qui lui auraient démontré l’illégalité de l’application, comme le veut le syndicat UGTT et aurait évoqué la question du Conseil d’administration et celle du partenaire stratégique. S’entendant dire qu’il aurait le choix soit de déférer  soit d’assumer ses responsabilités, Chkir aurait envoyé in situ, vers 19h30, sa démission qui n’a été acceptée que ce jeudi.
Hier soir, fort certainement des indiscrétions sorties de cette conversation téléphonique, l’UGTT a pris l’initiative de communiquer aux médias une décision qu’elle croyait définitive de renvoi des 63 cadres du top-management de TT. Contacté jeudi matin par Africanmanager, Sami Zaoui, secrétaire d’Etat chargé des TIC, nous précise qu’il maintient sa position de l’application de l’article 10, mais que cela ne veut pas dire le renvoi des 63, mais uniquement la discussion des modalités de mettre fin à la pratique du travail par contrat. Nous lui reposons alors la question de la non-signification  du renvoi et il reconfirme. Il aurait été cependant, depuis mercredi soir, vers 19h45, au courant de la démission de Chkir et lui aurait signifié par téléphone que lui, il ne l’accepterait pas. Chkir persiste cependant et signe.

En attendant certainement la nomination d’un nouveau PDG [des sources non sûres évoquent les noms de Adel Gaaloul ou de Ali Ghodbani], nous croyons savoir que TeCom, le partenaire stratégique de TT aurait fait savoir au gouvernement tunisien son désaccord quant à l’application de cet article et sur tout le contenu du PV et aurait menacé, en cas de dépassement des bonnes règles de bonne gouvernance (l’accord d’au moins huit membres du conseil d’administration équivalent à 75 % des voix), il pourrait avoir recours à une plainte devant une instance d’arbitrage international. Il faut aussi rappeler que TeCom qui détient 35 % du capital de TT dispose ainsi de la minorité de blocage qui lui permet de bloquer toute décision qu’il pourrait juger non conforme ou touchant à ses intérêts.

L’UGTT qui avait obtenu la signature du PV sous la menace de la terre brûlée, continue, d’un autre côté, son forcing pour renvoyer les 63 cadres et même davantage. Des sources dignes de foi au sein  de TT nous font savoir que même le DGA, Fadhel Kraiem ferait partie de la liste des hauts cadres que le «syndicat dégageur », voudrait maintenant renvoyer.

Après les menaces d’isoler téléphoniquement la Tunisie du reste du monde et de brûler même les centraux, le syndicat de l’UGTT fait savoir qu’il aurait saisi, par lettre, le Président par intérim Foued Mbazzaa, lui faisant savoir que si les 63 n’étaient pas renvoyés dans les 48 heures, l’entreprise TT entrerait  dans un cycle ininterrompu de sit-in, paralysant  ainsi pendant 10 jours l’activité de l’opérateur [que ça dure, diront certainement Tunisiana et Orange !].

Cette affaire des 63, occasion pour les uns de renforcer leurs relations avec la base syndicale qui devient le seul garant pour les PDG et les ministres de la pérennité de leurs fauteuils, et occasion pour l’UGTT de confirmer sa poigne sur les entreprises publiques, sur la vie politique et économique du pays, continuera donc de secouer TT, ses clients, ses partenaires et ses fournisseurs dont certains parlent déjà de mettre la clé sous la porte pour non paiement de la part d’une entreprise où tout est bloqué par le seul effet de chantage de l’UGTT.

Lénine aurait applaudi, même si ses disciples de l’UGTT ont oublié sa NEP (Nouvelle Economie Politique). Adam Smith aurait par contre arrêté de se faire le chantre du libéralisme en Tunisie et aurait découragé les IDE de venir en Tunisie !

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