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Les réalisations du secteur touristiques jusqu’au 10 juin de cette année

Les réalisations du secteur touristique jusqu’au 10 juin de cette année, les marchés les plus affectés par la baisse, la haute saison estivale 2013, l’endettement des hôteliers et la stratégie du ministère du Tourisme ont fait l’objet d’une interview accordée à Africanmanager par Jamel Gamra, ministre du Tourisme. Interview :

Quelles sont les réalisations, à ce jour ?

Les chiffres de la première décade du mois de juin de l’année 2013 (du 1er juin au 10 juin), sont très rassurants, et enregistrent même une progression de 15% par rapport à la même période de l’année 2012 ainsi qu’une hausse de 2,5% par rapport à celle de l’année 2010. On vient de recevoir les chiffres arrêtés jusqu’au 10 juin dernier. Sincèrement, cela me réconforte beaucoup. On est toujours sur le même élan et sur la même tendance positive. Cela n’est pas définitif, mais confirme plutôt qu’on est toujours sur la même tendance qu’on est en train de viser.

Sur les chiffes de toute l’année 2013 jusqu’au 10 juin, nous avons dépassé les réalisations de 2012, et ce à hauteur de 1,8%. Nous sommes encore de 11,8% en dessous des chiffres de l’année 2010, mais la progression est toujours positive, puisque, depuis 10 jours nous étions à – 13,1%. Ceci m’incite à garder les mêmes ambitions et réaliser les objectifs arrêtés pour, principalement, permettre au secteur du tourisme de récupérer la place qui est la sienne dans l’économie tunisienne et revenir aux chiffres de l’année 2010.

Il faut renforcer le rôle de ce secteur dans l’économie tunisienne ainsi que dans l’esprit des Tunisiens. Il faut que tous les Tunisiens sachent que ce secteur qui fait vivre, actuellement, plus que le 1/5 de la population, va faire vivre plus de la moitié de la population tunisienne.

Il est primordial de faire réussir la prochaine saison estivale pour d’atteindre le chiffre de 7 millions de touristes. C’est un objectif très ambitieux. Je suis persuadé que si on réussit notre plan d’action, on pourra y arriver facilement.

Selon vous, la saison touristique estivale se porte bien, vous avez les chiffres de l’e-booking ?

Je rentre d’une tournée en France et aux Pays-Bas, ce qui m’a permis d’actualiser mon programme et de l’ajuster, selon les constations et les remarques de nos partenaires et nos tours opérateurs. Je suis très confiant et le chiffre le montre en termes de réservations sur les marchés anglais, belge, allemand, hollandais à l’exception du marché français qui reste encore en baisse

Il est à une baisse de combien ?

Il est en baisse de 35 à 45% en termes de réservations. Mais tout le monde s’accorde à dire que le marché français est maintenant un marché de last minute. D’après les tours opérateurs, l’offre prix va être décisive sur les décisions de départ. Et là, on a insisté pour que le prix ne soit pas le cheval de bataille pour la Tunisie, mais plutôt du rapport qualité/prix. Nous sommes de plus en plus exigeants vis-à-vis de nos opérateurs. Jusqu’à samedi dernier, nous avons assuré plus de 2792 opérations de contrôle.

Est-ce qu’il y a eu des sanctions ?

Oui

Telles que ?

Je ne peux pas me prononcer sur les noms, mais le contrôle à été à l’origine de fermeture des hôtels à Sousse.

Jusqu’aujourd’hui, quel est le marché où il ya eu le plus de baisse, hormis le français ?

Le plus touché, c’est le marché français où on enregistre la baisse la plus forte en termes d’entrés, soit 19,8%. L’autre marché est la Bulgarie (-40%), jusqu’au 10 juin.

Les ministres qui se sont succédé à ce poste avant vous ont déclaré qu’ils vont atteindre 7 millions de touristes, vous aussi vous jetez à l’eau et vous voulez atteindre ce chiffre, sur quelle base partirez-vous ?

La vérité est que je me suis basé sur mes sentiments. Je me sens propriétaire de ce secteur et non un passager et le propriétaire met les moyens pour atteindre les objectifs, et c’est ce que je suis en train de faire comme je le faisais dans mes entreprises.

Il faut mobiliser toutes les troupes et toute la population pour atteindre cet objectif. Les chiffres actuels confirment la reprise et sont porteurs de confiance pour la réalisation des objectifs. Il faut absolument que l’on soit très près de notre marché. Je compte sur la mobilisation de toute la population tunisienne et tous les intervenants dans le secteur, dont principalement, ceux intervenant dans l’environnement et la sécurité.

Il reste beaucoup de travail à faire, notamment en ce qui concerne l’amélioration des prestations et des services. Je savais bien qu’on est encore un peu loin et qu’il est nécessaire aujourd’hui d’améliorer nos prestations et accélérer les efforts nécessaires pour la promotion de la destination Tunisie. Ce qui me conforte encore,ce sont les données de l’ONTT, selon lesquelles la Tunisie va dépasser le chiffre de 7 millions de touristes.

Vous en étiez où jusqu’au 10 juin de ce chiffre-là ?

On a dépassé les 2 millions de touristes, plus précisément 2 millions 133 mille.

Vous êtes loin même de la moitié ?

Oui, mais la haute saison n’a pas encore commencé.

Combien avez-vous dépensé en promotion jusqu’ici?

Il y a des choses cachées. Il y a des montants qui sont dépensés et d’autres qui ne le sont pas encore, mais au total, on a dépassé les 65 millions de dinars.

Combien avez-vous dépensé ?

Il faut reconnaître que nous avons des contrats dont le plus important est celui de Publi 6. On a débloqué peut-être entre 10 et 40%.

Ces 65 MD est-ce qu’ils ont été dépensés pour atteindre le chiffre de 7 millions de touristes ?

Oui, si vous comptez sous cet angle, mais là, on est en train de faire la promotion de la Tunisie et sauvegarder notre fonds de commerce. Il y a des gens qui disent pourquoi faire tant d’efforts sur le marché français, je dirais qu’il s’agit de notre fonds de commerce et on n’est pas près de le perdre.

A combien se montent les entrées en devises jusqu’ici ?

1,2 milliard de dinars 

Vous ambitionnez combien ?

3,4 milliards de dinars

Vous disiez tout à l’heure que des marchés comme le français s’orientent vers le last minute, ils deviennent des marchés où les prix sont des indicateurs très importants. Cela se fait alors que le tourisme tunisien est fragilisé par sa situation financière. Vous êtes entré dans l’activité promotionnelle du secteur, ce qui est bien, mais vous avez oublié, nous semble-t-il, la situation du secteur et l’endettement, alors qu’on savait qu’avec l’ancien ministre qui est actuellement au ministère des Finances, il y avait un programme. Ne risque-t-on pas de handicaper encore le secteur ?

C’est vrai, mais je n’ai jamais négligé le programme à moyen et à long termes, pour le secteur, partant du fait que le tourisme est important pour l’économie tunisienne et pour la vie des Tunisiens. Là, j’ai fixé moi-même et sous ma responsabilité ce qu’il importe de mener comme activités pour que le secteur contribue considérablement à l’économie tunisienne. Des réflexions sont engagées déjà avec nos collaborateurs sur le plan à adopter à moyen et à long termes. Dans ce contexte, une étude scientifique a été bien faite sur la vision du tourisme tunisien sur les années 2010/2016. C’est une vision pour réajuster et changer les priorités.

On a donné la priorité pour la restructuration du tourisme qui doit inclure la culture, l’histoire, la cuisine, l’artisanat. C’est un projet stratégique très important. Il faut que le ministère s’organise pour qu’il puisse englober tous les aspects et aider dans ce contexte la profession à s’organiser.

Le deuxième axe est celui de la diversification du marché. Il faut développer d’autres spécialités et que les gens investissent plus dans la diversification des produits ainsi que dans l’innovation et l’animation touristique ; et c’est dans ce contexte qu’on touche le problème de l’endettement. Je sais qu’il s’agit d’un problème freinant actuellement le développement du secteur. Moins d’une dizaine d’unités hôtelières sont en difficultés financières, ce qui freine aussi le développement des autres hôtels qui sont en bonne santé. C’est un sujet qui doit être traité avec suffisamment de courage, de clarté et de transparence. Un projet avec l’AMC est actuellement sur la table pour acheter les actifs des hôtels endettés. Nous démarrons, la semaine prochaine, une réflexion avec les professionnels et les banques pour voir comment mettre en application ce projet.

Vous dites que moins de 10% du total des hôtels connaissent des difficultés financières alors que nous savons que l’endettement a déjà dépassé les 5 milliards de dinars ?

Il n’y a pas du tout ce chiffre. Il faut faire la distinction entre les difficultés structurelles et celles financières conjoncturelles. Il ya des hôteliers qui sont passés par des difficultés, suite à la révolution, mais le problème se pose surtout pour les unités qui sont fermées bien avant la Révolution à cause d’une mauvaise gestion ou de l’absence des investissements.

Peut-on en connaître le nombre ?

Cela ne dépasse pas une centaine, soit précisément 80 hôtels. Ces hôtels seront traités au cas par cas.

A combien se monte leur volume d’endettement ?

Sincèrement, je n’ai pas le chiffre exact. C’est difficile de se prononcer, mais cela ne dépasse pas les 1000 milliards.

Après, il ya eu l’idée de mettre en place une structure de rachat de ces structures balnéaires pour essayer de trouver une solution. Lors de mon dernier passage avec le ministre du Tourisme, qui est actuellement aux finances, il m’a fait savoir qu’il ne fallait qu’attendre que le passage législatif pour la création de cette structure. Où en sont les choses actuellement ?

Je pense qu’il s’agit d’une bonne initiative, mais qui doit être clarifiée dans ses modalités. Il ya beaucoup de bruit autour de ce projet avec l’AMC. Le projet nécessite de la réflexion. On sait bien qu’on a besoin d’une société de gestion d’actifs, mais les modalités pratiques, pour le moment, ne sont pas suffisamment claires, d’où la nécessité de mettre en place les bonnes règles pour arriver à nos objectifs.

Il s’agit d’une structure de gestion d’actifs dont le financement doit être public et n’est ni qatari ni d’aucun source étrangère.

Les choses actuellement sont juste à la réflexion, rien n’a été fait, le projet de loi n’est pas encore sorti du ministère

Non, le projet est actuellement est au niveau du ministère du Tourisme et de la Banque centrale, mais vu son importance, nous sommes totalement conscients que ce projet doit être résolu pour débloquer la situation et relancer le tourisme. On doit clarifier davantage et étudier les modalités d’application.

Quels sont vos relations avec la nouvelle fédération ?

Elles sont excellentes. Je ne peux pas travailler sans la fédération. Ce sont mes partenaires.

Est-ce que vous attendez à ce que le nouveau président de la fédération soit moins intransigeant que l’ancien ?

Moi, j’ai besoin d’une fédération forte qui respecte le secteur et qui puisse mobiliser ses troupes quand elle veut. Il s’agit d’une relation constructive. On doit être franc, transparent, clair et mettre tout sur la table.

Moi personnellement, je n’ai pas de solutions miracles, eux non plus. L’intérêt de la Tunisie est absolument lié à celui de tous les opérateurs et des intervenants du secteur.

K.Bou

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