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« Rien ou presque n’aurait été réalisé depuis trois ans

« Rien ou presque n’aurait été réalisé depuis trois ans, hormis les premières élections multipartites libres que l’on peut qualifier d’irréprochables et la liberté d’expression et de presse qui demeure épisodiquement menacée », a indiqué Chokri Yaïch, député de l’opposition à l’ANC, à Africanmanager. Et d’ajouter : « Une constitution ne pourrait être révolutionnaire que si le pouvoir en place abandonnait définitivement ses tentatives de transformation du modèle de société et la préparation pour l’application à la lettre du chapitre du pouvoir local et la décentralisation qui va transformer le paysage administratif économique et social du pays et résoudre tous les problèmes des régions : infrastructure, environnement et chômage », a-t-il dit, expliquant que le développement doit être centripète et devrait passer des zones rurales vers les villes et des régions de l’intérieur vers la capitale. Selon lui, quand la région sort de son sous-développement, le pays en fait autant.

Il a fait remarquer que le reste est un échec quasi-total et à tous les niveaux, évoquant les menaces sur la sécurité des Tunisiens : « Le terrorisme a pris du terrain, la situation économique et sociale est au plus bas avec une augmentation du taux de chômage, une inflation galopante, la chute de la valeur du dinar, la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen. Une grande partie de la classe moyenne a déjà rejoint la classe pauvre et démunie,», a déclaré Chokri Yaïch, précisant que la Tunisie risque de réfléchir une image sombre à l’extérieur et un pays qui serait au bord du chaos si on ne fait rien pour le sauver de l’intérieur.

S’agissant des solutions, le député a reconnu que faire sortir le pays de sa crise n’est nullement une tâche facile pour le prochain gouvernement, soulignant, cependant, que si la volonté des uns et des autres existe, tout sera possible, si bien que certains doivent abandonner leurs scénarios ou plans diaboliques de prise ou de partage du pouvoir à tout prix et tout de suite. « Il faudrait aussi en finir avec ce péché originel que serait le «Gouvernement de la Troïka » et effacer la trace de deux années de maladresses et de manque d’expérience », a-t-il dit.

Il affirmé, en outre, que le prochain chef de Gouvernement, Mehdi Jomaâ doit impérativement composer un gouvernement autour d’une équipe restreinte homogène et compétente et éviter de garder les anciens à part le ministre de l’Intérieur soutenu par les siens et qui a fait ses preuves les derniers mois. « Le nouveau gouvernement ne doit pas se plier aux partis, mais doit composer avec eux et appliquer strictement la feuille de route, même si les vieux démons sont en peine de se mettre en « veilleuse », a-t-il expliqué.

Chokri Yaïch a appelé, dans ce cadre, à résoudre certains problèmes dans l’immédiat et revenir sur les nominations partisanes dans les rouages de l’état et de premier plan, à commencer et tout de suite par l’armada des conseillers, les chargés de missions, les gouverneurs, délégués et délégations spéciales.

Il a appelé également à la dissolution des LPR mais aussi proposé une loi pour éradiquer tout type de violence que ce soit individuelle ou collective et lutter contre le terrorisme à l’amont et assécher les sources d’approvisionnement (substantiel ou non substantiel).

Il faut aussi, selon lui, dans l’immédiat, neutraliser les mosquées, proposer une loi des finances de sauvetage (pour le premier trimestre de l’année 2014), améliorer le pouvoir d’achat du citoyen et interdire au gouvernement de Mehdi Jomaâ de se présenter aux prochaines élections.

Evoquant l’échec de la Révolution, le député de l’opposition à l’ANC a précisé ce qui suit : « En parlant de révolution, il faut reconnaître que si l’échec continue, il n’est pas seulement imputable à la majorité parlementaire et aux gouvernements successifs de la Troïka en place quelles que soient les défaillances, erreurs, l’inexpérience et l’incompétence ; l’échec est collectif, pouvoir et opposition. Une partie de cette dernière est malheureusement plus soucieuse de trouver des terrains d’entente avec les anciens tortionnaires que de conduire une transition de façon responsable », a-t-il ajouté.

Khadija Taboubi

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« Rien ou presque n’aurait été réalisé depuis trois ans

« Rien ou presque n’aurait été réalisé depuis trois ans, hormis les premières élections multipartites libres que l’on peut qualifier d’irréprochables et la liberté d’expression et de presse qui demeure épisodiquement menacée », a indiqué Chokri Yaïch, député de l’opposition à l’ANC, à Africanmanager. Et d’ajouter : « Une constitution ne pourrait être révolutionnaire que si le pouvoir en place abandonnait définitivement ses tentatives de transformation du modèle de société et la préparation pour l’application à la lettre du chapitre du pouvoir local et la décentralisation qui va transformer le paysage administratif économique et social du pays et résoudre tous les problèmes des régions : infrastructure, environnement et chômage », a-t-il dit, expliquant que le développement doit être centripète et devrait passer des zones rurales vers les villes et des régions de l’intérieur vers la capitale. Selon lui, quand la région sort de son sous-développement, le pays en fait autant.

Il a fait remarquer que le reste est un échec quasi-total et à tous les niveaux, évoquant les menaces sur la sécurité des Tunisiens : « Le terrorisme a pris du terrain, la situation économique et sociale est au plus bas avec une augmentation du taux de chômage, une inflation galopante, la chute de la valeur du dinar, la détérioration du pouvoir d’achat du citoyen. Une grande partie de la classe moyenne a déjà rejoint la classe pauvre et démunie,», a déclaré Chokri Yaïch, précisant que la Tunisie risque de réfléchir une image sombre à l’extérieur et un pays qui serait au bord du chaos si on ne fait rien pour le sauver de l’intérieur.

S’agissant des solutions, le député a reconnu que faire sortir le pays de sa crise n’est nullement une tâche facile pour le prochain gouvernement, soulignant, cependant, que si la volonté des uns et des autres existe, tout sera possible, si bien que certains doivent abandonner leurs scénarios ou plans diaboliques de prise ou de partage du pouvoir à tout prix et tout de suite. « Il faudrait aussi en finir avec ce péché originel que serait le «Gouvernement de la Troïka » et effacer la trace de deux années de maladresses et de manque d’expérience », a-t-il dit.

Il affirmé, en outre, que le prochain chef de Gouvernement, Mehdi Jomaâ doit impérativement composer un gouvernement autour d’une équipe restreinte homogène et compétente et éviter de garder les anciens à part le ministre de l’Intérieur soutenu par les siens et qui a fait ses preuves les derniers mois. « Le nouveau gouvernement ne doit pas se plier aux partis, mais doit composer avec eux et appliquer strictement la feuille de route, même si les vieux démons sont en peine de se mettre en « veilleuse », a-t-il expliqué.

Chokri Yaïch a appelé, dans ce cadre, à résoudre certains problèmes dans l’immédiat et revenir sur les nominations partisanes dans les rouages de l’état et de premier plan, à commencer et tout de suite par l’armada des conseillers, les chargés de missions, les gouverneurs, délégués et délégations spéciales.

Il a appelé également à la dissolution des LPR mais aussi proposé une loi pour éradiquer tout type de violence que ce soit individuelle ou collective et lutter contre le terrorisme à l’amont et assécher les sources d’approvisionnement (substantiel ou non substantiel).

Il faut aussi, selon lui, dans l’immédiat, neutraliser les mosquées, proposer une loi des finances de sauvetage (pour le premier trimestre de l’année 2014), améliorer le pouvoir d’achat du citoyen et interdire au gouvernement de Mehdi Jomaâ de se présenter aux prochaines élections.

Evoquant l’échec de la Révolution, le député de l’opposition à l’ANC a précisé ce qui suit : « En parlant de révolution, il faut reconnaître que si l’échec continue, il n’est pas seulement imputable à la majorité parlementaire et aux gouvernements successifs de la Troïka en place quelles que soient les défaillances, erreurs, l’inexpérience et l’incompétence ; l’échec est collectif, pouvoir et opposition. Une partie de cette dernière est malheureusement plus soucieuse de trouver des terrains d’entente avec les anciens tortionnaires que de conduire une transition de façon responsable », a-t-il ajouté.

Khadija Taboubi

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La Tunisie s'étourdit dans la crise politique

La Tunisie s’étourdit dans la crise politique, depuis au moins quarante jours , suite à l’assassinat du député Mohamed Brahmi, le 25 juillet dernier. Depuis, la crise dure et perdure, et s’alimente des déclarations aux langues fourchues d’Ennahdha et de ses alliés, le CPR et Ettakattol. Depuis aussi, les trois partis de l’alliance qui gouverne la Tunisie n’ont manqué aucune occasion pour mettre en valeur leur unité, avec force perfidie. Désormais cadavre agonisant, la Troïka fait jouer l’hypocrisie, se déchirant en public , se poignardant dans le dos et s’étripant sur les plateaux télé et sur les ondes radios.

– Ghannouchi poignarde Marzouki et Larayedh.

Le 24 août 2013, Rached Ghannouchi envoyait un message au CPR, où il vantait les mérites du partenaire d’Ennahdha , rappelant que le CPR a toujours été un allié stratégique même du temps de la lutte contre la dictature. Une journée plus tard, le 25 août 2013, le même Ghannouchi invitait le leader du CPR, le président provisoire à quitter le palais de Carthage. «Si Moncef Marzouki veut rester à la présidence, il devra renoncer à se présenter en tant que candidat aux prochaines élections », a-t-il déclaré dans une interview sur la chaîne Nessma TV. Dans la même interview, et alors qu’il n’arrêtait pas de dire que le gouvernement et Ali Larayedh étaient une ligne rouge, Rached Ghannouchi invente le vocable de «gouvernement d’élections », n’excluant plus la démission du gouvernement Larayedh , et ouvrant même la porte à discuter les conditions et le timing de cette démission. Ali Larayedh, se tord alors de la douleur du «coup de poignard dans le dos» de son patron, se rue dans le brancard et organise une conférence de presse pour son self-défense avant d’en commander une seconde à son bras droit Ridha Saidi, pour démontrer son beau bilan économique et défendre ses chances.

– Ghannouchi trompe ses alliés et se fait déstabiliser par ses bases.

Alors que tout le monde l’attendait à Tunis, Rached Ghannouchi s’en va rencontrer, à sa demande comme nous le confirmera un membre dirigeant de Nida Tounes, son ennemi juré, Béji Caïed Essebssi, à Paris dans la suite d’un autre opposant tunisien. Depuis, les deux hommes se sont rencontrés au bord de la piscine d’un grand hôtel à Hammamet.

Oubliés les appels au meurtre (politique, bien sûr !). Oubliés toutes les insultes, les escarmouches via Rafik Abdessalem et tous les mots bas dits à propos de Nida Tounes et de son chef. Les deux vieillards de la politique tunisienne sont, comme dirait le proverbe tunisien, «dans le bol de miel», mais finissent comme tout politicien par donner une mauvaise idée d’eux-mêmes : Ghannouchi en signant des engagements non tenus, comme celui de la durée du mandat de l’ANC et Caïed Essebssi en confisquant les hommes d’affaires avec lesquels il flirtera après, à Nida Tounes.

Les déclarations du «Cheikh» sur Nessma, annoncent le début du branle-bas de combat dans ses troupes. Pris de peurlorsque Ghannouchi accepte l’initiative de l’UGTT , certains plient bagages eux et leurs familles et l’un d’eux habitant aux jardins d’El Menzah se prépare à la hâte à retourner en France. D’autres, plus courageux, se ruent sur les plateaux TV, pour essayer de re-calibrer les propos du chef, leur donnant un autre sens et essayant de convaincre qu’Ennahdha restera debout , bon gré, mal gré . Manifestement, Rached Ghannouchi avait semé la zizanie dans ses troupes.

– Ettakattol désavoue son allié Ennahdha qui menace Ben Jaâfar de destitution.

Début août et alors qu’Ennahdha essayait de contourner les demandes des députés sortants et en sit-in devant l’ANC, en proposant l’élargissement du gouvernement au lieu de sa dissolution, deux des principaux leaders du parti Ettakattol, à savoir Khalil Zaouïa (ministre des Affaires sociales et membre du bureau politique), et Mohamed Bannour, porte-parole du parti, désavouent publiquement Rached Ghannouchi. Sur les ondes de Mosaïque Fm, Zaouia et Bannour «se montrent virulents » en indiquant que les propos de Ghannouchi «n’engagent que sa personne». Plus tard, leur chef Mustapha Ben Jaafar, suspendra les travaux de l’ANC, contre l’avis des députés d’Ennahdha. Ce lundi 2 septembre 2013, Néjib Mrad, constituant représentant le parti islamiste à l’ANC accuse Ben Jaafar de haute trahison et n’exclut pas, qu’il soit démis de ses fonctions, lors de la prochaine séance plénière . Au même moment , Mouldi Riahi continue, comme si de rien n’était, à discuter au nom d’Ettakattol avec les parrains du dialogue national et parle au nom de la Troïka ,annonçant des positions, parfois contraires à celles de son chef ! Va comprendre !

– Ennahdha poignarde les Ansar, lâche les LPR et ferme un œil sur l’immunisation.

Les observateurs n’oublient pas de rappeler aussi, le revirement du parti Ennahdha, vis-à-vis des LPR (Ligues de Protection de la révolution) , jetant leur sort à la justice , et vis-à-vis des Salafistes des Ansar Charia qu’il livre également à la justice , pieds et mains liés , pour subir les rigueurs de la législation anti-terroriste après les avoir longtemps cajolées , leur préparant la sentence en les traitant , à l’avance , comme «organisation terroriste».

Le report sine die de la loi sur l’immunisation de la révolution , annoncé par Rached Ghannouchi , conçu , à l’origine pour acquérir une partie de l’opinion nationale , et convaincre les puissances étrangères de sa modération, a tourné au fiasco , suite à l’opposition de cadres éminents du parti islamiste à l’initiative .

A Ennahdha, si ce ne sont pas la peur et la zizanie, se sont les langues fourchues, le double langage, les escobarderies et feintes entre bons et méchants , dans l’espoir de limiter les dégâts de leur chute, estiment les observateurs , dans leurs commentaires des derniers développements de la scène politique en Tunisie. Chez la Troïka, tout baigne donc dans l’huile… bouillonnante, dira l’un d’eux , avec un rire jaune !

Ka. Bou

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Le Chef du gouvernement Hamadi Jebali n’a pas fini de diviser la classe politique avec son initiative de formation d'un gouvernement de compétences nationales composé de technocrates dont les membres ne pourront pas se présenter aux prochaines

Le Chef du gouvernement Hamadi Jebali n’a pas fini de diviser la classe politique avec son initiative de formation d’un gouvernement de compétences nationales composé de technocrates dont les membres ne pourront pas se présenter aux prochaines élections. Plus particulièrement, son initiative n’a pas remporté l’adhésion de la majorité à l’assemblée nationale constituante, notamment les élus de son propre parti, Ennahdha, bien qu’elle ait été saluée par la plupart des Tunisiens, à l’heure où le pays se débat dans d’épineux problèmes sur tous les plans : politique, social, sécuritaire et économique.

En effet, une récente enquête menée par l’agence « Tunisie Sondage » auprès d’un échantillon de 1220 personnes a montré que la majorité des Tunisiens, soit 71% estime que la composition d’un nouveau gouvernement peut faire sortir le pays de la crise tandis que seulement 19% des répondants pensent que le gouvernement de technocrates ne va pas résoudre les problèmes.

Le sondage a montré aussi que la majorité des Tunisiens, soit 52% estiment que le Chef du gouvernement peut piloter convenablement la période à venir et peut bien mener le pays à bon port.

Une initiative qui « rend service à Ennahdha »

Loin des chiffres et des sondages, Kamel Ayadi, expert en matière de stratégie de lutte contre la corruption a indiqué, dans une déclaration à Africanmanager, qu’il soutient avec beaucoup de conviction l’initiative de Hamadi Jebali, comme solution pour sortir de la crise actuelle et former un minimum de consensus et de confiance au sein de la société. « Je crois que l’initiative de Hamadi Jebali met en avant l’intérêt suprême de la nation. Mais à bien l’analyser, cette initiative rend aussi un service énorme au parti d’Ennahdha qui est devenu le cible de virulentes attaques et de vives rancœurs parmi la grande majorité de l’opinion publique nationale et internationale.

Selon lui, Ennahdha a perdu en une année ce que les partis perdent au moins pendant une décennie d’exercice de pouvoir. « Je crois que le parti d’Ennahdha va bondir sur cette occasion comme on s’accroche à une planche de salut pour redorer son blason, desserrer l’étau qui se referme autour de lui et apaiser les rancœurs de la société. Je suis profondément étonné qu’Ennahdha ne le voie pas sous cet angle. Cette absence de lucidité chez Ennahdha me fait réellement peur », a-t-il expliqué.

Ils veulent continuer à être au pouvoir !

Kamel Ayadi a souligné, en outre, que l’initiative de Hamadi Jebali rend aussi un service au processus de transition qui demande plus de sérénité et de consensus.

En ce qui concerne les partis qui rejettent cette initiative, il a précisé que ceux qui fustigent cette initiative le font par calcul politico-politicien ou par intérêt personnel afin de conserver leurs postes.

Au sujet de l’initiative de Hamadi Jebali de former un gouvernement de technocrates, Kamel Ayedi a déclaré : « J’espère qu’il résistera ou au moins qu’il ira jusqu’au bout de ce qui est possible. Je pense qu’il est déterminé à le faire puisqu’il a le soutien des personnes sages et des institutions indépendantes de l’Etat ».

Il a ajouté que l’initiative de Jebali sert le pays sans porter préjudice à quiconque, sauf à ceux qui veulent continuer à être au pouvoir pour l’utiliser à des fins soit individuelles soit partisanes.

Mustapha Tlili , membre du Comité directeur de la Ligue Tunisienne de Défense des droits de l’Homme (LTDH), partage le même point de vue que celui de Kamel Ayadi, précisant que l’initiative de Hamadi Jebali est une initiative pour sortir le pays de la crise et calmer la colère du peuple.

Il a précisé que l’opposition, l’UGTT ainsi que la société civile ont vivement salué la décision du Chef du gouvernement et l’ont considérée comme une initiative pour faire sortir la Tunisie de la crise et redonner confiance aux Tunisiens.

Primat de l’intérêt personnel !

Mustapha Tlili n’a pas caché son étonnement quant aux réactions des membres d’Ennahdha qui viennent de refuser la décision de Hamadi Jebali faisant fi des attentes et des espérances des Tunisiens, ce qui laisse entendre, selon lui, que ceux qui sont hostiles à la décision de Hamadi Jebali nourrissent de fortes craintes sur leur intérêt personnel au détriment de celui de la Tunisie.

Il a ajouté que la détente politique reste tributaire des décisions de Hamadi Jebali.

Il ya lieu de signaler, dans ce cadre, que la décision de Hamadi Jebali de former un gouvernement de technocrates n’a pas plu uniquement à la société civile mais aussi à l’opposition. Mahmoud Baroudi a appelé à soutenir la formation d’un gouvernement de compétences nationales afin d’arracher le pays à la crise.

Yassine Ibrahim a précisé, de son côté, que son parti, Al Joumhouri soutient le gouvernement de compétences. « Si ce gouvernement est indépendant des partis, et nous permet d’arriver aux prochaines élections, nous allons le soutenir et nous appellerons nos partenaires, les autres partis, à faire de même », a-t-il précisé.

Khadija Taboubi

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Jamais

Jamais, remaniement ministériel aurait fait si mal et causé autant de dégâts à un pays au sortir d’une Révolution qui portait, pourtant, en elle, les ingrédients d’un parcours censé être sans faute. Ce jeu de chaises musicales est devenu, au fil des mois, l’abcès de fixation de tout l’échiquier politique en Tunisie et le sujet de prédilection de l’opinion publique. Troïka et opposition en ont fait leur tasse de thé et le brandon de leurs guerres intestines.

Seulement, à chaque fois que l’on est sur le point d’annoncer le remaniement, il se produit un événement, impondérable ou recherché, qui remet tout en question, et ramène le processus à la case départ, envenimant encore plus la situation politique et fatalement le reste, autrement dit l’économique et le social qui s’en ressentent au premier chef, et si dramatiquement.

En reprenant presqu’à l’identique les épisodes de ce pathétique feuilleton , les partis de la troïka , Ennahdha en tête, ont précipité le pays dans une crise d’autant plus dévastatrice qu’elle frappe de paralysie tout ce qui est censé porté un espoir de relance à la faveur de laquelle, le pays pourrait enfin fixer ses choix et s’investir dans l’œuvre qui le mènerait à bon port. A une enseigne telle que le cours de la transition s’est trouvé en panne, et, dans la foulée, tout ce qui s’y apparente qu’il s’agisse de constitution et les institutions y afférentes, ou des programmes économiques de divers ordres, et surtout le volet social et son expression première le chômage.

C’est à se demander si ces messieurs qui nous gouvernent sont bien conscients des turpitudes qu’ils sont en train de commettre et s’ils réalisent les ravages de l’aveuglement dont ils n’ont de cesse de faire montre. Sans qu’il y ait lieu de s’attarder sur le gâchis en termes de temps et d’énergie auquel a donné lieu l’inanité des manœuvres auxquelles se livrent les partenaires de la coalition au pouvoir, plus précisément Ennahdha et le CPR, il doit relever du salut public qu’un terme soit mis de toute urgence aux querelles de clocher qui empestent la vie politique autant qu’à ces procédés presque puérils dont ils font usage pour imposer des diktats et autres formes de pressions pour obtenir gain de cause et placer les leurs dans des maroquins ministériels.

L’impasse politique dans laquelle se trouve actuellement la Tunis ne fait honneur ni aux uns ni aux autres, tant elle renseigne sur les motivations politiciennes qui les guident et les ambitions électoralistes qui les dévorent, comme s’il s’agissait d’un butin qu’il faut se partager au détriment de l’intérêt national et de l’ordonnance de tout le processus politique, économique et social. Le sort du pays serait-il alors tributaire du bon vouloir de ces ultras d’Ennahdha plus attachés à des convictions politico-religieuses éculées et intransigeantes, qu’à permettre au pays de sortir enfin de l’ornière et engager son take-off. Le dernier conclave de la Choura et les décisions qui en ont émané, outre qu’ils sont passés à côté de la plaque, ont bouché tous les horizons et pulvérisé les chances d’un modus vivendi et même d’un gentleman agreement à même de conduire à une détente si minime doit-elle. Et n’étant nullement en reste, le CPR continue de placer la barre très haut, imposant des conditions impossibles, tirant prétexte du contentieux induit par l’attribution des ministères régaliens, pour damer le pion à son partenaire islamiste et le déposséder des atouts qu’il a en main. Les observateurs ont bien raison d’y voir un jeu sournois et stupide qui ne mènera nulle part sauf à une dérive dont personne ne peut calculer les sinistres conséquences.

Autant dire que l’apocalypse est devant nous, si les uns et les autres s’obstinent à faire prévaloir leurs points de vue et ukases sans se soucier des attentes des Tunisiens et répondre à leurs problèmes par des approches consensuelles où le sens de l’Etat a le dernier mot et d’où sont bannis ces calculs de basse politique dont le dessein premier et dernier est de se bien positionner en prévision des prochaines élections dont, du reste, personne ne sait quand elles auront lieu et sous quelle enseigne elles seront organisées.

Ces incertitudes, jumelées à d’autres et à une situation sociale exécrable constitueront, à ne pas en douter, les ingrédients d’une situation explosive dont les effets rejailliront inéluctablement sur tout le pays, alors que les indicateurs économiques donnent froid au dos, avec un déficit budgétaire abyssal, des exportations qui peinent à bouger, un investissement quasiment en panne et des perspectives de croissance médiocres.

Le tableau se noircit encore plus quand on constate que personne n’est capable de sursaut salutaire, et surtout pas cette assemblée nationale constituante faisant parallèlement office de pouvoir censément législatif qui a, ostensiblement d’autres chats à fouetter et qui s’enlise dans des menées en tous points nocives.

Mohamed Lahmar

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« Le régime politique mixte proposé par la Troïka vise à répartir le pouvoir exécutif entre le président de la République et le chef du gouvernement 

« Le régime politique mixte proposé par la Troïka vise à répartir le pouvoir exécutif entre le président de la République et le chef du gouvernement sans pour autant tenir compte de l’équilibre entre l’exécutif et le législatif », a estimé, dimanche, le professeur de droit constitutionnel Kaïs Saïd.

« Le président de la République n’a plus le monopole de toutes les fonctions exécutives comme c’était le cas sous l’ancien régime » a t-il expliqué, soulignant que « ce régime risque de poser des difficultés de cohabitation à la tête des pouvoirs exécutifs notamment si le président de la République et le chef du gouvernement n’appartiennent pas au même parti politique.

Pour éviter toute ambiguïté, il est impératif de répartir clairement les pouvoirs entre les deux présidences, a-t-il indiqué, faisant remarquer que la problématique ne concerne pas les institutions ni la nature du régime politique mais plutôt la consécration du pluralisme politique et l’acceptation d’autrui quel que soit son référentiel religieux ou intellectuel.

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Réagissant à l’accord de la troïka sur les élections et le régime politique

Réagissant à l’accord de la troïka sur les élections et le régime politique, Béji Caïd Essebsi, président du parti Ennahdha, a déclaré à Assabah News, que «  les membres de la troïka sont allés vite en besogne dans leurs décisions, et il me semble qu’ils étaient pressés. ».

Ila ajouté qu’il attendra le 16 octobre, date du débat sur l’initiative de l’UGTT associant toutes les sensibilités politiques du pays, s’interrogeant sur l’opportunité et l’utilité d’organiser un scrutin à deux tours, comme l’a décidé la troïka.

Il a enfin estimé que la proposition de la troïka n’engage que la troïka, car li s’agit d’une proposition parmi tant d’autres, ajoutant que l’essentiel est de parvenir à un consensus entre toutes les sensibilités et sans exclusion.

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La troïka est d’accord pour estimer que le ministère le plus important dont il faut changer le titulaire est celui des affaires étrangères

La troïka est d’accord pour estimer que le ministère le plus important dont il faut changer le titulaire est celui des affaires étrangères, selon un dirigeant au sein de la coalition au pouvoir qui s’exprimait, à l’issue de la dernière réunion de la haute coordination de la coalition au pouvoir.
Cité par le journal Al Maghreb, il a expliqué que le pays a besoin d’attirer d’importants investissements en cette étape délicate, et le ministère des Affaires étrangères  a besoin d’avoir à sa tête, un « grand nom », autrement dit une grosse pointure dont l’expérience politique est reconnue.
Le journal Al Maghreb, s’était fait l’écho de fuites selon lesquelles Ahmed Néjib Chebbi occuperait ce poste dans le cadre d’un gouvernement d’intérêt national, mais Chebbi  a rejeté le principe même de cette idée.

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Lors de la dernière réunion de la haute coordination de la coalition au pouvoir

Lors de la dernière réunion de la haute coordination de la coalition au pouvoir, il a été convenu de la nécessité de revoir les dernières nominations de responsables à la tête de certains médias, notamment celle de la directrice générale actuelle de la Télévision Tunisienne, Imen Bahroun, rapporte le journal Al Maghreb, citant Mohamed Abbou, secrétaire général du CPR.
Celui-ci  a, d’autre part, indiqué les représentants de la troïka  ne sont pas parvenus à une accord définitif sur la question du remaniement ministériel, tout en convenant de la nécessité  de changer les ministres dont le rendement est discutable. 

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La commission supérieure de coordination entre les partis de la coalition gouvernementale a appelé

La commission supérieure de coordination entre les partis de la coalition gouvernementale a appelé, samedi, à l’accélération du rythme d’élaboration de la Constitution et à l’élargissement de la concertation sur les « questions litigieuses ».

La commission a également souligné la nécessité de concrétiser la création des trois instances indépendantes des élections, de l’information et de la justice en accordant la priorité à l’instance électorale, indique samedi un communiqué de la commission.

Lors d’une réunion, tenue samedi, il a été convenu d’intensifier les concertations avec les différentes parties qui croient en la légitimité et objectifs de la révolution sur l’ensemble des questions nationales dont en premier lieu la mise en place d’un calendrier définitif pour les prochaines échéances et la loi électorale, ajoute le communiqué.

La coalition gouvernementale a exhorté les partis politiques et le peuple tunisien à conjuguer les efforts pour relever les défis intérieurs et extérieurs auxquels fait face le pays et aller de l’avant pour réaliser les objectifs de la révolution.

La coalition s’est félicitée du « renforcement de la sécurité », appelant à l’application ferme de la loi et à la lutte contre toute tentative portant atteinte à la stabilité, précise encore le communiqué.

La réunion s’est déroulée en présence de Mohamed Moncef Marzouki, président d’honneur du CPR, Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol) et Hamadi Jebali (Ennahdha).

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1197 décrets portant nomination de hauts cadres de l’Etat dans  plus de 1300 fonctions

1197 décrets portant nomination de hauts cadres de l’Etat dans  plus de 1300 fonctions, ont été publiés au journal officiel entre le 29 décembre 2011 et le 17 juillet 22012, soit  depuis l’entrée en fonctions du gouvernement de Hamadi Jebali, selon des statistiques établies par le journal Achourouk.

L’opposition affirme que ces nominations ne sont pas basées sur les critères de compétence, ni sur les traditions de l’Administration tunisienne, et sont le fruit d’allégeances aux partis de la troïka , notamment le mouvement Ennahdha.

Les partis de l’opposition ajoutent que ces nominations n’ont pas produit les effets escomptés jusqu’à ce jour ; au contraire, le rendement des cadres nommés a été dérisoire et précipité le pays dans maintes crises liées à la gestion des établissements publics.

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Le quotidien tunisien de langue arabe Attounissya

Le quotidien tunisien de langue arabe Attounissya, rapporte ce mercredi, que les deux secrétaires d’Etat auprès du ministre tunisien Nahdhaoui des affaires étrangères, appartenant au CPR et à Ettakattol, les deux autres partis de la troïka, provisoirement gouvernante en Tunisie, exercent d’énormes pressions sur leur ministre. L’objet est la distribution des postes lors des prochaines nominations d’ambassadeurs et de Consuls tunisiens à l’étranger. Le journal indique que ces nominations qui seraient très prochainement annoncées, feraient l’objet d’un refus du syndicat du ministère qui veut qu’elles reposent, non sur l’appartenance politique, mais sur la compétence et la probité.

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