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Tunisie, ville, urbane

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En 2019

En 2019, les villes tunisiennes accueilleront 69 % de la population totale contre 52% en 1984. Une évolution radicale est due essentiellement à l’expansion démographique, aux migrations rurales, à l’implantation des activités économiques dans les régions côtières et l’extension urbaine au détriment des terrains agricoles. En effet, plus de 6000 hectares ont changé de vocation entre les années 1997 et 2009, soit 480 hectares par an.

Un véritable défi pour le gouvernement tunisien qui devra multiplier les efforts pour mieux y faire face. En effet, les stratégies mises en place n’ont pas réussi à réduire les écarts entre les zones côtières considérées comme des zones d’ouverture vers l’extérieur et les zones intérieures caractérisées par la dominance du caractère rural. Pis encore, les mécanismes de planification urbaine n’a pas réussi à maîtriser la croissance urbaine ou même l’organiser.

 

L’accélération de l’urbanisation a provoqué une dispersion du tissu urbain, une faible décentralisation ainsi que le coût élevé de connexion entre les différents réseaux publics.

Quels mécanismes faut-il adopter pour relever le défi ?

Pour ce faire, Il est nécessaire et urgent aujourd’hui de mettre en place une politique adéquate, qui sera capable d’améliorer les conditions d’urbanisation, ainsi qu’une planification urbaine appropriée afin de préparer les villes pour les futurs défis.

Ceci ne pourra se faire qu’à travers l’adoption d’une méthodologie participative sous la forme d’un document d’orientation et d’exécution d’une nouvelle stratégie, qui sera le cadre de coordination entre les politiques sectorielles et qui aidera à réaliser le développement régional. Une opportunité qui aboutira sans doute à réduire les disparités régionales, instaurer un climat favorable de l’investissement tout en assurant une meilleure exploitation des ressources disponibles.

Aussi, les pouvoirs publics doivent-ils rapidement mettre en place une nouvelle politique dans le domaine du développement urbain, «la politique de la ville» qui prendra en considération non seulement les défis et les enjeux posés par la croissance urbaine mais aussi les nombreux problèmes liés aux transports urbains, à l’énergie, à l’eau et à la protection contre les catastrophes naturelles et l’érosion côtière. Le but recherché est d’assurer le développement durable de ces villes.

L’accent devra être mis sur l’importance de développer une nouvelle politique du logement tout en adoptant des indicateurs de la qualité de vie dans les villes comme un engagement entre tous les acteurs de la ville.

Une bonne politique urbaine doit être nécessairement accompagnée d’outils adéquats. Le renforcement de partenariat entre l’Etat et les autorités demeure stratégique pour la mise en œuvre des projets de réhabilitation, l’équipement ainsi que l’infrastructure, et ce dans le cadre des conventions-programmes entre l’état et les différents intervenants. Par ailleurs, l’Etat, à travers ses différentes institutions, doit créer des mécanismes de financement d’aménagement du territoire et développement régional ainsi que des agences d’aménagement dans chaque région économique.

Encore plus, l’Etat doit mettre en place un mécanisme de financement des réserves immobilières dans le but de répondre à la demande actuelle et future en matière de logement, d’équipement et d’infrastructure.

Wiem Thebti

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En 2019

En 2019, les villes tunisiennes accueilleront 69 % de la population totale contre 52% en 1984. Une évolution radicale est due essentiellement à l’expansion démographique, aux migrations rurales, à l’implantation des activités économiques dans les régions côtières et l’extension urbaine au détriment des terrains agricoles. En effet, plus de 6000 hectares ont changé de vocation entre les années 1997 et 2009, soit 480 hectares par an.

Un véritable défi pour le gouvernement tunisien qui devra multiplier les efforts pour mieux y faire face. En effet, les stratégies mises en place n’ont pas réussi à réduire les écarts entre les zones côtières considérées comme des zones d’ouverture vers l’extérieur et les zones intérieures caractérisées par la dominance du caractère rural. Pis encore, les mécanismes de planification urbaine n’a pas réussi à maîtriser la croissance urbaine ou même l’organiser.

 

L’accélération de l’urbanisation a provoqué une dispersion du tissu urbain, une faible décentralisation ainsi que le coût élevé de connexion entre les différents réseaux publics.

Quels mécanismes faut-il adopter pour relever le défi ?

Pour ce faire, Il est nécessaire et urgent aujourd’hui de mettre en place une politique adéquate, qui sera capable d’améliorer les conditions d’urbanisation, ainsi qu’une planification urbaine appropriée afin de préparer les villes pour les futurs défis.

Ceci ne pourra se faire qu’à travers l’adoption d’une méthodologie participative sous la forme d’un document d’orientation et d’exécution d’une nouvelle stratégie, qui sera le cadre de coordination entre les politiques sectorielles et qui aidera à réaliser le développement régional. Une opportunité qui aboutira sans doute à réduire les disparités régionales, instaurer un climat favorable de l’investissement tout en assurant une meilleure exploitation des ressources disponibles.

Aussi, les pouvoirs publics doivent-ils rapidement mettre en place une nouvelle politique dans le domaine du développement urbain, «la politique de la ville» qui prendra en considération non seulement les défis et les enjeux posés par la croissance urbaine mais aussi les nombreux problèmes liés aux transports urbains, à l’énergie, à l’eau et à la protection contre les catastrophes naturelles et l’érosion côtière. Le but recherché est d’assurer le développement durable de ces villes.

L’accent devra être mis sur l’importance de développer une nouvelle politique du logement tout en adoptant des indicateurs de la qualité de vie dans les villes comme un engagement entre tous les acteurs de la ville.

Une bonne politique urbaine doit être nécessairement accompagnée d’outils adéquats. Le renforcement de partenariat entre l’Etat et les autorités demeure stratégique pour la mise en œuvre des projets de réhabilitation, l’équipement ainsi que l’infrastructure, et ce dans le cadre des conventions-programmes entre l’état et les différents intervenants. Par ailleurs, l’Etat, à travers ses différentes institutions, doit créer des mécanismes de financement d’aménagement du territoire et développement régional ainsi que des agences d’aménagement dans chaque région économique.

Encore plus, l’Etat doit mettre en place un mécanisme de financement des réserves immobilières dans le but de répondre à la demande actuelle et future en matière de logement, d’équipement et d’infrastructure.

Wiem Thebti

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