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Un numéro spécial de la revue francophone  » Historia « , publié mardi 23 mai 2017 en Tunisie, en France et en Europe, a été dédié à la Tunisie et porte le titre  » Tunisie, 3000 ans de splendeurs et de merveilles « .
 » Notre objectif est de promouvoir le tourisme culturel et de valoriser la destination Tunisie « , a souligné Guy Sitbon, conseiller éditorial du magazine et concepteur du projet, lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’Institut Français de Tunisie (IFT) à Tunis.
Selon la même source, les visiteurs, parfois les Tunisiens eux-mêmes, n’ont qu’une connaissance assez vague des splendeurs et des merveilles archéologiques et architecturales qui sont dispersées sur l’ensemble du territoire national. Le journaliste français a estimé que la Tunisie est une exception à plusieurs niveaux, laa qualifiant (Tunisie)  » de synthèse de civilisations « .
«  La Tunisie a vécu une révolution pacifique et est aujourd’hui au début d’une phase démocratique où la liberté d’expression et le droit de manifester sont garantis, outre la liberté de se déplacer dans toutes les régions du pays en toute sécurité « , a-t-il ajouté, signalant que l’image de la Tunisie comme étant une région à risque n’est pas vraie tout comme l’image d’une Tunisie aux plages interminables.
 » La Tunisie est un grand musée culturel où on peut enrichir notre savoir et notre mémoire par la découverte des temples romains, des basiliques chrétiennes et autres monuments qui témoignent de la coexistence de plusieurs civilisations « , a souligné Guy Sibton, faisant remarquer que les chocs entre les civilisations n’ont plus lieu d’être en constatant cette coexistence.

Ce numéro spécial, réalisé en partenariat avec le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), le Groupe ENNAKL et l’IFT, comporte plusieurs articles sur 25 sites archéologiques du nord au sud, rédigés par des universitaires, archéologues et historiens, tous tunisiens, avec des illustrations récentes prises après la révolution, selon Leïla Tekaïa, directrice générale accueil, communication et relations publiques à l’ONTT.
 » La Tunisie a été associée pendant plusieurs années à une destination balnéaire et c’est l’heure de parler de la Tunisie autrement et de faire connaitre la diversification et la richesse de cette offre touristique « , a-t-elle indiqué.
Et d’ajouter  » nous voulons mettre en avant une Tunisie diversifiée, en dehors des hôtels, qui invite les touristes à réaliser des excursions et des circuits thématiques (la Tunisie antique, la Tunisie chrétienne, la Tunisie musulmane ou autre) « .

De son côté, Tahar Ghalia, directeur des musées à l’Institut national du patrimoine, a souligné l’importance de ce numéro spécial d’Historia qui vise à faire connaitre le patrimoine et l’histoire de la Tunisie.
 » Notre pays vit aujourd’hui une crise dans le secteur du tourisme parce qu’il a été longtemps focalisé sur les circuits balnéaires alors que les circuits culturels sont très intéressants et demeurent inconnus même par les Tunisiens « , a-t-il signalé.
Il a en outre mis l’accent sur la nécessité de renforcer les campagnes de communication dans ce sens à travers de nouvelles publications, des vidéos et autres.

Pour sa part, Patrick Flot, directeur de l’IFT, a indiqué que ce numéro spécial est destiné à être une référence aussi bien auprès des spécialistes que des visiteurs et des lecteurs tunisiens avides d’en savoir plus sur les richesses culturelles de leur pays.

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Selon les informations rapportées par Reuters, la compagnie pétrolière Royal Dutch Shell cherche à se délester de ses champs gaziers en Tunisie pour une somme de 500 millions de dollars.

Ces actifs tunisiens de la compagnie, qui représentent quelque 65% de la production gazière totale de la Tunisie, avaient été acquis par Shell dans le cadre du rachat de BG Group en 2016 pour un montant de 54 milliards de dollars.

Les actifs gaziers tunisiens que Shell met en vente comprennent deux gisements gaziers offshore Miskar, un site gazier appartenant dans son intégralité à la RDS, et Hasdrubal, gisement détenu à 50% par Shell, ainsi qu’une installation de production de gaz à terre.

Toujours selon la même source, en 2015, les trois champs gaziers dont Shell compte se séparer, produisaient 30.000 barils équivalent pétrole par jour, selon le rapport annuel du Groupe BG pour la même année.

On rappelle qu’en 2016, la compagnie pétrolière s’est séparé de plus de 20 milliards de ses actifs et ce dans le cadre de son programme de désinvestissement de 30 milliards de dollars qui a pour but de réduire son endettement suite à l’acquisition de BG.

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Cicero & Bernay Public Relations (C & B) annonce qu’elle se développe en Algérie et en Tunisie, grâce à une nouvelle affiliation stratégique avec Kalima. Kalima est l’agence PR du groupe Impact de Riadh Ben Fadhel, qui comprend aussi Med Média et FCA. L’accord de C & B avec Kalima comprend la fourniture de services de relations publiques, de soutien sur le terrain et le développement de stratégies de communication et de communication ciblées qui répondent aux marchés croissants algériens et tunisiens, selon le communiqué d C&B.
Fondée en 2003, Kalima est une filiale du Groupe Impact, l’un des plus grands groupes de communication au Maghreb. «Il offre une combinaison dynamique de relations publiques, de relations presse, de communication éditoriale, de communication financière, de communication citoyenne, de conseil en promotion de vente et d’événements. L’agence compte des marques et des organisations de renommée mondiale, y compris de nombreuses marques de voitures, banques, boissons gazeuses et ONG parmi ses clients, offrant des campagnes créatives et perspicaces en arabe et en français », ajoute le même communiqué. C & B quant à elle fait partie de The Publicity Network (Publinet), un groupe de communication marketing qui comprend des entités spécialisées pour le conseil créatif, les solutions de médias numériques et sociaux, la gestion d’événements, le conseil en Branding, le marketing expérientiel et la production vidéo.

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Sakhr Materi est plongé dans une totale solitude aux Seychelles où ses jours d’exil lui pèsent trop, ses quatre enfants, trois filles et un garçon, lui manquent immensément, car ils vivent avec leur mère dont il est séparé, selon l’une de ses sœurs qui s’est confiée au quotidien Assarih qui tait, à sa demande, son nom.

Son épouse, la fille de l’ex président Ben Ali, ajoute-t-elle, vit loin de lui, contrairement aux affirmations de certains médias selon lesquelles le couple s’est réconcilié, ajoutant que la séparation est consommée et Nesrine ne se trouve pas aux îles Seychelles qu’elle a quittées pour rejoindre sa famille en Arabie saoudite. D’après « des sources très confidentielles » citées par le journal, toutes les tentatives de réconciliation ont échoué, y compris celle menée par Ben Ali lui-même.

La sœur du gendre de l’ex président affirme que Sakhr Materi est laminé par une grande frustration, qui s’est accentuée à l’approche du mois de Ramadhan qu’il se tourmente à devoir passer tout seul, suite au départ de son épouse pour cause de vifs désaccords. D’autant que, toujours selon la même source, l’exilé vit des moments très difficiles, gagné par une amertume qui décuple chaque fois qu’il se retrouve devant le petit écran pour suivre les préparatifs du mois saint sur les stations de télévision tunisiennes.

La même source exclut que Sakhr Materi cherche à revenir en Tunisie, surtout après les condamnations à des peines de prison prononcées contre certains ministres de l’ancien régime, alors même qu’il a encore maille à partir avec la justice dans le cadre d’affaires sur lesquelles il n’a pas encore été statué.

Enfin, la même source affirme qu’aucun contact n’est établi entre Sakhr Materi et Ben Ali, ajoutant que les ponts sont rompus entre les deux hommes depuis une longue période.

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La Serept, l’une des plus anciennes et plus importantes sociétés pétrolières d’exploration et de développement en Tunisie, a mis en place une gamme complète de communications et d’infrastructure réseau développée par Avaya, l’entreprise américaine leader mondial en communications en entreprise, et ce dans le cadre d’une refonte totale en soutien à ses succès futurs. En adoptant les Solutions d’engagement et de réseautage Avaya, Serept se dote d’une infrastructure sophistiquée et intégrée avec des communications entièrement unifiées, rassemblant tous les sites tout en améliorant le service client et le travail d’équipe, précise le site Market wired.

Depuis son démarrage en 1931, la Serept a développé plus de 244 puits de pétrole. Au fil des ans, plusieurs systèmes de communication distincts ont été gérés par plusieurs fournisseurs dans plusieurs endroits à un coût élevé, avec un minimum de fonctionnalités et de capacités de collaboration.

Alors la société semblait continuer de croître et de rationaliser les opérations pour des succès à long terme, elle a reconnu la nécessité d’un environnement de communications unifiées standardisées. La Serept avait une exigence majeure: cette mise à jour importante ne pouvait causer aucune interruption des opérations en cours.

La technologie « Avaya Fabric Connect » atteint dans tous les endroits à la périphérie du réseau, fournit des niveaux plus élevés de sécurité et de résilience, et rationalise l’administration et la gestion du réseau. Avaya offre une connectivité réseau sans fil, la gestion gracieuse des besoins de grande capacité tout en réduisant les besoins en équipements et les coûts. Pour contrôler ceux qui entrent dans le réseau, La technologie « Avaya Identity Engine » permet, pour sa part, un accès différencié en fonction des rôles des utilisateurs et aide Serept se conformer aux exigences réglementaires, offrant une véritable protection du réseau et minimisant le risque de perte de données et d’exposition aux vulnérabilités.

Une fois la base du réseau finalisée, la migration de l’analogique vers les communications IP a commencé avec l’installation de quatre passerelles analogiques permettant d’éviter des perturbations. Quant à la Plateforme Avaya IP Office, elle a fourni la solution idéale pour Serept, offrant des communications unifiées intelligentes, une croissance évolutive et une gestion transparente. La plateforme lui a permis de centraliser ses opérations de communication et de connecter aisément ses succursales et sites distants en y ajoutant rapidement les utilisateurs du QG central.

La technologie d’Avaya « très robuste et fiable » selon son développeur, est la première mise en œuvre de la technologie Avaya dans l’industrie du gaz et du pétrole en Tunisie.

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La 42ème session des réunions annuelles du groupe de la Banque islamique de développement (Islamic Development Bank) se tiendra du 16 au 19 du mois courant à Djeddah, en Arabie saoudite. Une délégation tunisienne présidée par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi, rencontrera, à cette occasion, les responsables de la banque.

Le ministre signera trois accords de financement relatifs à l’exécution du projet du barrage Saida au gouvernorat de Kébili, le financement des importations de la Société Tunisienne des Industries de Raffinage et  de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.

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La croissance en Tunisie devrait augmenter au taux de 2,2% cette année et de 2,7% en 2018, selon les prévisions de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) dans son rapport du mois de mai.

Ce rebond est expliqué par celui de la production agricole suite à des fortes précipitations et par la reprise soutenue dans le tourisme et l’investissement.

Le rapport note que la croissance économique a été lente en 2016 pour se situer au taux de 1% contre 1,1% une année auparavant. Cette croissance modeste est attribuable à une reprise du secteur des services, compensant les baisses dans l’agriculture en raison des faibles niveaux de pluie, ainsi de l’extraction et du raffinage du pétrole et du gaz due à la réduction des investissements des compagnies pétrolières internationales.

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Un colloque sur « l’investissement et le co-développement économique en Tunisie » se tiendra le 18 mai 2017, au Sénat à Paris. Parrainé par la sénatrice de Seine Saint-Denis, Evelyne Yonnet-Salvator, il sera une occasion pour présenter une synthèse sur la conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 », organisée fin novembre 2016, à Tunis, ainsi que sur les réformes économiques engagées.

Des économistes, des hommes d’affaires et des experts examineront dans le cadre de trois tables rondes, les champs de développement économique. La première table ronde sera axée sur « les énergies renouvelables en Tunisie : une opportunité de richesse locale et un acteur incontournable de mix énergétique pour l’Europe ».

La note de présentation du colloque précise qu' »avec un ensoleillement compris entre 3000 et 3500 heures par an et un plan basé sur l’utilisation des énergies renouvelables, la Tunisie peut être un acteur incontournable de production et d’export énergétique destinés au marché local et à l’export vers l’Europe ».

La deuxième table ronde répondra à la question :  » quelle stratégie pour l’industrie manufacturière en Tunisie ? « . Le thème de la troisième table ronde sera :  » Tunisie : Hub entre l’Europe et l’Afrique, accélérateur de la filière numérique « .

Prendront part à ce colloque les ministres des Affaires étrangères et des Affaires sociales, Khemaies Jhinaoui et Mohamed Trabelsi ainsi que la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, (Utica), Wided Bouchamaoui, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) Noureddine Taboubi et le président du groupe d’amitié France-Tunisie du Sénat, Jean-Pierre Sueur.

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ADX energy est une société de pétrole et de gaz basée à Perth, en Australie, avec des projets en Tunisie, en Roumanie et en Italie. Ian Tchacos, président exécutif d’ADX Energy, décrit les projets actuels et la productivité de l’exploration pétrolière et gazière. Il a été annoncé que les grands projets en cours de la société, portant sur environ 200 millions de barils de pétrole, sont capables d’apporter de la valeur aux  actionnaires.

Le prix du baril de pétrole est de  12 cents. Il sera utilisé comme développeur, et il est capable de générer plus de 150 millions de dollars chaque année.

ADX Energy cherchera également à intégrer les partenaires dans ses . Bien que l’entreprise dispose des ressources matérielles (compétences, capacités, connaissances, développement), elle s’efforce de renforcer son pouvoir financier pour gérer en douceur  ses projets. Un facteur important est quelle détient  100% des actifs de l’entreprise.

Ian Tchacos a également parlé du projet Dougga, en partenariat avec Technip FMC. Technip FMC  indiquant qu’il trouvera d’autres moyens pour développer le projet  qui est capable de produire 90 millions de barils équivalent pétrole  de gaz. Le projet se situe à environ 45 km du littoral. L’objectif  est d’amener le gaz en Europe et en Afrique du Nord. Plus important encore, la Tunisie compte principalement sur le gaz pour sa production d’énergie (environ 95% des sources d’énergie  la Tunisie proviennent du gaz).

« Au cours des trois prochaines années, nous aimerions avoir une production, générer des flux de trésorerie substantiels et être en développement à Dougga » a déclaré Ian Tchacos.

Lire la suite: http://www.digitaljournal.com/pr/3339620#ixzz4glGGWhaZ

http://www.digitaljournal.com/pr/3339620

 

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Le groupe français Asteelflash, un sous-traitant électronique, avait annoncé l’année dernière une nouvelle usine tunisienne dans la région de Fouchana à La Soukra. Au prix d’un investissement de 2,5 millions d’euros, la nouvelle usine qui offre 900 nouveaux postes d’emplois , a finalement ouvert ses portes en présence de hauts représentants du gouvernement tunisien.

Sur le site du groupe, on lit notamment que le groupe est «classé parmi les deux premières EMS européennes et les quinze premières mondiales, le groupe compte 23 sites de production sur 4 continents avec un effectif de plus de 5 700 collaborateurs. Créée en 1999, l’entreprise offre des services complets et intégrés de production et de fabrication, de la conception initiale du produit jusqu’à la production en série, y compris le prototypage, et le traitement des commandes directes et services après-vente».

 

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La Tunisie a été élue à la présidence du Conseil d’Administration de l’Union Panafricaine des Postes, UPAP, à l’occasion des élections organisées le lundi 8 mai 2017 à Nairobi, au Kenya et ce, en marge de la tenue des travaux de la 36ème session ordinaire de l’UPAP.

Cette désignation pour présider cet organisme est une reconnaissance continentale de la Poste tunisienne pour son rôle important et ses efforts déployés dans le sens de la réalisation des projets de l’UPAP en matière de développement des services postaux, financiers et numériques.

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En avril 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois de mars 2017 de l’ordre de 0.9%. En avril 2017, l’inflation était donc à 5 % et même de 5,2 % si on y ajoute les produits carburants et de l’alimentation.
Cette nouvelle envolée des prix en Tunisie engage ainsi un trend haussier pour le 2ème mois constitutif et ne devrait pas revenir à la baisse à l’approche du mois du Ramadan généralement connu pour son boom consumériste.
Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), dont l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, avait pris le train d’une inflation à un niveau plutôt modéré de 3,8 % à fin août 2016 se serait endormi sur les lauriers du gouvernement précédent. En effet, un mois après l’entrée en fonction de son ministère, en septembre 2016, c’est une inflation à 4,2 % qu’on retrouve. Après une légère baisse à 3,9 % en octobre, l’inflation de l’ère Laadhari reparait ensuite à la hausse, pour se situer à 4 % en octobre dernier, selon les chiffres de l’INS. Le sommeil du ministre aura ainsi coûté un point entier, puisque l’inflation a terminé décembre 2016 au taux de 4,2 %.

Le ministre Laadhari ne saura ensuite plus maîtriser les prix qui augmenteront presqu’en roue libre. Il démarrera l’exercice 2017 avec une inflation à 4,6 % en janvier (+0,6 points par rapport à décembre 2016). Il n’arrivera pas à en infléchir la courbe qui restera à 4,6 % en février et prendra même de la hauteur en mars où elle culminait à 4,8 %. On ne sait pas ce qu’a fait le ministre pour endiguer ce trend, mais cela n’aura finalement rien rapporté.
Avril ne sera en effet que la continuité du trend haussier, qui marque l’état de délabrement des règles d’un marché qui s’étaient déjà effritées depuis 2011, que le ministère ne contrôlerait presque plus et où chacun fait ce qui lui plait à tous les niveaux des circuits de distribution.

⦁ En avril on n’enlève pas une virgule. En mai chacun fait ce qu’il peut
Officiellement, selon l’INS (Institut national des statistiques, «le taux d’inflation (5%), enregistré au mois d’avril 2017, résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%». L’INS explique, dans un communiqué, que «cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des légumes de 11,5%, des huiles alimentaires de 13,6%, des poissons de 5,8%, du lait, fromages et œufs de 2,4% et les viandes de 3,6%». Les prix des boissons n’ont pas été du reste, puisque ceux des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de fruits ont grimpé de 6,2%.

Avec une des plus fortes pondérations, dans le panier de la ménagère, les articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 8,4%, les chaussures de 7,6%, les vêtements de 8,9% et les tissus de 4,4%.
Les loyers ont augmenté de 6,3%, l’eau de la Sonede de 15 %, l’électricité et gaz de 2,8% chez la Steg. Pour les prix du groupe santé, ils enregistraient en avril dernier une augmentation de 3,1%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,1% et les prix des services ambulatoires privés de 6.8%.
Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 4,8%, suite à l’augmentation des prix des véhicules de 12,2%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2 % et des services de transport de 1,4%.
Une première qu’on n’a pas vue depuis longtemps, les prix du groupe communication, d’habitude toujours à la baisse jusqu’à presque constituer un élément de régulation, ont augmenté de 0,9% en glissement annuel, suite à l’augmentation des services postaux de 33,5% et le matériel de téléphonie de 3,9%.

⦁ Que fait ce ministre impotent sur les prix ?
Les augmentations sous le GUN n’ont rien épargné en cette cruciale période d’avant-Ramadan. Sur un an, les prix du groupe enseignement ont augmenté de 4,3%. Les augmentations des prix de l’enseignement préélémentaire et secondaire ont été respectivement de 5,9% et 9,6%. Hausse des prix aussi des services restaurants et cafés de 6,1% et de 2,8 % pour les services d’hébergement.
Il est important de signaler, comme le fait l’INS qui laisse ainsi entendre que toutes les hausses précédentes avaient concerné les prix des produits encadrés, que «les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5.8% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6.0% contre 0.8% pour les produits administrés». Les augmentations auront ainsi été générales.

Laadhari s’était dernièrement illustré par un coup de gueule des plus médiatisés au siège d’une entreprise qu’il voulait (lui et le GUN selon le long document du député Sahbi Ben Fraj) vendre à tout prix. A aucun moment, d’octobre à avril, on ne l’a vu faire autant à Bir El Kassaa, à Ben Arous, devant les barons du marché de gros. Il en aurait certainement récolté plus de gloire et moins de critiques.
Loin de nous l’idée de ressembler à l’UGTT, même pour simplement souhaiter le départ d’un ministre, aussi sinistre soit-il sur le plan du rendement. Force est pourtant de se demander si le panier du citoyen est moins important que l’Education pour un Youssef Chahed plus prompt à renvoyer les Jalloul et Zribi, qu’à faire le bilan d’un ministre qui défend plus les exportations turques que le couffin de la ménagère tunisienne dont il est directement responsable ?

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Les Allemands continuent de comparer les offres attrayantes de vacances d’été, avec une demande fluctuante sur les destinations les plus prisées de la Méditerranée, selon les résultats de Hotelometer, classement des destinations touristiques, basé sur la demande pour le mois d’avril (semaines calendaires 14/15 et 16/17).

La Tunisie, l’Italie, la Bulgarie, le Maroc et Malte ont enregistré une forte augmentation des demandes d’hôtel durant la deuxième quinzaine du mois d’avril. Plus précisément, la demande sur la Tunisie, en baisse au cours de la 1ère quinzaine d’avril, a nettement rebondi durant la 2ème quinzaine.

Le classement Hotelometer est établi toutes les deux semaines et couvre 12 destinations majeures pour les vacanciers allemands: Bulgarie, Croatie, Chypre, Egypte, Grèce, Italie, Malte, Maroc, Portugal, Espagne, Tunisie et Turquie. Le Hotelometer est basé sur les demandes de réservation d’hôtels à des destinations de vacances prisées, mais pas les réservations effectives. Il peut donc être considéré comme un « baromètre de la demande » pour des hôtels spécifiques et plus généralement pour les destinations.

 

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En butte à des difficultés, le secteur du tourisme en Tunisie a reçu un coup de fouet propice du Salon mondial du voyage à Shanghai qui a célébré la Tunisie « meilleure destination touristique d’Afrique en 2017 ».

Cette distinction qui vient à point nommé pour donner une nouvelle impulsion au secteur touristique en Tunisie qui cherche à diversifier ses marchés émetteurs. Elle lui permettra également de faire étalage de ses atouts touristiques en Chine, le plus grand marché touristique émetteur dans le monde avec 100 millions de touristes par an.

L’année dernière, les flux de touristes chinois ayant visité la Tunisie ont augmenté de 94% pour se situer à 7396 touristes. Cette année, le nombre de visiteurs chinois en Tunisie a bondi de 400% au cours du premier trimestre de 2017 par rapport à la même période l’année dernière.

Le tourisme a été durement touché par les attentats terroristes qui ont frappé la Tunisie en 2015 affectant la réputation du pays en tant que destination de vacances. Les Russes et les Algériens ont dans une certaine mesure a sauvé la saison touristique en 2016 après que les attaques terroristes ont dissuadé les touristes en provenance venus des marchés traditionnels de la France, de la Grande-Bretagne, d’Allemagne et des Pays-Bas, de venir en Tunisie comme ils avaient l’habitude de le faire.

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Lorsqu’on lui demande de parler de Tunisair, le ministre tunisien du Transport, Anis Ghédira commence par nous parler de la visite qu’il a dernièrement reçue dans son bureau, de la part de l’ambassadeur de Hongrie. «Il demandait l’ouverture d’une desserte aérienne entre Tunis et Budapest, pour désenclaver son pays et sa capitale pour les besoins de son commerce et de l’investissement dans et en dehors de son pays». Et le ministre d’expliquer, comme s’il voulait répondre indirectement à une question que nous lui poserions, que «la raison en est que la Hongrie a vendu sa compagnie aérienne, la privant ainsi d’une société qui contribue à la mise en application des politiques de l’Etat». Et d’y venir de façon plus directe, en indiquant que «aujourd’hui, si on venait à vendre Tunisair ou à la mettre en faillite, à Dieu ne plaise, la Tunisie ne pourra plus se pourvoir de toute stratégie de positionnement commercial ou touristique, par le biais de nouvelles lignes aérienne, sur l’Afrique ou ailleurs. C’est pour cela que je suis contre toute logique de vente de Tunisair et je m’opposerai à toute tentative de mise une faillite d’une compagnie nationale comme Tunisair. Nous en avons grand besoin, pas uniquement pour des raisons commerciales, mais aussi pour qu’elle continue à jouer le rôle social qui est le sien». Pour lui, la décision de refus de vente est un choix stratégique car la disparition de Tunisair n’est pas dans l’intérêt de l’Etat tunisien. Anis Ghédira se montre, au contraire, plus réceptif à une possible option d’une plus grande ouverture du capital de Tunisair. «L’introduction d’un partenaire stratégique est une des idées qui pourraient être à l’étude. Cela est négociable. Pourquoi pas, si cela nous apporte une valeur ajoutée et après discussion avec le partenaire social et les experts».

  • L’Etat est et restera aux côtés de Tunisair

Une déclaration et des propos d’une fibre nationaliste qui ne souffrirait aucun doute. Sauf que, comme nous lui en faisons part, le même Etat qui tient à Tunisair ne fait rien ou presque pour apporter l’aide et le soutien nécessaires pour que la compagnie sorte du bourbier, financier et social, dans lequel elle se débat depuis 2011 et qui font qu’elle bat de l’aile et souffre d’une mauvaise réputation par la mauvaise image que lui ont taillée les infinis retards et les crêpages de chignon de différents corps de ses travailleurs. Anis Ghédira n’est pas d’accord. Pour lui, on pourrait parler de non-soutien à Tunisair, «si l’Etat n’avait pas passé l’éponge sur les dettes de l’OCA auprès de Tunisair avec un montant de 500 MDT. L’Etat est et demeurera à ses côtés. Il y a un plan de restructuration, ou plus exactement selon moi, Plan de sauvetage, qui est en voie d’actualisation, car dépassé par le temps et dont l’objectif est de pérenniser l’entreprise. Nous avons bloqué 50 MDT pour le plan social qu’elle entame».

Sans nier les grosses difficultés financières qu’elle traverse et les quelques tiraillements sociaux qu’elle connaît, il préfère mettre en exergue le rôle social de l’entreprise. «Aujourd’hui, nous lui imposons de faire des baisses de prix, pendant sa haute saison, de 30 % pour faciliter le retour des TRE. Aujourd’hui aussi, nous imposons à Tunisair Express, un billet aller-retour Tunis-Tozeur à 100 DT pour conforter le tourisme intérieur». Et le ministre du transport de revenir au plan social qui visait le délestage de quelques 1800 des employés de Tunisair, pour nous signifier que «moi personnellement, je ne suis pas d’accord avec la manière dont il a été mis en place. Il faut qu’elle soit efficace et efficiente. Les départs volontaires à la retraite dans l’absolu, il y a grand risque que la compagnie perde toutes ses compétences parmi les actifs et ne garde que les bras cassés. Il faut donc revoir et rediscuter les conditions de ces départs volontaires, afin d’éviter les mauvaises surprises».

  • «De mauvais choix, politiques, ont été faits, mais on ne reviendra pas en arrière» !

Et lorsqu’on évoque devant lui la mauvaise image de Tunisair, surtout en ce qui concerne les retards de ses vols qui ont même culminé à plus de 5 heures dans quelques vols, le ministre du Transport se fait plus défenseur de la compagnie que ses propres dirigeants. Il va même jusqu’à affirmer que «l’image de Tunisair n’est mauvaise qu’en dehors de la Tunisie, mais pas dans plusieurs pays africains et même européens et du Golfe». Sans nier les retards et la qualité de service, qu’il concède par ailleurs , en insistant pour dire que «l’état n’est pas catastrophique, contrairement à ceux qui en disent du mal et qui la prennent pour l’ânon qui a bon dos».

Il explique cela par la difficile conjoncture qu’elle traverse depuis 6 ans. Il est cependant, à ce sujet, plus à l’aise quand il parle du classement africain de Tunisair matière de sécurité. Et lorsqu’on revient à la charge sur la ponctualité de ses vols, il évoque «des choix, politiques, faits en un certain temps, qui étaient faux et erronés et qui ont abouti à la situation actuelle que vit la compagnie». Il évoque, à ce propos, l’intégration des milliers d’intérimaires et la réintégration des licenciés ou renvoyés, «une question où il y a à boire et à manger», se reprend-il, comme pour éviter toute possible polémique à ce propos». Pour lui, «il ne s’agit bien sûr pas de revenir en arrière, d’effacer tout et de reprendre dès le début. Il faut trouver des solutions».

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Les tarifs d’assurance automobile obligatoire (responsabilité civile) vont augmenter, à partir de lundi 8 mai 2017, contre une baisse des services d’assurance facultative (incendie, vol…).

Une circulaire du ministère de finances a fait état d’une augmentation allant de 10 à 20% du tarif d’assurance obligatoire et de la révision à la baisse des tarifs des garanties facultatives.

L’augmentation de 10% cible :

– Les automobiles dont la puissance fiscale ne dépasse pas 6 chevaux,

– Les automobiles dont le poids ne dépasse pas 3,5 tonnes,

– Les motocycles (petits et moyens).

Les augmentations de 10% seront comme suit :

– Entre 9 et 13 dinars pour usage personnel,

– Entre 14 et 20 dinars pour le transport des marchandises,

– Entre 9 et 12 dinars pour les engins agricoles,

– 6 dinars pour les motocycles.

L’augmentation de 20% concerne :

– Les automobiles dont la puissance fiscale est égale ou supérieure à 7 chevaux,

– Les automobiles dont le poids total est supérieur à 3,5 tonnes,

– Les motocycles de grosse cylindrée.

Les augmentations de 20% seront comme suit ;

– Entre 29 et 45 dinars pour usage personnel,

– Entre 44 et 68 dinars pour le transport des marchandises,

– Entre 26 et 39 dinars pour les engins agricoles,

– 28 dinars pour les motocycles.

Les nouveaux tarifs seront applicables dès la signature d’un nouveau contrat d’assurance ou le renouvellement d’un ancien contrat.

Cette augmentation vise à assurer l’équilibre de la branche assurance obligatoire automobile, à travers l’augmentation progressive des tarifs.

Selon la circulaire, la branche assurance obligatoire est déficitaire de 180% (coût des accidents par rapports aux primes).

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Jamais déclaration de ministre n’aura eu un effet aussi direct, instantané et néfaste sur l’économie et les finances de la Tunisie que celle de la ministre des Finances concernant le comportement de la devise tunisienne, sa dépréciation ou sa dévaluation.

Le premier effet direct de l’accélération de la décente aux enfers du Dinar tunisien sera visible sur le stock de la dette qui augmentera et risquerait même de devenir intenable. «Une grande partie de la détérioration du ratio du taux d’endettement est due au gonflement automatique du stock de la dette, ce qui compliquerait davantage le redressement de dette », a indiqué le ministre conseiller Taoufik Rajhi à Africanmanager. Mais pas que cela. «Le glissement du dinar est néfaste aussi pour le budget en ce qui concerne la facture énergétique surtout en l’absence de l’application de la règle d’ajustement automatique», précisait encore le ministre conseiller. Et d’une manière générale, l’impact sur le budget sera visible, surtout dans la prochaine loi de finances complémentaire qui deviendra nécessaire. «Cela se traduirait par un gonflement du montant emprunté en dinar, ce qui réduirait marginalement l’usage du montant emprunté ou le besoin réel en dinar puisque le budget a été cadré avec l’hypothèse d’un taux de change de 2.25 contre le dollar», expliquait encore Rajhi.

  • Le coût de 10 mots

On pourra dire que cette dépréciation (A fin mars le euro était à 2,53 dinars. Samedi dernier, il montait à 2,69833 dinars et à 2,69860 le dimanche), due plus à une anticipation des opérateurs qu’à un nouvel évènement économique qui en aurait accéléré la détérioration, mais les effets seront plus ostensibles à l’intérieur qu’à l’extérieur. La Tunisie ayant une industrie de transformation, les coûts de production vont augmenter et les prix de vente en local aussi. Certains industriels ont déjà leurs calculettes en main et font les comptes da «la douloureuse» qu’ils vont devoir payer pour leurs commandes à terme. D’autres, comme les hôteliers liés par des contrats d’allotement, voient déjà fondre leurs recettes comme neige au soleil de la prochaine saison touristique qui s’annonçait pourtant sous de bons auspices. Même le marché parallèle qu’adorent les Tunisiens, où tout est importé, devrait voir ses prix augmenter. C’est ce qu’on appelle l’inflation importée. Des sociétés, comme la CPG (Phosphate de Gafsa) et un grand nombre de groupes privés, vendront peut-être plus, mais toujours moins cher. Résultat des courses, ceux qui ont soumissionné à des marchés risquent de devoir retirer leurs offres, et ceux qui ont reçu leurs bons de commande ou signé des contrats risquent d’y laisser des plumes. En définitive, c’est la phrase de ministre (Le Dinar va glisser petit à petit vers 3 dinars l’euro) qui coûtera le plus cher dans l’histoire de la Tunisie !

Tirant les conclusions de cette bourde médiatique tuante de sa ministre qui aura coûté pour le moment une hausse de 4 points de la dette du pays selon les spécialistes, le chef du gouvernement tunisien a déjà annoncé, depuis Sfax où il était en visite, de prochaines restrictions au niveau des importations. Toute tentative de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) de soutenir le Dinar pour en faire remonter les cours par des opérations de rachat, étant plus coûteuse que rentable, le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) semble ainsi s’orienter vers une nouvelle politique de restrictions économiques. Un choix douloureux, mais certainement plus charitable pour l’économie du pays. La seule thérapie possible devra être de choc.

  • Les biens de consommation en point de mire

La demande de rationalisation des importations n’est pas nouvelle en Tunisie. Il y a au moins 3 ans que la BCT en parle, même si ce n’est pas de manière directe. Au terme des 3 premiers mois 2017, les importations tunisiennes ou de produits de consommation ont totalisé 1640,9 MDT. Une année auparavant, ce n’était que 1469,2 MDT. Des chiffres et une évolution qui inquiètent. Mais il y a plus intriguant. L’exemple des importations de produits énergétiques (1423,1 MDT en 3 mois 2017 sans compter la contrebande), en hausse de presque 60 %, sans que cela se traduise en hausse de production.

C’est en tout cas cette ligne des produits de consommation que les experts (les véritables), conseillent de rationaliser et même carrément de suspendre, au moins jusqu’à la fin de l’année.

D’autres économistes vont plus loin et proposent de limiter les importations à 5 catégories de marchandises. Il s’agit des matières premières pour l’industrie, les biens d’équipement, les pièces de rechange, les médicaments et les céréales.

Tout cela nécessitera d’en informer officiellement l’OMC qui ne saurait refuser ce à quoi a droit chacun de ses membres. Il s’agira aussi de mettre en veilleuse les conventions de libre-échange comme avec celle conclue avec la Turquie en attendant de la revoir. Et enfin de discuter avec les principaux partenaires commerciaux comme la France ou l’Allemagne et l’Italie qui comprendront certainement l’urgence de la situation. Il s’agira en même temps surtout, de n’autoriser le financement que pour l’importation des matières premières et semi-produits, les biens d’équipement et pour la maintenance. En effet, l’importation des produits d’équipement et produits intermédiaires notamment, ne doivent pas être touchés car en lien direct avec la production et l’exportation.

Mais le ministère du Commerce et les services de la Douane devront surtout serrer les mailles du filet à l’entrée des frontières, terrestres, maritimes et aériennes. Mais aussi passer au crible les conteneurs et les valises des voyageurs venant de Chine, de Turquie et d’autres destinations connues pour le commerce de valises, faire fonctionner les scanners à conteneurs en gardant un œil sur certains douaniers. Il faudra encore que les Gouverneurs s’activent pour nettoyer les rues des villes du commerce «parallèle au parallèle déjà installé dans certains Souks. Tout cela, le temps d’un semestre. Ce n’est pas trop pour sauver toute une économie.

  • Vous voulez des solutions ? En voilà une esquisse

Reste à savoir jusqu’où ira Youssef Chahed dans cette nouvelle politique de restriction des importations qu’il a annoncée à Sfax. Reste aussi, pour que tous ceux qu’il va priver aient confiance en lui, qu’il commence à réduire le train de vie son administration, en frais divers (Déplacements, véhicules, bons d’essence, titres de voyage etc..). Il faudrait peut-être aussi, qu’il aille voir le Mufti et se fasse aider par Ennahdha pour annoncer une année sans pèlerinage. Qu’il décide également de ne pas importer des moutons pour l’Aïd. Qu’il discute avec les agences de voyage pour diminuer les voyages organisés à l’étranger le temps d’un semestre, qu’il accélère le lancement de l’emprunt en devises auprès des TRE (Tunisiens résidant à l’étranger) proposée par la BAT (Banque d’Affaires de Tunisie). Il faudra aussi et surtout qu’il parle à la population de tout cela, non pas à travers les médias, mais directement, sur les places publiques et dans les quartiers, de Sfax, de Tunis et d’ailleurs qui lui ont dernièrement témoigné une sympathie qu’il devrait mettre maintenant à profit. C’est à ces seules conditions que ceux qu’il va priver de leur confort quotidien et de leurs gains, adopteront les mesures douloureuses qu’il pourrait annoncer !

 

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L’économie bleue, c’est un axe du futur majeur qui déterminera l’avenir économique et environnemental de la Tunisie au regard des immenses opportunités qu’elle offre pour la croissance et ses deux carburants, l’investissement et l’emploi ainsi que pour la commodité et le bien-être du citoyen. Située en plein cœur de la Méditerranée et y disposant de deux façades, avec un littoral qui se déroule sur 1 148 kilomètres dont 575 de plages sablonneuses, la Tunisie, paradoxalement, ne qu’un menu parti de ce cadeau du ciel qu’elle utilise, du reste, de façon inconsidéré, aux fins de la pêche, du tourisme et dans une moindre mesure de l’exploitation pétrolière et gazière.

Pourtant, il s’agit d’un gisement incommensurable pour opérer des bonds dans le processus industriel qui ne serait plus linéaire. Il offre la possibilité d’une industrialisation rapide prenant en compte le changement climatique et la durabilité des ressources disponibles. La Tunisie s’y essaie à une échelle très réduite au travers de projets en collaboration avec l’Italie dans le domaine de la transformation des produits aquatiques avec la biotechnologie marine vecteur d’innovation et de qualité (BioVecQ) ou encore la sécurité et la qualité des produits aquacoles avec son programme SecurAqua. Elle semble, cependant, chercher à monter en gamme en proposant aux investisseurs internationaux le projet du port en eau profonde d’Enfidha et ceux de la construction de centrales électriques et d’usines de dessalement d’eau de mer.

L’UE à la rescousse

Pourrait-on y déceler l’embryon d’une vraie économie bleue telle qu’elle est conçue par les voisins sud-européens de la Tunisie ? Tout y concourt, d’autant que Tunis est considéré par l’Union européenne comme un pôle économique à l’instar de Barcelone, Marseille, Naples et une plaque tournante du tourisme à l’égal des îles Baléares, de la Sicile et la Corse. La Commission européenne vient d’ailleurs de l’inclure dans sa nouvelle initiative pour le développement durable de l’économie bleue dans la région de la Méditerranée occidentale. Il s’agit de « permettre à l’UE et aux pays voisins d’œuvrer de concert pour renforcer la sûreté et la sécurité maritimes, de favoriser la croissance durable de l’économie bleue et la création d’emploi, et de préserver les écosystèmes et la biodiversité ». Le commissaire européen pour la politique européenne de voisinage et les négociations d’élargissement, Johannes Hahn, explique que cette nouvelle initiative régionale « reconnaît et exploite le potentiel économique de la mer Méditerranée et de son littoral afin de renforcer encore la croissance économique, de contribuer à la création d’emplois et, à terme, à la stabilisation de la région. Il s’agit d’une étape importante vers le renforcement de la coordination et de la coopération entre les pays participants». Son collègue pour l’environnement, les affaires maritimes et la pêche, Karmenu Vella, lui, a choisi un autre angle de tir, il met l’accent sur « le lien fragile existant entre la préservation des habitats et des traditions nationales et la nécessité de veiller à la viabilité économique ». L’économie bleue est importante pour chacun des pays concernés et ceux-ci ont compris que l’union faisait la force», a-t-il dit.

Et pour cause, la biodiversité maritime en Méditerranée subit une forte pression, en ce sens que selon un rapport récent rédigé par des scientifiques du Centre commun de recherche, la moitié de biodiversité a été perdue au cours des 50 dernières années. À cela s’ajoutent les préoccupations récentes en matière de sécurité et de sureté suscitées par une augmentation des flux migratoires du sud vers le nord.

Priorités et mécanismes

Trois grands objectifs sont assignés à l’initiative européenne : un espace maritime plus sûr, une économie bleue intelligente et résiliente et une meilleure gouvernance de la mer. Il s’agit d’abord de mettre en place une coopération entre les garde-côtes nationaux en termes de les réponses à apporter en cas d’accident et de marée noire. Les actions spécifiques porteront à cet effet sur la modernisation des infrastructures de surveillance du trafic, le partage de données et le renforcement des capacités. Ensuite, les priorités portent sur la collecte de nouvelles données, les biotechnologies et le tourisme côtier. Enfin, et pour ce qui est de la gouvernance, la priorité est donnée à l’aménagement du territoire, à la connaissance du milieu marin, à la conservation des habitats et à la pêche durable.

L’initiative sera financée par des fonds et instruments financiers existant au niveau international, national, régional et au niveau de l’UE, lesquels seront coordonnés et se compléteront. Cela devrait créer un effet de levier et attirer des financements d’autres investisseurs publics et privés, estime la Commission européenne.

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Après le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lever l’épée de Damoclès sur la Tunisie en acceptant, enfin, après moult tractations, de décaisser la deuxième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, c’est au tour du groupe de la Banque moniale de donner un peu de baume au coeur de cette Tunisie meurtrie par la morosité post-révolutionnaire. Dans son rapport de suivi de la  conjoncture économique dans la région MENA, intitulé « L’économie de la reconstruction d’après guerre dans la région MENA », la Banque Mondiale (BM) donne des raisons d’espérer, en pariant sur des éclaircies économiques dans la région dès 2018, pour amorcer une vraie relance de la croissance en 2019, jusqu’à 4%. Pas mal du tout…

« La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), en proie à la guerre et à la violence, et dans un contexte marqué par les faibles cours du pétrole, verra son taux de croissance fléchir de 3,5 % en 2016 à 2,6 % en 2017, selon le Rapport semestriel de suivi de la situation économique dans la région MENA. Cependant, après 2017, sous l’impulsion des réformes en cours, la situation devrait s’améliorer légèrement, et la croissance pourrait dépasser 3 % en 2018 et en 2019 », dit la BM.

Pour la Tunisie, ce sera 2.3% en 2017

C’est un fait, la Tunisie est loin d’entrevoir la fin de sa transition économique, toutefois les rédacteurs l’affirment : Elle « avance à grands pas dans son programme de transition politique, mais les résultats concrets sur le plan économique prennent plus de temps que prévu, la croissance étant trop faible pour peser réellement sur le chômage dans un contexte d’élargissement du déficit budgétaire ainsi que du déficit du compte courant ».

A niveau des perspectives de croissance, la BM crédite le pays d’un taux de 2,3% en 2017 et 2,8% en 2018. La banque explique son optimisme, comme du reste le FMI, par une amélioration du climat des affaires, couplée à des réformes structurelles, à la consolidation de la stabilité sociale et de la sécurité.

La banque parie également sur la relance des secteurs stratégiques tels que le primaire, l’industrie manufacturière et la production du phosphate pour doper la croissance, sans pour autant éluder le boulet du déficit budgétaire. L’institution financière le situe à un niveau très haut, 5.9% du PIB en 2017 ; même tendance pour l’inflation, qui devrait monter jusqu’à 4.9% à la fin de l’exercice en cours…

Pour plus de recettes fiscales

Au niveau de la thérapie préconisée par la BM, on note l’oxygénation des finances publiques. Et là, comme exactement l’a dit et même dicté le FMI, on ne pourra pas faire l’économie d’un tassement de la masse salariale dans la fonction publique. Il est suggéré également d’élargir l’assiette fiscale. S’y ajoute une somme de recommandations pour la sécurité et des réformes en profondeur pour doper la croissance du secteur privé et la création d’emplois. Enfin cap sur les facteurs d’incitation à l’investissement. Le document propose à la Tunisie « d’adopter et d’appliquer des réglementations qui améliorent les conditions d’accès aux marchés et donnent concrètement suite à la conférence Tunisie 2020 ; d’élaborer et d’appliquer une stratégie globale de réforme de la fonction publique et des entreprises à capitaux publics ; d’améliorer la gouvernance, notamment la lutte contre la corruption et la mainmise des élites ; et d’instaurer un dialogue en vue de déterminer les origines du malaise social et d’y apporter des solutions, en particulier avec les syndicats ».

Communiqué

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«La Tunisie comptait 800 mille agents de la fonction publique, fin 2016», a indiqué le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, lors d’une séance d’audition devant la commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics. Notons ici que la Tunisie compte, au jour d’aujourd’hui, 11.479.016 personnes.
D’après le ministre, dont les déclarations avaient été rapportées fin janvier dernier par l’agence de presse officielle Tap, «la hausse s’explique par les 9.000 agents réintégrés dans le cadre de l’amnistie générale avant et après la révolution, le recrutement de 2.400 blessés de la révolution, de 1000 ouvriers de chantiers, de 70000 ouvriers issus de la sous-traitance, de 22.000 individus dans le cadre du mécanisme 16 et de 120 personnes fichées par la police».

Pour le benchmark, pour une population au jour d’aujourd’hui de 35.217.241, «les effectifs de l’ensemble de la fonction publique marocaine dépassent aujourd’hui les 860.000 personnes, a indiqué le ministre délégué chargé de la fonction publique lors d’une conférence de presse », selon le site marocain «Bladi.net». En 2016, les dépenses du personnel ont été de 106,7 Milliards DH (24,55 Milliards DT), contre 13,164 Milliards DT pour la Tunisie. Le ratio, pour la Tunisie, est de 0,06 fonctionnaire par tête d’habitant. Pour le Maroc, c’est un ratio de 0,02 fonctionnaire par tête d’habitant.

Le journal en ligne marocain L’Economiste rapporte par ailleurs que «L’analyse par tranches de salaires fait ressortir que 54% des fonctionnaires civils de l’Etat perçoivent mensuellement entre 6.000 (1.394 DT) et 14.000 DH nets (3.253 DT). A peine 2,36% ont un salaire supérieur à 20.000 DH par mois (4.648 DT). Près de 39% ont un revenu mensuel net inférieur à 6.000 DH. Les moins bien lotis sont près de 9,26%. Ils gagnent entre 3 et 4.000 DH par mois ; sachant que le salaire minimum a presque doublé pour atteindre 3.000 DH en 2016 contre 1.586 en 2007». La différence entre les deux économies est à chercher dans la croissance. En face des 2,8 % prévus en Tunisie (Chiffre MOCI) pour l’exercice 2017 après le petit 1 % de 2016, ce sont 4,8 % de croissance du PIB pour le Maroc en 2017.

C’est essentiellement cela qui a fait dire au FMI que la masse salariale de la fonction publique en Tunisie est l’une des plus grandes au monde. Et c’est ce volet qui est actuellement en discussion entre les deux parties. La baisse de cette masse salariale est aussi le casse-tête du GUN, dont la stratégie, pour la baisser, passera par une réforme de la fonction publique. Une réforme qui passera obligatoirement par une sorte de «plan social» par le bais d’un plan de départs à la retraite anticipée qui suppose l’arrêt des recrutements.

Un CMR, en date du 28 mars dernier, s’est aussi penché sur «le projet de loi relatif aux mesures exceptionnelles concernant le départ à la retraite avant l’âge légal. Il a été convenu de soumettre le projet de loi au prochain Conseil des ministres». En fait, pour ce faire, selon la ministre tunisienne des Finances, Lamia Zribi, qui en a fait déclaration à Africanmanager, «on va commencer, d’ici la fin de cette année 2017, par un petit exercice de départ volontaire à la retraite. Ensuite, peut-être en 2018, on ira vers un départ négocié avec les fonctionnaires qui désirent le faire». Et la ministre d’expliquer, lorsqu’on lui demande l’impact de cette mesure sur les dépenses de l’Etat, que «pour le budget, l’effet sera neutre. La masse salariale va diminuer, même si le montant sera transféré aux transferts, du budget, vers la CNRPS qui se distribuer les salaires de ces retraités jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge légal qui leur donnera droit à la prime de retraite versée par la CNRPS. Bien que par un jeu d’écriture comptable, la ligne masse salariale va diminuer».

Le GUN a tablé sur 10 mille, mais on ne sait pas encore quel sera le vrai nombre de ces départs. La population cible est celle dont l’âge est compris entre 57 et 59 ans et qui aura droit à son salaires plein. Et Lamia Zribi de terminer ainsi : «pour les départs négociés, rien n’est encore définitif».

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