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Tunisie

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Dans le classement mondial des économies les plus innovantes pour l’année 2017, la Tunisie a occupé le 45e rang avec un score de 46.79 sur 78 pays. Elle était 46ème en 2016.

La Tunisie a été récompensée pour ses efforts dans le développement de la recherche (45 points), la valeur ajoutée manufacturière (39 points), la productivité (49 points), la densité de la haute technologie (39 points), l’efficacité du secteur tertiaire (35 points), la concentration de chercheurs (38 points) et l’activité de brevetage (46 points).

A noter que ce classement a été élaboré par le groupe financier américain « Bloomberg ». Il a concerné 87  pays et s’est basé sur  de nombreux critères dont notamment : l’investissement dans la recherche scientifique, la concentration des chercheurs, la productivité …

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Une délégation d’entrepreneurs italiens effectuera prochainement une mission de prospection en Tunisie.
D’après le quotidien « Achourouk » dans son édition de ce vendredi 20 janvier, cette visite vient suite à l’invitation du mouvement Machrou Tounes (Projet de la Tunisie).
Pour rappel, ce voyage vient à un moment où le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a visité jeudi 19 janvier 2017 Tunis. Durant cette visite axé principalement sur les migrations et le tourisme, il a effectué une série de rencontres institutionnelles 11_avec les principales autorités du pays.

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Le député du gouvernorat de Jendouba à l’ARP, Monji Rahoui, tire la sonnette d’alarme quant à la situation sociale du pays. « La situation dans les régions intérieures s’aggrave de jour en jour », a alerté l’opposant lors de son passage, mercredi sur Jawhra fm, mettant en garde contre une prochaine explosion sociale.

Pour lui, ceci représente une véritable honte pour le gouvernement actuel et pour les Tunisiens appartenant à la classe riche.

Pour rappel, la mise en garde du député du Front Populaire vient à un moment où des mouvements de protestation se poursuivent dans plusieurs régions dont notamment à Sidi Bouzid, à Medenine et à Kasserine. Les protestataires revendiquent également le développement et l’emploi.

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La situation économique de la Tunisie est tellement complexe, trouble, instable depuis quelques années que des institutions de la trempe de l’Agence de Notation Moody’s, qui pourtant maitrisent leur affaire sur le bout des doigt, y perdent leur latin et leur boussole. Il faudrait une véritable boule de cristal pour y voir quelque chose. Et encore. Dans un sens c’est pas une mauvaise chose car on peut se dire que ce flou est également la preuve que le contexte peut muter favorablement, à tout moment. C’est une façon de percevoir la situation ; si on la prend par l’autre bout de la lorgnette, cela rend impossible toute prévision à court et moyen terme, ce qui est synonyme d’incertitude, et donc forcément un mauvais signal pour les institutions financières internationales, les investisseurs, locaux comme étrangers et les pays partenaires. Moody’s vient de se prendre les pieds dans le tapis de ses prévisions en direction de la Tunisie, en se contredisant en l’espace de quelques semaines. En effet dans sa dernière mouture publiée dimanche 15 janvier 2017, l’agence place la Tunisie dans le lot des pays à perspective stable pour la solvabilité souveraine (avec la Jordanie, le Liban, le Maroc et l’Egypte), dans son rapport intitulé  » Les perspectives souveraines – Proche Orient et l’Afrique du Nord: Perspectives 2017 – L’impulsion de la réforme appuie les perspectives stables en dépit des défis continus ». Pourtant il y a quelques semaines, la musique était toute autre…

Moody’s justifie cette perspective stable par la chute des prix de l’énergie et la dynamique des réformes – dans le cas de la Tunisie on attend toujours de voir – dans la région.
D’après le même document, lequel est, précisons-le, une photographie des marchés et non un acte de notation, « l’amélioration de l’élan de croissance et l’accès aux sources de financement externes dans les programmes du Fonds monétaire international (…) confirment » les « perspectives de crédit stables », a indiqué Elisa Parisi-Capone, vice-présidente chez Moody’s.
La rapport indique tout de même qu’à l’exception de la Tunisie, tous les pays passés à la loupe dans la région présentent des bases de financement internes leur permettant de desserrer l’étau de la dépendance vis-à-vis de l’endettement extérieur, même si les niveaux d’endettement sont hauts et les besoins financiers bruts conséquents : 55,6% du PIB en Egypte, 30,8%, 21,5% en Jordanie, 12,2% au Maroc et 9,4% en Tunisie.

Par ailleurs en Tunisie les perspectives négatives « reflètent également un resserrement des conditions de financement externe lié à l’endettement en devises et à la structure de financement », indique Moody’s, qui situe le déficit de la balance des opérations courantes à 7,5% en 2017 et de 7,3% en 2018, donc un léger repli à venir.
En outre, la fonte des prix de l’énergie a fortement participé au « rééquilibrage externe graduel de la région et a contribué à compenser le recul du secteur touristique, de l’investissement étranger direct et la réduction des transferts financiers des pays du Conseil de coopération du Golfe ».

Le son de cloche a changé !

Il y a quelques semaines, plus précisément le 22 novembre 2016, Moody’s indiquait que la Tunisie risquait gros à cause de la dégradation de ses finances publiques. L’agence de notation Moody’s faisait planer la menace d’une baisse de la note de la dette souveraine tunisienne du fait du glissement inquiétant des finances publiques. Certes le communiqué confirmait le « Ba3 » de la Tunisie, une note attribuée aux émetteurs aptes à honorer leurs engagements, avec des aspects spéculatifs, mais la perspective était passée de « stable » à « négative ». L’agence reprochait à la Tunisie « les retards continus vers la consolidation budgétaire qui mène à l’aggravation du déficit budgétaire et à une trajectoire du niveau de la dette par rapport au PIB qui s’éloigne de plus en plus de la moyenne des pays placés dans la même catégorie ». Elle pointait également du doigt le fait que le gouvernement ait revu à la hausse, dans le projet de la loi de finances 2017, les prévisions de déficit budgétaire pour cette année et l’an prochain à respectivement 5,7% et 5,4% du PIB, et que « la dette du gouvernement atteigne 63,2% du PIB fin 2016 contre 54,9% en 2015″… Bref le dossier à charge était costaud!

Il semble donc que la Tunisie, dans la dernière prévision de Moody’s, soit portée par un contexte régional favorable. Cela ne veut pas dire pour autant que les problèmes domestiques sont réglés, loin de là. Les moteurs de l’économie (phosphate, tourisme…) sont toujours aussi poussifs, le climat social toujours aussi instable (en témoignent les remous dans les régions dernièrement), la consommation, un des relais de la croissance, toujours aussi énigmatique (même les chiffres de l’honorable INS sont maintenant contestés !), quant à l’oxygène qu’on attend de la Conférence internationale de l’investissement, il ne viendra qu’en 2018 à cause de l’épaisse paperasse qui accompagne ces décaissement colossaux, selon le ministre de la Coopération internationale. Tout cela pour dire que les lendemains qui chantent ne sont pas pour maintenant…

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Une convention de partenariat sera signée, ce lundi 16 janvier 2017, entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et un groupe italien du développement.
Cette convention s’inscrit dans le cadre de la promotion des relations d’amitié et de coopération entre la Tunisie et l’Italie, essentiellement dans le domaine industriel.
Cette convention vient aussi renforcer les compétences techniques des structures d’appui destinées aux petites et moyennes entreprises tout en assurant l’accompagnent nécessaire aux jeunes entrepreneurs.

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Une réunion bipartite tuniso-libyenne est prévue pour ce lundi 16 janvier 2017 afin d’étudier la réouverture du passage de Ras Jedir ainsi que la reprise du trafic commercial à travers ce point frontalier, rapporte le quotidien « Assarih » dans son édition de ce lundi.
Le journal qui cite des sources bien informées, a en outre indiqué que la date de la réouverture ainsi que la reprise de l’activité commerciale seraient annoncées après la tenue de cette réunion.
Pour rappel, la fermeture du poste frontalier était à l’origine des tensions qu’a connu la ville de Ben Guerdane où les habitants ont réclamé le libre passage à la frontière, mais aussi le droit au travail et au développement régional.

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Le poids des mots… le Premier ministre français, Manuel Valls, n’avait sûrement pas ça à l’esprit quand il a balancé cette fameuse phrase qu’il pensait anodine, et on peut le comprendre, dans un programme en direct de deux heures sur France 2, « L’Emission politique », le 5 janvier 2017. En France la petite phrase de Valls n’a pas fait un pli, mais en Tunisie où, il faut le reconnaitre, on s’enflamme pour un rien depuis la Révolution, citoyens comme politiques, ces propos ont eu une toute autre résonance.

Valls, qui croyait sans doute faire mouche avec son argumentaire, a eu le malheur de déclarer que le voile avait été « imposé » à des femmes en Tunisie. Ce qui a accru l’ire d’une partie de l’opinion publique en Tunisie, c’est que le Premier ministre français a cité le berceau du printemps arabe en même tant que l’Iran. « Dans d’autres pays, je pense à la Tunisie, je pense à l’Iran, des femmes à qui on a imposé le voile se battent précisément pour l’enlever ». Comme cela se passe très souvent depuis le départ précipité de Ben Ali, les réseaux sociaux se sont enflammés autour de cette déclaration. Et comme cela se passe aussi très souvent depuis le 14 janvier 2011, les députés ont pris le témoin et s’excitent à leur tour. Ils ont même mis sur les rails une pétition contre le candidat à la primaire socialiste en France, lit-on ce vendredi 13 janvier 2017 sur RFI.fr. Le site précise que le texte, sur lequel aucun élu d’Ennahdha n’a encore apposé sa signature, est libellé pour le moment en arabe ; une des signataires la traduit ainsi : «Un nombre de députés expriment leur étonnement et leur désapprobation des propos de Monsieur Valls…».

Bochra Belhaj Hamida, députée indépendante et grande figure du féminisme, a déclaré ceci à propos de la sortie de Valls : « D’une part, on dirait que toutes les femmes subissent des pressions. D’autre part, on dirait que c’est la Tunisie, y compris l’Etat, or c’est tout à fait faux. Donc il doit dire aux femmes tunisiennes : « désolé, ce n’est pas du tout ce que j’ai voulu dire », et s’excuser. Voilà, c’est tout. »

Une affaire hautement explosive

La pétition arpente pour le moment les couloirs de l’Assemblée des représentants du peuple pour recueillir le maximum de signatures. Il est question de la traduire en français et de la transmettre à Manuel Valls prochainement. On ne sait pas pour le moment si ce document porte les germes de la discorde avec le Premier français, qui est pourtant un « ami » de la Tunisie et qui a même accepté de parrainer la Conférence internationale sur l’investissement, à Tunis, les 29 et 30 novembre 2016. Mais ce qui est sûr c’est que la Tunisie ne s’est pas mise dans les meilleures dispositions avec le très probable candidat de la gauche française à la présidentielle de 2017, et potentiellement le prochain chef de l’Etat. L’après-Révolution a plutôt pour le moment des allures de lendemain qui déchantent. La preuve : La pléthore de gouvernements depuis 5 ans, sans qu’aucun des problèmes majeurs du pays ne soit réglé. Et quand la Tunisie a sonné le rassemblement des investisseurs – « Tunisia 2020 » -, certes ils se sont bousculés à Tunis (et encore on attend la concrétisation, que le ministre de la Coopération internationale a reportée à 2018!), mais ce sont les Européens, encore eux, qui se sont le plus manifestés, avec à leur tête les Français, que Chahed est allé visiter le 09 novembre 2016 pour s’assurer du succès du rendez-vous de Tunis.

Les députés auraient peut-être dû réfléchir à l’extrême vulnérabilité du pays, notamment dans le domaine économique, avant de mener cette croisade futile somme toute et dangereuse, pour des broutilles finalement. Les propos de Valls, quoi qu’on puisse en penser, ne valent certainement pas tout ce tintamarre. Le problème c’est que la classe politique a pris l’habitude, une mauvaise, de s’enflammer aussi vite que les citoyens lambda, au lieu de les tirer vers le haut par des actes responsables et porteurs. Un des drames de ce pays c’est une classe politique immature, qui a pris les rênes de manière inopinée, après une Révolution dont personne ne pouvait imaginer les développements et l’ampleur. La classe politique, comme les citoyens, se forme et fais ses gammes. D’autres ratés sont encore à prévoir. Et des gros…

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La Tunisie a décidé d’exporter son fer, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Ladhari, lors d’une déclaration accordée aujourd’hui à Mosaïque fm.
Le ministre a justifié cette décision par l’existence de centaines de milliers de tonnes inutilisées en Tunisie dont 100 mille chez la Société Tunisienne de Sidérurgie (Elfouladh) et 100 mille chez les professionnels.

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L’économie tunisienne est en crise. Cela est un fait irréfutable. Notes de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) et rapports du FMI (Fonds Monétaire International), ne font d’ailleurs que confirmer le mauvais état de l’économie tunisienne, malgré sa résilience. Une crise, surtout par rapport aux attentes des Tunisiens, des attentes qui se sont déchaînées depuis 2011. Depuis, et avec les alertes discontinues des experts quant aux dérapages de cette situation économique entraînée par les dérives sociales des grèves, des sit-in et des arrêts de travails, les Tunisiens sont devenus de plus en plus conscients de cette crise.

L’évolution comparée des principaux indicateurs économiques de la Tunisie avec d’autres pays à économies et conjoncture comparables, auraient pourtant tendance à démontrer que la Tunisie est loin d’être le cancre de la région et qu’il n’y aurait presque pas lieu de s’auto-flageller. La Tunisie s’en sort, peut-être mieux que d’autres pays de la région, arabe et méditerranéenne. Mais il reste vrai que la Tunisie n’agit pas mieux dans la crise et ne la gère pas assez bien, tant les opportunités ratées ont été si nombreuses, au moins pour conforter sa résilience, sinon pour s’en sortir.

En effet, le Benchmark avec des pays voisins, comme l’Algérie ou le Maroc, un pays qui a connu les mêmes bouleversements politiques, économiques et sociaux que la Tunisie, comme l’Egypte même si l’économie est différente, ou encore avec un pays comme la Turquie qui pâtit de la même conjoncture internationale de terrorisme, démontre que la Tunisie est loin d’être le plus mauvais élève de la classe.

En matière d’endettement public, indicateur qui fait sursauter toute la sphère économique et politique, par exemple, la Tunisie fait mieux que le Maroc et la Turquie, malgré leur meilleure santé financière, mieux que l’Algérie, l’Egypte et la Turquie en matière d’inflation, mieux que l’Algérie en matière de déficit courant. Mieux aussi, au regard du peu de ses ressources et des IDE qui y affluent, que tous ces pays. Mieux encore, en matière de dévaluation de sa monnaie, par rapport à l’Egypte pour laquelle le soutien occidental est nettement plus concret et important ou la Turquie membre de l’OTAN qui s’apprête à entrer dans l’Union Européenne.

Voici par ailleurs et dans le même esprit de Benchmark, un résumé des dernières mesures réglementaires et actions et de politique économique, pour ces pays, somme toute, concurrents et qui donne une idée sur la manière de chacun d’entre eux pour gérer la crise :

  • Algérie : réduction de la masse salariale de la fonction publique

La Loi de finances 2017 comprend plusieurs mesures portant sur :

– une exonération des droits de douanes et de la TVA, pour une période de cinq ans, sur les matières premières destinées à certains secteurs comme les IME.

– une hausse de plusieurs taxes, impôts et droits de timbre pour compenser partiellement la chute des recettes fiscales pétrolières budgétisées.

– un rééchelonnement de la dette fiscale des entreprises en difficulté.

– la rationalisation des dépenses des caisses de sécurité sociale et l’amélioration de la collecte des cotisations par l’encouragement des nouvelles affiliations.

– renforcement du contrôle des transferts en devises des entreprises étrangères.

La Loi de finances 2017 prévoit la réduction de la masse salariale de la fonction publique, à travers le non remplacement des départs à la retraite, et ce dans le cadre de la poursuite du gel de recrutement dans l’administration, à l’exception des secteurs de la santé et de la justice. Ces mesures en matière de recrutement dans la fonction publique ont démarré à la fin de l’année 2015. Le document ministériel portant sur le nouveau modèle de croissance (2016-2019) repose sur une « réduction sensible » du déficit du Trésor à l’horizon 2019 et notamment la maitrise de la masse salariale.

  • Maroc : Exonération de la TVA pendant 36 mois pour les entreprises créant de nouveaux projets

Le Maroc poursuit un programme de   réformes portant notamment sur :

-Le démantèlement progressif des aides financières sur les carburants et la libéralisation des prix à partir de décembre 2015.

– La poursuite de la libéralisation des services publics depuis 2012 (open sky, démonopolisation des Télécoms, de l’exploitation portuaire, du raffinage du pétrole, de la production électrique…).

– Promotion des PME, de l’auto-entreprenariat en particulier des jeunes diplômés (innovation et transfert de compétences à partir de l’étranger).

– depuis 2013, l’Etat a entamé un programme de renforcement de l’attractivité des IDE (conventions d’Investissements, assouplissement du régime de change et des procédures de dédouanement…).

La Loi de finances 2017 comprend des mesures en faveur des entreprises :

– l’exonération de l’impôt sur les sociétés durant cinq ans pour les entreprises industrielles nouvellement créées, l’amélioration et le soutien de l’intégration industrielle dans les zones franches et dans l’ensemble du territoire national.

– l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée pendant 36 mois pour les entreprises créant de nouveaux projets dans le cadre des accords d’investissement avec un montant dépassant 100 millions de dirhams.

– mesures fiscales pour promouvoir l’emploi des jeunes diplômés et la création et l’accompagnement des start-up.

  • Turquie : 68 milliards d’euros pour relancer le secteur privé

Face à l’intensification de la crise que connaît le pays, le gouvernement a mis en place certaines mesures telles que :

Relèvement du taux directeur de la Banque centrale turque de 50 points de base, en novembre 2016, pour tenter de calmer les inquiétudes inhérentes à l’érosion de la livre.

Annonce, en décembre 2016, de l’ouverture d’une ligne de crédit de 250 milliards de livres turques (68 milliards d’euros) pour relancer le secteur privé, touché de plein fouet par la crise.

  • Egypte : 12 Milliards du FMI pour redresser l’économie

Depuis novembre 2016, l’Egypte a conclu un accord avec le FMI d’un montant de 12 milliards de dollars portant sur un plan de redressement économique sur 3 ans.

Libéralisation du taux de change : Le 3 novembre, l’Egypte a décidé de laisser flotter sa monnaie et, depuis, le taux fixé auparavant à 8,8 livres pour un dollar est passé à 18 livres actuellement.

Meilleur ciblage des subventions : abandonner les subventions universelles au profit de programmes de transferts ciblés.

Accord en décembre 2016, avec la Chine portant sur l’échange de devises respectives d’une valeur de 18 milliards de yuans, environ 2,6 milliards de dollars, valable pour une période de 3 ans.

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A la fin de l’exercice 2016, selon l’INS (Institut National de la Statistique), l’indice des prix à la consommation familiale a dégagé une inflation de 4,2 % contre un taux de 4,1 % en 2015. L’inflation avait en fait connu un trend haussier depuis le début de l’année 2015, débutant à 3,5 % et terminant à 4,2 % en hausse, malgré le léger repli d’octobre dernier.

La hausse est due, selon l’INS, à la flambée de 3,2 % des prix du groupe alimentation à cause de la hausse des prix des fruits, de l’huile, des légumes et des poissons notamment, de 5,6 % du groupe habitation et même de 7,3% des chaussures. Entre juillet et décembre, période du nouveau gouvernement et du ministère Zied Laadhari, ce dernier n’aura pas réussi à maîtriser l’accordéon des prix et de l’inflation.

Côté prix à la vente pour le secteur industriel, sur un an selon les chiffres de l’INS, les prix de vente industriels augmentent de (+1,3%), selon l’INS. En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a progressé de (+1,3%) en glissement annuel. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de (+0,7%) et les prix des produits de l’industrie extractive de (+5,9%), du fait des augmentations des produits de l’extraction énergétique de (+7,5%) et des produits non énergétiques de (+1,3%).

En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a augmenté de (+0,3%) contre une baisse de (-0,1%) enregistrée en Octobre 2016. Les prix des produits de l’industrie extractive ont enregistré une augmentation de (+1,0%) et ceux des produits de l’industrie manufacturière de  (+0,7%). L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse  des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de (+0,4%) et de l’industrie chimique de (+0,6%). En revanche, une baisse de prix a été enregistrée pour les produits de l’industrie mécaniques et électriques de (-0,2%). Ministre, aussi, de l’Industrie, Zied Laadhari n’arrive toujours pas à courir plus vite que les prix, pour en endiguer le dérapage.

 

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Le Tunisien consomme de plus en plus depuis 5 ans au moins. Selon les derniers chiffres de l’INS (Institut National de la statistique), la moyenne de dépense familiale (une moyenne de 4 personnes par famille) par an 2010 était de 6.450 DT. En 2015, cette moyenne était de 15.561 DT, contre 11.286 DT cinq années auparavant. L’effet des augmentations salariales successives s’y ressent. Individuellement, c’est une moyenne de 3.871 DT par an et par personne, ce qui fait 10,5 DT par jour et par personne contre 7 DT en l’an 2010.

⦁ Moins de pain et plus de poulet

Dans cette dépense, les derniers chiffres de l’INS pointent une prépondérance de l’alimentation (28,9%) et de l’habitat (26,6%), les deux gouffres qui avalent plus de 51 % de la dépense familiale. Dans cette alimentation, les céréales prennent moins de place en 2015 par rapport à 2010 et donc moins de pain, mais plus de fruits et légumes, avec une préférence pour les viandes où la consommation augmente (32,5 Kg contre 29,8 Kg par an et par famille) pour les volailles, plus de produits laitiers et un peu plus de café et de thé.

⦁ La bouteille l’emporte sur le livre

Le transport est la 4ème source de dépense des familles, en hausse par rapport à 2010, suivi par l’habillement et les communications. Au bas de l’échelle, viennent l’alcool et le tabac. Mais là où il y a lieu de s’interroger, c’est la primauté que donne le consommateur tunisien à ce groupe de produits (alcool & tabac, 2,6 % des dépenses) par rapport à l’éducation. Cela pourrait s’expliquer par la gratuité de l’éducation en Tunisie, même pendant ce dernier quinquennat ; l’éducation se délocalise dans le privé. Mais ce peu de dépense se traduit aussi par l’avant-dernière place (1,1 % des dépenses familiales) pour la culture et cela impacte nécessairement le niveau d’éducation des Tunisiens, qui décaissent peu dans ce domaine et cherchent peu à l’améliorer.

Même si le chiffre de l’INS a fait dernièrement objet de beaucoup de polémiques, le taux national de pauvreté a été fixé à 15,2 % de la population en 2015 (1,693.968 million de Tunisiens) ; il est à noter que ce n’est pas toujours dans les gouvernorats les plus pauvres qu’on trouve les dépenses de consommation familiale les plus basses.

⦁ Les pauvres dépensent plus que les riches.

Il en est ainsi, par exemple, de la région de Kébilli. Avec une moyenne de dépense par an et par personne de 2.834 DT, ce gouvernorat est à la 19ème place dans le classement par région, juste avant Sidi Bouzid (23,1 % de pauvreté et 2.664 DT de dépense par personne), Kasserine, Béja, Le Kef et Kairouan (2.269 DT par an et par personne). Kébilli est pourtant la région où le taux de pauvreté est l’un des plus hauts (18,5 %) et dépasse même la moyenne nationale. Avec un taux de pauvreté de 21,1%, Mahdia a pourtant la 10ème plus hausse dépense du pays. Cela s’explique, peut-être, par la géographie de la région où le rural dépasse nettement le taux national.

Comme attendu, ce sont les régions du littoral et notamment le Grand Tunis, Monastir, Sfax, Nabeul et Sousse, où les dépenses familiales sont les plus importantes (une moyenne entre 5,8 mille DT et 4,8 mille DT par personne et par an) avec des taux de pauvreté généralement en-dessous de 10%. Mais là où le cliché «se casse la gueule», c’est le cas de Sousse, la 7ème plus grande dépense familiale, mais avec aussi un taux de pauvreté au-dessus de la moyenne nationale. Cela pourrait s’expliquer par les nouvelles ceintures de migration, notamment de Kairouan vers Sousse. Le cas le plus étonnant est celui du Grand Tunis où malgré ses ceintures de cités dortoirs et pauvres, le taux de pauvreté est le plus faible et les dépenses y sont les plus grandes.

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Le JT du 20 H de la chaîne France 2 du lundi 9 janvier 2017 a aussi mis en exergue la sèche réponse de l’Allemagne en réponse à une banderole brandie lors de la manifestation de dimanche dernier contre le retour des Djihadistes. S’adressant à Angela Merkel, le message est le suivant : « la Tunisie n’est pas la poubelle de l’Allemagne». L’Allemagne est soupçonnée d’utiliser l’aide en tant que moyen de pression sur le gouvernement tunisien pour accélérer les mouvements de rapatriement. Et la chaîne de faire réagir le ministre de l’Intérieur allemand, qui a affirmé que «c’est de la responsabilité de chaque pays de reprendre ses citoyens, qu’il les trouve à son goût ou non». Selon France 2, les «pays qui font preuve de mauvaise volonté pour recevoir leurs citoyens expulsés, pourraient perdre le bénéfice de l’aide au développement. C’est le cas Anis Amri qui a tout changé».

Et la chaîne publique française de faire noter que 27,2 % est le taux de réponse du gouvernement tunisien aux demandes de rapatriement des Tunisiens expulsés de France (contre 17,9 % pour le Bangladesh, 15,5 % pour l’Egypte et 4,3 % pour le Gabon), a indiqué hier soir la chaine France 2 dans son journal de 20H, où la chaîne a consacré une partie à cette question. Ce faisant, la chaîne française, même si elle ne l’a pas clairement dit, n’était pas loin de le laisser penser, en mettant l’accent sur le faible taux de réponse tunisien aux demandes françaises de rapatriement. La France emboitera-t-elle le pas à l’Allemagne ?

 

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«Ceux qui ne coopèrent pas suffisamment ne peuvent pas espérer bénéficier de notre aide au développement », a estimé le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, également président du parti social-démocrate, dans une interview accordée, le week-end dernier, au magazine Der Spiegel.

Manifestement, le vice-chancelier allemand parlait de la Tunisie, il y a quelques semaines, accusée de manque de coopération dans le dossier du rapatriement du terroriste tunisien auteur de l’attentat de Berlin et abattu par la suite en Italie.Une coopération qui ne semble pas encore, manifestement, s’installer entre la Tunisie et l’Allemagne, dont les ministres de la Justice et de l’Intérieur doivent prochainement se rencontrer.

Anticipant cette rencontre, le ministre allemand de la Justice, Heiko Maas, a affirmé dimanche dernier : «Je vais faire des propositions très concrètes afin d’élargir la possibilité de placement en rétention des personnes classées dangereuses en vue de leur expulsion».

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L’émission «Enquêtes exclusives» de la chaîne M6 a diffusé hier une enquête sur le beau-fils de l’ancien président tunisien, Sakher El Materi, depuis quelques années en asile politique aux Seychelles. On y voit notamment des images d’El Materi dans une mosquée de la ville faisant sa prière. Suit ensuite une courte interview surprise, puisque le reporter indique qu’il ne sait pas qu’il est filmé mais croirait qu’il parlait en off. Il y indique que «pour l’instant il habite avec sa famille, en attendant que ça se règle un petit peu» ce qui, en plus de l’information donnée par l’enquête que sa femme va dans un centre de remise en forme de l’île, démenti les informations selon lesquelles il serait divorcé. El Materi évoque ensuite la justice transitionnelle et plus précisément la réconciliation nationale et précise que «on a présenté un dossier et on est en négociation (…). C’est une bonne chose» et parle de «l’amalgame» fait lorsqu’il «y a un changement brusque» du régime et en l’absence d’un «procès équitable».

L’enquête fait ensuite parler le ministre seychellois de la santé sur la situation d’El Materi. «Monsieur El Materi n’a rien à répondre devant la justice seychelloise. Nous avons une grande sympathie pour le gouvernement tunisien, mais nous ne pouvons pas arrêter des personnes sans preuves et nous ne pouvons pas saisir ses biens sans preuves», indique Jean Paul Adam, ministre de la santé des îles Seychelles au reporter de l’émission d’enquête française.

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Selon des informations rapportées par le site mauritanien «mauriweb» et que nous n’avons pas encore pu confirmer en Tunisie, «la société BSA Télécommunication, membre du groupe BSA, propriété de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamatou, a porté plainte le 20 décembre dernier auprès du parquet de Nouakchott-Ouest» contre Tunisie Télécom, l’ancien DG de Mattel Mohamed Ali Sahli, l’actuel DG de cette entreprise Dominique Saint-Jean et les anciens PDG de TT, Mokhtar Mnakri et Nizar Bouguila.

Selon la même source, BSA aurait «subi un préjudice du fait des agissements illégaux de ces personnes, en particulier les comptes annuels truqués, les dividendes fictifs, les marchés douteux». L’entreprise mauritanienne «aurait demandé l’ouverture sans délai d’une enquête contre les personnes désignées et toute autre personne qui serait impliquée dans les malversations financières de Mattel».

Du plaignant, on sait qu’il est par ailleurs en procédure d’arbitrage avec TT auprès de la CCI pour l’obliger à racheter ses parts de Mattel après que le gouvernement tunisien a refusé une offre de rachat de l’opérateur mauritanien au prix d’évaluation général de l’entreprise par l’opérateur français qui avait fait l’offre.

Du plaignant aussi, on retrouve ce qu’ écrit l’encyclopédie Wikipédia et qui dit que «En 2013, plusieurs entreprises appartenant à Mohamed Ould Bouamatou sont soupçonnées par les autorités mauritaniennes de détournement fiscal. La Direction générale des impôts mauritanienne (DGI) menace de fermeture l’entreprise Bouamatou ciment pour « non payement d’impôts » et « fraude fiscale »2. En tout, trois de ses sociétés reçoivent des avis de redressement fiscal d’un montant total estimé à 10,3 millions d’euros, soit 4,3 milliards d’ouguiyas. Le 8 août 2015, il créé la Fondation pour l’égalité des chances en Afrique ce qui suscite une polémique5, cette opération étant considérée comme une tactique de sa part pour réapparaitre dans les sphères d’influence de Nouakchott en vue de la présidentielle de 2019».

Ce qui est certain, c’est que Mattel se redresse depuis quelques années et enregistre une hausse de 7 % de son chiffre d’affaires. Ce qui est encore plus certain, c’est que l’entreprise a besoin de sérénité pour soutenir cette vraie relance commerciale qu’elle connaît.

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Pour une fois, ce réseau social étant devenu en Tunisie le déversoir de tout ce qui n’est pas bon dans une société, nous allons partir de ce qui s’écrit sur fb sur ce sujet de l’éducation nationale, mais avec un choix des profils parlant de ce sujet.

Un sujet pourtant de portée civilisationnelle, mais qui fait depuis 2012 l’objet de tous les débats, plus bassement bas que voltigeant. Ceci, au moment où éclatent de nouveau des grèves, non plus pour des raisons syndicalement matérielles, mais désormais pour des raisons politiquement syndicalisées. En effet, le trublion syndicaliste Lassaad Yaacoubi, entré depuis dans une campagne électorale pour le poste de SG de l’UGTT, ne demande plus de l’argent qu’il avait déjà largement eu, mais carrément la tête du ministre de l’Education nationale Neji Jalloul.

Cette guerre entre ministre et syndicaliste, ce dernier la cristallise désormais autour du système éducatif et de l’école tunisienne, dont le ministre serait le mauvais porteur. Il ne fait pourtant aucun doute que ce que veut le syndicaliste, c’est le départ du ministre pour pouvoir le brandir en guise de trophée et faire-valoir de sa suprématie syndicale. Le sujet de l’éducation est pourtant un sujet de portée hautement culturelle, tant son poids est grand dans l’esquisse de l’avenir de tout un peuple et de toute une nation.

  • L’école tunisienne va mal et se dégrade

«L’école tunisienne va mal. Les enseignants souffrent. Les parents sont inquiets. L’état manque de ressources et surtout d’imagination. Les syndicats, plutôt que de chercher des solutions, deviennent un problème supplémentaire. Le niveau moyen des élèves est accablant. Les grèves ne changeront rien, ni même le fait de changer de ministre. Réduire le problème à un homme, c’est réduire le problème tout court. A mon sens, il faut que dans chaque lycée et chaque école instituer un conseil de parents qui viendra épauler l’administration et les enseignants, ouvrir la voie à des dons pour équiper l’école, inviter des compétences locales pour initier des activités, faire des conférences etc…Il faut surtout accompagner les élèves en difficultés, créer des clubs dans les lycées, lutter contre la drogue et la délinquance. Je suis pour que tous les élèves aient de l’école une vision positive et constructrice, qu’elle soit pour eux non seulement un espace d’apprentissage mais un environnement propice à leur développement personnel». C’est ce qu’en dit Soufiene Zribi, psychiatre de métier.

Ce à quoi Zineb Kamoun Damak, médecin de son état, répond que «je confirme que notre école va très mal. De par mon expérience avec mes deux aînées, la dégradation est décelable à la première expérience. En effet, ma fille en 4ème année primaire, lit mal et écrit très mal. J’ai même soupçonné les troubles de l’apprentissage. Pour cela j’ai consulté une orthophoniste et une pédagogue chevronnée. Et bien ma fille n’a rien d’anormal. Verdict : c’est le système. Je ne comprends plus rien ! En plus, elle est deuxième de sa classe avec 16,20 de moyenne. La première a 16,30. Si ma fille est deuxième avec ces lacunes alors quel est l’état scolaire des élèves suivants ? C’est vraiment bizarre !». Et de nouveau Dr Zribi qui confirme : « Vous n’êtes pas la seule à faire ce constat. J’ai des patients avec des gros troubles cognitifs avec des notes honorables … ». C’est presque ce que voudrait faire Jalloul, avec le retour des cantines ou l’office des œuvres scolaires ou encore le réaménagement du temps des cours pour donner plus d’espace à l’élève. Mais le personnel semble désormais prendre largement le pas sur le professionnel dans cette affaire «Yaacoubi-Jalloul».

Force est ici de dire, même si dans la tradition orale arabe, l’instituteur a presque rang de prophète, que le niveau des enseignants publics tunisiens est depuis quelques années si bas que les diplômes tunisiens en perdraient presque toute employabilité. Des enseignants, du primaire au secondaire, qui préfèrent les cours privés à la classe conventionnelle. Des enseignants dont la formation perd toujours du terrain et qui ne font pas leur MAJ. Des dizaines, sinon des centaines, d’enseignants intégrés après des années d’attente à ne rien faire. Des formateurs universitaires, comme pour le domaine du journalisme, qui n’ont presque jamais mis les pieds dans une rédaction ou qui n’ont, pas ou prou, fait du terrain. Et ce ne sont là que des exemples d’un secteur où l’éducation se perd, condamnant de fait toute perspective d’emploi dans un marché en continuelle transformation.

En face, et c’est l’autre volet de cette polémique, c’est Azza Cheikhrouhou qui estime que «NJ [Neji Jalloul] est là depuis 2014 : A-t-il contribué à la descente aux enfers de notre système éducatif ou se bat- il pour le sortir des ténèbres ?». Et de nouveau Dr Zribi intervient pour écrire que «que ce soit NJ ou monsieur X, toute réforme s’accompagnera de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Intégrer les parents c’est faire intervenir un tiers pour empêcher le combat de coqs entre un ministre et un syndicat».

  • Le «3 en 1» des «singes de la sagesse !»

NJ l’a-t-il lu ou entendu ? Ce qui est sûr, c’est que «YC» (Reprise en un style fb pour parler du chef du gouvernement Youssef Chahed), préfère jusqu’ici ne rien dire, ce qui renforcerait son ministre qui applique pourtant la politique du gouvernement et applique aussi ses directives.

Il faut ici noter que seul Mehdi Jomaa avait pu et su donner l’image d’un gouvernement solidaire qui ne lâche pas ses membres. Comme Essid, Chahed, fait la sourde oreille et ne délie pas sa langue, laissant son ministre seul face à l’ire du syndicat comme un punching-ball qui cristalliserait toute sa colère.

Ce n’est peut-être pas le cas, mais on croirait presque que YC prend ostentatoirement, en ces temps où les bruits d’un remaniement ministériel s’amplifient, la position des «trois singes de la sagesse» comme pour se donner une raison de démettre le ministre objet de toute les colères syndicales !

Chahed se planque, refuse de monter au front soutenir SON ministre et adopte ainsi le degré zéro de l’action publique, de la politique et de la communication. Mais YC n’en est pas à sa première avanie. Faisant ainsi, le chef du gouvernement tunisien, dont la posture des «3 singes» n’est pas aussi sage qu’il n’y paraît, refuse d’abord de défendre son propre programme, se fragilise par rapport à ses propres ministres et prête surtout le flanc au syndicat de l’UGTT, devenu depuis quelques années, le véritable parti d’opposition. Un parti qui ne dit pas son nom, mais dont le poids se ressent dans toute la politique économique et même dans les propres décisions régaliennes de Yousef Chahed. A vue d’œil et selon les observateurs, Chahed se «Essidise». N’a-t-il pas vu la dramatique fin de son ancien patron ?!

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Quand les Etats-Unis d’Amérique parlent, on les écoute. On aurait tort de bouder les annonces de la nation la plus puissante au monde. Alors on capte religieusement, surtout quand Washington s’adresse à la Tunisie, en difficulté sur tous les fronts depuis le fameux 14 janvier 2011 et qui attend que le pays de « l’oncle Sam » soit enfin au rendez-vous. C’est ce qui s’est passé hier jeudi 05 janvier 2017 au terme de la rencontre entre l’ambassadeur des Etats-Unis à Tunis, Daniel Rubinstein et le ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia.

La Tunisie a eu sa dose en matière d’hommage à la transition démocratique, au chemin parcouru dans la consolidation des valeurs de dialogue, de modération. On a également eu une tirade sur ”l’attachement de la Tunisie à l’unité nationale » qui « ne manquera pas de renforcer ses capacités anti-terroristes“, dixit un communiqué du ministère. On a également eu des assurances sur le partenariat entre les deux nations, notamment dans la propagation de la culture des droits de l’Homme, le renfoncement de l’action de la société civile et l’échange d’expertises pour combattre l’extrémisme, dit le même texte. Tout ça c’est très bien car sans cela point de salut pour une société, mais quid de l’économie ? De l’aide financière ? Pas un traitre mot là-dessus. Alors que comme tout le monde le sait, la Tunisie tire le diable par la queue en ce moment et a désespérément besoin d’être perfusé – en termes de dons, financements, investissements. C’était d’ailleurs tout le sens de la rencontre « Tunisia 2020 », qui a ameuté les investisseurs du monde entier, tous sauf les Américains…

Le problème de la Tunisie avec les USA, ce sont les rendez-vous manqués. Il y en a eu tellement. Washington, qui n’est pas avare quand il s’agit de faire des déclarations de soutien à la jeune démocratie tunisienne, se manifeste très peu sur le terrain. Ce fut le cas lors de la Conférence internationale sur l’investissement, les 29 et 30 novembre 2016. Personne n’a pas pu passer à côté de la maigrichonne délégation envoyée par les Etats-Unis. Pourtant le président tunisien, Béji Caid Essebsi, a fait ce qu’il fallait pour convaincre les Américains qu’il fallait absolument réserver son billet pour Tunis. D’ailleurs le vibrant appel de BCE lors du Forum économique afro-américain, en septembre 2016, a fait tellement son effet que le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a lancé, avec des trémolos dans la voix, un franc « Je vous revois tous en Tunisie ». On avait toutes les raisons d’y croire à ce moment là puisqu’il y avait un parterre de 200 entreprises américaines au forum de New York, de quoi donner un coup de fouet à toute l’économie tunisienne. Mais voilà, à l’arrivée ni Kerry ni ces grosses entreprises américaines ne sont venus à Tunis. Washington pourra toujours arguer que le pays était déjà dans une période de transition politique, puisque le camp démocrate, contre toute attente, a été battu à plate couture par les républicains à la présidentielle du 08 novembre 2016 et que l’heure n’était sans doute pas à des engagements économiques du côté de la Tunisie, mais tout de même quelques promesses, fermes ou pas, auraient été les bienvenues. Finalement c’est l’Union européenne qui s’y est collée. L’Europe, encore et toujours, même si on attend de voir la couleur de cet argent promis à grand renfort d’envolées lyriques sur le berceau du printemps arabe.

Des raisons d’espérer…

Donald Trump, qui va officiellement prendre les rênes des Etats-Unis ce 20 janvier, a tout de même émis des signaux positifs en direction des Tunisiens, qui ont craint à un moment de faire les frais de leur penchant pour l’adversaire du républicain, la démocrate Hillary Clinton. Son conseiller pour les affaires arabes, Walid Phares, a donné des gages dans ce sens. Finalement, Trump ne va pas punir la Tunisie, il se dit même que la nouvelle administration américaine va miser sur la Tunisie, la maintenir à flot pour en faire un rempart contre le terrorisme dans la région. On verra si Trump va aller au-delà de l’aspect purement sécuritaire, auquel s’arcboute obstinément l’administration Obama.
Mais Phares avertit : La Tunisie devra montrer patte blanche et donner la preuve de sa détermination à venir à bout du péril terroriste pour entrer dans les bonnes grâces du nouvel homme fort des USA. La Tunisie, qui a la réputation, hélas, d’être le plus grand pourvoyeur de djihadistes dans le monde et dont l’image vient d’être ternie davantage par l’attentat de Berlin (Allemagne), après le carnage de Nice (France), a du pain sur la planche !

Le voisin égyptien a beaucoup moins de souci à se faire, lui dont le président, Abdel Fattah Al-Sissi, a eu l’incroyable flair de recevoir Donald Trump au forum de New York, alors qu’à l’époque tout le monde, dont Essebsi, malheureusement pour la Tunisie, boudait le candidat à la présidentielle, pariant sur sa cuisante défaite face au rouleau compresseur des Clinton. On connait la suite. Al-Sissi a bétonné sa petite affaire en étant l’un des premiers chefs d’Etat à féliciter Trump après sa surprenante victoire. Mais la relation entre Trump et Al-Sissi est surtout basée sur une communauté de vues dans le traitement des islamistes. Les deux hommes sont sur la même ligne : pas de compromis avec les islamistes, de quelque bord qu’ils soient. De ce point de vue le président égyptien a montré de quoi il était capable. Le traitement qu’il réserve aux islamistes a même ému des organisations de défense des droits de l’Homme dans le monde. Mais il n’en a cure et reste droit dans ses bottes, et c’est justement ce qu’aime Trump. L’exécutif tunisien est loin d’avoir l’intransigeance égyptienne en la matière. Il sera mis à l’épreuve avec le retour massif des Tunisiens partis guerroyer en Orient, au nom d’une idée dévoyée de l’islam. De cela dépendra aussi la crédibilité de la Tunisie aux yeux de la nouvelle administration américaine. Le pays du jasmin n’a pas intérêt à se louper…

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La Commission européenne a lancé une consultation publique afin de permettre à toutes les parties intéressées de présenter leurs vues sur la réforme de l’actuel accord d’association avec la Tunisie, qui prendra fin le 22 février. Les textes initiaux pour la négociation d’un accord de libre-échange sont divisés en 11 domaines, dont l’un consacré aux produits agricoles.

Selon le document de base de la proposition de l’UE sur le commerce des produits agricoles, des produits agricoles transformés et des produits de la pêche, les principaux points à négocier sont :

1. La liste des produits sensibles.
2. Le traitement des produits sensibles (par exemple, l’établissement de contingents tarifaires).
3. Les volumes des contingents tarifaires pour les produits sensibles.
4. Les calendriers de déclassement, les périodes de transition pour la Tunisie et le taux d’augmentation des contingents tarifaires.
5. L’ajustement du régime des prix d’entrée.

Le chapitre sur le commerce agricole de la proposition de la Commission européenne comprend également d’autres points, tels que:

1. Liste négative. « En ce qui concerne la libéralisation des droits de douane sur les produits agricoles, les produits de la pêche, les produits agricoles et les produits transformés, les deux parties se déclarent disposées à assurer une libéralisation substantielle, à quelques exceptions près de chaque côté. Une « liste négative » sera appliquée. Cette liste ne couvrira que les produits sensibles non libéralisés, qui nécessitent un traitement spécifique.  »

2. Mesures non tarifaires. Les deux parties conviennent de négocier des mesures non tarifaires dans le secteur agroalimentaire; À savoir les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que les obstacles techniques au commerce.

Les exportations espagnoles de fruits et légumes frais vers la Tunisie en 2015 se sont élevées à 4 933 tonnes pour 3,8 millions d’euros, selon les données de la Direction des douanes et taxes spéciales de l’Agence fiscale, traitées par la FEPEX. Les principaux produits exportés par l’Espagne sont l’oignon et l’ail. Les exportations d’oignons en 2015 se sont élevées à 2 861 tonnes pour une valeur de 666 495 euros et les livraisons d’ail ont totalisé 1,988 tonnes, soit 2,9 millions d’euros.

La croissance des exportations espagnoles de fruits et légumes frais vers la Tunisie a été remarquable au cours des cinq dernières années, passant de 845 tonnes en 2011 à 4 933 tonnes en 2015. Entre-temps, la valeur est passée de 1,2 million d’euros en 2011 à 3,8 millions d’euros en 2015 .

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