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Tunisien

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Le voyage du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à Tataouine était une gageure et une aventure dont l’issue n’était pas assurée. Au vu du degré de tension dans la région, toute autre personnalité politique aurait essuyé les mêmes réactions que lui. Ce qui était déjà arrivé au ministre de l’Emploi, à Tataouine toujours, en est la preuve.
Force est donc, à ce titre, de rendre hommage à Youssef Chahed pour avoir maintenu cette visite, malgré les risques dont son équipe lui a certainement parlé.

Accompagné de 11 ministres et secrétaires d’État, Chahed s’est rendu jeudi 27 avril 2017 à Tataouine, une région du Sud tunisien depuis quelques semaines secouée par des manifestations qui revendiquaient, faussement, l’emploi et le développement.
Arrivé avec quelques «cadeaux dans les mains », comme «fuité» dans quelques sites, le chef du gouvernement tunisien a annoncé, lors de cette visite, pas moins de 64 mesures. On y trouve le financement de 670 petits projets et 150 autres au profit de la femme, l’élargissement de l’intervention de la Banque de solidarité pour financer les projets agricoles, la création d’un complexe pour l’emploi et le travail indépendant et le recrutement de 500 agents dans la société de l’environnement, une structure fabriquée de toutes pièces pour absorber le «chômage».

Tout cela n’a pas suffi à calmer l’ire de certains habitants. Déjà dans le bureau du Gouverneur, que les habitants ont refusé d’entendre et chahuté lors de sa réunion, certains demandaient «la part de la région dans nos ressources pétrolières». Une demande qui en disait déjà long sur les véritables raisons des mouvements sociaux.
Fortement remontée par des partis et des parties contre l’autorité de l’Etat, la population du Sud a fini par ériger le pétrole transformé en «raisin de la colère». C’est aussi, faut-il encore le rappeler, une région qui a toujours vécu, depuis la fin du règne de Bourguiba et sous le regard mi-vigilant, mi-bienveillant, de contrebande et de marché parallèle.

A sa sortie du gouvernorat, Chahed essuie des «Dégage» et des «ton train a sifflé», et son cortège s’ébranle dans la précipitation en dehors du siège de policiers fait autour du siège du Gouvernorat. Ça, ce sont les faits. Décryptage :

⦁ Qui sème le laxisme, récolte le «Dégage»
Comme pour son prédécesseur, longtemps Chahed avait été mis en garde contre les signes récurrents de perte de l’autorité de l’Etat, qui n’avaient cessé, depuis août dernier, de jalonner son parcours de chef de gouvernement. Chahed recevra le premier coup de Boomerang en pleine figure dès le lendemain de son discours d’investiture. Le 26 août 2016, il disait devant les députés : «nous agirons, avec détermination et fermeté pour faire face à tous les Sit-in illégaux et à toutes les grèves irrégulières». Dès le lendemain, il fera face à de tels mouvements et il oubliera d’être «ferme et déterminé». Les arrêts de travail, les grèves de tous genres et de toutes les catégories de population se multiplieront, sans que son gouvernement n’aille jusqu’au bout de sa logique de fermeté et malgré le départ de plus d’un investisseur. Des citoyens perturbent le travail des employés du phosphate et du pétrole. A Kerkennah, les révoltés seront même assurés de ne jamais être poursuivis. A Tataouine dernièrement, des citoyens prennent d’assaut les concessions, arrêtent les camions de transport d’hydrocarbures, coupent l’eau, sans être inquiétés. Laxisme aussi envers les contrebandiers qu’il a plusieurs fois dit connaitre et même répété que plusieurs têtes tomberont. La Tunisie attend toujours de voir tomber autre chose que les têtes des sous-fifres et des petites mains. Des juges, des instituteurs et d’autres métiers font des grèves illégales sans que les lois ne leur soient appliquées. Des partis restent hermétiques à toutes les demandes d’informations à propos de leurs ressources financières ou brandissent carrément des slogans appelant à l’instauration du Califat, sans que les lois en vigueur ne leur soient appliquées. Des Tunisiens s’attaquent aux représentants de l’Etat lorsque l’un des leurs est arrêté pour trafic ou pour désobéissance aux lois et s’en sortent aux moindres coûts.

⦁ Le goût amer d’un «Dégage»
Tout au long des sept dernières années, d’une démocratie qui rime de plus en plus avec impunité et laisser-faire, laisser-aller, dans presque tous les domaines, l’insolence vis-à-vis de tout signe de l’autorité de l’Etat est devenue de mise. Il n’était donc plus étonnant de voir Tataouine, laissée sous l’influence de partis ou de parties que tout le monde dit connaître et personne n’ose pointer du doigt, défier effrontément le représentant de l’autorité de l’Etat et l’accueillir avec des mots tels que «Dégage» ou «ton train a sifflé», et l’obliger à quitter précipitamment les lieux. Tataouine où ces partis et parties ont impunément développé la haine à l’encontre de toute autorité lorsque ses contrebandiers ne peuvent pas l’acheter et l’affront contre les symboles de cet Etat dont, pendant des années, d’autres l’ont convaincu qu’il a spolié leur région à la faveur d’autres régions.

Chahed qui a refusé d’opter pour une politique, sociale et économique, de la «main de fer dans un gant de velours» pour gérer un pays devenu ingouvernable et dont les ministres même ont donné raison à des revendications qui n’ont rien de social a goûté ce jeudi 27 avril 2017 à l’amer goût de la perte d’autorité de l’Etat. Un Etat dont on ne le laisse toujours pas être le chef de gouvernement, respecté et digne de la confiance qui lui permettrait, non pas d’arroser le désert avec des projets qui n’apporteront jamais le «Développement» instantané faussement revendiqué, mais de faire simplement le travail pour lequel il avait été désigné et le programme pour lequel il avait même été ovationné en août dernier !

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Elle a nié l’avoir dit. Voici pourtant, textuellement, ce qu’elle avait déclaré lundi 17 avril 2017, sur les ondes de la radio privée Express Fm. «C’est vrai que, dans le cadre de nos négociations avec le FMI, il y a tout un chapitre relatif à la politique financière. Le 1er objectif est que l’inflation reste à des niveaux raisonnables. La seconde question est la valeur du Dinar (…). Il est prévu, selon les propositions du FMI, que la BCT diminue ses interventions, pour laisser glisser le Dinar et qu’il diminue graduellement pour éviter qu’on soit amené à une dévaluation brutale. Actuellement, nous ne prévoyons pas une dévaluation brutale. Il se peut que la BCT diminue ses interventions pour laisser diminuer graduellement la valeur du Dinar, c’est-à-dire un glissement progressif (…). La ministre dit ainsi, clairement, que la politique de lissage du Dinar est une proposition du FMI, ce que réfute Jihad Azour du FMI justement.
Interrogée ensuite par Wassim Belarbi sur une possibilité, même théorique, d’un Euro à 3 DT, la ministre répond que (Ndlr : Timing exact de 30’53’’ de l’interview qui a duré 33’27 selon le Podcast mise en ligne par Express FM) «c’est en effet ce que disent les experts. Il y a même quelques études du FMI qui disent, même si ce n’est pas dans la conjoncture actuelle qui s’est légèrement améliorée, mais dans des périodes antérieures, que l’Euro à 3 DT est la situation normale de l’économie car la valeur du Dinar est le reflet de la situation économique». Le mot est dit. Pas en présence d’un conclave d’experts ou de spécialistes du change, mais dans une radio grand-public et à une heure de grande écoute. Le grand public l’a certainement mal interprété, mais il fallait peut-être tenir compte de tout cela et nuancer ou préciser les propos. Or la ministre s’était déjà envolée, dès le lendemain, vers Washington pour achever les négociations avec le FMI.

⦁ Chronique d’une chute malintentionnée
C’est en fait, en confirmant, certainement de manière involontaire, cette hypothèse de l’Euro = 3 DT en citant des études du FMI à l’appui que la ministre a donné le top départ aux anticipations des opérateurs économiques, sur un marché où la devise était déjà en état de petite sécheresse. Et ce sont ces anticipations qui flamberont le prix du Dinar.

En effet, selon les données de la BCT, le Dinar était à 2,48 ou 2,49 durant la période allant du 11 au 14 avril 2017. Le lundi d’après, une journée avant la fameuse interview de la ministre sur les ondes d’Express FM, le Dinar s’échangeait à 2,5087 euros. Le jour même de l’interview, il était à 2,5667 euros.
Les effets de l’anticipation des opérateurs n’étant jamais immédiats, ce n’est qu’un jour après, c’est-à-dire le 20 avril 2017, que les choses s’accélèrent. En effet, le jeudi 20 avril, le Dinar s’échangeait ce jour à 2,5949 euros en interbancaire. Le vendredi 21, il était à 2,6939 euros et s’ébranlait déjà. Le samedi 22 et le dimanche 23 avril, le marché est fermé, ce qui explique que le lundi 24 avril la polémique autour du taux de change du Dinar était à son comble et le Dinar s’échangeait à 2,6102 euros. Le 25 avril, la BCT injecte 100 MUSD, ponctionnés sur la réserve nationale en devises, sur le marché du change pour lisser la baisse du prix du Dinar qui reste ainsi à 2,6102 et s’y stabilise le lendemain. Voici par ailleurs, une idée sur le change du DT, sur des sites étrangers au courant de la période du 17 au 26 avril 2017 (Source : FxexchangeRate.com)

A son arrivée à Tunis, la ministre organise un point de presse restreint, où elle affirme ceci : «je n’ai pas déclaré que la véritable valeur de l’Euro est de 3 DT», contrairement à ce que tout un chacun peut toujours entendre dans le podcast d’Express FM.
En 4ème point de ce communiqué, la ministre jette l’opprobre sur «les corrompus et les contrebandiers», que la réussite des réformes du gouvernement «dérange jusqu’à éloigner le sommeil de leurs yeux», ainsi que sur «ceux qui profitent, injustement, de la situation actuelle» et qui «s’opposent à ces réformes». Piquée au vif par les appels à sa démission et l’intox de sa fuite parus sur quelques Blogs, elle s’attaque ensuite pourtant à la presse qu’elle prend pour un ânon, en fustigeant «l’intense campagne de presse, qui a détourné mes propos, sur la presse et les réseaux sociaux et dont je conclue qu’elle était fausse et orchestrée, dans le but de perturber le rythme accéléré des réformes entreprises par le ministère et le gouvernement en général». Et de terminer qu’elle était «sûre que ces campagnes de dénigrement allaient avoir lieu». No Comment Mme la ministre. Vos propos d’une ministre d’un gouvernement qui n’en est pas à sa première bourde médiatique en disaient déjà assez !

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Jamais déclaration de ministre n’aura eu un effet aussi direct, instantané et néfaste sur l’économie et les finances de la Tunisie que celle de la ministre des Finances concernant le comportement de la devise tunisienne, sa dépréciation ou sa dévaluation.

Le premier effet direct de l’accélération de la décente aux enfers du Dinar tunisien sera visible sur le stock de la dette qui augmentera et risquerait même de devenir intenable. «Une grande partie de la détérioration du ratio du taux d’endettement est due au gonflement automatique du stock de la dette, ce qui compliquerait davantage le redressement de dette », a indiqué le ministre conseiller Taoufik Rajhi à Africanmanager. Mais pas que cela. «Le glissement du dinar est néfaste aussi pour le budget en ce qui concerne la facture énergétique surtout en l’absence de l’application de la règle d’ajustement automatique», précisait encore le ministre conseiller. Et d’une manière générale, l’impact sur le budget sera visible, surtout dans la prochaine loi de finances complémentaire qui deviendra nécessaire. «Cela se traduirait par un gonflement du montant emprunté en dinar, ce qui réduirait marginalement l’usage du montant emprunté ou le besoin réel en dinar puisque le budget a été cadré avec l’hypothèse d’un taux de change de 2.25 contre le dollar», expliquait encore Rajhi.

  • Le coût de 10 mots

On pourra dire que cette dépréciation (A fin mars le euro était à 2,53 dinars. Samedi dernier, il montait à 2,69833 dinars et à 2,69860 le dimanche), due plus à une anticipation des opérateurs qu’à un nouvel évènement économique qui en aurait accéléré la détérioration, mais les effets seront plus ostensibles à l’intérieur qu’à l’extérieur. La Tunisie ayant une industrie de transformation, les coûts de production vont augmenter et les prix de vente en local aussi. Certains industriels ont déjà leurs calculettes en main et font les comptes da «la douloureuse» qu’ils vont devoir payer pour leurs commandes à terme. D’autres, comme les hôteliers liés par des contrats d’allotement, voient déjà fondre leurs recettes comme neige au soleil de la prochaine saison touristique qui s’annonçait pourtant sous de bons auspices. Même le marché parallèle qu’adorent les Tunisiens, où tout est importé, devrait voir ses prix augmenter. C’est ce qu’on appelle l’inflation importée. Des sociétés, comme la CPG (Phosphate de Gafsa) et un grand nombre de groupes privés, vendront peut-être plus, mais toujours moins cher. Résultat des courses, ceux qui ont soumissionné à des marchés risquent de devoir retirer leurs offres, et ceux qui ont reçu leurs bons de commande ou signé des contrats risquent d’y laisser des plumes. En définitive, c’est la phrase de ministre (Le Dinar va glisser petit à petit vers 3 dinars l’euro) qui coûtera le plus cher dans l’histoire de la Tunisie !

Tirant les conclusions de cette bourde médiatique tuante de sa ministre qui aura coûté pour le moment une hausse de 4 points de la dette du pays selon les spécialistes, le chef du gouvernement tunisien a déjà annoncé, depuis Sfax où il était en visite, de prochaines restrictions au niveau des importations. Toute tentative de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) de soutenir le Dinar pour en faire remonter les cours par des opérations de rachat, étant plus coûteuse que rentable, le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) semble ainsi s’orienter vers une nouvelle politique de restrictions économiques. Un choix douloureux, mais certainement plus charitable pour l’économie du pays. La seule thérapie possible devra être de choc.

  • Les biens de consommation en point de mire

La demande de rationalisation des importations n’est pas nouvelle en Tunisie. Il y a au moins 3 ans que la BCT en parle, même si ce n’est pas de manière directe. Au terme des 3 premiers mois 2017, les importations tunisiennes ou de produits de consommation ont totalisé 1640,9 MDT. Une année auparavant, ce n’était que 1469,2 MDT. Des chiffres et une évolution qui inquiètent. Mais il y a plus intriguant. L’exemple des importations de produits énergétiques (1423,1 MDT en 3 mois 2017 sans compter la contrebande), en hausse de presque 60 %, sans que cela se traduise en hausse de production.

C’est en tout cas cette ligne des produits de consommation que les experts (les véritables), conseillent de rationaliser et même carrément de suspendre, au moins jusqu’à la fin de l’année.

D’autres économistes vont plus loin et proposent de limiter les importations à 5 catégories de marchandises. Il s’agit des matières premières pour l’industrie, les biens d’équipement, les pièces de rechange, les médicaments et les céréales.

Tout cela nécessitera d’en informer officiellement l’OMC qui ne saurait refuser ce à quoi a droit chacun de ses membres. Il s’agira aussi de mettre en veilleuse les conventions de libre-échange comme avec celle conclue avec la Turquie en attendant de la revoir. Et enfin de discuter avec les principaux partenaires commerciaux comme la France ou l’Allemagne et l’Italie qui comprendront certainement l’urgence de la situation. Il s’agira en même temps surtout, de n’autoriser le financement que pour l’importation des matières premières et semi-produits, les biens d’équipement et pour la maintenance. En effet, l’importation des produits d’équipement et produits intermédiaires notamment, ne doivent pas être touchés car en lien direct avec la production et l’exportation.

Mais le ministère du Commerce et les services de la Douane devront surtout serrer les mailles du filet à l’entrée des frontières, terrestres, maritimes et aériennes. Mais aussi passer au crible les conteneurs et les valises des voyageurs venant de Chine, de Turquie et d’autres destinations connues pour le commerce de valises, faire fonctionner les scanners à conteneurs en gardant un œil sur certains douaniers. Il faudra encore que les Gouverneurs s’activent pour nettoyer les rues des villes du commerce «parallèle au parallèle déjà installé dans certains Souks. Tout cela, le temps d’un semestre. Ce n’est pas trop pour sauver toute une économie.

  • Vous voulez des solutions ? En voilà une esquisse

Reste à savoir jusqu’où ira Youssef Chahed dans cette nouvelle politique de restriction des importations qu’il a annoncée à Sfax. Reste aussi, pour que tous ceux qu’il va priver aient confiance en lui, qu’il commence à réduire le train de vie son administration, en frais divers (Déplacements, véhicules, bons d’essence, titres de voyage etc..). Il faudrait peut-être aussi, qu’il aille voir le Mufti et se fasse aider par Ennahdha pour annoncer une année sans pèlerinage. Qu’il décide également de ne pas importer des moutons pour l’Aïd. Qu’il discute avec les agences de voyage pour diminuer les voyages organisés à l’étranger le temps d’un semestre, qu’il accélère le lancement de l’emprunt en devises auprès des TRE (Tunisiens résidant à l’étranger) proposée par la BAT (Banque d’Affaires de Tunisie). Il faudra aussi et surtout qu’il parle à la population de tout cela, non pas à travers les médias, mais directement, sur les places publiques et dans les quartiers, de Sfax, de Tunis et d’ailleurs qui lui ont dernièrement témoigné une sympathie qu’il devrait mettre maintenant à profit. C’est à ces seules conditions que ceux qu’il va priver de leur confort quotidien et de leurs gains, adopteront les mesures douloureuses qu’il pourrait annoncer !

 

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D’après correspondant de Shems fm à Idleb

Mohammad Habib Boussadoun al Tunisi, qui était l’un des chefs d’Al Qaïda en Syrie, a été tué par l’aviation américaine près d’Idlib, annonce le Pentagone dans un communiqué diffusé jeudi 19 janvier 2017.

Ce Tunisien était impliqué dans l’organisation des « opérations extérieures » et dans des « projets d’attentats contre des cibles occidentales », a ajouté la même source.

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Un Tunisien résidant en Allemagne et qui avait été arrêté depuis mercredi dernier par les autorités vient d’être libéré. Il était suspecté d’être en contact avec Anis Amri, l’auteur de l’attentat au camion-bélier de Berlin, rapportent les médias allemands.

On rappelle que l’attentat a fait douze morts et plus de cinquante blessés sur un marché de Noël à Berlin, le 19 décembre 2016.

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Le brouillard autour du ressortissant tunisien, Anis Amri, soupçonné d’avoir trempé dans l’attentat de Berlin, lundi 19 décembre 2016 dans la soirée (12 morts), commence à se dissiper. Le correspondant de France 24 en Allemagne a déclaré que le suspect aurait été fiché en tant que proche des milieux salafistes, qu’il aurait déjà séjourné en prison en Allemagne, qu’il allait être extradé, mais que la procédure aurait été suspendue après que les autorités tunisiennes ont affirmé qu’il n’était pas tunisien et qu’il ne pouvait par conséquent être rapatrié en Tunisie…

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Qu’en est-il de l’état d’avancement des travaux du  programme spécifique des logements sociaux

 » Aujourd’hui, le Tunisien a la volonté et le besoin d’acheter un logement, mais il en est incapable, soit en raison de l’impossibilité de fournir l’autofinancement exigé par les banques pour l’octroi des crédits-immobiliers ou vu la faiblesse de son salaire », a indiqué à l’agence TAP Fawzi Ayadi, le réalisateur du guide de l’immobilier en Tunisie, lors de l’ouverture du salon annuel « Soukna Expo » ( 6 -9 octobre 2016), au siège de l’UTICA, à Tunis.
Et d’ajouter que « depuis quatre ans, le marché de l’immobilier tunisien enregistre une stagnation des opérations de ventes, à cause de l’affaiblissement du pouvoir d’achat du citoyen par rapport aux prix des logements, qui sont relativement chers « .
« Le prix le plus bas varie entre 1200dt et 1300 dt le mètre carré. Un appartement (S+2) situé dans une zone loin du Grand Tunis coûte 120 mille dinars, « , a-t-il précisé .
Ayadi a appelé à une harmonisation entre l’offre et la demande pour dynamiser le marché de l’immobilier en Tunisie. Ainsi les banques sont appelées à faciliter les procédures d’obtention de crédits-logements et l’Etat devrait instituer des incitations au profit du citoyen, citant, à cet égard, l’initiative lancée, récemment, par le chef du gouvernement Youssef Chahed relative à nouveau programme du premier logement. En outre, les promoteurs doivent baissent les prix de vente ou bien créer d’autres alternatives de financement, telles que des facilités à offrir aux clients ou l’adoption de la formule location – vente), a-t-il suggéré.
D’après les professionnels participant au salon « Soukna Expo » qui regroupe une trentaine d’exposants, les ventes sur le marché de l’immobilier sont en régression, comme le fait remarquer Meriem Ben Jdidia architecte dans une société de promotion immobilière privée.
 » La vente sur le marché immobilier est catastrophique… pas de demande de la part des citoyens, en dépit d’une stagnation des prix des logements enregistrée depuis une année  »
 » Certes les prix des logements sont chers mais cela est dû à un accroissement du coût de la main d’œuvre et des matières premières… et en contrepartie, on constate une stabilité du revenu du citoyen par rapport à cette cherté « , a relevé Isam Sahbani ingénieur en génie civil dans une agence de promotion immobilière privée.
D’autres exposants contactés pensent que l’exigence des banques de fournir l’autofinancement qui est l’équivalent de 20% du prix du logement est le principal obstacle auquel le client fait face, d’où le recul des ventes sur le marché immobilier.
Jihen Ben Mrad, chargée de la clientèle dans une banque islamique, a confirmé ces dires, expliquant que  » le souci majeur du citoyen qui veut bénéficier d’un crédit -immobilier est l’autofinancement « .
« Sur le marché de l’immobilier, la moyenne des prix oscille entre120 md et 150 md, ce qui revient à un autofinancement de 30 md (20% du prix de logement)…, montant difficile à fournir pour un fonctionnaire touchant un salaire mensuel d’une moyenne de 1000 dinars « , a-t-elle poursuivi.
La banquière a proposé de réduire le pourcentage de 20% à 10% ou alors de fixer un montant d’autofinancement fixe.
Pour sa part le chef de cabinet du ministre de l’équipement Khaled Dridi a indiqué que l’initiative du chef du gouvernement relative au programme du premier logement sera lancée avant fin 2016.
Ce programme, a-t-il dit, permettra à une catégorie de citoyens de bénéficier de la partie de l’autofinancement (20% du coût de logement), accordée par l’Etat, pour les crédits -logements de 150 md.
Cette facilité est accordée aux personnes dont le revenu brut oscille entre 1700 dinars et 3000 dinars et à des conditions privilégiées, soit une période de remboursement de 12 ans avec une période de grâce de 5 ans.
Oumayma Maghrebi, directrice dans une société de promotion immobilière relevant du secteur public a affirmé que cette initiative est bonne, même si le nombre des logements coûtant 150 md est réduit.
La responsable a fait savoir que la chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, organisatrice de « Soukna Expo », a proposé au ministère d’augmenter le prix de logement fixé dans le cadre dudit programme à 200 mille dinars.

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La valeur du Dinar tunisien (DT) n’arrête pas de s’effriter et le DT perd du terrain face aux devises, européenne et américaine, et même devant d’autres monnaies étrangères. Entre 2010 et 2015, le Dinar tunisien a perdu 14,8 % de sa valeur par rapport à la monnaie européenne (euro) et 36,9 % de sa valeur par rapport au Dollar américain (USD), 2,5 % de sa valeur face au Yen japonais et 3 % face à la monnaie marocaine Dirham.

Le DT se déprécie à pas presque de géant. En 2010, un euro valait 1,897 DT. Quatre années plus tard, en 2015, il fallait 2,177 DT pour avoir un euro. En août dernier, il faut 2,469 DT pour acheter un euro. Entre juillet et août 2016, le DT a perdu 0,7 % et de décembre 2015 à août dernier, la perte de valeur du DT a été estimée à 11,9 %.

Et c’est presque la même débandade face à la monnaie américaine. En 2010, le billet vert valait 1,433 DT. En 2015, il fallait presque deux DT pour avoir un Dollar. Janvier 2016 dépassait la barre fatidique de 2 DT (2,044) et 2,202 DT à fin août dernier. En un seul mois (de juillet à août dernier), le DT perdait 0,8 % de sa valeur face au USD. Entre la fin 2015 et août, c’est 8,6 % que perdait le DT, selon une note de conjoncture du ministère des Finances.

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Cette descente aux enfers du Dinar tunisien traduit en fait, selon les économistes et experts tunisiens, la détérioration de l’économie tunisienne et la crise structurelle qu’elle traverse depuis 2010. Une économie où tous les clignotants sont au rouge. Beaucoup de voix se sont alors élevées pour demander pourquoi la Banque Centrale de Tunisie n’intervient pas pour relever le taux de change et redonner des couleurs à la monnaie locale face au panier de monnaies des pays partenaires.

Africanmanager a posé la question au Gouverneur Chedli Ayari. «Pour un Gouverneur de la BCT, il est impossible à la fois d’assurer un stock de devises confortable et un taux de change stable» explique le Gouverneur, avant d’indiquer que «si on penche pour la stabilité du change, dans une conjoncture où la demande est plus forte que l’offre pour cause de baisse de l’exportation et de crise du tourisme, il faudra vendre la devise dont nous disposons pour stabiliser le taux de change du Dinar. Et si je le fais, nous devenons incapables de couvrir nos importations».

Le dilemme réside dans le choix de la priorité à engager. Un choix qui semble cependant avoir déjà été  fait, certes après un essai négatif, par l’Institut d’émission. Et son Gouverneur d’expliquer que «claquer des sommes énormes à jouer le Broker contre le marché pour gagner quelques petits pourcentages d’une stabilité qui reste éphémère » est impossible «car nous luttons contre les anticipations négatives des opérateurs». Et Chedli Ayari de dévoiler même que «nous avons joué à ce jeu,  nous avons injecté 4 Milliards DT, depuis le début et tout au long de 2016, sur le marché de change sans aucun effet». Cela confirme, si besoin est et comme c’est reconnu par tous les experts et économistes, que la crise économique en Tunisie est désormais structurelle. Aux grands maux les grands remèdes ?!

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Chapeau : En association avec un trio italien, un Tuniso-américain de 29 ans, Aymen Ghali, a ouvert, la semaine dernière, un restaurant servant du « Mestizo »   dans le quartier huppé de Boeung Trabek, à Pnom Penh, capitale du Cambodge.

En association avec un trio italien, un Tuniso-américain de 29 ans, Aymen Ghali, a ouvert, la semaine dernière, un restaurant du type « Mestizo »   dans le quartier huppé de Boeung Trabek, à Pnom Penh, capitale du Cambodge.

Le concept du mestizo, un mot espagnol parfois péjoratif pour décrire un homme de race mixte, définit le menu qui intègre les traditions alimentaires du Moyen-Orient en Amérique latine.

 »  Tout y est mixé. Les cultures y sont  reliées les unes aux autres par le biais de l’alimentation. Vous y voyez un mélange de la Méditerranée, du  Moyen-Orient et de  l’Amérique latine « , a-t-il dit.

« Nous prévoyons l’organisations de  beaucoup d’événements», a ajouté Aymen Ghali , dont les contributions au menu la semaine dernière étaient faites de  houmous fait maison (4 dollars ), de filet de thon à la tunisienne (6 $) et de salade méchouia servie avec un œuf et du pain plat grillé ( 4 dollars) .

« En Tunisie nous appelons méchouia une salade, mais il s’agit d’un composé d’ail rôti, d’aubergine, de  tomate et d’huile  d’olive», explique-t-il. «On en voit pas souvent  au Cambodge, » a-t-il noté.

 

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En l’espace d’un an et demi, la France a été endeuillée par trois attentats où dans l’un comme dans l’autre, l’ignominieux le dispute à l’épouvantable, surtout le dernier en date, celui perpétré, samedi soir, sur la promenade des Anglais, à Nice, avec un bilan hélas provisoire de 84 paisibles personnes tuées  et de 50  autres entre la vie et la mort. Une attaque « dont le caractère terroriste n’est pas à nier », selon le président français François Hollande et dont les enquêteurs s’échinent à démêler l’écheveau en cherchant à savoir si l’auteur du carnage a agi seul ou dans le cadre d’une conspiration terroriste franchisée Daech. En attendant une revendication qui ne saurait tarder, l’organisation «  Etat islamique » mettant habituellement quelques jours pour s’approprier la responsabilité d’un attentat perpétré par un « affilié » et dont elle n’est pas le commanditaire direct, il est établi qu’un individu de nationalité française et d’origine tunisienne en est l’auteur. C’est le dénommé Mohamed Lahouji Bouhlel, 31 ans, chauffeur-livreur de son état, connu des services de police essentiellement pour des faits de droit commun, des affaires assez mineures de violences, notamment conjugales, mais n’est pas fiché S pour radicalisme et n’est pas connu pour des faits en lien avec le terrorisme.

Ses voisins disent de lui que « c’était un homme peu religieux, ne priant pas, n’allant pas à la mosquée, aimant la salsa et les gonzesses » et que « le mois dernier il avait commencé le jeûne de Ramadan mais ne l’avait pas terminé ». Ils le décrivent aussi comme « un homme seul et en rupture avec ses proches, notamment fâché avec sa famille en Tunisie où il n’était pas retourné depuis des années, récemment divorcé ou en instance de divorce ».  Une rupture confirmée par le délégué de la région de Msaken du gouvernorat de Sousse dont il est natif où il n’a pas remis les pieds depuis au moins trois ans, précise la même source.

La consonance patronymique du conducteur du camion a vite fait les choux gras des médias français qui mettent en relief son origine tunisienne oubliant qu’il est un citoyen français, au point que l’ambassadeur de Tunisie en France, Mohamed Ali Chihi a appelé à « cesser de présenter l’auteur de l’attentat comme étant un Tunisien », ajoutant ce matin sur Mosaïque fm, que « même s’il s’avère qu’il est un Français d’origine tunisienne, nous allons demander aux autorités françaises de se contenter de mentionner son identité française uniquement».

Il n’en demeure pas moins que la Tunisie, gouvernement et opinion publique, a été profondément bouleversée par cet épouvantable attentat avec la dévastation qu’il a provoquée et les très lourdes pertes qu’il a causées. Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui s’est rendu, ce matin, au siège de la résidence de l’ambassadeur de France, pour exprimer la solidarité de la Tunisie, a affirmé que   » cet acte ignoble nous interpelle de nouveau pour unir nos efforts afin de combattre le terrorisme qui menace la sécurité, la stabilité et la démocratie dans le monde ».

La Tunisie sait de quoi elle parle pour avoir été la cible de trois attentats particulièrement meurtriers en 2015, et de tentatives d’attaques terroristes qu’elle a réussi à déjouer, mais qui vit  toujours sous la menace que d’autres puissent être perpétrées sur son sol malgré la massive mobilisation décrétée. Une menace universellement présente, étant  protéiforme, décentralisée et qui peut s’adapter à tout moment et à tout endroit.  C’est que le terrorisme n’a de cesse d’ « innover » et de varier ses modus operandi, surtout quand il se trouve au pied du mur, comme c’est présentement le cas en Irak, en Syrie et dans une moindre mesure chez le voisin libyen. Et ceci ne vas pas sans rendre plus difficile l’anticipation des attaques, notamment celles commises par ceux que les experts appellent les « proto-terroristes », ces individus affiliés idéologiquement, mais qui ne participent pas, au quotidien, à une organisation structurée. Les auteurs des attentats du Bardo, de Sousse et contre la garde présidentielle sont de ceux-là. Celui de Nice sans doute aussi, qui,  sans faire principalement usage d’armes, a causé beaucoup plus de pertes humaines avec un camion fou qu’il n’en aurait fait avec une kalachnikov et des grenades.

Voilà rigoureusement pourquoi il est de la première urgence que des mécanismes conséquents doivent être mis en place ou renforcés par les Etats qu’ils soient militairement est sécuritairement puissants comme la France ou qui le soient moins comme la Tunisie. A ce titre, la coopération est appelée à être de tous les instants et par tous les moyens, quitte à offusquer ceux qui, sous le couvert de la préservation de la souveraineté du pays, sont toujours prompts à crier au loup.

La lutte contre le terrorisme est une guerre cosmique qui ne s’embarrasse d’accès d’angélisme, de professions de foi lénifiantes ni d’approches tolérantes. D’autant qu’un Etat droit et une démocratie ne peuvent pas et ne pourront jamais lutter à armes égales avec des groupes terroristes toujours prêts à jeter dans la bataille des bombes humaines et des kamikazes. Un Etat de droit a l’obligation ardente de ne point  reculer devant ce que d’autres appelleraient la tentation de la force  pour prendre des mesures qui aillent à l’encontre de certains droits si l’intérêt de la communauté l’exige. C’est certes dur à accepter, mais le plus souvent incontournable.

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Un ressortissant Tunisien originaire de Douz a été tué, samedi 2 juillet 2016, dans une rue de la ville de Lyon. La victime est âgée de 35 ans, a été abattue par balle par un algérien, rapporte Shelms Fm, citant des sources policière françaises

Le criminel a été arrêté par la police française, une enquête a été ouverte dans ce sens. La dépouille du défunt sera transférée en Tunisie, juste après les vacances de l’Aïd, indique la même source.

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Le ministre de la Justice, Omar Mansour, a déclaré lors de son audition à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur le viol de 41 enfants tunisiens par un Français, hier vendredi 1er juillet, que les faits se sont déroulés entre 2002 et 2011. Il a ajouté que c’est un complice tunisien, actuellement en cavale, qui a facilité ces crimes.

Mansour, qui était auditionné par la commission de la femme, de la famille et de l’enfance relevant de l’ARP, a déclaré que ces éléments ont été communiqués  par le FBI (Federal bureau of investigation, aux USA) à la justice française.

Le ministre a ajouté que les autorités françaises avaient diligenté une enquête depuis 2012 et ont transmis à la justice tunisienne une commission rogatoire internationale datée du 10 novembre 2014. Il a confirmé qu’une enquête a été lancée lundi dernier, mais que les recherches n’ont pas permis d’identifier formellement le Tunisien accusé de complicité dans cette affaire.

Samira Merai, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, qui était auditionnée en même temps que son collègue de la justice, a affirmé que la délégation à la protection de l’enfance de Tunisie n’a réceptionné aucune alerte durant la période 2002/2011. Elle a invité les victimes à venir témoigner, sous couvert de l’anonymat, pour qu’on puissance leur apporter une aide psychologique et démasquer les réseaux criminels.

Fayçal Ben Mustapha, représentant du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que l’ambassade de Tunisie en France suit de près les développements de la condamnation du coupable à 16 ans de réclusion criminelle par une cour d’assises française.

Les parlementaires ont pointé du doigt les lenteurs de la justice tunisienne dans le traitement de ce dossier ; ils ont appelé à l’organisation de campagnes de sensibilisation, de manifestations culturelles et de séances de débat dans les régions pour combattre l’agression sexuelle des mineurs.

La députée Leila Chetaoui a quant à elle dénoncé le manque de coopération entre les différents ministères concernés.

Pour l’élue Yamina Zoghlami, il faut la tenue d’un Conseil ministériel consacré à cette affaire.

Meherzia Labidi est d’avis que cette affaire, vu son ampleur, relève du crime organisé et qu’il faut orienter l’enquête dans ce sens.

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Une source informée du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) a affirmé

Le ministère des Affaires Étrangères a annoncé ce mercredi 29 juin 2016 le décès d’un Tunisien dans l’attentat-suicide qui a visé l’aéroport Atatürk à Istanbul, en Turquie. La victime est un médecin qui travaille au ministère de la Défense nationale.

On rappelle que 36 personnes auraient trouvé la mort dans cette attaque terroriste que les autorités sécuritaires turques attribuent à l’organisation terroriste Daech.

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L’activisme de la ministre du Tourisme, Selma Elloumi, des opérateurs et des organismes du secteur n’y a rien changé, les visiteurs étrangers boudent toujours la Tunisie et ce, depuis les attaques sanglantes du Bardo et de Sousse. Bon il y a bien les Russes, ces preux voyageurs que les alertes sur la destination Tunisie n’effraient pas le moins du monde, contrairement aux Européens de l’Ouest plus sensibles, on va dire. Mais le fait est que les flux de touristes russes, aussi denses soient-ils, n’arriveront pas à compenser le recul massif sur le front des autres pays émetteurs européens. Alors les autorités tunisiennes multiplient les initiatives pour tenter de ramener des couleurs et de l’ambiance sous le ciel tunisien. La dernière opération en date, aux allures de bouteille jetée à la mer par un naufragé, est une lettre ouverte signée par des citoyens belges et l’ambassadeur de Tunisie à Bruxelles, et adressée au ministre belge des Affaires étrangères. Elle a été publiée par l’Echo, un site de la place.

« Vous avez, Monsieur le Ministre, manifesté à de nombreuses reprises votre solidarité avec le peuple tunisien et votre soutien à la jeune démocratie tunisienne. Or celle-ci souffre d’une décision injustifiée, et injuste, que la Belgique reste seule à appliquer en Europe continentale, qui prive la Tunisie de ressources essentielles et cause un préjudice grave à son tourisme et à son économie tout entière », dit le texte.

Le message est poignant, puissant, avec ce qu’il faut de tonalité compassée, mais il n’est pas sûr que ça suffise à ramener à de meilleurs sentiments les autorités belges, qui ont déconseillé tout voyage vers la Tunisie après le carnage de Sousse qui a déclenché une avalanche d’annulations de voyages déjà planifiés par les tours-opérateurs. Mais ne nous y trompons pas, si on veut bien analyser froidement la situation, ce n’est pas un manque de solidarité de la part du gouvernement belge, il se trouve que les Occidentaux, consubstantiellement, n’ont pas la même perception du danger que les Tunisiens. Si pour les autorités tunisiennes le climat sécuritaire semble plutôt bon en ce moment, et elles ont raison d’y croire vu les efforts faits dernièrement, pour les Belges, les Européens en général, c’est une toute autre affaire. Les images des tragédies du Bardo et Sousse mettront beaucoup de temps à s’effacer de leurs têtes. Et puis ils ont eu d’autres coups durs dernièrement avec les attentats de Bruxelles et de Paris. On n’en déduit pas forcément que cela suffi à tétaniser pour de bon les touristes européens, mais les gouvernements sont obligés d’en tenir compte et de porter à son niveau le plus haut le principe de précaution.

Une méfiance généralisée en Europe

Après l’attaque de Sousse, le Tour-opérateur britannique Thomas Cook a pris la décision d’effacer de ses tablettes la destination la Tunisie jusqu’au 17 mai 2017, chose qui pouvait se comprendre à l’époque vu le lourd tribut qu’avait payé la Grande Bretagne dans cet attentat. Sauf que depuis, la situation pèse beaucoup sur le tourisme tunisien, et les autorités, la ministre du Tourisme en tête, fait des pieds et des mains pour amener le Foreign Office à réviser ses restrictions de voyage.

Même tendance pour le marché allemand, où les réservations pour l’été 2016 sur la Tunisie, l’Egypte et la Turquie ont fondu de 40% en comparaison avec l’an dernier.

En Italie, le groupe Francorosso/Alpitours a a été contraint d’éjecter la Tunisie de ses offres à cause de la baisse de la demande.

Les clignotants étant rouges partout en Europe de l’Ouest, les professionnels tunisiens se sont rabattus sur les marchés algérien et russe pour tenter de sauver les meubles, au moins cette saison, mais c’est pas gagné. Et puis il faudra remettre ça en hiver. Bref, le tourisme tunisien n’est pas tiré d’affaire

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Le dinar tunisien a atteint, depuis la deuxième semaine du mois de juin 2016, son plus bas niveau enregistré depuis des années, à un moment où la Tunisie œuvre à libéraliser la monnaie locale.
Ceci vise impérativement le changement total de la politique monétaire du pays, la Tunisie ayant adopté, depuis des décennies, un système monétaire protectionniste, au profit du dinar contre le reste des devises sur le marché monétaire.
Le cours du dinar tunisien sur le marché de change a connu son plus bas niveau le 10 juin 2016, un euro étant échangé contre 2,436 dinars et un dollar contre 2,1399 dinars. Il s’agit des niveaux de baisse records du dinar par rapport aux grandes devises internationales.
Le dinar tunisien était échangé, à la même période de 2015 à 1,903 Dinar pour le dollar et à 2,136 dinars pour l’euro. Ainsi, la baisse entre les deux périodes précitées s’est établie à environ 14,04% contre l’euro et 12,24% contre le dollar.
La baisse du niveau de la valeur des devises en Tunisie est imputée, à la détermination de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour la première fois dans son histoire, de ne pas intervenir pour protéger le dinar sur le marché de change, ont expliqué des experts économiques à l’agence TAP, d’où la nouvelle stratégie de la BCT visant à libéraliser le dinar tunisien.iqué à la TAP les causes de la dépréciation du Dinar, est imputée à la détermination de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour la première fois dans son histoire, de ne pas intervenir pour protéger le dinar sur le marché de change, d’où la nouvelle stratégie de la BCT pour libéraliser le dinar tunisien.
Des causes structurelles et autres conjoncturelles sont à l’origine de la dépréciation de la valeur du Dinar
La détérioration du dinar contre l’euro et le dollar, selon l’expert économique Moez Laabidi, est expliquée par des causes structurelles relatives à la faible compétitivité de l’économie tunisienne ainsi que la non diversification du produit économique et aux impacts de la Révolution tunisienne (17 décembre 2010-14 janvier 2011) sur le dinar tunisien.
Selon Laabidi, des perturbations sociales ont accompagné la révolution tunisienne, lesquelles se sont traduites par les mouvements sociaux et les sit- ins qui ont bloqué le circuit de la production et influencé le volume des exportations du pays.
Cette situation a causé également l’arrêt de la production dans plusieurs établissements économiques exportateurs et la baisse, par conséquent, des recettes de l’Etat en devises provenant de l’exportation.
Laabidi a considéré que la faiblesse du système sécuritaire a contribué à l’accroissement des craintes des touristes, notamment les européens, de la survenue d’attentats terroristes, après les deux attentas de 2015, dans le musée de Bardo( 18 mars 2015) et à Sousse ( 26 juin 2016 ).
Ces attentats ont causé la dégradation du positionnement du tourisme tunisien, qui était au cours des dernières décennies une destination touristique privilégiée pour le touriste européen, engendrant une réduction du volume des recettes en devises dans le secteur touristique.
La régression de la production du phosphate a entrainé également la baisse des exportations, à laquelle est venue s’ajouter la détérioration des taux de croissance économique dans les pays de l’UE qui accaparent 70% du total des échanges commerciaux en Tunisie et la baisse du volume de la demande des marchandises tunisiennes.
Des causes conjoncturelles expliquent également la dépréciation du dinar, notamment celles relatives à la période estivale (début de la saison d’été 2016) qui constitue une période saisonnière pendant laquelle les sociétés résidentes transfèrent leurs bénéfices et avoirs financiers à l’étranger, ce qui provoque une baisse de la valeur du dinar.
Selon laabidi, la BCT n’a pas l’intention de protéger le dinar tunisien sur le marché de change pour régulariser sa valeur.
Et d’ajouter que la BCT explique la chute du dinar par ses craintes que l’achat du dinar entraine la baisse des réserves en devises en dessous de 100 jours d’importation, sachant que le seuil minimum pour la moyenne de la réserve internationale ne doit pas être inférieur à 90 jours .
Recommandations du FMI et importation anarchique
Laabidi explique l’absence d’intervention pour garantir la stabilité du dinar par le souci de la BCT de répondre à une requête du FMI concernant la libéralisation de la monnaie nationale, car pour l’institution financière internationale la baisse de la valeur du dinar permettra d’augmenter les exportations tunisiennes, ce qui est de nature à favoriser la croissance de l’économie tunisienne.
Le fonds avait appelé, dans un communiqué publié le 20 mai 2016, pour annoncer le prêt de 2,9 milliards de dollars consenti à la Tunisie, à assouplir davantage le taux de change, ce qui permettra d’utiliser les réserves en devises pour faire face aux chocs extérieurs.
Selon l’expert en risques financiers, Mourad Hattab, les paragraphes 17 et 18 du mémorandum présenté par la Tunisie au FMI le 2 mai pour demander ce crédit comprennent le consentement des autorités tunisiennes à changer leur mode d’intervention en ce qui concerne l’ajustement de la valeur du dinar par rapport aux devises étrangères et leur disposition à amender la loi de changes, à libéraliser les échanges internationaux, conformément aux normes adoptées dans les régimes de changes libéraux. En vertu de cette mesure l’on procédera à une baisse progressive de la valeur de la monnaie par rapport aux devises étrangères.
Le FMI incite à la libéralisation estimant que le dinar est supérieur à sa valeur réelle, d’autant que l’intervention de la BCT demeure artificielle et ne reflète pas une situation économique saine.
La Tunisie connaît, depuis plusieurs années, une situation d »‘importation anarchique » face à laquelle aucun gouvernement parmi ceux qui se sont succédés depuis 2011, n’a pris de mesure protectionniste, a indiqué Hattab, notant qu’une telle mesure est en vigueur ailleurs, en vue de se protéger des impacts des importations qui constituen une hémorragie de devises.
Cependant, le principal facteur sur lequel repose l’entrée de la Tunisie dans une nouvelle phase en matière de politique de change demeure les réformes structurelles que la Tunisie compte engager conformément au mémorandum d’entente précité.
Le pays s’engage dans une nouvelle étape basée sur l’adoption d’une politique de change libérale et la limitation de l’intervention de l’Etat dans la gestion de la politique monétaire, d’après Hattab.
Des déclarations malheureuses des premiers responsables du secteur financier
A la lumière de l’inquiétude générale concernant la situation économique dans le pays, l’attitude officielle n’a pas été à la hauteur selon Moez Laabidi, notamment les déclarations de la BCT sur la faillite possible de deux banques. Pour Laabidi, de telles déclarations ne font pas partie des prérogatives des responsables de la BCT, notant que la situation actuelle nécessite l’adoption d’une attitude marquée de sagesse de la part des responsables du secteur bancaire dans le pays.
Le contexte actuel nécessite, selon l’expert, l’instauration d’un climat de confiance de manière à avoir un impact positif sur le climat des affaires et les investissements directs étrangers (IDE) en vue de faire face au chômage, d’autant que la hausse des importations augmentera le taux d’inflation, outre la hausse du service de la dette, d’autant que les années 2016 et 2017 seront celles du paiement des dettes par excellence.
Les experts attirent en outre l’attention sur l’impact possible de la baisse de la valeur du dinar.
Dépréciation de la valeur du dinar, l’économie s’en ressentira!
L’expert Mourad Hattab, a cité au nombre des mauvais impacts de la dépréciation du dinar sur l’économie tunisienne, l’augmentation des prix en général et non seulement ceux à l’importation.
Il est allé jusqu’à prévoir un « mouvement chaotique des prix » à moyen terme qui s’étendra aux produits de consommation individuels en parallèle avec les prix de l’équipement des transports, de l’ameublement et des intrants.
« Ceci pourrait causer une augmentation du taux d’inflation en Tunisie et même générer un effondrement sectoriel et celui des prix qui pourrait mener à des troubles sociaux », a développé Hattab.
D’après lui, l’aggravation du déficit de la balance commerciale, estimé actuellement à 1000 millions de dinars par mois, outre l’augmentation du service de la dette en raison du remboursement en devises, mènera à de « profonds dysfonctionnements » dans le budget de l’Etat.
Il est même probable, selon l’expert, de voir la Tunisie recourir au rééchelonnement de ses dettes ou ne pas rembourser une partie de ces dernières dans les délais prévus, « une situation qui serait très coûteuse et perturberait les équilibres généraux du pays ».
« Une dépréciation de la valeur du dinar mène automatiquement à une baisse des réserves en devises », a-t-il poursuivi, écartant le scénario optimiste concernant l’augmentation des exportations, sachant que 40% de la valeur des produits exportés font à l’origine partie des produits importés (matières premières ou produits).
Moez Laabidi estime, pour sa part, que l’augmentation du service de la dette va générer de grandes charges pour le budget de l’Etat et aggraver le déficit budgétaire, notamment entre 2017 et 2018, période de remboursement des dettes pour la Tunisie.
Une dépréciation qui persistera, selon les experts
Les deux experts s’accordent pour dire que le prix du dinar demeurera en baisse si la BCT n’intervient pas.
Moez Laabidi prévoit, toutefois, une augmentation provisoire de ce prix durant la période d’entrée de financements à travers des prêts obtenus par la Tunisie.
Le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a souligné récemment l’attachement de la Banque à réduire au maximum possible, la fluctuation du dinar tunisien durant cette période. Lors d’une séance d’audition tenue par la commission des finances, de la planification et du développement, relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) consacrée à la question de l’émission par la Tunisie d’un emprunt obligataire sur le marché international, Ayari a indiqué que la détérioration de la valeur du dinar montre clairement la délicatesse de la situation économique actuelle.
Dans le même cadre, il a fait observer que » le glissement de la devise nationale ne peut pas être arrêté par une décision de la Banque centrale dans un contexte où les facteurs liés à la fragilité de la situation économique et à la régression de la croissance et de la production, ont contribué à sa détérioration « .

TAP

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Interrogé

La baisse du dinar par rapport à la monnaie étrangère ne cesse de préoccuper les esprits des experts et des responsables du marché financier, surtout que le dinar tunisien a clôturé la semaine par un effondrement face au dollar américain qui a atteint 2.1650 dt. Plusieurs experts en la matière ont et à maintes reprises tiré la sonnette d’alarme sur la décrochage du dinar tunisien. Les raisons de cette dépréciation sont certes multiples, mais la situation de crise que vit notre pays depuis la Révolution est le plus facteur le plus important.

Dans un statut posté ce lundi 13 juin 2016 sur sa page Facebook, l’expert économique Ezzedine Saidane a assuré que la baisse du dinar, bien que rapide, n’est que le reflet ou la conséquence de la situation difficile que connaissent l’économie et les finances publiques de la Tunisie. « Mais une situation difficile devrait appeler une action, elle devrait déclencher un processus d’élaboration d’une stratégie de sauvetage, des mesures concrètes », a indiqué Saidane, appelant les autorités et les parties concernées à montrer au moins que le pays est géré, et qu’il n’est pas à l’abandon.

L’expert économique a, dans le même contexte, expliqué qu’au lieu de cela nous avons eu droit à des déclarations tout à fait contradictoires et diamétralement opposées lancées par le ministre des Finances d’un côté et par le gouverneur de la Banque Centrale de l’autre.

S’agissant des propos tenus par le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, Saidane a cité trois déclarations qui semblent particulièrement inquiétantes dont principalement « la chute du Dinar ne peut pas être arrêtée par une simple décision de la BCT ». Commentant cette déclaration, l’expert économique a dit : « D’accord, mais la BCT compte-t-elle faire quelque chose. Ou s’agit-il là d’une simple déclaration d’impuissance ? Une déclaration lourde de conséquences ! », a-t-il précisé.

Une autre déclaration, non moins inquiétante : «Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». Commentant cette déclaration, Ezzedine Saidane a affirmé que le gouverneur de la BCT n’a pas nommé les deux banques en question. Conséquence de cela le doute est jeté sur toutes les banques. « Une telle déclaration ne semble pas très responsable. En outre il se trouve que les deux banques en question (BFT et TFB, remarquez que ce sont les mêmes initiales mais dans un ordre différent) sont des banques publiques ! Qui les supervise et les contrôle, qui compose leur conseil d’administration ? », a jouté Saidane.

La troisième déclaration de Chedly Ayari est en rapport avec le système bancaire. A ce propos, le gouverneur de la Banque centrale a dit : « Le système bancaire tunisien est en retard de 10 ans par rapport à des pays semblables à la Tunisie ». Et qu’avons-nous fait pour rattraper, en partie au moins, ce retard sur les 3 ou 4 dernières années par exemple ? », a dit Saidane.

Ezzedine Saidane n’a pas été le seul à évoquer les propos inquiétants du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Moez Labidi, expert économique, n’a pas également manqué d’exprimer sa déception suite aux déclarations de Chedly Ayari, notamment lorsqu’il a dit : « Le système bancaire se porte bien, sauf pour deux banques qui sont menacées de faillite ». De telles déclarations ne peuvent qu’alimenter le doute et rendre les investisseurs réticents vis-à-vis de la destination Tunisie, selon ses dires.

Moez Labidi a en outre critiqué la position de la Banque centrale de Tunisie, qui devient de moins en moins réactive face à la baisse du dinar, tout en limitant son intervention sur le marché de change, d’une part pour éviter le risque de se retrouver avec des réserves de change de moins de 90 jours d’importations, et d’autre part pour répondre favorablement aux pressions du FMI qui plaide pour une dépréciation de la monnaie nationale.

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Lundi 6 juin, 1er jour du mois de Ramadan. Presque trois heures avant la rupture du jeûne à Paris -fixée par la Grande Mosquée de Paris à 12H35-, l’activité commerciale bat son plein à Belleville. Fief de la communauté tunisienne installée dans l’Ile-de-France depuis des années, ce quartier du 2ème arrondissement de la capitale française attire davantage les Tunisiens lors du mois du jeûne. Chacun y trouve son compte.
441, Boulevard de Belleville, une vingtaine de tables sont déjà dressées sur la terrasse du restaurant « Tunis-Tunis ». « Les autres tables démontées et les chaises entassées de l’autre côté du trottoir seront utilisées ultérieurement en cas de besoin », explique Salah Zayer, propriétaire du restaurant qui veille aux petits détails et qui ne laisse rien au hasard. Il note les réservations, répond au téléphone et donne son avis sur les tasses de café que le serveur doit poser sur les tables. Une ambiance ramadanesque règne déjà dans ce restaurant où l’on entend le coran.
Les salariés travaillent d’arrache pied pour bien accueillir les clients dans les trois heures à venir. Certains préparent les couverts, d’autres sont dans la cuisine. « Cest à partir de 14 heures que les salariés commencent à travailler » dit Salah Zayer. « Mais le cuisinier est là depuis midi, le temps de préparer les
menus pour être à l’heure » ajoute le restaurateur, tout en précisant, « chez Tunis-Tunis, on mange des plats typiquement tunisiens » « même les ingrédients sont fabriqués en Tunisie », ajoute-t-il.
« Les tarifs sont fixés à 71,90euros, (1euro= 2dt400) mais mes clients, toutes catégories et franges sociales confondues, se réjouissent en mangeant des plats tunisiens », ajoute Salah Zayer. D’ailleurs il est indispensable de réserver chez « Tunis-Tunis » pour pouvoir trouver une table. Pas très loin du restaurant, de l’autre côté du boulevard de Belleville, les boulangeries, les épiceries et les boucheries enregistrent une grande affluence.
Les consommateurs font la queue devant les pâtisseries « Délices de Carthage », « La rose de Tunis », où l’on trouve différentes variétés de gâteaux traditionnels tunisiens, du pain ainsi que du « Zlabia » et du « Mkharek ». Dans ce quartier de la région parisienne, les Tunisiens ne se sentent pas dépaysés. L’activité commerciale dans le boulevard ressemble à celle des différentes villes du pays d’origine. D’ailleurs, nombreux sont les Tunisiens qui exposent des produits alimentaires et des plats préparés à la maison. Les plus gourmands peuvent se réjouir en se rendant à Belleville.
Ils y trouvent leur compte en achetant les olives, les dattes, la soupe, la crème dessert et même le fameux pain traditionnel « Tabouna ». Plusieurs jeunes d’origine tunisienne, marocaine ou algérienne dressent des stands devants les commerces bien que ça soit interdit.
Pour encadrer le marché du Ramadan à Belleville, la Ville de Paris et la Préfecture de Police ont accordé des autorisations uniquement aux commerçants disposant d’un droit d’étalage. C’est ainsi que Ali, un jeune tunisien qui travaille habituellement dans le secteur du bâtiment, change de métier durant les trente jours de Ramadan.
« Je vends lors du mois sacré du pain traditionnel « Tabouna » que je prépare moi-même à la maison, des boissons gazeuses de marque tunisienne,des dattes, du lait fermenté, des jus… « , témoigne le jeune tunisien qui dresse son étalage devant une sandwicherie transformée elle aussi en restaurant à l’occasion de Ramadan. En fait, la quasi-totalité des restaurants et des sandwicheries arrêtent leurs activités au cours de la journée pour servir les clients uniquement à partir de la rupture du jeûne.
D’autres changent totalement d’activité pour vendre les pâtisseries tunisiennes qui se pratiquent à 7 et 9 euros le kilo. Belleville attire par son histoire et ses activités les jeunes célibataires et les familles. Chacun Tunisien y trouve son compte.

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Même si le Gabon doit en grande partie ses recettes à l’exploitation pétrolière, les autorités gabonaises s’engagent à faire du tourisme un levier important de développement.

En effet, le tourisme de ce pays de l’Afrique subsaharienne, avec une contribution relativement faible au PIB (4%), s’efforce de se positionner de plus en plus grâce à la culture et à d’autres atouts touristiques dont dispose le pays : une nature bien gardée, des cours d’eaux au milieu de forêts pleines d’espèces rares d’animaux sauvages, a écrit la presse gabonaise, ce samedi 4 Juin 2016.

Dans ce sens, plusieurs initiatives sont engagées par les autorités gabonaises notamment la création d’un réseau de 13 parcs nationaux dont les objectifs sont forts appréciables. Il s’agit entre autres de favoriser le développement de l’écosystème, d’une base touristique gabonaise afin d’accroître la contribution du secteur au PIB et aussi préserver les richesses naturelles, lit-on encore dans le journal.

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Tous les joueurs du Stade Tunisiens arrêtés dans l’affaire des violences contre le gardien de buts de l’Avenir sportif de la Marsa, ont été relâchés mardi.

Le tribunal de première instance de Tunis a en effet condamné à 6 mois cde prison avec sursis Khaled Korbi, Seifeddine Akremi, Mohamed Ben Ali et Kais Amdouni, et prononcé la relaxe de Hachem Abbès et Hamdi Rouid.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa «dissolution», dans un communiqué publié...

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