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Les tiraillements qui déchirent les partis politiques et les tensions entre les dirigeants au sein même de leurs mouvements influencent-ils les intentions de vote des Tunisiens ? Certainement oui

Les tiraillements qui déchirent les partis politiques et les tensions entre les dirigeants au sein même de leurs mouvements influencent-ils les intentions de vote des Tunisiens ? Certainement oui, a répondu le Pdg du 3C Etudes, Hichem Guerfali.

D’après la 23ème vague du baromètre politique (novembre 2013) de 3C Etudes présenté, ce mardi 17 décembre, lors d’un point de presse, le taux d’abstention ne décroche pas de sa courbe ascendante, atteignant des proportions très importantes. Chose qui a beaucoup affecté les intentions de vote.

En effet, et en raison de ce taux d’abstention, Ennahdha, chef de file de la coalition au pouvoir, garde la première place qu’il avait regagnée, le mois dernier, dans la perspective des élections législatives, en grignotant une avance d’un point, soit 31,4% des suffrages. « Ceci est justifiable étant donné que le mouvement islamiste s’est distingué par son bloc stable et qui a joué un rôle important dans ce processus », a expliqué Hichem Guerfali, avant d’ajouter que « cela a permis aussi d’atténuer le recul de Nidaa Tounes d’un point qui occupe, ce faisant, la deuxième place avec 29,1% des voix. D’ailleurs, c’est le troisième mois consécutif que le parti de BCE accuse un recul, perdant 4,8 point, depuis le mois d’août ».

Le recul de Nidaa Tounes est devenu significatif et successif, selon Guerfali, et le taux d’abstention de vote a impacté les intentions de vote des électeurs.

Une vérité qui prend le contrepied de la situation du Front Populaire, coalition de parti d’extrême gauche qui a gagné 0,3 point, en occupant la troisième position avec 10,6% des intentions de vote. Le parti Al Moubadara se pointe pour la première fois à la 4ème place en obtenant 3,8% des suffrages, en hausse de 0,7 points sur le mois d’octobre. Le courant Al Mahabba dont le classement a rétrogradé de 1,7 point, est en cinquième position avec 3,5% des voix. La sixième place revient à l’UPL lui permettant de rejoindre Al Joumhouri.

Le classement de Marzouki en amélioration grâce à ses polémiques

Pour ce qui est des postulants aux présidentielles, Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes a enregistré lui aussi une régression de 3.1% par rapport au dernier Baromètre politique, étant crédité de 35.5% des intentions de vote. Béji Caïd Essebssi est loin devant Kais Saïed avec 4.6%.

L’actuel président de la République, Moncef Marzouki remonte à la troisième place en recueillant 4% des suffrages. « L’amélioration du classement de Marzouki est imputée aux polémiques qu’il suscite comme c’est le cas à l’occasion de la publication du livre noir.

Hammadi Jébali est crédité de 3.6%, et Mustapha Kamel Nabli ex aequo avec Hamma Hammami, l’un et l’autre ne recueillant que 1.9%.

Les conflits internes derrière le recul de Nidaa Tounes

Le recul considérable de Nidaa Tounes ainsi que celui de son leader Béji Caïd Essebssi soulèvent plusieurs interrogations et les causes réelles ont sans doute affecté les choix des sondés sachant qu’une majorité d’entre eux reste encore indécise. Utile de noter que 44,6% des sondés n’ont pas encore fixé leur choix sur un parti en cas d’élections législatives contre 38,6% d’indécis en cas de tenue d’élections présidentielles.

Hichem Guerfali, dans une déclaration à Africanmanager, a affirmé que la seule explication de cette régression tient à l’existence de conflits au sein de Nidaa Tounes, qui a du mal aujourd’hui à se concerter sur la personnalité de Béji Caied Essebssi. Or ce n’était pas le cas, durant les mois précédents, a dit Guerfali, précisant qu’il semblerait aujourd’hui que ce parti connaisse des dissensions, et la remise en cause de la personnalité de Béji Caïd Essebssi à l’intérieur de son parti devrait pousser les dirigeants de ce parti à réviser leur stratégie.

Wiem Thebti

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Les tiraillements qui déchirent les partis politiques et les tensions entre les dirigeants au sein même de leurs mouvements influencent-ils les intentions de vote des Tunisiens ? Certainement oui

Les tiraillements qui déchirent les partis politiques et les tensions entre les dirigeants au sein même de leurs mouvements influencent-ils les intentions de vote des Tunisiens ? Certainement oui, a répondu le Pdg du 3C Etudes, Hichem Guerfali.

D’après la 23ème vague du baromètre politique (novembre 2013) de 3C Etudes présenté, ce mardi 17 décembre, lors d’un point de presse, le taux d’abstention ne décroche pas de sa courbe ascendante, atteignant des proportions très importantes. Chose qui a beaucoup affecté les intentions de vote.

En effet, et en raison de ce taux d’abstention, Ennahdha, chef de file de la coalition au pouvoir, garde la première place qu’il avait regagnée, le mois dernier, dans la perspective des élections législatives, en grignotant une avance d’un point, soit 31,4% des suffrages. « Ceci est justifiable étant donné que le mouvement islamiste s’est distingué par son bloc stable et qui a joué un rôle important dans ce processus », a expliqué Hichem Guerfali, avant d’ajouter que « cela a permis aussi d’atténuer le recul de Nidaa Tounes d’un point qui occupe, ce faisant, la deuxième place avec 29,1% des voix. D’ailleurs, c’est le troisième mois consécutif que le parti de BCE accuse un recul, perdant 4,8 point, depuis le mois d’août ».

Le recul de Nidaa Tounes est devenu significatif et successif, selon Guerfali, et le taux d’abstention de vote a impacté les intentions de vote des électeurs.

Une vérité qui prend le contrepied de la situation du Front Populaire, coalition de parti d’extrême gauche qui a gagné 0,3 point, en occupant la troisième position avec 10,6% des intentions de vote. Le parti Al Moubadara se pointe pour la première fois à la 4ème place en obtenant 3,8% des suffrages, en hausse de 0,7 points sur le mois d’octobre. Le courant Al Mahabba dont le classement a rétrogradé de 1,7 point, est en cinquième position avec 3,5% des voix. La sixième place revient à l’UPL lui permettant de rejoindre Al Joumhouri.

Le classement de Marzouki en amélioration grâce à ses polémiques

Pour ce qui est des postulants aux présidentielles, Béji Caïd Essebsi, leader de Nidaa Tounes a enregistré lui aussi une régression de 3.1% par rapport au dernier Baromètre politique, étant crédité de 35.5% des intentions de vote. Béji Caïd Essebssi est loin devant Kais Saïed avec 4.6%.

L’actuel président de la République, Moncef Marzouki remonte à la troisième place en recueillant 4% des suffrages. « L’amélioration du classement de Marzouki est imputée aux polémiques qu’il suscite comme c’est le cas à l’occasion de la publication du livre noir.

Hammadi Jébali est crédité de 3.6%, et Mustapha Kamel Nabli ex aequo avec Hamma Hammami, l’un et l’autre ne recueillant que 1.9%.

Les conflits internes derrière le recul de Nidaa Tounes

Le recul considérable de Nidaa Tounes ainsi que celui de son leader Béji Caïd Essebssi soulèvent plusieurs interrogations et les causes réelles ont sans doute affecté les choix des sondés sachant qu’une majorité d’entre eux reste encore indécise. Utile de noter que 44,6% des sondés n’ont pas encore fixé leur choix sur un parti en cas d’élections législatives contre 38,6% d’indécis en cas de tenue d’élections présidentielles.

Hichem Guerfali, dans une déclaration à Africanmanager, a affirmé que la seule explication de cette régression tient à l’existence de conflits au sein de Nidaa Tounes, qui a du mal aujourd’hui à se concerter sur la personnalité de Béji Caied Essebssi. Or ce n’était pas le cas, durant les mois précédents, a dit Guerfali, précisant qu’il semblerait aujourd’hui que ce parti connaisse des dissensions, et la remise en cause de la personnalité de Béji Caïd Essebssi à l’intérieur de son parti devrait pousser les dirigeants de ce parti à réviser leur stratégie.

Wiem Thebti

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