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Avec la visite, demain mercredi 20 avril 2011 à Tunis, du ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, ce dernier devrait être le 9ème ministre français à visiter la Tunisie en 90 jours de Révolution, presqu’au rythme d’un ministre tous les 10 jours. A l’ambassade de France en Tunisie, on y voit une confirmation, si besoin est, de la volonté du premier partenaire économique de la Tunisie, d’accompagner  la transition politique et économique de ce partenaire qui est aussi sa frontière Sud. La remarque est d’importance dans cette tranche de vie des relations tuniso-européennes, marquée par la question des migrants clandestins.

A l’ambassade de France, on nous indique que le travail pour développer la coopération entre les deux pays se déploie  sur plus d’un axe. D’abord, celui de l’économie et du commerce où on rappelle les visites, depuis février dernier et jusqu’en avril, de Christine Lagarde et de Fréderic Lefebvre  notamment, respectivement ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie et secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme.

Les services de l’ambassade n’arrêtent cependant pas de recevoir des  opérateurs, tunisiens et français, installés en Tunisie et les prospects, pour voir comment  les rassurer et favoriser les investissements. La France est actuellement le 1er investisseur étranger, hors énergie, en Tunisie avec  1,5 milliards d’Euros. La France est aussi le 1er client de la Tunisie, avec 29 % des exportations tunisiennes qui vont directement à la France qui est aussi le 1er fournisseur de la Tunisie dont 19 % du marché est entre les mains d’entreprises françaises, « et on veut vraiment continuer à travailler dans ce sens», nous assure l’ambassadeur Boris Boillon. Pour ce faire, les initiatives de l’ambassadeur pour multiplier les rencontres B2B se multiplient. On apprend ainsi que, le 27 de ce mois, pas moins de 4 ministres tunisiens, celui du tourisme et du commerce, celui du transport, celui de l’industrie et celui de l’emploi, iront rencontrer à Paris le Medef International. En face d’eux, il y aura 200 chefs d’entreprises françaises dont ceux du Cac 40. Objectif : «rassurer les opérateurs et les groupes français et leur dire que  vous pouvez continuer à faire confiance dans l’économie tunisienne  et que la Tunisie va beaucoup mieux que l’image que vous pouvez en avoir. Oui il y a des chars à Tunis, mais ce n’est pas la guerre», dit l’ambassadeur avec conviction.

Cette rencontre au  siège du patronat français ne sera pas la dernière. Le 5 mai et le 11 mai, deux grands évènements économiques et commerciaux se dérouleront à Paris. Le 11, ce sera avec la Chambre de commerce de Paris et nombre d’autres chambres de commerce pour continuer à vendre la Tunisie et à promouvoir cette nouvelle Tunisie. Le 5 mai, ca sera une grande réunion entre hommes d’affaires tunisiens et la Chambre de commerce franco-arabe où sera présent  le secrétaire d’État français chargé du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, qui a déjà effectué une visite en Tunisie, les 17 et 18 mars 2011, en compagnie d’un certain nombre de chefs d’entreprise français. Là aussi, l’objectif est de continuer à intéresser les entreprises à investir sur le marché tunisien.

L’ambassadeur Boillon semble en tout cas confiant dans la volonté des entrepreneurs de son pays de développer leurs affaires en Tunisie. « Les entreprise françaises vont pouvoir absorber le choc et repartir sur de nouvelles bases qui offrent, à leur tour, de nouvelles opportunités», nous dira-t-il avant d’assurer que, sur les 1200 entreprises installées en Tunisie avant la Révolution, seul 1 % a arrêté ou quitté la Tunisie. On apprendra aussi que des entreprises comme Zodiac et Airbus, qui travaillent dans l’aéronautique, sont restées et comptent même développer leur présence en Tunisie.

Cela sans compter ce que la Révolution elle-même a généré comme nouvelles opportunités dans d’autres secteurs, comme celui  de la réassurance et le courtage d’assurance. Les entreprises françaises du secteur qui ont été reçues par les services de l’ambassade s’intéressent de plus en plus à Tunis et certains s’attendent même cette année à une croissance à deux chiffres, grâce ,si l’on peut dire, aux derniers évènements tunisiens.

L’autre axe, non moins important, sur lequel travail l’ambassadeur Boillon, est celui du «rapprochement des sociétés civiles ». On nous cite, à titre d’exemple dans ce cadre, le prochain

Forum tuniso-français qui sera organisé les  20 et 21 mai 2011 à Tunis entre ONG et associations des deux pays. 3 thématiques seront à l’ordre du jour. D’abord la citoyenneté, ensuite l’environnement et enfin et surtout la solidarité sur les plans de la santé des femmes dans les régions défavorisées et les microcrédits pour le financement des microprojets. Y seront présents journalistes, bien sûr, ONS, associations, entreprises et bailleurs de fonds pour permettre des  rencontres et la création de microprojets. L’ambassadeur Boillon annonce déjà un fonds spécial pour micro entreprises à créer en Tunisie moyennant  un million d’Euros, déjà disponible et qui attend les projets.
A tout cela s’ajoute le renforcement de la coopération, comme par exemple dans le domaine de la Radio et de la TV où la Tunisie reçoit déjà des délégations de France 24, de RFI et de la CFI pour du travail terrain en matière de formation, surtout dans les perspectives des prochaines élections, sans parler de l’intérêt, toujours en matière de formation, pour les nouveaux médias et les échanges entre journaux français et tunisiens.

En attendant, l’ambassadeur Boris Boillon reste très confiant dans le développement des relations de son pays avec la Tunisie. «Politiquement, la coopération est très bonne. On a entière confiance dans ce qui se passe en Tunisie et on est très optimiste pour la Tunisie d’après le 24 juillet», conclut-il.

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