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A 4 jours de son investiture, programmée ce 20 janvier, le nouveau président américain, Donald Trump, ne calme pas le jeu, au contraire. Alors qu’il devrait, en toute logique, être en train de rassembler ses soutiens, de fédérer autour de lui, il tire, dans tous les sens. Son entretien avec les deux quotidiens européens le Bild et le Times, publié le dimanche 15 janvier 2017, continue de faire des vagues.

C’est la chancelière allemande, Angela Merkel, qui a payé le prix fort, avec sa politique d’accueil des réfugiés. « Je pense qu’elle a fait une erreur catastrophique en prenant tous ces migrants illégaux », a déclaré le président américain. Ce dernier, on le sait, est en général très frileux sur l’accueil des migrants, qu’ils soient arabes ou mexicains, et ne se gêne pas pour le dire, ce qui lui vaut d’ailleurs des inimitiés dans le monde…

Trump a également canardé l’Union européenne, dont il a souligné la fragilité, l’impuissance. Il s’est d’ailleurs réjoui du fait que le Royaume-Uni ait décidé de quitter le navire, et tend déjà la main aux Britanniques en leur proposant un accord commercial avant qu’ils ne sortent officiellement de l’UE.

Même l’OTAN n’a pas été épargnée : « C’est une organisation obsolète et certains pays membres ne paient pas ce qu’ils devraient », a dit le président américain.

Le seul qui trouve grâce à ses yeux, c’est Vladimir Poutine. Le nouvel homme fort des USA, de fait le plus puissant de la planète, a, semble-t-il, de grands projets avec le « tsar » russe. De quoi faire trembler les chancelleries européennes…

Certes le poil à gratter de Washington dérange, inquiète, terrorise même, mais ce qu’il dit n’est pas dénué de fondement. En effet l’Europe, à qui Trump prédit d’autres catastrophes après le Brexit, est au bord de l’implosion, incapable de parler d’une seule et même voix, et donc de peser dans la direction des affaires du monde, alors que sa puissance économique devrait le lui permettre, incapable de mettre en place une défense commune alors que la planète n’a jamais été aussi dangereuse… Bref tous les clignotants sont au rouge, sans parler du péril qui guette des Etats influents au sein de l’UE tels que l’Italie, surendettée – 133% du PIB, la France, empêtrée dans ses problèmes politiques et économiques, avec une extrême droite plus forte que jamais et aux portes du pouvoir, etc. L’Europe et les Européens vont mal, très mal…

S’il y a du bon pour les Européens dans cette agitation créée par Trump, c’est qu’ils ont redécouvert la nécessité de trouver les ressources pour se souder davantage et éviter l’implosion qui ferait des Américains les seuls maitres du monde. D’ailleurs Mme Merkel semble l’avoir compris, elle qui a déclaré hier lundi 16 janvier 2017 : « Notre destin est entre nos mains ». Reste à savoir si elle et les autres dirigeants de l’UE sont en mesure de faire quelque chose pour freiner l’effritement de l’Union et pour résister à la bourrasque Trump…

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L’ambassadeur de l’Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, était l’invité de l’émission Expresso aujourd’hui 16 janvier 2017. Il a par ailleurs estimé, lors de son passage, ce lundi 16 janvier 2017, sur les ondes d’Express Fm, que la Tunisie a réussi à instaurer une transition démocratique qui devrait être suivie par une réussite économique que l’Union Européenne est prête à accompagner par un soutien financier s’élevant à 3 milliards d’euros.

L’invité a aussi déclaré qu’il est nécessaire de préparer l’atmosphère pour l’investissement afin de faire face au chômage.

Au sujet du terrorisme, il a indiqué, à la même source, que le fait de se focaliser sur la nationalité de ces criminel n’a aucune importance et qu’il n’y a pas plus de terroristes tunisiens que d’autres nationalités. « Cette comptabilisation ne sert absolument à rien et elle est totalement stérile. Ce qu’il faut dire c’est qu’il y a des individus qui ont basculé dans la violence. C’est tout. », a-t-il souligné.

Patrice Bergamini a aussi déclaré que 250 étudiants tunisiens bénéficiaient du programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse et le sport « Erasmus Plus », et que suite à la rencontre entre le président de la république Béji Caïd Essebsi et Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères, le nombre des étudiants va grimper pour arriver à 1500 bénéficiaires de la bourse Erasmus Plus pour continuer leur crusus universitaire en Europe ou ailleurs.

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Le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi vient de dévoiler le bilan de la conférence internationale de l’investissement « Tunisia 2020 » qui a eu lieu les 29 et 30 novembre 2016 au palais des congrès à Tunis.

France :

3 milliards dinar de prêts remboursables sur quatre ans.

420 million dinars conventions de financement remboursables à des conditions très favorables.

Un don  de 25 millions d’euro

Convertir certaines dettes  en investissements dans de nouveaux hôpitaux

Arabie Saoudite

1,8 milliards de dinars à travers le fonds saoudien

Des accords de financement remboursables sur une période de 25 à 30 ans à un taux d’intérêt fixé à 2%.

Banque allemande de développement

Un crédit de 260 millions de dinars

Union Européenne

Don de 500 millions de dinars

Banque européenne de l’investissement (BEI)

6,8 Milliards de dinars contrat de financement sur cinq ans

600 millions de dinars de financement sous forme de conventions remboursables à des conditions favorables

Fades

Un crédit de 3,3 milliards dinars  remboursable sur 30 ans avec 7 années de grâce.

BAD

309 millions de dinars accords de financement

1,5 milliards de dinars en crédit remboursable sur quatre ans

BID

Des accords de 4,4 Milliards de dinars remboursables sur 4 ans

D’autres conventions ont été signées dans le secteur privé dont Microsoft, Smart Tunisia, PSA, telnet et cigale. Une autre convention a été conclu dans le domaine de la santé pour installer de nouveaux hôpitaux en Tunisie dont 1 pour les enfants.

4500 participants ont prix part à cette conférence dont 40 délégations officielles.

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Les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés de l’Union européenne et envoyés en Tunisie en vertu d’une nouvelle politique controversée qui pourrait finalement aboutir à l’accueil de plus de flux de Tunisiens dans les pays de l’Union, rapporte mardi le quotidien britannique « Daily Express ».

La Tunisie, pays aux prises avec le terrorisme devrait accueillir des milliers de réfugiés rejetés en échange d’une réglementation relative aux visas plu souple pour ses propres citoyens.

La migration est à son niveau le plus bas de l’année en novembre en raison des conditions climatiques en Méditerranée empêchant des embarcations de fortune de tenter la traversée à partir de la Libye vers l’Europe.

Plus de 10.000 migrants par mois effectuent habituellement la pénible traversée de la Méditerranée, avec 160.000 qui auront fait le voyage risqué jusqu’au mois de novembre, période au cours de laquelle 3.800 ont péri par noyade.

Mais l’UE espère saisir l’occasion et mettre à profit le répit pour déplacer les demandeurs d’asile déboutés dans la zone euro vers l’Afrique du Nord en courtisant la Tunisie.

La raison du choix porté sur la Tunisie tient au fait que beaucoup de migrants du Moyen-Orient fuient des zones de guerre, tandis qu’un nombre plus élevé de ceux qui viennent d’Afrique se voient déboutés de leurs demandes d’asile , et c’est ainsi que le rapatriement des réfugiés en Afrique du Nord est considéré comme plus pratique.

Le commissaire de l’UE pour la migration, Dimitris Avramopoulos, a déclaré que «la Tunisie pourrait être le premier pays nord-africain à bénéficier d’un ambitieux accord de facilitation de visas ».

« Dans le même temps, la conclusion d’un accord de réadmission permettra d’éviter le risque d’immigration irrégulière à partir de la Tunisie, et de gérer ses conséquences. » En contrepartie de quoi, l’UE a promis de « renforcer son soutien » à la Tunisie dans une déclaration rendue publique l’année dernière.

Cependant, la Tunisie a « produit » plus de  djihadistes ayant rejoint les rangs de Daech que tout autre pays dans le monde, avec 7.000 originaires de ce pays infesté par le terrorisme, et ceci n’a pas empêché les décideurs de l’UE de former le projet d’assouplir les conditions d’accès des ressortissants tunisiens en Europe.

En 2015, un terroriste appartenant à Daech a tué 8 touristes, dont beaucoup de Britanniques, dans un attentat à Sousse, frappant de plein fouet l’industrie du tourisme en Tunisie et amenant l’UE à mobiliser 2 milliards d’euros en subventions et aide financière, ainsi que 1,6 milliard d’euros sous forme de prêts pour des projets d’infrastructure et de développement en Tunisie.

La Tunisie est considérée comme le pays qui s’en est tiré le mieux du printemps arabe, mais le chômage endémique et l’inégalité généralisée ont placé le pays au bord de l’effondrement, conclut le Daily Express.

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Les préparatifs en cours de la conférence internationale sur l’investissement ( Tunisia 2020) prévue les 29 et 30 novembre 2016, ont été au centre de la rencontre tenue par les ministres des Affaires étrangères et du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale respectivement Khemaïs Jhinaoui et Fadhel Abdelkefi avec les ambassadeurs des pays du G7 ( Allemagne, Canada, France, Etats Unis, Italie, Japon, Royaume Unie) et de l’Union Européenne(UE), a fait savoir mercredi, le ministère des affaires estrangères.
Les responsables tunisiens ont à cette occasion, indiqué que la Tunisie aspire à un soutien exceptionnel de ces pays qui dépassera le cadre d’appui traditionnel, de manière à lui permettre de mettre en place une stratégie globale portant sur l’impulsion de l’investissemnt et des programmes de partenariat ainsi que le financement des mégaprojets programmés dans le cadre du plan quinquennal du développement (2016/2020).
De leur coté, les ambassadeurs présents à cette rencontre tenue mardi soir, ont exprimé l’engagement de leurs pays à participer à cette conférence en dépechant des délégations de haute niveau comprenant des responsables politiques et économiques et représentant les secteurs public et privé.
Ils ont également, affirmé que l’essor économique de la Tunisie présente le meilleur garant de la réussite de la démocratie naissante.
Il a été convenu lors de cette réunion, d’assurer le suivi des accords et des partenariats qui seront conclus entre les représentants des secteurs public et privé lors de la conférence.

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Le ministre du Transport, Anis Ghedira, a déclaré que les tractations avec l’Union Européenne autour de l’ouverture du ciel tunisien (Open Sky) avancent de manière considérable
Rencontré lors d’un atelier sur le démarrage de l’étude relative à la mise en place d’un plan directeur national des transports à l’horizon 2040, le ministre a ajouté que les efforts des deux parties se déploient afin de trouver d’ici fin décembre 2016 un compromis sur tous les points en relation avec ce sujet.
Le ministre a par ailleurs estimé la signature de la convention d’ici mars 2017, ce qui sera certainement un bon départ pour le secteur du transport mais aussi pour le tourisme tunisien.
Il est à rappeler que les négociations autour de cette question, bien qu’elles aient été retardées à maintes reprises, ont été enclenchées avec l’UE début Mars 2016 après un arrêt, pour s’étaler sur une dizaine de rounds en 2016 et 2017.

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La représentante du Centre de promotion des exportations (Cepex), Najoua Riffi, a déclaré lors d’une journée tuniso-ivoirienne de partenariat organisée le mois dernier, en Côte d’Ivoire, que la Tunisie est le premier pays méditerranéen du sud en termes d’exportation des composants automobiles vers l’Union européenne et le deuxième producteur en Afrique, rapporte le site d’information « Al Wihda.info ».

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Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé sur les ondes de Mosaïque FM que l’UE a décidé de maintenir son aide annuelle de 300 millions d’euros à la Tunisie jusqu’en 2020.

Elle a ajouté à la même source que l’UE considère la Tunisie comme un partenaire essentiel et appelle les différents membres de l’Union à travailler avec la Tunisie pour redonner de l’espoir aux jeunes tunisiens.

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L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada sera signé aujourd’hui, 30 octobre 2016, à Bruxelles, rapporte Mosaïque Fm.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a donc fait le voyage jusqu’à Bruxelles pour venir signer cet accord. Une signature qui ne constitue pas le dernier acte.

L’accord doit être approuvé par le Parlement européen. Si c’est le cas, des barrières douanières pourraient être levées dès le début de l’année prochaine, indique la même source.

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La Tunisie a bénéficié de 10% du budget total de la coopération transfrontalière au niveau du bassin méditerranéen pour l’année 2016. C’est ce qu’a annoncé la chargée de la coopération au sein du ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.
« Au cours de cette année, la Tunisie a bénéficié de la réalisation de 49 projets dont la valeur est estimée à 9 millions d’euros, ce qui fait de notre pays l’un des principaux bénéficiaires au niveau euro-méditerranéen en termes de fonds alloués », a précisé la responsable lors d’une journée d’information organisée ce lundi 17 octobre 2016, à l’occasion de l’achèvement de la première phase de ce programme.

Recherche et développement, appui aux PMES et lutte contre la pauvreté
Il s’agit d’une initiative lancée par l’Union européenne (UE) visant à améliorer et à appuyer ses relations avec les pays voisins.
Financé par l’UE et géré par la Région autonome de Sardaigne (Italie), ce programme offre des possibilités de coopération entre les partenaires de la région méditerranéenne dans quatre domaines d’intervention. Il s’agit de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques, la recherche et le développement, l’appui aux PMES, la lutte contre la pauvreté et l’inclusion sociale.
La Tunisie est d’ailleurs un acteur de premier plan de ce genre de coopération œuvrant pour la promotion de  l’intégration économique, sociale, institutionnelle et culturelle avec les voisins, en accompagnant un processus de développement durable conjoint autour d’un pôle de coopération transfrontalier. 
La valeur ajoutée d’un tel programme qui cible principalement la Tunisie et 12 autres pays réside aussi dans sa capacité à promouvoir les partenariats entre ces pays, tout en essayant de créer des réseaux de collaboration durable en Méditerranée. C’est bien l’avis du représentant de l’UE qui précise que la coopération transfrontalière intervient dans le cadre d’une collaboration dont les caractéristiques régionales et spécifiques tablent sur la promotion de la coopération de proximité.
Le programme d’une valeur de 200 millions d’euros, qui sont répartis sur ces pays, a ciblé essentiellement les différents partenaires dont notamment la société civile, l’administration centrale, les établissements publics et le secteur privé, les partenaires sociaux comme l’UTICA et l’UTAP. 
Pour la deuxième phase, elle sera lancée au cours de l’année prochaine, en touchant de nouveaux projets. D’après les estimations, un budget de 209 millions d’euros sera consacré à la concrétisation de ce projet, dont une partie est destinée à l’assistance technique. Ce programme de coopération, rappelle-t-on, obéit au principe de la concurrence et un appel à des projets sera prochainement lancé.
Une pareille initiative ne peut que consolider les liens entre la Tunisie et l’UE, qui s’est engagée dans des projets aussi divers et variés que la lutte contre le terrorisme, la réforme de la justice, sans oublier entre autres le soutien au secteur privé, à la société civile et à la transition démocratique. Cette consolidation s’est traduite par un triplement de l’aide européenne, qui a atteint un montant d’un milliard d’euros entre 2011 et 2015. 
C’est aussi valorisant pour un pays qui traverse une mauvaise passe depuis la révolution du 14 janvier 2011 et qui a évolué vers une crise permanente avec notamment le recul du taux de croissance dans le pays, l’aggravation du déficit budgétaire ainsi que le surendettement. Chose qui a poussé la primature à augmenter le budget de l’Etat pour atteindre 32,705 milliards de dinars, soit une hausse de 3 Milliards DT par rapport à celui de 2016, alors que les dépenses publiques ont été arrêtées au montant de 6500 millions de dinars (MD) contre 5300 MD pour l’exercice actuel. Les dépenses de compensation, elles, passeront de 2200 MD en 2016 à 2700 MD dans le projet de la LF 2017. Pour ce qui est de la masse salariale, elle sera de 13700 MD en 2017 contre 13150 MD actuellement.
C’est logique pour un gouvernement qui cherche à limiter le taux d’endettement à 62% du PIB et le déficit budgétaire à 5,5%, avec un taux de croissance estimé à 2,5%.

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La Tunisie a averti que sa jeunesse mécontente sera plus susceptible de rejoindre Daech  si le pays ne reçoit pas un soutien financier de l’Europe et des États-Unis.

Vitale pour le pays, l’industrie du tourisme pâtit encore des attentats terroristes qui ont fait des dizaines de tués parmi les touristes étrangers en 2015. La Tunisie dont on pense qu’elle a  fourni le plus gros contingent de combattants étrangers au groupe terroriste Daech en Syrie et en Irak, a repoussé  une attaque perpétrée par les djihadistes contre la ville frontalière de Ben Guerdane.

Avec un taux de chômage de 15,6 pour cent  touchant deux fois plus de  diplômés universitaires et de jeunes de moins de  25 ans,  la Tunisie avait besoin d’aide pour conjurer la menace terroriste, a affirmé, le ministre tunisien du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi, dans une interview au Financial Times, lors d’une visite à Londres.

« Nous avons 650.000 chômeurs. La moitié d’entre eux sont hautement qualifiés. Comment pouvons-nous leur expliquer  que nous sommes passés par ce processus de démocratisation alors même qu’ils  sont au chômage depuis trois ou quatre ans, et en tant que gouvernement, nous n’avons pas de solution pour eux?

« Donc, ces gars-là vont écouter plus des gens comme Daesh . Lorsque le désespoir augmente, ils peuvent se tourner vers Daesh, donc nous devons trouver une solution. Nous devons leur donner espoir « .

Sans aide,  dans 20 ans, « nous pourrions devenir  une autre dictature, et ce pourrait être la tourmente », a-t-il dit ajoutant que l’Occident met en danger l’un des rares modèles positifs du monde musulman.

 » En tant qu’unique pays arabe et musulman à mettre en place une démocratie, nous pouvons dire que l’islam et la démocratie ne sont pas irréconciliables. Si vous réglez la situation économique de la Tunisie, vous aurez  demain un exemple à offrir  au monde musulman », a-t-il dit.

« A ma droite [à la table du Conseil des ministres] J’ai un islamiste, à gauche un ministre de l’Union et en face  quelqu’un qui appartient à l’aile libérale du pays.

« On investit de  l’argent en Afghanistan, en Irak. Il est moins coûteux d’investir en Tunisie que de transformer l’Afghanistan. Nous avons un pays pacifique de 11 millions d’habitants. La population est habitée par  une grande frustration », a ajouté Abdelkefi.

«Nous avons besoin d’investissements, pas de dons », a-t-il souligné. Depuis la révolution, 500 entreprises étrangères ont quitté le pays, ramenant la  croissance économique à environ 2 pour cent et creusant le déficit budgétaire.

«Nous avons accès aux marchés en franchise de droits en Europe, la main-d’œuvre la plus instruite en Afrique, les exportateurs ne paient pas d’impôts et nous serons la plate-forme de la reconstruction de la Libye. »

À plus long terme, le ministre espère que la Tunisie pourrait être admise à l’UE.

«Nous sommes exactement dans la même  situation que celle de l’Europe de l’Est [après la chute du communisme] sans être chrétiens et sans être en Europe. Nous voulons être traités comme l’Europe de l’Est. Nous pouvons demander à être membre de l’UE « , a-t-il conclu.

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L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Tunis, Patrice Beganini, a réaffirmé, mercredi, l’engagement de l’Union à poursuivre son appui à la Tunisie.
 » Il y a un effort commun des ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne pour promouvoir le site Tunisie auprès de leur gouvernement et appuyer la mise en œuvre de la résolution adoptée par le parlement européen sur les relations de l’UE avec la Tunisie dans le contexte régional actuel « , a-t-il indiqué lors de son entretien avec le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur.
Tout en se félicitant de l’adoption par le Parlement européen de cette résolution, Ennaceur a, de son côté, plaidé en faveur de l’application de cette résolution par les gouvernements des pays membres de l’Union européenne.
 » La Tunisie a besoin d’un appui plus important particulièrement au cours de cette période difficile « , a-t-il indiqué, faisant remarquer que la Conférence internationale sur l’investissement prévue à la fin du mois de novembre prochain à Tunis représente une occasion propice pour mobiliser le soutien économique international.

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L’attention attachée par l’Europe à son flanc sud est phagocytée par un désastre en cascade. En face de la guerre en Syrie, en Irak et en Libye, à la crise de la migration et à la prolifération du terrorisme, l’objectif tout-absorption de l’Europe est la stabilité. Dans la plupart des cas, cela revient à empêcher  que les mauvaises choses ne deviennent plus mauvaises encore.

Mais outre sa gestion des  crises,  l’Europe a besoin de penser beaucoup plus hardiment  à d’autres façons de faire pour anticiper l’agitation violente. Que dire de ces pays qui sont restés relativement stables et ont donc suscité  moins d’attention? Est-ce que l’Union européenne a encore  un objectif positif pour son flanc sud? Des interrogations auxquelles la fondation Carnegie Europe s’est attachée à trouver un début de réponse.

La Stratégie mondiale de l’UE lancée par son Haut Représentant Federica Mogherini en juillet 2016 entend construire une «résilience», qui se définit  comme «la capacité des États et des sociétés à réformer, à résister  et ainsi à sortir des  crises internes et externes ».

Pourtant, on n’y trouve que peu de trace dans les politiques européennes actuelles, qui sont en grande partie guidées par le souci de contenir les  retombées sécuritaires des conflits du Moyen-Orient.

La stratégie du raccourci

Les efforts de l’Europe pour soutenir la stabilité durable au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont souvent été contrecarrés par un compromis qui consiste à tolérer la paralysie intérieure pour le bien de la coopération régionale. Ce compromis, cependant, est une erreur.

En lieu et place, l’Europe doit investir beaucoup plus hardiment dans des pays comme la Tunisie, le Maroc et la Jordanie. Au fil du temps, ils pourraient devenir des « points d’ancrage solides» pour les relations de l’Europe avec le monde arabe et l’Afrique.

Les soulèvements de 2011 ont amplement démontré que les régimes qui se nourrissent du marasme et de l’inertie  ne sont pas aptes à constituer les principaux piliers de l’engagement européen au Moyen-Orient. Soutenir  de tels régimes pour le bien de leur influence régionale peut sembler un raccourci pour surmonter les impasses politiques aujourd’hui et,  en fait, en créer d’autres plus virulentes demain.

Aussi l’Europe a-t-elle  besoin de semer des graines plus résistantes en termes de partenariat. Elle peut commencer à le faire  en contribuant au renforcement des  acteurs régionaux de demain qui sont disposés et aptes à travailler avec l’Europe pour  un avenir durable.

Une stabilité intérieure durable est de nature à ouvrir la voie à un engagement régional accru et plus constructif pour ces pays. Les petits États dont le  capital géopolitique est limité peuvent jouer un rôle important au niveau régional. A cet égard, des sociétés résilientes pourraient devenir des atouts précieux en tant que partenaires régionaux pour l’Europe. Enfin, les Etats qui sont résilients  à l’intérieur sont mieux placés pour explorer de manière constructive les opportunités offertes par leur  propre voisinage  au travers des mécanismes de la coopération régionale.

Petits et néanmoins  essentiels

La Tunisie, le Maroc et la Jordanie, sans être des acteurs régionaux de premier rang, ont été considérés par  les milieux politiques de l’UE comme les  partenaires du Sud les plus prometteurs en termes de  capacité à se réformer.

La Jordanie et le Maroc, et plus récemment la Tunisie, sont regardés par l’UE comme les trois pays qui portent le plus d’espoir pour les relations euro-méditerranéennes. Mais tout en affichant une meilleure forme que la plupart de leurs voisins, aucun d’entre eux n’apparaît actuellement comme particulièrement résilient, pas plus qu’il n’est capable d’exercer une influence régionale décisive.

Les Européens ne parviennent pas à voir  la Tunisie sous l’angle du  bénéfice et ont grossièrement sous-estimé sa valeur pratique en tant que partenaire arabe démocratique en Afrique du Nord.

Pourtant, un examen plus attentif révèle un potentiel prometteur des relations entre les uns et les autres. Le relatif manque d’influence régionale chez ces  trois pays  a tout pour être un atout plutôt qu’une faiblesse alors que le risque mineur  de toute ingérence extérieure les rend des partenaires plus prévisibles pour l’Europe qui pourrait alors compter sur eux. Les  Européens, cependant, ne parviennent pas à voir la Tunisie en particulier  sous l’angle de leurs intérêts.

La rive sud a été le talon d’Achille de la politique étrangère de l’UE. Au cours des deux dernières décennies, les analystes ont proposé d’innombrables mécanismes d’allocations d’aide, l’accès aux marchés, des schémas  de mobilité et des programmes de coopération politique.

Au lieu de mesures audacieuses qui pourraient changer les choses dans les pays partenaires du sud, les nombreux remaniements boiteux des mêmes paramètres en place ont échoué à produire le saut qualitatif souhaité pour l’influence méditerranéenne de l’Europe.

Les  limites des relais  fragiles sont autant évidentes que les avantages potentiels de la résilience. L’Europe a eu visiblement du mal à s’adapter à la situation post 2011. Le statut spécial accordé à des partenaires prometteurs l’a été en demi-teinte et n’a pas été à la hauteur  de l’audacieux investissement politique et économique dans ces pays tel que l’exigerait un ancrage solide. L’UE ne doit que s’en prendre à elle-même.

L’investissement dans la stabilité

Si l’UE est sérieuse dans sa volonté de  construire une résilience fondatrice d’une  saine pérennité du gouvernement, des institutions de l’Etat et de la société  et d’un voisinage stable, elle est tenue d’assurer que ses actions contribuent à la résilience au niveau de ces trois volets,  également et simultanément.

La Tunisie est le pays où l’UE pourrait facilement faire plus, notamment en respectant les engagements financiers pris à la suite de la révolution tunisienne, en donnant une plus grande envergure politique à la Tunisie, en abandonnant  le protectionnisme agricole, en changeant la donne en matière de plein accès au marché la Tunisie, et ceci n’en coûterait que peu à l’Europe.

En canalisant autrement ses investissements en Tunisie et au Maroc, l’Europe peut encore contribuer à jeter les bases de partenariats sains dans la région, conclut Carnegie Europe.

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Médenine bénéficie à l’instar de sept autres gouvernorats (Gabès, Gafsa, Kasserine, Jendouba, Sidi Bouzid, Sfax, Bizerte) du programme IRADA, « Initiative régionale d’appui au développement durable », dans le cadre de la coopération Tunisie-Union Européenne. Ce programme devra démarrer, au cours du premier trimestre 2017, pour une durée de 48 mois, moyennant 77 millions de dinars.
Il s’intéresse à l’initiative régionale visant à promouvoir le développement économique durable à travers, notamment, la création d’espaces de dialogue entre les secteurs public et privé, l’identification de projets de développement et le renforcement des capacités des acteurs régionaux par un suivi technique leur permettant d’identifier des projets dans le cadre d’une approche participative et de la décentralisation.
Le programme vise, ainsi, à renforcer la contribution du privé au développement économique de la région, élaborer des études sectorielles pour la mise en œuvre de plans d’actions et promouvoir l’innovation et l’investissement à l’échelle régionale.
Une séance de travail s’est tenue, mardi, à ce sujet, au siège du gouvernorat, en présence d’une délégation de l’Union Européenne et de représentants du ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale et du ministère de la formation professionnelle et de l’emploi.

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Le directeur de la coopération au ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Yassine Becha, a déclaré ce mardi 20 septembre 2016, sur Shems fm, que l’Union européenne a accordé à la Tunisie une somme de 32 millions d’euros, au profit de huit gouvernorats (Médenine, Gabes, Gafsa, Kasserine, Sidi Bouzid, Jendouba, Sfax et Bizerte).

Il a ajouté que cette somme sera consacrée au soutien des projets dans les régions, dans le cadre du partenariat entre le secteur privé et le secteur public.

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur a exprimé, samedi, l’aspiration du peuple tunisien à un appui plus conséquent de la part de l’Union européenne (UE) qui, a-t-il dit,  » représente un partenaire privilégié de la Tunisie dans la réalisation des programmes de développement et la réussite de sa transition « .
Dans un message adressé au président du parlement européen Martin Schulz, Ennaceur a salué l’adoption, le 14 septembre 2016, par le parlement européen, d’une  » résolution sur les relations de l’UE avec la Tunisie dans le contexte régional actuel « .
Le président de l’ARP s’est dit persuadé que le Parlement européen ne ménagera aucun effort pour inciter les institutions des pays membres de l’UE à concrétiser les recommandations prévues dans la résolution.
 » Il s’agit notamment de la mise en œuvre d’un programme spécifique au profit de la Tunisie similaire au plan Marshall « , a-t-il précisé.
La résolution adoptée par le parlement européen prévoit un ensemble de mesures économiques et sociales au profit de la Tunisie, dont la conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement.
Le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur avait demandé du président du parlement européen Martin Schulz, lors de sa visite en Tunisie le 8 février dernier, de soutenir le processus de transition démocratique tunisien, à travers l’adoption d’un programme cohérent similaire au plan Marshall.
Une commission parlementaire mixte tuniso-européenne a été créée le 18 février 2016, en vue de consolider les relations bilatérales et d’appuyer les efforts du gouvernement tunisien, dans le cadre des négociations sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (ALECA).
Cette commission devrait se réunir mardi 20 septembre courant dans le cadre du suivi de la politique européenne de voisinage, des programmes de coopération entre la Tunisie et l’UE et des négociations sur l’ALECA, la migration et la circulation des personnes.

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La haute représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne

La chargée de la politique étrangère de l’Union Européenne Federica Mogherini a réitéré le soutien de l’UE pour le gouvernement Chahed et pour l’ensemble de son gouvernement après qu’il ait obtenu la confiance du parlement avec une majorité confortable de 168 voix pour.

« Au moment où le nouveau Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, et l’ensemble de son gouvernement ont obtenu le vote de confiance à l’Assemblée des Représentants du Peuple, je leur exprime les vœux de réussite et le soutien renouvelé de l’UE dans la tâche importante qu’ils entament au service des Tunisiennes et des Tunisiens », lit-on dans un communiqué rendu public samedi 27 août 2016.

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Le projet financé par l’UE «LEMMA, ensemble pour la mobilité » visant  une coopération renforcée entre les autorités européennes et tunisiennes sur l’immigration clandestine et la mobilité doit être présenté mardi à Tunis. Le projet de trois ans et d’un montant de 5 millions d’euros est destiné à développer des synergies entre les politiques publiques en Tunisie et les sept pays européens partenaires – Belgique, Espagne, France, Italie, Pologne, Portugal et Suède – et à optimiser les avantages de la migration économique pour la Tunisie.

En outre, il vise à renforcer la capacité des autorités tunisiennes et des organisations de la société civile à  soutenir la réintégration des migrants qui décident de rentrer chez eux. Le projet LEMMA s’inscrit dans le cadre du partenariat UE-Tunisie pour la mobilité signé en mars 2014 et dont l’Italie est signataire.

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La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), constitue une conséquence de la crise économique qui a frappé l’Europe , a affirmé vendredi, Juan Lopez-Doriga, ambassadeur d’Espagne, à Tunis.
« La crise économique a bien frappé l’Europe, on a vu d’abord ses conséquences sur l’économie et on est en train de voir maintenant ses conséquences politiques », a affirmé Doriga en marge d’une conférence débat à Tunis sur  » l’intelligence entrepreneuriale et expansion à l’international » .
Le diplomate a assuré que « dans quelques mois, nous verrons le profil d’une nouvelle Europe », tout en exprimant sa confiance en la capacité de l’Union créée après la 2ème guerre mondiale, à surmonter ses difficultés.
Cette réaction, la première d’un diplomate européen à Tunis, intervient quelques heures après la publication des résultats du référendum historique qui s’est tenu jeudi au Royaume-Uni et aux enjeux énormes pour le pays et pour l’union. Les britanniques ont voté en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE) avec un écart de voix de plus d’un million, et un score de 51,8% . Le pays est devenu ainsi le premier pays du continent à choisir de quitter l’UE.

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