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Le Secrétaire Général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Ali Boughdiri, a souligné, jeudi 25 mai 2017, que son organisation soutient la campagne de lutte contre la corruption entamée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, la qualifiant de  » démarche courageuse ».
« Les dossiers des personnes soupçonnés d’être impliquées dans des affaires de corruption doivent cependant être fondés sur des données solides et fiables pour éviter ainsi les accusations injustes et mensongères », a-t-il souligné dans une déclaration à l’agence TAP.
« La lutte contre la corruption en Tunisie et son déracinement ont toujours été parmi les principales revendications de l’UGTT », a-t-il dit, appelant le gouvernement à poursuivre cette campagne.
Le Chef du Gouvernement avait souligné, dans une déclaration donnée hier aux médias au Palais du Gouvernement à la Kasbah, que « le gouvernement va mener la bataille contre la corruption jusqu’à la fin et assume à cet égard toutes ses responsabilités ».
Cette déclaration intervient suite à la campagne d’arrestations mardi de plusieurs hommes d’affaires soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption.

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Le secrétaire d’Etat aux Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Korchid, a affirmé mardi 24 mai 2017 qu’une instance indépendante sera bientôt mise en place pour évaluer les richesses nationales, rapporte Jawhara fm.

Lors d’une conférence de presse, Korchid a indiqué que cette structure sera composée de représentants des différentes parties dont des membres de l’UGTT mais également des experts et des juristes. Et d’ajouter que le gouvernement d’union nationale tient à garantir la transparence.

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Un projet tuniso-allemand visant à enrichir le dialogue social existant en Tunisie afin de mieux exploiter son potentiel et de contribuer à la promotion de l’emploi a été lancé, lundi 22 mai 2017, lors des travaux d’une table ronde axée sur les objectifs du dialogue social.
Ce projet vise la mobilisation des expériences des acteurs du dialogue social allemand pour un appui à la mise en œuvre des politiques d’emploi en Tunisie, souligne un communiqué de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA).
Au cours de leurs interventions, les participants aux travaux de cette table ronde ont mis l’accent sur l’importance de la formation en alternance et sur l’importance de la synergie entre le système éducatif et de formation professionnelle et les entreprises afin que ces deux systèmes forment des compétences qui répondent aux besoins réels des entreprises et du marché de l’emploi.

« L’objectif de cette table ronde est d’établir un échange et un partage des pratiques et des expériences pour trouver des idées qui pourraient sortir la Tunisie de la situation difficile qu’elle traverse dans un environnement international économique difficile« , a souligné l’Ambassadeur de la République fédérale d‘Allemagne Andreas Reinicke.
Et d’appeler à la nécessité « de comprendre et d’apprendre de nos expériences mutuelles positives et négatives« .
Idée partagée par la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, qui a déclaré que la Tunisie est « en train d’apprendre après avoir réussi une révolution conduite et réussie par des jeunes sans encadrement politique mais grâce aussi à l’engagement, l’énergie des femmes tunisiennes et au rôle très important de la société civile« .
« Emploi, liberté et dignité sont les slogans clamés par les jeunes lors de la révolution« , a déclaré Bouchamaoui, ajoutant « qu’il ne peut y avoir de dignité sans emploi et c’est aux partenaires sociaux de contribuer à la concrétisation de ces demandes formulées par la jeunesse tunisienne« .

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La ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Héla Cheikhrouhou a affirmé, samedi, dans une déclaration à l’agence TAP, que la situation du secteur des hydrocarbures, en Tunisie est aujourd’hui délicate, en raison de la faiblesse de la production qui a dégringolé de 100 mille barils à 40 mille actuellement et le recul des opérations de prospection. Par conséquent, le taux de couverture des besoins nationaux en hydrocarbures ne dépasse pas les 60%. 
Intervenant à la clôture du séminaire organisé par l’UGTT à Hammamet, sur « le rôle des syndicats dans la préservation des richesses naturelles », la ministre a souligné que le secteur a besoin d’une paix sociale pour pérenniser la production et permettre aux investisseurs de poursuivre leurs activités et réaliser leurs programmes. 
Elle a averti que toute perturbation de la production va influer négativement sur l’approvisionnement en électricité à l’approche de la période de pointe de la consommation, au cours de la saison estivale, tout en insistant sur la nécessité de préserver le caractère pacifique des mouvements sociaux pour l’intérêt du pays. 
Dans son intervention, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a considéré que « la Tunisie n’a pas besoin de campagnes politiques telles que celle de  » ouinou el pétrole  » ( où est le pétrole?), qui s’est activée à l’approche des élections municipales pour gagner des points sur le plan politique ». 
Il a exprimé l’espoir de voir la centrale syndicale participer à la commission dont la création a été ordonnée par le Chef du gouvernement, pour établir un état des lieux du secteur des hydrocarbures en Tunisie. 
De son côté, le secrétaire général de la Fédération générale du pétrole et produits chimiques, Hasnaoui Smiri, a affirmé que « la Tunisie ne baigne pas dans une mer de pétrole et ceux qui disent le contraire font de la politique ». 
Il a précisé que  » le pétrole non conventionnel « Gaz de schiste » se trouve dans le sud tunisien et à Kairouan, mais la Tunisie n’a pas commencé à explorer cette piste ni au niveau de la législation, ni par le biais de mesures pratiques. Pour ce qui est du pétrole, son existence est possible dans la région de Bizrate (Gabès), qui pourrait produire 30% de notre consommation pétrolière.Toutefois, le coût nécessaire pour des prospections dans cette zone, est estimé à 2500 millions de dinars, ce qui nécessite la recherche d’un partenaire stratégique ».

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Le 11 mai 2017, le site d’information français Maghreb Confidentiel, avec 3 correspondants tunisiens anonymes, écrivait que «Si Béji Caïd Essebssi (BCE) n’a finalement pas annoncé de remaniement, le 10 mai, Youssef Chahed reste en sursis ! Selon nos sources, le raïs du palais de Carthage est tombé d’accord avec le patron d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, pour écourter le mandat du Premier ministre. Selon ce deal, celui-ci devra rendre les clés de la Kasbah après le Ramadan, qui prend fin autour du 24 juin. BCE et le « cheikh » Ghannouchi se sont même entendus sur le nom de son successeur : sauf contrariété de dernière minute, il devrait s’agir de Fadhel Abdelkefi, récemment promu ministre des Finances, ce qui lui permet de se préparer… ». Un remaniement qui n’était en tout cas pas à l’ordre du jour, ce 10 mai.
Et la même source d’estimer que «la nomination d’Abdelkefi, originaire de Sfax, ravira les hommes d’affaires de la ville. Finançant aussi bien le parti présidentiel Nidaa Tounes qu’Ennahdha, ceux-ci estiment qu’il est temps que l’un des leurs devienne Premier ministre, poste traditionnellement réservé aux Sahéliens». Le 20 avril 2017 déjà, et sous le titre «Youssef Chahed poussé vers la sortie», la même source laissait entendre que «Ennahdha et Nidaa Tounes discutaient de l’opportunité d’abréger le mandat du Premier ministre, fragilisé par les mouvements sociaux». On ne sait pas si ces informations sont exactes ou une simple intox, ce qui n’est pas impossible dans le théâtre des ombres chinoises de la Tunisie depuis 2011.

⦁ Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani montent au créneau.

Interrogé par Africanmanager sur la réaction du GUN à ces propos, le chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations de droits de l’homme au cabinet du chef du gouvernement, Mehdi Ben Gharbia, a rappelé, dans un démenti qui ne dit pas son nom, que «Maghreb Confidentiel» avait aussi prédit le départ du ministre tunisien des Affaires étrangères et l’entrée au gouvernement de Slim Azzabi et rien de tout cela ne s’est passé. Il préfère ensuite rappeler l’amélioration des ratios de l’économie, qui indiquent au moins un frémissement de la reprise économique, en mettant en exergue le taux de croissance de 2,1 % pour le 1er trimestre 2017, annoncé par l’INS. Pour le reste, «nous avons un mandat du Pacte de Carthage, que nous sommes en train d’honorer, d’avancer sur les quatre grandes réformes et de gérer la situation sociale tendue en étant ferme sur les acquis et la suprématie de l’Etat. Nous combattons la corruption. La volonté y est, les résultats viendront et ces gens-là on les aura». Et de faire ensuite noter le manque d’alternative de l’opposition, en ajoutant que «on se demande le pourquoi de ce jeu-là qui consiste à vouloir refaire le gouvernement, alors qu’on n’a jamais eu de proposition, concrète et constructive de la part de l’opposition sur ce qu’il faudrait économiquement faire pour le pays». Pour ce qui est de l’avenir, à court ou à moyen terme, du GUN, Ben Gharbia rappelle la position du chef de l’Etat tunisien, le 10 mai, «lorsqu’il a clairement soutenu l’actuel chef du gouvernement», en précisant que «il n’est pas dans ses prérogatives, mais celles de l’ARP, de changer le gouvernement» et d’ajouter que «ceux qui ont été déçus par son soutien clair sont en train de le minimiser pour essayer de faire passer leurs vœux pour des réalités».

Iyed Dahmani, porte-parole de la Primature, qu’Africanmanager a aussi contacté par téléphone, pour commenter tout ce ramdam autour d’un improbable départ de Youssef Chahed et de son GUN a aussi versé dans la réponse par la démonstration des premières réalisations économiques de Chahed, en insistant sur le fait que «il faut consolider ce début de reprise et non le casser par un autre changement». Il est vrai en effet qu’un éventuel changement de gouvernement ne ferait que replonger la Tunisie et son économie dans une nouvelle phase d’instabilité politique et un retour du manque de visibilité qui cassera toutes ses premières réalisations, aussi peu sensibles soient-elles pour le moment et après un peu plus de 4 mois de l’entrée en exécution de son projet économique par la loi de finance. Un nouveau gouvernement signifiera, à ne pas en douter, plusieurs mois de débat sur son chef et ses ministres, alors que les municipales approchent à grands pas et alors que les bailleurs de fonds commencent à peine à faire confiance aux plans de sortie de crise du GUN.

Chahed en tout cas ne laisse rien transparaitre, enfilant les visites dans les régions, régularisant les situations foncières de plusieurs quartiers populaires, savoure ses bains de foule, travaille à redresser les mauvais indicateurs économiques et colmater les brèches des différents foyers de tension, dont toute la classe politique s’accorde à dire qu’elle n’est pas si spontanée que ça !

⦁ Campagne tambours médiatiques battants

Entretemps, des sources locales de journaux étranger battent depuis quelque temps et derrière l’opposition tunisienne les tambours du départ pour Chahed sur fond d’une marche contre le projet de loi sur la réconciliation qu’une partie de cette opposition voudrait retirer avant même son passage à l’ARP. Une marche de protestation dont la réussite a été remise en cause par le chiffre de 1200 manifestants donné par le ministre de l’Intérieur et démenti par les organisateurs qui avancent plus de 5.000 personnes.
De son côté, le site tunisien «Acharaa Al Magharibi» évoque des fuites de la réunion, jeudi dernier, de Youssef Chahed avec les signataires du «Pacte de Carthage», faisant dire à Hafedh Caïed Essebssi que «le gouvernement d’union nationale n’est pas éternel mais temporaire». Cette nouvelle fuite, si elle s’avérait vraie, ferait écho à celle où un député critiquait la composition du cabinet du chef du gouvernement et les autres critiques des participants à cette réunion de Nidaa Tounes, où était aussi présent Essebssi Jr, en direction de tout le GUN. A ce propos, Mehdi Ben Gharbia explique, dans une communication téléphonique avec Africanmanager : «j’ai une obligation de réserve et je ne peux donc rien confirmer ni commenter». Pour lui, «ce gouvernement a été voté par l’ARP. Il a connu un remaniement il y a deux mois. On a un pacte avec lui et on est en train d’avancer. On commence à faire de la croissance. Les indicateurs ne sont certes pas encore au vert, mais la courbe de la croissance commence à s’inverser vers le haut. Nous on assume notre responsabilité. Aux partis de l’opposition maintenant d’assumer les leurs».

⦁ L’UGTT à la rescousse de Chahed

Ce qui est certain, c’est qu’on cherche, depuis quelque temps, à descendre le GUN, à démonter son unité et à chasser Youssef Chahed de La Kasbah. Une partie de l’Iceberg réside dans les partis qui ont «animé» les manifestations de Tataouine et que plus d’un ministre du GUN a pointés du doigt. L’autre partie devrait se trouver dans les rangs des partis politiques qui ont refusé d’assister au discours du chef de l’Etat tunisien, le 10 mai dernier, durant lequel BCE avait soutenu, quoique du bout des lèvres, son poulain Youssef Chahed.
Ce dernier vient d’ailleurs de trouver un excellent appui, en la personne du SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, dont l’organisation syndicale est le pilier de l’institution du dialogue national. Dans une déclaration au quotidien «Al Arab Al Yawm», ce dernier affirme n’avoir aucune intention de demander le départ de Youssef Chahed, ajoutant que «la succession de gouvernements n’a pas donné de solutions». Il affirme par ailleurs qu’ils n’accepteront pas, à l’UGTT, que «la Tunisie devienne un laboratoire pour les gouvernements » et que «nous, à l’UGTT, nous appelons à réparer les erreurs et non à faire tomber les gouvernements et nous appelons les partis à assumer leurs responsabilité vis-à-vis de la situation que vit le pays». Cette position pro-Chahed suffira-t-elle à stopper l’élan de ses détracteurs et à calmer les ardeurs de ceux qui veulent sa sortie de La Kasbah ? Wait and See !

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« L’UGTT n’appellera pas à la chute du gouvernement Chahed, même si tous ceux qui l’ont précédé n’ont pas apporté des solution à la situation en constante détérioration », a affirmé le secrétaire général de l’Organisation ouvrière, Noureddine Taboubi, dans une interview à « Al-Arab al-youm », ajoutant qu’il réclame des réformes sérieuses, la Tunisie ne pouvant pas demeurer un laboratoire d’expériences pour les gouvernements qui s’y sont succédé.

Il a souligné que sa centrale syndicale appelle à la correction du dysfonctionnement et non au renversement des gouvernements et exhorte les partis politiques à assumer totalement leurs responsabilités vis-à-vis de la situation que la Tunisie traverse actuellement, une situation inacceptable pour le peuple devenu victime des tiraillements politiques et autres luttes et désaccords.

Noureddine Taboubi a indiqué qu’il appellera les organisations nationales, principalement l’UTICA et l’UTAP, à présenter des solutions et des approches et à assumer leur responsabilité historique pour sauver le pays, expliquant que la Tunisie n’a pas besoin aujourd’hui de slogans mais d’action et de solutions.

Evoquant l’initiative que l’UGTT s’apprête à lancer, il a précisé qu’elle sera annoncée sitôt réunies les conditions de son succès. Il s’agit, a-t-il dit, de solutions et d’alternatives réalistes et réalisables, tenant compte des possibilités du pays et des particularismes de la situation dans les régions. L’initiative prendra une nouvelle forme incluant des « notes de travail » relatives à la situation économique et sociale, et proposant des solutions en prise sur la réalité, affirmant que la Tunisie a besoin de grandes réformes dans tous les domaines et avertissant que le maintien en l’état de la situation ne servira l’intérêt de nulle partie.

Il a enfin souligné la nécessité de trouver des solutions pour les régions défavorisées et marginalisées, gavées, depuis la Révolution, de promesses sans lendemain, réaffirmant le soutien de l’UGTT à toutes les revendications légitimes et les mouvements de protestation pacifiques, car l’UGTT est une organisation nationale qui assume son rôle national en toute responsabilité, a-t-il souligné.

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Des négociations sont en cours avec la CNSS et le ministère des Affaires sociales pour la fixation d’une date de versement de l’augmentation des montants des pensions de retraite, rapporte Mosaïque Fm, citant une source de l’UGTT.

Le versement des augmentations doit se faire dans les plus brefs délais pour les retraités du secteur privé avec effet rétroactif. Le versement doit se faire soit durant ce mois ou au mois de juin, indique la même source.

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On ne connait pas l’explication du choix du palais des congrès à une heure de pointe, en lieu et place du Palais de Carthage équipé de toute l’infrastructure nécessaire pour une diffusion télévisée en Live et disposant d’une salle cérémoniale imposante. Mais c’est en plein centre de la capitale que Béji Caïed Essebssi a choisi de parler. D’abord en tant que chef de l’Etat et ensuite en tant que président du Conseil national de sécurité.
Deux manières de lire ce discours «à la Bajbouj», c’est-à-dire tout aussi décousu que bien ordonné, ponctué d’anecdotes, comme lorsqu’il en a sympathiquement voulu à Foued Mbazaa (ancien chef d’Etat tunisien) d’avoir insisté pour qu’il occupe le poste de 2ème Premier ministre de l’après-révolution et ponctué de petits rappels historiques. Il n’a d’ailleurs pas dérogé à son habitude de commencer par un verset du Coran, même si au lieu de dire que «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître», c’est l’apocryphe «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu, car la Vérité est destinée à disparaître» qu’on a entendu. C’est certes un lapsus linguae, mais à bien analyser la conjoncture générale du pays, il a tapé dans le mille !
La première est celle qu’on a le plus entendue dans la salle où il y avait tout le gouvernement, les anciens chefs de gouvernement, les partis politiques avec à leur tête Rached Ghannouchi, qu’il a une fois pris pour témoin en parlant de manière fugace de leur 1ère rencontre à Paris, et mêmes d’anciens responsables comme l’ancien Premier ministre Rachid Sfar. Selon ce 1er décryptage du discours présidentiel, c’est du «Tout ça pour ça», ou «la montagne a accouché d’une souris». C’est pourtant, à notre sens, ne rien comprendre à la manoeuvre du vieux renard. Avec des insinuations, du dit et du non-dit, BCE en effet était venu avec plein de messages. Les uns pour répondre, les autres pour se défendre.

⦁ L’armée pour protéger les entreprises. La seule décision applaudie

Tout au long du discours (qui a duré près d’une heure), c’est un chef d’Etat au visage grave, presque fermé, encore hanté par les images de ce qui se passe au Sud du pays et les oreilles assourdies par les clameurs des mécontents du gouvernement, qui a parlé. D’une voix calme et décidée, un tantinet menaçant parfois, il n’entrera dans le vif du sujet qu’à la 23ème minute, pour annoncer, ou plutôt redire, la décision déjà annoncée depuis quelques jours par Youssef Chahed, de confier à l’armée nationale la tâche de sécuriser les entrées frontalières du Sud tunisien, des compagnies pétrolières, de toutes les ressources de l’Etat et en général de tout l’appareil de production. Menaçant, il ajoute : «je vous mets en garde. Lorsque l’armée prend une responsabilité, il sera difficile de traiter avec elle». Et d’ajouter, comme s’il désignait les protestataires : «Je vous avertis encore une fois. Nous savons que c’est une décision dangereuse, mais qui doit être prise. Car la première condition de la Démocratie est l’Etat de droit. Et s’il a quelques problèmes, c’est parce que nous, par laxisme, nous n’appliquions pas l’Etat de droit». Une décision fortement applaudie par l’assistance. A l’écran, on voyait surtout un ministre de la Défense content et un ancien chef de gouvernement islamiste, Ali Larayedh, le front ridé et les lèvres en «U» inversé, manifestement pas d’accord.
Une autre décision, celle de «restructurer le ministère de l’intérieur», passera presqu’inaperçue et il n’y reviendra pas lui-même, sauf pour l’expliquer par la fatigue des forces de l’ordre appelées partout et pour tout. BCE n’en avouera pas moins le laxisme de l’Etat, même de sa propre personne, le chef.

⦁ La réconciliation économique en filigrane

Sans vouloir le désigner en tant qu’objet principal de son discours et de toute la mobilisation officielle qui lui a été faite, son projet de loi sur la réconciliation économique a été le sujet qui a hanté tout le discours. Béji Caïed Essebssi défendra, bec et ongles, son projet. Il en parlera, surtout lorsqu’il évoque les manifestations et les protestations qui secouent depuis quelques jours le sud tunisien. Des protestataires dont il dira qu’ils présentent des demandes dont l’objectif final est de mettre l’Etat dans l’embarras, tant ils savent qu’elles sont impossibles à réaliser dans l’immédiat.
«Nous savons que ce n’est pas cela leur objectif», dit-il avec lucidité et clairvoyance des protestataires de Tataouine, dont il a donné lecture d’une lettre qui laisse clairement entendre qu’ils ne s’arrêteront pas, quand bien même toutes leurs demandes seraient satisfaites. Pour BCE, le développement, objet de toutes les demandes, ne viendra que lorsqu’on libèrera l’Administration de toute peur des poursuites, brandies depuis la révolution comme une épée de Damoclès sur sa tête.

Il dira aussi que «la démocratie est en grand danger», en référence à ceux qui menacent de descendre dans la rue pour éviter que le projet de loi passe devant l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) et d’annoncer la désobéissance civile s’il venait à être adopté. «A tort ou à juste titre, le chef de l’Etat a présenté, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, une initiative et c’est à l’ARP, en laquelle nous avons confiance, de voir. Nous avons une Assemblée qui vote les lois et trace la route que nous devons emprunter, après le Chef de l’Etat. Si cela devient objet de suspicion, c’est toute la pyramide constitutionnelle et démocratique qui s’écroulera. Où va-t-on comme ça ?», sermonne-t-il, inquiet et indirectement menaçant, l’assistance du Palais des Congrès.

⦁ Fin de non-recevoir aux demandes de démettre Youssef Chahed

Le 1er sujet qu’il abordera, c’est une réponse à tous ceux qui demandent le départ de Youssef Chahed, prétextant sa défaite, ou des élections anticipée. «Tout le monde doit respecter le jeu démocratique (…). Il y aura des élections prochainement et que chacun s’y prépare (…). Mais lorsqu’on dit que cela suffit et que le gouvernement a failli et qu’on doit entamer un nouveau dialogue, autre que celui qui nous a valu le Prix Nobel de la paix et qui soit en-dehors de l’Exécutif et en-dehors du Législatif», dit-il d’un geste de la main, mimant le dédain de ceux qui le proposent [Ndlr : il évitera de nommer ceux qui sont derrière cette proposition, dont l’UGTT]. Et de reprendre avec un index menaçant et un visage fermé que «cela veut dire que le processus démocratique dans lequel nous nous sommes engagés était faux. Cela je ne l’accepterai pas. Les Tunisiens et tout le monde ne l’accepteront pas».
Une position qui coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui crient au loup, suivie d’un long silence dans la salle. Le public se rattrapera, par de timides applaudissements, lorsque BCE ajoute en guise d’anecdote que si un ami lui a dit que «c’est peut-être cela qui fera revenir la dictature et Halima reviendra à ses anciennes habitudes» et d’affirmer que «de toutes les façons, ne comptez pas sur moi pour aller dans ce sens [Ndlr : remplacer Youssef Chahed]. Laissez ceux que le peuple a choisis travailler».
Des applaudissements qui finissent pas faire réagir le concerné, resté placide, sans le sourire, contrairement à sa ministre de l’Energie. Prenant encore la défense de son poulain, BCE répondra à tous ceux qui demandent de changer tel ou tel ministre que «ce n’est pas raisonnable. C’est de la platitude. Mais je les comprends, car c’est malheureusement tout ce que le bon Dieu nous a donné», dit-il comme par pitié envers ces détracteurs. Aux premiers rangs, on voit sur les écrans Issam Chebbi remettre sa veste en place, Kamel Morjane les doigts sur le menton et Yassine Brahim se frotter les yeux [Ndlr : Ce sont ceux qui ont été filmés à ce moment-là].

Manifestement toujours en colère, BCE parlera avec indignation de la démission de Chafik Sarsar, qui était présent, le visage livide et fermé devant les propos du chef de l’Etat qui s’écriait dans sa direction et sans le nommer : «quelles que soient tes raisons personnelles, elles ne seront jamais plus importantes que les problèmes de la Tunisie».

BCE a dit beaucoup de vérités dans son discours, devant un parterre de politiciens qui persistera probablement dans l’erreur en donnant jusqu’ici la primauté à leurs intérêts propres par rapport à ceux du pays. Sitôt ce discours fini, ses détracteurs ne tarderont pas à faire abstraction de la raison d’Etat et à enterrer toutes les vérités qu’ils ont pourtant applaudies dans un déni complet de tout ce qui n’est pas leurs propres logiques partisanes. Ça nous ramène au lapsus linguae de BCE, qui ne savait peut-être pas à quel point il ne s’était pas tant trompé que ça, même s’il s’agit du Coran.

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« Nous n’avons d’autre choix que le dialogue« , a souligné mercredi Noureddine Tabboubi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT).
Dans une déclaration à l’agence TAP à l’issue du discours prononcé par le Président de la République, Béji Caïd Essebsi, au Palais des congrès, Tabboubi a estimé que le chef de l’Etat a envoyé des « messages rassurants » au peuple tunisien. Il a aussi indiqué que l’UGTT est pour le retour de la production.
« Sans production on ne peut pas avancer et on ne peut pas créer de nouveaux emplois« , a-t-il ajouté.
Sur un autre plan, le secrétaire général de l’UGTT a affirmé que l’organisation syndicale est favorable à la réconciliation à condition qu’elle respecte les dispositions de la Constitution tunisienne et qu’elle génère des ressources.
Pour sa part, Wided Bouchamaoui, présidente de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (UTICA), a souligné que l’organisation patronale est pour l’unité et la reprise des activités de production dans l’intérêt de la Tunisie.
Elle a estimé que les indicateurs sont positifs mais demeurent insuffisants et peuvent être améliorés par le travail, la discipline et le respect d’autrui.

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Chakib Darwich

Toutes les voies de transport du phosphate ont été rouvertes ce mardi après la conclusion d’un accord sur les activités de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa, filiale de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) et du Groupe Chimique Tunisien (GCT), a affirmé à l’agence TAP Slaheddine Selmi, Secrétaire général adjoint de l’UGTT.
L’accord a été conclu lors d’une réunion d’urgence, qui s’est poursuivie jusqu’à 23h hier lundi, entre une délégation de l’UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail), des représentants du gouvernement et les patrons des deux compagnies.
Il reconnait une dépendance administrative et financière totale entre la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa en temps que filiale de la CPG et du GCT.
Il stipule également que la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa assurera tous les services et projets écologiques relatifs à l’activité industrielle de la CPG et du GCT, en prenant en compte les spécificités de chaque délégation. Une direction centrale sera créée au sein des compagnies mères (CPG et GCT) pour superviser la société filiale et sa responsabilité sociale.
Les négociations sur le statut de la société concernée se poursuivront également dans le cadre de la commission créée à cet effet, et ses travaux démarreront le 22 mai courant.
Une commission composée de représentants de la présidence du gouvernement, le ministère de l’Energie et des Mines, le ministère des Affaires sociales, la CPG, le GCT et l’UGTT sera mise sur pied pour suivre ce dossier.
« Les négociations sur le statut des 11 000 agents de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa devraient être conclues fin juillet 2017 », a souligné M. Selmi.
Les syndicats de base des agents et cadres de l’environnement ont décidé, le 4 mai, de bloquer toutes les voies de transport du phosphate produit à Gafsa et d’observer un sit-in ouvert à partir du 8 mai pour protester contre « l’incapacité du gouvernement à traiter leur dossier ».
Ils revendiquaient essentiellement l’activation de la société d’environnement, plantation et jardinage de Gafsa, l’élaboration d’un Statut pour ses agents et son intégration au sein de la CPG et du GCT en tant que sociétés mères.

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Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Bouali Mbarki, a souligné, lundi 8 mai 2017, dans une déclaration à l’agence TAP, l’attachement de la commission administrative du textile à l’accord signé entre l’UGTT et l’organisation patronale (UTICA) portant sur la majoration salariale des ouvriers dans le secteur du textile de la chaussure et de l’habillement.

En marge de la réunion de la commission administrative du textile, de l’habillement et des chaussures tenue au siège de l’UGTT à la place Mohammed Ali, à Tunis, Mbarki a déclaré que la commission est prête à examiner les modalités de l’application de l’accord avec le bureau exécutif et la fédération du textile « en prenant en compte la majoration salariale ».

Tout en soulignant le caractère « exceptionnel » de la réunion de lundi, le responsable syndical a mentionné que la réunion portait essentiellement sur la majoration salariale de 6% en 2016 et en 2017, signalant, à ce propos que cet accord n’a pas été appliqué jusqu’à maintenant.
Évoquant l’appel de l’UTICA à adopter la « flexibilité » dans l’application de l’accord, Mbarki a réitéré l’attachement de la commission à l’application de la majoration salariale « face à la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat du citoyen et du salarié ».

Le responsable syndical a précisé à cet égard que la commission publiera un communiqué stipulant son attachement à la majoration salariale pour l’année 2016 et 2017 tout en prenant en considération la situation des entreprises en difficulté dans le secteur du textile.

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En avril 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation par rapport au mois de mars 2017 de l’ordre de 0.9%. En avril 2017, l’inflation était donc à 5 % et même de 5,2 % si on y ajoute les produits carburants et de l’alimentation.
Cette nouvelle envolée des prix en Tunisie engage ainsi un trend haussier pour le 2ème mois constitutif et ne devrait pas revenir à la baisse à l’approche du mois du Ramadan généralement connu pour son boom consumériste.
Le GUN (Gouvernement d’Union Nationale), dont l’actuel ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, avait pris le train d’une inflation à un niveau plutôt modéré de 3,8 % à fin août 2016 se serait endormi sur les lauriers du gouvernement précédent. En effet, un mois après l’entrée en fonction de son ministère, en septembre 2016, c’est une inflation à 4,2 % qu’on retrouve. Après une légère baisse à 3,9 % en octobre, l’inflation de l’ère Laadhari reparait ensuite à la hausse, pour se situer à 4 % en octobre dernier, selon les chiffres de l’INS. Le sommeil du ministre aura ainsi coûté un point entier, puisque l’inflation a terminé décembre 2016 au taux de 4,2 %.

Le ministre Laadhari ne saura ensuite plus maîtriser les prix qui augmenteront presqu’en roue libre. Il démarrera l’exercice 2017 avec une inflation à 4,6 % en janvier (+0,6 points par rapport à décembre 2016). Il n’arrivera pas à en infléchir la courbe qui restera à 4,6 % en février et prendra même de la hauteur en mars où elle culminait à 4,8 %. On ne sait pas ce qu’a fait le ministre pour endiguer ce trend, mais cela n’aura finalement rien rapporté.
Avril ne sera en effet que la continuité du trend haussier, qui marque l’état de délabrement des règles d’un marché qui s’étaient déjà effritées depuis 2011, que le ministère ne contrôlerait presque plus et où chacun fait ce qui lui plait à tous les niveaux des circuits de distribution.

⦁ En avril on n’enlève pas une virgule. En mai chacun fait ce qu’il peut
Officiellement, selon l’INS (Institut national des statistiques, «le taux d’inflation (5%), enregistré au mois d’avril 2017, résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%». L’INS explique, dans un communiqué, que «cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des légumes de 11,5%, des huiles alimentaires de 13,6%, des poissons de 5,8%, du lait, fromages et œufs de 2,4% et les viandes de 3,6%». Les prix des boissons n’ont pas été du reste, puisque ceux des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de fruits ont grimpé de 6,2%.

Avec une des plus fortes pondérations, dans le panier de la ménagère, les articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 8,4%, les chaussures de 7,6%, les vêtements de 8,9% et les tissus de 4,4%.
Les loyers ont augmenté de 6,3%, l’eau de la Sonede de 15 %, l’électricité et gaz de 2,8% chez la Steg. Pour les prix du groupe santé, ils enregistraient en avril dernier une augmentation de 3,1%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,1% et les prix des services ambulatoires privés de 6.8%.
Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 4,8%, suite à l’augmentation des prix des véhicules de 12,2%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 2 % et des services de transport de 1,4%.
Une première qu’on n’a pas vue depuis longtemps, les prix du groupe communication, d’habitude toujours à la baisse jusqu’à presque constituer un élément de régulation, ont augmenté de 0,9% en glissement annuel, suite à l’augmentation des services postaux de 33,5% et le matériel de téléphonie de 3,9%.

⦁ Que fait ce ministre impotent sur les prix ?
Les augmentations sous le GUN n’ont rien épargné en cette cruciale période d’avant-Ramadan. Sur un an, les prix du groupe enseignement ont augmenté de 4,3%. Les augmentations des prix de l’enseignement préélémentaire et secondaire ont été respectivement de 5,9% et 9,6%. Hausse des prix aussi des services restaurants et cafés de 6,1% et de 2,8 % pour les services d’hébergement.
Il est important de signaler, comme le fait l’INS qui laisse ainsi entendre que toutes les hausses précédentes avaient concerné les prix des produits encadrés, que «les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 5.8% sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6.0% contre 0.8% pour les produits administrés». Les augmentations auront ainsi été générales.

Laadhari s’était dernièrement illustré par un coup de gueule des plus médiatisés au siège d’une entreprise qu’il voulait (lui et le GUN selon le long document du député Sahbi Ben Fraj) vendre à tout prix. A aucun moment, d’octobre à avril, on ne l’a vu faire autant à Bir El Kassaa, à Ben Arous, devant les barons du marché de gros. Il en aurait certainement récolté plus de gloire et moins de critiques.
Loin de nous l’idée de ressembler à l’UGTT, même pour simplement souhaiter le départ d’un ministre, aussi sinistre soit-il sur le plan du rendement. Force est pourtant de se demander si le panier du citoyen est moins important que l’Education pour un Youssef Chahed plus prompt à renvoyer les Jalloul et Zribi, qu’à faire le bilan d’un ministre qui défend plus les exportations turques que le couffin de la ménagère tunisienne dont il est directement responsable ?

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Le Secrétaire général de l’UGTT a été l’invité de marque de la cérémonie organisée par l’UIB pour commémorer la Fête du Travail, perpétuant une tradition de la Banque qui saisit cette occasion pour honorer ses collaborateurs partis à la retraite au cours de l’année écoulée et célébrer les succès engrangés grâce à la compétence, à l’engagement et au sens des responsabilités de l’ensemble de son personnel. Dans une ambiance festive relevée par un beau récital de la chorale de l’UIB, «Angham », M. Noureddine Taboubi a mis en exergue l’exemplarité du partenariat social construit par l’UIB. M. Kamel Néji, Directeur général de l’UIB, a pour sa part rappelé les fondements du modèle de promotion du capital humain de la banque, qui, en associant l’économique et le social, ont assuré équité et égalité des chances, autonomie, équilibre et stabilité. Le Secrétaire général du Syndicat de base de l’UIB, M. Chedly Farah, a également fait valoir les résultats de ce partenariat en termes d’acquis sociaux du personnel, auxquels sont d’ailleurs venues s’ajouter au cours de la cérémonie plusieurs nouvelles mesures annoncées par M. Kamel Néji.

Un modèle social innovant et fédérateur qui fait désormais école

L’UIB, c’est d’abord une Marque Employeur de premier plan et un recruteur majeur en Tunisie avec 16 concours externes organisés en 2016 pour les diplômés de l’enseignement supérieur, 7000 candidatures reçues et 104 lauréats issus des meilleures formations universitaires recrutés. Ce sont aussi des partenariats fructueux avec de nombreux établissements prestigieux (Ecole Polytechnique de Tunisie, IHEC Carthage, ISG Tunis, Institut Dauphine Tunis…), une présence intensive sur les forums de recrutement et les réseaux professionnels. Avec 45% de l’effectif de 1344 collaborateurs à fin 2016, soit 600 jeunes diplômés, recrutés depuis 2007, l’UIB parachève aujourd’hui une phase de renouvellement générationnel massif qui a permis de hisser le taux d’encadrement à 87%, de baisser l’âge moyen à 41 ans et de prendre en compte de manière proactive les évolutions des métiers et des exigences en matière de conformité, d’expertise technologique et de maîtrise des risques, de renforcer la culture managériale et d’accroître l’impact de la banque auprès de ses clients.

L’UIB, c’est aussi une attention permanente à la diversité des profils et à l’égalité des chances. Une préoccupation naturelle pour un pionnier en la matière, où les moins de 40 ans représentent 52% de l’effectif et où les femmes occupent une place de choix à tous les niveaux de responsabilité, avec une part dans l’effectif de 54,5% (contre 38,3% pour le secteur en 2015) et une part encore plus élevée parmi les cadres (57%).

L’UIB, c’est également une politique des ressources humaines axée sur le développement des compétences et de la performance des collaborateurs, la valorisation de l’engagement et du mérite et l’anticipation et la préparation de l’avenir. Sur la seule année 2016, plus de 35 000 heures de formation ont ainsi été dispensées au profit de 1811 participants, couvrant l’ensemble des volets techniques, comportementaux et managériaux du métier bancaire. L’année 2016 a aussi été marquée par 420 mobilités (30% de l’effectif) dans le cadre d’une démarche active et transparente d’évaluation de la performance, de validation de la montée en compétences et de détection et de promotion des talents.

L’UIB, c’est surtout un modèle social innovant et fédérateur qui se consolide année après année et fait désormais école. Un modèle fondé sur des valeurs communes – esprit d’équipe, innovation, engagement et responsabilité –, une culture d’entreprise forte et attachante et un partenariat social constructif et fructueux porté par la conviction partagée que le développement n’est véritablement durable que s’il se traduit en progrès social et en bien-être collectif. Et là aussi, les chiffres donnent du sens à cette démarche : 92% des collaborateurs se déclarent fiers de travailler au sein de l’UIB (Baromètre Employeur 2015) et le turnover (démissions) ne dépasse pas 1,6% en 2016.

Dans les métiers du service et dans l’économie du savoir, la compétence et l’engagement des collaborateurs constituent, encore plus qu’ailleurs, le capital le plus précieux et le fondement de la performance. A l’UIB, cette conviction est depuis longtemps inscrite au cœur de la stratégie. Elle explique pour une large part le parcours exceptionnel qui l’a portée en quelques années au 4ème rang dans le classement des banques privées tunisiennes par le Produit Net Bancaire, et légitime son ambition renouvelée de continuer à gravir, avec humilité et détermination, les marches de ce palmarès.

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Le secrétaire général adjoint de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), BouAli Mbarki, a souligné samedi l’importance d’un consensus pour mettre en place un programme de sauvetage économique et social permettant d’aider le pays à surmonter la situation difficile actuelle.
Mbarki a estimé, à l’ouverture des travaux de la commission administrative de l’Union Régionale du Travail (URT) à Gafsa que les responsables politiques doivent se mettre d’accord sur un programme économique, politique et social pour sortir de cette crise.
L’Union, concernée par la situation générale du pays, a lancé un processus de réflexion pour élaborer un programme permettant de sauver le pays et lancer une initiative à soumettre aux partenaires politique et ceux de la société civile. Le pays vit au rythme d’un large mouvement de protestation qui aura des effets néfastes sur la situation générale, a mis en garde Mbarki.
Le secrétaire général de l’URT de Gafsa, Mohamd Sghaier Miraoui, a indiqué pour sa part que les travaux de la commission administrative régionale seront axés sur la situation générale du pays, notamment les problèmes de développement et du chômage.

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Le bureau exécutif de l’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT) conteste les déclarations du ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Ryadh Mouakher, lors de sa visite récente en Italie, les qualifiant « d’irresponsables ».
L’Union appelle, dans un communiqué publié samedi, à mettre en place une stratégie efficace permettant de renforcer et de développer davantage les relations de la Tunisie avec la Libye et l’Algérie, rappelant à ce propos les relations étroites et fraternelles reliant la Tunisie avec ces deux pays voisins.
La centrale syndicale remercie l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) pour leur initiative en encourageant les algériens à visiter la Tunisie et d’organiser le forum économique en mois de septembre prochain estimant que cette initiative syndicale renforce davantage les relations bilatérales et consolide la coopération entre les deux pays.
Ryadh Mouakher avait suscité la colère des médias algériens suite à ses déclarations lors d’une conférence intitulée  » Tunisie, espoir en Méditerranée « , jeudi dernier à Rome en Italie, estimant que sa réponse sur l’emplacement géographie de la Tunisie serait, selon lui, que « la Tunisie se trouve sous l’Italie plutôt qu’elle est entourée par l’Algérie, qui est un pays communiste et la Libye un pays qui fait peur« .

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L’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT) appelle, dans un communiqué publié au terme de la réunion de sa commission administrative nationale tenue jeudi à Hammamet, à lancer une initiative nationale pour sauver le pays et surmonter les difficultés dans différents secteurs.
L’organisation syndicale met en garde, à cette occasion, contre les tensions sur la scène politique qui contribuent, selon le communiqué, à la détérioration de la situation économique et l’augmentation des tensions sociales, notamment avec un accroissement des mouvements de protestation dans plusieurs régions en l’absence de solutions permettant d’absorber la colère des protestataires.
L’UGTT souligne, à ce propos, son appui aux revendications légitimes des citoyens et des jeunes dans les régions marginalisées qui appellent au droit au développement et à l’emploi.
La centrale syndicale insiste, en outre, sur l’impératif de lutter contre la corruption pour protéger la société et ses structures et édifier un Etat de droit.
Le gouvernement est appelé à respecter les accords conclus, rappelle l’UGTT, tout en demandant l’accélération des procédures pour mettre fin à la question des emplois précaires et vulnérables.
Evoquant la détérioration du pouvoir d’achat, l’UGTT affirme l’importance de préserver la valeur du dinar tunisien et lutter contre la prolifération des réseaux de contrebande et des circuits de commerce parallèle en adoptant en urgence des mesures draconiennes.
L’UGTT réitère, dans ce même ordre d’idées, son soutien aux Palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes et qui observent une grève de la faim depuis plus de 17 jours. La centrale syndicale affirme, par la même occasion, l’impératif de rétablir les relations entre la Tunisie et la Syrie, selon le communiqué.

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L’unité Risques dans les pays du moyen orient et de l’Afrique du journal américain  «The North Africa Journal» vient de publier, ce vendredi 5 mai 2017, un article sur la situation sociale de la Tunisie, portant le titre «Les troubles sociaux et professionnels s’intensifient en Tunisie alors que le gouvernement manque d’idées». L’article apporte surtout un point de vue extérieur sur ce qui se passe en Tunisie. L’importance de sa publication, vient du média en lui-même. En effet, basé à Boston et dont la majorité des abonnés sont des dirigeants d’entreprise et des gestionnaires et qui est aussi, selon l’encyclopédie Wikipedia, une source d’analyse utilisée par les gouvernements, les médias, les universités et les ONG.

Revenant sur les derniers développements de la situation, sociale surtout, en Tunisie et la vague de protestation à laquelle fait face le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) à Tataouine et le Kef, le journal américain commente la manière dont le chef du gouvernement tunisien a traité le sujet, notamment après le changement des autorités régionales.  «Tout en accusant les autorités locales et en licenciant les chefs d’administration régionale, le gouvernement central est vraiment responsable du manque d’initiative et de la pénurie d’idées créatives. Les types de griefs avancés par les communautés locales ne peuvent être résolus par les pouvoirs limités aux gouverneurs locaux ».

Le journal  analyse ensuite le rôle des syndicats ouvriers dans cette situation en indiquant que «les vagues de protestations à Tataouine et ses communautés environnantes ont été particulièrement difficiles pour l’administration Chahed, car le puissant syndicat syndicaliste tunisien du travail (UGTT) s’est attaché aux manifestants et a fourni un soutien politique pour forcer les mains de la centrale les autorités». Pour le journal, «les protestations signifiaient que les écoles ne fonctionnent pas normalement et les routes fermées à la circulation. Les manifestants ont mis en place des tentes dans plusieurs régions de la ville pendant plusieurs semaines. Les compagnies pétrolières sont particulièrement cibles et considérées comme de mauvais joueurs et comme des contributeurs à la misère perpétuelle de la population locale».

Et le journal enfin d’évoquer la difficile situation du gouvernement de Youssef Chahed qu’il compare à un chirurgien qui essaie de guérir un malade atteint de plusieurs maladies à la fois. «Avec pas assez d’argent pour apaiser les tensions sociales, des manifestants agressifs qui continuent leurs protestations, des entreprises qui cessent leurs activités ou menacent de le faire et des partenaires étrangers qui ne sont pas si prompts à aider, la stabilisation de la Tunisie est presque comme un chirurgien traitant un patient atteint de multiples maladies ».

 

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« L’UGTT n’appelle pas à faire tomber le gouvernement mais à évaluer en profondeur son travail après huit mois d’exercice », a affirmé, jeudi 4 mai 2017, le Secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, Sami Tahri dans une déclaration rapportée par la Tap.
Tahri s’exprimait devant la presse en marge de l’ouverture de la commission administrative nationale de l’Union Générale Tunisienne du Travail, organisée à Hammamet.
« L’évaluation du travail du gouvernement conduira à d’autres remaniements ministériels », a estimé le responsable syndical, soulignant que « cette question relève des prérogatives du Chef du gouvernement ».
Il a en outre précisé que l’UGTT ne propose pas un nouveau ministre pour le portefeuille de l’Education « ni pour les autres départements d’ailleurs », faisant remarquer que le « le plus dangereux demeure l’opacité des programmes et l’ambiguïté des positions » ainsi que « le non respect du Document de Carthage qui aurait pu être consigné dans une feuille de route claire ».
Cette commission administrative ordinaire de l’organisation syndicale est la première à se tenir après le 23e Congrès. Elle examinera les décisions relatives au règlement intérieur et le statut ainsi que la situation générale dans le pays, a expliqué Tahri.
Il a par ailleurs indiqué que l’UGTT n’a pas encore arrêté sa position vis-à-vis de la loi sur la réconciliation nationale, soulignant qu’elle se basera sur des principes fondamentaux comme le respect de la Constitution et des dispositions de la justice transitionnelle, le démantèlement du système de corruption et les retombées positives sur l’économie.

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« L’UGTT n’a pas proposé de nom pour succéder à Néji Jalloul à la tête du ministère de l’Éducation et ne le fera pas », a affirmé Sami Tahri, dans une déclaration, ce jeudi 4 mai 2017, à Jawhara Fm.
En marge d’une réunion du comité administratif de la centrale ouvrière à Hammamet, Tahri a indiqué à la même source que  l’UGTT pourrait donner son avis s’il est consultée pour la nomination du prochain ministre de l’Éducation.

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Le syndicat général des eaux affilié à l’UGTT a annoncé, dans un communiqué, que les agents de la SONEDE ont décidé d’entamer un mois de colère.

Ainsi, les agents de la SONEDE porteront le brassard rouge du 9 au 11 mai. Des sit-in auront lieu les 16 et 17 mai et une grève générale aura lieu par la suite les 22 et 23 mai sur fond de réclamations professionnelles.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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