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Nous croyons savoir de sources de confiance à l’intérieur de la banque Attijaribank que l’ambassadeur du Royaume du Maroc s’est déplacé au siège de la banque à la zone urbaine nord pour demander des explications auprès du PDG et du DRH concernant la grève annoncée par le syndicat et prévue pour le vendredi 20 janvier 2017, sur tout le réseau.

Selon la même source, un représentant du gouvernement tunisien serait également présent, nous n’avons pas encore pu avoir la confirmation sur son identité.

Pour rappel, la grève a été annoncée suite à l’échec de la réunion de réconciliation menée mercredi, suite à des « injustices » liées aux salaires, primes, et mesures administratives de la part de la direction envers le personnel, selon le secrétaire général du syndicat du personnel de la banque Attijari, Ahmed Jaziri.

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La grève d’un jour au sein du siège de la banque Attijari et toutes ses agences est officiellement maintenue, a notifié le syndicat à la direction. Réponse du PDG : »prenez deux ou trois jours si vous voulez, on vous mettra sur les rails! » nous révèle M. Ahmed Jaziri, membre du syndicat d’Attijaribank, décrivant les provocations de la
direction, et qualifiant les « Marocains » de « colonisateurs » plutôt que des investisseurs.

Dans une déclaration accordée à African Manager, M. Jaziri a évoqué le mauvais traitement subi par les cadres de la banque de la part des directeurs, qui s’offrent des avantages et des rémunérations exorbitantes, citant l’exemple du PDG qui touche 1,1 million de dinars, et les deux DGA qui brassent ensemble les mêmes montants.

Il a également décrit la façon avec laquelle la direction répondait à leurs revendications, qualifiée de provocatrice et contreproductive, refusant la poursuite des négociations et toute forme de conciliation.

Pour rappel, la banque Attijari a réalisé des résultats nets en hausse continue ces dernières années, avec plus de 91 millions de dinars en 2015.
L’exercice 2016 en promet encore plus.

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La grève au sein de tout le réseau Attijaribank sera maintenue, et aura bien lieu le vendredi 20 janvier, nous apprend une source de la banque qui a préféré garder l’anonymat.

Les négociations entre la direction et le syndicat de la banque ne semblent pas avoir abouti à des résultats. Les employés de la banque réclament plus d’égalité dans l’accord de primes et de bonus, et une politique de recrutement et d’affectation de postes basée sur la compétence.

Le syndicat d’Attijari avait menacé de tenir une grève au niveau du siège et sur tout le réseau d’agences si les négociation du mercredi n’aboutissent pas à des résultats.

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Le journal qui cite des sources bien informées, indique que le nombre des candidatures en lice pour la nouvelle composition de l’UGTT a atteint 79. Elles concernent également le nouveau bureau exécutif (40),
la commission du règlement intérieur (20) et la commission du contrôle financier (19).
La même source a ajouté que les préparatifs du 23e congrès de l’UGTT vont bon train.

Pour rappel, cet évènement important sera présidé par le secrétaire général, Houcine Abassi. La commission administrative nationale a proposé Farouk Ayari, en tant que premier vice-président du Congrès, Mouldi Jendoubi en tant que 2ème vice-président du Congrès, Belgacem Ayari, porte-parole du congrès, Hassen Yahmadi, premier rapporteur et Emna Aouadi, deuxième rapporteur du congrès

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Certains syndicalistes occupant des postes de responsabilité au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) sont impliqués dans l’agression d’autres syndicalistes qui a eu lieu le 4 Décembre 2012. C’est ce qu’a déclaré Kacem Afia, candidat au poste de secrétaire général de l’UGTT.
Lors de son passage sur Shems fm, le syndicaliste a précisé que ces personnes faisaient partie du groupe qui a agressé Houcine Abassi à la place Mohamed Ali.
Rappelons que les affrontements du 4 décembre, qui se sont produits la veille de la commémoration de l’assassinat du leader syndicaliste Farhat Hached, ont fait une dizaine de blessés au sein de l’UGTT, dont deux membres du bureau exécutif, Hfaiedh Hfaiedh et Samir Cheffi.

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La compagnie pétrolière «Serinus Energy Inc » a déclaré avoir temporairement arrêté la production au champ Chouech Es Saida en Tunisie. C’est ce que rapporte ce lundi 16 janvier 2017, l’agence de presse anglaise Reuters. Et cette dernière de préciser que le domaine « Chouech Es Saida » a été initialement clos le 10 Janvier 2017.

«Serinus Energy déclare que la fermeture était en prévision d’une grève de trois jours avec arrêt de production, comme l’ont voté les employés des installations de Winstar Chouech Es Saida … pendant la période de fermeture, elle à engager un dialogue avec l’UGTT concernant le processus de redondance économique » selon la même source.

Source : Reuters

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Après une séance marathon qui s’est poursuivie sans discontinuer

L’intérêt s’oriente vers la nomination du secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi à la tête du conseil national du dialogue social, rapporte le journal « Achourouk » dans son édition de ce mardi 17 janvier 2017.
Selon le même quotidien qui cite des sources bien informées, Houcine Abassi serait la meilleure personnalité pour l’accomplissement de cette mission et ce, compte tenu de son expérience syndicale et de sa capacité à conduire le dialogue national.
Pour rappel, le conseil du dialogue social qui sera créé prochainement sera doté d’une indépendance administrative et financière garantissant un dialogue actif et permanent entre les trois parties prenantes : l’UGTT, l’UTICA et gouvernement.

Le conseil du dialogue social s’imposera également comme une structure consultative pour l’ensemble des projets de textes de loi en lien avec les questions de portée sociale.

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Pour une fois, ce réseau social étant devenu en Tunisie le déversoir de tout ce qui n’est pas bon dans une société, nous allons partir de ce qui s’écrit sur fb sur ce sujet de l’éducation nationale, mais avec un choix des profils parlant de ce sujet.

Un sujet pourtant de portée civilisationnelle, mais qui fait depuis 2012 l’objet de tous les débats, plus bassement bas que voltigeant. Ceci, au moment où éclatent de nouveau des grèves, non plus pour des raisons syndicalement matérielles, mais désormais pour des raisons politiquement syndicalisées. En effet, le trublion syndicaliste Lassaad Yaacoubi, entré depuis dans une campagne électorale pour le poste de SG de l’UGTT, ne demande plus de l’argent qu’il avait déjà largement eu, mais carrément la tête du ministre de l’Education nationale Neji Jalloul.

Cette guerre entre ministre et syndicaliste, ce dernier la cristallise désormais autour du système éducatif et de l’école tunisienne, dont le ministre serait le mauvais porteur. Il ne fait pourtant aucun doute que ce que veut le syndicaliste, c’est le départ du ministre pour pouvoir le brandir en guise de trophée et faire-valoir de sa suprématie syndicale. Le sujet de l’éducation est pourtant un sujet de portée hautement culturelle, tant son poids est grand dans l’esquisse de l’avenir de tout un peuple et de toute une nation.

  • L’école tunisienne va mal et se dégrade

«L’école tunisienne va mal. Les enseignants souffrent. Les parents sont inquiets. L’état manque de ressources et surtout d’imagination. Les syndicats, plutôt que de chercher des solutions, deviennent un problème supplémentaire. Le niveau moyen des élèves est accablant. Les grèves ne changeront rien, ni même le fait de changer de ministre. Réduire le problème à un homme, c’est réduire le problème tout court. A mon sens, il faut que dans chaque lycée et chaque école instituer un conseil de parents qui viendra épauler l’administration et les enseignants, ouvrir la voie à des dons pour équiper l’école, inviter des compétences locales pour initier des activités, faire des conférences etc…Il faut surtout accompagner les élèves en difficultés, créer des clubs dans les lycées, lutter contre la drogue et la délinquance. Je suis pour que tous les élèves aient de l’école une vision positive et constructrice, qu’elle soit pour eux non seulement un espace d’apprentissage mais un environnement propice à leur développement personnel». C’est ce qu’en dit Soufiene Zribi, psychiatre de métier.

Ce à quoi Zineb Kamoun Damak, médecin de son état, répond que «je confirme que notre école va très mal. De par mon expérience avec mes deux aînées, la dégradation est décelable à la première expérience. En effet, ma fille en 4ème année primaire, lit mal et écrit très mal. J’ai même soupçonné les troubles de l’apprentissage. Pour cela j’ai consulté une orthophoniste et une pédagogue chevronnée. Et bien ma fille n’a rien d’anormal. Verdict : c’est le système. Je ne comprends plus rien ! En plus, elle est deuxième de sa classe avec 16,20 de moyenne. La première a 16,30. Si ma fille est deuxième avec ces lacunes alors quel est l’état scolaire des élèves suivants ? C’est vraiment bizarre !». Et de nouveau Dr Zribi qui confirme : « Vous n’êtes pas la seule à faire ce constat. J’ai des patients avec des gros troubles cognitifs avec des notes honorables … ». C’est presque ce que voudrait faire Jalloul, avec le retour des cantines ou l’office des œuvres scolaires ou encore le réaménagement du temps des cours pour donner plus d’espace à l’élève. Mais le personnel semble désormais prendre largement le pas sur le professionnel dans cette affaire «Yaacoubi-Jalloul».

Force est ici de dire, même si dans la tradition orale arabe, l’instituteur a presque rang de prophète, que le niveau des enseignants publics tunisiens est depuis quelques années si bas que les diplômes tunisiens en perdraient presque toute employabilité. Des enseignants, du primaire au secondaire, qui préfèrent les cours privés à la classe conventionnelle. Des enseignants dont la formation perd toujours du terrain et qui ne font pas leur MAJ. Des dizaines, sinon des centaines, d’enseignants intégrés après des années d’attente à ne rien faire. Des formateurs universitaires, comme pour le domaine du journalisme, qui n’ont presque jamais mis les pieds dans une rédaction ou qui n’ont, pas ou prou, fait du terrain. Et ce ne sont là que des exemples d’un secteur où l’éducation se perd, condamnant de fait toute perspective d’emploi dans un marché en continuelle transformation.

En face, et c’est l’autre volet de cette polémique, c’est Azza Cheikhrouhou qui estime que «NJ [Neji Jalloul] est là depuis 2014 : A-t-il contribué à la descente aux enfers de notre système éducatif ou se bat- il pour le sortir des ténèbres ?». Et de nouveau Dr Zribi intervient pour écrire que «que ce soit NJ ou monsieur X, toute réforme s’accompagnera de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Intégrer les parents c’est faire intervenir un tiers pour empêcher le combat de coqs entre un ministre et un syndicat».

  • Le «3 en 1» des «singes de la sagesse !»

NJ l’a-t-il lu ou entendu ? Ce qui est sûr, c’est que «YC» (Reprise en un style fb pour parler du chef du gouvernement Youssef Chahed), préfère jusqu’ici ne rien dire, ce qui renforcerait son ministre qui applique pourtant la politique du gouvernement et applique aussi ses directives.

Il faut ici noter que seul Mehdi Jomaa avait pu et su donner l’image d’un gouvernement solidaire qui ne lâche pas ses membres. Comme Essid, Chahed, fait la sourde oreille et ne délie pas sa langue, laissant son ministre seul face à l’ire du syndicat comme un punching-ball qui cristalliserait toute sa colère.

Ce n’est peut-être pas le cas, mais on croirait presque que YC prend ostentatoirement, en ces temps où les bruits d’un remaniement ministériel s’amplifient, la position des «trois singes de la sagesse» comme pour se donner une raison de démettre le ministre objet de toute les colères syndicales !

Chahed se planque, refuse de monter au front soutenir SON ministre et adopte ainsi le degré zéro de l’action publique, de la politique et de la communication. Mais YC n’en est pas à sa première avanie. Faisant ainsi, le chef du gouvernement tunisien, dont la posture des «3 singes» n’est pas aussi sage qu’il n’y paraît, refuse d’abord de défendre son propre programme, se fragilise par rapport à ses propres ministres et prête surtout le flanc au syndicat de l’UGTT, devenu depuis quelques années, le véritable parti d’opposition. Un parti qui ne dit pas son nom, mais dont le poids se ressent dans toute la politique économique et même dans les propres décisions régaliennes de Yousef Chahed. A vue d’œil et selon les observateurs, Chahed se «Essidise». N’a-t-il pas vu la dramatique fin de son ancien patron ?!

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Le groupement des coordinations régionales des ouvriers de chantiers annonce qu’une grève nationale sera observée dans tout le pays lundi 9 janvier pour revendiquer la régularisation définitive de la situation de ces ouvriers selon un calendrier bien défini.

Cette grève sera organisée en réaction au refus des autorités centrales de dialoguer avec le groupement, indique un communiqué. Un appel est lancé aux ouvriers et ouvrières de chantiers pour des rassemblements devant les sièges des unions régionales du travail lundi matin pour se diriger ensuite vers les sièges des gouvernorats. Consigne est donnée dans ce même communiqué de manifester pacifiquement.

Malgré un accord entre le gouvernement précédent et l’UGTT pour mettre fin à la précarité de l’emploi avant 2020, près de 59 mille ouvriers de chantiers sont concernés par ce mécanisme dont des diplômés du supérieur, a déclaré dimanche à l’agence TAP, le porte-parole, du groupement Sami Khlifi.
Les salaires des ouvriers de chantiers ne dépassent pas les 330 dinars outre le fait qu’ils ne bénéficient pas de couverture sociale, a-t-il précisé.

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Demain jeudi 5 janvier devrait se tenir à la Kasbah, en principe, un CIM sur le thème des Médias publics. Un secteur dont le fardeau devient lourd, tant en nombre qu’en responsabilité sociale et même politique. En effet, côté TV, l’Etat tunisien en possède, deux télévisions (Wataniya 1 et 2), quatre radios (La Nationale, radio Jeune, Radio culture, Panorama et RTCI) sans oublier les 5 radios régionales, et deux journaux écrits (La Presse et Assahafa) de manière directe. Mais l’Etat tunisien a aussi mis la main, par le biais de la confiscation, sur deux radios (Zitouna et Shems Fm) et deux journaux papier (Assabah et Le Temps).
De fait et par le nombre, l’Etat tunisien contrôle deux télévisions, 18 radios et 3 journaux dans un paysage média national qui compte en outre une dizaine de radios privées et 6 chaînes télévisées. L’Etat tunisien semble être en situation de domination, mais semble peu s’en soucier, d’autant qu’il n’arrive pas à définir une stratégie claire par rapport à ce grand nombre d’entreprises publiques, un peu spéciales, dont il ne sait plus quoi faire.

⦁ Des médias en situation de concubinage avec l’Etat

En effet, les gérer directement mettrait le gouvernement dans la délicate position de l’ingérence dans les lignes éditoriales de ces organes de presse, qui crieraient alors à l’indépendance des médias. C’est pourtant le budget de l’Etat qui finance deux chaînes de télévision et 9 radios publiques.
La redevance audiovisuelle, récoltée à travers la Steg (Société tunisienne d’électricité et du gaz), y participe sans arriver à couvrir tous les coûts des médias publics, surpeuplés, irrespectueux des règles de la fonction publique et dont 95 % du budget va à la masse salariale des 17 médias publics (radios et TV détenues directement par l’Etat). Des médias publics, désertés par le gouvernement dont les ministres préfèrent s’exprimer, sur instructions des bureaux de presse successifs de toutes les équipes de l’après révolution, sur les ondes et les plateaux des privés.
Des gouvernements qui les accusent même, sous cape, de ne pas être «des nôtres» et de ne pas «nous aider», comme nous l’a confié officieusement une source à La Kasbah. Des gouvernements qui ont toujours nommé les premiers responsables de ces médias, sans pour autant même les inviter lors des différentes rencontres informelles de l’exécutif avec les médias de la place.

⦁ Des privées, déficitaires et invendables, par peur ou manque de volonté

Des médias publics, financés par l’argent du contribuable et délaissés, libres mais abandonnés comme des enfants naturels. Des médias, soit déficitaires comme les «Wataniya», soit équilibrés sur le fil du rasoir comme les radios dont la situation a fait l’objet d’une lettre confidentielle de la HAICA au chef du gouvernement, qui sont obligées de recourir au crédit bancaire pour faire face à leurs charges, soit encore administrativement et socialement problématiques comme chez La Presse, qui perd d’énormes parts de marché en matière de publicité.

Côté médias confisqués, s’en débarrasser, c’est d’abord devoir trouver le meilleur moyen de vendre des organes de presse devenus invendables après six ans de difficultés financières, de tout l’Etat et de son budget qui ne peut plus accorder des subventions, d’autant que les médias confisquées restent encore dans une situation de concubinage, ni fonction publique, ni secteur privé. Des médias déficitaires, comme le cas de «Dar Assabah» où les deux syndicats (UGTT et journalistes) demandent la privatisation, face à un gouvernement qui ne sait pas s’il doit restructurer avant ou vendre à vil prix actifs et passifs confondus et qui hésite même à céder, sans avoir la volonté de sauver cet important groupe de presse. Déficitaire aussi et s’y enfonce avec les charges de son siège et le million DT de charges salariales, la radio Shems devenue un véritable tremplin politique, au moins pour deux de ses anciens administrateurs. Une radio qui perd du terrain et où l’Etat est toujours en procès avec le propriétaire de sa licence. On ne parlera pas de Zitouna, première radio religieuse, 2ème en taux d’audience, un temps rattachée au secteur public, mais toujours lorgnée par des parties extérieures qui retardent toute décision à son propos.

⦁ Que fera Chahed, ou plutôt ses conseillers ?

Des médias donc dans une situation des moins enviables où le seul souci du gouvernement semble désormais être celui des nominations dans une procédure où les pressions, le copinage et la surenchère l’emportent sur la compétence et l’audit des résultats. Une manière de redistribuer les dividendes de la révolution dans un jeu de chaises musicales et de partage du gâteau !

A La Kasbah, le DG des radios a été viré comme un malpropre et en public, par le chargé de communication, lorsque le premier se prononce contre une proposition de distribuer la redevance audiovisuelle entre médias publics et privés. A l’avenue de la liberté, c’est le bal des préposés à tel ou tel poste sans souci de déstabiliser toute une institution. Au Hilton, les bruits d’une nouvelle nomination qui l’emportent sur le bruit des machines de production. Au Lac, ce sont des commérages sur un des candidats qui aurait refusé le poste de président du conseil pour des raisons matérielles. A la rue Garibaldi, c’est encore des bruits sur un départ ou un transfert et le remue-ménage d’une pétition sans aucun souci des véritables problèmes d’une des institutions du monde de la presse en Tunisie.
A l’heure où se déroule, ou se prépare, ce fameux CIM, 3 personnes semblent être les véritables dépositaires de l’avenir des médias tunisiens, devant un chef de gouvernement qui semble, selon nos informations, rester amorphe devant cette situation où le concubinage (ni public, ni privé et les deux à la fois) le dispute à la mauvaise gestion (taxe audiovisuelle à redistribuer, dettes et pertes d’argent, face à l’inertie et le manque de volonté pour trancher). Seuls transparaissent les marchandages et c’est dommage. Mais bon, la plus belle des filles ne peut donner que ce qu’elle a. Et dans ce cas rien, lorsqu’on ne connait des médias, au premier degré, que le micro et la caméra du ‘4ème pouvoir’ et rien des coulisses !

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Avec ces mouvements sociaux en cascade ce mois, difficile de voir en l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) la partenaire qui a présidé aux destinées de la transition politique et qui a valu à la Tunisie une reconnaissance internationale, dont le point culminant a été le Prix Nobel de la paix. Avec toutes ces protestations, toute cette grogne, qui monte, monte, difficile de voir en l’UGTT le souffle réformateur qui a permis, selon ses dires, de déminer le projet de la loi de finances 2017 et de le faire passer in fine, alors que le texte, dans sa version initiale, était âprement contesté par la centrale syndicale. On croyait qu’une fois la loi votée à l’Assemblée des représentants du peuple, l’UGTT allait ranger ses habits de combat pour laisser le gouvernement, son partenaire, comme elle le claironne, dérouler son programme afin de sortir le pays du marasme. Mais voilà, les habitudes ont la vie dure, l’UGTT n’a pas pu s’empêcher de jouer les empêcheurs de tourner en rond, au risque d’effrayer les investisseurs que la Tunisie a eu tant de mal à faire venir les 29 et 30 novembre 2016, pour écouter et voir les projets que le pays a à vendre. Les rêves aussi. Tout ça est en train de partir en lambeaux. Bien sûr les plus optimistes diront que la direction de la centrale syndicale ne peut pas contrôler toutes ses troupes, et qu’il y a forcément des échappées, dans un pays lui-même difficilement contrôlable. Mais alors si c’est le cas pourquoi l’UGTT, je veux dire la direction, n’assume pas en prenant ses distances, publiquement, avec ce déluge de débrayages et mouvements protestataires qui nous tombent dessus ? Et en la matière il y a à boire et à manger !

La Fédération générale de communication, relevant de l’UGTT, a brandi la menace, dans un communiqué rendu public hier lundi 2 janvier 2017, de décréter une grève sectorielle dans toutes les administrations de la Tunisie pour forcer les autorités à plier devant des revendications, qualifiées de “légitimes”. Pour le moment il n’y a pas de date pour la grève, mais ça nous pend au nez…

La Fédération met également le couteau sous la gorge du ministre des Technologies et de la Communication, Anouar Maarouf, qu’elle somme de convoquer dans les plus brefs délais une réunion de négociation avec les syndicalistes pour plancher sur la motion professionnelle introduite le 26 décembre 2016. Un chantage, dans les règles de l’art !
Mais les syndicats ne s’arrêtent pas là, ils exigent l’amélioration de la situation des fonctionnaires et le respect des accords conclus auparavant. Ils demandent également un gel de tout le processus qui conduira à l’entrée de Tunisie Telecom en bourse et la suppression pure et simple de toutes les conventions et projets dans le sens de sa privatisation, alors que rien n’est encore acté, ni même entrepris sur ce dernier point ! Ils sont aussi vent debout contre l’intention du partenaire stratégique émirati de vendre sa part (35%) au Groupe Abraj. Ils sont également contre la politique “d’inondation de marché par la création d’opérateurs fictifs”, arguant que le marché local est minuscule et qu’une telle démarche peut le faire exploser. Bref les syndicats sont contre tout, ce qu’ils veulent c’est le statu quo, la léthargie, une mort lente quoi. Sauf peut-être dans un seul domaine : les recrutements. Ah ils en veulent ! La Fédération demande l’accélération de l’embauche de nouveaux agents à Tunisie Telecom pour résorber les trous laissés par des licenciements jugés “anarchiques”.

Grogne également chez les agents de gardiennage, du secteur privé cette fois, qui seront en grève nationale le 05 janvier 2017. D’après la fédération générale des métiers et services, affiliée à l’UGTT, il s’agit de réclamer le versement d’un rappel de majoration au titre des années 2014 et 2015.

Le même jour, le 5 janvier, grève générale dans tous les lycées et collèges du pays, a fait savoir le syndicat général de l’enseignement secondaire. Comme il faut bien justifier ce coup de sang, le syndicat a pondu un communiqué pour expliquer qu’il est très remonté contre la mise en place de l’Office des services scolaires et les politiques du ministère de l’Education, dont le patron, Néji Jalloul, en réalité, a le tort d’aller plus vite que la musique avec un déluge de réformes qui donnent le tournis, aux enseignants entendons-nous bien, alors que les parents sont ravis. Ce qui explique d’ailleurs que Jalloul soit plébiscité dans tous les sondages d’opinion. Mais ça ça plait pas à l’UGTT…

Même le secteur culturel s’y met. Grève de deux jours des agents au menu, ces 10 et 11 décembre 2016. Là aussi on argue, ou on prétexte, c’est selon, la non application des accords sectoriels déjà paraphés.

Bref, la rentrée est déjà chaude, alors que le pays, de l’avis de tous les experts, file vers une année 2017 difficile économiquement, avec une tonne de dettes à rembourser. En tout cas quand les choses vont vraiment mal tourner pour cette Tunisie que ses partenaires portent à bout de bras depuis 5 ans, en attendant, patiemment, qu’elle se relève, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas…

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Le syndicat général de l’enseignement secondaire a décidé d’observer une grève ce jeudi 5 janvier 2017, rapporte Mosaique fm.
Ce mouvement vient en signe de protestation contre la création de l’Office des Services Scolaires et la politique adoptée par le ministère de l’Éducation, selon la même source.

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Le 3e round des négociations sociales pour le secteur privé entre l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) a enregistré un rapprochement des vues entre les deux parties, se félicite le ministère des Affaires sociales dans un communiqué.
La réunion, lundi, entre la centrale syndicale et le patronat a été consacrée à l’examen du projet d’accord-cadre sur le déroulement des négociations élaboré par le ministère, précise le communiqué.
Présidée par le ministre des Affaires sociales Mohamed Trabelsi, la réunion s’est déroulée en présence de Belgacem Ayari, Mouldi Jendoubi et Abdelkarim Jrad (UGTT); et Khalil Ghariani, Béchir Boujday et Semi Sellini (UTICA).

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On aurait pu croire, quelques jours après l’accord UGTT-Gouvernement sur le report d’une partie de l’augmentation salariale à 2018, que la Tunisie avait payé la dernière tranche du prix de la paix sociale. On aurait même été tenté d’applaudir la centrale syndicale et louer son sens du consensus.

C’était finalement compter sans les vieux démons du «foutage de merde» qui habite depuis 6 ans une certaine partie de la population et une partie de la société civile tunisienne.

En témoigne, d’abord, cette annonce de la part du SG du syndicat de l’enseignement de base, qui en dit long sur les véritables intentions de l’organisation syndicale, malgré la signature de l’accord avec le gouvernement et qui devait garantir une paix sociale, au moins jusqu’à 2018.

Mastouri Gammoudi a en effet indiqué, mercredi 14 décembre 2016 sur les ondes d’une radio tunisienne, que «les grèves régionales et périodiques programmées par les secteurs de l’enseignement de base et secondaire programmées à partir de demain, jeudi 15 décembre 2016, seront maintenues jusqu’à ce que le ministère de l’Éducation invite la partie syndicale à une réunion pour examiner certaines revendications».

Le ministère de l’Éducation avait pourtant annoncé, dès le mardi 13 décembre 2016, le versement des primes aux enseignants du primaire, des collèges et du secondaire, devant . Le trublion Mastouri Gammoudi avait même estimé que la décision du ministère de l’éducation était « un pas dans la bonne direction« .

L’accord UGTT-Gouvernement sur la paix sociale n’aura ainsi pas pu tenir plus d’une semaine. Après cela, il faudra s’attendre à réentendre le SG, Houcine Abassi, répéter qu’il n’a jamais signé une quelconque paix sociale, puisqu’on n’est pas en guerre. Il n’en demeurera pas moins qu’après son prédécesseur, Youssef Chahed aura lui aussi dépensé de l’argent public pour acheter une chimère appelée paix sociale, au prix cher de 13,5 Milliards DT. Comme Essid, il a été dupé par le syndicat et il se leurre sur ses intentions. Il a un droit constitutionnel et ne compte pas le mettre en poche, quitte à en abuser quelques fois !

A la défaite de son premier protégé, l’ancien chef de gouvernement Habib Essid, devant la centrale syndicale, non contente ni rassasiée de grèves, le chef de l’Etat tunisien était sorti sur les médias pour expliquer que c’était le prix à payer pour avoir la paix sociale. Essid a finalement été destitué sans en voir la couleur. Et il est fort probable que l’actuel chef du gouvernement vive une fin d’année dans une situation de non-paix… sociale, au mieux dans une trêve des confiseurs. Et c’est donc ainsi reparti pour un nouveau tour de tournantes [les grèves bien sûr. What else !].

L’autre dossier traité, de «main de fer» comme il le promettait devant l’ARP, par le chef du gouvernement pour s’acheter, lui aussi, sa paix sociale, était celui de Petrofac. Il avait alors dépêché son ministre des Affaires sociales, qui avait alors assouvi toutes les demandes des «fouteurs de troubles » de Kerkennah et leur avait même signé un blanc-seing judiciaire. L’entreprise pétrolière, qui assurait 13% des besoins en gaz de la Tunisie, devait alors plier bagage et oublier la «Tunisie terre d’investissement» qui attendait alors les mirobolantes promesses de 34 milliards DT de «Tunisia 2020». Le démon «foutage de merde» ne tardera cependant pas à se réveiller et donner des insomnies à un Chahed, témoin de ses faiblesses qu’il ne voit pas !

«Après 14 jours pendant lesquels un individu bloquait les camions, l’entreprise se trouve incapable de produire », c’est ce qu’a déclaré le DG de Petrofac à Reuters, suivi par la ministre de l’Energie qui confirme pour Africanmanager le départ définitif de l’opérateur pétrolier anglais et ajoute même que «la fermeture de la société est attendue dans de pareilles conditions». 14 jours pendant lesquels un seul homme bloquait toute une usine, sans qu’aucune autorité ne bouge le petit doigt pour assurer la sécurité de l’investissement et la liberté d’entreprendre, la liberté du travail ! Le chef du gouvernement était-il au courant ? Si oui, pourquoi n’a-t-il rien fait et qu’attendait-il pour faire appliquer la loi comme il le promettait le jour du vote de confiance ?

Au-delà du sens économique et financier de la fermeture d’une entreprise étrangère, empêchée de travailler sous le regard des futurs IDE promis à la Tunisie, et qui intervient 15 jours après la grand-messe des investisseurs, ce sont les causes même du départ et des fermetures de centaines d’entreprises qui réapparaissent. Des grèves, des mouvements sociaux divers et une instabilité sociale complète, dans une Tunisie désormais ingouvernable, qui déforment à nouveau le visage d’une Tunisie qui n’a que l’investissement pour rebondir. Tu parles d’une paix sociale à 13 milliards DT !

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Pourquoi s’arrêter à une victoire, et qui n’a rien de symbolique ? Pourquoi s’arrêter à la main alors qu’on peut prendre tout le bras ? C’est certainement ce qu’a dû se dire le secrétaire général de la toute puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi, le poussant à dire que l’organisation syndicale doit être associée « à l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2018 ». Certes les arguments d’Abassi, lâchés hier lundi 12 décembre dans un point de presse, sont frappés au coin du bons sens. En effet il vaut mieux associer, en amont, le plus de partenaires sociaux possibles à la dynamique de réforme, à la formulation des propositions pour que ça ne soit pas rejeté par la suite, ruinant des mois d’efforts et paralysant tout un pays. Là on ne peut qu’être d’accord. Le souci c’est ce que cela signifie : Les gouvernants, élus, désignés, dépositaires du mandat du peuple, ne gouvernent pas à 100%, et ont besoin de béquilles pour avancer. C’est toute la logique de la représentation nationale et des institutions qui est faussée !

Par ces mots, le leader de la centrale syndicale entend prolonger l’exception tunisienne, qui a certes valu à la Tunisie de mener à bien le dialogue national, accessoirement de rafler le prix Nobel de la paix, mais c’est une dangereuse exception. En effet les réformes, par essence douloureuses, se font parfois contre des corporations, des pans entiers de la société, comme ce fut le cas avec les tentatives en direction des avocats, des médecins, des pharmaciens… Et en associant tout ce beau monde à la réflexion sur comment l’Etat doit collecter les sous et les dépenser – le budget de l’Etat – il est évident qu’on multiplie par X les facteurs de blocage. Pourquoi le gouvernement tunisien réussirait en empruntant des sentiers que les pouvoirs du monde entier évitent soigneusement ? Le pouvoir ne se dilue pas dans un mode de gouvernement élargi, il s’exerce, parfois dans des cercles restreints, synonymes d’autonomie et d’indépendance pour prendre les décisions douloureuses qui s’imposent parfois.

La Tunisie n’est pas sortie de l’auberge

De fait l’UGTT a un énorme pouvoir, gagné de haute lutte, et dans une démocratie il est saint qu’il y ait des contre-pouvoirs. Abassi n’a pas tort en disant, dans son point de presse, que grâce à l’intervention de l’UGTT, in extremis, le gouvernement a renoncé à hausser de deux points la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), de 18 à 20% et à augmenter les prix des produits de base, ce qui aurait directement impacté le budget des classes moyennes et défavorisées. Il n’a pas tort en disant que l’UGTT est parvenue à tordre la main à Youssef Chahed et l’a amené à injecter une bonne dose de justice sociale, en allégeant les charges sur les salaires, généreusement mis à contribution, un peu trop d’ailleurs dans le projet de loi initial. Idem pour l’identifiant fiscal, même tarif pour toutes les professions libérales, là aussi Abassi n’a pas tort, car manifestement le gouvernement était le seul à ne pas voir les anomalies dans son texte, que pourtant tout le monde voyait comme le nez au milieu de la figure. Le souci c’est que la centrale syndicale ne doit pas s’en servir comme d’un trophée pour exiger davantage d’emprise sur la direction des affaires publiques. Chacun à sa place : Les gouvernants gouvernent, seuls, quitte à être sanctionnés – par les urnes – par la suite si les résultats ne sont pas au rendez-vous et les organisations nationales défendent les intérêts de leurs adhérents, en battant le pavé s’il le faut ou en utilisant d’autres moyens que la loi a mis entre leurs mains.

La centrale syndicale vient de faire plier le gouvernement sur les majorations salariales dans le secteur public, par la seule arme de la menace d’une grève générale – d’une journée!-, faisant de la Tunisie la risée de son voisin algérien et la mettant en difficulté face à un FMI auprès duquel le gouvernement s’était engagé à serrer les cordons de la bourse. L’UGTT, une fois de plus, a donc fait la démonstration de sa force, pour le plus grand malheur de l’exécutif tunisien, qui a, qu’on le veuille on non, laissé des plumes dans cette affaire en termes d’image de l’autorité incarnée, de constance dans les résolutions et de capacité de résistance. La mise en place du Conseil du dialogue social, dans les tuyaux de l’Assemblée des représentants du peuple, et que l’UGTT réclame énergiquement, est par conséquent à bien des égards problématique. Il faut y voir, quoi qu’en disent les uns et les autres, une façon pour la centrale syndicale d’asseoir un peu plus son pouvoir dans un pays où peu de choses sont hors de sa portée.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

« Le gouvernement d’union nationale est appelé à faire participer l’organisation syndicale et toutes les parties sociales à l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2018 », a déclaré, lundi, le secrétaire générale de l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT).
S’exprimant lors d’un point de presse tenu à Tunis, Abassi a exhorté le gouvernement actuel à entamer l’élaboration du projet de budget au titre de 2018 en associant l’ensemble des intervenants sociaux, notamment en ce qui concerne les différentes réformes en perspective.
Le responsable syndical a, par ailleurs, souligné que l’UGTT n’a pas été consultée lors de l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2017, faisant savoir que la centrale syndicale est intervenue juste à temps pour convaincre le gouvernement de ne pas accroître de deux points la Taxe sur la Valeur Ajoutée (18 à 20%) et de ne pas augmenter les prix des produits de base.
L’UGTT, a-t-il dit, a, également, réussi à convaincre le gouvernement de revoir le barème fiscal de manière à consacrer la justice fiscale et à alléger les charges sur les salariés.
S’agissant du dossier fiscal, Abassi a salué les nouvelles mesures prévues par la loi de finances de 2017 dont essentiellement l’institution de l’identifiant fiscal pour toutes les professions libérales. Cela, a-t-il dit, constitue un premier pas vers la consécration de l’équité fiscale.
Il a, en outre enregistré avec satisfaction les mesures relatives à la levée du secret bancaire et à la mise en place d’une police fiscale, soulignant que le devoir fiscal doit être imposé à tous les secteurs.

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C’est au tour du journal algérien El Watan, par le biais de son portail d’informations, El Watan.com, de s’inviter dans le débat, très touffu déjà, du déficit budgétaire de la Tunisie. Le journal a pointé du doigt, ce mardi 13 décembre, les obligations sociales qui ont alourdi la besace du chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour 2017. Le papier n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en évoquant l’incapacité du gouvernement tunisien à prendre des décisions courageuses pour stopper la montée des dépenses publiques, notamment la masse salariale. Les Algériens y sont allés d’autant plus gaiement qu’ils ont du grain du moudre, avec Chahed qui vient de concéder à l’UGTT la moitié de ce qu’elle demandait en termes de hausse des salaires dans le public, l’autre partie étant différée en 2018.

Le journal est revenu sur la mauvaise passe de l’exécutif tunisien, coincé entre les obligations vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI), assorties au dernier prêt de 2,7 milliards de dollars accordé à l’Etat tunisien pour appuyer le redémarrage de l’économie. Et El Watan de rappeler que le projet de la loi de finances 2017 prévoyait de reporter ces augmentations de deux ans pour freiner le dérapage du budget, aux alentours de 6%, en raison surtout d’une masse salariale dans le public qui a été multipliée par 2 en à peine 5 ans. De l’avis de Hassine Dimassi, la décision de Chahed de maintenir la hausse des salaires, une orientation purement «politique», pourrait couter cher à la Tunisie. «Le FMI pourrait ne pas accorder la tranche du prêt prévue fin 2016, parce que la Tunisie s’est engagée sur un programme visant la maîtrise du déficit budgétaire et la compression des charges salariales», a déclaré Dimassi. Le journal n’a pas omis de tresser des lauriers à l’économiste tunisien, en revenant sur le fait qu’il a quitté le navire en juin 2012 – gouvernement de Hamadi Jebali – parce qu’il ne voulait pas cautionner des «prêts pour payer les fonctionnaires de l’Etat».

El Watan a évoqué les nuages sur le ciel de la Tunisie, suite à l’accord conclu par le gouvernement et l’UGTT sur le maintien des hausses salariales en 2017. Le journal a ajouté que la masse salariale du public va s’établir à 14,5 milliards de dinars, et ainsi engloutir 75% du budget général de gestion évalué à 18,5 milliards de dinars.
Par conséquent le volume des salaires reste à son seuil critique, 14,2% du PIB, alors que le projet de la loi de finances 2017 ambitionnait de le tasser jusqu’à 13,9% du PIB, en pariant en plus sur une hausse de 2,3% de ce dernier…

Bref, le journal algérien s’en est donné à coeur joie, sans doute une façon de donner le change et d’exorciser les démons de l’Algérie, qui fait face actuellement à de terribles difficultés financières du fait de l’assèchement de la rente pétrolière suite à la fonte des cours mondiaux du brut, dont l’économie du pays tant. D’ailleurs le budget 2017 est résolument sous le sceau de l’austérité, avec une hausse de la TVA, une réduction drastique des importations, etc. C’est la soupe à la grimace pour les citoyens algériens. Alors la Tunisie à côté, avec son goût effréné pour les dépenses publiques et son insouciance, ça doit être insupportable !

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Zied Laâdhari, ministre de l’Industrie et du Commerce, a appelé, lors de son intervention dans un panel sur « Le gouvernement et le secteur privé », organisé ce samedi 10 décembre 2016 en marge des Journées de l’Entreprise, à mettre en place un projet national permettant à tous les Tunisiens d’oublier leur identité et leurs intérêts personnels et ne considérer que l’intérêt du pays, soulignant qu’un nouveau système est en train d’émerger.

« C’est le moment… On n’est pas en train de regarder dans la même direction. Il faut dialoguer avec toutes les composantes et les acteurs économiques et trouver un compromis pour dépasser ce sentiment de malaise, comme c’était le cas avec l’UGTT », a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs indiqué que chacun se sent visé par des politiques publiques qu’il ne comprend pas. « Il y a une incompréhension généralisée parce qu’on est en train de gérer une situation démesurée », a-t-il ajouté.

Laâdhari a dans le même cadre indiqué que le pays a, tout de même, fait du chemin mais qu’il est encore en train de chercher sa voie. On a des corps de métiers qui se sentent visés, il faut ouvrir le dialogue avec eux. Le gouvernement ne peut pas trancher d’une manière unilatérale.

S’agissant de la digitalisation, Laâdhari a fait remarquer qu’il s’agit là d’un grand chantier qui devrait permettre d’avancer plus rapidement et aider les entreprises.

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Houcine Abbassi

Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a déclaré que la lutte contre la corruption n’est pas moins importante que la lutte contre le terrorisme, rapporte Mosaïque fm.
Dans une allocution à l’occasion de la tenue du Congrès national de la lutte contre la corruption sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité », le syndicaliste a fait valoir qu’une meilleure application des mesures prises par le gouvernement permettrait de mettre fin à ce phénomène .

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Les ouvriers et employés de la filiale de la société Tunisienne des industries de pneumatiques (STIP ) à Menzel Bourguiba ont organisé

Un accord d’entente a été signé, mercredi, entre le ministère des Affaires sociales et les membres du syndicat de la Société Tunisienne des Industries de Pneumatiques (STIP).

Les activités de la STIP seront reprises à partir du vendredi 9 décembre 2016, rapporte Jawhara fm.

On rappelle que les ouvriers de la STIP, à Msaken et à Menzel Bourguiba ont à maintes reprises protesté, revendiquant la régularisation de leur situation financière.

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