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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), en sa 682ème réunion tenue, le 25 avril 2017, au niveau ministériel, a adopté la décision qui suit sur la sûreté et la sécurité maritimes et la paix, la sécurité et le développement de l’économie bleue, « Après Lomé » :

Le Conseil:

1.    Prend note de l’allocution prononcée par le Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine de la République togolaise, Prof. Robert Dussey, en sa qualité de Président du Conseil pour le mois d’avril 2017, et de la communication faite par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, l’Ambassadeur Smail Chergui. Le Conseil prend également note des présentations faites par le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA, Ambassadeur Albert Muchanga, ainsi que par Madame l’Ambassadeur Amoko Kouvahe et le Juge Kokou Humado du Togo. Le Conseil prend en outre note des déclarations faites par les Représentants des Etats membres, des Communautés économiques régionales/Mécanismes régionaux (CER/MR) pour la prévention, la gestion et le règlement des conflits, ainsi que par les Représentants des  Nations unies et de l’Union européenne;

2.    Rappelle la Stratégie intégrée africaine pour les mers et les océans (AIM 2050) et son Plan d’action adoptés par la 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union, en janvier 2014. Le Conseil rappelle également la décision Ext/Assembly/AU/Dec.1 (VI) du Sommet extraordinaire de l’UA tenue le 15 octobre 2016, à Lomé, au Togo, au cours duquel la Charte sur la sureté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique a été adoptée;

3.    Exprime sa profonde préoccupation face à la persistance des menaces à la paix et à la sécurité dans le domaine maritime, y compris la piraterie, le vol à main armée en haute mer, la pêche illégale, le déversement de déchets toxiques, le trafic illégal d’armes et de drogue, le trafic d’êtres humains, le blanchiment d’argent, l’immigration clandestine et le terrorisme. Le Conseil souligne l’importance que revêt l’adoption de mesures fermes pour combattre ces menaces ;

4.    Souligne le lien entre la paix, la sécurité et le développement en ce qui concerne le domaine maritime, qui fait partie intégrante de la stratégie de croissance économique globale et du processus d’intégration de l’Afrique. Le Conseil souligne en outre l’importance de la Charte de Lomé, comme instrument africain pour la promotion de la paix, de la sécurité et de la sûreté dans le domaine maritime africain, comme condition nécessaire au développement et à la croissance de l’économie bleue au bénéfice du continent et de ses populations ;

5.    Félicite le Président Faure Essozimna Gnassingbe de la République togolaise, pour avoir été désigné comme leader de l’UA en ce qui concerne les questions liées à la sureté et à la sécurité maritimes en Afrique, contribuant ainsi au renforcement de la paix et de la sécurité sur le continent ;

6.    Rappelle la demande faite par le Sommet extraordinaire à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser les sessions extraordinaires des Comités techniques spécialisés (CTS) compétents, qui n’ont pas été impliqués dans le processus d’élaboration de la Charte, à savoir :  le CTS sur le Commerce, l’Industrie et les Mines, le CTS sur les Transports, les Infrastructures, l’Energie et le Tourisme, le CTS sur les Affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, et tout autre CTS compétent qui pourrait les aider dans l’examen des questions inscrites dans leurs mandats respectifs et soumettre leurs contributions à la Charte africaine, sous la forme d’annexes, à l’examen de la Conférence de l’Union, en juillet 2017. À cet égard, le Conseil reconnaît les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision et demande à  la Commission d’accélérer la finalisation des projets d’annexes à la Charte de Lomé, en vue de permettre la tenue rapide des réunions envisagées des CTS compétents pour leur élaboration ;

7.    Prend note avec gratitude de l’offre faite par la République togolaise d’abriter les réunions des CTS compétents ;

8.    Souligne l’importance que revêt le rôle des CER/MR dans la définition, la mise en œuvre et l’harmonisation  des cadres réglementaires nationaux et régionaux, y compris les mécanismes de régulation;

9.    Souligne en outre la nécessité de mettre en place un mécanisme de suivi approprié, en particulier au sein de la Commission de l’UA, tenant compte de la nature multidimensionnelle et multisectorielle des questions relatives à la sécurité et à la sûreté maritimes et au développement, tel que reconnu dans la Stratégie AIM 2050 et la Charte de Lomé;

10.    Félicite le Togo, seul Etat membre, à ce jour, à avoir déjà signé et ratifié  la Charte de Lomé, et exhorte tous les Etats membres à ratifier la Charte, conformément à leurs procédures  nationales pertinentes;

11.    Décide de rester activement saisi de la question.

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La Tunisie célèbre, ce jeudi 25 mai 2017, la Journée mondiale de l’Afrique, « une occasion pour le pays d’exprimer sa fierté d’appartenir à l’Afrique et de souligner la priorité accordée dans la diplomatie tunisienne au continent africain », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le thème choisi par la Commission africaine pour l’année 2017, « tirer pleinement parti du dividende démographique en investissant dans la jeunesse », est aussi important pour la Tunisie que pour l’Afrique dès lors que la question des jeunes est désormais une affaire nationale et internationale.
Etant l’un des pays fondateurs de l’Union africaine, la Tunisie affirme sa détermination à poursuivre les efforts pour renforcer les relations de solidarité et de coopération afin de réaliser la complémentarité africaine escomptée, souligne-t-on de même source.
« La Tunisie est attachée aux principes de l’Union africaine », a ajouté le ministère, soulignant l’importance de conjuguer les efforts pour soutenir l’action africaine commune.
La sécurité et la stabilité en Afrique constitue un pilier et une condition fondamentale pour préserver le développement, ce qui requiert davantage de solidarité et de coopération permettant au continent africain de faire face aux menaces terroristes et aux défis sécuritaires, lit-on de même source.

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En collaboration avec la Commission de l’Union africaine et le Forum économique mondial (FEM), la Banque africaine de développement a lancé la seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique le vendredi 19 mai, 2017, en prélude aux Assemblées annuelles de la Banque à Ahmedabad en Inde.

L’Indice classe le niveau d’ouverture des pays africains en fonction des exigences imposées aux citoyens africains pour obtenir un visa d’entrée dans un pays africain donné. Le rapport offre un aperçu des pays qui facilitent les déplacements des ressortissants d’autres pays africains et les mesures prises à cet effet et indique si les citoyens africains sont autorisés à entrer dans les pays sans visa, s’ils peuvent obtenir le visa à l’arrivée ou s’ils doivent avoir le visa avant de voyager.

Dans l’ensemble, les africains ont pu voyager plus librement à travers le continent en 2016 car le niveau d’ouverture des pays africains s’est amélioré par rapport à 2015. Cependant, de nombreux défis restent à relever. La seconde édition de l’Indice d’ouverture des visas en Afrique met en évidence les différences régionales qui persistent en termes d’ouverture sur les visas. En guise d’exemple, 75% des 20 pays les plus ouverts se trouvent en Afrique de l’Est et de l’Ouest, 20% sont en Afrique Australe. La Mauritanie est le seul pays d’Afrique du Nord classé et aucun d’Afrique centrale figure parmi les 20 premiers. « J’ai besoin de 38 visas pour me déplacer en Afrique », a déclaré Aliko Dangote, président du Groupe Dangote.

Bien que des défis demeurent, de nombreux progrès ont également été réalisés en 2016. À l’échelle continentale, le Ghana, classé 6ème, a le plus progressé dans l’ouverture de ses frontières aux voyageurs africains, gagnant ainsi 16 places par rapport à 2015. Le Sénégal, classé 15ème en 2016, intègre également le top 20 des pays les plus ouverts, gagnant ainsi 9 places par rapport à 2015. Quant à la Tunisie, elle gagne 13 places comparée à 2015. Les Seychelles dominent de nouveau le classement et restent le seul pays à offrir une entrée sans visa pour tous les africains.

« Nos dirigeants doivent abattre les murs qui séparent l’Afrique de l’Est,  l’Afrique centrale, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Nous avons besoin d’un marché plus ouvert et plus large », affirme Akinwumi A. Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement, qui a reçu en son passeport africain, symbole de l’intégration du continent, en 2016.

La priorité aujourd’hui est de maintenir cette tendance positive et de mettre en œuvre la décision de l’Union africaine sur l’émission des visas à l’arrivée par tous les pays africains à tous les citoyens africains. Une politique libérale des visas en Afrique peut contribuer à une intégration africaine centrée sur les individus et offrir des opportunités de voyages, commerce, loisirs,  études et emplois à tous les africains.

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Une mission conjointe de Haut niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine et des Nations Unies s’est rendue, le 17 mai 2017 en Côte d’Ivoire, dans le contexte des mutineries qui menaçaient d’aggraver les tensions sociales et de ternir l’image de la relance économique réussie de la Côte d’Ivoire.

Cette mission, composée du Président de la Commission de la CEDEAO, Marcel A. de Souza, du Ministre d’Etat, Secrétaire Général à la Présidence de la République de Guinée, Kiridi Bangoura, représentant le Président en exercice de l’Union Africaine, S.E. Prof. Alpha Condé, et du Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), Mohamed Ibn Chambas, a été reçue en audience par S.E.M. Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire.

La mission a manifesté tout son soutien au Président Alassane Ouattara, au Gouvernement et au peuple ivoirien dans ces moments difficiles traversés par le pays. Elle a transmis ses félicitations au Président de la République pour la sagesse qui a conduit au règlement rapide et pacifique des revendications des mutins.

Durant ces derniers évènements, la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude quant à l’usage de la violence et ont réitéré leur attachement au recours exclusif au dialogue et aux voix légales pour résoudre les différends.

A cet égard, la mission se réjouit de l’accord qui a été trouvé et qui démontre la volonté des autorités Ivoiriennes, et à leur tête le Président Ouattara, de trouver des solutions à travers le dialogue pour garantir les droits de tous, en vue de sauvegarder la stabilité du pays.

La Côte d’Ivoire est un pays majeur de la région qui doit continuer à servir de modèle de stabilité et de développement économique. Il importe que le chemin de la paix soit toujours privilégié pour faire face à de telles tensions qui pourraient compromettre les fondements de l’expansion économique et l’émergence de la Côte d’Ivoire.

La CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies expriment leurs profondes compassions aux familles éplorées au cours de ces événements et souhaitent un prompt rétablissement aux blessés.

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Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’Union Africaine, a pris la parole au Parlement Européen, à Strasbourg, le 16 mai 2017, pour exposer le cap de l’Afrique jusqu’en 2063 et ce que le continent attend de ses partenaires européens. Extrait du discours :

Honorables Députés ;

Excellences Mesdames, Messieurs ;

Pour s’épanouir et porter ses fruits, le partenariat entre l’UE et l’UA doit reposer sur des principes solides et se dessiner tous les champs à la mesure de son envergure multidimensionnelle, de ses ambitions visionnaires et de ses enjeux globaux, en constante extension.

Le respect mutuel, l’égalité, la liberté et la solidarité sont les repères et le jalon inaltérables d’une relation solide, durable, mutuellement avantageuse.

L’Afrique a rassemblé ses intelligences pour concevoir et adopter un agenda ambitieux pour les cinquante prochaines années, visant la construction d’une Afrique intégrée, prospère et en paix.

A l’examen, pareil agenda recoupe sur certaines questions essentielles, la stratégie Afrique-Europe dont nous célébrons ensemble, cette année, le dixième anniversaire. L’agenda 2063 est aujourd’hui le fanion de l’Union Africaine. C’est lui qui balise nos chemins vers le futur et jette les bases de notre coopération internationale et nos partenariats stratégiques.

Quoique l’Afrique ait été et demeure le théâtre de très nombreux conflits meurtriers dont les principaux se situent à la Corne de l’Afrique, au Sahel, au Bassin du Lac Tchad et en Afrique Centrale, les éléments de sa renaissance sont aujourd’hui tangibles.

Elle regorge de richesses, que sont ses mines, ses ressources halieutiques, ses immenses étendues arables et surtout la vitalité de sa population majoritairement jeune. Une bonne gouvernance articulée sur une vision courageuse et déterminée de l’intégration africaine, d’incitations commerciales, d’effacement des barrières douanières, d’initiatives innovantes en agriculture propre et d’énergie renouvelable, en technologie  et services, constitue un levier essentiel de la renaissance recherchée.

Son taux de croissance économique est demeuré soutenable ces dix dernières années. Viendra soutenir notre ambition, une lutte sans merci, contre l’impunité , la gabegie, la corruption, le gaspillage et le détournement des fonds publics. De ce point de vue, la priorité pour nous porte sur la mise en œuvre des instruments pertinents adoptés par les instances compétentes de notre Union et le respect par les États membres des engagements qui y sont contenus.

La réforme de l’Union Africaine décidée par le Sommet de janvier 2017 se présente comme une réelle chance de notre renaissance en ce qu’elle commande résolument une prise en charge de l’organisation par nous même. A ce titre, elle est appelée à soutenir fortement les tendances positives observées.

Notre Continent conjugue désormais toutes ses forces pour faire reculer en vue de les éradiquer les drames sociaux auxquels elle fait face à travers la sécheresse, la famine, les conflits armés et les violations des droits de l’Homme.

Ces crises et conflits placent les questions jumelles de paix et de sécurité en tête de nos priorités. Faire taire les armes à l’horizon 2020 est un objectif que nous poursuivons avec acharnement et détermination.

La lutte contre le terrorisme, le jihadisme et la radicalité est au cœur de notre engagement constant en faveur de la paix, la sécurité et la stabilité auquel nous consacrons des efforts inlassables et vigoureux, tant en prévention qu’en gestion et reconstruction post-conflit.

Nous apprécions hautement l’appui multiforme que nous apporte l’Union européenne dans ce combat à travers, notamment la Facilité de Paix.

Mesdames Messieurs,

Toutes les expertises actuelles et prospectives indiquent, avec certitude, que l’Afrique est la région du monde qui souffre le plus de la dégradation de l’environnement naturel et des changements climatiques. Les effets ravageurs sur la faune et la flore réduisent – parfois annihilent – de manière irréversible, la possibilité même de la vie dans de larges espaces du Continent. Le paradoxe atrocement déconcertant réside ici dans le fait que l’Afrique, Continent le moins pollueur de la planète, est celui qui souffre le plus des changements climatiques.

N’est-il pas, à cet égard, superflu de rappeler que l’Afrique ne bénéficie que de portions congrues des efforts et sacrifices internationaux pour contrecarrer ou, à tout le moins, soulager l’universelle menace que font peser sur l’humanité les changements climatiques. Cette question est l’un des champs de notre partenariat qui devra être désormais mieux appréhendé, mieux traité, mieux priorisé.

En rapport avec cette exigence se trouve intimement liée l’ouverture de larges couloirs aux secteurs privés africain et international. Il faut ici se féliciter que le commerce européen avec l’Afrique a augmenté ces dernières années de 50%, ramenant le volume global de l’investissement privé européen à 200 Milliards d’euros par an.

L’entreprise est le premier créateur de richesses, d’emplois et de prospérité économique. Son rôle crucial dans notre développement économique et social se taillera désormais une place de choix dans nos politiques et partenariats stratégies.

Notre profonde conscience des impératifs d’une nouvelle gouvernance économique nous encourage à nous situer dans la perspective d’une zone continentale de libre échange.

Cette conscience nous rend particulièrement attentifs et sensibles aux idées d’investissement dans le privé et de l’invention hardie d’un plan Marshall pour l’Afrique, concepts défendus opportunément par la présidence allemande du G20, à laquelle j’exprime du haut de cette prestigieuse et honorable tribune notre ferme soutien à ses démarches dans cette direction.

La jeunesse africaine représente plus de 60% de la population. Les femmes constituent quant à elles, plus de la moitié du peuplement actuel de l’Afrique. Jeunesse et dimension genre sont dans notre vision stratégique des préoccupations transversales qui arroseront tous nos programmes conduits seuls ou en partenariats avec d’autres acteurs.

La question de l’émigration  de pans entiers de nos jeunes en Europe pose un double péril : à ceux qui se jettent, aveuglement, sur les chemins du naufrage, à ceux qui sans préparation, se trouvent submergés par ses flots d’êtres humains.

Le défi que nous lance, tous, ce phénomène n’a point de solutions, à l’exception d’une seule : développer l’Afrique et réinventer pour notre jeunesse, un avenir meilleur dans le Continent. Notre partenariat trouve ici un champ, encore inexploité, d’une exceptionnelle communauté d’intérêts et d’avantages mutuels.

La diaspora, considérée dans notre vision comme la sixième région d’Afrique après celles du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest et du Centre, occupe dans notre agenda une place importante. Sa contribution multiforme au développement du Continent puise dans les ressources intellectuelles et financières qu’elle véhicule.

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Le Président rwandais Paul Kagame, son équipe de conseillers en vue de la réforme de l’Union africaine et près de 40 ministres des Affaires étrangères africains se sont réunis hier à Kigali, au Rwanda, pour discuter de la mise en œuvre des réformes de l’Union africaine adoptées en janvier 2017.

En juillet 2016, lors du 27e sommet de l’Union africaine, les États membres de l’UA ont confié au président du Rwanda, Paul Kagame, la mission de mener une réforme de l’Union africaine, afin de permettre à cette dernière de mieux atteindre ses objectifs et de servir au mieux les intérêts des citoyens d’Afrique.

En janvier 2017, les réformes proposées ont été acceptées par l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement. Ces réformes ont pour objectif de rendre l’Union africaine plus efficace sur les plans politique, opérationnel et financier, afin que l’organisation multilatérale soit mieux à même de remplir ses obligations envers les États membres et les citoyens africains.

Les leaders africains s’engagent à :

  • Se concentrer sur les priorités majeures, pour garantir que les efforts de l’UA ne soient pas dispersés et qu’elle puisse se consacrer aux enjeux qui feront réellement la différence pour les citoyens africains. Cela permettra également un partage du travail bien défini entre l’UA et les États membres.
  • Restructurer les institutions de l’UA pour répondre à ces priorités et s’assurer que les structures, organes et agences techniques spécialisées de la Commission de l’Union se focalisent sur les priorités définies.
  • Gérer l’efficacité de l’UA aux niveaux politique et opérationnel, pour permettre aux membres de créer une Commission efficace et effective réunissant les meilleurs professionnels africains. Cela consoliderait également les méthodes de travail du sommet de l’UA, pour améliorer la qualité et l’impact des prises de décision, tout en assurant la mise en œuvre des décisions de l’Assemblée dans les délais.
  • Financer l’Union africaine, et durablement, pour en consolider la gestion financière et la comptabilité.

Le Maroc, qui vient à peine de retourner dans le bercail de l’Union africaine, après l’avoir déserté pendant 32 ans, à cause de l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), n’a pas l’intention de faire profil bas. Bon, on s’en doutait un peu, mais que le royaume montre des velléités d’en découvre avec la RASD une semaine après son retour est assez surprenant. Et inquiétant pour la stabilité de l’UA…

Le Maroc a dévoilé publiquement son intention de faire du lobbying au sein de l’organisation panafricaine pour fragiliser l’assise de la République sahraouie, en commençant par le priver de soutiens. Le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita, est venu déclarer devant la presse que son pays ne « reconnaîtra jamais » la RASD. Mieux : « Non seulement le Maroc ne reconnaît pas – et ne reconnaîtra jamais – cette entité fantoche mais il redoublera d’efforts pour que la petite minorité de pays, notamment africains, qui la reconnaissent encore, fassent évoluer leur position dans le sens de la légalité internationale et des réalités géopolitiques », a confié Bourita hier dimanche 5 février au portail d’informations Le Desk. Il a martelé : Le retour du Maroc au sein de l’UA « ne changera rien dans nos positions immuables concernant la marocanité du Sahara » occidental. Voilà pour les chefs d’Etat africains qui en doutaient : Le Maroc va faire du grabuge, au risque de fragiliser une union qui cherche encore son équilibre et doit faire face à l’énorme défi du développement du continent…

Le Maroc incommode ses « amis »

Le Maroc a été officiellement réintégré dans l’UA le lundi 30 janvier 2017, à Addis Abeba, en Ethiopie, lors du 28ème sommet des chefs d’État africains où 39 d’entre eux, sur 54, ont avalisé ce retour que beaucoup voient comme un facteur de consolidation de l’organisation, le Maroc étant un poids lourd économique et politique sur le continent. L’arrivée du Maroc a été émaillée par une forte agitation diplomatique, les pro-Polisario, notamment l’Algérie et l’Afrique du Sud, ayant tout fait pour bloquer la réintégration du royaume. Mais c’était sans compter sur les soutiens de poids du Maroc, dont le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, etc. La bronca du front de la RASD a été vite balayée. Mais il faut dire aussi que les « amis » de Rabat ont pensé qu’en l’adoubant, il se calmerait un peu sur le dossier de République sahraouie et s’accommoderait de la cohabitation au sein de l’UA. Et ce, d’autant plus que le Maroc n’avait pas fait de l’exclusion de la RASD la condition de son retour dans l’organisation panafricaine. Même le Polisario s’est mis à y croire, et a caressé le rêve d’une reconnaissance des frontières de la RASD. Donc les premiers à être surpris, et certainement terrifiés, par la récente posture du Maroc ça doit être les « amis » du royaume…

La reconnaissannce de la RASD, quelle reconnaissance!?

Pour le ministre marocain délégué aux Affaires étrangères, c’est « un non sens du point de vue du droit international et de la pratique des États » ; selon lui la reconnaissance d’une nation « est un acte libre, éminemment souverain » de la part d’un État.
« Le fait pour un État de siéger dans une enceinte internationale en présence d’une entité non reconnue, ne peut impliquer une reconnaissance par lui de cette entité », a-t-il ajouté, pour mieux doucher les espoirs des partisans de la coexistence pacifique avec la République sahraouie.
Pour bétonner son argumentaire, il convoque le cas israélien : « la majeure partie des pays arabes », ou encore l’Iran, qui siègent à l’ONU aux côtés d’Israël « ne reconnaissent pas » l’État hébreu. « Est-ce que l’Algérie reconnaît Israël du seul fait qu’elle siège à l’ONU à ses côtés ? » . L’Algérie, fidèle soutien de la RASD, appréciera la pique…
Une chose est sûre : Des jours difficiles attendent le nouveau président de l’UA, le Guinéen Alpha Condé, comme on l’avait prédit

Finalement c’est le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, qui va s’asseoir sur le fauteuil de son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, qui occupait jusqu’à ce lundi 30 janvier 2017 la présidence tournante de l’Union Africaine (UA). Ainsi en ont décidé les présidents du continent, réunis à Addis-Abeba dans la cadre du 28e sommet des chefs d’État de l’UA. C’est aussi l’épilogue d’un bras de fer à distance entre le Maroc et l’Algérie, car Rabat soutenait la candidature de Condé et Alger était plutôt derrière le challenger du président guinéen, le Nigérien Mahamadou Issoufou. Le Maroc, symboliquement, a donc triomphé…

Reste maintenant à panser les plaies et à éviter les gros écueils diplomatiques qui se profilent. En effet le président guinéen a pris fait et cause pour Rabat au sujet la République arabe sahraouie démocratique (RASD), que les Marocains, même s’ils n’en laissent rien paraitre, rêvent d’éjecter de l’UA. En ralliant Rabat, Condé avait grillé toutes ses chances du côté d’Alger, rangé derrière la RASD. Mais maintenant que le Guinéen est au perchoir, il va bien falloir recoller les morceaux, ne serait-ce que par pur pragmatisme diplomatique et politique. De toute façon tous ces sujets seront sur la table très rapidement vu le retour imminent du Maroc au sein de l’UA. Les talents de rassembleur de Condé, qu’il a laissé entrevoir dans son discours de ce matin, seront très vite mis à l’épreuve…

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L’Union africaine, par le biais de l’Académie de leadership de l’Union africaine, organise pour la toute première fois, le 9 décembre 2016, un débat sur le leadership, réunissant les candidats qui briguent la présidence de la Commission de l’Union africaine.

Le débat se déroulera au siège de la Commission de l’Union africaine à Addis-Abéba en Éthiopie, en direct devant une audience composée de membres du Conseil exécutif de l’Union africaine, de membres du Comité des représentants permanents (COREP), des Commissaires de l’Union africaine, des directeurs des médias et d’invités.

Il s’agira de populariser l’Union africaine et d’offrir aux candidats l’occasion de s’adresser aux citoyens africains et de présenter leur vision pour réaliser celle de l’Union africaine, c’est-à-dire, une Afrique intégrée, prospère et paisible.

Les candidats qui briguent la présidence pour remplacer la Présidente sortante, Dr Nkosazana Dlamini Zuma, sont : Dr Abdoulaye Bathily du Sénégal ; S. E. Dr Amina C. Mohamed du Kenya ; S. E. M. Moussa Faki Mahamat du Tchad ; S. E. M. Mba Mokuy de la Guinée équatoriale ; et S. E. Madame Pelonomi Venson-Moitoi du Botswana.

L’événement sera transmis en temps réel sur l’ensemble et au-delà du continent au lien www.AU.int. Il sera également diffusé en direct.

Ce débat s’inscrit dans le cadre d’une série de discussions sur le leadership africain, appelées MjadalaAfrika, qui se veut une plateforme permettant aux principaux intervenants d’examiner les possibilités à exploiter pour assurer que l’Afrique réalise ses objectifs de développement intégré et durable, transformant ainsi le continent pour en faire un acteur majeur sur l’échiquier international.

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Personne ne le criera sur les toits, ces choses se passant, par définition, dans les coulisses, mais la présidence de l’Union africaine fait actuellement l’objet d’intenses négociations et manoeuvres diplomatiques. La bataille autour de la succession du Tchadien Idriss Déby Itno, dont le mandat expire en janvier 2017, est déjà lancée. Jusqu’à très récemment, c’est le Guinéen Alpha Condé qui était en pole position pour remplacer Déby, mais c’était sans compter sur l’activisme de l’Algérie…

Condé a grillé toutes ses chances du côté d’Alger en prenant fait et cause pour le Maroc au sujet de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), qui donne des boutons à Rabat mais qui est soutenue par l’Algérie. « Le Maroc ne peut conditionner son retour à l’UA à une suspension de la RASD », a tempêté Ramtane Lamamra, le ministre algérien des Affaires étrangères. Alger verrait bien sur le perchoir de l’UA le Nigérien Mahamadou Issoufou, qui a des positions moins tranchées sur l’épineux dossier de la RASD. Le duel à distance entre Alger et Rabat risque encore de faire des vagues et de bousculer un hémicycle d’habitude très apaisé, guindé et impassible

Si jamais la Guinée est évincée de la course à la présidence de l’UA, elle pourra toujours se rabattre sur le poste de commissaire aux Affaires politiques, pour lequel elle présente la candidature de Louncény Fall, ancien ministre des Affaires étrangères. Il devra croiser le fer avec Minata Samaté, ex-ministre burkinabè de la Coopération régionale.

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BRAZZAVILLE

 Le Royaume du Maroc a officiellement soumis sa demande d’adhésion à l’Acte constitutif de l’Union africaine pour devenir, par conséquent, membre de l’Union. Un conseiller du Roi Mohammed VI en matière d’affaires étrangères du Royaume du Maroc, S. E. M. Taieb Fassi Fihri a relayé cette information à la Présidente de la Commission de l’Union africaine, S. E. Dr Nkosazana Dlamini Zuma, au cours d’un entretien bilatéral le 22 septembre 2016, en marge de la 71e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
Accusant réception du document, la présidente a affirmé à l’émissaire que la procédure normale sera suivie, notamment en informant officiellement les États membres
Le conseiller a informé la Présidente que le Maroc avait déposé sa lettre d’intention le jeudi 22 septembre 2016 à Addis-Abéba en Éthiopie. Il en a remis une copie à la Présidente de la Commission de l’Union africaine.

Accusant réception du document, la présidente a affirmé à l’émissaire que la procédure normale sera suivie, notamment en informant officiellement les États membres conformément aux dispositions de la l’Acte constitutif de l’Union africaine. Le Royaume du Maroc sera officiellement informé des conclusions de la procédure.

Le conseiller du Roi en affaires étrangères a également informé la Présidente des préparatifs en cours pour abriter la CoP 22, prévue à Marrakech en 2017.

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Les forces de maintien de la paix de l’Union africaine (UA), appuyées par l’armée nationale somalienne (ANS), ont enregistré un succès majeur hier jeudi 08 septembre en s’emparant d’une zone clé occupée par les activistes d’Al-Shebab au sud de la Somalie.
« Nos forces de l’UA avec l’ANS ont pris le contrôle du site Abdalla Birole. Les militants ont fui la zone et il n’y a pas eu de morts ni de blessés lord de cette opération de notre côté », a confié Joe Kibet, porte-parole de la force de la mission de l’UA en Somalie (AMISOM), à l’agence de presse chinoise Xinhua.

A noter que cette zone, Abdalla Birole, est située à environ 60 km à l’ouest du village de Kismayo, capitale administrative de l’Etat de Jubaland, au sud de la Somalie.

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Le retour du Maroc dans le concert des nations africaines est applaudi des deux mains par les Etats-Unis. «Une réintégration qui profitera à l’Afrique toute entière», a déclaré hier vendredi 22 juillet le secrétaire d’Etat adjoint américain, Antony Blinken. Il a ajouté : « Nous nous réjouissons de la demande de réintégration du Maroc au sein de l’Union africaine ».

Pour rappel, le roi du Maroc, Mohamed VI, avait adressé dimanche dernier, lors du 27e sommet des chefs d’Etats africains, une lettre au président en exercice de l’UA, le Tchadien Idriss Deby Itno, pour signifier la volonté du royaume de réintégrer l’organisation, 32 ans après l’avoir quittée.

«Il s’agit d’un pas très important. La présence du Maroc au sein de l’Union africaine est pour nous (Etats-Unis) très positive», a affirmé Blinken lors de son passage au Maroc, dans le cadre d’une tournée régionale (il se rend en Tunisie et en Algérie). «Le fait que la voix du Maroc se fasse entendre au sein du conseil de l’Union africaine est une très bonne chose et le modèle représenté par le Maroc, un partenaire stratégique des Etats-Unis, au sein de ce regroupement est aussi une très bonne chose », a indiqué le secrétaire d’Etat ajdoint américain.

Enfin Blinken a déclaré que la coopération entre le Maroc et les USA va monter en puissance, pour le bien du contient africain dans les domaines de la sécurité et de l’économie.

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Le 27e sommet de l’Union africaine à Kigali a concrétisé ce fort symbole de l’Afrique, franchissant un nouveau palier de son intégration. Le plan initial était de faire de ce passeport africain un document réservé aux chefs d’État, aux ministres des Affaires étrangères et aux diplomates. Une sorte de passeport diplomatique, rapporte le site « lepoint.fr ».

Il aura fallu l’appel de la présidente de la commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma, pour que la règle soit que les États le délivrent à tous les citoyens qui le souhaitent d’ici à 2020.

En attendant, ce sont les présidents Paul Kagamé du Rwanda et Idriss Déby Itno du Tchad qui se sont vu délivrer les premiers passeports africains à l’issue du 27e sommet de l’Union africaine (UA), tenu à Kigali ces 17 et 18 juillet 2016.

D’après un rapport de la Banque africaine de développement, sur les 54 pays du continent, seuls 13 permettent aux voyageurs africains d’entrer dans le pays sans effectuer de demande de visa. Un citoyen africain a donc besoin d’un visa pour se rendre dans 55 % des pays du continent. Alors que seuls 45 % des États africains exigent un visa aux ressortissants américains qui se présentent à leurs frontières. Selon l’exemple donné par le site Mondafrique.com, « un Algérien peut aujourd’hui aller à Cuba, à Haïti ou en Équateur sans visa, mais pas au Sénégal, au Kenya, au Nigeria ou en Côte d’Ivoire. Un Kenyan est encore moins bien loti. Il lui faut des visas un peu partout, sauf au Malawi, au Botswana et en Zambie ».

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Le ministre tunisien des affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, a appelé l’Union Africaine « à rationaliser ses dépenses, a opter pour la transparence et à tenir comptes de la conjoncture de certains pays africains », dans une allocution prononcée lundi à l’occasion de la 27e session ordinaire de l’Union organisée à Kigali, capitale du Rwanda, selon un communiqué du ministère.
Le ministre a présenté d’autre part, lors d’un entretien avec le haut commissaire du fonds pour la paix de l’UA chargé des nouveaux mécanismes de financement, Dr Donald Kaberuka, un aperçu de la vision de la Tunisie sur ce sujet, soulignant que sa mise en place définitive sera décidée après concertation avec les pays membres de l’Union.
Sur un autre plan, Khemaies Jhinaoui, a examiné avec le ministre libyen des affaires étrangères, Mohamed Taher Siala, les moyens de renforcer les relations tuniso-libyennes, notamment en matière de santé et de commerce, ajoute le communiqué.
Les deux parties ont évoqué également « les moyens de traiter les questions en suspens à même de permettre la reprise du rythme des échanges commerciaux entre les deux pays ».
Le ministre tunisien des AE a eu un autre entretien à Kigali avec le ministre burkinabé des affaires étrangères et de la coopération Alpha Barry pour examiner les moyens de développer les relations de coopération bilatérale dans les différents domaines et fixer l’agenda de la prochaine réunion de la commission mixte.

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Le sommet de l’Union africaine (UA), qui s’est ouvert le dimanche 17 juillet 2016 dans la capitale du Rwanda, Kigali, a posé sur la table des problèmes tels que le conflit au Soudan du Sud et le terrorisme. Des problèmes incontournables en ce moment, notamment le terrorisme, qui frappe au Nigeria, au Cameroun et a déjà sévi en Tunisie, au Burkina Faso, au Kenya, en Côte d’Ivoire, au Mali et tout récemment à Nice, en France. Mais il y a un autre événement qui se fignolait dans les coulisses de cette grand-messe des dirigeants africains : Le grand retour du Maroc dans la communauté des chefs d’Etat africains, après un départ non moins fracassant en 1984 suite à l’admission de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), qui dispute au royaume chérifien la souveraineté sur le Sahara Occidental.

Le roi du Maroc, Mohamed VI, n’a pas fait le déplacement mais sa diplomatie a bien fait le travail, avec un activisme rarement observé. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, depuis la suite de son hôtel, a déployé toute sa science en la matière pour faire savoir les intentions et les appétits de son pays. Avant lui, il y a quelque temps, Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères, Yassine Mansouri, directeur général de la DGED et Taïeb Fassi-Fihri, conseiller diplomatique du roi, étaient montés au créneau, pour les mêmes raisons. Dès le vendredi 15 juillet 2016, Fassi-Fihri a installé ses quartiers à Kigali pour avoir une vue imprenable sur le ballet diplomatique qui se déploie et d’y imprimer sa marque. Mais le clou de cette offensive de charme du Maroc est sans doute la lettre de Mohammed VI, remise par Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, au président tchadien, Idriss Deby Itno, président en exercice de l’UA. Le roi s’est fendu d’un discours vibrant, haut en couleurs, plein d’emphase et qui a dû remuer plus d’un dirigeant africain. Ce message est à la hauteur des ambitions affichées du royaume chérifien. Qu’on se le tienne pour dit : Le Maroc fait son « come-back », et il a l’intention de jouer les premiers rôles !

Une suite logique

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que le Maroc a quitté l’Organisation de l’unité africaine. Personne n’a pu passer à côté des efforts de l’infatigable roi pour « vendre » son pays sur le continent, à coup d’interminables et fréquents séjours dans les pays africains. Mohamed VI a tellement bien réussi sa mission, qu’il s’est assigné lui-même, que près de la moitié des investissements marocains à l’étranger se font en Afrique. C’est par rien ! L’an dernier, 525 entreprises marocaines étaient considérées comme des ténors de l’export sur le continent. Certes l’Institut Amadeus, qui a fait une étude exhaustive sur la question, pense que les entreprises marocaines peuvent et doivent être nettement plus nombreuses sur le créneau au regard des initiatives de leur gouvernement, mais le fait est que le bilan du Maroc fait pâlir d’envie beaucoup de pays, la Tunisie par exemple.

D’après le rapport de l’Institut Amadeus, le Maroc est à la 46e position des partenaires commerciaux du continent africain. Mais ce classement pourrait vite évoluer grâce aux efforts de Mohamed VI pour densifier la coopération sud-sud, grâce au retour du Maroc dans l’UA et grâce à sa formidable armada diplomatique en Afrique.

Quid de la Tunisie ?

Et bien elle ronronne, elle sommeille si on veut, ou se repose sur ses lauriers, pas nombreux du reste. C’est selon. En tout cas ce qui est sûr c’est que la diplomatie de la Tunisie sur le continent n’affole pas les compteurs, à tous les niveaux. Il est vrai que dernièrement le contexte social et politique n’a pas joué en faveur de la Tunisie, avec 5 Premiers ministres et au moins autant de gouvernements depuis la révolte populaire qui a chassé Ben Ali en 2011. Difficile de maintenir un cap diplomatique face à autant de soubresauts et de changements. Mais même avant le départ du dictateur, le coeur de la Tunisie ne battait pas pour l’Afrique. Les dirigeants tunisiens ont toujours tourné le regard vers l’Europe, caressant le rêve chimérique d’une Union euro-méditerranéenne que le terrorisme et l’instabilité en Afrique du Nord ont pulvérisé en plein vol. Pour illustrer le peu d’intérêt de la Tunisie pour la chose africaine, il n’y a qu’à voir le nombre d’ambassades et consulats tunisiens sur le continent, une quinzaine là où le Maroc en affiche plus de 30.

L’ex-président tunisien Moncef Marzouki a bien gesticulé et fait des déclarations lyriques, en janvier 2012 au sommet de l’UA, sur l’attachement de la Tunisie à l’Afrique, mais tout cela n’a pas dépassé le stade des voeux pieux. Rien de notable n’a été fait depuis pour renforcer l’intégration africaine. Ou très peu. Il y a bien les projets de Tunisia Africa Business Council pour prospérer en Afrique ou les propos du ministre des Affaires étrangères, qui a dit dernièrement que la Tunisie allait ouvrir deux nouvelles missions diplomatiques en Afrique, mais ce sont des initiatives bien maigrelettes au regard de ce qu’il faut faire pour émerger vraiment et exister. Et puis il y a le problème de l’instabilité politique en Tunisie ; on s’apprête à éjecter l’actuel chef du gouvernement, Habib Essid, pour désigner le 6e… en 5 ans ! Alors qu’au Maroc le roi est sur la brèche africaine depuis un paquet d’années. Pas de doute, le match à distance entre la Tunisie et le Maroc tourne nettement à l’avantage du royaume chérifien. Et il y a de fortes chances que ça dure, malheureusement pour la Tunisie…

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Le roi Mohammed VI a déclaré hier dimanche 18 juillet que le moment était venu pour le Maroc de retrouver sa « place naturelle » au sein de l’Union africaine (UA). Il appelle l’organisation à corriger « une erreur historique » et à adopter « une neutralité constructive » sur la question du Sahara, rapporte Jeune Afrique.

« Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé », a dit le roi du Maroc dans un message adressé au 27e sommet de l’UA, qui s’est ouvert le 17 juillet à Kigali, au Rwanda, selon l’agence de presse marocaine (MAP).

Le message royal a été remis hier au président tchadien, Idriss Deby Itno, président en exercice de l’Union africaine (UA), par Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants. Mohammed VI y exprime, sur un ton engagé, la disposition du Maroc « à œuvrer au sein de l’UA en vue de transcender les divisions ».

Source : Jeune Afrique

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La coordination des positions lors du prochain sommet de l’Union africaine (UA) a été au centre d’un entretien, jeudi, entre le ministre des Affaires étrangères Khmaies Jhinaoui et le ministre d’Etat soudanais aux Affaires étrangères, Kameleddine Ismail.
L’émissaire du président de la République soudanaise au président Béji Caid Essebsi s’est félicité de ce qu’il a qualifiée de convergence des points de vue entre les parties tunisienne et soudanaise aux niveaux bilatéral et régional concernant les questions abordées lors de la rencontre.
La rencontre a permis de passer en revue des questions liées aux pays de voisinage dans la région et à la coopération régionale, a-t-il déclaré.
Le ministre d’Etat soudanais a indiqué que sa visite en Tunisie s’inscrit dans le cadre de la coordination des positions à l’égard de certaines questions régionales particulièrement celles relatives à l’Union africaine.
Le 27e sommet de l’Union africaine aura lieu à Rwanda, du 10 au 18 juillet prochain.

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Selon des données fournies, ce lundi 23 mai 2016, à Africanmanager, le ministre du Commerce Mohsen Hassen s’est récemment entretenu avec le représentant du COMESA et ce lors de sa participation à un conseil ministériel concernant la première session de la commission technique du commerce, l’industrie au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, Ethiopie  .

Cette rencontre  a porté sur le projet de l’intégration de la Tunisie au marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe (COMESA).Le représentant du COMESA a affirmé que ce projet a été bien examiné et qu’il sera présenté devant un conseil ministériel qui sera tenu en octobre prochain.

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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