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Union Européenne

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La tension entre la Turquie et les pays européens ne retombe pas. A Metz, en France, des ministres turcs, qui font le tour de l’Europe pour convaincre la diaspora de donner les pleins pouvoirs au président Recep Tayyip Erdogan lors du référendum du 16 avril 2017, ont critiqué les villes européennes qui ne veulent pas abriter les meetings animés par les responsables turcs. Rotterdam, en Hollande, a été le plus sévèrement attaqué, rapporte Euronews

“Aux Pays-Bas, la soi-disant capitale de la démocratie, et je dis ça entre guillemets parce qu’ils sont la capitale du fascisme”, a asséné le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, après que la police a dispersé de manière musclée une manifestation de soutien à Ankara, aux abords du consulat de Turquie à Rotterdam.

Les choses ont commencé à se gâter quand les autorités hollandaises ont bloqué la venue de ministres turcs, la ministre de la Famille a même été expulsée samedi dernier, ce qui a ulcéré Erdogan, qui a exigé des excuses officielles, ce qu’a catégoriquement refusé le Premier ministre néerlandais. Avant cet épisode, il y a eu un bras de fer entre Berlin et Ankara, ponctué par un échange verbal assez musclé, le projet de renforcement des pouvoirs du président turc étant très peu du goût des Européens…

Erdogan, en campagne à Kocaeli, dans le nord du pays, en a remis une couche. « Les Pays-Bas n’ont rien d’un pays membre de l’Union européenne. C’est une République bananière. Le monde est témoin de la façon dont ils nous ont fait la leçon sur les droits humains, l‘État de droit et la démocratie depuis des années alors qu’ils sont loin de ces valeurs ». L’exécutif hollandais appréciera…

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Des experts allemands et nord africains dont des Tunisiens ont souligné ce vendredi 27 janvier 2017 que les gouvernements européens ne doivent pas dicter un nouvel accord de libre échange complet et approfondi (ALECA) à la Tunisie, lequel risque de saper la base matérielle de la démocratie naissante.
Lors d’une conférence organisée à Tunis, pour présenter le livre  » Développement à travers le libre échange  » par la fondation allemande Rosa Luxemburg, l’économiste tunisien Sami Aouadi a souligné que le plus important défi auquel est confronté aujourd’hui la Tunisie c’est l’incapacité de l’économie à se positionner comme un véritable partenaire.
 » Il existe une asymétrie flagrante. Le géant européen négocie avec le nain économique qui est la Tunisie « , a-t-il souligné.
Selon Sami Aouadi, le projet actuel d’ALECA en négociation, introduit de véritables défis pour des secteurs névralgiques comme l’agriculture, plusieurs services et les marchés publics sur lesquels désormais les multinationales européennes vont pouvoir concurrencer les producteurs locaux, lesquels ne sont guère préparés et ont besoin au préalable d’une véritable mise à niveau qualitative et significative.
Dans ce sens, il a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre une politique agricole active et réelle et de soutenir les petits agriculteurs pour dépasser le caractère traditionnel et saisonnier de la production vers une agriculture plus compétitive, plus diversifiée et à fort contenu en termes de progrès technique.

De son côté, l’économiste tunisien Abdeljelil Bedoui a indiqué qu’avant d’entamer les négociations sur l’ALECA, il faut procéder à une évaluation du partenariat entre la Tunisie et l’UE depuis 1995 et une évaluation du nouveau projet de partenariat proposé par l’UE outre l’identification des besoins de l’économie tunisienne et l’élaboration d’un nouveau modèle de développement.
Résumant les interventions contenues dans le livre, Werner Ruf, universitaire allemand a souligné que les principes de libre échange ont déjà fait perdre à la Tunisie d’importants revenus après la renonciation aux douanes.
 » Ces revenus ne sont plus disponibles pour des investissements d’infrastructure comme les écoles, les universités, les hôpitaux, etc « , -a-t-il cité comme exemple.
L’intervenant a fait remarquer que six ans après,  » les raisons profondes de la révolution du 14 janvier 2011, 17 décembre 2010, sont toujours là, elles sont même en train de se renforcer « , a-t-il dit.
La situation économique et sociale c’est-à-dire les conditions de vie de la majorité de la population ne se sont guère améliorées notamment, dans le sud et dans l’ouest du pays. Les couches moyennes connaissent une stagnation de leur revenu alors que les prix montent. La masse de jeunes reste sans perspective aucune. La qualification et les études souvent mènent directement au chômage.
 » La demande des citoyens pour une vie digne s’avère irréalisable sous le régime néo-libéral « , a-t-il souligné.
Et d’ajouter :  » la conséquence c’est l’attractivité du salafisme radical et le jihad offre souvent un certain revenu « .

Selon Werner Ruf et d’autres économistes cités dans le livre présenté, la lutte contre le terrorisme ne peut être efficace sans la lutte contre la misère.
 » Il faut que l’Etat soit capable de servir les besoins des citoyens pour rendre le concept de la démocratie crédible « , a estimé l’intervenant, faisant observer que ce but ne pourra être atteint que par le renforcement des capacités distributives de l’Etat et non pas par une politique de privatisation au profit surtout des capitaux étrangers.
 » Si l’on veut réellement stabiliser la démocratie en Tunisie, il faut laisser de l’oxygène à son économie et il faut créer des conditions pour que le revenu des ménages garantisse une vie digne aux citoyens « , a-t-il conclu sa présentation.
Pour sa part, Khaled Chaâbane, représentant de la fondation Rosa Luxemburg, a souligné que le livre « Développement à travers le libre échange : les enjeux de l’agenda néolibéral de l’Union européenne pour les pays de l’Afrique du Nord » est le résultat des travaux du colloque international organisé en octobre 2015.
Le livre de 282 pages comporte des interventions d’économistes et universitaires tunisiens, marocains, algériens et allemands durant ce colloque. Il est publié en deux langues français et anglais avec une introduction en anglais et en allemand.
Réalisé par Gisela Baumgratz, Khaled Chaâbane et Werner Ruf, ce livre comporte trois chapitres sur l’UE comme actrice d’une politique économique néolibérale dans ses relations extérieures avec les pays de l’Afrique du Nord, la perception critique des accords de libre échange par des chercheurs tunisiens, marocains et algériens et le développement : alternatives à l’agenda néolibéral.

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La Commission européenne a lancé une consultation publique afin de permettre à toutes les parties intéressées de présenter leurs vues sur la réforme de l’actuel accord d’association avec la Tunisie, qui prendra fin le 22 février. Les textes initiaux pour la négociation d’un accord de libre-échange sont divisés en 11 domaines, dont l’un consacré aux produits agricoles.

Selon le document de base de la proposition de l’UE sur le commerce des produits agricoles, des produits agricoles transformés et des produits de la pêche, les principaux points à négocier sont :

1. La liste des produits sensibles.
2. Le traitement des produits sensibles (par exemple, l’établissement de contingents tarifaires).
3. Les volumes des contingents tarifaires pour les produits sensibles.
4. Les calendriers de déclassement, les périodes de transition pour la Tunisie et le taux d’augmentation des contingents tarifaires.
5. L’ajustement du régime des prix d’entrée.

Le chapitre sur le commerce agricole de la proposition de la Commission européenne comprend également d’autres points, tels que:

1. Liste négative. « En ce qui concerne la libéralisation des droits de douane sur les produits agricoles, les produits de la pêche, les produits agricoles et les produits transformés, les deux parties se déclarent disposées à assurer une libéralisation substantielle, à quelques exceptions près de chaque côté. Une « liste négative » sera appliquée. Cette liste ne couvrira que les produits sensibles non libéralisés, qui nécessitent un traitement spécifique.  »

2. Mesures non tarifaires. Les deux parties conviennent de négocier des mesures non tarifaires dans le secteur agroalimentaire; À savoir les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que les obstacles techniques au commerce.

Les exportations espagnoles de fruits et légumes frais vers la Tunisie en 2015 se sont élevées à 4 933 tonnes pour 3,8 millions d’euros, selon les données de la Direction des douanes et taxes spéciales de l’Agence fiscale, traitées par la FEPEX. Les principaux produits exportés par l’Espagne sont l’oignon et l’ail. Les exportations d’oignons en 2015 se sont élevées à 2 861 tonnes pour une valeur de 666 495 euros et les livraisons d’ail ont totalisé 1,988 tonnes, soit 2,9 millions d’euros.

La croissance des exportations espagnoles de fruits et légumes frais vers la Tunisie a été remarquable au cours des cinq dernières années, passant de 845 tonnes en 2011 à 4 933 tonnes en 2015. Entre-temps, la valeur est passée de 1,2 million d’euros en 2011 à 3,8 millions d’euros en 2015 .

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Le gouvernement malien dénonce une campagne de désinformation à des fins inavouées réaffirmant que le (fameux) communiqué sur la signature d’un prétendu accord avec l’Union européenne n’a aucune valeur juridique au regard du droit international.

Un vent de panique a fortement soufflé, ces derniers temps, dans les rangs de la Diaspora malienne en Europe. Un prétendu accord aurait été signé par le gouvernement du Mali avec l’Union européenne pour le rapatriement de Maliens, en situation irrégulière dans l’espace européen. Tout est parti d’un communiqué conjoint publié suite à la visite dans notre pays du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour clarifier le sujet avec des démentis officiels de l’UE et de l’ambassadeur des Pays-Bas, la Diaspora malienne et une partie de l’opinion nationale ne semblent pas se laisser convaincre.

Hier mercredi 21 décembre, à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son collègue des Maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, ont animé une conférence de presse pour répéter pédagogiquement qu’« il n’en était rien en réalité ». « Aucun accord n’est signé », ont-ils martelé en chœur. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à une sortie médiatique du ministre de l’Economie numérique, de la Communication et des Nouvelles technologies, Porte parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, pour rappeler la détermination des autorités de notre pays à protéger nos compatriotes partout où ils sont établis.

Les ministres Diop et Sylla ont nié en bloc l’existence d’un accord qui irait à l’encontre des intérêts de notre Diaspora dont l’apport annuel à l’économie nationale s’élève à plus de 120 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, selon des sources diplomatiques, ce sont plus de 4 millions de Maliens qui vivent à l’extérieur du pays. Et toutes les régions de notre pays sont concernées par l’émigration.

Pour Abdoulaye Diop, les Maliens de l’extérieur, comme de l’intérieur, ont droit à une clarification sur une question aussi délicate. «Défendre et promouvoir l’intérêt du Mali et contribuer au retour du Mali dans le concert des Nations» a toujours été le seul objectif du gouvernement, selon le chef de la diplomatie. Reconnaissant que l’émigration clandestine est un drame pour notre pays, il soutient qu’il est impératif de trouver les moyens de freiner le mal. « Il faut lutter contre les causes profondes de l’émigration en s’attaquant au sous-développement et faciliter l’accès au visa », a-t-il dit. « Si les pays d’accueil décident de lutter contre l’immigration clandestine, ils doivent néanmoins respecter les droits de nos ressortissants. Le Mali n’entend pas monnayer sa dignité même si l’UE est un partenaire au développement de poids », a indiqué, sans détour, le patron de la diplomatie malienne. «C’était une surprise totale d’entendre, par voie de presse, la signature d’un accord de réadmission.

L’annonce a été faite par les médias internationaux et relayée par la presse locale qui n’a pris aucun soin de vérifier auprès du ministère des Affaires étrangères», a-t-il dit, interloqué.

Qu’est ce qui s’est donc passé lors de la visite du ministre Koenders ? Cette visite du ministre des Affaires étrangères au compte de l’UE, a dit Abdoulaye Diop, est intervenue dans le cadre d’échange sur les questions migratoires. Il s’agissait d’une visite « qui ne visait pas à signer un accord à Bamako». Pour signer un accord, il faut passer par des étapes de négociation, notamment à l’Assemblée nationale, a expliqué M. Diop. « Nous avons eu une séance de travail avec d’autres ministres. C’est à la suite d’un déjeuner qu’un communiqué a été signé. Dans la pratique diplomatique, ce communiqué consigne les points d’accord et de désaccord. Nous avons identifié les domaines de coopération et avons dit qu’une structure sera mise en place pour la mise en œuvre. Ce document n’a pas la valeur juridique d’un accord », a-t-il poursuivi. « Pour montrer notre bonne foi, le communiqué a été rendu public. A son retour aux Pays-Bas, le ministre néerlandais a exhibé ce communiqué comme un trophée, pour prétendre la signature d’un accord historique. La presse internationale  a véhiculé l’information sans aucune vérification. Le 15 décembre, voyant l’émoi que cette situation a créé, nous avons écrit pour exiger un démenti de la part de l’Union européenne. Pour la simple raison qu’aucun accord n’a été signé », a expliqué le ministre Diop.

« Nous avons reçu une note verbale de l’ambassade des Pays-Bas pour dire que le communiqué ne constitue aucunement un accord au sens du droit international. À partir de ce moment, nous estimons que ce débat aurait dû être définitivement clos. C’est un simple communiqué entre parties », précise le ministre des Affaires étrangères qui dénonce «une désinformation avec des intentions inavouées ».

Pour sa part, le ministre  Abdourhamane Sylla qui partage, en intégralité les arguments de son collègue, a regretté le fait que le gouvernement soit «mal compris». « Les conditions dans lesquelles se trouvent les Africains dans les pays d’accueil sont inacceptables. Il faut alors trouver des solutions à cette situation qui déshonore notre pays », a-t-il dit. La réalité, a ajouté le ministre, oblige certains migrants à retourner à la maison. « A ceux-ci, nous travaillons à trouver des fonds pour leur réinsertion dans l’économie locale, a précisé  Abdourhamane Sylla. Un tel accord ne sera pas signé par le Mali. Le Mali ne se laissera pas faire ».

Pour le ministre Diop, le président Ibrahim Boubacar Keïta accorde beaucoup d’intérêt aux préoccupations de nos ressortissants. « La preuve est qu’à chaque déplacement à l’étranger, il rencontre nos ressortissants pour recueillir leurs doléances afin d’y trouver des solutions adaptées. Le président de la République et le Premier ministre n’ont, en aucun moment, autorisé la signature d’un tel accord ».

Abdoulaye Diop a demandé aux hommes de média de prendre le temps de vérifier les informations avant de les publier. « Notre pays se relève et il a besoin de paix et de stabilité », a ajouté le ministre

Diop qui dit endosser « l’entière responsabilité de cet incident malheureux ». Il a présenté ses excuses à tous les Maliens pour les désagréments causés par cette campagne de désinformation.

Pour conclure, celui qui est lui-même « fils de migrant au Congo-Brazzaville » et dont « le père a été expulsé en 1978 », affirme qu’il ne saurait être à l’origine d’un accord qui autorise les Européens à expulser des Maliens.

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La Commission européenne n’a pas tardé à concrétiser ses promesses de soutien à la Tunisie lors de la Conférence internationale sur l’investissement et lors de la visite du président tunisien, Béji Caid Essebsi, à Bruxelles. En effet la CE a décidé de dégager une enveloppe de 213,5 millions d’euros pour financer des réformes et l’infrastructure sociale en Tunisie.

« Le programme d’action que nous adoptons pour 2016 témoigne de notre volonté de contribuer immédiatement à l’amélioration des conditions de vie du peuple tunisien. Cette année, nos efforts se concentreront principalement sur les infrastructures sociales, les normes de services de base dans les régions et les quartiers les plus défavorisés, ainsi que le soutien aux réformes dans l’administration publique et le secteur de l’éducation », a déclaré Johannes Hahn, commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, qui était à « Tunisia 2020 ».

Le pactole sera affecté à quatre programmes :

1) La modernisation de l’administration et des entreprises publiques et le Plan de développement 2016-2020 (73,5 millions d’euros)
2) L’éducation, la mobilité, la recherche et l’innovation (60 millions d’euros)
3) L’initiative pilote sur le développement local intégré (60 millions d’euros)
4) Le secteur de la santé (20 millions d’euros).

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La première visite d’un Président tunisien aux institutions de l’Union européenne intervient à l’heure où nous célébrons le 40ème anniversaire du premier accord de coopération conclu en 1976. Nos rencontres manifestent au plus haut niveau notre volonté de franchir un nouveau palier dans le cadre d’une relation stratégique, et reflètent à la fois la profondeur des liens qui nous unissent et l’exception démocratique tunisienne dans le voisinage méridional.

Depuis la révolution tunisienne de 2011, l’UE a fait de l’appui à la jeune démocratie une des priorités de sa politique extérieure. Nous avons réitéré notre détermination à appuyer et à soutenir les efforts tunisiennes visant à consolider les acquis démocratiques, poursuivre la mise en œuvre effective des dispositions de la Constitution de 2014 et à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.

La Communication conjointe « Renforcer le soutien de l’Union européenne à la Tunisie » du 29 septembre 2016, suivie par les conclusions du Conseil de l’Union européenne le 17 octobre 2016, confirme la place prioritaire accordée par l’UE à la Tunisie. La résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 confirme la volonté d’appuyer la transition tunisienne à travers des recommandations telles que l’appel lancé aux participants du partenariat de Deauville à concrétiser leurs engagements pris en faveur de la Tunisie.

Depuis 2011, l’UE a plus que doublé le montant de son assistance financière à la Tunisie. Nous avons confirmé notre volonté d’ accroître l’aide financière sous forme de dons à 300 millions d’euros en 2017, et de maintenir cette tendance pour les prochaines années. En outre, depuis 2014, l’UE a octroyé à la Tunisie une assistance macro-financière de 800 millions d’euros.

La Conférence internationale « Tunisia 2020 » les 29 et 30 novembre 2016 a été un franc succès. Elle a été l’occasion pour la Tunisie de présenter son nouveau modèle de développement économique et social inclusif et durable, le Plan de développement 2016-2020. Nous saluons les mesures positives annoncées lors de la conférence par le Gouvernement tunisien afin de favoriser les investissements locaux et étrangers et soulignons l’importance d’avancer le plus rapidement possible dans les réformes nécessaires au développement du pays. Nous sommes déterminés à soutenir la dynamique enclenchée par cette Conférence et à assurer la mise en œuvre des engagements entrepris.

Dans ce contexte, notre coopération s’attachera à stimuler la croissance économique pour réduire le chômage, notamment chez les jeunes, ainsi que les disparités régionales. A cette fin, elle devra promouvoir une amélioration durable du climat des investissements et des affaires afin de permettre au secteur privé tunisien, y compris les PME, et aux investisseurs étrangers de développer leur activité et de générer des emplois.

Nous reconnaissons la pertinence du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie « ELMED » dans le contexte de la politique énergétique de la Tunisie et de son intégration au marché euro-méditerranéen de l’électricité, ainsi que son potentiel dans la promotion des liens plus étroits entre nos deux régions.

Nous sommes convaincus que la jeunesse, qui a ouvert la voie à la transition démocratique unique, doit occuper une place prioritaire dans notre coopération future. Nous avons convenu d’intensifier notre coopération afin d’identifier toutes les opportunités possibles et mettre en place, dans le cadre d’un « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie », des initiatives et programmes en matière d’emploi, de formation professionnelle, de mobilité, de culture, d’études et de recherches en faveur de la jeunesse tunisienne. A ce titre, nous convenons d’intensifier les échanges entre universités.

Chaque année 1500 étudiants et jeunes, ainsi que le personnel des universités, pourront bénéficier de programmes européens tels qu’Erasmus+. Nous saluons la volonté de la Tunisie d’adhérer au programme ‘Europe créative’ qui offre une opportunité additionnelle pour promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés et mettra tout en œuvre pour permettre la participation des opérateurs culturels tunisiens dans les meilleurs délais possibles.

Il a été convenu qu’un évènement à haut niveau sera organisé à Tunis dans les prochains six mois pour marquer l’attachement de deux parties à la mise en place du « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie ». 

Nous sommes prêts à nous engager dans un dialogue général sur les questions liées à la migration et à la mobilité, domaines dans lequel l’Union européenne et la Tunisie doivent travailler de pair. A cet égard, nous nous sommes déjà accordés à œuvrer dans le cadre du Partenariat pour la mobilité pour une meilleure gestion commune de la migration. Le lancement des négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission, le 12 octobre dernier à Tunis, représente une étape importante dans ce processus.

Œuvrer ensemble, en appui à la paix, la prospérité et à la stabilité dans la région euro-méditerranéenne, demeure une priorité partagée. La Tunisie et l’Union européenne font face ensemble à la menace terroriste. Nous avons convenu que cette menace doit être combattue en utilisant, de manière coordonnée, l’ensemble des instruments à notre disposition, dans le respect des standards internationaux, des règles démocratiques et des droits de l’Homme.

La deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme prévue à Bruxelles le 19 janvier 2017 permettra de dresser le bilan de la coopération en cours dans le domaine sécuritaire et renforcer le soutien de l’UE à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous voulons également poursuivre l’appui à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie. Nous saluons, par ailleurs, l’adoption de la Déclaration de Tunis contre le terrorisme et pour la tolérance et la solidarité entre les peuples, les cultures et les religions. 

Nous soulignons l’importance de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en tant qu’étape essentielle dans l’approfondissement de l’intégration économique tunisienne avec l’UE et la nécessité que la Tunisie tire le meilleur parti possible de cet accord. A cet effet, l’UE a réaffirmé le côté asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible.

L’Union européenne soutiendra la Tunisie dans la négociation et la mise en œuvre de l’ALECA à l’aide de mesures ciblées et liées à cette négociation en vue de la modernisation et la mise à niveau de secteurs clefs de l’économie, tels que l’agriculture et les services. Il importe à cet effet de maintenir la dynamique des négociations.

Nous chercherons également à appuyer concrètement la Tunisie dans des secteurs spécifiques en vue d’une meilleure intégration de son économie au marché européen.

Convaincus du rôle essentiel joué par la société civile tunisienne dans le renforcement de sa transition, nous avons convenu d’intensifier le dialogue tripartite (UE, autorités tunisiennes, sociétés civiles) et de promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés.

Nous avons aussi dialogué au plus haut niveau politique sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye. Nous avons convenu d’intensifier les contacts et consultations afin de contribuer à une solution politique permettant de mettre fin à cette crise dans les plus brefs délais possibles.

Nous avons décidé de continuer notre dialogue de haut niveau..

Etant déterminés à faire avancer notre partenariat, nous estimons que les instances de l’Union européenne et de la Tunisie devraient faire le point sur l’état d’avancement de ces divers projets au printemps prochain.

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A Youssef Chahed, chef du gouvernement, le travail de suivi de l’avalanche de promesses faites lors de la Conférence sur l’investissement et à Béji Caid Essebsi, président de la République, le 1er Sommet Tunisie-Union européenne. Ce mercredi 30 novembre, dans la soirée, BCE s’envole pour Bruxelles pour ce rendez-vous d’importance, programmé demain jeudi 1er décembre. Après le succès de Tunisia 2020, du moins sur le papier, nul doute qu’une oreille attentive sera prêtée aux doléances du berceau du « printemps arabe ».

A signaler que cette rencontre est le premier du genre organisé par l’UE avec un pays partenaire de la Méditerranée. Le président du Conseil européen, le Polonais Donald Tusk, le président du Parlement européen, l’Allemand Martin Schulz et la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, qui était récemment à Tunis, seront de la partie. Lors cette visite, tout ce qu’il y a de plus officielle, le chef de l’Etat tunisien s’entretiendra avec le roi des Belges. Il sera notamment question de la coopération bilatérale et des nouveaux horizons de partenariat.

A noter que Essebsi sera l’hôte du Parlement européen où il fera une allocution, en plénière, devant les députés des 28 Etats de l’UE. L’affaire vaut son pesant d’or! Par la suite, toujours au siège du Parlement européen, il aura une entrevue avec le président de l’Assemblée, puis ils feront une déclaration conjointe devant la presse. Par ailleurs le président de la République se rend à Bruxelles avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et des membres de son cabinet.

Enfin sachez que BCE fera un détour par Paris, demain jeudi, pour les besoins de la sortie de son ouvrage co-écrit avec la journaliste française Arlette Chabot, avant de mettre le cap sur Tunis dans la même journée…

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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche

Les parlementaires européens ont invité hier jeudi 24 novembre 2016 « la Commission (européenne) et les États membres à entamer un gel temporaire des négociations d’adhésion en cours avec la Turquie ». Ankara paye ainsi le prix de son intransigeance à opérer des purges massives au sein de l’administration et des universités, à arrêter des journalistes et à fermer des journaux, à piétiner les droits humains suite au coup d’Etat raté du 15 juillet dernier. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a très mal pris ce camouflet du Parlement européen.

Erdogan a menacé ce vendredi d’ouvrir les vannes et de laisser les migrants déferler sur l’Europe, le cauchemar de toutes les chancelleries du continent, si l’Union européenne continue de fermer la porte à la Turquie, rapporte l’agence Reuters. « Si vous allez plus loin, la porte des frontières sera ouverte », a lâché Erdogan lors d’un congrès à Istanbul. « Ni moi, ni mon peuple ne serons affectés par ces menaces vides. Cela n’aura aucune importance si vous approuvez tous le vote (du Parlement) », a-t-il ajouté.

Déjà hier soir, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, avait chauffé la place en déclarant que l’Europe serait « noyée » sous des hordes de migrants si la Turquie ne jouait plus son rôle de zone tampon. D’après lui, son pays souffrirait beaucoup moins que les Européens si les négociations autour de l’adhésion capotaient.

A signaler que le vote du Parlement européen n’est qu’une recommandation, et qu’il n’a donc pas valeur de décision contraignant les gouvernements du continent à stopper les pourparlers avec la Turquie. Même si l’Autriche milite pour un arrêt définitif du processus, l’Allemagne, la France et la majorité des autres pays membres sont favorables au maintien du cadre de discussion sur l’adhésion. Mais ici il n’est nullement question d’un penchant naturel pour la Turquie, les Européens agissent par pur pragmatisme car le travail que font les Turcs pour bloquer les flux de migrants est devenu vital.

Les Européens sont encore traumatisés par le plus de 1,3 millions de réfugiés qui ont débarqué l’an dernier ; il y a même eu des empoignades entre les pays européens, certains ne voulant pas entendre parler d’accueillir des migrants – notamment les pays de l’Est – alors que d’autres – surtout l’Allemagne et l’Italie – se plaignaient d’en recevoir trop. L’accord signé avec la Turquie a permis de soulager les pays européens en freinant les migrants et en les fixant sur le sol turc. Alors on imagine les dégâts si la Turquie, qui dit être le premier pays d’accueil pour les réfugiés au monde – 2,7 millions de Syriens et 300.000 Irakiens – cessait de coopérer…

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Le premier gouvernement Valls

La montée des populistes et des nationalistes fait trembler les chancelleries occidentales, et l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, qui a bien surfé sur ces thèses, n’a pas arrangé les choses. Le Premier ministre français, Manuel Valls, a mis le doigt sur le péril qui guette l’Union européenne, avec un ton volontairement alarmiste, rapporte le  DailyMail. C’était lors d’une rencontre organisée par le Sueddeutsche Zeitung, l’un des grands journaux allemands.

Valls n’a pas pris de gant en déclarant que l’UE pourrait sombrer si les exécutifs allemands et français n’écoutent pas assez les échos provenant des citoyens en matière d’immigration et de terrorisme.
Il a ajouté que l’Europe a « une grande responsabilité » et le que Vieux continent pourrait exploser si les deux pays ne coopèrent pas davantage pour doper la croissance et offrir des emplois aux chômeurs.
Il a invité la France à déverrouiller encore plus son économie ; il suggère au couple franco-allemand, moteur de l’Union, de mieux harmoniser ses efforts pour s’attaquer aux nombreux défis rencontrés par l’Europe, que ce soit la crise migratoire, l’économie ou le terrorisme.

Le chef du gouvernement français a également parlé du Brexit, qui continue de traumatiser les gouvernements européens. Valls a mis en garde contre les manoeuvres des Britanniques, qui veulent en même temps s’affranchir du carcan européen pour corser les critères d’admission des étrangers, tout en continuant de bénéficier des avantages du marché unique européen. Il a affirmé que si Londres « pouvait avoir tous les avantages de l’Europe, sans les inconvénients, d’autres pays pourraient être tentés de quitter le giron européen ».

Enfin il a déclaré, pour bien marquer les esprits, que le Brexit et le triomphe de Trump démontrent qu’il ne faut pas rester sourd à la colère des peuples. « Nous faisons face à un moment dangereux, pour le monde, l’Europe et la France », a-t-il lâché.

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Le directeur du Programme d’Appui à la Réforme de la Justice, Jalloul Chelbi, a déclaré, ce vendredi 11 novembre 2016, au quotidien « Le Maghreb » qu’un budget de 7 millions d’euros a été alloué par l’Union européenne à la construction d’un nouveau local pour le Tribunal de première instance de Tunis. Les travaux sont prévus pour l’année 2018, a ajouté la même source.

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En 2017, la délégation de l’Union Européenne accordera un montant de 60 millions d’euros (plus de 140 MD) au ministère de la Justice dans le cadre du programme d’appui à la réforme judiciaire en Tunisie, a annoncé ce jeudi, la chef de coopération de la délégation de l’Union Européenne en Tunisie, Armel Lidou.
Dans une déclaration exclusive à la TAP, Lidou a affirmé que l’Union Européenne souhaite continuer son appuie à la réforme judiciaire en Tunisie et entreprendre de nouveaux chantiers de coopération, les domaines de la Justice civile et commerciale, en particulier.
Elle a expliqué que le développement de la justice commerciale et civile donne confiance aux investisseurs tunisiens et étrangers. Cela permet d’assure le traitement rapide des dossiers en cas de conflit, a-t-elle relevé. Et d’ajouter  » C’est un élément clé pour relancer l’économie tunisienne « .
Depuis 2012, l’UE a contribué à la modernisation et la réforme du système judiciaire en Tunisie. Une enveloppe de 90 millions de dinars a été allouée pour les deux premières phases du projet au cours desquelles 4 tribunaux et 6 centres de détention ont été rénovés.
Par ailleurs, l’UE a travaillé sur la réforme du code pénal.
Actif depuis 2012, le 6ème comité de pilotage du programme d’Appui à la Réforme de la Justice s’est tenu, ce jeudi, pour discuter des 2 premières phases du programme.

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Le moins qu’on puisse dire est que la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, en visite ce mardi 1er novembre en Tunisie, où elle a été reçue par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, n’a pas été avare en appels et gages de soutien au berceau des Printemps arabes. « Je voudrais passer un message très fort, très clair aujourd’hui pour tous les Européens : la Tunisie est vraiment un partenaire privilégié, spécial, et il y a une unité extraordinaire sur ça », a dit Mme Mogherini, avec un ton tout ce qu’il y a de plus passionné et sincère. A ceux qui en doutaient – de sa sincérité -, la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a ajouté ceci : « Investir en Tunisie, dans le présent et le futur de la Tunisie, spécialement dans la jeunesse tunisienne, est une priorité stratégique » pour l’UE, ou encore « la réussite de la Tunisie est quelque chose d’extrêmement important ».

Après cette grosse dose de compassion et d’appels vibrants à investir dans cette Tunisie qui peine à enclencher la vitesse supérieure dans sa transition, notamment économique, on pourrait se dire banco, les sous, des investisseurs, entendons-nous bien, vont pleuvoir sur la Tunisie comme jamais. Et bien ce n’est pas si simple. Certes il y a bien l’aide européenne qui va être portée à 300 millions d’euros en 2017, comme l’a rappelé Mme Mogherini, mais c »est bien maigre au regard des besoins du pays, que la délégation tunisienne a chiffrés à 20 milliards d’euros lors de son déplacement à Bruxelles pour « vendre » un plan Marshall à des pays européens qui demandant à juger sur pièces, beaucoup d’entre eux étant déjà en proie à des difficultés économiques, notamment au Sud du continent.

Elles est sympa Mme Mogherini, elle a même gratifié la Tunisie d’un beau chèque de 90 millions d’euros, étalés sur 5 ans, pour financer la dépollution du lac de Bizerte. Donc on ne peut douter de l’élan compassionnel de l’Europe. Sauf que pour aller au-delà, cette bonne vieille Europe, amie de toujours, a besoin de signaux tangibles sur la bonne marche de la Tunisie avant de plaider sa cause auprès des bailleurs de fonds, avec à leur tête la BERD, le FMI et la Banque mondiale. D’ailleurs les Européens l’ont clairement signifié à la Tunisie dans un épais document de 70 points, ou plutôt exigences, si le pays veut s’offrir une chance de voir la couleur des 20 milliards qu’il a demandés à l’Union européenne. Sans cela, pas un euro. Idem pour la Conférence internationale sur l’investissement. Cet événement sur lequel la Tunisie compte énormément pour relancer une croissance famélique, pour tonifier une économie amorphe et donner des emplois à des centaines de milliers de jeunes pourrait être un simple « petit tour et puis s’en va » si le cahier des charges des investisseurs n’est pas pris au sérieux.

Chahed à Paris pour convaincre, mais c’est gagné

On ne peut pas douter une seconde du fait que les autorités tunisiennes ont mis le paquet pour ameuter les troupes en vue de cette grand-messe des investisseurs. Même le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, y a mis du sien, dans la foulée du président Béji Caïd Essebsi, lors du forum USA-Afrique à New York, pour convaincre les investisseurs de miser sur la Tunisie. Ce rendez-vous aura également un parrain de choix : Le Premier ministre français, Manuel Valls. Par ailleurs le battage médiatique autour de cet événement a tellement bien fonctionné que, parait-il, on a déjà enregistré près de 1800 pré-inscriptions. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se rend à Paris ces 09 et 10 novembre pour bien bétonner son dossier et ferrer les candidats français pour qui la manifestation présente un intérêt. Mais voilà, tout ça ne garantit en rien le succès de la conférence, succès d’ailleurs qu’on ne pourra mesurer qu’à l’aune des promesses fermes d’investissement au terme de la rencontre.

En attendant force est de constater que le pays ne s’est pas mis dans les meilleures dispositions pour appâter les investisseurs. Le projet de la loi de finances 2017 est pour le moment un vrai fiasco, rejeté par tous, même par l’UTICA et l’UGTT, qui y voient un simple matraquage fiscal sur les plus vulnérables et les plus accessibles – les employés et les entreprises -, laissant de côté des pans entiers de l’économie et ne prévoyant rien de bien consistant pour combattre l’évasion fiscale, sport national des plus fortunés de ce pays depuis des décennies. La seule mesure qui va dans le sens de plus de justice fiscale qu’on y a trouvée et qui a bien, il faut le dire, des allures de mesurette vu qu’elle ne touchera qu’une poignée de nantis, c’est une taxe de 1000 dinars pour les heureux proprios d’une piscine. Autant dire des cacahuètes, des clopinettes pour les caisses publiques. Même l’idée des caisses enregistreuses dans les cafés et les restos, qui avait été vendue à grand renfort de propagande autour de l’équité fiscale, a été abandonnée en rase campagne, donnant une image désastreuse d’un pays impossible à réformer, puisqu’à chaque fois qu’on rentre dans le dur, qu’un chantier est âpre, coriace, le gouvernement bat en retraite et court au plus facile : Le bâton fiscal pour ceux qu’on peut aisément ponctionner…

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Le nouvel Ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Tunisie, Patrice Bergamini, a convié la presse à une rencontre informelle hier jeudi 20 octobre 2016, dans la soirée, dans sa résidence à Sidi Bou Saïd. L’occasion d’en savoir un peu plus sur cet homme de 46 ans que sa collaboratrice dit débordant d’énergie, volontaire et passionné, ce dont justement la Tunisie a besoin pour l’aider à sortir de l’ornière.

Celui qui se définit lui-même comme étant animé par « plus de convictions que d’ambitions » a réservé à la presse sa première entrevue. L’affaire est d’importance car le mandat de Bergamini est placé sous le sceau de l’action, évidemment, mais aussi de la communication : Dire tout ce qu’on fait en faveur de ce pays qui compte beaucoup sur l’UE.

Pergamini, ex-patron de la division des relations euroméditerranéennes au Service européen pour l’action extérieure, ex-chef de l’Agence européenne du renseignement (Sitcen) et ancien conseiller aux Affaires étrangères au cabinet de Catherine Ashton, l’ex-patronne de la diplomatie européenne, assume son profil « sécuritaire », lequel d’ailleurs n’est pas superflu dans une région guetté par le péril terroriste, mais il n’est pas que cela. Le diplomate a mis en relief son vif intérêt pour les dossiers économiques et sociaux, d’ailleurs il a évoqué son déplacement à Sfax pour visiter quelques uns des quartiers réhabilités dans le cadre du Programme national de réhabilitation et d’intégration des quartiers d’habitat, financé à hauteur de 32 millions de dinars par l’Etat tunisien, l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et l’Union Européenne.

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La Commission européenne s’est penchée sur la Tunisie hier jeudi 29 septembre 2016. Il a été proposé de porter à la hausse l’aide apportée à la Tunisie et de conclure avec elle d’ici trois ans un traité commercial approfondi pour accompagner le gouvernement tunisien dans ses actions afin de consolider la démocratie.

L’Union européenne envisage de doubler son appui financier annuel à 300 millions d’euros jusqu’à 2020 et pourrait mettre à la disposition de la Tunisie, à titre de prêt, 500 millions d’euros pour la stabilisation de l’économie tunisienne.

Il a également été question d’autres crédits accordés par la Banque européenne de développement et d’autres sources de financements pour ramasser 800 millions d’euros de plus afin de moderniser les infrastructures de la Tunisie.

Toutefois « les fonds ne sont pas inconditionnels », a tenu à préciser le commissaire européen à la Politique européenne de voisinage et à l’Elargissement, Johannes Hahn, lors d’une conférence de presse conjointe avec la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini. La Tunisie devra montrer patte blanche, notamment au niveau des réformes structurelles sans cesse ajournées…

Mme Mogherini a par ailleurs proposé la tenue d’un sommet bisannuel entre dirigeants européens et tunisiens.

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Le Maroc s’est hissé à la troisième place des fournisseurs de textile de l’Union européenne. D’après La Vie Eco, l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) a fait savoir que le royaume a réalisé un bond phénoménal cette année, passant de la 7ème position des approvisionneurs de l’UE au 3ème rang, juste derrière le Vietnam et le Cambodge.

Selon l’AMITH, le Maroc a profité de la montée des prix dans certains pays asiatiques pour se positionner comme une alternative intéressante, et de qualité. Le regain d’intérêt pour le « Fast Fashion » ainsi que la proximité géographique du Maroc expliquent également cette embellie…

En une petite année, le royaume a damé le pion à la Turquie, l’Égypte et la Tunisie. Les chiffres font état d’une évolution annuelle de 8% du textile marocain, les meilleures performances parmi les dix premières nations du monde. Sur ce segment, le Maroc domine même le Vietnam, premier fournisseur de l’UE, qui affiche 6,8% et le Cambodge, le second, avec 6%.

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Le journal français Le Figoro est revenu sur le contenu exact des débats au Parlement européen autour du Plan Marshall que requiert la Tunisie, le 14 septembre 2016. Le journal a précisé que les émissaires tunisiens à Bruxelles ont mis sur la table une demande de financement à hauteur de 20 milliards d’euros, étalés sur 5 ans (2016-2020). Le pactole servirait à financer de grands projets d’infrastructures. Pour le moment ce qui a été convenu, c’est un appui financier de 500 millions d’euros pour la Tunisie. Le reste viendra plus tard. Ou ne viendra pas, tout dépend des conclusions des institutions internationales, qui elles dépendent de la viabilité ds programmes présentés par la Tunisie et surtout de l’évolution du climat social et politique. Bref, tout cela est très hypothétique…

Ce qu’on sait d’ores et déjà c’est que ce fameux plan englobe un gros paquets d’initiatives et de réformes censées, in fine, transformer le visage de la Tunisie en la dotant d’un nouveau modèle de développement, plus harmonieux, dit-on, pour les régions, plus inclusif dans le domaine social et qui voit grand en termes d’intégration internationale.

Il est question, par ailleurs, de conserver le modèle sociétal tunisien adossé sur l’autorité de l’Etat de droit, la démocratie, le rôle pivot des femmes, plus de justice sociale et de libertés individuelles et une éducation qui tire sa source des valeurs universelles et résolument tournée vers la modernité.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, a abandonné en rase campagne son projet de répartition équitable des migrants entre les pays de l’Union européenne, qu’elle a pourtant défendu bec et ongles, jusqu’au bout. Mais voilà, face à la levée de boucliers des pays d’Europe orientale – la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie -, qui ont tout fait pour lui savonner la planche, Merkel a lâché le morceau. Le mécanisme de répartition des migrants a donc été officiellement enterré, ou presque, hier vendredi 16 septembre au sommet européen de Bratislava, en Pologne. Très mauvaise nouvelle pour les migrants, notamment les Syriens, qui sont maintenant livrés au bon vouloir des pays européens, sans aucun mécanisme coercitif pour l’accueil. Le pire est à craindre quand on voit la montée du populisme et de la xénophobie un peu partout en Europe.

L’été 2015, quand les Syriens déferlaient par dizaines de milliers sur les côtes européennes, la chancelière allemande a bataillé pour exiger des pays européens qu’ils assument leurs responsabilités en prenant leurs parts de migrants pour soulager notamment l’Allemagne, l’Italie et la Grèce, submergées.

«Cette décision, c’est vrai, s’est heurtée à de sérieux obstacles, a reconnu la chancelière à l’issue du sommet européen de Bratislava. C’est pourquoi il faut maintenant imaginer d’autres approches », a déclaré Merkel hier. Elle a donc rendu les armes pour tenter de sauver les meubles avec ses alliés traditionnels d’Europe orientale.

Il y avait un autre enjeu également : Après la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne, il y avait urgence pour cimenter le socle européen afin d’éviter d’autres défections qui auraient été fatales au projet européen. La chancelière allemande a donc sacrifié son rêve d’une Europe solidaire et généreuse sur l’autel de la nécessité impérieuse de sauver l’UE, qui est d’ailleurs très profitable économiquement pour l’Allemagne, dont les exportations massives énervent les voisins, notamment la France.

Mais en cédant face aux coups de boutoir des pays d’Europe orientale, Merkel risque de provoquer l’ire de l’Italie et la Grèce, des pays de premier accueil assaillis par les flux de migrants et abandonnés de fait à leur sort par les autres Européens qui se barricadent derrière leurs frontières. D’ailleurs le Premier ministre italien, Matteo Renzi, suite à l’annonce de Merkel, a boudé la conférence de presse commune de la chancelière et du président français. Pourtant l’affaire était d’importance puisqu’il fallait, du moins symboliquement, donner des gages d’unité des «grands» de l’UE, après que les Britanniques ont claqué la porte. Le moins qu’on puisse dire est que c’est raté pour l’unité de façade…

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La Commission européenne (CE) a fait savoir, hier mercredi 14 septembre 2016, qu’il va mettre sur les rails un plan d’investissement externe (PIE) pour appuyer les pays partenaires. Jean-Claude Juncker, le président de la CE, a précisé que ce plan spécifique a été élaboré pour l’Afrique et les pays voisins de l’Union européenne (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie pour les Méditerranéens). « C’est un programme qui complètera notre aide au développement et permettra de faire face à une des causes fondamentales des flux migratoires », a ajouté Juncker devant les parlementaires européens à Strasbourg.

Le PIE comprend trois étapes : Mobilisation des ressources ; intensification de l’assistance technique ; amélioration de la gouvernance économique, le climat des affaires et le partenariat avec le secteur privé.

L’optique des Européens est claire : Doper les investissements dans ces pays partenaires pour « soutenir une croissance inclusive et durable, qui permette de créer des emplois et de contribuer à remédier aux causes profondes de la migration. » L’UE est arrivée à la conclusion que les Investissements directs à l’étranger (IDE) et les autres sources de financement privées se sont taris dans les pays en développement depuis la crise de 2008. Bruxelles a surpris en dévoilant que jusqu’à 72% des IDE destinés aux pays en développement prennent la direction des dix pays qui regorgent de ressources, et qui ont donc moins besoin de financements.

Pour mettre un terme à ces déséquilibres, un nouveau dispositif a été créé : Le Fond externe pour le développement durable (FEDD), qui comprend deux plate-formes régionales d’investissement (Afrique et voisinage).

Le PIE devrait à terme être doté d’une cagnotte de 44 milliards d’euros (mrds€). Si les Etats membres honorent leurs engagements, on pourrait même aller jusqu’à 88 mrds€.

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Certains dirigeants allemands ont peur d’une chose en ce moment : Qu’un front méditerranéen se constitue au sein de l’Union européenne (UE) pour tenter d’obtenir l’inflexion des règles budgétaires communes. Pour l’Allemagne, la sortie de la Grande Bretagne de l’UE est synonyme d’une obligation de davantage de rigueur dans la gestion des budgets – comprenez il faut éviter un dérapage des déficits budgétaires -, alors que pour la Grèce, porte-drapeau des partisans de l’assouplissement – en gros les pays de la Méditerranée -, l’heure est à plus de clémence. D’ailleurs le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, se réunit ce vendredi à Athènes avec les chefs d’Etat et de gouvernement de France, d’Italie, d’Espagne, du Portugal, de Malte et de Chypre pour plancher sur l’orientation à donner à l’UE après le Brexit.

Tsipras, d’après l’agence Reuters, va aller à la rencontre avec dans sa besace des propositions anti-austérité, et il est en quête de soutien pour ce virage, alors que l’Allemagne est toujours arcboutée à une stricte discipline budgétaire. Les discussions entre la chancelière allemande, Angela Merkel et Tsipras risquent d’être électriques.

Le député européen Markus Ferber, membre de la CSU, la branche bavaroise de la CDU, le parti de Mme Merkel, a confié au journal Die Welt qu’il craignait que les pays du sud montent une « coalition de la redistribution » qui compromettrait la stabilité financière de l’Europe.
« Après le départ de la Grande-Bretagne, le ‘Club Med’ aura une minorité de blocage qui pourra faire obstacle à Bruxelles à toute loi qui ne lui convient pas », ajoute-t-il.

Même son de cloche chez le commissaire européen Günther Öttinger. « Ce serait une mauvaise chose que le fossé se creuse entre les pays membres de l’UE ayant de gros problèmes budgétaires et ceux pour lesquels ils sont minimes », déclare-t-il dans le Passauer Neue Presse.
M. Ferber, vice-président de la commission économique et de change du Parlement européen, a indiqué dans le même journal que l’Europe doit faire front pour bloquer les aspirations des pays du sud. « Il faut un signal pour plus de stabilité, ce qui implique qu’il faut appliquer les textes existants », dit-il.
Il est même allé jusqu’à réprimander le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, pour avoir appuyé la décision de l’UE de ne pas sanctionner financièrement l’Espagne et le Portugal pour déficit budgétaire excessif.

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La chancelière allemande Angela Merkel, pourtant pénalisée politiquement par sa politique d’accueil des migrants, a déclaré ce dimanche 28 août qu’il est inadmissible que certains pays de l’Union européenne ferment leurs portes aux réfugiés simplement parcequ’ils sont musulmans. L’Allemagne, qui croule sous l’afflux de migrants, exige l’instauration de quotas au sein de l’UE pour que la charge soit équitablement répartie.

« Ça ne va pas du tout que certains pays disent que de manière générale, nous ne voulons pas avoir de musulmans dans nos pays », a déclaré Merkel dans un entretien avec la télévision publique allemande ARD.
Elle a ajouté que « chacun devait faire sa part » de réfugiés et qu’une « solution commune devait être trouvée ».

Les pays de l’Est eux ne l’entendent pas de cette oreille et se verrouillent face aux migrants, notamment les musulmans. Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, n’a pas hésité à déclarer dernièrement au quotidien Pravo : « Nous n’avons ici aucune forte communauté musulmane. Et à vrai dire, nous ne souhaitons pas qu’une forte communauté musulmane se forme ici, vu les problèmes que nous observons ».

L’an dernier 2015, la Slovaquie avait fait avoir qu’elle ne voulait abriter que des migrants chrétiens.

Reseaux Sociaux

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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