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Union Européenne

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«La commission européenne est en train de négocier la mise en place d’un plan d’investissement externe pour les pays du voisinage de Sud et ceux de l’Est», a annoncé Eider Gardiazabal, coordinatrice et rapporteuse de cette commission.

L’annonce a été faite lors d’un point de presse organisée ce mercredi 24 mai, au siège de la commission, à l’occasion de la visite de cinq parlementaires européens de la commission du budget.

Selon la rapporteuse, ce nouveau plan semblable à celui de l’Europe aurait pour objectif de remédier aux défaillances du marché en mobilisant des investissements privés. «Ce plan soutiendrait les investissements dans des domaines clés comme l’éducation, la santé, l’innovation et les énergies renouvelables», a-t-elle assuré.

Un atout pour la Tunisie

La Tunisie pourrait bénéficier de ce plan et ce, par le biais d’un fonds de garantie doté de 1.5 milliard d’euros qui serait octroyé à des institutions financières telles que la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque européenne de développement. Ajoutons à cela la mobilisation d’une somme variant entre 40 et 50 Milliards d’euros.

C’est important pour la Tunisie, en pleine transition et qui a bénéficié déjà d’un renforcement du soutien financier européen, a encore dit Gardiazabal. Chiffre à l’appui, l’aide accordée à la Tunisie s’est élevée à 2 milliards d’euros dont 1.2 milliard d’euros de don et 800 millions d’euros de prêts.

Un appui qui confirme encore une fois l’engagement de l’UE à soutenir le berceau du printemps arabe dans son processus de démocratisation et à encourager aussi les réformes décidées par les autorités tunisiennes pour assurer la relance économique.

Un plan d’investissement externe dès septembre!

Eider Gardiazabal a d’autre part ajouté : «nous sommes en train de travailler dans les détails de ce projet et les négociations se poursuivent pour atteindre cet objectif».

Avec ces négociations, elle s’attend à une approbation officielle de cette initiative en septembre prochain, une fois qu’un accord politique sera paraphé avant l’été.

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Plusieurs programmes financés par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par la FAO[1], le PAM[2] et la Croix Rouge pour un montant global de 20 millions d’euros ciblent les secteurs de la nutrition et de la sécurité alimentaire, priorités de l’UE pour le pays. Les projets agricoles de la FAO pour l’UE doivent permettre d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de presque 200 000 personnes vulnérables dans les zones les plus affectées. De même, le PAM et l’UE œuvrent depuis le début de cette année à la prévention de la malnutrition auprès de 20 000 femmes et enfants en bas-âge par des interventions ciblées en zones sensibles. Ceci vient s’ajouter à des actions assurant des repas aux enfants scolarisés dans les écoles primaires. Le programme que la Croix Rouge vient d’initier pour l’UE vise plus spécialement l’éducation des ménages à la nutrition et l’hygiène avec des volets spécifiques sur l’assainissement.

De l’ensemble de ces 20 millions d’euros consacrés à la sécurité alimentaire, 4,4 millions[3] sont plus particulièrement destinés à une contribution au Plan de Réponse Humanitaire 2017 pour le Burundi élaboré par les partenaires avec la facilitation du Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA)[4]. Les données disponibles indiquent que 3 millions de personnes se trouvent en insécurité alimentaire au Burundi et parmi celles-ci, près de 900 000 seraient en insécurité alimentaire sévère. Face à cette situation préoccupante, le Plan de Réponse Humanitaire présenté en janvier 2017, prend en compte les besoins d’aide pour personnes en situation d’urgence, le soutien aux services de base, l’appui aux populations pour renforcer leur résilience et la collecte des données permettant l’intervention. Il cible plus spécialement 1 million de personnes considérées comme les plus vulnérables et doit servir d’outil de référence en fournissant des lignes directrice pour l’action auprès de ces populations. Le Plan chiffre à près de 70 millions d’euros les besoins urgents.

Dans les mois à venir, l’UE prévoit d’autres interventions dans ces secteurs. Elle prendra naturellement en compte les interventions et les zones considérées comme prioritaires dans le Plan de Réponse Humanitaire afin de répondre au mieux aux besoins des populations du Burundi.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui a rencontré, mercredi, au siège de la Commission européenne, en prélude de la 13ème session du Conseil d’Association Tunisie-Union européenne, Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’UE pour les Affaires Etrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne.
Selon un communiqué du département des Affaires étrangères, l’entretien a été l’occasion de mettre l’accent sur la dynamique positive que connaissent les relations entre la Tunisie et l’Union européenne, notamment suite au premier Sommet Tunisie-UE et le discours prononcé le président de la République, Béji Caïd Essebsi, en séance solennelle au Parlement européen (1er décembre 2016).
La Haute Représentante de l’UE a réitéré l’engagement résolu de l’UE à accompagner davantage la Tunisie dans son processus de consolidation démocratique et de réformes socio-économiques, souligne le communiqué.
M. Jhinaoui et Mme Mogherini ont eu un échange de vues sur les principaux dossiers de coopération ayant trait aux volets sécuritaire et de lutte contre le terrorisme, à l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA), au Partenariat pour la Mobilité, à la jeunesse et à la culture.
Ils ont convenu d’entamer des consultations au sujet du cadre futur des relations liant la Tunisie et l’UE. Le prochain cadre devrait refléter la densité des relations politiques, économiques et sociales liant les deux partenaires. Il sera, ainsi, en adéquation avec les ambitions des deux parties pour un rapprochement plus étroit et à la hauteur des défis multiples auxquels la Tunisie est confrontée, souligne la même source.
Le ministre des Affaires étrangères et la Haute Représentante de l’UE ont, par ailleurs, évoqué les questions régionales d’intérêt commun dont notamment la situation en Libye, soulignant la nécessité de fédérer tous les efforts en faveur d’une solution politique et pacifique à la crise libyenne.

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La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente ont présenté aujourd’hui les priorités politiques et les propositions concrètes de l’UE en vue de renforcer le partenariat stratégique avec l’Afrique.

La Commission européenne et la haute représentante/vice-présidente de la Commission européenne présentent aujourd’hui un cadre d’action commun redynamisé visant à renforcer le partenariat stratégique entre l’Europe et l’Afrique pour plus de prospérité et de stabilité sur les deux continents. La communication contient des propositions innovantes dans un certain nombre de domaines clés – tels que la paix et la sécurité, les migrations, la création d’emplois ou l’énergie – s’appuyant sur les priorités définies par les pays africains et approfondissant la coopération fructueuse existante entre les deux continents. Elle s’inscrit dans la perspective du sommet Afrique-UE qui se tiendra en novembre de cette année et mettra un accent particulier sur la jeunesse.

À cette occasion, la haute représentante/vice-présidente, Mme Federica Mogherini, a déclaré à ce sujet: «2017 sera l’année d’un nouvel élan pour le partenariat entre l’Europe et l’Afrique: chaque obstacle auquel nous pourrons être confrontés constitue un défi commun, et l’espoir de l’Afrique est notre espoir. La solidité de l’Afrique est importante pour l’Europe tout comme notre amitié l’est pour nos populations. Ce n’est qu’en conjuguant nos forces et en travaillant en partenariat que nous pourrons offrir à nos jeunes un avenir plus prometteur et pacifique. Aujourd’hui, nous ne cherchons pas simplement ce que nous pouvons faire pour l’Afrique mais ce que nous pouvons faire ensemble avec l’Afrique».

M. Neven Mimica, commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, a ajouté ce qui suit: «Nous proposons plusieurs idées ainsi que des mesures concrètes pour traduire en actions nos priorités pour les années à venir, afin, notamment, de favoriser la croissance et de créer davantage d’emplois, en particulier pour les jeunes. Nous avons mis sur la table une offre solide que nous souhaitons maintenant approfondir avec les États membres de l’UE et nos partenaires africains afin que cette offre se matérialise en un projet concret et visible. Plus que jamais, les citoyens des deux rives de la Méditerranée ont besoin de voir que le partenariat stratégique Afrique-Europe est une réalité qui va au-delà des discours.»

La proposition présentée aujourd’hui fixe trois objectifs en vue de créer une alliance UE-Afrique permettant de relever en commun les défis mondiaux et régionaux:  – un renforcement de l’engagement mutuel et une coopération accrue au niveau bilatéral et sur la scène internationale, sur la base de valeurs et d’intérêts communs; – la sécurité, sur terre et en mer, et la lutte contre les menaces transnationales; – un développement économique durable et inclusif en Afrique, l’objectif étant de créer les emplois dont le continent a besoin.

Des actions concrètes sont proposées autour de deux grands volets.

Le premier volet vise à bâtir des États et des sociétés plus résilients grâce à une coopération plus étroite et à des mesures destinées à prévenir les conflits, à améliorer la gestion des conflits, à renforcer la gouvernance des systèmes et à gérer les migrations et la mobilité.

Le second volet vise à créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les jeunes. Il contient des propositions concrètes pour attirer des investissements responsables et durables, notamment au moyen du plan d’investissement extérieur proposé récemment, qui devrait mobiliser jusqu’à 44 milliards d’euros d’investissements privés. D’autres propositions concernent la coopération dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture, de l’agro-industrie et de l’économie bleue ainsi que du développement des connaissances et des compétences. La Commission propose par exemple de lancer une facilité en faveur de la jeunesse africaine, qui étendra le champ d’application du programme Erasmus+, ou de soutenir les innovations numériques en Afrique.

La communication conjointe va à présent être soumise au Conseil et au Parlement européen.

Aujourd’hui, la Commission a également présenté son approche Digital4Development, exposant des pistes sur la manière de promouvoir les technologies de l’information et de la communication dans les pays en développement et d’intégrer la numérisation dans la politique de développement de l’UE.

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« La coopération entre nos deux parlements sort renforcée de cette semaine tunisienne », a déclaré le vice-président du Parlement européen, David-Maria Sassoli à la clôture de l’événement jeudi. « Nous devons maintenant concrétiser les expériences et bonnes pratiques partagées au bénéfice de tous nos concitoyens », a-t-il ajouté.

Du 2 au 4 mai, des membres du Parlement européen (PE) et leurs homologues de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) de Tunisie ont partagé leurs expériences en matière de bonnes pratiques parlementaires, législatives et représentatives et ont notamment débattu :

« L’intensification de l’aide européenne à la nouvelle Tunisie sera d’une importance capitale et nous sera d’un grand apport jetant les bases d’un partenariat stratégique réel et efficace à la hauteur des défis que la Tunisie est appelée à affronter », a déclaré le Président de l’Assemblée des Représentants du Peuple, Mohammed Ennaceur. « Nous voulons un soutien économique et politique de l’UE comparable à celui fourni aux expériences de transition démocratique de l’Europe du sud et de l’est », a-t-il ajouté.

« Vous avez notre soutien, nous sommes favorables au renforcement de l’aide de l’Union européenne grâce à tous les instruments du partenariat. Il faut non seulement consolider la croissance économique, mais aussi la rendre durable », a souligné le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, lors de l’ouverture de la Semaine tunisienne au Parlement européen mardi 2 mai.

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Johannes Hahn, Member of the EC in charge of Regional Policy

Le Commissaire européen pour la politique européenne de voisinage et des négociations d’élargissement, Johannes Hahn, a annoncé, jeudi, son intention d’effectuer la semaine prochaine une visite en Tunisie.
Selon lui,  » cette visite sera l’occasion pour examiner avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, les différents points soulevés au cours de la semaine de la Tunisie au Parlement européen et les moyens de les mettre en application « .
 » La mise en œuvre de ces différents points, particulièrement la libre circulation des Tunisiens exige du courage des pays de l’Union européenne (UE) « , a-t-il souligné au terme de la semaine de la Tunisie au Parlement européen.
Toutefois, il a réaffirmé l’engagement à tout mettre en œuvre pour apporter un surcroit de soutien à la Tunisie. A la cérémonie de clôture de cette semaine, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, a renouvelé son appel aux partenaires européens pour apporter un soutien plus conséquent à la Tunisie et honorer leurs engagements à son égard. » Adoptée en septembre 2016 à l’unanimité des députés du Parlement européen, la résolution sur les relations de l’UE avec la Tunisie dans le contexte régional actuel n’a été appliquée que par un petit nombre de pays de l’Union européenne « , a-t-il regretté, sollicitant, à ce propos, un soutien des eurodéputés auprès de leur pays pour que cette résolution soit mise en œuvre dans les plus brefs délais.
 » Cette résolution prévoit notamment la conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement « , a-t-il rappelé.

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L’Union européenne est déterminée à soutenir le développement et l’investissement en Tunisie, a affirmé, mercredi 3 mai 2017, à Bruxelles, le président du Parlement européen Antonio Tajani.
Présidant une réunion à huis clos des chefs de groupes parlementaires tunisien et européen dans la cadre de la manifestation  » Semaine de la Tunisie au parlement européen à Bruxelles « , il a réitéré l’appui de l’Europe au processus de transition démocratique engagé en Tunisie au lendemain de la révolution.
Selon Tajani, l’effort européen est, aujourd’hui, axé sur quatre axes principaux citant notamment la promotion du tourisme tunisien, l’intensification de l’investissement, la facilitation d’octroi aux tunisiens des visas européens outre le soutien politique et financier jugé, jusque là, nécessaire pour l’aboutissement du processus de transition démocratique.
De son côté, le président de l’assemblée des représentants du peuple Mohamed Ennaceur a souligné que les pas importants franchis par la Tunisie sur la voie de la transition démocratique commande aux pays membres de l’union européenne de tenir leurs promesses et de consacrer un budget structurel pour impulser l’investissement en Tunisie.
Selon Ennaceur, la réalisation d’un développement équitable, global et durable en Tunisie passe obligatoirement par l’intensification de l’investissement européen et la résolution du problème du chômage notamment pour les diplômés du supérieur.

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L’Union européenne, à travers la direction générale pour l’aide humanitaire et la protection civile (DG ECHO) a annoncé une aide humanitaire de 47 millions d’euros pour soutenir en 2017 les populations dans le besoin dans les régions des Grands Lacs, de l’Afrique australe et de l’Océan Indien, qui sont toujours confrontées aux conséquences d’années de conflit et de déplacements, à l’insécurité alimentaire généralisée et aux catastrophes naturelles. « Nous sommes solidaires avec les populations africaines. L’aide annoncée aujourd’hui permettra de soutenir des millions de personnes affectées par les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les catastrophes naturelles dans la région des Grands Lacs et la partie australe du continent. L’UE demeure déterminée à aider les populations dans le besoin, où qu’elles se trouvent, et à n’abandonner personne », a déclaré Christos Stylianides, Commissaire européen à l’aide humanitaire et la gestion des crises.

Sur les 47 millions d’euros annoncés, 6,2 millions d’euros, soit 20 milliards d’ariary iront à Madagascar afin de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables du pays, frappées par le cyclone tropical Enawo le mois dernier ou affectées par les conséquences d’El Niño et de l’insécurité alimentaire qui en découle dans le Sud.

Concernant l’appui en réponse aux conséquences du passage du cyclone Enawo, un budget de 1 million d’euros (3,3 milliards d’ariary) vient d’être débloqué pour contribuer au renforcement des capacités logistiques nécessaires à l’acheminement de l’aide humanitaire auprès des personnes sinistrées (en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial) et pour fournir une assistance en matière de santé, d’eau et d’assainissement pour les ménages les plus affectés (en partenariat avec l’UNICEF). Cet appui s’ajoute à ceux déjà mobilisés par l’Union européenne dans les jours suivants cette catastrophe avec notamment 500 000 euros (1,5 milliard d’ariary) octroyés pour soutenir l’action des organisations de la société civile pour l’aide aux populations sinistrées.

En matière de prévention et réduction des risques de catastrophes, 1 million d’euros (3,3 milliards d’ariary) sera également alloué, dans le cadre d’un partenariat avec CARE Madagascar et Handicap International, pour contribuer au renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables par l’intermédiaire d’actions de réduction de risques de catastrophes inclusives dans la région Est de Madagascar.

Enfin, un budget de 4,2 millions d’euros (13,4 milliards d’ariary) est mobilisé pour poursuivre le soutien à l’action du Programme Alimentaire Mondiale et de l’UNICEF dans le Sud du pays afin de faire face aux ménages affectés par l’insécurité alimentaire du fait de la grave sécheresse liée au phénomène El Nino. Il s’agira notamment de contribuer à améliorer la survie des enfants de moins de 5 ans en situation de malnutrition aigüe sévère et de fournir une assistance aux communautés en situation d’insécurité alimentaire, notamment dans les régions Androy, Anosy et Atsimo Andrefana.

L’Union européenne et ses 28 Etats membres financent plus de la moitié de l’aide humanitaire au niveau mondial. Cette aide est octroyée sur base du respect du droit humanitaire international, et des principes d’humanité, d’impartialité, d’indépendance et de neutralité. A travers sa politique humanitaire, l’UE démontre concrètement son engagement en faveur des populations qui ont besoin d’aide dans des situations de vulnérabilité extrême.

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On savait que la sortie de l’Europe allait coûter cher au Royaume-Uni, mais on était loin d’imaginer que les Britanniques allaient trinquer autant. Eux non plus ne l’imaginaient pas, sans doute. Le Financial Times, dans son édition de ce mercredi 03 mai 2017, a fait ses comptes et a évalué l’ardoise du Brexit à près de 100 milliards d’euros. La facture de 60 milliards avancée par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, est une broutille à côté du chiffre du journal britannique.

Ce dernier explique son estimation par le fait que les négociateurs européens ont pris en compte les coûts additionnels liés « au secteur agricole post-Brexit et au fonctionnement administratif de l’Union en 2019 et 2020 », comme l’exigent la France, l’Allemagne ou encore la Pologne.

Ce chiffre astronomique a affolé Londres, qui crie à la spoliation et à la vendetta de la part de l’Union européenne. Le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis, a d’ores et déjà averti, dans un entretien avec la chaîne ITV : « Ce que nous devons faire, c’est discuter en détail de ce que sont les droits et obligations« , a-t-il argué, contestant au passage le montant avancé et ajoutant que Londres n’a nullement de casser sa tirelire…

Un responsable européen, qui prend part aux pourparlers, a confié à l’agence Reuters qu’il n’agrée pas le chiffre de 100 milliards avancé par le Financial Times, mais a concédé tout de même que certaines estimations initiales ont été revues à la hausse, parfois de manière très conséquente. Par exemple le think tank bruxellois Bruegel lui parle carrément de 109 milliards d’euros, ce qui in fine pourrait aboutir à un versement net de 65 milliards d’euros, après certaines déductions…

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À l’occasion de la semaine tunisienne au Parlement européen présidée par le président de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple), la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a réaffirmé la volonté de l’UE de soutenir pleinement la Tunisie dans sa transition démocratique et de soutenir les efforts du gouvernement pour un développement socioéconomique plus important, notamment grâce à un soutien accru aux jeunes, à des domaines connexes tels que l’emploi, l’éducation, la recherche et la mobilité des étudiants et des jeunes. «Aujourd’hui, je souhaite réaffirmer notre engagement à continuer de soutenir vos efforts en matière de réformes, y compris l’administration publique, la justice, la décentralisation et la lutte contre la corruption, et bien plus encore » a ajouté Mogherni.

Et la haute représentante de l’Union Européenne d’ajouter, en présence du président de l’ARP, Mohamed Ennaceur : « Nous espérons établir un dialogue structuré et inclusif sur la jeunesse tunisienne, mais surtout avec les jeunes tunisiens et surtout une participation active des jeunes dans la vie sociale et politique du pays».

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« Madagascar est résolument engagé sur la trajectoire d’une véritable relance. Le Forum économique organisé à Antsiranana par le projet PROCOM de l’Union Européenne et la Chambre de Commerce et de l’Industrie de la Région DIANA illustre parfaitement cet élan ». C’est la déclaration du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, lors de la clôture de ce forum placé sous le thème « Nouveau souffle dans le Nord ». Il a réitéré que le secteur privé est la cheville ouvrière du développement inclusif et durable.

Le Forum économique décentralisé, qui s’est déroulé à Antsiranana les 26 et 27 avril 2017, constitue une réflexion inclusive et positive, et illustre la volonté commune d’assurer la relance et le développement du pays, a souligné le Chef de l’Etat. L’Union Européenne a apporté son appui au patronat et à la Chambre de Commerce et de l’industrie pour l’organisation du Forum Économique car cela fait partie de son rôle. Il s’agit de faire en sorte que les secteurs public et privé puissent renforcer davantage leur dialogue, et faire valoir la nécessité d’une bonne collaboration, notamment avec les membres du Gouvernement et les responsables de l’Union Européenne à Madagascar. Pour l’Etat et le secteur privé, il s’agit de rechercher les voies et moyens pour améliorer ensemble le climat des affaires au bénéfice du développement de chaque région. Dans ce sens, les services techniques de l’UE proposent des recommandations à la fois aux acteurs du secteur privé et à l’Etat.

Selon le représentant du secteur privé de la Région de Diana, les recommandations avancées lors du Forum concernent le renforcement du dialogue public-privé au niveau régional, et l’accès des produits malgaches aux marchés régionaux tels que la SADC et le COMESA, entre autres. Les opérateurs économiques demandent aussi un redressement dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie, notamment la réhabilitation des routes, des aéroports et des ports. Pour ce qui est du tourisme, les acteurs du secteur privé ont mis l’accent sur la construction d’infrastructures d’accueil, le renforcement de la sécurité publique, et l’institution de tarifs préférentiels pour les transports à destination du grand Nord.

L’Ambassadeur de l’UE, Antonio Sanchez-Benedito, a pour sa part salué le travail effectué par le PROCOM, le projet d’appui au secteur privé, financé par l’UE. Ce fut en effet un dialogue positif auquel toutes les parties prenantes ont pu identifier les obstacles et les réformes à effectuer pour avoir un secteur privé performant et pilier du développement.

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Le Dialogue politique entre Madagascar et l’Union Européenne s’est tenu à Antsiranana le jeudi 27 avril 2017. Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina est arrivé dans la capitale de la Région DIANA le 26 avril, où il a été accueilli par le Premier Ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana, des membres du Gouvernement, les élus locaux et les autorités locales, ainsi que par la population du Nord.

Outre le Dialogue politique Madagascar-Union Européenne, le Chef de l’Etat participera au Forum économique de la Région Diana. Il procèdera également à l’inauguration de différentes infrastructures, telles le Carrefour « Y » réalisé dans le cadre du Programme Pôle Intégré de Croissance (PIC), le Complexe Mère-Enfant de l’Hôpital Militaire d’Antsiranana, et celles de la Société Pêche et Froid de l’Océan Indien. Par ailleurs, le Président Rajaonarimampianina déposera des gerbes de fleurs au cimetière des soldats anglais, le Commonwealth War Cimetary.

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Le taux d’abandon scolaire a atteint 63% à Kasserine et 37% à Gafsa au cours de l’année 2015-2016, révèle une étude de terrain intitulée « L’abandon scolaire, les facteurs et les obstacles » réalisée dans ces deux zones cibles en collaboration avec la Délégation de l’Union européenne en Tunisie.
Les résultats de l’étude ont été présentés mercredi 19 avril 2017 à Tunis au cours d’une conférence de presse organisée par la commission régionale de lutte contre l’abandon scolaire à Kasserine et Gafsa, qui a mené l’étude.
Selon Ahlem Nsiri, membre de la commission, le taux d’abandon scolaire des filles est moins élevé que chez les garçons. Ce constat est valable pour tous les cycles (primaire, collège et secondaire). A Gafsa, le taux est de 68% pour les garçons contre 32% pour les filles, alors qu’à Kasserine, il est de 56% pour les garçons contre 44% pour les filles.

L’étude a en outre montré que les filles vivant en milieu rural rencontrent des difficultés particulières, d’ordre familial et social, qui les poussent au décrochage scolaire. La famille prétend notamment « préserver l’honneur » de sa fille en l’empêchant de faire le trajet jusqu’à l’école et de côtoyer des garçons, ou évoquent encore des motifs de sécurité liés aux dangers de la route et de l’éloignement.
Le chef du projet « filles actives à Gafsa et Kasserine » mené par l’association « Citoyens de Gafsa » a pour sa part indiqué que les facteurs scolaires représentent 44% des motifs d’abandon scolaire chez la population cible. Il s’agit de facteurs liés à la pédagogie, aux programmes d’enseignements (programmes trop chargés, absence d’activités de motivation ou de loisirs) et au cadre éducatif (agressions, manque d’effectif, absentéisme).
Sont également en cause l’infrastructure délabrée de certains établissements, l’indisponibilité des moyens de transports et l’échec scolaire.
Aussi, 40% des familles expliquent-elles cette situation par la pauvreté et la précarité, alors que l’analphabétisme des parents en est responsable dans 49% des cas.
La commission régionale de lutte contre l’abandon scolaire à Kasserine et Gafsa relève de l’association « Citoyens de Gafsa » et regroupe des éducateurs, des représentants de la société civile et des cadres des directions régionales et locales concernées.

TAP

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les « amis » et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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La tension entre la Turquie et les pays européens ne retombe pas. A Metz, en France, des ministres turcs, qui font le tour de l’Europe pour convaincre la diaspora de donner les pleins pouvoirs au président Recep Tayyip Erdogan lors du référendum du 16 avril 2017, ont critiqué les villes européennes qui ne veulent pas abriter les meetings animés par les responsables turcs. Rotterdam, en Hollande, a été le plus sévèrement attaqué, rapporte Euronews

“Aux Pays-Bas, la soi-disant capitale de la démocratie, et je dis ça entre guillemets parce qu’ils sont la capitale du fascisme”, a asséné le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, après que la police a dispersé de manière musclée une manifestation de soutien à Ankara, aux abords du consulat de Turquie à Rotterdam.

Les choses ont commencé à se gâter quand les autorités hollandaises ont bloqué la venue de ministres turcs, la ministre de la Famille a même été expulsée samedi dernier, ce qui a ulcéré Erdogan, qui a exigé des excuses officielles, ce qu’a catégoriquement refusé le Premier ministre néerlandais. Avant cet épisode, il y a eu un bras de fer entre Berlin et Ankara, ponctué par un échange verbal assez musclé, le projet de renforcement des pouvoirs du président turc étant très peu du goût des Européens…

Erdogan, en campagne à Kocaeli, dans le nord du pays, en a remis une couche. « Les Pays-Bas n’ont rien d’un pays membre de l’Union européenne. C’est une République bananière. Le monde est témoin de la façon dont ils nous ont fait la leçon sur les droits humains, l‘État de droit et la démocratie depuis des années alors qu’ils sont loin de ces valeurs ». L’exécutif hollandais appréciera…

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Des experts allemands et nord africains dont des Tunisiens ont souligné ce vendredi 27 janvier 2017 que les gouvernements européens ne doivent pas dicter un nouvel accord de libre échange complet et approfondi (ALECA) à la Tunisie, lequel risque de saper la base matérielle de la démocratie naissante.
Lors d’une conférence organisée à Tunis, pour présenter le livre  » Développement à travers le libre échange  » par la fondation allemande Rosa Luxemburg, l’économiste tunisien Sami Aouadi a souligné que le plus important défi auquel est confronté aujourd’hui la Tunisie c’est l’incapacité de l’économie à se positionner comme un véritable partenaire.
 » Il existe une asymétrie flagrante. Le géant européen négocie avec le nain économique qui est la Tunisie « , a-t-il souligné.
Selon Sami Aouadi, le projet actuel d’ALECA en négociation, introduit de véritables défis pour des secteurs névralgiques comme l’agriculture, plusieurs services et les marchés publics sur lesquels désormais les multinationales européennes vont pouvoir concurrencer les producteurs locaux, lesquels ne sont guère préparés et ont besoin au préalable d’une véritable mise à niveau qualitative et significative.
Dans ce sens, il a mis l’accent sur l’urgence de mettre en œuvre une politique agricole active et réelle et de soutenir les petits agriculteurs pour dépasser le caractère traditionnel et saisonnier de la production vers une agriculture plus compétitive, plus diversifiée et à fort contenu en termes de progrès technique.

De son côté, l’économiste tunisien Abdeljelil Bedoui a indiqué qu’avant d’entamer les négociations sur l’ALECA, il faut procéder à une évaluation du partenariat entre la Tunisie et l’UE depuis 1995 et une évaluation du nouveau projet de partenariat proposé par l’UE outre l’identification des besoins de l’économie tunisienne et l’élaboration d’un nouveau modèle de développement.
Résumant les interventions contenues dans le livre, Werner Ruf, universitaire allemand a souligné que les principes de libre échange ont déjà fait perdre à la Tunisie d’importants revenus après la renonciation aux douanes.
 » Ces revenus ne sont plus disponibles pour des investissements d’infrastructure comme les écoles, les universités, les hôpitaux, etc « , -a-t-il cité comme exemple.
L’intervenant a fait remarquer que six ans après,  » les raisons profondes de la révolution du 14 janvier 2011, 17 décembre 2010, sont toujours là, elles sont même en train de se renforcer « , a-t-il dit.
La situation économique et sociale c’est-à-dire les conditions de vie de la majorité de la population ne se sont guère améliorées notamment, dans le sud et dans l’ouest du pays. Les couches moyennes connaissent une stagnation de leur revenu alors que les prix montent. La masse de jeunes reste sans perspective aucune. La qualification et les études souvent mènent directement au chômage.
 » La demande des citoyens pour une vie digne s’avère irréalisable sous le régime néo-libéral « , a-t-il souligné.
Et d’ajouter :  » la conséquence c’est l’attractivité du salafisme radical et le jihad offre souvent un certain revenu « .

Selon Werner Ruf et d’autres économistes cités dans le livre présenté, la lutte contre le terrorisme ne peut être efficace sans la lutte contre la misère.
 » Il faut que l’Etat soit capable de servir les besoins des citoyens pour rendre le concept de la démocratie crédible « , a estimé l’intervenant, faisant observer que ce but ne pourra être atteint que par le renforcement des capacités distributives de l’Etat et non pas par une politique de privatisation au profit surtout des capitaux étrangers.
 » Si l’on veut réellement stabiliser la démocratie en Tunisie, il faut laisser de l’oxygène à son économie et il faut créer des conditions pour que le revenu des ménages garantisse une vie digne aux citoyens « , a-t-il conclu sa présentation.
Pour sa part, Khaled Chaâbane, représentant de la fondation Rosa Luxemburg, a souligné que le livre « Développement à travers le libre échange : les enjeux de l’agenda néolibéral de l’Union européenne pour les pays de l’Afrique du Nord » est le résultat des travaux du colloque international organisé en octobre 2015.
Le livre de 282 pages comporte des interventions d’économistes et universitaires tunisiens, marocains, algériens et allemands durant ce colloque. Il est publié en deux langues français et anglais avec une introduction en anglais et en allemand.
Réalisé par Gisela Baumgratz, Khaled Chaâbane et Werner Ruf, ce livre comporte trois chapitres sur l’UE comme actrice d’une politique économique néolibérale dans ses relations extérieures avec les pays de l’Afrique du Nord, la perception critique des accords de libre échange par des chercheurs tunisiens, marocains et algériens et le développement : alternatives à l’agenda néolibéral.

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La Commission européenne a lancé une consultation publique afin de permettre à toutes les parties intéressées de présenter leurs vues sur la réforme de l’actuel accord d’association avec la Tunisie, qui prendra fin le 22 février. Les textes initiaux pour la négociation d’un accord de libre-échange sont divisés en 11 domaines, dont l’un consacré aux produits agricoles.

Selon le document de base de la proposition de l’UE sur le commerce des produits agricoles, des produits agricoles transformés et des produits de la pêche, les principaux points à négocier sont :

1. La liste des produits sensibles.
2. Le traitement des produits sensibles (par exemple, l’établissement de contingents tarifaires).
3. Les volumes des contingents tarifaires pour les produits sensibles.
4. Les calendriers de déclassement, les périodes de transition pour la Tunisie et le taux d’augmentation des contingents tarifaires.
5. L’ajustement du régime des prix d’entrée.

Le chapitre sur le commerce agricole de la proposition de la Commission européenne comprend également d’autres points, tels que:

1. Liste négative. « En ce qui concerne la libéralisation des droits de douane sur les produits agricoles, les produits de la pêche, les produits agricoles et les produits transformés, les deux parties se déclarent disposées à assurer une libéralisation substantielle, à quelques exceptions près de chaque côté. Une « liste négative » sera appliquée. Cette liste ne couvrira que les produits sensibles non libéralisés, qui nécessitent un traitement spécifique.  »

2. Mesures non tarifaires. Les deux parties conviennent de négocier des mesures non tarifaires dans le secteur agroalimentaire; À savoir les mesures sanitaires et phytosanitaires, ainsi que les obstacles techniques au commerce.

Les exportations espagnoles de fruits et légumes frais vers la Tunisie en 2015 se sont élevées à 4 933 tonnes pour 3,8 millions d’euros, selon les données de la Direction des douanes et taxes spéciales de l’Agence fiscale, traitées par la FEPEX. Les principaux produits exportés par l’Espagne sont l’oignon et l’ail. Les exportations d’oignons en 2015 se sont élevées à 2 861 tonnes pour une valeur de 666 495 euros et les livraisons d’ail ont totalisé 1,988 tonnes, soit 2,9 millions d’euros.

La croissance des exportations espagnoles de fruits et légumes frais vers la Tunisie a été remarquable au cours des cinq dernières années, passant de 845 tonnes en 2011 à 4 933 tonnes en 2015. Entre-temps, la valeur est passée de 1,2 million d’euros en 2011 à 3,8 millions d’euros en 2015 .

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Le gouvernement malien dénonce une campagne de désinformation à des fins inavouées réaffirmant que le (fameux) communiqué sur la signature d’un prétendu accord avec l’Union européenne n’a aucune valeur juridique au regard du droit international.

Un vent de panique a fortement soufflé, ces derniers temps, dans les rangs de la Diaspora malienne en Europe. Un prétendu accord aurait été signé par le gouvernement du Mali avec l’Union européenne pour le rapatriement de Maliens, en situation irrégulière dans l’espace européen. Tout est parti d’un communiqué conjoint publié suite à la visite dans notre pays du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour clarifier le sujet avec des démentis officiels de l’UE et de l’ambassadeur des Pays-Bas, la Diaspora malienne et une partie de l’opinion nationale ne semblent pas se laisser convaincre.

Hier mercredi 21 décembre, à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son collègue des Maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, ont animé une conférence de presse pour répéter pédagogiquement qu’« il n’en était rien en réalité ». « Aucun accord n’est signé », ont-ils martelé en chœur. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à une sortie médiatique du ministre de l’Economie numérique, de la Communication et des Nouvelles technologies, Porte parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, pour rappeler la détermination des autorités de notre pays à protéger nos compatriotes partout où ils sont établis.

Les ministres Diop et Sylla ont nié en bloc l’existence d’un accord qui irait à l’encontre des intérêts de notre Diaspora dont l’apport annuel à l’économie nationale s’élève à plus de 120 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, selon des sources diplomatiques, ce sont plus de 4 millions de Maliens qui vivent à l’extérieur du pays. Et toutes les régions de notre pays sont concernées par l’émigration.

Pour Abdoulaye Diop, les Maliens de l’extérieur, comme de l’intérieur, ont droit à une clarification sur une question aussi délicate. «Défendre et promouvoir l’intérêt du Mali et contribuer au retour du Mali dans le concert des Nations» a toujours été le seul objectif du gouvernement, selon le chef de la diplomatie. Reconnaissant que l’émigration clandestine est un drame pour notre pays, il soutient qu’il est impératif de trouver les moyens de freiner le mal. « Il faut lutter contre les causes profondes de l’émigration en s’attaquant au sous-développement et faciliter l’accès au visa », a-t-il dit. « Si les pays d’accueil décident de lutter contre l’immigration clandestine, ils doivent néanmoins respecter les droits de nos ressortissants. Le Mali n’entend pas monnayer sa dignité même si l’UE est un partenaire au développement de poids », a indiqué, sans détour, le patron de la diplomatie malienne. «C’était une surprise totale d’entendre, par voie de presse, la signature d’un accord de réadmission.

L’annonce a été faite par les médias internationaux et relayée par la presse locale qui n’a pris aucun soin de vérifier auprès du ministère des Affaires étrangères», a-t-il dit, interloqué.

Qu’est ce qui s’est donc passé lors de la visite du ministre Koenders ? Cette visite du ministre des Affaires étrangères au compte de l’UE, a dit Abdoulaye Diop, est intervenue dans le cadre d’échange sur les questions migratoires. Il s’agissait d’une visite « qui ne visait pas à signer un accord à Bamako». Pour signer un accord, il faut passer par des étapes de négociation, notamment à l’Assemblée nationale, a expliqué M. Diop. « Nous avons eu une séance de travail avec d’autres ministres. C’est à la suite d’un déjeuner qu’un communiqué a été signé. Dans la pratique diplomatique, ce communiqué consigne les points d’accord et de désaccord. Nous avons identifié les domaines de coopération et avons dit qu’une structure sera mise en place pour la mise en œuvre. Ce document n’a pas la valeur juridique d’un accord », a-t-il poursuivi. « Pour montrer notre bonne foi, le communiqué a été rendu public. A son retour aux Pays-Bas, le ministre néerlandais a exhibé ce communiqué comme un trophée, pour prétendre la signature d’un accord historique. La presse internationale  a véhiculé l’information sans aucune vérification. Le 15 décembre, voyant l’émoi que cette situation a créé, nous avons écrit pour exiger un démenti de la part de l’Union européenne. Pour la simple raison qu’aucun accord n’a été signé », a expliqué le ministre Diop.

« Nous avons reçu une note verbale de l’ambassade des Pays-Bas pour dire que le communiqué ne constitue aucunement un accord au sens du droit international. À partir de ce moment, nous estimons que ce débat aurait dû être définitivement clos. C’est un simple communiqué entre parties », précise le ministre des Affaires étrangères qui dénonce «une désinformation avec des intentions inavouées ».

Pour sa part, le ministre  Abdourhamane Sylla qui partage, en intégralité les arguments de son collègue, a regretté le fait que le gouvernement soit «mal compris». « Les conditions dans lesquelles se trouvent les Africains dans les pays d’accueil sont inacceptables. Il faut alors trouver des solutions à cette situation qui déshonore notre pays », a-t-il dit. La réalité, a ajouté le ministre, oblige certains migrants à retourner à la maison. « A ceux-ci, nous travaillons à trouver des fonds pour leur réinsertion dans l’économie locale, a précisé  Abdourhamane Sylla. Un tel accord ne sera pas signé par le Mali. Le Mali ne se laissera pas faire ».

Pour le ministre Diop, le président Ibrahim Boubacar Keïta accorde beaucoup d’intérêt aux préoccupations de nos ressortissants. « La preuve est qu’à chaque déplacement à l’étranger, il rencontre nos ressortissants pour recueillir leurs doléances afin d’y trouver des solutions adaptées. Le président de la République et le Premier ministre n’ont, en aucun moment, autorisé la signature d’un tel accord ».

Abdoulaye Diop a demandé aux hommes de média de prendre le temps de vérifier les informations avant de les publier. « Notre pays se relève et il a besoin de paix et de stabilité », a ajouté le ministre

Diop qui dit endosser « l’entière responsabilité de cet incident malheureux ». Il a présenté ses excuses à tous les Maliens pour les désagréments causés par cette campagne de désinformation.

Pour conclure, celui qui est lui-même « fils de migrant au Congo-Brazzaville » et dont « le père a été expulsé en 1978 », affirme qu’il ne saurait être à l’origine d’un accord qui autorise les Européens à expulser des Maliens.

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La Commission européenne n’a pas tardé à concrétiser ses promesses de soutien à la Tunisie lors de la Conférence internationale sur l’investissement et lors de la visite du président tunisien, Béji Caid Essebsi, à Bruxelles. En effet la CE a décidé de dégager une enveloppe de 213,5 millions d’euros pour financer des réformes et l’infrastructure sociale en Tunisie.

« Le programme d’action que nous adoptons pour 2016 témoigne de notre volonté de contribuer immédiatement à l’amélioration des conditions de vie du peuple tunisien. Cette année, nos efforts se concentreront principalement sur les infrastructures sociales, les normes de services de base dans les régions et les quartiers les plus défavorisés, ainsi que le soutien aux réformes dans l’administration publique et le secteur de l’éducation », a déclaré Johannes Hahn, commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, qui était à « Tunisia 2020 ».

Le pactole sera affecté à quatre programmes :

1) La modernisation de l’administration et des entreprises publiques et le Plan de développement 2016-2020 (73,5 millions d’euros)
2) L’éducation, la mobilité, la recherche et l’innovation (60 millions d’euros)
3) L’initiative pilote sur le développement local intégré (60 millions d’euros)
4) Le secteur de la santé (20 millions d’euros).

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La première visite d’un Président tunisien aux institutions de l’Union européenne intervient à l’heure où nous célébrons le 40ème anniversaire du premier accord de coopération conclu en 1976. Nos rencontres manifestent au plus haut niveau notre volonté de franchir un nouveau palier dans le cadre d’une relation stratégique, et reflètent à la fois la profondeur des liens qui nous unissent et l’exception démocratique tunisienne dans le voisinage méridional.

Depuis la révolution tunisienne de 2011, l’UE a fait de l’appui à la jeune démocratie une des priorités de sa politique extérieure. Nous avons réitéré notre détermination à appuyer et à soutenir les efforts tunisiennes visant à consolider les acquis démocratiques, poursuivre la mise en œuvre effective des dispositions de la Constitution de 2014 et à relever les défis sécuritaires, économiques et sociaux.

La Communication conjointe « Renforcer le soutien de l’Union européenne à la Tunisie » du 29 septembre 2016, suivie par les conclusions du Conseil de l’Union européenne le 17 octobre 2016, confirme la place prioritaire accordée par l’UE à la Tunisie. La résolution du Parlement européen du 14 septembre 2016 confirme la volonté d’appuyer la transition tunisienne à travers des recommandations telles que l’appel lancé aux participants du partenariat de Deauville à concrétiser leurs engagements pris en faveur de la Tunisie.

Depuis 2011, l’UE a plus que doublé le montant de son assistance financière à la Tunisie. Nous avons confirmé notre volonté d’ accroître l’aide financière sous forme de dons à 300 millions d’euros en 2017, et de maintenir cette tendance pour les prochaines années. En outre, depuis 2014, l’UE a octroyé à la Tunisie une assistance macro-financière de 800 millions d’euros.

La Conférence internationale « Tunisia 2020 » les 29 et 30 novembre 2016 a été un franc succès. Elle a été l’occasion pour la Tunisie de présenter son nouveau modèle de développement économique et social inclusif et durable, le Plan de développement 2016-2020. Nous saluons les mesures positives annoncées lors de la conférence par le Gouvernement tunisien afin de favoriser les investissements locaux et étrangers et soulignons l’importance d’avancer le plus rapidement possible dans les réformes nécessaires au développement du pays. Nous sommes déterminés à soutenir la dynamique enclenchée par cette Conférence et à assurer la mise en œuvre des engagements entrepris.

Dans ce contexte, notre coopération s’attachera à stimuler la croissance économique pour réduire le chômage, notamment chez les jeunes, ainsi que les disparités régionales. A cette fin, elle devra promouvoir une amélioration durable du climat des investissements et des affaires afin de permettre au secteur privé tunisien, y compris les PME, et aux investisseurs étrangers de développer leur activité et de générer des emplois.

Nous reconnaissons la pertinence du projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie « ELMED » dans le contexte de la politique énergétique de la Tunisie et de son intégration au marché euro-méditerranéen de l’électricité, ainsi que son potentiel dans la promotion des liens plus étroits entre nos deux régions.

Nous sommes convaincus que la jeunesse, qui a ouvert la voie à la transition démocratique unique, doit occuper une place prioritaire dans notre coopération future. Nous avons convenu d’intensifier notre coopération afin d’identifier toutes les opportunités possibles et mettre en place, dans le cadre d’un « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie », des initiatives et programmes en matière d’emploi, de formation professionnelle, de mobilité, de culture, d’études et de recherches en faveur de la jeunesse tunisienne. A ce titre, nous convenons d’intensifier les échanges entre universités.

Chaque année 1500 étudiants et jeunes, ainsi que le personnel des universités, pourront bénéficier de programmes européens tels qu’Erasmus+. Nous saluons la volonté de la Tunisie d’adhérer au programme ‘Europe créative’ qui offre une opportunité additionnelle pour promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés et mettra tout en œuvre pour permettre la participation des opérateurs culturels tunisiens dans les meilleurs délais possibles.

Il a été convenu qu’un évènement à haut niveau sera organisé à Tunis dans les prochains six mois pour marquer l’attachement de deux parties à la mise en place du « Partenariat Jeunesse UE – Tunisie ». 

Nous sommes prêts à nous engager dans un dialogue général sur les questions liées à la migration et à la mobilité, domaines dans lequel l’Union européenne et la Tunisie doivent travailler de pair. A cet égard, nous nous sommes déjà accordés à œuvrer dans le cadre du Partenariat pour la mobilité pour une meilleure gestion commune de la migration. Le lancement des négociations sur les accords de facilitation des visas et de réadmission, le 12 octobre dernier à Tunis, représente une étape importante dans ce processus.

Œuvrer ensemble, en appui à la paix, la prospérité et à la stabilité dans la région euro-méditerranéenne, demeure une priorité partagée. La Tunisie et l’Union européenne font face ensemble à la menace terroriste. Nous avons convenu que cette menace doit être combattue en utilisant, de manière coordonnée, l’ensemble des instruments à notre disposition, dans le respect des standards internationaux, des règles démocratiques et des droits de l’Homme.

La deuxième session du dialogue politique de haut niveau sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme prévue à Bruxelles le 19 janvier 2017 permettra de dresser le bilan de la coopération en cours dans le domaine sécuritaire et renforcer le soutien de l’UE à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie tunisienne de lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Nous voulons également poursuivre l’appui à la réforme du secteur de la sécurité en Tunisie. Nous saluons, par ailleurs, l’adoption de la Déclaration de Tunis contre le terrorisme et pour la tolérance et la solidarité entre les peuples, les cultures et les religions. 

Nous soulignons l’importance de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi (ALECA) en tant qu’étape essentielle dans l’approfondissement de l’intégration économique tunisienne avec l’UE et la nécessité que la Tunisie tire le meilleur parti possible de cet accord. A cet effet, l’UE a réaffirmé le côté asymétrique du futur accord qui permettra à la Tunisie d’en retirer les bénéfices le plus rapidement possible.

L’Union européenne soutiendra la Tunisie dans la négociation et la mise en œuvre de l’ALECA à l’aide de mesures ciblées et liées à cette négociation en vue de la modernisation et la mise à niveau de secteurs clefs de l’économie, tels que l’agriculture et les services. Il importe à cet effet de maintenir la dynamique des négociations.

Nous chercherons également à appuyer concrètement la Tunisie dans des secteurs spécifiques en vue d’une meilleure intégration de son économie au marché européen.

Convaincus du rôle essentiel joué par la société civile tunisienne dans le renforcement de sa transition, nous avons convenu d’intensifier le dialogue tripartite (UE, autorités tunisiennes, sociétés civiles) et de promouvoir davantage le dialogue entre nos deux sociétés.

Nous avons aussi dialogué au plus haut niveau politique sur les questions régionales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye. Nous avons convenu d’intensifier les contacts et consultations afin de contribuer à une solution politique permettant de mettre fin à cette crise dans les plus brefs délais possibles.

Nous avons décidé de continuer notre dialogue de haut niveau..

Etant déterminés à faire avancer notre partenariat, nous estimons que les instances de l’Union européenne et de la Tunisie devraient faire le point sur l’état d’avancement de ces divers projets au printemps prochain.

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