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UTICA, UGTT, salaires, Tunisie

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A peine remis des émotions de sa révolution interne qui aura quand même réussi à le maintenir à flot et à sauvegarder ses structures, le patronat tunisien se retrouve de nouveau dans le torrent des négociations salariales. Ces négociations se tiennent, d’un côté comme de l’autre, dans des circonstances et une conjoncture, économique surtout, difficiles.

Du côté de la Place Mohamed Ali (siège de l’UGTT), dans une conjoncture spéciale pour la centrale ouvrière. Cette dernière est en proie, depuis peu, à des tiraillements internes et à la mise bas, certainement dans la douleur, de nouveaux syndicats ouvriers. Cela engendre, au moins pour le patronat tunisien, la résurgence de nouveaux négociateurs directs, issus de la Révolution, avec une légitimité de base issue des grèves et des sit-in et de tous les mouvements, surtout ceux qui avaient réussi à arracher des augmentations salariales avant l’heure.

Du côté de la Cité El Khadra (siège de l’Utica), c’est un patronat, en reconstruction, qui panse encore les blessures de son outil de production fortement malmené par les destructions, les incendies et les pillages. Un patronat qui gère les menaces de fermetures et les intentions, déclarées ou non, de départ des investisseurs vers des cieux, économiquement et socialement, plus cléments.
Entre les deux, les négociations proprement dites, n’ont pas encore réellement démarré. Les deux, croit-on savoir auprès de sources proches de ces contacts, ont tenu, la semaine dernière, une  simple séance de concertation et restent en contact par téléphone ou par messages via fax, rien de plus. Entre les deux cependant, c’est une «guerre » de communication qui s’enclenche en prélude aux prochaines négociations.

Et alors que l’UGTT fait publier, par des journalistes proches d’elle, que «un accord final est attendu aujourd’hui (article en date du 26 mai) entre l’UGTT et l’UTICA concernant l’augmentation des salaires  dans le secteur privé » et que des sources  syndicales citées  par le quotidien Achourouk, indiquent que l’UGTT aurait «réussi à obtenir des augmentations importantes au profit de tous les salariés du secteur privé, en plus de l’augmentation  des indemnités spécifiques», au même taux des dernières années sur la base du volume de salaire de 2010», l’UTICA préparait sa réponse. Dimanche, la centrale patronale sort un communiqué rappelant à tout le monde une de ses plus vieilles demandes qui est la suppression du marché parallèle.

Ce dont nous sommes sûrs, de sources proches de toute cette mouvance des pré-négociations chez les deux parties, c’est que rien n’est encore fait et encore moins décidé entre UTICA et UGTT. Les deux parties ne se seraient pas entendues, depuis jeudi dernier 26 mai 2011, sur certains pré-requis des prochaines négociations. L’un de ces pré-requis serait les augmentations  données par plus d’une entreprise, sous la pression des grèves et des sit-in. Seront-elles ajoutées ou retranchées des prochaines augmentations salariales ? Aucune décision définitive à ce sujet.

Ensuite, et c’est le plus important, l’augmentation elle-même dont le patronat ne remet en cause pas le principe malgré ses difficultés, structurelles ou conjoncturelles. Il s’agira, en effet, de s’entendre sur la manière d’augmenter les salaires. Et alors que l’UGTT bataille et fait pression pour une augmentation en pourcentage, à l’image de ce qu’a signé la fonction publique, le patronat du secteur privé semble plutôt décidé à n’accorder qu’une augmentation en chiffre, c’est-à-dire tel nombre de dinars par entreprise et par employé.
Rien n’est donc encore décidé dans ce qui n’est même pas encore des négociations pures et dures.

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