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Un grand nombre d’acheteurs qui ont afflué vers les commerces de la Capitale, quelques jours avant l’avènement de l’Aid El Fitr, se sont indignés face à la hausse des prix du prêt-à-porter et de la mauvaise qualité proposée, alors que les commerçants imputent cette situation à la hausse du coût de production.
Des consommateurs que l’agence TAP a rencontrés devant les locaux commerciaux situés dans les différentes rues et avenues de la ville de Tunis, telles que « Charles De Gaulle » et « Jamel Abdenassser » se sont plaints de l’augmentation sans précédent des prix du prêt-à-porter, notamment pour les familles nécessiteuses et à moyen revenu.
Le prix d’un article pour enfant varie entre 90 et 120 dinars aussi bien pour les garçons que pour les filles, alors que le prix des chaussures oscille entre 25 et 70 dinars, selon la plupart des acheteurs.
Ils estiment que ces prix « sont exhorbitants » en comparaison avec le pouvoir d’achat en détérioration continue de la famille tunisienne, s’agissant surtout des familles pauvres ayant deux enfants ou plus, d’autant que le prix d’achat du vêtement de l’Aid s’élève au minimum à 100 dinars, ce qui est de nature à alourdir les charges de ces familles qui vivent déjà la pression des dépenses du mois de Ramadan.
Le taux de hausse des prix de ces vêtements par rapport aux années précédentes s’établit à plus de 30% , ont-ils constaté, considérant que cela est inadéquat avec la mauvaise qualité des vêtements exposés sur les devantures des locaux commerciaux dont les propriértaires veulent profiter de cette occasion pour faire de gros bénéfices de manière éhontée, l’objectif étant de palier la stagnation qu’ils ont vécue le restant de l’année.
Les réclamations des acheteurs n’émanent pas uniquement des catégories pauvres et à moyen revenu mais également de celles aisées qui se sont rendus vers les magasins de marques internationales, telles que ‘Benetton » et « Zara » et ont manifesté leur indignation face à la hausse vertigineuse des prix des vêtements de l’Aid, cette année, en comparaison avec les mêmes marques dans certains pays étrangers et les années précédentes.
Les acheteurs voient que l’envolée des prix des vêtements de la fête de l’Aïd est due principalement à la quête des commerçants d’un meilleur profit, sans tenir compte des conditions difficiles dans lesquelles vit le citoyen tunisien actuellement. D’après eux, les habits exposés à la vente ne reflètent aucun innovation ou créativité au niveau de la conception et du désign, outre la mauvaise qualité du tissu, constatée surtout après un premier lavage de l’habit, contrairement aux articles importés exposés dans certains locaux commerciaux, et mêmes ceux de la « fripe ».
Les consommateurs ont considéré que le faible rôle du contrôle économique dans ce domaine, accentué par le fait que les soldes ne coïncident pas avec les jours qui précèdent l’Aïd, ce qui aurait contribué à une baisse des prix, sont autant de facteurs qui participent à la flambée des prix des habillements de l’Aïd. Le citoyen est aussi impliqué dans la hausse des prix puisqu’il ne peut réfréner ses envies.
 Les commerçants évoquent le coût et les officiels prévoient une acalmie
Selon plusieurs commerçants, l’augmentation des prix des vêtements exposés dans leurs vitrines est due à la hausse des prix de ces vêtements achetés auprès des usines.
Et d’ajouter que les propriétaires des usines importent, pour leur part, plus de 40% des matières premières des pays étrangers, d’où une hausse des coûts notamment suite au glissement du dinar face au dollar et à l’euro.
Le directeur général de l’institut national de la consommation (INC) Tarek Ben Jazia a affirmé que les prix des vêtements de l’Aïd pour filles et garçons ont enregistré, cette année, une hausse située entre 10 et 15% par rapport à la saison précédente. .
Pour sa part, le directeur général de la concurrence et des recherches économiques, Mohamed Ifaa a souligné que les prix des vêtements et chaussures ne sont pas encadrés, ajoutant que les commerçants ont affiché des soldes atteignant plus de 30% pour maitriser les prix et tenir compte du pouvoir d’achat du itoyen.
Il a fait savoir que la saison des soldes de l’été débutera, le 15 juillet 2016, coïncidant ainsi avec le festival du shopping de Tunisie, ce qui constituera une bouffée d’oxygène pour le consommateur tunisien accablé par les différentes dépenses.

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Le directeur général de l’Institut National de la Consommation (INC), Tarek ben Jazeya, a assuré, lors de son intervention ce vendredi 1er juillet 2016 sur Shems Fm, que les prix des vêtements ont enregistré une augmentation entre 10 % et 15% par rapport à l’année dernière et ce, à cause de la dépréciation du dinar.
Il a précisé que les prix des vêtements des filles âgées entre 0 et 14 ans varient entre 84dt et 95dt, et les prix des vêtements des garçons varient entre 96dt et 119dt.
Le directeur général de l’INC a appelé les parents à vérifier les prix, surtout que l’institut a remarqué une certaine variation des prix pour les mêmes articles. Il a demandé par ailleurs à boycotter le marché parallèle.

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Selon des commerçants de vêtements prêt-à-porter en Tunisie, le secteur de l’habillement souffre depuis des années de plusieurs problèmes suite à la prolifération du secteur de la friperie dans tous les gouvernorats du pays. Ce secteur, qui n’est pas bien structuré par les parties officielles concernées, a, selon leurs dires, un impact très négatif sur l’économie tunisienne, la promotion du produit local et sur la balance commerciale du secteur de l’habillement.

Mohssen Ben Sassi, président de la Chambre nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré ce mercredi 20 avril 2016 à Africanmanager que le secteur de la friperie en Tunisie (vente des vêtements usagés) échappe au contrôle des ministères du Commerce et des Finances.

Cela s’explique, selon lui, par le non-respect du quota d’importation de vêtements d’occasion qui a été fixé par les parties officielles concernées. Et d’ajouter que « les commerçants dudit secteur procèdent également à la vente de vêtements neufs déguisés en produits d’occasion, ce qui représente une menace pesant lourdement sur le secteur du prêt-à-porter tunisien », a-t-il dit.

Il a ajouté que de nombreux commerçants de différents gouvernorats ont mis la clé sous la porte étant donné que le secteur de la friperie est en plein essor et que le phénomène de la contrebande est en augmentation notable.

Vers la révision du cadre juridique régissant le secteur de la friperie

Le ministère des Finances, en collaboration avec le département du Commerce, avaient préparé un nouveau projet visant la révision du cadre juridique régissant le secteur de la friperie en Tunisie. Il s’agit, à titre d’exemple, d’intensifier les opérations de contrôle économique, financier et de lutter contre la contrebande au niveau des frontières tunisiennes. Il s’agit également de fixer des critères spécifiques pour l’octroi d’autorisations d’importation et de réviser les quotas alloués aux entrepôts industriels, sociétés, grossistes…

A noter que le secteur de la friperie connaît un réel engouement dans la majorité des villes tunisiennes, et 80% des citoyens s’approvisionnent sur le marché de la friperie. La Tunisie importe annuellement plus de 80 mille tonnes de vêtements usagés, qui sont ensuite ventilés sur plusieurs dépôts répartis sur tout le territoire national. Ce secteur emploie plus de 50 mille personnes et compte près de 51 dépôts industriels, tous partiellement ou totalement exportateurs, 321 grossistes et 11 000 détaillants, générant un chiffre d’affaires annuel de 88 millions de dinars…

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Mohssen Ben Sassi, président de la chambre  nationale du commerce des tissus et de prêt-à-porter relevant de l’UTICA, a déclaré ce mercredi 20 avril 2016 à Africanmanager que « le secteur des tissus et de prêt-à-porter tunisien souffre de nombreux problèmes dont notamment la concurrence de grandes marques internationales ».

Selon ses dires, ces marques ne sont pas soumises à la taxe de 20% au titre du droit de Douane « sous prétexte qu’elles font partie des exportations européennes ».

Il a ajouté que « le secteur de la contrebande représente aussi une grande menace pour le produit tunisien et que de nombreux commerçants ont fermé leurs portes suite à la prolifération de ce phénomène ».

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