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violence politique, Tunisie

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  La montée de la violence

La montée de la violence, les perspectives des élections éloignées et la détérioration du cli-mat général, autant de facteurs qui ont conduit à un crime odieux, celui de l’assassinat du responsable politique et l’un des défenseurs de la démocratie et de la dignité, Chokri Belaid.

Le meurtre de Chokri Belaid, assassiné, mercredi dernier, marquera sans doute un virage dangereux dans le paysage politique en Tunisie qui se trouve aujourd’hui dans une impasse sans précèdent.

Faute de compromis entre le parti au pouvoir « Ennahdha », ses alliés dans le gouvernement et l’opposition, la crise politique s’est aggravée et a constitué un terrain propice à la propagation de la violence politique dans la Tunisie d’après la Révolution.

Recours à la Cours Pénale Internationale

Accueilli par une onde de choc qui a secoué non seulement la Tunisie mais d’autres pays arabes et européens, le meurtre de l’opposant Chokri Belaied est loin d’être considéré comme un dossier clos. Abdennaceur Aouini, avocat et membre du Front Populaire a décla-ré, hier soir sur une chaine privée, que son parti aura recours à la Cours Pénale Internatio-nale.

Pour l’instant, le ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh a condamné le crime, jugé terroriste et « qui ne visait pas seulement la personne de Chokri Belaid, mais la Tunisie toute entière ». Même si les auteurs de l’assassinat sont identifiés, ils ne sont pas encore inculpés.

Les appels à l’ouverture d’enquêtes se multiplient. L’ONG, Human Rights Watch a condam-né le meurtre de l’une des figures politiques majeures de l’opposition, commis à la suite de nombreuses agressions. HRW a appelé les autorités tunisiennes à enquêter sur les circons-tances du meurtre et poursuivre les responsables. Eric Goldstein, directeur adjoint de la divi-sion Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, considère que l’assassinat est l’incident le plus grave qui se soit produit à ce jour, dans un climat de violence croissante, affirmant que « depuis la révolution, de nombreuses attaques contre des journalistes, des militants de partis politiques, des artistes et de simples citoyens ont été perpétrées. La plu-part n’ont pas fait l’objet d’une enquête, sans même parler de poursuites judiciaires».

Amnesty International a aussi sommé les autorités de mener une enquête approfondie, in-dépendante et impartiale. « Il ne faut pas que les autorités tunisiennes s’imaginent qu’elles peuvent condamner cet homicide puis passer à autre chose » a précisé Hassiba Hadj Sa-hraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty In-ternational. Et d’ajouter : « Seule une enquête totalement indépendante et transparente peut aider à élucider les circonstances du meurtre de Chokri Belaïd. Il faut, aujourd’hui plus que jamais, que justice soit rendue et que cela soit manifeste ».

Comment mettre fin à la spirale de violence ?

Réagissant au meurtre de Chokri Belaid, le chef du gouvernement Hamadi Jebali, a décidé la formation d’un gouvernement apolitique des technocrates sans consulter la direction de son parti Ennahdha. « Il s’agit d’un simple remaniement ministériel pour sauver le pays, dans ce climat particulier », nous a-t-il affirmé avant d’ajouter que « seules les compétences, n’ayant aucune appartenance seront intégrés pour faire face à la crise ».

La formation d’un gouvernement apolitique des technocrates est certes une décision auda-cieuse pour apaiser la tension, mais elle a semé les divisions même au sein de la Troïka.

Entre l’appui d’Ettakatol et les réserves d’Ennahdha et CPR, la décision de Hamadi Jebali suscite encore la polémique.

Le parti au pouvoir « Ennahdha » ainsi que le CPR rejettent cette initiative. Cependant, Ettakatol et d’autres partis politiques opposants et juristes ont salué cette initiative, considérée comme une décision courageuse pour sortir de l’impasse et faire face à la crise ouverte.

La formation d’un gouvernement apolitique devrait, selon eux, être accompagnée par d’autres mesures d’urgence qui condamnent le recours à la violence, phénomène qui ne pourrait que salir l’image de la Tunisie moderne, tolérante et libre.

Conférence nationale pour définir les contours idéologiques de la violence

Parmi ces mesures, on cite l’organisation d’une conférence nationale réunissant toutes les forces politiques et celles de la société civile dans le but ultime de définir les contours idéologiques de violence politique et les mécanismes de l’endiguer.

La veuve de Chokri Belaid, Basma Khalfaoui prévoit que l’impératif de sécurité commande d’engager une réflexion pour remédier à cette situation. Invitée à un débat télévisé, elle a demandé aux politiciens d’unir les forces afin de lutter contre la violence. « Il me semble que le seul moyen de sortir de l’impasse est d’instaurer les institutions démocrates pour rassurer et combler les carences », a expliqué Basma Khalfaoui.

Un avis partagé par d’autres partis opposants exprimant leur volonté de relever le défi. Actuellement, certains partis à l’instar d’Al-Joumhouri et Al-Massar sont en train de négocier cette proposition qui est devenue une urgence pour y faire face.

Wiem Thebti

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  La montée de la violence

La montée de la violence, les perspectives des élections éloignées et la détérioration du cli-mat général, autant de facteurs qui ont conduit à un crime odieux, celui de l’assassinat du responsable politique et l’un des défenseurs de la démocratie et de la dignité, Chokri Belaid.

Le meurtre de Chokri Belaid, assassiné, mercredi dernier, marquera sans doute un virage dangereux dans le paysage politique en Tunisie qui se trouve aujourd’hui dans une impasse sans précèdent.

Faute de compromis entre le parti au pouvoir « Ennahdha », ses alliés dans le gouvernement et l’opposition, la crise politique s’est aggravée et a constitué un terrain propice à la propagation de la violence politique dans la Tunisie d’après la Révolution.

Recours à la Cours Pénale Internationale

Accueilli par une onde de choc qui a secoué non seulement la Tunisie mais d’autres pays arabes et européens, le meurtre de l’opposant Chokri Belaied est loin d’être considéré comme un dossier clos. Abdennaceur Aouini, avocat et membre du Front Populaire a décla-ré, hier soir sur une chaine privée, que son parti aura recours à la Cours Pénale Internatio-nale.

Pour l’instant, le ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh a condamné le crime, jugé terroriste et « qui ne visait pas seulement la personne de Chokri Belaid, mais la Tunisie toute entière ». Même si les auteurs de l’assassinat sont identifiés, ils ne sont pas encore inculpés.

Les appels à l’ouverture d’enquêtes se multiplient. L’ONG, Human Rights Watch a condam-né le meurtre de l’une des figures politiques majeures de l’opposition, commis à la suite de nombreuses agressions. HRW a appelé les autorités tunisiennes à enquêter sur les circons-tances du meurtre et poursuivre les responsables. Eric Goldstein, directeur adjoint de la divi-sion Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch, considère que l’assassinat est l’incident le plus grave qui se soit produit à ce jour, dans un climat de violence croissante, affirmant que « depuis la révolution, de nombreuses attaques contre des journalistes, des militants de partis politiques, des artistes et de simples citoyens ont été perpétrées. La plu-part n’ont pas fait l’objet d’une enquête, sans même parler de poursuites judiciaires».

Amnesty International a aussi sommé les autorités de mener une enquête approfondie, in-dépendante et impartiale. « Il ne faut pas que les autorités tunisiennes s’imaginent qu’elles peuvent condamner cet homicide puis passer à autre chose » a précisé Hassiba Hadj Sa-hraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty In-ternational. Et d’ajouter : « Seule une enquête totalement indépendante et transparente peut aider à élucider les circonstances du meurtre de Chokri Belaïd. Il faut, aujourd’hui plus que jamais, que justice soit rendue et que cela soit manifeste ».

Comment mettre fin à la spirale de violence ?

Réagissant au meurtre de Chokri Belaid, le chef du gouvernement Hamadi Jebali, a décidé la formation d’un gouvernement apolitique des technocrates sans consulter la direction de son parti Ennahdha. « Il s’agit d’un simple remaniement ministériel pour sauver le pays, dans ce climat particulier », nous a-t-il affirmé avant d’ajouter que « seules les compétences, n’ayant aucune appartenance seront intégrés pour faire face à la crise ».

La formation d’un gouvernement apolitique des technocrates est certes une décision auda-cieuse pour apaiser la tension, mais elle a semé les divisions même au sein de la Troïka.

Entre l’appui d’Ettakatol et les réserves d’Ennahdha et CPR, la décision de Hamadi Jebali suscite encore la polémique.

Le parti au pouvoir « Ennahdha » ainsi que le CPR rejettent cette initiative. Cependant, Ettakatol et d’autres partis politiques opposants et juristes ont salué cette initiative, considérée comme une décision courageuse pour sortir de l’impasse et faire face à la crise ouverte.

La formation d’un gouvernement apolitique devrait, selon eux, être accompagnée par d’autres mesures d’urgence qui condamnent le recours à la violence, phénomène qui ne pourrait que salir l’image de la Tunisie moderne, tolérante et libre.

Conférence nationale pour définir les contours idéologiques de la violence

Parmi ces mesures, on cite l’organisation d’une conférence nationale réunissant toutes les forces politiques et celles de la société civile dans le but ultime de définir les contours idéologiques de violence politique et les mécanismes de l’endiguer.

La veuve de Chokri Belaid, Basma Khalfaoui prévoit que l’impératif de sécurité commande d’engager une réflexion pour remédier à cette situation. Invitée à un débat télévisé, elle a demandé aux politiciens d’unir les forces afin de lutter contre la violence. « Il me semble que le seul moyen de sortir de l’impasse est d’instaurer les institutions démocrates pour rassurer et combler les carences », a expliqué Basma Khalfaoui.

Un avis partagé par d’autres partis opposants exprimant leur volonté de relever le défi. Actuellement, certains partis à l’instar d’Al-Joumhouri et Al-Massar sont en train de négocier cette proposition qui est devenue une urgence pour y faire face.

Wiem Thebti

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