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Le ministre des Affaires étrangères, Khémaies Jhinaoui, effectue une visite de travail à Vienne les 16 et 17 mai à l’invitation de son homologue autrichien, Sebastian Kurz.
Il s’agit de la première visite d’un ministre des Affaires étrangères tunisien depuis 2006, a indiqué lundi un communiqué du ministère. Elle intervient moins d’un an et demi après la visite en Tunisie du président autrichien, Heinz Fischer.
Selon le département des Affaires étrangères, cette visite de travail reflète la solidité des relations d’amitié et de coopération unissant les deux pays et constitue une occasion propice pour identifier les moyens propres à consolider davantage la coopération bilatérale et faire face aux défis communs s’agissant notamment de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme.
Au cours de sa visite de travail à Vienne, le ministre des Affaires étrangères aura une série d’entretiens avec plusieurs hauts responsables autrichiens qui seront l’occasion d’évoquer les relations bilatérales et les perspectives de la coopération tuniso-européenne ainsi que les questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Au niveau multilatéral, Khémaies Jhinaoui rencontrera des responsables d’institutions et organisations internationales siégeant à la capitale autrichienne Vienne dont l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, l’Agence internationale de l’énergie atomique, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Cheikh Anta Gueye a séjourné à Niamey du 3 au 10 mai 2017 pour évaluer l’évolution économique en 2016 et au début de 2017, ainsi que pour examiner avec les autorités les mesures correctives qu’il convient de prendre pour atteindre les objectifs fixés pour fin juin 2017 dans le cadre du programme appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)1. Le programme a été approuvé par le Conseil d’administration le 23 janvier 2017 (voir  Communiqué de presse no 17/18).

À la fin de la visite, M. Gueye a publié la déclaration ci-après :

« Les résultats macroéconomiques du Niger sont globalement satisfaisants. Selon les estimations, la croissance est passée de 4 % en 2015 à 5 % en 2016, grâce à une bonne campagne 2016/17 et à un redressement de la production pétrolière fin 2016. Mais le rythme de l’activité économique est à peine supérieur à la croissance de la population et continue de souffrir des problèmes de sécurité et de la crise humanitaire, de l’évolution défavorable des prix à l’exportation de l’uranium et du pétrole, et des difficultés économiques dans les pays voisins. L’inflation annuelle moyenne est restée maîtrisée à 0,2 % fin 2016. Les perspectives économiques à moyen terme restent favorables, mais sont exposées à des risques liés à la sécurité régionale et aux prix des matières premières.

« L’exécution du budget en 2016 a souffert de moins-values de recettes, qui s’expliquent en partie par l’évolution défavorable dans les secteurs des matières premières et la persistance des problèmes économiques dans les pays voisins. Par ailleurs, les mesures mises en œuvre par l’administration des douanes n’ont pas produit les résultats attendus. À fin décembre 2016, la plupart des objectifs budgétaires ont été atteints, excepté ceux liés aux recettes, qui étaient inférieures de 0,8 % du PIB à l’objectif.

« Les moins-values de recettes ont persisté au premier trimestre de 2017. Le contrôle soutenu des dépenses par le biais de la régulation budgétaire a contribué à maintenir le déficit budgétaire et le financement intérieur en deçà des objectifs du programme appuyé par la FEC. Des progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Les autorités ont notamment bien avancé dans la mise en place du Compte Unique du Trésor, et la mise à jour de la politique nationale du genre de 2008, particulièrement en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et la réduction des inégalités entre hommes et femmes.

« Les autorités ont souligné leur solide attachement au programme et leur détermination à prendre immédiatement les mesures correctives nécessaires pour atteindre les objectifs fixés dans le programme appuyé par la FEC pour fin juin 2017. Il s’agit de mener des contrôles concernant l’impôt sur le revenu et la TVA, d’améliorer le recouvrement des arriérés d’impôts, d’utiliser les valeurs de transaction effectives pour l’évaluation des taxes douanières, et d’empêcher la fraude sur la commercialisation des produits pétroliers et d’améliorer la gestion des exonérations fiscales. Pour le moyen terme, les autorités préparent une stratégie de réduction du déficit budgétaire pour remplir les critères de convergence de l’UEMOA et la mise en place d’un dispositif qui permettra d’améliorer le recouvrement de la TVA.

« La mission a rencontré le Président Issoufou Mahamadou et le Premier Ministre Brigi Rafini, le Ministre des Finances Massoudou Hassoumi, le Ministre Délégué au Budget Ahmat Jidoud, et d’autres hauts cadres de l’administration ainsi que le Directeur national de la BCEAO. L’équipe a rencontré aussi des représentants de la société civile, du secteur privé et des bailleurs de fonds.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse et des entretiens constructifs et productifs. »

[1] La facilité élargie de crédit (FEC) est le principal outil dont dispose le FMI pour accorder une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu. Un financement au titre de la FEC est assorti d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi et d’une échéance finale de dix ans.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré ce matin du mardi 25 avril 2017 qu’il mettra le cap, jeudi prochain, sur Tataouine avec dans ses cartons une flopée de mesures susceptibles d’être concrétisées dans des délais raisonnables, comme ce fut le cas à Sfax. « Nous n’irons pas à Tataouine les mains vides », a-t-il indiqué. Il a tenu ces propos lors de l’inauguration du siège du ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières à l’immeuble de la patrie, l’ancien siège du RCD dissous…

Chahed a toutefois mis le doigt sur le caractère complexe de la situation. « Il y a de gros problèmes et des difficultés qui se sont accumulées au fil du temps », dénonçant, dans la foulée, « des promesses irresponsables » qui ont été faites dans le passé, sans qu’on ne voit un bout de réalisation. Il a déclaré que son équipe a changé de braquet en optant pour le langage de vérité, des visites dans tous les gouvernorats du pays avec des décisions effectives et pragmatiques. « Nous n’allons pas régler tous les problèmes qui se sont accumulés », a dit Chahed, s’engageant à solutionner les problèmes de la jeunesse les plus aigus, notamment le chômage et les disparités régionales.

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Ridha Saïdi, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement chargé du suivi des projets et des programmes publics, est passé sur Express Fm ce lundi 17 avril 2017 pour évoquer les grands dossiers du moment.
A sujet du Fonds Monétaire International, vers lequel tous les regards sont tournés dans la perspective du décaissement de la 2ème tranche du prêt, Saïdi a déclaré : « Nous poursuivons les négociations avec le Fonds monétaire internationale (FMI) ; d’ailleurs dans les jours à venir, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, se déplacera à Washington pour s’entretenir, officiellement, avec les hauts cadres de l’administration centrale américaine et le FMI »

S’agissant de Taoufik Rajhi, le conseiller économique auprès du chef du gouvernement qui pilote le conseil des analyses économiques et fait le suivi des réformes clés, Saïdi a indiqué qu’il accomplit convenablement sa tâche et que la délégation du FMI qui était dernièrement à Tunis a conclu que l’économie du pays fait des sauts qualitatifs…

« La situation des caisses de l’Etat s’est améliorée et cela est illustré par le taux de recouvrement, qui est satisfaisant » a affirmé le ministre conseiller. Ce dernier explique cette embellie par la dynamisme de l’administration fiscale laquelle, selon lui, est dans une bonne logique d’efficacité grâce à la simplification des procédures et à la notion de réforme qui commence à prendre prégnante au sein des services publics…

A propos du contexte général, il a confié que la pays est encore « dans une phase de transition politique et économique » et que « l’instabilité en Libye a des répercussions » sur la Tunisie.

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Le roi du Maroc, Mohammed VI, qui vient de passer des vacances de rêve à Cuba – une semaine – est actuellement du côté de la Floride, aux Etats-Unis… pour des vacances. Il a débarqué à Miami le jeudi avril 2017, rapporte jeuneafrique.com. Mais il n’y a pas que le farniente au menu du périple du souverain marocain, il va également bosser. Des sources proches du Palais royal ont confié au magazine qu’il va rencontrer le président américain, Donald Trump, ce week-end.
Il est indiqué que Mohammed VI sera invité à déjeuner Trump ce dimanche 16 avril.

Après le président égyptien, Abdefettah Al-Sissi, le roi du Maroc sera ainsi le deuxième dirigeant africain à s’entretenir avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, même s’il n’y réside pas vraiment…

A noter que Mohammed VI a quitté Cuba à bord d’un avion du roi Salman d’Arabie Saoudite. A la Havane également il n’a pas chômé, il y a rencontré des dirigeants cubains, de quoi entrevoir un dégel des relations entre les deux pays, mises à mal pendant 37 ans par l’appui affiché de Cuba à la cause du Polisario.

Le déplacement aux USA est d’importance car ce mois d’avril, comme tous les ans, le dossier du Sahara revient sur la table du Conseil de sécurité. Mohammed VI mettra sûrement à profit son entretien avec Trump pour tenter de le faire basculer dans son camp, lui qui n’a encore pris aucune position sur la question…

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Andrew Parmley, lord-maire de la cité de Londres, a confié à Mosaïque FM ce mardi 11 avril 2017 que les entreprises britanniques n’ont nullement l’intention de plier bagage pour s’implanter au Maroc ou dans d’autres pays. Il a indiqué qu’au contraire des compagnies pétrolières telles que Petrofac et Shell vont étendre leur champ d’action en Tunisie.

Par ailleurs il a déclaré que la Grande-Bretagne veut miser sur d’autres secteurs en Tunisie, et pas uniquement dans les hydrocarbures. Il nous a également appris qu’un protocole touchant plusieurs domaines économiques et financiers sera signé avec le gouvernement tunisien…

A rappeler qu’Andrew Parmley est à la tête d’une délégation de 15 hommes d’affaires…

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Casablanca Finance City a un visiteur de choix : Mark Boleat, le président des politiques de la corporation de la puissante City finance de Londres. Le patron du célébrissime centre financier britannique est annoncé dans le royaume ce lundi 10 avril 2017. Et il prendra tout son temps – un séjour de trois jours – pour disséquer les mécanismes et les possibilités de partenariat avec la place financière de la capitale économique du Maroc.

Les excellents résultats de Casablanca Finance City sont certainement arrivés aux oreilles de Boleat. En effet la place financière de Casablanca est devenue la première du continent africain, détrônant Johannesburg. Elle est même la 2ème dans la région Mena, après Dubaï et 30ème à l’échelle mondiale, dépassant de grandes capitales telles Dublin (33ème dans le monde), Kuala Lumpur (35ème), Doha et Amsterdam, respectivement 39ème et 40ème…

Mark Boleat avait fait savoir que le Brexit allait, inéluctablement, détruire des emplois dans le secteur financier britannique, et qu’il est urgent d’explorer d’autres horizons, c’est donc tout à fait logique qu’il se rende chez le leader en Afrique. D’ailleurs il va s’entretenir avec le directeur général de Casablanca Finance city, Saïd Ibrahimi, selon le360.ma.

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La Commission européenne et des institutions financières internationales de premier plan (BEI, BERD, Banque Mondiale, FMI) sont en mission conjointe à Tunis, pour convenir avec le gouvernement tunisien de stratégies prioritaires et de solutions d’investissements durables à l’appui des politiques et projets d’efficacité énergétique en Tunisie.
Cette mission, présentée vendredi 07 avril 2017, lors d’une conférence de presse organisée par la Commission européenne, vise à soutenir des initiatives en matière d’efficacité énergétique et d’investissements dans ce domaine dans des bâtiments situés dans les pays relevant de la politique européenne en matière d’élargissement. Quatre pays pilotes ont été sélectionnés : la Tunisie, la Géorgie, l’Ukraine et la Serbie.
Ont pris part à cette conférence, outre la directrice générale adjointe de la Commission européenne en charge des négociations relatives aux politiques de voisinage et d’élargissement, Katarina Mathernova, en visite à Tunis, les 6 et 7 avril 2017, les partenaires à cette initiative, le directeur de la BEI responsable des opérations dans les pays voisins de l’UE, Heinz Olbers, le directeur associé de l’efficacité énergétique et du changement climatique à la BERD, Remon Zakaria et Ezzedine Khalfallah, consultant à la Banque mondiale.

Cette initiative dans le domaine de l’efficacité énergétique entend reléguer les projets individuels au second plan, pour se concentrer sur une approche globale qui soutient des mesures stratégiques concrètes et favorise une intensification des investissements durables. Lorsqu’elles auront conclu leurs missions dans tous les pays sélectionnés, la Commission européenne et les institutions financières internationales concernées identifieront les mesures favorisant l’efficacité énergétique qu’il conviendra de soutenir dans les bâtiments publics et privés.
Dans son intervention, Katarina Mathernova a affirmé : « nous mettons l’accent aujourd’hui sur l’efficacité énergétique car il s’agit d’un secteur clé du développement durable et de la croissance inclusive qui peut avoir un impact considérable sur l’économie et favoriser la création d’emplois. Le focus étant fait sur le domaine des bâtiments, parce qu’en Tunisie, 50% de l’énergie est consommée dans les bâtiments publics et privés« .
Et de poursuivre : « l’énergie la moins chère, c’est celle qu’on ne consomme pas. Investir dans l’efficacité énergétique est une politique sans regrets qui contribuerait à améliorer sensiblement l’efficacité énergétique des bâtiments et, partant, les conditions de vie des Tunisiens et l’économie du pays »

Mathernova a en outre précisé que « cette mission conjointe intervient en soutien des stratégies d’efficacité énergétique déjà mises en place par les autorités tunisiennes. Nous souhaitons travailler à la fois avec le gouvernement et les acteurs privés actifs dans le domaine de l’efficacité énergétique. L’objectif étant d’apporter des incitations pratiques et financières mais aussi et surtout d’aider à faire changer les comportements vers un plus grand respect des législations existantes et des normes en vigueur« .
Et d’ajouter « c’est un peu prématuré de parler d’une enveloppe précise pour cette initiative. L’apport de cette mission conjointe consistera en dons octroyés par la commission européenne, en prêts accordés par les institutions partenaires, mais également en campagnes de sensibilisation quant à l’importance de la question« .

De son côté, Heinz Olbers a souligné que « la BEI est honorée d’être choisie comme l’institution, chef de file de ce dossier en Tunisie qui a toujours était un pays clé pour la banque. Notre coopération est vieille de plus de 40 ans, durant lesquels 6 milliards d’euros de prêts ont été accordés à la Tunisie. L’année dernière un mémorandum d’entente a été signé entre la BEI et la Tunisie qui porte le montant de ces investissements à 2,5 milliards d’euros pour la période 2016-2020« .
Et de poursuivre « Pour revenir à la problématique de l’efficacité énergétique, je pense que c’est le bon moment d’entreprendre une telle initiative surtout que la BEI s’est engagé, lors de la Cop 21 à consacrer 35% du total de son portefeuille d’intervention aux projets liés aux changements climatiques. Et de ce fait, 35% des 2,5 milliards d’euros consacrés à la Tunisie (2016-2020) devront être orientés aux projets liés aux changements climatiques« .

Olbers a aussi noté que « l’efficacité énergétique constitue l’un des moyens les plus rentables de renforcer la sécurité de l’approvisionnement tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et d’autres polluants. La BEI appuie la transition vers une économie à faible intensité de carbone, respectueuse de l’environnement et à l’épreuve des changements climatiques. Elle consacre au moins 25 % de son portefeuille de prêt à la croissance à faible intensité de carbone et à l’épreuve des changements climatiques. Rien qu’en matière d’efficacité énergétique, le volume des prêts a plus que triplé au cours des cinq dernières années pour atteindre 3,6 milliards d’EUR en 2016. L’année dernière, la Banque a prêté 46,5 millions d’EUR à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz à l’appui de l’extension du réseau de distribution d’électricité actuel et du renforcement de l’efficacité de ses installations. Et la BEI espère financer avantage de projets en Tunisie« .
Toujours selon lui, « la BEI étudie également d’autres formes d’investissement en matière d’efficacité énergétique en Tunisie, visant notamment à améliorer la liquidité des banques locales et à mettre en place un mécanisme de partage des risques avec les banques locales engagées dans le domaine de l’efficacité énergétique. Des discussions sont également engagées avec le gouvernement Tunisien pour un prêt qui se focaliserait sur l’efficacité énergétique des municipalités et qui porterait à la fois sur les bâtiments et les mécanismes d’éclairage public« .

Pour sa part, Ulrich H. Brunnhuber, Chef du Bureau de représentation BEI à Tunis, a affirmé que « l’investissement dans les régions est un axe principal des interventions de la banque en Tunisie et qu’une ligne de crédits au profit de municipalités dans les zones défavorisées est en cours de mise en place et elle vise précisément à soutenir les projets d’efficacité énergétique de municipalités concernées« .

Intervenant, Remon Zakaria a précisé que « pour ce qui de la BERD, l’efficacité énergétique est uns secteur clé au profit duquel elle a investi plus de 21 milliards d’euros. D’ici 2020 l’objectif c’est de consacrer 40% de ses investissent à ce secteur.
L’un des objectifs importants de cette mission conjointe c’est d’identifier les barrières à l’investissement énergétique dans les pays concernés pour pouvoir mobiliser les instruments spécifiques de chaque institution au profit de cette initiative« .

Ezzedine Khalfallah a affirmé, de son côté, que « le renforcement des capacités des différents intervenants de l’efficacité énergétique (municipalités, architectes, entreprises…) figure parmi les priorités de la banque mondiale« , mettant en garde contre les dérapages enregistrés en Tunisie en matière de contrôle des normes et contre l’ampleur prise par le marché parallèle qui favorise l’entrée sur le marché d’équipements énergivores.
Toujours selon lui, « La Banque Mondiale a joué depuis 2005, un rôle majeur dans le domaine de l’efficacité énergétique en Tunisie en mettant un place un projet d’efficacité énergétique dans l’industrie, et elle est disposée à jouer un rôle beaucoup plus soutenu dans le cadre de cette initiative et en matière d’assistance technique et de mise en place de mécanismes innovants de financement« .

TAP

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La Tunisie a étonné et passionné son monde en allumant la mèche du printemps arabe, fait des émules jusque dans les pays asiatiques, ébloui tous les pays déshérités de la terre en portant sur les fonts baptismaux la possibilité de toujours se bâtir un avenir meilleur en partant de très peu… Bref la Tunisie a fait rêver. Cela a créé une vague de sympathie universelle, qui s’est muée en soutien financier international pour relever une économie sinistrée du fait de la chute de la productivité, un relâchement qui est le corollaire de l’éclatement de la chape de plomb vieille de 23 ans. La chose était inéluctable, et donc excusable à bien des égards. Mais depuis l’euphorie est retombée, le sursaut qu’on attend de la Tunisie tarde à venir, 6 ans après le départ du dictateur, le pays est englué dans des soubresauts politiques et sociaux qui empêchent à son exécutif à plusieurs têtes d’avoir de la clairvoyance et de fixer un cap. Donc c’est le pilotage à vue qui prévaut, pour ne pas dire l’improvisation, à défaut d’avoir un axe macroéconomique et politique bien défini. Pourtant les soutiens et amis de la Tunisie sont toujours là…

En ce moment même, George Loukaides, le rapporteur de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), est parmi nous. Il arpente les cercles du pouvoir en Tunisie et prend le pouls de la société civile pour s’assurer que le coeur de la jeune démocratie, bringuebalé par les innombrables tempêtes sociales et changements de gouvernement depuis 6 ans, pulse encore. Loukaides nous l’a dit ce jeudi 30 mars 2017, mais on le savait déjà : La Tunisie dispose de tous les atouts pour décrocher le statut – ou sésame ?? – de « partenaire pour la démocratie » du Conseil de l’Europe. Tiens, encore un autre statut, après celui de « partenaire privilégié », et dont d’ailleurs la Tunisie n’a pas encore vu la couleur, et encore moins les bénéfices ! Mais voilà, c’est toujours ça de pris pour des Tunisiens qui continuent de conjurer l’âpreté de l’après-Révolution. Et pour les Européens, un truc aussi bateau que le statut de « partenaire pour la démocratie », ça mange pas de pain. On fait plaisir, on se fait plaisir, sans que ça n’engage à quoi que ce soit…

Pour bien bétonner son affaire, Loukaides en a rajouté une couche en galvanisant et flattant une Tunisie qui en a bien besoin :  » Au fil des ans, la Tunisie a su mener à bien sa transition démocratique en conduisant le pays vers des élections transparentes et impartiales. Elle s’est engagée dans un processus de réforme politique balisant ainsi la voie à la mise en place d’institutions constitutionnelles solides et pérennes « . Et pour s’assurer que la mayonnaise va bien prendre et que la Tunisie, phare du Maghreb et du Moyen-Orient et rempart contre le terrorisme, ne va pas flancher à cause de l’énorme poids sur ses épaules, le rapporteur de l’APCE a été mandaté pour dire qu’une fois coopté officiellement dans le cercle des démocrates, le pays du jasmin pourra siéger à l’Assemblée de Strasbourg, en y envoyant six parlementaires, elle pourra prendre part à toutes les séances de travail et même, suprême honneur, donner de la voix lors des sessions plénières. Mais attention ! Elle ne pourra pas voter les résolutions. Et oui, il y a des limites quand même…

Encore un placébo, après l’ALECA et le plan Marshall?

Certains pourraient se dire que tous ces « privilèges » aux côtés des 47 Etats européens de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, en plus du Maroc, ne nourrissent pas son homme et qu’à part se défouler, la Tunisie n’y a rien à gagner. Et bien ils sont raison. Et encore ils n’ont pas encore pris connaissance des conditions pour être adoubé par l’APCE : La Tunisie devra « favoriser une participation équitable des femmes et des hommes à la vie publique et politique ainsi que la liberté de culte, la liberté de la presse et d’expression et la démocratie locale et régionale. Le Conseil de l’Europe demande également à la Tunisie de supprimer la peine de mort du code pénal, de lutter contre la corruption et de garantir l’indépendance et l’impartialité des juges« .

Tout ça c’est très bien, c’est même dans l’intérêt de la Tunisie, sauf qu’il faut aussi mesurer le chemin qu’il reste pour y arriver. Pour un pays qui se débat dans de terribles difficultés économiques, qui est obligé d’emprunter à tour de bras pour oxygéner des caisses publiques exsangues, qui n’a pas encore de cap politique avéré du fait de cette direction collégiale hétéroclite – coalition gouvernementale -, le chantier est énorme ! De l’eau aura coulé sous les ponts avant que la Tunisie n’obtienne des résultats tangibles sur les demandes européennes. Cela nous rappelle l’épisode de la virée des autorités européennes au Parlement européen pour présenter le fameux Marshall, assorti d’une ardoise de 20 milliards d’euros, à la charge des Européens, bien entendu. Les Tunisiens sont repartis avec une liste de conditions longue comme le bras. Pour avoir le temps de voir venir, l’UE a mis la barre à un niveau que la Tunisie ne pourra jamais atteindre. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour justifier le fait de ne pas allonger les billets ! On peut aussi y ajouter les exigences folles de l’ALECA (Accord de libre échange complet et approfondi), dont d’ailleurs des experts allemands disent que ça ne fait pas les affaires de la Tunisie.

Tout ça pour dire que les Européens, donneurs de leçons devant l’Eternel, ont la fâcheuse tendance à aller plus vite que la musique de la Tunisie et à lui demander plus qu’elle ne peut donner, eux qui sont confortablement assis sur des siècles de démocratie, avec d’ailleurs ses ratés jusqu’à maintenant. Il est peut-être temps d’harmoniser avec la Tunisie, de tenter d’aller à son rythme et d’éviter de la stresser, de la brusquer. C’est aussi cela le partenariat, et pas uniquement des cours magistraux…

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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les « amis » et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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Sheikha Moza bint Nasser Al Missned, la mère de l’Emir du Qatar et membre du groupe de défense des objectifs du développement à l’ONU, visitera bientôt la Tunisie sur invitation de Youssef Chahed, chef du gouvernement.

Selon Mosaïque fm, elle ira voir un ensemble de projets en Tunisie et se fera une idée sur la contribution de la société civile dans le développement et l’amélioration des programmes lancés.

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Les autorités tunisiennes surveillent comme du lait sur le feu tous les soubresauts des régions du Centre et du Sud, guettant la moindre étincelle, sait-on jamais. La Révolution de 2011 avait commencé comme ça, après tout. Alors quand le chef du gouvernement, Youssef Chahed, se rend dans ces parties du pays, il le fait à grand renfort de responsables pour tenter de calmer la grogne des populations, lesquelles continuent de clamer que le compte n’y est toujours pas 6 ans après le soulèvement populaire qui a conduit au départ précipité de Ben Ali. En janvier dernier, Chahed avait dépêché ses ministres à Ben Guerdane pour tenter de calmer les protestataires. Il y est allé lui-même ce mardi 07 mars 2017, à l’occasion du premier anniversaire des événements de Ben Guerdane. Et les annonces ont fusé : des recrutements, une aide financière, un complexe culturel et sportif, une zone industrielle, etc. Elles viennent s’ajouter à celles d’hier lundi à Médenine. Suffisant pour que les régions du Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le Kef), qui ne sont guère mieux loties que leurs consoeurs du Centre et du Sud, se rappellent au bon souvenir du gouvernement…

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu, ce mardi, pour la première fois, une séance plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement des gouvernorats du nord-ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le kef), en présence des ministres des Finances, du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Santé, de la Formation et l’Emploi.
La commission du développement régional a présenté, au cours de cette première séance qui sera suivie d’autres devant être consacrées à d’autres régions, un rapport préparé, suite à des visites sur terrain effectuées dans les régions par les membres de la commission.
Ce rapport rapporte les principales difficultés financières, foncières et juridiques qui font obstacle au développement dans les régions précitées.
Il contient également les points de vue et recommandations suggérées par des responsables régionaux et des représentants des organisations nationales ainsi que des associations civiles et des députés des régions concernées.

Gouvernorat de Béja

La commission a demandé au chef du gouvernement d’effectuer une visite à ce gouvernorat, recommandant de tenir une réunion pour traiter des questions liées à l’agriculture au nord ouest en présence du ministres de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et de prendre des mesures exceptionnelles en adéquation avec la situation du développement en Tunisie.
Elle a suggéré d’accorder de réelles prérogatives aux régions et à créer par la suite des mécanismes afin de surmonter les difficultés en matière de réalisation des projets publics de développement, de faciliter l’investissement et de transformer le gouvernorat de Béja en un pôle de développement interrégional et national.
La commission a insisté sur la nécessité d’adapter les priorités aux projets programmés en faveur de la région dans le cadre du plan de développement (2016-2020), moyennant le recours à l’approche participative au niveau du conseil régional.

Au niveau juridique, il importe d’accélérer l’adoption du projet de loi relatif à des jugements exceptionnels pour exécuter avec la rapidité requise les grands projets.
Le ministère des Finances a recommandé de faciliter les procédures de financements des jeunes investisseurs et à réviser l’orientation des financements de la Banque nationale agricole (le taux de la contribution aux crédits nationaux agricoles ne dépasse pas 12%).
Le rapport a appelé le ministère de l’Agriculture à trouver des solutions à l’endommagement de l’agriculture dans la région, à cause de l’importation et du dumping du marché par les tournesols bancs et la création d’une unité de séchage du lait pour résorber l’excédent de la production laitière et la construction d’un port de pêche.

La commission a requis du ministère de l’Industrie et du Commerce de créer un pôle industriel dans la région, pour résoudre les problèmes de l’usine de sucre.
Concernant le ministère du Tourisme, la commission a demandé de valoriser les côtes de la région de Nefza , de mettre en place un commissariat régional au tourisme et un pôle technologique des télécommunications à Béja

Gouvernorat de Jendouba

La commission a recommandé, dans son rapport, de créer un centre régional de lutte contre les catastrophes naturelles, soulignant l’absence d’un climat favorable au développement de l’investissement marqué par la détérioration de l’infrastructure de base, le manque d’éclairage, de télécommunications, de routes, de gaz naturel…).
Elle appelé à l’amendement du code des forêts et l’accélération de la concrétisation de l’expropriation pour cause d’utilité publique.
Elle a recommandé au ministère du Transport de résoudre les problèmes de l’Aéroport international de Tabarka-Aïn Draham et au ministère des Finances de soutenir les jeunes investisseurs, à travers la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).
La commission a appelé le département de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à réhabiliter le réseau d’irrigation, à intervenir pour mettre fin à la fuite des eaux du barrage Oued El Kebir et à l’annulation des dettes des agriculteurs cumulées à cause du non paiement des factures d’eau.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce est, quant à lui, appelé à finaliser l’aménagement des zones industrielles dans la région et à étudier la possibilité de l’ouverture des usines fermées, à l’instar de l’usine des minoteries du Nord et de la société de la sidérurgie (el Fouledh) à Ghar Dimaou.
Concernant le ministère de l’Equipement et de l’Habitat, la commission a préconisé de parachever la réalisation de l’autoroute et la route périphérique ainsi que la mise en place du téléphérique et d’une unité hospitalière à Béni Mtir.

Gouvernorat du Kef

La commission a appelé le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des régions, à reprendre l’investissement dans les régions de l’intérieur dans des secteurs prometteurs qui répondent aux spécificités des régions du Nord Ouest et à inciter à la création de projets privés ainsi que la concrétisation de la loi sur le Partenariat Public/Privé (PPP).
Elle a recommandé au département des Finances l’accélération de la création d’une banque régionale de développement et au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche de créer une usine de transformation des produits agricoles et de réhabiliter les périmètres irrigués.
La commission a appelé le ministère de l’Industrie et du Commerce à accélérer la réalisation de l’usine de Sra Ouertane, créer de nouvelles zones industrielles, mettre en place des zones de libre-échange avec l’Algérie au niveau des délégations frontalières (Sakiet Sidi Youssef, Kalaat Senan…).

Gouvernorat de Siliana

Dans son rapport, la commission a appelé le gouvernement à tenir des réunions ministérielles sectorielles dans les régions et à pendre des dispositions exceptionnelles afin de soutenir davantage les prérogatives des responsables régionaux. Elle a évoqué la faiblesse des enveloppes consacrées aux conseils régionaux et la détérioration du taux d’encadrement au sein des administrations régionales, outre l’absence de sociétés de promotion immobilière.
S’agissant des questions légales et réglementaires, elle a recommandé l’accélération de l’élaboration des décrets d’application du nouveau code d’investissement.

La commission a en outre demandé à trouver des solutions au projet des canaux en fer qui seront installés à Bou Arada (gouvernorat de Siliana), outre le renforcement des zones industrielles situées dans les délégations couvertes par le réseau de voie ferrées. Il s’agit, également, de créer un commissariat régional au tourisme et d’exploiter les résidences déjà réalisées à Kisra et Ain Bousadya, en plus de la création de projets d’exploitation des substances utiles dont regorge la région.

Les députés mettent la pression

Des députés de l’ARP ont appelé le gouvernement à accélérer la mise en application des décisions « cumulées » concernant la réalisation de projets de développement dans ces régions et exhorté l’Etat à intervenir « sérieusement » pour sauver « le reste des usines en service dans la région ».
Le député, Ahmed Mechergui (Ennahdha), a mis l’accent sur le secteur agricole qui représente, selon lui, la locomotive de l’économie dans la région de Jendouba, accusant le ministère de l’Agriculture d’être à l’origine de l’endettement des agriculteurs. « Le département de l’Agriculture a négligé la maintenance des réseaux d’irrigation, ce qui a engendré la dégradation de 21 mille ha de périmètres irrigués (seulement 19 mille ha sont exploités du total de 40 mille ha).
Mechergui a appelé à accorder davantage d’importance à la production laitière et à investir dans le séchage du lait et dans la culture du canne à sucre, soulignant la nécessité d’accorder davantage d’intérêt aux forêts qui abritent la majorité des habitants des zones rurales soit 73% du total des habitants de la région du nord-ouest.

De son côté, Mongi Harbaoui a appelé à mettre en application les décisions du conseil ministériel, tenu le 15 avril 2015, concernant la rénovation et la modernisation du réseau des chemins de fer et à accélérer la réalisation des zones industrielles afin de soutenir les entreprises économiques de la région.

Noureddine Ben Achour (Machroua Tounes) a souligné l’impératif d’accorder davantage d’importance aux industries de transformation des produits agricoles et ce à travers la simplification des procédures administratives afin d’encourager les investisseurs.

Abdellatif Mekki (Ennahdha), a évoqué la persistance de la pauvreté dans cette région malgré ses nombreuses richesses naturelles, humaines, culturelles et archéologiques. Il a rappelé, dans ce cadre, que les agriculteurs de la région n’ont obtenu que 80 mille dinars de l’ensemble des indemnisations décidées en 2015 et estimées à 4 millions de dinars.

Le député Jilani Hammami (Front populaire) a appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités et à créer des projets pour valoriser le potentiel agricole, touristique et industriel du gouvernorat de Siliana et à ne pas se contenter des initiatives privées qui sont vouées à l’échec étant donné l’absence des plus simples fondements de développement.
Il a insisté sur la nécessité d’adopter un nouveau plan de développement pour faire sortir la région de la marginalisation et lutter contre la pauvreté et le chômage.

Sami Fatnassi (Ennahdha) a recommandé la simplification des procédures pour le lancement de projets dans le gouvernorat de Béja, à ouvrir des canaux de financements clairs et transparents avec les banques commerciales, à renforcer les équipements écologiques, à réhabiliter les terres abandonnées et à créer une institution de services qui englobe la Steg, la SONEDE et d’autres entreprises de services publics.

La députée Najla Saadaoui (Nidaa Tounes) a appelé, quant à elle, à réviser les prix référentiels du lait et des céréales et à créer un port de pêche ainsi qu’à fournir l’eau potable pour tous les habitants du gouvernorat.

TAP

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Selon un communiqué rendu public ce vendredi 24 février par la présidence de la République, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a reçu ce matin Mohssen Marzouk, secrétaire général du mouvement Projet de la Tunisie (Machrou Tounes).

Dans une déclaration faite aux médias, Mohsen Marzouk a déclaré que cette rencontre a porté sur les affaires d’ordre national et sur les déplacements effectués récemment par son parti.

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C’est l’histoire d’une diplomatie parallèle qui ne dit pas son nom et qui surtout provoque des sons de cloche différents. Bref, c’est la cacophonie quoi, dont on aurait si le dossier n’était pas aussi important. Machrou Tounes, conduit par Mohsen Marzouk, a cru bien faire en dépêchant en Libye une délégation pour s’entretenir, ce mercredi 22 février 2017, avec le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi. But de la manoeuvre : Prendre le pouls de la situation dans la région et plancher sur la lutte commune contre le terrorisme…

Marzouk avait déclaré qu’il avait informé au préalable le chef de l’Etat tunisien de sa démarche et qu’il ira le voir à son retour pour évoquer les retombées de sa visite. Sauf que, patatras, la présidence de la République vient de faire savoir qu’elle ne savait rien de ce déplacement. Quand on vous disait que c’est la cacophonie…

En tout cas ce qui est sûr c’est que tout ça apporte de l’eau au moulin du chef du bloc parlementaire Ennahdha, Noureddine Bhiri, qui est monté au front à la Radio nationale hier pour dire que son mouvement était pointé du doigt à tort et que ceux qui s’adonnent vraiment à la diplomatie parallèle ne sont pas dénoncés…

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La Chancelière allemande

La présidence algérienne a annoncé que la visite de la chancelière allemande Angela Merkel en Algérie a été reportée à cause de «l’indisponibilité temporaire» du président algérien Abdelaziz Bouteflika due à une «bronchite chronique».

 «Les autorités algériennes et allemandes ont convenu ce jour, d’un commun accord, du report de la visite officielle que devait effectuer en Algérie» la chancelière allemande, a précisé la présidence dans un communiqué. Mme Merkel devait arriver à Alger en fin de journée.

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Le moins qu’on puisse dire est que la toute première visite du roi du Maroc, Mohammed VI, au Ghana est une réussite totale. Pas moins de 25 accords entre les deux pays ont été paraphés hier vendredi 17 février, lors d’une cérémonie au palais présidentiel à Accra. Il y a dans le paquet des accords gouvernementaux, mais la plupart des contrats scellés sont des partenariats public-privé, dans divers secteurs, de quoi donner un sacré coup de fouet aux échanges commerciaux entre les deux pays, très en-dessous du gros potentiel des deux économies…

Mohammed VI a longtemps boudé le Ghana à cause de son soutien affiché au Polisario. Mais avec l’élection de Nana Akufo-Addo, en décembre 2016, une nouvelle page entre les deux nations est tout à fait envisageable. Et ça commence plutôt bien !

Après le Ghana, le souverain marocain mettra le cap sur la Zambie, le Kenya, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée…

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Mieux vaut tard que jamais. C’est ce que doivent se dire les présidents français et djiboutien, François Hollande et Ismaïl Omar Guelleh, qui ont, enfin, décidé de se rencontrer, au palais de l’Elysée, en France. Guelleh y est annoncé pour une visite officielle, ce 28 février, rapporte Jeune Afrique.
Tous les rendez-vous entre les deux hommes programmés auparavant ont capoté, pour « incompatibilités d’agenda », dit-on. La dernière fois c’était en décembre 2016, quand Guelleh, pour son premier déplacement officiel depuis sa réélection, s’est rendu en Égypte pour voir Abdel Fattah al-Sissi. Ils se sont loupés aussi en janvier 2016, quand le président français a mis le cap sur l’Inde. Certes le président djiboutien est allé en France en 2011 dans le cadre d’une visite de travail, il a croisé Hollande à plusieurs reprises dans les sommets internationaux, mais ils ne se sont jamais rencontrés pour évoquer les liens bilatéraux. Cette fois c’est la bonne, certes à quelques mois de la fin et ultime mandat du chef de l’Etat français, mais les deux hommes ne vont pas bouder leur plaisir au regard du gros potentiel de la coopération entre les deux pays…

Guelleh fera le déplacement avec les ministres clés de son gouvernement et séjournera dans la capitale française, Paris, pendant trois jours. Il est attendu au Sénat et au Medef (la principale centrale patronale française), pour des entretiens avec des chefs d’entreprise. L’affaire est d’importance car l’économie djiboutienne est trustée actuellement par le boom des activités portuaires et les transports. La Banque Mondiale prédit une croissance qui pourrait s’envoler jusqu’à 7% entre 2017 et 2019. Par ailleurs les autorités ont mis sur les rails « Djibouti Silk Road Station », une zone franche industrielle de 3 500 hectares, une des plus vastes du continent…

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Le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, sera en visite en Tunisie les 30 et 31 mars 2017, rapporte Shems fm.
L’ambassadeur français à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, a affirmé que cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des accords signés lors de la conférence internationale « Tunisia 2020 », a indiqué la même source.

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Mehdi Jomaa a rendu visite au secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi, hier mercredi 15 février 2017, au siège de la centrale syndicale. La discussion, qui a duré une heure 30 minutes, a porté sur la situation économique et sociale et les solutions pour sortir de la crise par le haut.

Ce déplacement avait aussi un tout autre enjeu : Montrer que les relations entre Jomaa et l’UGTT sont au beau fixe après la sortie musclée de l’ex-patron de la centrale syndicale, Houcine Abassi, qui a déclaré que l’ancien chef du gouvernement, dont il avait lui-même proposé le nom, avait failli torpiller le dialogue national en convoitant le fauteuil du palais de Carthage…

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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