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Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les « amis » et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

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Sheikha Moza bint Nasser Al Missned, la mère de l’Emir du Qatar et membre du groupe de défense des objectifs du développement à l’ONU, visitera bientôt la Tunisie sur invitation de Youssef Chahed, chef du gouvernement.

Selon Mosaïque fm, elle ira voir un ensemble de projets en Tunisie et se fera une idée sur la contribution de la société civile dans le développement et l’amélioration des programmes lancés.

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Les autorités tunisiennes surveillent comme du lait sur le feu tous les soubresauts des régions du Centre et du Sud, guettant la moindre étincelle, sait-on jamais. La Révolution de 2011 avait commencé comme ça, après tout. Alors quand le chef du gouvernement, Youssef Chahed, se rend dans ces parties du pays, il le fait à grand renfort de responsables pour tenter de calmer la grogne des populations, lesquelles continuent de clamer que le compte n’y est toujours pas 6 ans après le soulèvement populaire qui a conduit au départ précipité de Ben Ali. En janvier dernier, Chahed avait dépêché ses ministres à Ben Guerdane pour tenter de calmer les protestataires. Il y est allé lui-même ce mardi 07 mars 2017, à l’occasion du premier anniversaire des événements de Ben Guerdane. Et les annonces ont fusé : des recrutements, une aide financière, un complexe culturel et sportif, une zone industrielle, etc. Elles viennent s’ajouter à celles d’hier lundi à Médenine. Suffisant pour que les régions du Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le Kef), qui ne sont guère mieux loties que leurs consoeurs du Centre et du Sud, se rappellent au bon souvenir du gouvernement…

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu, ce mardi, pour la première fois, une séance plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement des gouvernorats du nord-ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le kef), en présence des ministres des Finances, du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Santé, de la Formation et l’Emploi.
La commission du développement régional a présenté, au cours de cette première séance qui sera suivie d’autres devant être consacrées à d’autres régions, un rapport préparé, suite à des visites sur terrain effectuées dans les régions par les membres de la commission.
Ce rapport rapporte les principales difficultés financières, foncières et juridiques qui font obstacle au développement dans les régions précitées.
Il contient également les points de vue et recommandations suggérées par des responsables régionaux et des représentants des organisations nationales ainsi que des associations civiles et des députés des régions concernées.

Gouvernorat de Béja

La commission a demandé au chef du gouvernement d’effectuer une visite à ce gouvernorat, recommandant de tenir une réunion pour traiter des questions liées à l’agriculture au nord ouest en présence du ministres de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et de prendre des mesures exceptionnelles en adéquation avec la situation du développement en Tunisie.
Elle a suggéré d’accorder de réelles prérogatives aux régions et à créer par la suite des mécanismes afin de surmonter les difficultés en matière de réalisation des projets publics de développement, de faciliter l’investissement et de transformer le gouvernorat de Béja en un pôle de développement interrégional et national.
La commission a insisté sur la nécessité d’adapter les priorités aux projets programmés en faveur de la région dans le cadre du plan de développement (2016-2020), moyennant le recours à l’approche participative au niveau du conseil régional.

Au niveau juridique, il importe d’accélérer l’adoption du projet de loi relatif à des jugements exceptionnels pour exécuter avec la rapidité requise les grands projets.
Le ministère des Finances a recommandé de faciliter les procédures de financements des jeunes investisseurs et à réviser l’orientation des financements de la Banque nationale agricole (le taux de la contribution aux crédits nationaux agricoles ne dépasse pas 12%).
Le rapport a appelé le ministère de l’Agriculture à trouver des solutions à l’endommagement de l’agriculture dans la région, à cause de l’importation et du dumping du marché par les tournesols bancs et la création d’une unité de séchage du lait pour résorber l’excédent de la production laitière et la construction d’un port de pêche.

La commission a requis du ministère de l’Industrie et du Commerce de créer un pôle industriel dans la région, pour résoudre les problèmes de l’usine de sucre.
Concernant le ministère du Tourisme, la commission a demandé de valoriser les côtes de la région de Nefza , de mettre en place un commissariat régional au tourisme et un pôle technologique des télécommunications à Béja

Gouvernorat de Jendouba

La commission a recommandé, dans son rapport, de créer un centre régional de lutte contre les catastrophes naturelles, soulignant l’absence d’un climat favorable au développement de l’investissement marqué par la détérioration de l’infrastructure de base, le manque d’éclairage, de télécommunications, de routes, de gaz naturel…).
Elle appelé à l’amendement du code des forêts et l’accélération de la concrétisation de l’expropriation pour cause d’utilité publique.
Elle a recommandé au ministère du Transport de résoudre les problèmes de l’Aéroport international de Tabarka-Aïn Draham et au ministère des Finances de soutenir les jeunes investisseurs, à travers la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).
La commission a appelé le département de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à réhabiliter le réseau d’irrigation, à intervenir pour mettre fin à la fuite des eaux du barrage Oued El Kebir et à l’annulation des dettes des agriculteurs cumulées à cause du non paiement des factures d’eau.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce est, quant à lui, appelé à finaliser l’aménagement des zones industrielles dans la région et à étudier la possibilité de l’ouverture des usines fermées, à l’instar de l’usine des minoteries du Nord et de la société de la sidérurgie (el Fouledh) à Ghar Dimaou.
Concernant le ministère de l’Equipement et de l’Habitat, la commission a préconisé de parachever la réalisation de l’autoroute et la route périphérique ainsi que la mise en place du téléphérique et d’une unité hospitalière à Béni Mtir.

Gouvernorat du Kef

La commission a appelé le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des régions, à reprendre l’investissement dans les régions de l’intérieur dans des secteurs prometteurs qui répondent aux spécificités des régions du Nord Ouest et à inciter à la création de projets privés ainsi que la concrétisation de la loi sur le Partenariat Public/Privé (PPP).
Elle a recommandé au département des Finances l’accélération de la création d’une banque régionale de développement et au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche de créer une usine de transformation des produits agricoles et de réhabiliter les périmètres irrigués.
La commission a appelé le ministère de l’Industrie et du Commerce à accélérer la réalisation de l’usine de Sra Ouertane, créer de nouvelles zones industrielles, mettre en place des zones de libre-échange avec l’Algérie au niveau des délégations frontalières (Sakiet Sidi Youssef, Kalaat Senan…).

Gouvernorat de Siliana

Dans son rapport, la commission a appelé le gouvernement à tenir des réunions ministérielles sectorielles dans les régions et à pendre des dispositions exceptionnelles afin de soutenir davantage les prérogatives des responsables régionaux. Elle a évoqué la faiblesse des enveloppes consacrées aux conseils régionaux et la détérioration du taux d’encadrement au sein des administrations régionales, outre l’absence de sociétés de promotion immobilière.
S’agissant des questions légales et réglementaires, elle a recommandé l’accélération de l’élaboration des décrets d’application du nouveau code d’investissement.

La commission a en outre demandé à trouver des solutions au projet des canaux en fer qui seront installés à Bou Arada (gouvernorat de Siliana), outre le renforcement des zones industrielles situées dans les délégations couvertes par le réseau de voie ferrées. Il s’agit, également, de créer un commissariat régional au tourisme et d’exploiter les résidences déjà réalisées à Kisra et Ain Bousadya, en plus de la création de projets d’exploitation des substances utiles dont regorge la région.

Les députés mettent la pression

Des députés de l’ARP ont appelé le gouvernement à accélérer la mise en application des décisions « cumulées » concernant la réalisation de projets de développement dans ces régions et exhorté l’Etat à intervenir « sérieusement » pour sauver « le reste des usines en service dans la région ».
Le député, Ahmed Mechergui (Ennahdha), a mis l’accent sur le secteur agricole qui représente, selon lui, la locomotive de l’économie dans la région de Jendouba, accusant le ministère de l’Agriculture d’être à l’origine de l’endettement des agriculteurs. « Le département de l’Agriculture a négligé la maintenance des réseaux d’irrigation, ce qui a engendré la dégradation de 21 mille ha de périmètres irrigués (seulement 19 mille ha sont exploités du total de 40 mille ha).
Mechergui a appelé à accorder davantage d’importance à la production laitière et à investir dans le séchage du lait et dans la culture du canne à sucre, soulignant la nécessité d’accorder davantage d’intérêt aux forêts qui abritent la majorité des habitants des zones rurales soit 73% du total des habitants de la région du nord-ouest.

De son côté, Mongi Harbaoui a appelé à mettre en application les décisions du conseil ministériel, tenu le 15 avril 2015, concernant la rénovation et la modernisation du réseau des chemins de fer et à accélérer la réalisation des zones industrielles afin de soutenir les entreprises économiques de la région.

Noureddine Ben Achour (Machroua Tounes) a souligné l’impératif d’accorder davantage d’importance aux industries de transformation des produits agricoles et ce à travers la simplification des procédures administratives afin d’encourager les investisseurs.

Abdellatif Mekki (Ennahdha), a évoqué la persistance de la pauvreté dans cette région malgré ses nombreuses richesses naturelles, humaines, culturelles et archéologiques. Il a rappelé, dans ce cadre, que les agriculteurs de la région n’ont obtenu que 80 mille dinars de l’ensemble des indemnisations décidées en 2015 et estimées à 4 millions de dinars.

Le député Jilani Hammami (Front populaire) a appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités et à créer des projets pour valoriser le potentiel agricole, touristique et industriel du gouvernorat de Siliana et à ne pas se contenter des initiatives privées qui sont vouées à l’échec étant donné l’absence des plus simples fondements de développement.
Il a insisté sur la nécessité d’adopter un nouveau plan de développement pour faire sortir la région de la marginalisation et lutter contre la pauvreté et le chômage.

Sami Fatnassi (Ennahdha) a recommandé la simplification des procédures pour le lancement de projets dans le gouvernorat de Béja, à ouvrir des canaux de financements clairs et transparents avec les banques commerciales, à renforcer les équipements écologiques, à réhabiliter les terres abandonnées et à créer une institution de services qui englobe la Steg, la SONEDE et d’autres entreprises de services publics.

La députée Najla Saadaoui (Nidaa Tounes) a appelé, quant à elle, à réviser les prix référentiels du lait et des céréales et à créer un port de pêche ainsi qu’à fournir l’eau potable pour tous les habitants du gouvernorat.

TAP

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Selon un communiqué rendu public ce vendredi 24 février par la présidence de la République, le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a reçu ce matin Mohssen Marzouk, secrétaire général du mouvement Projet de la Tunisie (Machrou Tounes).

Dans une déclaration faite aux médias, Mohsen Marzouk a déclaré que cette rencontre a porté sur les affaires d’ordre national et sur les déplacements effectués récemment par son parti.

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C’est l’histoire d’une diplomatie parallèle qui ne dit pas son nom et qui surtout provoque des sons de cloche différents. Bref, c’est la cacophonie quoi, dont on aurait si le dossier n’était pas aussi important. Machrou Tounes, conduit par Mohsen Marzouk, a cru bien faire en dépêchant en Libye une délégation pour s’entretenir, ce mercredi 22 février 2017, avec le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi. But de la manoeuvre : Prendre le pouls de la situation dans la région et plancher sur la lutte commune contre le terrorisme…

Marzouk avait déclaré qu’il avait informé au préalable le chef de l’Etat tunisien de sa démarche et qu’il ira le voir à son retour pour évoquer les retombées de sa visite. Sauf que, patatras, la présidence de la République vient de faire savoir qu’elle ne savait rien de ce déplacement. Quand on vous disait que c’est la cacophonie…

En tout cas ce qui est sûr c’est que tout ça apporte de l’eau au moulin du chef du bloc parlementaire Ennahdha, Noureddine Bhiri, qui est monté au front à la Radio nationale hier pour dire que son mouvement était pointé du doigt à tort et que ceux qui s’adonnent vraiment à la diplomatie parallèle ne sont pas dénoncés…

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La Chancelière allemande

La présidence algérienne a annoncé que la visite de la chancelière allemande Angela Merkel en Algérie a été reportée à cause de «l’indisponibilité temporaire» du président algérien Abdelaziz Bouteflika due à une «bronchite chronique».

 «Les autorités algériennes et allemandes ont convenu ce jour, d’un commun accord, du report de la visite officielle que devait effectuer en Algérie» la chancelière allemande, a précisé la présidence dans un communiqué. Mme Merkel devait arriver à Alger en fin de journée.

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Le moins qu’on puisse dire est que la toute première visite du roi du Maroc, Mohammed VI, au Ghana est une réussite totale. Pas moins de 25 accords entre les deux pays ont été paraphés hier vendredi 17 février, lors d’une cérémonie au palais présidentiel à Accra. Il y a dans le paquet des accords gouvernementaux, mais la plupart des contrats scellés sont des partenariats public-privé, dans divers secteurs, de quoi donner un sacré coup de fouet aux échanges commerciaux entre les deux pays, très en-dessous du gros potentiel des deux économies…

Mohammed VI a longtemps boudé le Ghana à cause de son soutien affiché au Polisario. Mais avec l’élection de Nana Akufo-Addo, en décembre 2016, une nouvelle page entre les deux nations est tout à fait envisageable. Et ça commence plutôt bien !

Après le Ghana, le souverain marocain mettra le cap sur la Zambie, le Kenya, le Mali, la Côte d’Ivoire et la Guinée…

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Mieux vaut tard que jamais. C’est ce que doivent se dire les présidents français et djiboutien, François Hollande et Ismaïl Omar Guelleh, qui ont, enfin, décidé de se rencontrer, au palais de l’Elysée, en France. Guelleh y est annoncé pour une visite officielle, ce 28 février, rapporte Jeune Afrique.
Tous les rendez-vous entre les deux hommes programmés auparavant ont capoté, pour « incompatibilités d’agenda », dit-on. La dernière fois c’était en décembre 2016, quand Guelleh, pour son premier déplacement officiel depuis sa réélection, s’est rendu en Égypte pour voir Abdel Fattah al-Sissi. Ils se sont loupés aussi en janvier 2016, quand le président français a mis le cap sur l’Inde. Certes le président djiboutien est allé en France en 2011 dans le cadre d’une visite de travail, il a croisé Hollande à plusieurs reprises dans les sommets internationaux, mais ils ne se sont jamais rencontrés pour évoquer les liens bilatéraux. Cette fois c’est la bonne, certes à quelques mois de la fin et ultime mandat du chef de l’Etat français, mais les deux hommes ne vont pas bouder leur plaisir au regard du gros potentiel de la coopération entre les deux pays…

Guelleh fera le déplacement avec les ministres clés de son gouvernement et séjournera dans la capitale française, Paris, pendant trois jours. Il est attendu au Sénat et au Medef (la principale centrale patronale française), pour des entretiens avec des chefs d’entreprise. L’affaire est d’importance car l’économie djiboutienne est trustée actuellement par le boom des activités portuaires et les transports. La Banque Mondiale prédit une croissance qui pourrait s’envoler jusqu’à 7% entre 2017 et 2019. Par ailleurs les autorités ont mis sur les rails « Djibouti Silk Road Station », une zone franche industrielle de 3 500 hectares, une des plus vastes du continent…

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Le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, sera en visite en Tunisie les 30 et 31 mars 2017, rapporte Shems fm.
L’ambassadeur français à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, a affirmé que cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des accords signés lors de la conférence internationale « Tunisia 2020 », a indiqué la même source.

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Mehdi Jomaa a rendu visite au secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi, hier mercredi 15 février 2017, au siège de la centrale syndicale. La discussion, qui a duré une heure 30 minutes, a porté sur la situation économique et sociale et les solutions pour sortir de la crise par le haut.

Ce déplacement avait aussi un tout autre enjeu : Montrer que les relations entre Jomaa et l’UGTT sont au beau fixe après la sortie musclée de l’ex-patron de la centrale syndicale, Houcine Abassi, qui a déclaré que l’ancien chef du gouvernement, dont il avait lui-même proposé le nom, avait failli torpiller le dialogue national en convoitant le fauteuil du palais de Carthage…

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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Une délégation d’entrepreneurs italiens effectuera prochainement une mission de prospection en Tunisie.
D’après le quotidien « Achourouk » dans son édition de ce vendredi 20 janvier, cette visite vient suite à l’invitation du mouvement Machrou Tounes (Projet de la Tunisie).
Pour rappel, ce voyage vient à un moment où le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a visité jeudi 19 janvier 2017 Tunis. Durant cette visite axé principalement sur les migrations et le tourisme, il a effectué une série de rencontres institutionnelles 11_avec les principales autorités du pays.

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Une zone industrielle sera bientôt mise en place à Ben Guerdane. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia.
Dans une déclaration accordée à Jawhra fm, il a d’autre part indiqué que les négociations se poursuivent avec les autorités libyennes afin d’assurer la réouverture du passage frontalier de Ras Jedir. Pour rappel, Ben Gharbia, avec d’autres ministres, est actuellement en visite à Ben Guerdane dans une tentative d’apaiser la situation, et d’écouter les préoccupations des habitants de cette région.

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Une délégation gouvernementale se rendra, ce vendredi 13 janvier 2017, à Médenine et plus précisément à la délégation de Ben Guerdane. C’est ce qu’a déclaré le gouverneur de Médenine, Taher Matmati lors de son passage sur Mosaïque fm.

Composée d’Abid Briki, de Mehdi Ben Gharbia et d’un représentant du ministère des Affaires étrangères, cette délégation œuvre à résoudre les problèmes confrontés au niveau du point de passage frontalier de Ras Jedir Le gouverneur n’a pas par ailleurs écarté une éventuelle signature d’un accord avec la partie libyenne de manière à dépasser cette situation.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi (BCE), s’est rendu chez son « frère » et voisin algérien, Abdelaziz Bouteflika, hier jeudi 15 décembre 2016, pour « une visite d’amitié et de travail », dit-on. De la rencontre entre les deux hommes il nous est resté ces propos de BCE, assez laconiques du reste, rapportés par la TAP : « La coopération sécuritaire entre la Tunisie et l’Algérie a contribué, de manière significative, à accroître les capacités des deux pays en matière de lutte contre le terrorisme et le crime organisé particulièrement dans les zones frontalières ». On n’en saura pas plus. Le président tunisien a bien fait une incursion, une petite, sur les aspects économiques de ce voyage (« La Tunisie aspire à une plus grande intégration économique avec l’Algérie, aux fins de construire un partenariat stratégique, solidaire et durable dans l’intérêt des deux peuples frères »), mais ça ne vole pas très haut du fait qu’on n’a aucun détail sur les dossiers abordés concrètement, sur les hommes d’affaires qui auraient éventuellement fait le déplacement avec lui, et encore moins sur un calendrier ou un échéancier pour sceller des partenariats dont les deux pays ont cruellement besoin en ce moment.
Bon, il y a bien les envolées lyriques sur les liens « historiques » entre les deux pays, mais ça ne nourrit pas son homme, dans deux économies très mal en point .

Pourtant avant que Essebsi ne prenne l’avion en direction d’Alger, un communiqué de la présidence de la République, publié le mercredi 14 décembre 2016, nous laissait entrevoir, presque, des monts et des merveilles. « Les discussions entre les deux chefs d’Etat ne manqueront pas d’impulser davantage la coopération et les échanges entre l’Algérie et la Tunisie », a dit le texte. Manifestement on en restera au stade des déclarations. Du moins pour cette fois. Mais ce n’est pas la faute de BCE, pour le coup, qui s’est rendu à Alger « sur invitation » de Bouteflika, si les choses en sont restées au stade de voeux pieux. En effet l’Algérie, malheureusement, n’a pas grand chose à offrir en ce moment, en termes de contrats. Le pays manque de souffle, avec des finances publiques durement impactées par le tarissement de la manne pétrolière et gazière. Quand l’Algérie allait bien, avec des recettes qui inondaient les caisses publiques, à ne plus savoir quoi en faire, le pays accordait très peu d’importance à ses voisins, à l’intégration et au développement régionaux, à l’Union du Maghreb Arabe (UMA), encore moins à l’Union Africaine. Maintenant que c’est la dèche, ça bouillonne dans la tête des gouvernants algériens, et les tiroirs des ministères débordent de projets ! Avec pas grand chose pour les financer…

Le réveil est brutal pour l’Algérie. L’emprunt national a certes été un succès, mais ça ne résoudra pas tous les problème du pays. Le gouvernement a été contraint de mettre le budget 2017 sous le sceau de l’austérité, de la compression des dépenses publiques, du tassement des importations, de la hausse de la TVA, etc. Bon il y a le frémissement provoqué par le sommet Algérie-Afrique. Alger s’est dit, enfin, qu’il était temps de regarder en direction de ce continent africain qui regorge de matières premières, et où il y a donc forcément de l’argent, beaucoup et où tout est à faire en matière d’équipements (routes, industries, hôpitaux, technologies…). Mais comme tout prend beaucoup de temps dans ce cher continent, Alger devra preuve de ténacité et d’abnégation pour récolter les fruits de son réveil tardif.

La Tunisie n’est pas mieux lotie!

Si on regarde du côté de la Tunisie, les difficultés économiques et autres obstacles sont quasiment les mêmes en ce moment, avec l’énorme place des hydrocarbures en moins. Quand il allait bien, le pays du jasmin, notamment du temps du dictateur, ignorait superbement ses voisins africains. Il était de bon ton à l’époque de lorgner l’Union euroméditerranéenne, laquelle d’ailleurs n’a jamais éclos, et de moins en moins de chance de voir le jour, avec le péril terroriste. L’UMA en a d’ailleurs pâti. Mais là pour le coup la Tunisie n’est pas la seule responsable de ce raté monumental, ce projet a été aussi flingué en plein vol par l’égocentrisme, la frilosité et les frayeurs inexplicables de Mouammar Khadafi (le défunt guide libyen), Hosni Moubarak (le président égyptien déchu), feu Hassan II (l’ancien roi du Maroc)…

En principe, si on veut parler sérieusement économie et partenariats, c’est avec le chef du gouvernement qu’il faut le faire, lui qui est vraiment aux manettes pour ces questions là, selon la Constitution. Donc c’était à Chahed de faire ce voyage, si la Tunisie voulait vraiment bâtir quelque chose de costaud avec son voisin algérien. Mais voilà, c’est un fait, l’exécutif tunisien a une fâcheuse tendance à s’emmêler les pinceaux, à mélanger les rôles et prérogatives au point de brouiller les cartes et de rendre inopérante son action. Le voyage de BCE à Alger, à cet égard, ressemble bien à un coup d’épée dans l’eau.

Là aussi c’est un fait : La Tunisie a un chef de gouvernement assez casanier, alors qu’il faut faire feu de tout bois pour aller chercher les capitaux là où ils se trouvent, exactement comme le fait l’infatigable souverain marocain, Mohammed VI. Chahed a promis de faire de 2017 l’année de la « découverte » du continent africain et de ses merveilles – économiques surtout. Chiche ! Nous sommes témoins de cet engagement, comme nous serons témoins de ce qu’il fera – ou ne fera pas – pour rendre la Tunisie enfin visible en Afrique, comme le sont les Chinois, les Turcs, les Marocains, les Français, les Japonais, les Coréens du Sud et même les Allemands…

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a reçu, ce mardi 13 décembre 2016, au palais de Carthage, le ministre des Affaires étrangères, Khemais Jhinaoui, indique un communiqué de la présidence de la République, rendu public sur sa page Facebook officielle. 

À l’issue de cet entretien, le ministre des AE a déclaré que la réunion a porté sur les préparatifs de la visite du président de la République, jeudi prochain, pour s’entretenir avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika.

Lors de cette rencontre, Jhinaoui a aussi présenté au chef de l’État le programme de la réunion ministérielle du groupe des pays arabes et européens qui aura lieu le 20 décembre prochain au Caire, et ce dans le cadre de la présidence du Conseil de la Ligue Arabe, occupée par la Tunisie.  

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Une délégation économique allemande est en visite en Tunisie du 21 au 25 novembre 2016. Sous la direction du député parlementaire élu par la circonscription de Rostock, Peter Stein et accompagnés par Prof. Dr. Uwe Ritschel, professeur à l’université de Rostock, dix entreprises, venues notamment de cette ville du nord de l’Allemagne, vont sonder pendant une semaine des possibilités de partenariat avec des entreprises tunisiennes.

Le programme prévoit des entretiens avec des représentants d’entreprises tunisiennes ainsi que des rencontres avec des décideurs politiques et économiques, notamment avec Anis Guedira, Ministre du Transport, Mohamed Salah Arfaoui, Ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire, Zied Ladhari, Ministre de l’Industrie et du Commerce et Fadhel Abdelkefi, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale. La visite d’entreprises et du port de Bizerte sont aussi des points clés du programme. L’objectif à moyen terme de cette visite est de renforcer les relations économiques entre les villes portuaires de Rostock et de Bizerte.

Raouf Ben Debba, président de l’AHK Tunisie, a affirmé que la venue d’une telle délégation économique importante, particulièrement du secteur maritime, souligne la diversité des relations tuniso-allemandes et démontre que l’AHK s’investit à élaborer des mesures concrètes.

Le député parlementaire allemand de l’Ouest, Peter Stein, a insisté sur le fait que la Tunisie est l’unique espoir dans la région et qu’elle ne doit en aucun cas échouer. La responsabilité de l’Europe et en particulier de l’Allemagne ne peut être niée. Le succès de l’Allemagne de l’Ouest a été possible grâce à la force de son grand frère de l’Est. L’Union Européenne doit aujourd’hui prendre le rôle de l’ami fort de la Tunisie.

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Selma Elloumi, ministre du Tourisme, a visité, dimanche 13 novembre 2016, le poste frontalier de Ghar Dimaoui relevant du gouvernorat de Jendouba, nous apprend un communiqué du département du Tourisme. Cette visite avait pour objectif de prendre connaissance des dispositions récemment prises et visant l’amélioration des conditions de transit des Algériens et l’avancement des travaux de ce point de passage, a ajouté la même source.

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Regardez bien cette photo. C’est celle du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, à Matignon, en France. On ne sait pas si la photo avait été prise à l’entrée ou à la sortie du bureau du Premier ministre français, Manuel Valls. Ce qu’on remarque en tout cas, c’est que Chahed se frottait les mains en regardant un Valls souriant, sans qu’on sache s’il (Chahed) avait froid ou si c’était l’expression de quelqu’un qui était déjà content des résultats des premières heures de sa visite en France et qui se frotterait déjà les mains à l’idée des importantes aides financières que lui aurait promises Valls.

Les promesses n’engagent, certes, que ceux qui les croient. Béji Caïed Essebssi en a fait l’amère expérience au sommet du G7 qui lui avait promis 5 milliards DT et pourrait peut-être tempérer les ardeurs de son poulain, qui sait certainement que l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) a déjà commencé à plumer le Draft de la LF (Loi de Finances) 2017 et qu’elle ne compte certainement pas s’arrêter en si bon chemin.

Cette visite, celle de Chahed à Paris, a cependant été gauchement planifiée. Services de la Primature et ministère des Affaires étrangères ne pouvaient en effet pas ignorer que le 9 novembre allait immanquablement coïncider avec la sortie des résultats des élections présidentielles américaines, que toute la planète suivrait. Or, c’est justement le 9 novembre que le principal des activités et des entretiens de Youssef Chahed allait avoir lieu.

Trump a trompé tout le monde, y compris le président français François Hollande et ses services protocolaires, qui n’avaient préparé qu’une lettre de félicitation à Hillary Clinton. Trump qui a fait flamber le cours de l’Or, valeur refuge, clashé les marché financiers, certainement affligé le parti islamiste tunisien Ennahdha qui perdait ainsi le soutien des Démocrates et certainement donné des regrets à BCE qui n’avait pas prêté (contrairement à l’Egyptien Al-Sissi par exemple) un regard à Donald lors de sa dernière visite à New-York aura ainsi tout de même fini par éclipser médiatiquement la visite de Chahed. A l’heure où nous écrivions cet article (16h40), toutes les chaînes françaises, dont la fameuse France 24 qui ne manque aucune occasion de parler du moindre incident qui aurait lieu en Tunisie et donner l’image d’un pays encore instable, n’avaient d’yeux que pour Washington et n’avaient de Caméras que pour Donald Trump et tout ce qui se dit autour. Aucune information sur la visite de Chahed, dont la 1ère dépêche Tap n’avait été publiée qu’après 15 heures. A la même heure, les recherches d’actualités sur Google ne donnaient rien, tout comme les journaux français en ligne.

Youssef Chahed espérait certainement, par cette visite, jeter un quelconque faisceau de lumière sur l’actualité tunisienne et essayer d’en donner une autre image. Il a failli et la faute en revient au mauvais timing de sa visite.

 

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