Tags Posts tagged with "Yadh Ben Achour,"

Yadh Ben Achour,

par -

« La démocratie en terre d’islam ». « Une révolution en pays d’islam ». Les intitulés des deux ouvrages se ressemblent beaucoup. Le premier est un livre-entretien signé par le président de la République, Béji Caid Essebsi (BCE) et la journaliste française Arlette Chabot. Le second a été écrit par le célèbre constitutionnaliste Yadh Ben Achour. Mais la ressemblance ne s’arrête pas là, il y a aussi la chronologie des deux ouvrages : Le premier a été publié le 1er décembre 2016, le deuxième est sorti le même mois. Et puis il y a, plus troublant et plus important encore, la similitude entre l’objet de ces deux livres, ou plus précisément les sujets traités : La Tunisie, où se joue depuis 5 ans une expérience inédite aux développements incertains, entre les fulgurances de la démocratie et l’inamovibilité de la tradition islamique. D’autres auraient dit un cocktail détonant, ou à tout le moins un attelage hétéroclite. Mais les deux témoins de leur temps, et non moins acteurs – BCE affiche 90 printemps au compteur et Ben Achour 71 ans –  n’ont pas reculé devant la difficulté et ont tenté de cerner la trajectoire d’une Tunisie turbulente, agitée, rebelle, réfractaire, malade à certains égards, mais partie pour un périple dont ses fils et filles attendent le meilleur, même si rien n’est acquis, loin de là…

Si les deux hommes ont tenu à mettre en relief la dimension Islam, c’est parce que la cohabitation entre la religion et le virage démocratique ne va pas de soi, elle est à construire, à tous les instants. Mais entendons-nous bien : ce ne sont pas les principes fondamentaux des deux notions qui posent problème, de ce point de vue il n’y a rien d’antinomique, c’est plutôt la compréhension qu’on en a qui est génératrice de tensions, jusqu’à des drames épouvantables pouvant fissurer l’unité nationale. Le débat actuel sur le retour des djihadistes l’illustre parfaitement. Ces personnes, qui ont, et c’est le moins qu’on puisse dire, une autre lecture des préceptes de l’Islam, devront pourtant être appréhendées, jugées et punies au besoin par une société qui n’est plus la même depuis le 14 janvier 2014. Le fait est que la Tunisie a fait des pas importants dans l’Etat de droit, corollaire de l’expérience démocratique à laquelle elle s’essaye, du moins selon le texte fondamental – la Constitution – qui régit désormais le pays. Même si dans la pratique, c’est tout autre chose. Mais ça ce n’est pas l’objet de notre propos présentement. Nous nous bornons à dire que les djihadistes qui vont bientôt frapper à la porte de la Tunisie ne manqueront pas, eux aussi – eh oui, même eux, d’ailleurs ils le font si bien en Occident ! – de revendiquer leur droit à être jugés selon les canons de l’Etat de droit, de la démocratie, des notions qu’ils combattent par ailleurs, par les armes, quand cela sert leurs intérêts idéologiques inacceptables pour le commun des mortels. Certes ni BCE, ni Ben Achour n’évoquent cette question, car elle n’était pas aussi prégnante il y a quelques semaines, mais nous nous devons d’interroger leurs oeuvres à l’aune de ces sujets devenus brûlants.

Deux regards acérés

Du livre du président de la République nous avons appris la difficulté de tenir les rênes d’un pays en proie au doute, pris par la fièvre du changement dont on ne sait d’ailleurs sur quoi il va débucher, si on est sincère une seconde. Ce qu’on sait c’est que le pays qu’on lui a confié le 27 février 2011 suite au départ précipité de Ben Ali n’a rien à voir avec la Tunisie de 2017 qu’il observe par le truchement de sa fonction de chef de l’Etat. Les choses ont changé depuis, et l’agitation autour des excités partis guerroyer en Syrie et en Irak n’est qu’une manifestation de ces mutations parmi d’autres, pour le meilleur et pour le pire. Le fait que BCE ait été aussi intraitable et aussi dur dans son livre avec son compagnon et complice de circonstance, Rached Ghannouchi et son mouvement, Ennahdha, démontre, si besoin en est, que les gouvernants sont sous pression du fait justement des nombreuses batailles à livrer, dont celle d’une cohabitation harmonieuse entre Islam et démocratie. Même Essebsi, qu’on n’attendait pas sur ce terrain là, a disputé à Ghannouchi la maitrise des textes sacrés de manière à obtenir son quitus pour s’autoriser à s’exprimer sur la délicate question de la place de l’Islam dans cette société toute nouvelle que les Tunisiens sont en train de bâtir. L’affaire est d’importance !

Le professeur Yadh Ben Achour, qui avait une vue imprenable sur les enjeux dans le pays quand il pilotait en 2011 la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, a lui aussi effleuré la problématique, mais a préféré s’appesantir sur les «conditions politiques et éthiques qui définissent une révolution », un moment historique qu’il qualifie d' »à part, ni disproportionnée ni davantage insensée, une révolution habile, ajustée, et comme sur mesure», même s’il en souligne tous les ratés, les incohérences, les paradoxes, les reniements.

Pour le constitutionnaliste, l’essentiel est ailleurs : Il faut «restituer l’événement, rétablir la révolution en tant que telle d’autant qu’elle est sans précédents dans l’histoire et de souligner son caractère particulier et sa singularité ainsi que la force du droit qui a prévalu». S’il dit ça c’est parce que justement, au regard des soubresauts actuellement dans le pays, personne n’est capable de déterminer l’issue de cette expérience inédite. Les craintes pour cette jeune démocratie sont là, bien réelles, les dangers aussi, et l’auteur ne s’en cache pas, il aurait d’ailleurs tort, mais il a la certitude que «les pages glorieuses qui ont été écrites au cours de son jaillissement et de son déroulement ne seront jamais tournées». Sur ce point nous sommes beaucoup moins formels, au regard d’un passé plus lointain – la restauration, ou le tour de vis, de Napoléon après la flamboyante révolution française de 1789 – ou ce qui se passe actuellement en Turquie, une démocratie ternie par les dérives autocrates de l’inarrêtable Erdogan. Rien n’est jamais acquis, hélas…

par -

Yadh Ben Achour, Professeur de droit constitutionnel, a rappelé ce mercredi 28 décembre 2016 que la Constitution indique dans l’article 25 qu’aucun Tunisien ne peut être déchu de sa nationalité, ni être exilé ou extradé, ni être empêché de rentrer.

Lors de son intervention sur Express fm, il a déclaré qu’il est théoriquement possible d’amender la Constitution, mais c’est une procédure qui demeure compliquée et pourrait ouvrir la porte à « une manipulation des principaux fondements de l’Etat inscrits dans la Constitution dont l’article 25 ».

Il a ajouté, concernant les terroristes de retour des zones de tension, qu’il y a 3 solutions : Soit les poursuivre en justice en faisant usage de la loi anti-terroriste, soit les mettre sous surveillance administrative ou bien les poursuivre auprès de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

par -
Yadh Ben Achour

Yadh Ben Achour, ancien président de Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique a déclaré qu’il est impératif de préserver la légitimité pour assurer la continuité de l’Etat.

Intervenant ce lundi, sur les ondes de Mosaïque Fm, il a précisé que, depuis le départ du président déchu, il y a toujours eu passation pacifique du pouvoir et que ce que l’opposition réclame risque de faire sombrer le pays dans le vide politique et constitutionnel.

Yadh Ben Achour a déclaré, en revanche, que l’ANC a été élue pour l’unique mission de rédiger la constitution mais l’ANC a dépassé ses prérogatives. Il a ajouté que l’ANC reste légitime malgré toutes les erreurs commises.

Il a indiqué, en outre, que le gouvernement n’a pas reconnu ses erreurs et que le discours du chef du gouvernement Ali Laârayedh prononcé, le 29 juillet dernier, a encore accentué la crise.

Par ailleurs, Yadh Ben Achour, a souligné qu’il est en faveur de la formation d’un gouvernement de compétences, puisque, selon lui, la dissolution du gouvernement actuel constitue le moindre des maux pour la Troïka au pouvoir et que cette initiative pourrait apaiser les tensions et relancer le dialogue entre les parties concernées. Et d’ajouter que le pouvoir et l’opposition doivent faire des concessions en estimant que la médiation menée par l’UGTT serait le remède à la crise actuelle.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

A l’occasion de l’Assemblée générale de Medef International qui s’est tenue mercredi 17 mai 2017, Medef et Medef International ont rappelé la priorité donnée...