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Youssef Chahed

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed se rend aujourd’hui , mardi 17 janvier 2017, en Suisse pour assister au Forum Économique Mondial de Davos.

Chahed sera accompagné par le ministre du Développement Fadhel Abdelkafi et la ministre de l’Énergie et des Mines Héla Cheikh Rouhou.

C’est depuis près de 50 ans que Davos réunit des dirigeants d’entreprises, des chefs de gouvernement, des politiciens, des artistes, toute une élite globalement acquise au libre échange sous toutes ses formes.

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Retour à la question des banques publiques. D’abord, pour se poser la question de savoir si elles sont ou non bénéficiaires et donc, de fait, en bonne santé financière ou déficitaires et perdent de l’argent, le leur, celui de l’Etat et celui des petits et grands actionnaires, publics et privés. Leurs états financiers annuels, confirmés par les commissaires aux comptes (CC) et la BCT, le confirment et ces banques, qui irritent le chef du gouvernement tunisien, paient des impôts et distribuent même des bénéfices, entre autres à l’Etat tunisien actionnaire. Le cas contraire, CC et BCT devraient aller en justice pour falsification de chiffres. Certaines, comme la BNA, n’avaient même pas besoin de l’argent public pour leur recapitalisation et l’avaient fait par leurs propres moyens.

Ensuite, poser la question de savoir si ces banques ont été bien gérées. La réponse est aussi par l’affirmative, puisque ces banques gagnaient jusqu’ici de l’argent et que les CC n’ont jamais fait de remarques sur la gestion de ces établissements, dont les différents dirigeants ont toujours eu les quitus de bonne gestion lors des différentes AG et durant de longues années.
Enfin, savoir si ces banques ont ou non joué leur rôle dans le financement de l’économie. La réponse est aussi par l’affirmative et les rapports annuels de la BCT l’ont chaque année confirmé, chiffres à l’appui. Elles l’ont d’ailleurs si bien joué, toutes seules, ou poussées par les différents gouvernements, qu’elles se sont enfoncées dans les crédits non performants, difficilement récupérables ou carrément carbonisés. Mais des crédits toujours correctement provisionnés, grâce justement aux bénéfices.

⦁ Qui n’a pas un jour fait une intervention dans ces banques, leur jette la pierre !

Des bénéfices faits, malgré les lourdes dettes d’entreprises comme l’Office de l’huile, l’office des céréales et autres entreprises publiques hautement déficitaires comme le dernier exemple de la société El Fouledh (145 MDT en 2015 et des dettes de 197,9 MDT). Il semble peu probable que les banques publiques aient continué, d’elles-mêmes, à injecter de l’argent dans une entreprise moribonde ! En 2014, trois grands Offices publics plombaient les finances de la seconde grande banque du pays, la BNA. Les banques publiques pouvaient-elles ne pas donner de l’argent à ce genre d’entreprises ? L’auraient-elles fait, si ce n’est la garantie de l’Etat qui n’a presque jamais remboursé ces crédits à ses banques ?
Où est donc le problème et pourquoi seraient-elles soudainement devenues «une partie du problème et non une partie de la solution face aux défis économiques», comme le disait samedi dernier Youssef Chahed ?

Le problème est d’abord dans la conception de l’Etat, qui plus est fortement endetté (plus de 63 % du PIB), en panne de ressources propres et en panne d’investissement et qui a besoin de faire de la politique, de la banque publique dans une conjoncture de forte demande de toutes parts.
Disons-le clairement alors. Pour un tel Etat, la banque est, d’abord, son bras financier. Dans son dernier discours, Youssef Chahed l’a bien dit ainsi. La banque, c’est aussi la caisse publique où le gouvernant devrait pouvoir puiser lorsqu’il le doit et où le politicien devrait pouvoir avoir ses interventions pour un crédit aux amis ou aux soutiens, lorsqu’il le veut. Une sorte de «Beit Mel Al Mousslimine» comme du temps des Califes, pour la faire plus courte.

Le client tunisien n’a jamais été en odeur de sainteté auprès des banques, et ces dernières sont loin d’être des saintes. Il faut pourtant leur rendre justice. Elles ont certainement donné de mauvais crédits et en ont refusé d’autres, mais beaucoup n’auraient rien fait sans ces crédits, et l’Etat non plus. Elles ont certainement endetté plus d’un, mais elles ont aussi créé plus d’un grand homme d’affaires. Où est donc la solution ?

⦁ Les banques, entre public et privé, ou la différence entre ciel et terre !

La solution est d’abord dans la restructuration. Or cette dernière a été entamée depuis 2015. La gouvernance a été changée, les DG ne sont plus nommés, mais choisis sur dossier. Les conseils d’administrations aussi. Dans sa dernière loi bancaire, la BCT a serré le vis et va jusqu’à décider qui peut être actionnaire et qui peut-être commissaire aux comptes. L’Etat a mis 1.857 MDT dans deux banques publiques pour renforcer leurs assises financières et compte bien contrôler l’utilisation de tout cet argent. La loi n° 2015-31 du 21 août 2015 le confirme en indiquant que ««le ministère chargé des finances doit obligatoirement présenter tous les six mois à l’Assemblée des représentants du peuple un rapport sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme de restructuration des deux banques publiques concernées par l’article premier. Ce rapport est consigné dans un rapport spécial sur le portefeuille des créances classées et des provisions nécessaires à constituer pour les couvrir, établi par les deux commissaires aux comptes des deux banques mentionnées. La Banque centrale de Tunisie présente également tous les six mois un rapport sur les travaux de contrôle bancaire au sein des banques publiques pour le même but. Ce rapport contient un rapport spécial établi par les deux commissaires aux comptes de la Banque centrale sur l’activité de contrôle bancaire à la banque, comprenant obligatoirement et clairement leur opinion sur l’efficacité de ces modalités et son niveau de conformité avec les normes internationales en vigueur dans le domaine». Cinq députés, 3 représentants du ministère des Finances, 2 de la Cour des Comptes et 2 de la BCT sont chargés du suivi des réformes des banques publiques. Pourquoi n’ont-ils pas agi depuis plus d’une année pour confirmer ou infirmer les accusations de Youssef Chehed ? Ont-elles reçu les fameux rapports et n’ont rien dit ou les auraient enterrés ?

Encore faut-il, à côté de tout cela, que l’Etat actionnaire donne à ses banques les moyens de travailler comme les banques privées auxquelles il les compare. Les moyens de traiter ainsi les dossiers, tous les dossiers, sans complaisance, même et surtout vis-à-vis de l’Etat, selon le seul critère de la bancabilité de ses projets et les saines finances de ses entreprises. Les moyens de décider, sans revenir à la tutelle, administrative ou de fait. Les moyens juridiques, et en dehors de toute menace de poursuites judiciaires, comme pour le fameux article 96, de récupérer ses dettes avec célérité et sans entraves.

⦁ Vendre est contre la loi 37/2015 ?

Représentant de l’Etat, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a éludé toutes ces questions dans sa dernière attaque organisée contre les banques publiques, voudrait vendre ou tout au moins diminuer le nombre des banques publiques. Le peut-il légalement ? La réponse est non !
On ne sait pas qui a rédigé le discours du chef du gouvernement à propos des banques publiques et où il avait laissé entrevoir la possibilité de céder une ou plusieurs des trois principales banques publiques tunisiennes. On ne sait pas, non plus, si les conseillers qui ont rédigé ce discours ont bien lu le texte final de la loi N°37/2015 relatif au renforcement de la solidité financière de la Banque de l’Habitat et la Société Tunisienne de Banque.

On y lit notamment, que «nonobstant les dispositions de la loi n° 89-9 du 1er février 1989, relative aux participations et entreprises publiques et l’ensemble des textes qui l’ont modifiée ou complétée, les opérations de restructuration du capital de la Société Tunisienne de Banque et de la Banque de l’Habitat, seront désormais approuvées par loi en ce qui concerne le taux de participation de l’Etat dans leur capital».
Cela veut dire, essentiellement, une chose : Après avoir injecté 1000 MDT dans le capital de la STB et la BH, le gouvernement ne peut changer l’actuel actionnariat de ces banques, et donc vendre totalement ou partiellement, sauf accord écrit et voté de l’ARP. Pour contourner cette loi, il faudrait obligatoirement passer par l’ARP pour une autre loi. Le savait-il ? Le lui a-t-on dit ?

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Lors d’une rencontre avec de jeunes étudiants, samedi soir à Tunis, le chef du gouvernement tunisien a beaucoup parlé économie et même de finance, après avoir redit cette lapalissade que «la révolution n’a pas réalisé ses objectifs économiques». Il se trompe pourtant. En termes de résultats, la révolution, mais pas celle dont il parlait, en avait réalisé. Elle a en effet détruit toutes les réalisations engrangées par la Tunisie durant les 50 dernières années. L’autre révolution, celle dont parlait Chahed, n’a tout simplement, su ni pu, redresser la barre et remettre l’économie tunisienne en marche et sur le droit chemin.

Mais ce n’est pas le sujet, puisque le discours du samedi soir de Youssef Chahed devant des étudiants d’une Ecole préparatoire de Tunis, a été en grande partie consacré au secteur des banques publiques. Des institutions financières, imaginées fortes et concurrentielles devant un secteur privé qui les devance, mais voulues de fait comme caisses de l’Etat et son bras financier, comme l’a justement dit le chef du gouvernement tunisien dans son discours. Des caisses pour pouvoir faire la politique d’un Etat auquel tout le monde demande «le développement» et pour lequel personne, à l’intérieur, ne veut donner de l’argent (Taxes et impôts). Un Etat qui a certes changé la gouvernance de ces banques, mais juste en façade, car les conseils d’administration restent sous mainmise du ministère des Finances.

  • Chahed fait marche arrière.

Au cours de cette rencontre, où on a si rarement Chahed prendre prononcer le mot décision, le chef du gouvernement a d’abord défoncé une porte ouverte en parlant des difficultés des banques publiques. Il oubliait que l’ANC, comme l’ARP, l’ont longuement répété, jusqu’à pousser le budget de l’Etat à injecter 1.000 DT pour la recapitaliser de 2 de ces banques (STB et BH).

Or, la manière dont il a parlé suggère que ce plan de restructuration et de sauvetage aurait déjà capoté, du moins du point de vue de l’actuel gouvernement. C’est en tout cas ce qu’on est directement amené à penser, lorsque le chef du gouvernement affirme que «les banques publiques se sont révélées incapables de jouer leur rôle de bras financier de l’Etat» en matière de financement de l’économie.

Et Chahed d’ajouter que «les grandes difficultés financières qu’elles vivent les ont transformées, d’une partie de la solution pour faire face aux défis économiques, en une partie de la crise et nous avons déjà commencé à les restructurer pour qu’elles recommencent à jouer leurs rôles comme il faut et pour en faire une partie de la solution et non le contraire».

Jusqu’à ce discours de Youssef Chahed, les trois deux précédents étaient surtout dans une logique de continuité d’un État qui, par le volume d’argent public qu’il y a déjà injecté, aura déjà choisi de garder ces institutions dans le giron public. Ce ne semble plus être le cas. Chahed vient en effet d’annoncer, sans trop y mettre les formes, une nouvelle orientation dans la politique financière, celle de se débarrasser des banques publiques, tout au moins d’en diminuer sérieusement le nombre.

Chahed commencé par poser une question, jamais soulevée auparavant par un premier ministre ou un chef de gouvernement tunisien. «Il faut se poser franchement la question. Est-il nécessaire d’avoir trois banques publiques (En fait 4 si on n’oublie pas la BFPME où les actionnaires sont l’Etat, Tunisie Télécom, l’OACA, le Groupe Chimique et la Sotugar) qui souffrent toutes et se noient dans les difficultés financières ? Ou est-ce que la solution ne serait pas une seule grande banque publique qui doit être financièrement assez puissante pour concurrencer le secteur privé et capable de jouer le rôle voulu de financement des secteurs d’activité délaissés par le secteur privé ?», a-t-il dit. La question n’est pas nouvelle, mais date du temps de Taoufik Baccar lorsqu’il était à la tête de la BCT. Sauf que cette question a été tranchée par l’Audit de 2013 qui avait décidé que «les trois banques publiques (STB, BNA et BH) resteraient étatiques et leur gouvernance serait privée». Ce scénario avait été révélé par «Tunisie Valeurs», dans une note publiée dans sa revue d’octobre 2015. [Ndlr : TV dont faisait partie l’actuel ministre du Développement Fadhel Abdelkefi, présent samedi soir avec Youssef Chahed]. Le discours de Chahed, serait ainsi un retour en arrière !

  • Chahed très mécontent des banques publiques.

On comprend donc aisément que le chef du gouvernement tunisien ne veuille plus des banques publiques, car mécontent de leur participation au financement de l’économie. Mais selon nos informations, il serait plutôt mécontent du fait qu’elles n’obéissent plus aux instructions de la tutelle en matière de demandes de financement des entreprises publiques en difficultés financières et de certains offices largement endettés. Ces mêmes banques publiques qui subissent l’ire du chef du gouvernement, deviennent en effet, depuis leur recapitalisation et le changement de leurs gouvernances, plus soucieuses de la bancabilité des projets. Cela ne semble plus plaire au 3ème chef de gouvernement de la seconde République. Une réunion devrait d’ailleurs se tenir, la semaine prochaine à La Kasbah, avec une banque publique qui avait refusé d’injecter plus d’argent dans une société publique agricole, largement déficitaire et plombée par le fisc et la CNSS, sans compter ses énormes retards de paiement du loyer et sans aucune rentabilité.

Des banques, accusées, mais toujours phagocytées par le public qui ne leur laisse pas les coudées franches en matière d’investissement, comme dernièrement pour la STB que le ministère des Finances aurait finalement empêché d’acquérir un bloc d’actions de la SFBT pour 50 MDT. Des banques encore incapables de gérer le lourd fardeau des impayées, car toujours maintenues sous la menace d’un article de loi qui criminalise toute tentative de trouver une autre solution que le paiement, immédiat et entier de la dette, ce que des entreprises comme celles du secteur hôtelier ne peuvent pas faire à cause de la conjoncture.

  • La privatisation en option cachée.

L’une des options pourrait donc être donc de les fusionner. Or, l’expérience de la STB-BNDT-BD ET a déjà démontré l’impact et le résultat d’une telle expérience et son coût. Cette option pourrait de plus être contraire aux engagements de la Tunisie avec ceux qui avaient en partie financé la recapitalisation.

Ce qui semble être le plus probable, c’est de vendre deux des quatre banques publiques. Dans ce cas, il faudra d’abord assainir les situations financières des banques à vendre. Le poids des dettes touristiques pour la STB ou celui des dettes agricoles et d’autres entreprises publiques comme les offices de l’huile ou des céréales, est si Lourd qu’il pourrait pousser l’État à vendre passif pour actif et n’y gagnera que des prunes.

Il semble pourtant admis, par le gouvernement Chahed, selon nos sources, de sortir du capital (pour ne pas utiliser le mot vendre qui fâcherait notamment l’UGTT) de deux des banques publiques dans un premier temps. Les fonds pourraient servir à renforcer la BFPME qui pourrait devenir le bras financier de l’Etat dans les régions où l’appui de l’Etat est fortement demandé et tout aussi fortement critiqué. A terme aussi, et si la pilule passait auprès de l’UGTT, même la 3ème pourrait être, entièrement ou partiellement, privatisée.

  • Bonne position sur les participations bancaires.

Le chef du gouvernement évoque ensuite, sans les nommer, le cas des banques mixtes ou anciennes banques de développement. « Il n’est plus possible que l’État continue d’avoir des participations dans plusieurs banques. En plus des 3 publiques, l’État est actionnaire dans d’autres petites banques qui ne peuvent, ni être rentables, ni même lui permettre de gérer ces banques. Nous avons donc décidé de revoir ces participations ». Ainsi tranche Youssef Chahed. La décision n’est pas nouvelle. Elle date de l’ancien régime, mais n’a jamais pu être concrétisée. Celles qui restent dont essentiellement la banque Stusid, la BTS et la BTEI et la dernière semble être la plus facile à vendre, l’offre des Emiratis étant déjà disponible sans qu’on en connaisse le prix. Il restera alors d’éviter l’erreur commise à la vente de la TQB aux Qataris de la QNB, en lui permettant de ne payer que le minimum d’impôt alors que la maison-mère est largement bénéficiaire. L’Etat serait ainsi doublement bénéficiaire. D’abord en se débarrassant des bras cassés et en récupérant ses billes, ensuite en rétablissant la justice fiscale dans les rangs des banques.

 

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Les entreprises allemandes membres de l’AHK Tunisie se sont réunies, samedi 14 janvier, avec le chef du gouvernement , Youssef Chahed pour un échange sur différents thèmes relatifs aux relations économiques tuniso-allemandes et une discussion sur  l’ensemble des problèmes et des handicaps rencontrés par les entreprises allemandes installées en Tunisie. Cette rencontre visait dans un premier temps à intensifier le contact direct entre les plus hauts représentants politiques et les entreprises allemandes en Tunisie dans la situation actuelle.

Plusieurs représentants des entreprises présentes ont abordé le besoin essentiel de fixer un cadre juridique approprié pour l’investissement dans les plus brefs délais, évoquant notamment les décrets relatifs à la loi de l’investissement et la loi sur les avantages fiscaux qui tardent à paraître. Dans ce contexte, ils ont exprimé leur souci quant à la contribution conjoncturelle exceptionnelle, adoptée dans le cadre de la loi des finances 2017, qui porte atteinte au climat d’investissement. La taxe est en effet appliquée rétroactivement et va à l’encontre des règles de la loi de l’investissement. «Les entreprises en Tunisie ont besoin de visibilité et de sécurité juridique», a déclaré Raouf Ben Debba, président de l’AHK Tunisie, « c’est est une condition clé pour promouvoir l’esprit d’entreprise dans le pays. ».

Raouf Ben Debba a en outre affirmé que d’une manière générale, les entreprises allemandes sont restées fidèles à la Tunisie tout au long des années et même durant la période difficile post-révolutionnaire. Les relations intenses entre ces deux pays ne peuvent pas être brisées par l’action d’un individu isolé. En effet, les 250 entreprises allemandes présentes en Tunisie emploient, d’une part 55 000 personnes, et ont , d’autre part, investi 51 millions d’Euros entre 2011-2015.  De plus, les exportations de la Tunisie vers l’Allemagne ont augmenté de 10% entre 2013 et 2015.

Enfin, en se basant sur les chiffres de la FIPA, il a relevé l’existence de 54 nouveaux projets de création allemands entre 2011 et 2015 et 81 projets d’extension durant cette même période. Il est existentiel, selon lui, que les inquiétudes des entreprises allemandes installées en Tunisie et qui participent effectivement au développement de la Tunisie, soient encouragées davantage.

Le président de l’AHK a de même évoqué la loi relative aux incitations fiscales qui n’est pas encore adoptée par l’ARP. Selon ses déclarations,  il est primordial, la Conférence Tunisia 2020 ayant été très bien organisée et bien réussie, qu’un suivi constant et régulier soit assuré.

Quant à lui, Martin Henkelmann, directeur général de l’AHK Tunisie, a souligné que le succès de la conférence de l’investissement Tunisia 2020 témoigne du soutien international dont jouit la Tunisie. Il serait primordial, selon Dr. Henkelmann, de continuer sur cette lancée, notamment avec la réalisation rapide de grands projets.

Youssef Chahed a saisi cette occasion pour appeler les entreprises allemandes en Tunisie, qui emploient ensemble environ 55 000 personnes, à la compréhension et la confiance.  » Les acquis démocratiques devraient aller de pair avec le développement économique. Le gouvernement travaillerait inlassablement pour mettre en œuvre les réformes économiques dont le pays a besoin », a-t-il dit.

Dans son réponse aux revendications évoquées par les entreprises allemandes, le chef du gouvernement a tenu à préciser que le code de l’investissement ainsi que les incitations fiscales entreront en vigueur avant le mois d’avril prochain en attendant  la mise en place des décrets d’application relatifs aux incitations fiscales non encore approuvés.

Il a fait savoir que la situation sociale et économique du pays explique en grande partie les mesures douloureuses incluses au titre de la loi de finances 2017 dont précisément la contribution conjoncturelle exceptionnelle imposée ausecteur privé, soulignant toutefois que les grandes réformes verront prochainement le jour. « L’année 2017 sera l’année des réformes et de l’amélioration du climat des affaires, et ce dans l’objectif de faire passer un message positif aux entreprises étrangères.

S’agissant de la taxe de 7,5% imposée sur le entreprises privées y compris les entreprises étrangères installées en Tunisie, Chahed a indiqué que cela a été instaurée au titre de la solidarité : « C’est en collaboration avec les entreprises allemandes qu’on peut vaincre le terrorisme, le marché parallèle, reprendre la croissance et créer de la richesse », a indiqué Chahed, rappelant que la Tunisie traverse une crise des finances publiques avec des contraintes imposées par le FMI et les syndicats. En effet, pour les entreprises allemandes installées en Tunisie, cette contribution conjoncturelle porte atteinte à la compétitivité du site tunisien.

Le chef du gouvernement a cependant relevé des signes de reprise dans le secteur des phosphates, soit une production mensuelle supplémentaire de 70 mille tonnes. Un grand potentiel d’investissement est prévu dans les prochains jours (…) Nous devons préparer le chemin et améliorer le climat des affaires », a indiqué Chahed avant d’ajouter : « L’investissement est la seule solution », a-t-il dit.

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Comme il était attendu, dans la bonne tradition sociale de chaque mois de janvier, une partie de la Tunisie est en dissidence. Comme toute la Tunisie le sait en évitant de le dire, la cause de cette rébellion a été la fermeture, par les autorités libyennes, de leurs frontières avec la Tunisie. Une fermeture dont les effets ont, directement et immédiatement, impacté les barons de la contrebande dans les régions du sud tunisien. De suite, ils se mettent à mobiliser les populations qui vivent de cette contrebande contre le gouvernement en place, lui demandant d’intervenir auprès des autorités libyennes pour qu’elle leur ré-ouvre les portes du paradis de la contrebande.

Après avoir adopté, à son habitude, la confortable position des «trois singes de la sagesse» dans ses bureaux à La Kasbah, et devant l’étendue de la mobilisation des barons de la contrebande et leur rébellion qui embrase désormais d’autres régions que Ben Guerdane, qui est le fief de la contrebande, le chef du gouvernement tunisien décide d’envoyer quelques ministres pour discuter avec les rebelles.
Il avait auparavant pris soin de donner raison aux rebelles, que leurs manifestations, avec force coupure de routes, de saccages, pillages et heurts avec les forces de l’ordre, sont «légitimes». Un acte de communication désastreuse, capable d’ouvrir la brèche à de pareilles demandes dans d’autres régions et qui portent un coup fatal à l’autorité et aux intérêts de l’Etat.
Sans oser la confrontation directe, au moins verbale et communicative, avec la rébellion commerciale qui grandit, il ordonne de convoquer le chargé d’affaire libyen pour essayer de le convaincre d’ouvrir les frontières de son pays aux contrebandiers pour qu’ils continuent à faire leurs trafics et de continuer ainsi à nourrir le terrorisme qu’il s’était engagé à combattre devant toute la Nation.

Bien avant Youssef Chahed, l’ancien chef de gouvernement tunisien Habib Essid avait fait la même chose et fait marche arrière, dès les premiers jours de son magistère, devant ceux qui piétinaient son autorité et celle de l’Etat. Bien avant eux, l’ancien chef de l’Etat tunisien Zine El Abidine Ben Ali avait fait la même chose et avait en 2010 envoyé un membre de son gouvernement, demander au Colonel Kadhafi d’ouvrir ses frontières. La conjoncture n’était pas la même, mais les effets oui. Ben Ali a pris la fuite et Habib Essid avait été «fuité» en dehors du gouvernement.

Le lien entre contrebande et terrorisme n’est plus à démontrer et ce n’est pas nous qui le disons pour la première fois. Les différentes et énormes caches d’armes découvertes dans le sud tunisien, terroir de la contrebande et zone de non-droit pour les dizaines de fortunes qui y sont nées, en sont les meilleures preuves. Gouvernement, politiciens, députés et même opinion publique le savent, mais n’en parlent que lorsque leur sécurité directe est menacée. On a même entendu un éminent membre de la vénérable UGTT demander au gouvernement de fermer l’œil sur les petits contrebandiers, en oubliant que petit contrebandier deviendra grand. Comme la corruption, outre qu’avérée, la contrebande est en voie de devenir un simple fait de société et une réalité, économique et sociale acceptée, sans plus.

Ramon Maria Narvaez disait que «gouverner, c’est résister». Youssef Chahed n’aura finalement pas su le faire au-delà de quelques mois. Ce faisant pourtant, le chef du gouvernement tunisien consacre ce fait, lui facilite la résilience et le renforce même. Mais plus grave, en pliant devant les exigences des contrebandiers, il fait de l’Etat un genre de «sponsor officiel» à cette gangrène de l’économie de tout un pays et met l’Etat, non plus cette fois au seul service de la contrebande, mais aussi et surtout du terrorisme qui s’en nourrit.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a qualifié les mouvements de protestation menés par les habitants de Ben Guerdane de légitimes, rapporte Mosaïque fm.
Youssef Chahed a dans ce cadre ajouté que son gouvernement suit de près la situation dans cette ville. D’ailleurs, une délégation gouvernementale sera rendra ce vendredi 13 janvier à Médenine et ce, dans le but de résoudre le problème au niveau du terminal frontalier de Ras Jedir.
Pour rappel, des heurts ont éclaté, mercredi 11 janvier, entre manifestants et forces de sécurité à Ben Guerdane. Les principales revendications ont porté essentiellement sur les problèmes rencontrés au niveau de ce terminal.
Le calme semble être revenu à présent, puisque les protestataires ont pu rencontrer le délégué de Ben Guerdane pour lui faire part de leurs demandes.

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Le projet de loi relatif à la révision du système des avantages fiscaux a fait, lundi, 9 janvier 2017, l’objet d’un conseil ministériel restreint, présidé par le Chef du gouvernement, Youssef Chahed.
Selon un communiqué publié par la présidence du gouvernement, ce conseil a examiné les différentes propositions relatives à la révision de ce système, dans l’objectif de mieux l’adapter aux priorités nationales et aux lois y afférentes.

Ce conseil a, en outre, souligné la nécessité d’accélérer l’élaboration des textes d’application de cette loi et de fixer les objectifs quantitatifs visés à travers cette réforme, en termes de finances publiques, d’investissement et d’emploi.

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Pour une fois, ce réseau social étant devenu en Tunisie le déversoir de tout ce qui n’est pas bon dans une société, nous allons partir de ce qui s’écrit sur fb sur ce sujet de l’éducation nationale, mais avec un choix des profils parlant de ce sujet.

Un sujet pourtant de portée civilisationnelle, mais qui fait depuis 2012 l’objet de tous les débats, plus bassement bas que voltigeant. Ceci, au moment où éclatent de nouveau des grèves, non plus pour des raisons syndicalement matérielles, mais désormais pour des raisons politiquement syndicalisées. En effet, le trublion syndicaliste Lassaad Yaacoubi, entré depuis dans une campagne électorale pour le poste de SG de l’UGTT, ne demande plus de l’argent qu’il avait déjà largement eu, mais carrément la tête du ministre de l’Education nationale Neji Jalloul.

Cette guerre entre ministre et syndicaliste, ce dernier la cristallise désormais autour du système éducatif et de l’école tunisienne, dont le ministre serait le mauvais porteur. Il ne fait pourtant aucun doute que ce que veut le syndicaliste, c’est le départ du ministre pour pouvoir le brandir en guise de trophée et faire-valoir de sa suprématie syndicale. Le sujet de l’éducation est pourtant un sujet de portée hautement culturelle, tant son poids est grand dans l’esquisse de l’avenir de tout un peuple et de toute une nation.

  • L’école tunisienne va mal et se dégrade

«L’école tunisienne va mal. Les enseignants souffrent. Les parents sont inquiets. L’état manque de ressources et surtout d’imagination. Les syndicats, plutôt que de chercher des solutions, deviennent un problème supplémentaire. Le niveau moyen des élèves est accablant. Les grèves ne changeront rien, ni même le fait de changer de ministre. Réduire le problème à un homme, c’est réduire le problème tout court. A mon sens, il faut que dans chaque lycée et chaque école instituer un conseil de parents qui viendra épauler l’administration et les enseignants, ouvrir la voie à des dons pour équiper l’école, inviter des compétences locales pour initier des activités, faire des conférences etc…Il faut surtout accompagner les élèves en difficultés, créer des clubs dans les lycées, lutter contre la drogue et la délinquance. Je suis pour que tous les élèves aient de l’école une vision positive et constructrice, qu’elle soit pour eux non seulement un espace d’apprentissage mais un environnement propice à leur développement personnel». C’est ce qu’en dit Soufiene Zribi, psychiatre de métier.

Ce à quoi Zineb Kamoun Damak, médecin de son état, répond que «je confirme que notre école va très mal. De par mon expérience avec mes deux aînées, la dégradation est décelable à la première expérience. En effet, ma fille en 4ème année primaire, lit mal et écrit très mal. J’ai même soupçonné les troubles de l’apprentissage. Pour cela j’ai consulté une orthophoniste et une pédagogue chevronnée. Et bien ma fille n’a rien d’anormal. Verdict : c’est le système. Je ne comprends plus rien ! En plus, elle est deuxième de sa classe avec 16,20 de moyenne. La première a 16,30. Si ma fille est deuxième avec ces lacunes alors quel est l’état scolaire des élèves suivants ? C’est vraiment bizarre !». Et de nouveau Dr Zribi qui confirme : « Vous n’êtes pas la seule à faire ce constat. J’ai des patients avec des gros troubles cognitifs avec des notes honorables … ». C’est presque ce que voudrait faire Jalloul, avec le retour des cantines ou l’office des œuvres scolaires ou encore le réaménagement du temps des cours pour donner plus d’espace à l’élève. Mais le personnel semble désormais prendre largement le pas sur le professionnel dans cette affaire «Yaacoubi-Jalloul».

Force est ici de dire, même si dans la tradition orale arabe, l’instituteur a presque rang de prophète, que le niveau des enseignants publics tunisiens est depuis quelques années si bas que les diplômes tunisiens en perdraient presque toute employabilité. Des enseignants, du primaire au secondaire, qui préfèrent les cours privés à la classe conventionnelle. Des enseignants dont la formation perd toujours du terrain et qui ne font pas leur MAJ. Des dizaines, sinon des centaines, d’enseignants intégrés après des années d’attente à ne rien faire. Des formateurs universitaires, comme pour le domaine du journalisme, qui n’ont presque jamais mis les pieds dans une rédaction ou qui n’ont, pas ou prou, fait du terrain. Et ce ne sont là que des exemples d’un secteur où l’éducation se perd, condamnant de fait toute perspective d’emploi dans un marché en continuelle transformation.

En face, et c’est l’autre volet de cette polémique, c’est Azza Cheikhrouhou qui estime que «NJ [Neji Jalloul] est là depuis 2014 : A-t-il contribué à la descente aux enfers de notre système éducatif ou se bat- il pour le sortir des ténèbres ?». Et de nouveau Dr Zribi intervient pour écrire que «que ce soit NJ ou monsieur X, toute réforme s’accompagnera de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Intégrer les parents c’est faire intervenir un tiers pour empêcher le combat de coqs entre un ministre et un syndicat».

  • Le «3 en 1» des «singes de la sagesse !»

NJ l’a-t-il lu ou entendu ? Ce qui est sûr, c’est que «YC» (Reprise en un style fb pour parler du chef du gouvernement Youssef Chahed), préfère jusqu’ici ne rien dire, ce qui renforcerait son ministre qui applique pourtant la politique du gouvernement et applique aussi ses directives.

Il faut ici noter que seul Mehdi Jomaa avait pu et su donner l’image d’un gouvernement solidaire qui ne lâche pas ses membres. Comme Essid, Chahed, fait la sourde oreille et ne délie pas sa langue, laissant son ministre seul face à l’ire du syndicat comme un punching-ball qui cristalliserait toute sa colère.

Ce n’est peut-être pas le cas, mais on croirait presque que YC prend ostentatoirement, en ces temps où les bruits d’un remaniement ministériel s’amplifient, la position des «trois singes de la sagesse» comme pour se donner une raison de démettre le ministre objet de toute les colères syndicales !

Chahed se planque, refuse de monter au front soutenir SON ministre et adopte ainsi le degré zéro de l’action publique, de la politique et de la communication. Mais YC n’en est pas à sa première avanie. Faisant ainsi, le chef du gouvernement tunisien, dont la posture des «3 singes» n’est pas aussi sage qu’il n’y paraît, refuse d’abord de défendre son propre programme, se fragilise par rapport à ses propres ministres et prête surtout le flanc au syndicat de l’UGTT, devenu depuis quelques années, le véritable parti d’opposition. Un parti qui ne dit pas son nom, mais dont le poids se ressent dans toute la politique économique et même dans les propres décisions régaliennes de Yousef Chahed. A vue d’œil et selon les observateurs, Chahed se «Essidise». N’a-t-il pas vu la dramatique fin de son ancien patron ?!

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Le Chef du Gouvernement Youssef Chahed a assuré dans une déclaration accordée, jeudi, à la Télévision Nationale que l’affaire du retour des terroristes des zones de conflits ne concerne pas seulement la Tunisie mais aussi plusieurs pays européens.

Il a précisé que la plupart des présidents et des chefs de gouvernements étrangers qu’il a pu rencontrer dernièrement ont exprimé leurs doutes sur ce sujet.

Et d’ajouter que son gouvernement traite sérieusement ce sujet et que la Tunisie dispose d’une liste nominative de tous les terroristes tunisiens se trouvant actuellement dans les zones de conflits.

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Selon le baromètre du mois de décembre d’Emrhod Consulting, réalisé entre les 22 et 24 décembre 2016 et rapportés, ce jeudi, par le quotidien Assabeh, seules 32.7% des personnes sondées se sont déclarées satisfaites des actions du chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, contre 41.9% en octobre dernier, 43,7% en septembre 2016, 45.9% en juillet 2015, 49.4% en mai 2015 et 51.4% en février 2015.

Cette baisse s’explique, selon la même source, par la montée des tensions au sein du parti Nidaa Tounes.

S’agissant du rendement du gouvernement d’union nationale, seules 8.5% des personnes interrogées ont affirmé que le rendement du GUN est au-delà de leurs attentes.

44.1% le trouvent en deça et 20.9% ont estimé que le rendement correspond à leurs attentes. 26.5 % ne se prononcent pas sur ce sujet.

Répondant à une question sur l’évaluation du travail de Youssef Chahed, le chef du gouvernement, 28.6% se sont déclarés très satisfaits ou satisfaits en décembre 2016, contre 35.1% en octobre dernier. 52.1% se disent insatisfaits de son rendement en ce mois de décembre et 19.2% ne se sont pas prononcés sur cette question.

Toujours selon la même source, la baisse du taux de satisfaction s’explique notamment par les diverses reculades du gouvernement face aux syndicats et aux organisations représentant des métiers dans le cadre de la loi de finances 2017. Le gouvernement est également sanctionné, à tort ou à raison, à cause de l’agitation provoqué par le débat sur le retour des terroristes tunisiens des zones de conflit.

La décote de l’exécutif est également imputable à un certain « flottement » sécuritaire, illustré par l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari à Sfax et le fait qu’un journaliste israélien ait pu, au nez et à la barbe des autorités, réaliser un reportage en Tunisie.

En ce qui concerne l’indice de l’espoir économique, 23% seulement des Tunisiens sondés en décembre 2016 ont jugé que la situation économique du pays est sur la voie de l’amélioration contre 34% en octobre dernier, 31.1% en septembre et 33.60% en juillet 2015.

65% des personnes interrogées en décembre ont considéré que la situation économique du pays se dégrade contre 50.1% en octobre 2016, 44.20% en septembre et 46% en juillet de l’an dernier.

61.2% des personnes interrogées ce mois de décembre se sont déclarées optimistes pour les prochains jours contre 65.8% en octobre dernier, 67.4% en septembre et 75.6% en juillet 2015.

Cette baisse du taux d’optimisme s’explique par la dégradation de la situation économique et la multiplication des risques sécuritaires.

31.6% des Tunisiens se disent pessimistes pour les prochains jours contre 26.20% en octobre 2016, 27.2% en septembre et 20.2% en juillet 2015.

A signaler que l’enquête a été réalisé entre les 22 et 24 décembre 2016 et a concerné 1280 personnes, par téléphone, dans les 24 gouvernorats du pays.

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La PDG de la Société Nationale des Chemins de Fer Tunisiens (SNCFT), Sabiha Derbel et d’autres hauts responsables de la société en question seront limogés, dans les heures à venir suite à l’accident qui a eu lieu, ce mercredi, à Jbel Jloud, selon une source digne de foi.

Cette décision a été prise au cours d’une réunion de travail entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et le ministre du Transport, Anis Ghedira, a ajouté la même source.

On rappelle que le ministère de l’Intérieur a annoncé dans un communiqué que l’accident survenu, ce matin, a fait 5 morts et 34 blessés.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a chargé le ministre du Transport Anis Ghedira de se rendre sur les lieux de l’accident survenu ce matin du mercredi 28 décembre 2016, à Djebel Jelloud, entre un train et un bus et faisant 5 morts et 34 blessés, selon les chiffres qui viennent d’être communiqués par le ministère de l’Intérieur.

Le chef du gouvernement a également ordonné l’ouverture d’une enquête pour découvrir les circonstances exactes de l’accident et de déterminer les responsabilités.

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A n’en pas douter, l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari est un profond traumatisme, national, et vécu comme tel par les citoyens, jusqu’au tréfonds de leurs âmes. Le tolet qu’a provoqué cette exécution froide, en pleine journée, à deux pas de son domicile, à Sfax, l’illustre parfaitement. Pour des Tunisiens qui sont encore hantés par les meurtres de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, qui n’ont d’ailleurs toujours pas été élucidés, l’affaire Zouari est la tuerie de trop. Mais ce qu’on peut comprendre pour des citoyens, sous le coup de l’émotion, on peut difficilement le pardonner à l’élite politique, et encore moins à l’exécutif, censé justement piloter le bateau, rationnellement, en résistant aux appels des bas instincts et de l’émotion populaire.

Presque immédiatement après le meurtre de Mohamed Zouari, c’est « massacre à la tronçonneuse ». Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sous la pression des députés et d’une partie de l’opinion publique, et avant même d’avoir diligenté une enquête sur les éventuels ratés, comme cela se fait dans tous les pays qui se respectent, a endossé un de ses rôles favoris : Celui de coupeur de têtes. Il a commencé à Sfax, en démettant de leurs fonctions les patrons de la sûreté nationale et le gouverneur, et projette, dit-on, de frapper ailleurs. Voilà, on y retourne : Il suffit d’offrir quelque têtes en pâture pour que tout soit réglé, comme par enchantement. Alors qu’on sait tous qu’en cas de dysfonctionnement dans les affaires de sécurité nationale, si effectivement dysfonctionnement il y a, ce sont des réformes structurelles, en profondeur et dans la durée, qui permettent d’apporter des correctifs, et non des réactions épidermiques, à chaud, forcément improvisées et donc fatalement improductives. Mis à part le vernis du changement, ces mouvements intempestifs, qu’affectionnent particulièrement Chahed – les gouverneurs en savent un rayon -, ne donnent rien de bon. Ils donnent la désagréable et désastreuse impression que celui qui conduit les destinées du pays est nerveux, impulsif et qu’il pilote à vue, sans avoir de recul sur les événements.

La pression, surtout pour l’exécutif, est mauvaise conseillère et pousse à la faute. Nous n’avons pas vu après les terribles attentats de Paris et de Bruxelles le président français ou le Premier ministre belge mettre la tête des responsables sécuritaires sur le billot et les faire valser. Idem pour la chancellerie allemande, en dépit du grand émoi provoqué par l’attentat de Berlin, à la veille des fêtes de fin d’année. Cette attaque a été vécue par le peuple allemand comme une terrible injustice au regard justement des efforts que fait Angela Merkel pour accueillir et intégrer la misère du monde. Une intransigeance qui lui a d’ailleurs couté très cher politiquement. Et pourtant Merkel n’a pas dit haro sur les cadres sécuritaires ou je ne sais quel notable local. L’affaire a été gérée avec calme, retenue, en bonne professionnelle de la gestion des affaires publiques qu’elle est. Exiger la même chose de Chahed est-ce trop demander ?!

Pot de terre contre pot de fer

Si l’affaire n’était pas aussi grave, on aurait ri des cris d’orfraie des députés, qui ont exigé des ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères des explications, au Parlement. Salem Labiadh a même poussé l’emballement et l’hystérie collective jusqu’à demander la tête du patron du département de l’Intérieur. Et que dire des demandes pressantes pour poursuivre les très probables auteurs de ce crime, les services secrets israéliens – le Mossad. Ces messieurs dames ont sans doute oublié, à cause de la montée de la fièvre à l’Assemblée des Représentants du peuple, l’assassinat de Abou Iyad et Abou Mohamed, désignés par le Mossad comme les commanditaires de la prise d’otages sanglante (12 morts) des athlètes juifs lors des Jeux olympiques de Munich, en Allemagne, en 1972. Les deux Palestiniens avaient été exécutés en Tunisie, où ils avaient trouvé refuge, traqués par les Israéliens. Leur meurtre bouclait une longue liste de dirigeants de l’OLP que le Mossad a implacablement pistés, sur des années, et finalement assassinés, au nez et à la barbe des autorités des pays qui les avaient accueillis. Et quelles ont été les conséquences fâcheuses pour l’Etat Hébreu, en termes de mesures de rétorsion ? Des clopinettes… En tout cas rien qui puisse contraindre Israël à rentrer dans le rang.

Nos chers députés oublient peut-être un peu vite qu’ils parlent d’un pays qui a systématiquement violé toutes les résolutions de l’ONU depuis sa création, s’adossant sur le soutien indéfectible du grand frère américain, dont les Parlements sont noyautés par les lobbies juifs très actifs et au pouvoir financier terrifiant. D’ailleurs le dernier pied de nez de Tel Aviv à la communauté internationale date d’il y a à peine quelques jours, le vendredi 23 décembre 2016, après le vote du Conseil de sécurité des Nations Unies demandant à Israël de cesser la colonisation. Israël, avant même le vote, avait fait savoir, comme les nombreuses fois précédentes, qu’il piétinerait la résolution. C’est le seul pays au monde à oser braver l’ONU de la sorte sans que cela fasse pleuvoir sur lui une pluie de sanctions. Israël peut dormir ses deux oreilles, le puissant mentor américain y veille. En parlant des Etats-Unis, ils se sont abstenus lors du dernier vote à l’ONU, et n’ont pas brandi leur sempiternel véto qui jusque-là tuait dans l’oeuf toute initiative pour tenter de ramener l’Etat hébreu à la raison, notamment dans l’épineux dossier de la colonisation des terres palestiniennes. Pour une fois, le geste sensationnel des Américains a permis de troubler le sommeil du Premier ministre israélien, qui s’est défoulé, à coups de représailles diplomatiques, sur le Sénégal, la Nouvelle Zélande et d’autres pays, qui ont commis le sacrilège de faire voter ce texte à l’ONU. Mais ne nous leurrons pas, la crise de conscience de Washington s’arrêtera là, il ne mettra pas en difficulté plus que ça le petit frère israélien. Tout de même, ce sont les mêmes USA qui ont fait savoir il y a quelques mois qu’ils vont porter l’aide militaire à l’Etat hébreu à un niveau sans précédent…

Les députés tunisiens, enhardis et irréalistes, demandent à leur exécutif d’affronter ce même Israël porté à bout de bras par le pays le plus puissant de la planète. On demande à cette « petite » Tunisie, qui n’a même pas les moyens de sa politique au point d’ameuter les investisseurs du monde entier – « Tunisia 2020 » – pour lui donner les moyens de se requinquer, de croiser le fer avec un Etat – Israël – rompu à toutes les manoeuvres dilatoires et illégales pour transgresser le droit international, impunément. A part mettre le gouvernement tunisien dans l’embarras, en le poussant à enfourcher un cheval qu’il n’a pas la possibilité de contrôler, ces cris des députés ne rendent absolument pas service à la nation. Du pur divertissement, et pas de bon goût, qui plus est dangereux car pouvant pousser les autorités à emprunter des sentiers couteux en temps et en deniers publics et dont on connait d’avance les résultats : Nuls.

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La Société tunisienne de fabrication du fer, dite « al Fouledh », a terminé l’exercice 2015 avec des revenus équivalents à 145,052 MDT. Un chiffre en hausse par rapport aux 110,044 MDT de l’exercice précédent. Là s’arrêtent les bonnes nouvelles.
Al Fouledh a aussi terminé l’année dernière avec un déficit de plus de 31, 542 MDT qui faisait suite à une perte de 23,681 MDT en 2014. Une perte en hausse et qui s’approche dangereusement du capital social de l’entreprise ,qui n’est que de 53,339 MDT. Et alors que les revenus baissent de 26 %, les charges suivent, non par affort de compression mais à cause du recul de l’activité de l’entreprise qui voit ses stocks prêts à la production passer de 2,5 à 15,99 MDT d’une année à l’autre. A la fin de l’exercice 2015, la trésorerie de fin de période d’Al Fouledh était négative de plus de 12,35 MDT.

⦁ Déficitaire, lourdement endettée et garantie par l’Etat

L’entreprise, qui croule sous l’endettement (197,859 MDT en hausse de 20 MDT en une année), est aussi un véritable gouffre d’argent. Elle avait bénéficié en 2015 de deux crédits sans intérêts et d’un montant de 145 MDT. Ils furent engloutis par les salaires et le paiement de ses fournisseurs. Elle avait aussi fait un premier tirage de 5,8 MUSD sur le crédit Mourabaha avec l’entreprise islamique de financement du commerce (BID/IFC). Elle avait reçu 13,4 MDT de la STB, 45,4 MDT de la BH et 53,1 MDT de la BNA, tous avec garantie de l’Etat pour un total de plus de 155,9 MDT. Autant d’eau versée dans le sable du désert. Al Fouledh restait incapable de payer les cotisations CNSS, les impôts et taxes au fisc, ni même la STEG (40 MDT). L’entreprise «est à ce jour, dans l’incapacité de payer les 42 MDT de la CNSS, les 17 MDT de dettes fiscales et les 45 MDT qu’elle doit à ses fournisseurs», pouvait-on lire dans le compte rendu de ses états financiers pour l’exercice 2015.
Et les deux commissaires aux comptes (CC) d’Al Fouledh d’écrire que «tous ces indicateurs, ajoutés au retard de mise en chantier du plan de restructuration financière, jettent un doute sur la possibilité de continuation des activités», pour l’entreprise.

⦁ UN PDG à 4.110 DT par mois et des frais de déplacement & réception à plus de 245 mDT

Son compte client, qui recense les impayés, passait de 21,288 à 24,793 MDT en 2015, dont plus de 16,109 MDT semble carbonisés et leur récupération hautement improbable entre les mains de 12 clients, dont un grand nombre de privés. Avec tout cela, Al Fouledh se permet de garder 11 participations financières dont la valeur brut de 1.209.175 DT se déprécie et n’est plus que de 433.610 DT.
Dernière information : La charge du personnel de cette entreprise, endettée, déficitaire et véritable gouffre d’argent public, était de 34,208 MDT. Son PDG touche 4.110 DT, sans compter les 450 litres d’essence par mois pour la voiture de fonction. Dans ses charges, on constate 245.096 DT (frais de bouche non inclus) consacrés aux déplacements et aux réceptions et 1.171.551 Dt au titre d’«autres charges ordinaires».
On ne passera pas sans retenir ces remarques des CC que l’entreprise n’a toujours pas régularisé la situation foncière de nombre de ses actifs, 1,13 MDT de réserves non concernés par l’inventaire, et 1,75 MDT de crédits aux employés non justifiés, selon les CC.

⦁ Qu’a décidé Chahed la semaine dernière ?

«Al Fouledh avait lancé un appel d’offre, pour l’entrée d’un partenaire stratégique dans son capital, par voie d’augmentation du capital. L’entreprise n’avait reçu qu’une seule demande. Une note en a été faite à la Primature pour présentation à un CMR qui devra prendre la décision concernant cette offre». C’est ce qu’annonçait l’entreprise dans le rapport de ses états financiers 2015.
Avant la publication de ces états, l’information circulait que «le groupe italien «Alfa Acciai», serait intéressé par l’acquisition de 49 % du capital d’El Fouledh et ce dans le cadre d’un projet d’ouverture du capital de l’entreprise à un partenaire stratégique». Avec la mine des mauvais jours, le 21 décembre 2016, Youssef Chahed tenait CMR sur «la restructuration d’Al Fouledh». Trois photos et une ligne, pour ne rien dire de l’issue de cette offre étrangère pour l’entrée dans le capital d’une entreprise dont les fonds propres affichaient à fin 2015 un chiffre négatif de 143,674 MDT.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a donné, ce dimanche 25 décembre 2016, son accord pour la création de 290 petits projets offrant près de 500 emplois dans les secteurs de l’agriculture, des services, de l’artisanat et des industries traditionnelles, indique un communiqué de la présidence du gouvernement, rendu public sur sa page Facebook officielle.

L’annonce a été faite en marge de la deuxième édition du journée régionale d’aide aux petits projets, indique le même communiqué.

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Selon des sources bien informées citées ce vendredi par le quotidien Al Maghreb, le chef du gouvernement Youssef Chahed procéderait dans les heures à venir  au limogeage de plusieurs hauts responsables, dont notamment :

– Le directeur des frontières et des étrangers.

– Le chef de la sécurité touristique.

– Le chef du district de Beb Bhar.

– L’un des gouverneurs des régions du sud.

– Le commissaire de l’aéroport de Tunis-Carthage.

Ces décisions seront prises suite à l’entrée du journaliste Israélien en Tunisie.

On rappelle que le gouverneur de Sfax, le directeur du district de la sûreté nationale à Sfax et le chef de zone de la sûreté nationale à Sfax Sud ont été limogés hier.

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A propos du Centre national de renseignements, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, projette de mettre sur pied, Mohamed Meddeb, général à la retraite et ancien directeur de la direction générale de la sécurité militaire, a déclaré, sur Mosaïque FM, ce jeudi, que les ministères de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères avaient des services de renseignement.

Il a par ailleurs déclaré, concernant l’assassinat de Mohamed Zouari, que les autorités tunisiennes ne disposaient pas des informations sur ses activités. «Cela a empêché aux services de sécurité de concentrer leurs efforts sur sa protection. Veiller sur tous les citoyens est impossible» matériellement, a-t-il indiqué.

«La décision du chef du gouvernement est nécessaire, mais c’est une réaction à chaud. Certes la mise en place d’un telle une structure est indispensable, on le sait depuis des années, mais le fait de réagir ainsi face aux affaires de défense et de sécurité n’est pas une bonne chose. En plus la création d’un service de renseignement requiert des années de travail. Il ne faut pas se jeter sur ce type de projet simplement parce qu’il y a eu un meurtre de ce genre».

L’ancien général a ajouté que la Tunisie est confrontée à des menaces régionales, notamment avec les évènements en Libye. Les organes de renseignement ne sont pas bien structurés en Tunisie et il n’y pas de coordination. Il faut confier à une seule structure la coordination avec l’étranger, suggère Meddeb.

Il a affirmé que le fait de mettre cette structure sous la tutelle de la présidence du gouvernement est un gage d’efficacité, mais que le principal est de regrouper des agents qui ont un vrai savoir-faire dans leur domaine.

Enfin il a confié que le service de sûreté de l’Etat aurait dû être réformé au lieu d’être dissolu au lendemain de la révolution…

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Selon un communiqué rendu public, ce jeudi 22 décembre, par la présidence du gouvernement, Youssef Chahed, chef du gouvernement, a décidé de mettre fin aux fonctions des :

*Gouverneur de Sfax

*Chef du district de la sûreté nationale de Sfax.

*Patron du district de la sûreté nationale à Sfax-Sud.

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Une rencontre a eu lieu, ce dimanche, 18 décembre 2016, à Hammamet entre le chef du gouvernement, Youssef Chahed et ses ministres. Plusieurs questions ont été débattues lors de cette réunion comme l’assassinat de l’ingénieur Mohamed Zouari à Sfax et la loi de finances 2017, rapporte Mosaïque Fm.

Il a été également question de la stratégie de l’action gouvernementale jusqu’en 2019.

Concernant l’assassinat de Mohamed Zouari, la même source a indiqué que le gouvernement a l’intention de rester discret sur les détails surtout que la justice s’est saisie de l’affaire.

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