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Youssef Chahed

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Le chef du Gouvernement, Youssef Chahed, a donné, mardi, le coup d’envoi pour la mise en place d’une stratégie nationale urgente au profit de la famille, s’étalant sur la période allant de 2017 à 2020.
La stratégie nationale visant à institutionnaliser le genre et à garantir l’égalité dans tous les domaines sera lancée dans les prochains jours, stipule le discours du chef du Gouvernement dont la lecture a été donnée par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Néziha Laabidi, lors de l’ouverture de la conférence nationale sur l’éducation parentale et la paix et la sécurité sociales tenue à Gammarth.
La stratégie nationale urgente au profit de la famille a pour objectif de promouvoir la famille, assurer l’éducation, la santé et la sécurité à toutes les familles tunisiennes.
Cette stratégie, une première dans son genre, depuis 2006, comporte 8 axes. Parmi les axes abordés, figurent notamment la réforme du système législatif à travers la révision du congé de maternité et de paternité, ainsi que l’élaboration d’un statut pour protéger les personnes âgées, une première dans le monde.
Un volet a été consacré à l’appui du rôle de la famille dans la protection de l’identité nationale et l’instauration de la culture du dialogue et de la solidarité.
Les familles aux besoins spécifiques seront aussi au centre de la stratégie nationale avec un programme d’appui et d’assistance.
De même un programme sera dédié aux familles tunisiennes vivant à l’étranger afin de renforcer ses liens avec la nation, mettre en place une base de données et développer le cadre institutionnel actif dans le domaine de la famille.
Lors de cette conférence nationale, l’Organisation internationale du travail -Bureau Tunisie- a présenté son rapport final autour du coût du congé de maternité dans la législation tunisienne en plus du rôle de la société civile dans l’élaboration d’un plaidoyer au profit de la révision du congé de maternité.

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Imed Hammami, ministre de l’Emploi, a déclaré ce lundi 22 mai 2017 sur Mosaïque fm que 1200 protestataires à Tataouine ont voté pour la levée du sit-in de Kamour, alors que 250 autres ont rejeté cette décision et se sont dirigés vers la station de pompage du pétrole pour bloquer l’activité.

Imed Hammami a déclaré qu’un manifestant, Anouar Sekrafi, est mort piétiné, ce lundi 22 mai, dans une bousculade.
Autre son de cloche du correspondant de Jawhara FM à Tataouine, il a affirmé que l’homme a été percuté par une voiture de police. Blessé, il aurait été transporté à l’hôpital régional où il aurait succombé à ses blessures. Affaire à suivre donc…

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé jeudi d’opérer un remaniement partiel dans le corps des gouverneurs en vertu duquel le gouverneur de Tozeur Mounir Hamdi a été muté à Kairouan.
Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, il a été également décidé la nomination des nouveaux gouverneurs suivants : 
– Adel Chlioui, gouverneur de Sousse, 
– Sami Ghabi, gouverneur de Kébili, 
– Saleh Mtiraoui, gouverneur de Tozeur.

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Les premiers résultats de l’enquête-emploi menée au 1er trimestre 2017 dégagent un léger recul du taux de chômage de 15,5% au 4ème trimestre à 15,3% actuellement. «Le nombre de chômeurs estimé pour le premier trimestre 2017 s’établit à 625.6 mille du total de la population active, soit un taux de chômage de 15.3% et ce, contre 632.5milles chômeurs pour le quatrième trimestre 2016 et un taux de chômage de 15.5%». C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête nationale de l’emploi de l’INS.
Les demandes additionnelles ont en effet été de 7 900 alors que les créations nettes d’emplois se sont élevées à 14 800 postes, d’où un taux de satisfaction de la demande additionnelle de 187% au 1er trimestre 2017 contre 81% au 4ème trimestre 2016 et seulement 77% au 1er trimestre 2016.

Selon l’INS (Institut national de la statistique), «la répartition des occupés selon les secteurs d’activités est de 51.9% dans le secteur des services, 18.3% dans le secteur des industries manufacturières, 15.0% dans le secteur agriculture et pêche et 14.8% dans le secteur des industries non manufacturière». Par genre, il est de 12,4 % chez les hommes et de 22,7 % chez les femmes.

L’universitaire et spécialiste du monde du travail Mongi Chaabane [Ndlr : Nous reprenons ci-dessus ses graphiques] relativise certes en disant que «le taux de chômage au niveau des diplômés du supérieur reste relativement élevé (+31%), [Ndlr : Il aura quand même baissé de 0,4 point]», et explique que «les créations se font plutôt au niveau de la main d’œuvre peu qualifiée (surtout que la croissance du 1er trimestre a été générée par le secteur agricole et le tourisme)».

Cette bonne nouvelle, même relative, sur le plan du chômage, qui recule un tant soit peu, s’ajoute à celle révélée hier quant à un rebond de la croissance à 2,1 % contre 1 % seulement pour tout l’exercice 2016 et même 0,7 % pour le 1er semestre 2016. Une nouvelle qui a fait certes le bonheur de plus d’un membre du gouvernement de Youssef Chahed, même si la croissance n’était due principalement qu’au secteur agricole (+4,9 % de valeur ajoutée), alors que la contribution du secteur des industries mécaniques, traditionnellement créateur d’emplois, baissait de 1,1 %.
Mais ne boudons pas ce plaisir de voir enfin s’inverser certaines courbes de l’économie et ne soyons pas plus grincheux qu’il n’est permis pour un pays qui avait connu deux importants attentats terroristes qui ciblaient directement son économie et qui en était arrivé à importer ses légumes frais d’une Libye en guerre et qui en est à s’endetter auprès du FMI pour payer ses salaires !

On pourrait, à ces deux chiffres et à d’autres comme ceux du tourisme et du commerce extérieur où le déficit de la balance revient en avril à 1.271,7 MDT après les 1.368,3 de mars, ne pas donner la paternité de cette amélioration à Youssef Chahed et son GUN. Il reste tout de même indéniable que l’économie tunisienne confirme sa résilience et affirme son rebond.

Ce rebond économique reste certes léger, mais il n’en est pas moins un rebond et qui est, à ne pas en douter, le fait de toutes les forces vives du pays et qui se fait malgré les énergies amorphes et dont certaines essaient même de tirer le pays et son économie vers l’arrière.

Cette amélioration des ratios économiques de la Tunisie demandera certainement confirmation et consolidation et non destruction, même si elle intervient pendant le mandat d’un Youssef Chahed que beaucoup veulent descendre du fauteuil de La Kasbah.
L’UGTT [Ndlr : Croisons les doigts pour qu’elle ne revienne pas sur sa position] l’a compris et ne demande plus qu’il parte, elle appelle plutôt les partis politiques qui s’étaient mobilisés pour demander son départ à assumer leurs responsabilités et à pousser vers ce qui contribue au retour de la croissance, seule créatrice des richesses que tout le monde veut partager avant terme, et à la pérennisation des résultats de ces toutes premières années de démocratie.

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Le 11 mai 2017, le site d’information français Maghreb Confidentiel, avec 3 correspondants tunisiens anonymes, écrivait que «Si Béji Caïd Essebssi (BCE) n’a finalement pas annoncé de remaniement, le 10 mai, Youssef Chahed reste en sursis ! Selon nos sources, le raïs du palais de Carthage est tombé d’accord avec le patron d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, pour écourter le mandat du Premier ministre. Selon ce deal, celui-ci devra rendre les clés de la Kasbah après le Ramadan, qui prend fin autour du 24 juin. BCE et le « cheikh » Ghannouchi se sont même entendus sur le nom de son successeur : sauf contrariété de dernière minute, il devrait s’agir de Fadhel Abdelkefi, récemment promu ministre des Finances, ce qui lui permet de se préparer… ». Un remaniement qui n’était en tout cas pas à l’ordre du jour, ce 10 mai.
Et la même source d’estimer que «la nomination d’Abdelkefi, originaire de Sfax, ravira les hommes d’affaires de la ville. Finançant aussi bien le parti présidentiel Nidaa Tounes qu’Ennahdha, ceux-ci estiment qu’il est temps que l’un des leurs devienne Premier ministre, poste traditionnellement réservé aux Sahéliens». Le 20 avril 2017 déjà, et sous le titre «Youssef Chahed poussé vers la sortie», la même source laissait entendre que «Ennahdha et Nidaa Tounes discutaient de l’opportunité d’abréger le mandat du Premier ministre, fragilisé par les mouvements sociaux». On ne sait pas si ces informations sont exactes ou une simple intox, ce qui n’est pas impossible dans le théâtre des ombres chinoises de la Tunisie depuis 2011.

⦁ Mehdi Ben Gharbia et Iyed Dahmani montent au créneau.

Interrogé par Africanmanager sur la réaction du GUN à ces propos, le chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations de droits de l’homme au cabinet du chef du gouvernement, Mehdi Ben Gharbia, a rappelé, dans un démenti qui ne dit pas son nom, que «Maghreb Confidentiel» avait aussi prédit le départ du ministre tunisien des Affaires étrangères et l’entrée au gouvernement de Slim Azzabi et rien de tout cela ne s’est passé. Il préfère ensuite rappeler l’amélioration des ratios de l’économie, qui indiquent au moins un frémissement de la reprise économique, en mettant en exergue le taux de croissance de 2,1 % pour le 1er trimestre 2017, annoncé par l’INS. Pour le reste, «nous avons un mandat du Pacte de Carthage, que nous sommes en train d’honorer, d’avancer sur les quatre grandes réformes et de gérer la situation sociale tendue en étant ferme sur les acquis et la suprématie de l’Etat. Nous combattons la corruption. La volonté y est, les résultats viendront et ces gens-là on les aura». Et de faire ensuite noter le manque d’alternative de l’opposition, en ajoutant que «on se demande le pourquoi de ce jeu-là qui consiste à vouloir refaire le gouvernement, alors qu’on n’a jamais eu de proposition, concrète et constructive de la part de l’opposition sur ce qu’il faudrait économiquement faire pour le pays». Pour ce qui est de l’avenir, à court ou à moyen terme, du GUN, Ben Gharbia rappelle la position du chef de l’Etat tunisien, le 10 mai, «lorsqu’il a clairement soutenu l’actuel chef du gouvernement», en précisant que «il n’est pas dans ses prérogatives, mais celles de l’ARP, de changer le gouvernement» et d’ajouter que «ceux qui ont été déçus par son soutien clair sont en train de le minimiser pour essayer de faire passer leurs vœux pour des réalités».

Iyed Dahmani, porte-parole de la Primature, qu’Africanmanager a aussi contacté par téléphone, pour commenter tout ce ramdam autour d’un improbable départ de Youssef Chahed et de son GUN a aussi versé dans la réponse par la démonstration des premières réalisations économiques de Chahed, en insistant sur le fait que «il faut consolider ce début de reprise et non le casser par un autre changement». Il est vrai en effet qu’un éventuel changement de gouvernement ne ferait que replonger la Tunisie et son économie dans une nouvelle phase d’instabilité politique et un retour du manque de visibilité qui cassera toutes ses premières réalisations, aussi peu sensibles soient-elles pour le moment et après un peu plus de 4 mois de l’entrée en exécution de son projet économique par la loi de finance. Un nouveau gouvernement signifiera, à ne pas en douter, plusieurs mois de débat sur son chef et ses ministres, alors que les municipales approchent à grands pas et alors que les bailleurs de fonds commencent à peine à faire confiance aux plans de sortie de crise du GUN.

Chahed en tout cas ne laisse rien transparaitre, enfilant les visites dans les régions, régularisant les situations foncières de plusieurs quartiers populaires, savoure ses bains de foule, travaille à redresser les mauvais indicateurs économiques et colmater les brèches des différents foyers de tension, dont toute la classe politique s’accorde à dire qu’elle n’est pas si spontanée que ça !

⦁ Campagne tambours médiatiques battants

Entretemps, des sources locales de journaux étranger battent depuis quelque temps et derrière l’opposition tunisienne les tambours du départ pour Chahed sur fond d’une marche contre le projet de loi sur la réconciliation qu’une partie de cette opposition voudrait retirer avant même son passage à l’ARP. Une marche de protestation dont la réussite a été remise en cause par le chiffre de 1200 manifestants donné par le ministre de l’Intérieur et démenti par les organisateurs qui avancent plus de 5.000 personnes.
De son côté, le site tunisien «Acharaa Al Magharibi» évoque des fuites de la réunion, jeudi dernier, de Youssef Chahed avec les signataires du «Pacte de Carthage», faisant dire à Hafedh Caïed Essebssi que «le gouvernement d’union nationale n’est pas éternel mais temporaire». Cette nouvelle fuite, si elle s’avérait vraie, ferait écho à celle où un député critiquait la composition du cabinet du chef du gouvernement et les autres critiques des participants à cette réunion de Nidaa Tounes, où était aussi présent Essebssi Jr, en direction de tout le GUN. A ce propos, Mehdi Ben Gharbia explique, dans une communication téléphonique avec Africanmanager : «j’ai une obligation de réserve et je ne peux donc rien confirmer ni commenter». Pour lui, «ce gouvernement a été voté par l’ARP. Il a connu un remaniement il y a deux mois. On a un pacte avec lui et on est en train d’avancer. On commence à faire de la croissance. Les indicateurs ne sont certes pas encore au vert, mais la courbe de la croissance commence à s’inverser vers le haut. Nous on assume notre responsabilité. Aux partis de l’opposition maintenant d’assumer les leurs».

⦁ L’UGTT à la rescousse de Chahed

Ce qui est certain, c’est qu’on cherche, depuis quelque temps, à descendre le GUN, à démonter son unité et à chasser Youssef Chahed de La Kasbah. Une partie de l’Iceberg réside dans les partis qui ont «animé» les manifestations de Tataouine et que plus d’un ministre du GUN a pointés du doigt. L’autre partie devrait se trouver dans les rangs des partis politiques qui ont refusé d’assister au discours du chef de l’Etat tunisien, le 10 mai dernier, durant lequel BCE avait soutenu, quoique du bout des lèvres, son poulain Youssef Chahed.
Ce dernier vient d’ailleurs de trouver un excellent appui, en la personne du SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, dont l’organisation syndicale est le pilier de l’institution du dialogue national. Dans une déclaration au quotidien «Al Arab Al Yawm», ce dernier affirme n’avoir aucune intention de demander le départ de Youssef Chahed, ajoutant que «la succession de gouvernements n’a pas donné de solutions». Il affirme par ailleurs qu’ils n’accepteront pas, à l’UGTT, que «la Tunisie devienne un laboratoire pour les gouvernements » et que «nous, à l’UGTT, nous appelons à réparer les erreurs et non à faire tomber les gouvernements et nous appelons les partis à assumer leurs responsabilité vis-à-vis de la situation que vit le pays». Cette position pro-Chahed suffira-t-elle à stopper l’élan de ses détracteurs et à calmer les ardeurs de ceux qui veulent sa sortie de La Kasbah ? Wait and See !

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Malgré les multiples appels pour faire tomber le gouvernement de Youssef Chahed et les tentatives de certains partis politiques de diaboliser son travail, plusieurs indicateurs économiques laissent entrevoir les prémices d’une reprise économique prochaine. Le tableau de bord de l’économie nationale de la dernière note de l’Institut National des statistiques (INS) fait état d’un taux de croissance de 2,1% durant le premier trimestre de l’année 2017 et un PIB en hausse de 0,9% par rapport au dernier trimestre de l’année 2016. Deux bonnes nouvelles qui s’ajoutent à celles dévoilées récemment par l’Agence de promotion de l’Industrie (APII) et selon lesquelles l’investissement déclaré dans le secteur industriel a augmenté de 56% durant le premier trimestre. De bons chiffres mais qui demeurent encore en deçà des prévisions de certains experts en la matière et institutions financières, qui s’attendaient à ce que la croissance dépasse les 2,5% durant ce premier trimestre, des prévisions basées sur l’amélioration des indicateurs dans maints secteurs et sur la hausse de 13% des rentrées fiscales au titre de la TVA.

Revenant sur les chiffres dévoilés par l’INS concernant le taux de croissance, il est à indiquer que la réalisation d’une croissance positive s’explique principalement par l’évolution du secteur agricole (+ 4,9%) et celui des services marchands qui a progressé de 3,4%, essentiellement le domaine touristique qui a réalisé une croissance de 35% contre une régression des industries manufacturières qui ont accusé une perte de 1,1%.

Le secteur de l’agriculture et de la pêche a réalisé, au cours du premier trimestre 2017, une croissance de 4,9% alors que celui des services marchands s’est accru de 3,4% au cours du premier trimestre de 2017 par rapport à la même période de 2016. Cette progression est expliquée par la hausse de la valeur ajoutée de toutes ses filières, à l’instar du secteur des services hôteliers qui a réalisé une hausse de 8,6%, en raison de l’augmentation, au cours du premier trimestre 2017, de 35% du nombre de touristes. L’amélioration des indices de la croissance est due également au secteur des industries non manufacturières, laquelle a enregistré une légère croissance de 0,2%, au cours du premier trimestre de 2017 en comparaison avec la même période de 2016. Cela s’explique par la hausse de la production dans le secteur des mines (21,3%).

Il est à rappeler à ce propos que la Banque Mondiale (BM) projette, dans un rapport récent, l’accélération de la croissance économique à 2,3 % en 2017 du fait de la reprise dans les secteurs stratégiques de l’agriculture, du phosphate et de l’industrie manufacturière.

Toujours selon la BM, à moyen terme, la croissance devrait remonter progressivement à 2,8 % en 2018 et 3,2 % en 2019, en raison d’une amélioration du climat des affaires associée à des réformes structurelles et au renforcement de la stabilité sociale et de la sécurité. Le déficit budgétaire devrait toutefois, rester élevé, à 5,9% du PIB en 2017.

Par ailleurs, pour assurer la viabilité des finances publiques, la Banque Mondiale a souligné la nécessité de contenir la masse salariale de l’État et élargir l’assiette fiscale, puis créer de l’espace pour accroître les dépenses d’investissement. Le déficit courant devrait toutefois se resserrer légèrement à 8,4 % du PIB, sous l’effet de la relance progressive des secteurs manufacturier et minier, et du rebond des exportations des produits agricoles et des services.

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 » Berceau de plusieurs religions, la Tunisie est un pays ouvert, tolérant et en réconciliation avec son identité. Elle cohabite pacifiquement avec toutes les réglions  » a déclaré dimanche matin le chef du gouvernement, Youssef Chahed, au dernier jour du pèlerinage annuel juif de la Ghriba qui se tient du 12 au 14 mai 2017 à l’île de Djerba.

 » La Tunisie est un pays sûr doté de toutes les conditions à même de permettre le bon déroulement des rites de la Ziara « , a-t-il encore souligné. Il s’agit là, selon Youssef Chahed, du « message qu’il a voulu transmettre au cours de cette visite à Djerba ». A ce propos, Chahed a mis l’accent sur le rôle du gouvernement dans le bon déroulement du pèlerinage à la Synagogue de la Ghriba qui, a-t-il dit, représente à la fois un site touristique, culturel et historique.

Selon le chef du gouvernement, la saison touristique s’annonce prometteuse.  » La réussite du pèlerinage de la Ghriba et l’augmentation de 34% du nombre des nuitées au cours du premier trimestre de l’année 2017 semblent de très bon augure « , a-t-il dit.

 » Les préparatifs de la saison touristique continuent « , a-t-il ajouté, faisant remarquer que le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour protéger les zones touristiques.

Le pèlerinage annuel juif de la Ghriba a démarré vendredi dernier et doit être clôturé par la procession  » Kharja « , en présence de plusieurs ministres, hommes politiques et artistes tunisiens.

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 » La visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed à l’île de Djerba, à l’occasion du pèlerinage annuel juif de la Ghriba est une première pour un chef du gouvernement et restera à jamais dans la mémoire « , a indiqué dimanche le président de l’Association de la Ghriba, Pérez Trabelsi.

 » Cette visite va renforcer le sentiment d’appartenance (des juifs tunisiens) à leur patrie et affirmer que la Tunisie est pour tous et qu’il n’y a pas une différence entre musulman et juif « , a-t-il ajouté.

 » Cette visite surprise du chef du gouvernement a laissé une bonne impression chez tous les visiteurs « , a-t-il poursuivi.

 » Le pèlerinage juif pour cette année a connu un franc succès « , s’est-il félicité.

 » Sa réussite va permettre à la Ghriba de reconquérir ses visiteurs traditionnels et à la Tunisie d’attirer des touristes des différents pays du monde « , a-t-il dit.

 » Les visiteurs de la Ghriba pour cette année ont crée une forte dynamique économique et commerciale à l’île de Djerba. Ils se promenaient en toute tranquillité dans les rues de la ville « , a tenu à préciser Pérez Trabelsi qui a affirmé que cela ne peut que démontrer la réussite de la Tunisie au plan sécuritaire.

Le pèlerinage annuel juif de la Ghriba a démarré vendredi dernier et doit être clôturé aujourd’hui par la procession  » Kharja « , en présence de plusieurs ministres, hommes politiques et artistes tunisiens.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé de rattacher la direction générale des Affaires régionales au ministère de l’intérieur (MI), annonce un communiqué de la présidence du gouvernement publié ce jeudi 11 mai 2017.

Il est à signaler à ce propos que lors de son discours prononcé hier mercredi 10 mai 2017 au palais des congrès, le chef de l’État, Béji Caied Essebsi, avait annoncé la restructuration du ministère de l’Intérieur.

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On ne connait pas l’explication du choix du palais des congrès à une heure de pointe, en lieu et place du Palais de Carthage équipé de toute l’infrastructure nécessaire pour une diffusion télévisée en Live et disposant d’une salle cérémoniale imposante. Mais c’est en plein centre de la capitale que Béji Caïed Essebssi a choisi de parler. D’abord en tant que chef de l’Etat et ensuite en tant que président du Conseil national de sécurité.
Deux manières de lire ce discours «à la Bajbouj», c’est-à-dire tout aussi décousu que bien ordonné, ponctué d’anecdotes, comme lorsqu’il en a sympathiquement voulu à Foued Mbazaa (ancien chef d’Etat tunisien) d’avoir insisté pour qu’il occupe le poste de 2ème Premier ministre de l’après-révolution et ponctué de petits rappels historiques. Il n’a d’ailleurs pas dérogé à son habitude de commencer par un verset du Coran, même si au lieu de dire que «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître», c’est l’apocryphe «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu, car la Vérité est destinée à disparaître» qu’on a entendu. C’est certes un lapsus linguae, mais à bien analyser la conjoncture générale du pays, il a tapé dans le mille !
La première est celle qu’on a le plus entendue dans la salle où il y avait tout le gouvernement, les anciens chefs de gouvernement, les partis politiques avec à leur tête Rached Ghannouchi, qu’il a une fois pris pour témoin en parlant de manière fugace de leur 1ère rencontre à Paris, et mêmes d’anciens responsables comme l’ancien Premier ministre Rachid Sfar. Selon ce 1er décryptage du discours présidentiel, c’est du «Tout ça pour ça», ou «la montagne a accouché d’une souris». C’est pourtant, à notre sens, ne rien comprendre à la manoeuvre du vieux renard. Avec des insinuations, du dit et du non-dit, BCE en effet était venu avec plein de messages. Les uns pour répondre, les autres pour se défendre.

⦁ L’armée pour protéger les entreprises. La seule décision applaudie

Tout au long du discours (qui a duré près d’une heure), c’est un chef d’Etat au visage grave, presque fermé, encore hanté par les images de ce qui se passe au Sud du pays et les oreilles assourdies par les clameurs des mécontents du gouvernement, qui a parlé. D’une voix calme et décidée, un tantinet menaçant parfois, il n’entrera dans le vif du sujet qu’à la 23ème minute, pour annoncer, ou plutôt redire, la décision déjà annoncée depuis quelques jours par Youssef Chahed, de confier à l’armée nationale la tâche de sécuriser les entrées frontalières du Sud tunisien, des compagnies pétrolières, de toutes les ressources de l’Etat et en général de tout l’appareil de production. Menaçant, il ajoute : «je vous mets en garde. Lorsque l’armée prend une responsabilité, il sera difficile de traiter avec elle». Et d’ajouter, comme s’il désignait les protestataires : «Je vous avertis encore une fois. Nous savons que c’est une décision dangereuse, mais qui doit être prise. Car la première condition de la Démocratie est l’Etat de droit. Et s’il a quelques problèmes, c’est parce que nous, par laxisme, nous n’appliquions pas l’Etat de droit». Une décision fortement applaudie par l’assistance. A l’écran, on voyait surtout un ministre de la Défense content et un ancien chef de gouvernement islamiste, Ali Larayedh, le front ridé et les lèvres en «U» inversé, manifestement pas d’accord.
Une autre décision, celle de «restructurer le ministère de l’intérieur», passera presqu’inaperçue et il n’y reviendra pas lui-même, sauf pour l’expliquer par la fatigue des forces de l’ordre appelées partout et pour tout. BCE n’en avouera pas moins le laxisme de l’Etat, même de sa propre personne, le chef.

⦁ La réconciliation économique en filigrane

Sans vouloir le désigner en tant qu’objet principal de son discours et de toute la mobilisation officielle qui lui a été faite, son projet de loi sur la réconciliation économique a été le sujet qui a hanté tout le discours. Béji Caïed Essebssi défendra, bec et ongles, son projet. Il en parlera, surtout lorsqu’il évoque les manifestations et les protestations qui secouent depuis quelques jours le sud tunisien. Des protestataires dont il dira qu’ils présentent des demandes dont l’objectif final est de mettre l’Etat dans l’embarras, tant ils savent qu’elles sont impossibles à réaliser dans l’immédiat.
«Nous savons que ce n’est pas cela leur objectif», dit-il avec lucidité et clairvoyance des protestataires de Tataouine, dont il a donné lecture d’une lettre qui laisse clairement entendre qu’ils ne s’arrêteront pas, quand bien même toutes leurs demandes seraient satisfaites. Pour BCE, le développement, objet de toutes les demandes, ne viendra que lorsqu’on libèrera l’Administration de toute peur des poursuites, brandies depuis la révolution comme une épée de Damoclès sur sa tête.

Il dira aussi que «la démocratie est en grand danger», en référence à ceux qui menacent de descendre dans la rue pour éviter que le projet de loi passe devant l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) et d’annoncer la désobéissance civile s’il venait à être adopté. «A tort ou à juste titre, le chef de l’Etat a présenté, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, une initiative et c’est à l’ARP, en laquelle nous avons confiance, de voir. Nous avons une Assemblée qui vote les lois et trace la route que nous devons emprunter, après le Chef de l’Etat. Si cela devient objet de suspicion, c’est toute la pyramide constitutionnelle et démocratique qui s’écroulera. Où va-t-on comme ça ?», sermonne-t-il, inquiet et indirectement menaçant, l’assistance du Palais des Congrès.

⦁ Fin de non-recevoir aux demandes de démettre Youssef Chahed

Le 1er sujet qu’il abordera, c’est une réponse à tous ceux qui demandent le départ de Youssef Chahed, prétextant sa défaite, ou des élections anticipée. «Tout le monde doit respecter le jeu démocratique (…). Il y aura des élections prochainement et que chacun s’y prépare (…). Mais lorsqu’on dit que cela suffit et que le gouvernement a failli et qu’on doit entamer un nouveau dialogue, autre que celui qui nous a valu le Prix Nobel de la paix et qui soit en-dehors de l’Exécutif et en-dehors du Législatif», dit-il d’un geste de la main, mimant le dédain de ceux qui le proposent [Ndlr : il évitera de nommer ceux qui sont derrière cette proposition, dont l’UGTT]. Et de reprendre avec un index menaçant et un visage fermé que «cela veut dire que le processus démocratique dans lequel nous nous sommes engagés était faux. Cela je ne l’accepterai pas. Les Tunisiens et tout le monde ne l’accepteront pas».
Une position qui coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui crient au loup, suivie d’un long silence dans la salle. Le public se rattrapera, par de timides applaudissements, lorsque BCE ajoute en guise d’anecdote que si un ami lui a dit que «c’est peut-être cela qui fera revenir la dictature et Halima reviendra à ses anciennes habitudes» et d’affirmer que «de toutes les façons, ne comptez pas sur moi pour aller dans ce sens [Ndlr : remplacer Youssef Chahed]. Laissez ceux que le peuple a choisis travailler».
Des applaudissements qui finissent pas faire réagir le concerné, resté placide, sans le sourire, contrairement à sa ministre de l’Energie. Prenant encore la défense de son poulain, BCE répondra à tous ceux qui demandent de changer tel ou tel ministre que «ce n’est pas raisonnable. C’est de la platitude. Mais je les comprends, car c’est malheureusement tout ce que le bon Dieu nous a donné», dit-il comme par pitié envers ces détracteurs. Aux premiers rangs, on voit sur les écrans Issam Chebbi remettre sa veste en place, Kamel Morjane les doigts sur le menton et Yassine Brahim se frotter les yeux [Ndlr : Ce sont ceux qui ont été filmés à ce moment-là].

Manifestement toujours en colère, BCE parlera avec indignation de la démission de Chafik Sarsar, qui était présent, le visage livide et fermé devant les propos du chef de l’Etat qui s’écriait dans sa direction et sans le nommer : «quelles que soient tes raisons personnelles, elles ne seront jamais plus importantes que les problèmes de la Tunisie».

BCE a dit beaucoup de vérités dans son discours, devant un parterre de politiciens qui persistera probablement dans l’erreur en donnant jusqu’ici la primauté à leurs intérêts propres par rapport à ceux du pays. Sitôt ce discours fini, ses détracteurs ne tarderont pas à faire abstraction de la raison d’Etat et à enterrer toutes les vérités qu’ils ont pourtant applaudies dans un déni complet de tout ce qui n’est pas leurs propres logiques partisanes. Ça nous ramène au lapsus linguae de BCE, qui ne savait peut-être pas à quel point il ne s’était pas tant trompé que ça, même s’il s’agit du Coran.

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De nouveau, se font entendre en Tunisie les voix demandant le changement du chef du gouvernement et donc la chute du GUN (gouvernement d’union nationale). Il est vrai que Youssef Chahed commence un peu trop à s’enraciner et à s’approcher des 12 mois d’âge qui ont jusqu’ici été la norme de la longévité gouvernementale depuis 2011. Il est vrai aussi que, malgré toutes les critiques dont il a et fait l’objet, les faiblesses dont il a fait et fait toujours montre, le second chef de gouvernement de la 2ème République tunisienne commence à donner les premiers éléments tangibles d’une certaine réussite (bien que pas encore une réussite certaine) et les premiers frémissements d’une reprise économique.

L’homme a donné à tous ceux qui ont demandé. Des salaires jusqu’à faire exploser les caisses de l’Etat, des capitulations sociales jusqu’à créer un monstre syndical, des concessions politiques jusqu’à perdre presque le soutien de ceux qui ont signé le Pacte de Carthage dont il est issu, des ministres à ceux qui ont demandé leurs têtes jusqu’à perdre tout sens de solidarité gouvernementale et même des terres aux agriculteurs et aux habitants jusqu’à susciter des envies.

Il commence pourtant à avoir ce qu’il lui fallait pour mener à bien son mandat. Il a organisé un «Tunisia 20-20» qui commence, certes à peine, à donner ses fruits avec notamment les accords conclus avec le Fades (Fonds arabe de développement économique et social) et la BM (Banque Mondiale). Il a, quoiqu’on puisse en penser et malgré les lourds engagements salariaux du gouvernement Habib Essid, réussi de difficiles négociations avec le FMI.

La Tunisie commence à récolter les fruits de cette réussite avec les dizaines de millions DT qui commencent à pleuvoir du côté des «Followers» du FMI, comme la BM, la BAD (Banque Africaine de Développement), l’Union Européenne et d’autres. Les grands projets redémarrent, même s’ils restent quelque peu plombés par la complexité des procédures administratives et la tension sociale diminuée même si elle reste vive.

Un frémissement de la reprise «que nous ressentons, par les chiffres» disait optimiste, le 28 avril dernier, le ministre Fadhel Abdelkefi. Ce dernier faisait en effet état d’une hausse, en avril et non en février seulement, de 46 % de la production de phosphate, une hausse de 34 % dans le tourisme, une hausse des IDE (+18 % à 66 % dans les industries) et des investissements locaux, sans compter l’amélioration, en avril dernier, du déficit commercial.

Tout cela se passe, et c’est certes peu mais sans être rien, alors qu’on entendu de nouveau s’élever les voix pour demander le changement du GUN. Des voix qui viennent de l’opposition. Mais aussi, quoique plus enveloppées comme dans l’appui à tous ceux qui protestent pour un oui ou pour un non, d’autres partis comme chez Ennahdha et même Nidaâ Tounes. Des voix qui s’élèvent aussi chez l’autre partenaire du Pacte de Carthage. De nouveau, c’est l’UGTT (syndicat des travailleurs) qui évoque une nouvelle initiative de sortie de crise. De nouveau aussi, le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi, annonce qu’il y ira de son grain de sel et on laisse fuiter chez la présidence de la République qu’il pourrait lui aussi annoncer une nouvelle initiative.

Loin de calmer les esprits, tout ce remue-ménage politicien ne fait que déstabiliser encore plus un GUN, déjà diminué, d’abord par les «fissures» du parti dont est issu Youssef Chahed et ensuite par les turpitudes d’Ennahdha qui joue au «je te soutiens, mais je soutiens aussi tous ceux qui te déstabilisent». Une déstabilisation politique qui intervient à 6 mois des prochaines élections municipales. Une déstabilisation politico-économique qui, si elle venait à se vérifier, emporterait aussi les légers battements de papillon d’une reprise économique qui commençait à peine à se dessiner.

Un autre chef de gouvernement ferait-il mieux ? Force est à ce sujet de noter que le handicap majeur de Youssef Chahed reste le type de gouvernance choisi depuis 2014. Un régime, ni parlementaire, ni présidentiel dans un semblant de «jeu de la barbichette» dans une atmosphère de «chiens de faïence» et où tous guettent le déroulement du «jeu des chaises musicales». Un Antoine Pinay (ministre de l’économie et des finances sous la 4ème république française) s’y casserait sûrement les dents lui aussi et même une Dame de fer comme Margaret Thatcher finirait par donner sa langue au chat. La situation, politique, économique, sociale et syndicale, lui aurait valu un Alzheimer précoce.

Chahed est-il, pour autant, irremplaçable ? Certes non. Ce qu’il faudrait avant tout remplacer, nous semble-t-il, c’est le régime politique en place en Tunisie depuis 2014. Faute de mieux, la Tunisie est condamnée à donner encore plus de temps, d’abord aux politiciens de délaisser le partisanisme au profit du nationalisme. Ensuite à la démocratie pour dépasser son premier concept à la Kadhafi et ses libertés incontrôlées, vers une définition où l’État veille au bon exercice de la liberté des citoyens, des citoyens qui respectent les lois et l’Etat qui les fait et enfin des citoyens qui pensent plus à l’intérêt de l’Etat qu’à leurs stricts siens propres. Et enfin, à l’économie de se restaurer, de se développer et de rebondir pour être le véritable garant d’une démocratie naissante et le véritable rempart contre ses dérives.

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Le limogeage des ex ministre de l’Education, Néji Jalloul, et des Finances, Lamia Zribi, continue de faire des vagues, surtout celui du dirigeant à Nidaâ tounès qui semble avoir été lâché par les siens et sans doute aussi par le mouvement Ennahdha. Sans le confirmer explicitement, Slim Besbes, élu d’Ennahdha à l’Assemblée des représentants du peuple dont il est membre de la commission des finances, a laissé en tendre que son parti était au parfum. Il a confié à A2fricanmanager que « le mouvement Ennahdha n’a pas été surpris par la décision du limogeage des deux ministres Zribi et Jalloul. D’un côté, le limogeage du ministre de l’Education était bien à l’ordre du jour depuis quelque temps, il ne restait que le choix du timing. Ce dernier a été bien choisi concomitamment à la survenance d’un événement inattendu et catégoriquement inadmissible. Il s’agit d’une déclaration irresponsable de la ministre des Finances qui a enflammé le marché des devises et causé beaucoup de tort à notre économie, déjà brisée. De toute façon nous pourrons que respecter la décision du chef du gouvernement qui use de ses pleines prérogatives », a-t-il dit.

Interrogé sur un éventuel remaniement ministériel, Besbes a indiqué qu’il devrait sûrement y en avoir un prochainement, ce qui doterait le gouvernement Chahed d’une structure définitive et même refondue. « D’une part, les décisions récentes d’attribuer les deux ministères concernées respectivement à Slim Khalbous et à Fadhel Abdelkefi ne sont que des nominations provisoires pour assurer la continuité de la gestion des activités des deux départements ministériels. D’autre part, Ennahdha ainsi que les autres composantes du gouvernement d’union nationale tiennent à développer des réflexions et des concertations profondes sur les bilans des différents membres dudit gouvernement et à s’associer au choix des alternatives », a-t-il expliqué.

L’ancien ministre des Finances a sous un autre angle indiqué qu’il est tout à fait naturel qu’un parti défende ses ministres, les soutienne et ne les lâche pas. « Mais en plus, la pratique avait toujours prouvé que Ennahdha apporte habituellement un soutien réel au bloc gouvernemental et, au moins pour ce gouvernement, il n’a jamais manifesté une quelconque hostilité en ciblant un ministre bien déterminé, y compris ceux qui viennent d’être limogés », a-t-il dit.

Interrogé sur le projet de loi sur la réconciliation économique, Slim Besbes a dit : « Je pense en premier lieu que dans notre contexte, et en vue d’œuvrer pour une véritable transition économique, la conciliation économique est un impératif indispensable et inéluctable pour libérer toutes les initiatives, mobiliser l’ensemble de nos potentiels et assainir notre climat d’affaires ». Néanmoins, affirme-t-il, « cette conciliation devrait respecter toutes les exigences constitutionnelles et être en harmonie avec les impératifs de la justice transitionnelle. Elle devrait bien être entourée par tous les garde- fous qui la prémunissent contre le risque de son détournement vers un compromis sélectif s’insérant dans un agenda partisan assez étroit ».

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en charge des grands projets, a affirmé que le gouvernement ne ménage aucun effort pour trouver des solutions « raisonnables et pratiques » afin de sortir de la crise.

Il a imputé la responsabilité de cette crise à toutes les parties, qui sont normalement tenues de jouer leur rôle essentiel en calmant les esprits et en faisant en sorte que les revendications soient modérées, au lieu d’être «déraisonnables».

Sur un autre plan, il a annoncé la mise en place prochaine d’un nouveau dispositif informatique dédié au suivi de la mise en œuvre des mesures annoncées par le chef du gouvernement. Interview :

Comment évaluez-vous la récente visite du chef du gouvernement à Tataouine ?

Au début, il est utile de rappeler que cette visite entre dans le cadre d’une série de visites programmées dans sept gouvernorats et ce, en compagnie des membres de son gouvernement. En effet, Tataouine, Sfax, Médenine, Kef, Tozeur, Kairouan et Kasserine sont ciblées par ces visites.

Les objectifs de ces visites ?

Le chef du gouvernement, accompagné d’une délégation ministérielle importante, veut avoir une idée sur la réalité du développement dans chaque gouvernorat et ce, de façon directe.

En plus, c’est une opportunité pour ausculter les sites ou les projets en cours de réalisation dans ces zones, et dans un deuxième temps pour annoncer les nouveaux projets qui vont démarrer dans deux ans.

La chose importante souligner, c’est qu’on est limité par des délais bien déterminés pour concrétiser ces projets.

A ce niveau, la présidence du gouvernement en collaboration avec les ministres chargés du suivi des projets annoncés œuvre à détailler les annonces de chaque programme selon les secteurs.

Comment ça va se passer concrètement ?

Pour accomplir cette mission, un nouveau dispositif informatique dédié au suivi de la mise en œuvre des mesures que le chef du gouvernement a annoncées et celles qui vont l’être dans le cadre de sa série de visites dans plusieurs gouvernorats du pays sera prochainement mis en place.

Ce mécanisme, conçu de concert avec le Centre national de l’informatique (CNI), concernera dans une première étape les gouvernorats de Médenine, Sfax et Tataouine, avant d’être étendu aux autres régions que le chef du gouvernement projette de visiter, à savoir Kairouan, le Kef, Tozeur, Kébili et Kasserine.

Baptisé « Dispositif de la mise en œuvre », ce mécanisme a vocation à fournir des informations immédiates sur les projets annoncés, sur l’avancement de leurs travaux d’exécution et les entraves les affectant.

Il s’agit d’une démarche importante, surtout qu’elle permettra de fournir à l’ensemble des parties prenantes dont notamment le chef du gouvernement et les ministres des données actualisées sur ces projets.

Mais si des obstacles se dressent, quelle serait alors votre réaction ?

C’est simple. Ces blocages et dysfonctionnements, sitôt constatés, seront examinés par la Commission des projets bloqués relevant de la Primature, ce qui contribuera à accélérer la mise en œuvre des programmes dans les délais fixés et surtout à mettre fin à la politique des promesses illusoires et intenables. S’y ajoutera la création programmée d’une commission groupant les députés des régions, les autorités régionales et le gouvernement dont la mission est de faire le point sur l’avancement des projets dans tous les gouvernorats.

Jusqu’à ce jour, des projets bloqués (publics et privés) dans 17 régions ont été identifiés.

Et pourtant, plusieurs parties ont pointé du doigt cette récente visite à Tataouine, affirmant qu’elle a échoué. Qu’en pensez-vous ?

Au contraire, c’est une visite réussie et qui n’a rien de scénique, surtout qu’elle a été minutieusement préparée au travers de pas moins de trois conseils ministériels et de réunions de coordination avec les ministères concernés, outre la mission confiée au ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Imed Hammami, d’assurer le suivi de la mise en œuvre des 64 mesures annoncées au profit de cette région.

Je profite de cette occasion pour dénoncer ce qu’on a appelé les tromperies, pour la plupart délibérées. De nombreuses parties ont affirmé que la région de Tataouine regorge d’immenses richesses exploitées par des dizaines de compagnies pétrolières, alors qu’en réalité ces dernières sont au nombre de sept dont une seule est en activité.

Et c’est pour cette raison mais aussi pour les besoins de la transparence que le ministère de l’Energie et des Mines a été chargé, en coordination avec le CNI, de fournir des informations détaillées sur les contrats pétroliers, le volume de production et les ventes effectuées, et ce à l’effet de lever toute équivoque et barrer la route à toutes les accusations.

Quelque chose à ajouter ?

Outre ce travail, la responsabilité a été imputée à toutes les parties y compris les partis politiques, les organisations sociales, les composantes de la société civile qui sont tenues de jouer leur rôle essentiel qui est de calmer les esprits, de rechercher les solutions possibles et de faire en sorte que les revendications soient modérées au lieu d’être « déraisonnables ».

C’est important dans la mesure où certaines compagnies pétrolières envisagent de quitter la Tunisie à cause des restrictions auxquelles elles sont soumises à l’heure actuelle.

Le gouvernement ne ménage aucun effort pour trouver des solutions « raisonnables et pratiques » afin de sortir de la crise, en allouant, par exemple au titre du Plan quinquennal de développement, une enveloppe de 670 millions de dinars aux projets publics, une mutation qualitative au regard des précédents budgets.

Votre lecture de la situation économique actuelle dans pareille conjoncture marquée par l’instabilité sociale

La situation est en train de s’améliorer et des tendances positives ont été affichées. On cite également l’évolution de la production des phosphates (+46%), son transfert (+16%), l’amélioration de l’activité touristique (+30%), sans oublier les prévisions relatives à l’entrée de 6,5 millions de touristes au cours de cette année.

Outre ses indicateurs, on s’attend aussi à une amélioration du transfert de l’argent des Tunisiens à l’étranger. Pour y parvenir, une campagne de sensibilisation visant cette communauté sera prochainement lancée. L’objectif étant d’encourager cette diaspora à mieux contribuer au circuit économique.

Un programme de communication sera mis en place pour bien accomplir cette mission.

Outre ces indicateurs positifs, on s’attend à l’octroi de financements de la part du FMI, de la Banque mondiale et de l’Union Européenne.

Si on continue à ce rythme, il sera facile de réaliser le taux de croissance fixé au début de cette année, soit 2.5%.

Qu’en est-il de l’avancement des grands projets, tel que Sport City?

Ces méga projets ne sont pas en train d’avancer. Plusieurs obstacles freinent leur évolution. C’est le cas de Sport City qui n’a pas enregistré de progrès notable.

S’agissant du Port Financier de Tunis, il n’a pas non plus progressé, malgré le fait que le gouvernement ait fait preuve de patience face à quelques problèmes et œuvre à faciliter la réalisation de ce projet dont le coût s’élève à environ 3 milliards de dollars américains (près de 6,5 milliards de dinars tunisiens). .

En ce qui concerne le projet de Sama Dubaï, du groupe émirati Abu Khater, aucune évolution n’a été enregistrée ; idem pour Tunisia Economic City (TEC).

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Ridha Saïdi, conseiller auprès du Chef du gouvernement, Youssef Chahed, en charge des grands projets, a pointé du doigt la complexité des procédures administratives, qui entravent la réalisation de nombreux méga projets en Tunisie.

Dans une interview exclusive accordée ce vendredi 5 Mai 2017 à Africanmanager, il a, dans ce contexte, précisé que plusieurs obstacles freinent l’évolution de ces méga projets, citant le cas de  Sport City qui n’a pas enregistré d’avancement notable, sachant que le président du groupe Bukhatir avait annoncé le démarrage de ce projet pour 2016.

S’agissant du Port Financier de Tunis, Saïdi a indiqué qu’il n’a pas non plus progressé, malgré le fait que le gouvernement ait fait preuve de patience face à quelques problèmes et œuvre à faciliter la réalisation de ce projet dont le coût s’élève à environ 3 milliards de dollars américains (près de 6,5 milliards de dinars tunisiens). Pour rappel, ce projet est           financé par la Gulf Financial House.

A souligner que le chef du gouvernement avait ordonné, depuis novembre dernier, le coup d’envoi des travaux des deux étapes de ce projet qui s’étend sur 341 hectares, dans la zone de El-Hsayène, près de Raoued Plage, au gouvernorat de l’Ariana, au nord de Tunis.

En ce qui concerne le projet de Sama Dubaï, du groupe émirati Abu Khater, aucune évolution n’a été enregistrée ; idem pour Tunisia Economic City (TEC), selon notre interviewé.

Il est vrai qu’avec les changements fréquents de gouvernement depuis le 14 janvier 2011, il est difficile de maintenir un cap. De nombreux projets sont victimes de l’instabilité politique et sociale, des mouvements incessants à la tête des grandes structures publiques, en plus de la complexité administrative, une tradition en Tunisie…

 Article traduit par Nadia Ben Tamansourt

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Quand l’annonce du lifting de l’équipe de Youssef Chahed est tombée, ça ne nous a pas étonné. D’abord parce nous l’avons ébruité ici même, dès le 16 février 2017, sur la base d’informations que la garde rapprochée du chef du gouvernement avait pris soin, et nous insistons sur ce point, de souffler à l’oreille des journalistes de Jeune Afrique. Ensuite parce qu’on voyait bien, avant même notre article, que l’idée de débarquer le désormais ex-ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul et l’ex-patronne des Finances, Lamia Zribi, démangeait fortement Chahed, pour moult raisons. La première étant, c’est notre hypothèse, du moins pour Jalloul, de faire une offrande à l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) pour acheter une non moins hypothétique paix sociale sans laquelle aucun programme de réformes, de relance économique ne tient la route une seconde, notamment dans les régions où on a beaucoup de mal à venir à bout de l’éruption sociale. Mais Chahed a dû temporiser, et même reculer à certains moments car éjecter Jalloul, un poids lourd, au sein du gouvernement – son ministère a le budget le plus gros -, aux yeux de l’opinion publique et dans son propre parti, n’a pas été chose aisée. Elle ne l’est toujours pas quelques jours après ce fracassant remaniement, au regard des déflagrations médiatico-politiques de cette affaire, en Tunisie et même en France. Encore une mauvaise publicité pour notre pays.

Par ailleurs le chef du gouvernement a été contraint de retarder les échéances car Jalloul est coriace. Le bonhomme, en fin communiquant et stratège qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour ameuter les médias, arguer de son bon droit à mener des réformes sur lesquelles tous ses prédécesseurs ces dernières décennies se sont cassés les dents et a même osé lier son sort à celui de Chahed : Je suis venu avec lui, je partirai avec, grossièrement traduit. Et dernièrement, plus combatif que jamais, il a redit qu’il avait l’intention de rester à son poste au moins jusqu’en 2019, date des élections générales. Tout cela pour dire qu’il a vendu chèrement sa peau, avec un boucan d’enfer, gênant Chahed jusqu’au bout et l’obligeant à sortir du bois, à découvert, pour l’immoler publiquement. Une manoeuvre très habile, très loin de la docilité de l’ancien ministre de la Santé, Saïd Aïdi, qui a accepté, sans livrer bataille, de mettre sa tête sur le billot pour être sacrifié par Chahed, pour les mêmes raisons que Jalloul : Une improbable paix sociale, avec la même organisation, l’UGTT. L’histoire se répète…

Mais à y regarder de plus près, cette issue était prévisible. Le bras de fer entre Jalloul et les syndicats a été long, violent ; néanmoins même au plus fort de la crise, alors que tout le monde guettait son apparition pour soutenir son ministre, Chahed ne l’a jamais fait, du moins publiquement. L’attente devenait lancinante. Et quand Chahed a daigné en parler, lors de son entretien avec la télévision nationale, le 16 avril 2017, c’était pour dire «c’est moi qui l’ai nommé, c’est moi qui le renverrai, dans un jour, dans un mois ou dans une année». A partir de ce moment les choses étaient pliées, c’était juste une question de temps. Et les réactions plus que timorées de son parti, qu’il partage avec Jalloul, Nidaa Tounes, confortent le chef du gouvernement dans ses choix, aussi discutables soient-ils. A part les cris d’orfraie de Hafedh Caïd Essebsi et de Borhen Bsaies, petits cris du reste, qui plus est sur leurs pages Facebook, Nidaa Tounes n’a pas moufté face à l’éviction de l’un des siens, et pas des moindres. Et les militants, abasourdis, médusés, sans doute émoussés par toutes les tuiles qui leur sont tombées sur la tête depuis le retrait de Essebsi père, regardent ça sans broncher, hagards, groggy, tétanisés. Mais c’était sans compter sur la pugnacité de Jalloul, qui a distribué des coups après son lâchage par son état-major. Et ce ne sera pas son dernier coup de sang…

Les intouchables, et les autres…

Jalloul est monté au front pour dire tout haut ce que beaucoup de responsables de son parti chuchotent ou se disent derrière les murs : Chahed n’a pas osé s’attaquer aux poulains du mouvement Ennahdha, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Ladhari et le ministre de l’Emploi, Imed Hammami. Pourtant les motifs ne manquent pas, notamment pour le premier. Bon, nous n’allons pas lui mettre sur le dos, à lui tout seul, l’épineux problème du déficit de la balance commerciale de la Tunisie, ce serait malhonnête intellectuellement, mais on s’autorise à dire que Ladhari n’a jusqu’ici sorti de son chapeau aucune piste, et encore moins des solutions pratiques, pour stopper l’hémorragie. Et quand il a fait une sortie dernièrement, c’était pour défendre, une énième fois, les produits turcs, responsables en grande partie des malheurs de la Tunisie. Quand on ose crier sur les toits que la Turquie a une vraie stratégie commerciale et que ses produits sont compétitifs, car de qualité et pas chers, alors qu’on ne peut pas en dire autant pour ceux de la Tunisie, cela mérite, à tout le moins, d’être convoqué par le chef du gouvernement pour être recadré. L’ex-ministre des Finances elle l’a été, et même plus, suite à sa sortie sur le glissement du dinar. On voit bien la différence de traitement !

Idem pour le ministre de l’Emploi. Certes lui aussi on ne peut pas lui coller tous les malheurs du pays en la matière, les emplois dépendant du redécollage de l’économie, du réveil de tous les secteurs, mais on a au moins le droit de dire qu’il ne brille pas particulièrement par sa capacité à imaginer des solutions pour les chômeurs. Il y a bien « le Contrat de la Dignité », dont il ne cesse de faire, très ardemment d’ailleurs, la promotion, mais primo ce plan n’est pas sorti de sa tête, secondo de toute façon il ne suffira pas à soigner un mal endémique. Il en faudrait des tonnes des programmes de ce type, les caisses publiques n’en ont pas les moyens, et le tissu entrepreneurial privé est trop laminé pour absorber les vagues de diplômés. Mais, encore une fois, Hammami n’est pas responsable de tout cela, ce que nous cherchons à dire c’est qu’il n’y a pas plus de raisons objectives de le maintenir au gouvernement que Jalloul ou Zribi. Pourquoi ces derniers ont été éjectés alors que Chahed ne pipe pas mot sur Hammami et Ladhari ? La réponse est à trouver dans la déliquescence avancée de Nidaa Tounes et, à contraroio, dans la cohésion, du moins apparente, de son compagnon, Ennahdha…

Un contexte politique chaotique

Nidaa Tounes, sorti majoritaire des dernières législatives, il faut le rappeler, s’est tellement mal débrouillé, à coups de querelles intestines et du fait de l’absence criante de leadership éclairé, que son socle parlementaire s’est étiolé, au point de se faire damer le pion par Ennahdha. Résultat des courses : Le parti que les électeurs avaient éjecté par la porte est revenu par la fenêtre. Et il ne s’est pas contenté de cela, il revendique désormais haut et fort la majorité, au Parlement et ailleurs, et donc clame son droit à dire son mot sur les grandes orientations qui président aux destinées du pays. Il s’est même autorisé à siffler la fin des velléités de Chahed en affirmant qu’il n’y aurait pas un autre remaniement en juin, sans doute parce qu’il pressent que le couperet du locataire de la Kasbah pourrait s’approcher de trop près de ses poulains, Ladhari et Hammami. Le chef du gouvernement va-t-il se plier à cette quasi injonction de l’état-major d’Ennhdha ? On verra bien, en attendant les nidaïstes sont en train de tester, douloureusement, toutes les limites d’une coalition de partis au pouvoir et découvrent, chaque jour un peu plus, que leurs dirigeants sont pieds et poings liés devant les nahdaouis. La preuve en est la cour assidue que fait le président de la République, Béji Caïd Essebsi, au leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, pour qu’il bénisse son très controversé projet de réconciliation économique et financière.

La médiocrité de certains dirigeants de Nidaa Tounes n’a d’égal que leur acharnement à couper toutes les têtes qui pourraient faire de l’ombre à Essebsi fils. L’ancien secrétaire général du parti, Mohsen Marzouk en sait quelque chose. Le sort de Jalloul nous fait dire qu’il n’incommodait pas que Chahed, il est aussi un problème pour les siens, qui l’ont regardé « périr » sans lever le petit doigt. Mais, si on veut faire un peu de prospective, les électeurs pourraient se rappeler du seul ministre qui est venu avec un programme de réformes et qui a commencé à le dérouler avec une rapidité stupéfiante, au point de désarçonner les enseignants, plus habitués à un train de sénateur et à des pratiques que personne n’a osé contester jusqu’ici (les cours sups dans les arrière-cours et les garages, par exemple). Nidaa Tounes est actuellement un champ de ruines et tout porte à croire, si le changement de cap n’intervient pas très rapidement, que les prochaines échéances électorales seront une hécatombe pour le parti, surtout en présence d’alternatives comme Badil de Mehdi Jomaa. S’il ne doit en rester qu’un, à Nidaa Tounes ou ailleurs, ce pourrait bien être celui qui a refusé un portefeuille ministériel alors que l’usage veut, en Tunisie ou même dans d’autres démocraties, qu’on accepte le poste avant même de savoir de quoi il s’agit, si on ne fait des pieds et des mains pour l’avoir, même si on n’y est pas utile et si on n’en a pas la carrure…

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Les derniers mouvements de contestation sociale, qui ont dernièrement secoué Tataouine, ont fait parler sur l’identité des «agitateurs» qui sont derrière ces mouvements. Et alors que le conseiller Nahdhaoui de Youssef Chahed, ainsi que le secrétaire d’Etat de la propriété foncière, pointaient il y a quelques jours d’autres partis d’opposition comme le «Harak » et le «Wafa».

Dans son édition du 4 mai 2017, le site d’information français «Maghreb Confidentiel», cite ce propos le nom de Saïd Ferjani dont il dit être le «Conseiller » de Rached Ghannouchi et qui se serait «imposé comme l’un des principaux animateurs des manifestations».

Intervenant, mardi dernier dans une conférence de presse de son parti, Ennahdha, l’ancien ministre de l’intérieur Ali Larayedh a indiqué que «la présence d’éléments dirigeants» au sein de ce parti islamiste «dans les manifestations de protestation populaire que connaissent des régions le pays, était pour encadrer et raisonner les manifestants ». Larayedh confirme ainsi la présence d’éléments d’Ennahdha dans ces protestations qui ont, entre autres, poussé le chef du gouvernement à quitter le siège du Gouvernorat. Il l’explique seulement à sa manière. Il y a quelques années, le même Ali Larayedh, alors ministre de l’intérieur de la Troïka, expliquait la présence de Djihadistes dans les montagnes, par leur souci de faire du sport !

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a souligné mercredi, la disposition de son gouvernement à développer l’infrastructure de base et à étoffer la législation en vigueur pour réduire les accidents de la route.
« Cette démarche requiert la promotion des moyens techniques de contrôle de la route et l’aide de la société civile au niveau de la sensibilisation au bon comportement routier », a-t-il expliqué.
Chahed qui s’exprimait à l’ouverture du 13e congrès mondial sur la prévention des accidents de la route, a affirmé que le gouvernement a fait preuve d' »audace » dans son approche pour reformer le système de la sécurité routière.
Il a assuré, à cet égard, que son gouvernement encourage la recherche scientifique dans ce domaine et appelle à l’actualisation des données ainsi que des moyens d’accompagnement des usagers de la route tels que la signalétique et la sensibilisation.
Pour sa part, le ministre de l’équipement et de l’aménagement territorial, Mohamed Salah Arfaoui, a indiqué que la majorité des blessés des accidents de la route sont âgés entre 15 et 44 ans, ajoutant que son département œuvre à raccorder toutes les régions aux autoroutes pour alléger le trafic sur les routes nationales et réduire ainsi le risque d’accident.
Selon le ministre, des études ont démontré que l’infrastructure routière n’est pas la seule principale cause des accidents de la route, mais également le comportement de certains usagers de la route.
Il a appelé, à ce propos, la société civile et l’association tunisienne de la prévention routière (ATPR) à définir un plan commun conjointement avec le gouvernement et à le mettre en œuvre.
De son côté, le président de l’ATPR, Afif Frigui, a fait savoir que 3 mille jeunes seront mobilisés en tant qu’ambassadeurs de la prévention routière, assurant que le partenariat engagé entre l’association et les ministères de la santé, de l’intérieur et du transport aura un impact positif.
Le congrès mondial sur la prévention des accidents de la route se tient pour la première fois en Tunisie, en présence des représentants de 50 pays.
Plusieurs membres du gouvernement ainsi qu’une pléiade d’ambassadeurs, de consuls et autres invités étrangers ont assisté à l’ouverture des travaux du congrès.
Plus tôt, le chef du gouvernement a visité une exposition consacrée à la sécurité routière à l’avenue Habib Bourguiba dans la capitale.

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Le ministre de l’Éducation sortant, Néji Jalloul, a déclaré dans une interview parue ce mardi 3 mai 2017 dans le journal « Akhbar El Joumhouria » que le chef du gouvernement Youssef Chahed aurait dû limoger, en premier, le ministre du Commerce, de l’Emploi, des Sports, de la Communication ou encore celui de l’Enseignement Supérieur.

En outre, il a reproché au chef du gouvernement de ne pas prendre en considération certains critères comme la compétence et le rendement.

Néji Jalloul a dans le même cadre indiqué qu’aucun dirigeant de Nidaa Tounes ne l’a contacté, soulignant que les ministres d’Ennahdha sont protégés par leurs partis contrairement à ceux de Nidaa Tounes.

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Le vice-président du mouvement Ennahdha, Ali Laârayedh a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue, mardi 2 mai 2017 à Tunis, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait déjà informé son parti du limogeage des ministres de l’Éducation et des Finances, Néji Jalloul et Lamia Zribi.

Il a par ailleurs ajouté que des négociations sont en cours pour désigner les nouveaux successeurs des deux ministres limogés.

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