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Encore une avalanche de contrats pour le Maroc en Zambie, où Mohammed VI s’est rendu hier lundi 20 février dans le cadre de sa tournée en Afrique australe. Le souverain marocain et le président zambien, Edgar Lungu, ont paraphé 19 accords, en ratissant très large : Diplomatie, éducation, services aériens, agriculture, etc., rapporte Jeune Afrique. Ces accords viennent s’ajouter aux 25 que le roi vient de signer au Ghana, pour sa toute première visite. L’infatigable Mohammed VI est coutumier du fait : Un maximum d’efficacité dans ses périples africains, au risque d’énerver encore un peu plus ses voisins tunisien et algérien, qui regardent tout cela avec les yeux de Chimène ; le premier paralysé par une diplomatie économique maigrichonne sur le continent, le second handicapé par des années d’égocentrisme du fait de la manne pétrolière, qui s’est d’ailleurs tarie, l’obligeant à se retrousser les manches pour explorer d’autres filons, dont, évidemment, les marchés africains…

Le magazine souligne le lobbying intense de Meriem Bensalah Chaqroun, la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), qui mâche le travail à Mohammed VI en le précédant à chacun de ses déplacements sur le continent pour faire le tour des niches que le royaume peut exploiter. Le roi et elle forment un duo de choc qui fait mouche à chaque fois, ce que bien entendu la Tunisie et l’Algérie sont loin de pouvoir présenter. Certes l’Algérie s’est secouée dernièrement en organisant un Forum des affaires africain, mais il lui faudra un paquet d’années d’activisme pour rattraper son retard sur le Maroc. Idem pour la Tunisie, dont la première vraie tentative – modeste du reste car le chef du gouvernement avait programmé un voyage dans seulement 3 pays – s’est soldée dernièrement par un fiasco total, pour des raisons encore obscures. Mais comme Youssef Chahed avait promis, lors du Sommet des partenaires sociaux sur le développement et l’emploi, de faire de 2017 l’année de la conquête du continent, il ne faut pas désespérer de voir un sursaut de la Tunisie dans les mois à venir. En attendant, le Maroc, en véritable maitre des lieux, au même niveau que la Turquie, la Chine et la France, brille de mille feux sur le continent…

Une méthode infaillible

Pourtant il y a peu la Zambie n’était pas dans les petits papiers de la monarchie, mais les fins limiers du roi y ont identifié des opportunités que seul un minutieux travail sur le terrain permet de mettre à jour. Ensuite place à la redoutable équipe qui ne quitte jamais Mohammed VI : le président de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Saïd Ibrahimi, le patron d’Attijariwafa Bank, Mohamed El Kettani, le directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance, Mohamed Hassan Bensalah, et le boss de la Banque centrale populaire (BCP), Mohamed Benchaâboun. Hier en Zambie, la dream team était à la manoeuvre pour signer des mémorandums d’entente, sous l’oeil bienveillant de Mohammed VI, et le sera encore dans les jours à venir dans d’autres capitales africaines. C’est bien connu : On ne change pas une équipe qui gagne…

A cette armada il faut ajouter les ministres marocains des Affaires étrangères, Salaheddine Mezouar, de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy et de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, inséparables lors des déplacements sur le continent pour parapher les accords ministériels.

Bien entendu il y a les bisbilles politiques car la Zambie appartient à « la petite minorité » de nations qui reconnaissent le Polisario, mais le travail de sape de Rabat sera d’autant plus facile que les Zambiens, et c’est le moins dire, ont une position floue sur cet épineux dossier. En juillet 2016, le ministre zambien des Affaires étrangères, Harry Kalaba, a fait sauter de joie la monarchie marocaine en déclarant que son pays ne reconnaissait plus la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Mais le 10 janvier 2017, patatras, il reçoit en grande pompe le leader sahraoui, Brahim Ghali. Il confirme le 09 février 2017, dix jours après le retour fracassant du Maroc dans le bercail de l’Union africaine (UA), en déclarant lors d’un déplacement à Alger que les frontières du Sahara doivent être « respectées » , et que le Maroc ne doit pas s’asseoir sur le fait « que le Sahara occidental est un pays membre de l’UA ».

Mais tous ces quiproquos entre le Maroc et la Zambie seront vite balayés par le potentiel des liens économiques. Et de ce point de vue il y a de quoi faire. Le sous-sol zambien regorge de cuivre, qui pèse d’ailleurs 15% dans le PIB du pays. Et avec l’envolée des cours des matières premières prédite par la Banque mondiale, la Zambie va revenir une destination particulièrement intéressante. D’ailleurs la BM la crédite d’un taux de croissance de 4% cette année. Et le Maroc, qui a déjà placé ses pions, y a tout à gagner.

Mais le précieux métal ne sera pas le seul pilier de la croissance de la Zambie, il y a aussi la diversification du secteur agricole et les énergies renouvelables. Là encore le Maroc est dans les starting-blocks…

Bassem Loukil et Jaloul Ayed, respectivement président et président d’honneur de Tunisia – Africa Business Council, étaient récemment allés voir le chef du gouvernement tunisien pour plaider la cause des marchés africains. Il faut espérer, pour le bien de la Tunisie, qui a trop longtemps lorgné l’Europe, que le formidable périple de Mohammed VI sur ce continent que les Tunisiens méconnaissent balayera les hésitations et atermoiements de Chahed…

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Après le Maroc et sa gigantesque centrale solaire Noor à Ouarzazate, le Rwanda et sa méga centrale solaire, la plus grande en Afrique subsaharienne, c’est au tour de la Zambie d’afficher ses ambitions en la matière. En effet le pays va se doter de deux immenses centrales solaires de 50 mégawatts (MW) chacune, a fait savoir hier lundi 30 mai l’Industrial Development Corporation (IDC), en charge des investissements publics en Zambie.

Ce projet fait partie d’un programme de diminution des coûts et des délais des projets solaires africains élaboré par la Banque mondiale en janvier 2015, et ce sont les français Neoen et l’italien Enel qui sont en pole position pour remporter ce marché, lequel à terme donnera naissance à deux centrales parmi les plus volumineuses en Afrique subsaharienne.

Le programme de la Banque mondiale, intitulé « scaling solar « , a été dévoilé à Washington le 28 janvier 2015. Son but est de rendre plus accessible – en termes de coût – l’électricité d’origine solaire produite au sud du Sahara, d’accompagner l’élaboration des projets et leur concrétisation, d’aider au montage des dossiers pour échapper aux entraves et nombreux écueils. Le programme se déploie déjà au Sénégal et au Madagascar. Au total ce sont 600 MW de capacité électrique d’origine solaire qui seront mis à la disposition des populations. C’est ce que la Banque mondiale appelle « la méthode en kit », et le premier appel d’offres vient d’être bouclé.

Une vraie révolution dans les modes de consommation

« Les résultats établissent un nouveau standard », ont déclaré les responsables du programme « scaling solar » dans un communiqué émis très récemment. En Zambie, neuf mois après le lancement de l’appel d’offres, sept propositions ont été retenues, a fait savoir hier l’IDC. Au total ce sont 48 projets qui avaient été soumis à l’organisme, entre le 5 octobre et le 13 novembre 2015.

Les offres qui ont été retenues sont celles du français Eren, en partenariat avec le dubaïote Access (en février le binôme avait raflé le marché d’une centrale solaire de 10 MW en Ouganda), d’EDF Energies nouvelles, filiale d’EDF, de l’italien Enel, du consortium sud-africain Mulilo, du britannique Globeleq, du français Neoen (a réalisé à Bordeaux le plus grand parc solaire d’Europe, avec 300 MW) et celle du chinois Shanghai Electric Power.
« Avec des tarifs de 6,02 centimes de dollar (Neoen) le kilowattheure et 7,84 centimes de dollars (Enel), des résultats prévisionnels indiquent que Neoen et Enel remporteront les projets », précise le communiqué de l’IDC, soulignant que ces prix devront être appliqués durant 25 ans.

Ce sont des tarifs beaucoup plus bas que les 20 centimes de dollar le kilowattheure en moyenne pratiqués par les centrales au fioul en Afrique subsaharienne, qui dominent largement le paysage local. Mais plus pour logntemps vu les prétentions de « scaling solar ».

Les experts ont fait leurs calculs pour donner une idée sur les sommes qu’on pourra économiser : Par exemple l’électricité fabriquée à partir du diesel, dans un projet non subventionné implanté dans une région intérieure du Tchad peut arriver jusqu’ à 70 centimes d’euros kilowattheure, contre 40 centimes à peu près pour l’énergie solaire.

Enfin sachez que les responsables « scaling solar » ont annoncé que trois autres pays africains intégreront prochainement le programme.

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