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Tunisie: Plus de la moitié des jeunes veulent émigrer, selon une enquête de la CE

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Un jeune sur cinq dans plusieurs pays d’Afrique du Nord et au Liban souhaite émigrer en quête de meilleurs horizons, notamment les diplômés de l’enseignement supérieur, selon une enquête réalisée pour la Commission européenne.

L’enquête menée auprès de 10.000 personnes en Tunisie, en Algérie, en Egypte, au Liban, et au Maroc a identifié un profond sentiment de « frustration et d’exclusion sociale », selon Elena Sanchez-Montijano du Centre de Barcelone pour les affaires internationales (CIDOB), qui a coordonné l’étude.

En Tunisie, 53 pour cent des jeunes ont affirmé qu’ils tiennent à émigrer, selon le rapport publié jeudi, six ans après le « Printemps arabe » qui a déferlé à la fin de 2010 sur la région à partir de la Tunisie.

« La principale cause qui pousse ces jeunes à vouloir partir tient encore une fois à l’économie: trouver un emploi décent et un meilleur niveau de vie », selon un résumé du rapport du projet « Sahwa », “Éveil”.

« L’indifférence vis-à-vis de la politique est inquiétante. Près de 60 pour cent des jeunes en âge de voter ne l’ont pas fait lors des dernières élections », a déclaré Sanchez-Montijano.

« Mais pour eux, tel n’est pas le principal problème, mais plutôt le sentiment qu’ils sont incapables de devenir des adultes », a-t-elle ajouté.

« Ils croient qu’ils ne vont pas voler de leurs propres ailes et devenir autonomes rapidement : trouver un emploi, quitter le domicile parental maison de leurs parents, se marier. »

Pour 28 pour cent des répondants, le faible niveau de vie est le plus gros problème, suivi par la situation économique (22 pour cent), l’emploi (12 pour cent) et l’éducation (10 pour cent).

Pour les jeunes Tunisiens, la chute de l’ex président Zine El Abidine Ben Ali et les premières élections libres en 2011 du pays ont donné aux jeunes l’espoir qu’ils auront voix au chapitre dans la vie publique et politique.

« Malheureusement, il n’en a été rien », a déclaré Fadhila Najah, qui a supervisé l’enquête en Tunisie. « De plus en plus ils sont gouvernés par des dirigeants très vieux. »

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