39 dossiers de soupçons de corruption transférés en 2018 au procureur de...

39 dossiers de soupçons de corruption transférés en 2018 au procureur de la République

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39 dossiers relatifs à des soupçons de corruption au sein du ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, ont été transférés en 2018, au procureur de la République, a indiqué, vendredi, à Tunis, le ministre de l’Equipement Noureddine Salmi.
Intervenant lors d’une conférence de presse tenue en commun avec l’Instance supérieure de contrôle administratif et financier, le ministre a ajouté que 22 autres dossiers ont été transférés en 2018 à l’encontre de promoteurs immobiliers en raison de soupçons de corruption lors de la réalisation des projets.
Par ailleurs, au cours de la même année 57 dossiers ont été transférés à l’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC), contre 29 dossiers enregistrés au cours de l’année 2017.
Le ministère a reçu l’année dernière, 23 dossiers de réclamations des citoyens pour des soupçons de corruption dans des projets relevant du ministère, contre 12 dossiers enregistrés en 2017.
Cette conférence a été organisée à la suite d’une séance qui a été consacrée à l’exécution des recommandations inscrites dans certains rapports des structures de contrôle.
Salmi a souligné que le ministère est déterminé à procéder à l’opération de réforme pour lutter contre la corruption et le conflit d’intérêt, soulignant que l’inspection générale au ministère joue son rôle dans la détection des dépassements.
Il a relevé que l’inspection générale au ministère a réalisé, au cours de l’année dernière, 50 opérations d’inspection pour examiner les soupçons de corruption.
Et d’ajouter que le dernier rapport de l’Instance supérieure du contrôle administratif et financier au titre de l’année 2017, s’est basé sur les rapports de l’inspection générale au ministère de l’Equipement, lesquels ont dévoilé des conflits d’intérêts et des opérations de corruption dans l’administration régionale de l’Equipement de Tunis.
Le ministre a affirmé que des mesures disciplinaires à l’encontre de l’un des fonctionnaires (octroi d’un marché public à un de ses proches) ont été prises pour des soupçons de corruption, ajoutant que son dossier a été transféré au procureur de la République.
Et de poursuivre, ” Nous ne nions pas l’existence des dysfonctionnements à cause des fautes d’oubli et de manque de moyens mais nous ne justifions pas ces dysfonctionnements et nous œuvrons à les éviter “.
Pour sa part, le président de l’Instance supérieure de contrôle administratif et financier, Kamel Ayadi a indiqué que l’objectif de l’organisation de cette séance est de poursuivre les réformes réalisées par le ministère pour lutter contre ces dysfonctionnements et de mettre en place une stratégie préventive pour lutter contre la survenue de dangers à l’avenir.
Ayadi a précisé que l’objectif de publier les rapports du contrôle n’est pas uniquement de pénaliser les contrevenants mais d’instaurer une nouvelle culture au sein des structures publiques pour que personne n’échappe à la sanction.
Il a annoncé que l’Instance supérieure du contrôle administratif et financier et le ministère organiseront des sessions de formation au profit des gestionnaires publics pour déterminer les dangers des conflits d’intérêts et les méthodes de les prévenir.

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