L’agence de santé américaine indique que l’ampleur de l’épidémie actuelle dépendra de la capacité des services de santé locaux à identifier et isoler les malades rapidement.
Depuis un mois, le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) est en proie à une épidémie de fièvre à virus Ebola, qui touche également l’Ouganda voisin. L’épidémie est provoquée par le variant Bundibugyo, contre lequel il n’existe ni traitement, ni vaccin. La lutte contre l’épidémie est rendue d’autant plus difficile que le nord-est de la RDC est une région particulièrement pauvre et instable, confrontée à de violents affrontements entre groupes armés et où les déplacements de population sont fréquents.
Les experts du CDC ont une nouvelle fois exprimé leur crainte que l’épidémie actuelle ne devienne une crise sanitaire de grande ampleur. Ils ont notamment présenté plusieurs scénarios d’évolution de l’épidémie. Si les mesures nécessaires pour juguler l’épidémie ne sont pas prises rapidement, ce sont 20 000 personnes qui pourraient être contaminées par le virus Ebola dans les trois prochains mois, conduisant à la mort de 4 000 individus. Il s’agirait alors de la deuxième épidémie la plus grave d’Ebola, après celle qui avait touché l’Afrique de l’Ouest en 2014.








