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Abou essaoud Lahmidi

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a annoncé le démantèlement immédiat des unités polluantes de la SIAP, à Sfax, lors d’une visite jeudi 20 avril 2017 à cette usine, en vue de «garantir le droit des citoyens à un environnement sain». Le site de ces unités industrielles, qui restera la propriété de l’Etat, sera réhabilité. Des crédits de l’ordre de 75 millions de dinars seront alloués au programme de réhabilitation qui comporte l’édification d’un pôle technologique, d’un centre de formation et d’un centre sportif, ce qui est de nature à accroître le rayonnement de la ville de Sfax, a-t-il fait savoir.

Chahed a indiqué que les échéances du démantèlement, de la réhabilitation et de la construction d’un nouveau pôle technologique seront fixées, dans la perspective de la préservation de l’environnement et de la nature dans la région. Il a assuré que les droits des employés de la SIAP seront garantis, sans toutefois donner plus de précisions à ce sujet. Il ne s’est également pas prononcé sur le maintien ou non de l’activité de production du superphosphate simple (SSP), demandé par le groupe chimique tunisien (GCT), en tant qu’activité non polluante présentant une alternative à la production de l’acide phosphorique.

Il y a lieu de rappeler que la coordination de l’environnement et du développement (regroupant près de 40 associations et organisations actives dans le domaine de l’environnement) et une grande partie de la société civile sont déterminées à faire disparaître toutes les activités de production du phosphate du centre ville. De leur côté, plusieurs employés de la SIAP ont appelé lors de l’arrivée du convoi du chef du gouvernement à ne pas fermer l’usine et à la maintenir. Le député Badreddine Abdelkefi, du Mouvement Ennahdha pour le gouvernorat de Sfax, a indiqué à l’Agence TAP que la question du maintien de l’activité de production du superphosphate simple (SSP) n’a pas été encore tranchée, dans l’attente des résultats d’une étude en cours de réalisation à ce propos. L’élaboration de cette étude a été décidée lors d’ une réunion, tenue au niveau du gouvernorat de Sfax, avec la participation de plusieurs parties (UGTT, GCT, coordination de l’environnement et du développement).

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Décidément le nouveau président du Ghana, Nana Akufo-Addo, est le champion des revirements, en à peine 3 mois de gouvernement – il a pris ses fonctions en décembre 2016. Lui qui avait promis une bonne cure d’austérité pour rectifier les écarts de conduite de ses prédécesseurs fait tout le contraire de ce qu’il avait promis, la main sur le coeur, durant la campagne électorale. Après avoir battu le record continental du gouvernement le plus obèse, il refait parler de lui avec une histoire de commandes de voitures…

Nana Akufo-Addo avait appris que plus de 200 véhicules de fonction s’étaient mystérieusement volatilisés. Il avait alors affirmé qu’il met à la diète son administration en gelant tout achat de voiture. Et puis patatras, il vient de décider de payer des bagnoles à ses ministres. En y incluant les secrétaires d’Etat et les ministres délégués, ça fait un sacré paquet ! «J’ai été impressionné, même s’il n’avait pas précisé la durée de cette suspension», a confié Kwesi Pratt, le rédacteur en chef du journal Insight. «Etait-ce pour deux semaines, deux mois, trois ou quatre ans. Peu importe, j‘étais toujours impressionné parce que cela envoyait un signal. Le gouvernement n‘était pas prêt à engager des dépenses luxueuses extravagantes pour les personnes qu’il nommait», a-t-il affirmé, d’après Africanews.

Le pays, plongé dans une récession depuis trois ans et qui fait face à une terrible inflation, est loin de se serrer la ceinture pour les dépenses publiques. Des sources parlementaires ont confié que la rémunération moyenne d’un ministre est de 4 000 dollars, il a à sa disposition au moins deux voitures de fonction, des bons de carburant, un logement, et autres privilèges…

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Les autorités françaises ont annoncé

Les autorités françaises ont annoncé, jeudi 23 avril 2015, que la perquisition du logement de l’étudiant algérien de 24 ans qui a été arrêté mercredi, a permis de mettre la main sur des documents indiquant que le suspect a des liens avec Al Qaeda. Le procureur a indiqué que des documents en langue arabe évoquant les organisations terroristes Al Qaeda et Etat islamique avaient été trouvés par les policiers et les faits ont donc été requalifiés d’association de malfaiteurs en vue de préparer un acte de terrorisme.

L’étudiant d’origine algérienne est suspecté d’avoir planifié des attaques contre une ou deux églises à Paris. L’homme est aussi soupçonné d’être le meurtrier d’une jeune danseuse de 32 ans, retrouvée morte dimanche dernier à Villejuif, et il a été arrêté en possession d’armes, selon les déclarations du ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve.

Les sources policières qui ont évoqué ces documents n’ont pas précisé l’organisation terroriste à laquelle l’étudiant appartient. S’agit-il d’AQMI, d’Al Qaeda en Afghanistan ou Daech qui opère en Syrie, en Irak et en Libye.

Le suspect, placé dimanche en garde à vue dans le cadre d’une enquête dirigée par le parquet antiterroriste, était connu des services de renseignement pour ses “velléités de départ en Syrie” pour y rejoindre les rangs djihadistes, selon le ministre. Le quotidien le Monde rapporte que l’étudiant algérien faisait l’objet d’une surveillance policière, et aurait été placé en garde à vue au retour d’un bref séjour en Turquie en 2015, puis relâché.

Il avait lui même appelé le SAMU dimanche pour une blessure au pied, alors qu’il se trouvait dans le 13e arrondissement de Paris. Il a en effet reçu une balle dans une jambe, et évoque alors un accident fortuit dans le cadre d’une initiative de sa part de jeter les armes qu’il possède dans la Seine, puis parle confusément, un règlement de comptes. Les enquêteurs n’excluent pas qu’il se soit blessé lui-même. Les secours ont ensuite prévenu la police comme le veut la procédure dans les cas de blessures par balle. En remontant les traces de sang, les policiers découvrent la voiture du blessé qui contient un véritable arsenal de guerre composé notamment de plusieurs armes de guerre, d’armes de poing, de munitions, de gilets pare-balle .

“Une documentation fournie a également été découverte, établissant sans ambiguïté que l’individu projetait la commission imminente d’un attentat, vraisemblablement contre une ou deux églises”, a ajouté le ministre lors d’une déclaration aux médias.

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Mouftah el-Qatrani

Mouftah el-Qatrani, producteur de télévision libyen a été assassiné hier d’une balle dans la tête à Benghazi. Mouftah el-Qatrani a fourni aux chaînes locales de nombreuses images des affrontements entre armée et milices islamistes à Benghazi,

Un responsable du ministère de l’Intérieur a déclaré que des amis du producteur qui lui rendaient visite dans son bureau l’ont retrouvé sur sa chaise tué d’une balle dans la tête. Il a annoncé qu’une enquête a été ouverte.

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La question a été toujours posée

La question a été toujours posée, mais aucune réponse pertinente n’a été trouvée jusque-là. Déjà aux premiers jours de la Révolution tout le monde voyait l’argent sale partout. Toutes les violences constatées dans les régions étaient attribuées aux anciens responsables et aux barons du RCD. La dissolution du RCD était assortie d’une décision portant sur la confiscation de ses biens et de ses comptes bancaires. Mais à partir de cette date, on a l’impression que l’argent sale a changé de camp. Plusieurs formations politiques et des associations créées après la révolution ont commencé à éveiller des soupçons. La campagne électorale du scrutin du 23 octobre 2011 a donné lieu à un bras de fer entre des partis politiques et l’ISIE dont les appels à la transparence et à la redevabilité en la matière n’ont pas été entendus.

Pendant le gouvernement de la troïka, l’argent acquis par des associations caritatives et les organisations salafistes a été dénoncé par le mouvement démocratique mais aucune mesure n’a été prise pour mettre fin à cette situation.

Dernièrement, les énormes sommes d’argent trouvées chez les groupes terroristes ont fini par donner une idée plus précise sur ces vannes financières qui ne se ferment pas. Et des voix ont été entendues pour que l’Etat prenne les mesures qui s’imposent pour tarir ces sources.

Hier, mardi, le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari, a appelé, devant la commission de la Législation Générale qui examine le projet de loi sur le terrorisme et le blanchissement de l’argent, à la création d’une instance nationale pour le contrôle des fonds d’origine douteuse, laquelle viendra appuyer la Commission nationale d’analyse financière, qui fait face à de grands défis, au moment où le gouvernement prévoit l’adoption d’une loi pour la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent.

Ayari a admis, lors d’une séance d’audition, tenue mardi, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), l’existence de défaillances dans le travail de la commission relevant de la BCT, en raison d’un manque de moyens pour contrôler des fonds d’origine douteuse et récupérer l’argent spolié.

Il a fait savoir, que le gouvernement publiera, dans les prochains jours, un arrêté pour l’organisation des opérations de change, effectuées par les personnes physiques, et la BCT emettra une circulaire portant sur l’organisation des opérations de change de devises illégales, qui s’effectuent dans les régions frontalières.

Habiba Ben Salem, présidente de la Commission tunisienne des analyses financières, a affirmé que le nombre de déclarations des opérations douteuses a atteint au cours du premier trimestre 2015, environ 67 dossiers. Elle avance que 292 dossiers douteux ont été enregistrés, durant l’année 2014, dont 132 concernent des personnes résidentes en Tunisie et 158 des personnes non résidentes.

Elle a ajouté que la commission a suivi, en 2014, le financement de 65 associations et que près de 200 associations en Tunisie (associations et partis) recevant des financements en provenance de l’extérieur, sont suivies par la BCT tous les trois mois.

La BCT mentionne ces financements dans un rapport qui est transféré à la présidence du gouvernement.

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Le projet du réseau ferroviaire rapide (RFR)

Le projet du réseau ferroviaire rapide (RFR), lancé depuis 2007, n’a pas retrouvé sa vitesse de croisière. Plusieurs obstacles empêchent la progression des travaux et la société chargée du projet subit des pertes annuelles de l’ordre de 100 millions de dinars, selon son PDG.

Dans une déclaration à Africanmanager, Al Moez Lidin Allah Al Moukadem a indiqué que la société est en train d’élaborer un plan d’action pour les prochaines années afin d’accélérer les travaux de la mise en œuvre du projet, et annoncé la création d’un comité de pilotage du projet composé de tous les dirigeants du projet et des intervenants. Ce comité, qui arrêtera tous les choix stratégiques, sera chargé de veiller au bon fonctionnement du projet.

Le PDG de la société, a déploré la mauvaise coordination entre les parties prenantes du projet du RFR . Il a souligné que les intervenants dans ce projet notamment les ministères de l’Equipement, des Finances, des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, du Développement et de la coopération internationale, du Transport ainsi que la SNCFT ne sont pas en train de coordonner leurs actions.

Le PDG du RFR a dénoncé, en outre, la lourdeur et la complexité des procédures qui aboutissent à des retards dans l’obtention des autorisations, assurant à ce propos, que la société RFR a adressé une demande à la Présidence du gouvernement pour l’intégrer au programme de suivi des projets publics, et ce dans le but de garantir l’avancement du projet et sa mise en exploitation dans les délais.

« Il faut que le projet avance, c’est une option stratégique pour le pays. Les pertes annuelles de la société qui sont de l’ordre de 100 millions de dinars ne sont rien devant la situation des gens qui se déplacent dans des conditions inhumaines », indique le responsable.

Un conseil ministériel est prévu pour le mois de mai prochain pour se pencher sur le projet du RFR dont la mise en exploitation est prévue pour l’année 2020. La réunion fixera les décisions à mettre en place et l’ensemble des autorisations qui sont encore bloquées.

Un plan d’action a été préparé, dans ce sens, par la société RFR chargée du projet dont l’accélération du décret relatif à la ligne (E) de la première tranche du projet qui s’étale sur 6,3Km, allant de Tunis ville (Barcelone) à Bougatfa.

Ce plan d’action propose aussi de créer une commission composée des différents intervenants au projet. Cette commission se chargera exclusivement du projet vu son importance et l’urgence d’achever les travaux dans les délais.

La société RFR projette aussi de créer une fondation propre à ce projet. Cette structure s’inscrit, selon le responsable, dans le cadre de la stratégie de communication et de responsabilité sociétale de l’entreprise. « Le projet doit assumer sa responsabilité sociétale et créer une dynamique dans les régions », a-t-il dit.

Il s’agit aussi, selon le PDG de la société, de demander officiellement d’intégrer le conseil de gouvernance national initié par la Présidence du gouvernement de manière à ce que le projet soit géré selon les normes nationales et les standards internationaux.

Au niveau interne, le responsable a assuré qu’un audit organisationnel sera effectué sur la société RFR, et ce pour relever les insuffisances et les carences et identifier, entre autres, les besoins de l’entreprise.

Il a, à ce propos, annoncé que la société veut que les futures tranches du projet soient de réalisation 100% tunisienne, précisant que la société veille actuellement au transfert des compétences et du savoir faire à travers la formation des Tunisiens dans ce domaine.

Il est à rappeler que la réalisation d’un réseau moderne de transport ferroviaire urbain, dans le Grand Tunis, s’inscrit dans le cadre d’un système de transport collectif performant. La Société du Réseau Ferroviaire Rapide (RFR) de Tunis a été chargée, depuis sa création en juillet 2007, de poursuivre les études des réseaux de transport collectif du Grand Tunis à l’horizon 2021 et la réalisation du Réseau Ferroviaire Rapide(RFR).

Le RFR est composé de 5 lignes totalisant 86 Km :

– Ligne A : existante et elle est déjà totalement électrifiée: Tunis-Borj cedria : 23 Km.

– Ligne C : Tunis -Fouchana-Mhamdia : 19.5 Km.

– Ligne D : Tunis -Mannouba. Gobâa-Mnihla : 19.2 Km.

– Ligne E : Tunis-Ezzouhour. Zahrouni-Essijoumi : 13.9 Km.

– Ligne C’+F : Tunis -Bourjel-Ariana Nord : 10.5 Km.

Le projet comprend également 3 stations principales au centre ville, 16 stations de rabattement à la périphérie et la réalisation à proximité de ces stations de parking de stationnement, en plus d’un atelier de maintenance à sidi Fathallah.

Le matériel Roulant sera de type sub-urbain électrique. Composé de plusieurs caisses, sous la forme d’une unité indéformable et réversible, le matériel sera adapté à un transport rapide de masse.

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La société City Cars annonce

La société City Cars annonce, à l’issue de son conseil d’administration qui s’était réuni le mardi 21 Avril 2015, qu’au terme de l’exercice 2014, les résultats nets individuel et consolidé, ont atteint respectivement, 13.004.114,939 DT et 13.780.030,330 DT, soit une augmentation respective par rapport à l’exercice 2013 de 8,8% et de 11,9%.

Par ailleurs, le conseil a décidé de proposer la distribution d’un dividende brut de 0,800 DT par action, soit une évolution de 19,4% par rapport à l’année précédente, et de convoquer les actionnaires de la société pour une réunion de l’Assemblée Générale Ordinaire prévue pour le mercredi 27 Mai 2015.

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Le ministre du commerce

Le ministre du commerce, Ridha Lahouel, a annoncé lundi 20 avril 2015, lors de sa visite au gouvernorat de Sidi Bouzid que le projet de création du grand marché de production dans la région va être mis en œuvre dans les plus brefs délais, ajoutant que près de 500 tonnes des légumes se vendent en dehors des réseaux de vente légales.

Le projet du grand marché de production, programmé dans la région d’Oum Laadham aux environs de la ville de Sidi Bouzid, démarrera en 2015 et sera achevé début 2016.

Le coût du projet est estimé à près de 20 millions de dinars (MD) et comporte un espace dédié aux commerçants de gros sur une superficie de 10 mille mètres carrés, en plus d’un espace de 1000 mètres carrés, consacré à la vente de cucurbitacées. Une entreprise publique a été créée avec un capital de 4,8 MD pour gérer la première phase du projet et son capital atteindra, en un deuxième temps, 8 MD.

Ce projet devrait générer plusieurs centaines d’emplois directs et indirects, outre sa contribution à la création de micro-entreprises dans des activités liées à la production agricole, à la semi- transformation, à la réfrigération et au transport.

L’activité annuelle du marché sera portée de 60 mille à 180 mille tonnes au cours des cinq prochaines années et cet espace générera des ressources à la région de l’ordre de 4% du chiffre d’affaires.

Le projet du grand marché de production permettra d’augmenter les recettes des municipalités, dynamisera l’activité économique et générera des recettes supplémentaires au profit de l’Etat de l’ordre de 2%, en plus de sa contribution effective à l’exportation de produits agricoles vers les pays limitrophes.

Le gouvernorat de Sidi Bouzid qui abritera le grand marché de production est connu par sa production agricole performante, mais qui fait face chaque saison aux aléas des fluctuations des prix et aux opportunités d’écoulement vers des marchés extérieus.

Les superficies irriguées, publiques et privées, dans la région s’élèvent à 50.000 ha , représentant 11% des périmètres irrigués du pays, mais contribuent dans une proportion allant de 18 et 25% à la production nationale des légumes selon les saisons, offrant 16.000 emplois permanents.

La commercialisation des légumes et des fruits demeure à la charge de l’agriculteur, à cause d’un manque de structures organisées (coopératives de services, structures d’écoulement du produit), de contrats de production et d’unités de transformation.

Sidi Bouzid dispose d’unités de stockage et de conditionnement d’une capacité de 6.000 tonnes et de deux stations d’exportation permettant d’exporter 6.100 tonnes, mais cette capacité demeure insuffisante pour englober toute la production.

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Pas moins de quatre entités de la société politique et civile ont exprimé leur hostilité au nouveau projet de loi relatif à la répression des atteintes contre les forces armées et de sécurité

Pas moins de quatre entités de la société politique et civile ont exprimé leur hostilité au nouveau projet de loi relatif à la répression des atteintes contre les forces armées et de sécurité, approuvé par le Conseil des ministres et soumis à l’Assemblée des Représentants du Peuple(ARP). Il s’agit du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH), de l’Organisation 23-10 pour l’appui de la transition démocratique et du Front populaire(FP). Cette avalanche de positions négatives annoncées en trois jours (entre vendredi 17 et dimanche 19 avril) ne se justifie par aucun nouveau développement : le projet de loi ayant été approuvé il y a plus de 10 jours par le Conseil des ministres ( le mercredi 8 avril 2015 ) et la commission de la Législation générale de l’ARP n’a pas encore entamé son examen.

Les quatre formations partagent les mêmes griefs contre ce texte. D’abord, elles estiment que cette initiative législative n’a pas lieu d’être, et ensuite, elles stigmatisent son caractère liberticide, soulignant qu’elle est orientée contre la liberté de la presse, principal acquis de la Révolution.

Ces positions dont il faut s’attendre à ce qu’elles suscitent une plus large adhésion dans les prochains jours, ne sont pas explicites quant aux véritables motivations de ceux qui les prennent.

Est-ce que le principe même d’une loi protégeant les forces armées et de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions est contesté ? C’est ce que l’on comprend des propos des premiers responsables de ces formations.

Le SNJT, qui est monté en première ligne dans cette bataille, juge que ce projet représente une atteinte à la liberté d’expression. Il exige du gouvernement son retrait immédiatement et appelle les journalistes, la société civile et les groupes parlementaires à assumer leur responsabilité face à ce projet de loi répressif.

Le syndicat estime que le projet est en contradiction avec l’esprit de la Constitution tunisienne, avec les fondements de la liberté d’expression, et indique qu’il rappelle la législation instaurée par la dictature avant la révolution. Le SNJT dénonce les peines privatives de liberté qui peuvent atteindre 10 ans d’emprisonnement pour des accusations « légères » comme la révélation des secrets de la sûreté nationale et voit que cette initiative jette les bases d’un Etat policier.

Parallèlement, Abdessattar Ben Moussa président de la LTDH, a tenu de manière spontanée ds propos qui ont revêtu chez d’autres orateurs un habillage politique. La protection, a-t-il dit en substance, doit être accordée aux policiers et aux forces armées par des moyens économiques et sociaux (comprendre des compensations et des aides sociales après les agressions et les assassinats) et non pas par des moyens législatifs.

Hamma Hammami revient sur le même sujet en affirmant que la protection des forces de sécurité par le biais de ce projet de loi rime avec Etat policier et restriction des libertés, et soutient que plusieurs groupes parlementaires sont hostiles à cette initiative.

L’Organisation 23-10 pour l’appui de la transition démocratique a indiqué que ce projet est de nature à asseoir l’hégémonie des corps sécuritaire et militaire sur l’Etat et entraver les libertés individuelles, dont la liberté de la presse.

Mais au-delà de l’aspect politique et doctrinal, une question peut-être posée de manière claire. Est-ce que la Tunisie est le seul pays à se doter d’ une telle loi ?

La réponse est malheureusement négative car l’ONU incite les pays à adopter une telle législation et plusieurs pays ont déjà leur propre loi protégeant les forces armées et de sécurité pendant l’exercice de leurs fonctions.

Donc où situerons-nous le problème qui a été derrière cette polémique ? Et comment expliquer cette levée de boucliers en ce moment même ?

Les observateurs entrevoient qu’une coalition est en train de prendre corps pour faire face aux choix du gouvernement. Les grèves à répétition, l’arrêt total de la production à la Compagnie de Phosphate de Gafsa (CPG),le refus d’une série de projets de lois, l’opposition à toute réforme du système économique et à tout allègement des charges de l’Etat par le biais de la réduction les subventions des produits de base et le blocage de toute velléité de restaurer les équilibres financiers du pays, sont les signes de la montée d’un radicalisme qui n’accorde aucune importance à l’invulnérabilité de l’Etat et à l’immunité de la société.

Mais sur le plan pratique, quelles sont les grandes lignes de ce projet de loi ?

En fait, le texte incriminé souligne que la protection contre les menaces et les agressions concernent celles auxquelles les agents sont exposés en rapport avec l’exercice de leurs fonctions, à cette occasion ou en raison de leur statut sécuritaire, militaire ou douanier.

Le projet de loi stipule que la protection concerne outre le fonctionnaire des forces de sécurité intérieure, de l’Armée et de la Douane, le conjoint, les ascendants et les descendants et toutes les personnes qui sont sous sa tutelle légale.

Le projet de loi criminalise l’infraction aux secrets relatifs à la sûreté nationale dans la mesure où il s’agit d’une infraction contre l’institution sécuritaire et les intérêts supérieurs de l’Etat et de la Patrie, et ce par leur destruction, leur subtilisation, leur divulgation ou leur modification par quelque moyen que ce soit, à l’instar de la criminalisation de secrets de la défense nationale telle que prévue par le Code pénal.

De même , le texte interdit les entraves au fonctionnement normal des services sécuritaires, militaires et douaniers dans le but de porter atteinte à la sécurité publique, comme il criminalise l’incendie, la déprédation, la destruction des locaux et des entrepôts d’armes, des véhicules et des engins terrestres, maritimes et aériens ainsi que le vol des équipements, armes et munitions, dossiers et autres objets détenus par les forces de la sécurité intérieure, dans le but de porter atteinte à la sécurité publique ou d’attaquer les centres de garde à vue et de détention , à l’effet de faciliter l’évasion des gardés à vue, des détenus et des prisonniers.

Aboussaoud Hmidi

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L’Etat islamique (EI) a mis en ligne

L’Etat islamique (EI) a mis en ligne, dimanche 19 avril 2015, une vidéo illustrant l’exécution, par des Djihadistes en Libye, d’une trentaine d’hommes, présentés comme des chrétiens éthiopiens.

La vidéo de 29 minutes, partagée par des sites djihadistes, montre deux opérations distinctes : la première portant sur un groupe d’au moins 12 hommes qui ont été égorgés sur une plage et la seconde sur l’assassinat, par balles dans une zone désertique, d’un autre groupe de 16 autres personnes. Les victimes sont présentées, par la vidéo, comme des membres de l’Eglise éthiopienne « ennemie”.

Avant deux mois à la mi-février, l’EI avait diffusé une vidéo montrant la décapitation de 21 hommes, présentés comme des Egyptiens de confession copte, sur une plage, dans une mise en scène semblable.

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Plusieurs sources d’informations irakiennes ont indiqué

Plusieurs sources d’informations irakiennes ont indiqué, vendredi, que Ezzet Al Douri , le vice-président irakien du temps de Saddam Houssein serait mort dans une opération sécuritaire dans la région de Hamrin, au Nord-Ouest de l’Irak. Plusieurs sites électroniques ont publié des photos du cadavre d’Al Douri et cité le gouverneur de la région de Salahaddine, Raed Jebouri qui a annoncé lui-même la mort de l’ancien dirigeant irakien.

Il est à rappeler que Ezzet Al Douri est apparu dans des vidéos en juin 2014, dans les régions occupées par Daech, et ne paraissait pas gêné de présenter l’avancée de Daech comme un coup d’envoi de la libération de l’Irak.

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En changeant le statut du Tunisien Ali Harzi Ouni dans l’affaire de l’assassinat de l’Ambassadeur américain Christopher Stevens et de trois autres de ses compatriotes à Benghazi le 11 septembre 2012

En changeant le statut du Tunisien Ali Harzi Ouni dans l’affaire de l’assassinat de l’Ambassadeur américain Christopher Stevens et de trois autres de ses compatriotes à Benghazi le 11 septembre 2012, de témoin à accusé, les services secrets américains ont, semble-t-il, du nouveau sur son rôle dans ce crime terroriste. En effet, le Département d’Etat américain vient de désigner Ali Harzi Ouni comme terroriste international à part entière, en vertu du décret exécutif (EO) 13224, qui cible les terroristes et ceux qui fournissent un soutien à des terroristes ou à des actes de terrorisme. Cette décision aura pour effet, côté américain, l’interdiction aux citoyens US de conclure des transactions avec Ali Harzi Ouni et le gel de tous les biens et les intérêts de ce dernier aux États-Unis et également d’interdire à l’intéressé de fouler le sol américain.

Ali Harzi Ouni a également été ajouté à la liste 1267/1989 relative aux sanctions de l’ONU contre al-Qaïda, enjoignant à tous les Etats membres de mettre en œuvre le gel des avoirs, l’interdiction de voyage, et l’embargo sur les armes.

Les données le concernant indiquent qu’Ali Harzi Ouni est actuellement en Syrie, après avoir travaillé depuis qu’il a intégré le groupe Ansar al-Sharia en Tunisie en 2011 à recruter des volontaires, pour faciliter leur voyage en Syrie, et pour la contrebande d’armes et d’explosifs en Tunisie. Ansar al-Sharia a été classée organisation terroriste étrangère et entité terroriste mondiale par le Département d’État américain le 13 janvier 2014, de même qu’elle a été ajoutée à la liste des sanctions établie par l’ONU, le 23 septembre 2014. En Tunisie elle a été classée comme telle depuis fin août 2013.

Harzi a été l’un des premiers suspects dans l’attaque Benghazi à être identifié publiquement. Le journal Daily Beast avait annoncé son implication dans l’attaque contre la mission des États-Unis à Benghazi après que des responsables américains ont appris qu’il avait «posté une mise à jour sur les réseaux sociaux sur l’attentat peu de temps après le début de l’attaque ».

Arrêté à l’aéroport d’Istanbul avec un faux passeport, en octobre 2012, à la demande des autorités américaines, alors qu’il était en route pour la Syrie, il avait été expulsé vers la Tunisie, et placé en détention pendant des semaines. En décembre 2012, des agents du FBI l’ont interrogé sur l’attaque de Benghazi. Ansar al charia Tunisie, une organisation terroriste liée à Al-Qaïda a traqué les enquêteurs dont les photos ont été mises en ligne, tout en condamnant le gouvernement tunisien pour avoir autorisé le FBI d’interroger Harzi.

Le juge d’Instruction au 6ème bureau au Tribunal de première instance de Tunis a décidé lundi 7 janvier 2013, de libérer Ali Harzi, en dépit de son rôle présumé dans la mort de quatre Américains. Ansar al Charia a posté une vidéo célébrant la libération de Harzi. Le juge d’Instruction avait assorti sa décision de lui accorder la liberté de le soumettre à une mesure d’interdiction de voyage, afin de permettre l’exécution de la commission rogatoire internationale, du fait qu’il était considéré comme témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’ambassadeur américain à Benghazi.

Mais à sa sortie de prison, il a disparu et quelques semaines après, son nom a été cité dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid.

Les responsables américains, y compris le secrétaire d’État Hillary Clinton et John Brennan, qui est devenu le directeur de la CIA, ont été interrogés sur la libération de Harzi, lors d’auditions au Congrès américain.

C’est à la suite d’une grande pression que les Américains ont pu interroger Ali Harzi. En octobre 2012, Lindsay Graham, sénateur américain membre de la commission de l’aide étrangère, avait menacé de suspendre les aides américaines en faveur de la Tunisie si les autorités tunisiennes continuaient à interdire aux enquêteurs américains d’approcher Ali Harzi. Selon une dépêche de Reuters datée du 25 octobre 2012, un responsable du ministère tunisien de la Justice, a démenti tout lien entre cet homme et la mort de Christopher Stevens, l’ambassadeur américain en Libye. Mais la chaîne d’information «Fox News» a annoncé mardi 30 octobre 2012 que «des responsables américains sont frustrés de ne pas pouvoir accéder à Harzi, alors que le département d’Etat américain a refusé de commenter la question directement».

Les enquêteurs américains ont été autorisés à partir du 2 novembre 2012 à interroger Ali Al Harzi sous la supervision de responsables tunisiens, et ce en vertu de l’accord entre les deux pays .Les autorités américaines ont, toutefois, «regretté» que la conclusion de l’accord « ait pris un certain temps », mais ont estimé que cet arrangement permet aux enquêteurs américains d’avancer « dans l’enquête de l’attaque de la Benghazi ».

Rached Ghannouchi avait au moment des faits (lors d’une interview au journal arabe basé à Londres Al Hayat du 30 septembre 2012) plaidé pour la non- participation d’al-Qaeda à l’attaque de Benghazi, qui était, à ses yeux, le fait d’assaillants locaux.

En fait, depuis début 2013, date de la libération d’Ali Harzi par la justice tunisienne, deux éléments importants se sont ajoutés au dossier. Le premier est l’arrestation d’Abou Anas Allibi en octobre 2013, et le second l’arrestation d’Ahmed Abou Khattala, le 17 juin 2014. Tous deux étaient associés au dossier. Le premier, mort en captivité à New-York, le 3 janvier 2015, était soupçonné d’être l’homme d’al Qaeda en Libye après la chute de Kadhafi, et le cerveau des attentats de Dar Assalam et de Nairobi en 1998, revendiqués par Oussama Ben Laden ; le second (Abou Khattala) est considéré par les américains comme une figure -clé des attaques contre les bâtiments américains à Benghazi en septembre 2012. Les deux présumés terroristes ont été arrêtés et interrogés et sûrement ils ont aidé les Américains à se faire une idée précise sur les rôles des différents intervenants dans les évènements de Libye mais aussi, dans ce qui passe au niveau régional.

Aboussaoud Hmidi

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L’accord annoncé

L’accord annoncé, à l’issue de la séance de travail tenue, lundi 13 avril à la Kasbah, sous l’égide du chef du gouvernement Habib Essid et à laquelle étaient associés les députés de Gafsa, a donné une lueur d’espoir. La région devrait retrouver son calme et le travail devrait reprendre dans les brefs délais.

L’accord portant sur plusieurs mesures, n’a pas donné une réponse précise aux revendications des contestataires, mais a indiqué une démarche à suivre pour trouver les solutions attendues.

Les autorités affirment qu’elles sont disposées à continuer, de concert avec les élus de la région, à étudier les problématiques de développement. Une délégation gouvernementale va effectuer des visites sur le terrain, au cours du mois d’avril, pour s’informer sur la situation et déterminer ces problématiques de développement. Les visites et concertations serviront de canevas pour le conseil ministériel qui sera consacré à la région au mois de mai prochain.

Au sujet du fonctionnement de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), il a été décidé d’effectuer un audit relatif à la gestion de la CPG et à ses filières, pour instaurer les règles de la bonne gouvernance. Le PDG sera chargé de la production et s’installera au siège de la compagnie à Gafsa et un second PDG va être désigné pour se consacrer à la commercialisation du produit à l’échelle mondiale.

L’harmonie affichée au cours de la séance de travail de la Kasbah qui a vu tous les députés de la région ( Ennahdha, Nidaa Tounès, Al Moubadara , le Front Populaire(FP) et un député indépendant) réunis autour des mêmes thèmes , a laissé la place à des divergences évidentes sur les plateaux de télévision. Le ton des intervenants n’est plus le même. Ammar Amroussia du FP et Adnène Hajji , indépendant mais se réclamant de l’extrême gauche, tiennent un discours bien différent.

Au moment où les autres députés cherchaient à mettre en avant les éléments qui suscitaient l’optimisme, les observateurs décelaient dans le discours des représentants de l’extrême gauche un souci de ne voir que ce qui peut bloquer la situation. Leur réponse à la disposition des autorités à étudier avec les élus du peuple les problématiques du développement de la région n’était pas claire, et ils ne paraissaient pas pressés pour appeler les ouvriers à revenir au travail ni à convaincre les jeunes chômeurs à desserrer l’étau qui bloque, depuis des semaines, la machine de production de la CPG.

Leur stratégie semble centrée sur trois points : d’abord, maintenir la pression le plus longtemps possible, ensuite se positionner comme « uniques représentants de la région » et enfin, faire intervenir l’UGTT et la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) pour un éventuel arbitrage.

Le maintien de la pression ne peut se faire qu’en prolongeant l’arrêt de travail et en convainquant les jeunes contestataires qu’ils sont en train de mener l’ultime bataille qui doit les conduire droit à la réalisation de leur objectif : trouver du travail. Ammar Amroussia ne cesse de répéter que rien ne sera comme avant, et que cette fois, on ne lâchera pas prise et on aura gain de cause.

Revendiquer le statut de représenter une région en pleine ébullition impose une vision claire des forces en présence, de la mobilisation des troupes et de l’agenda du combat.

Qu’est ce qu’on remarque au tableau de bord de ce combat ? Une grève qui s’éternise et fragilise la CPG qui doit en théorie dispenser à la région développement et bien-être. Et une jeunesse mobilisée qui commence vraiment à croire qu’elle va avoir le travail à l’issue de cette bataille. Or, sans un prompt retour au travail et sans un débat serein sur les pistes à explorer pour procurer aux jeunes l’emploi qu’ils attendent, rien ne peut se faire et le cercle vicieux durera encore longtemps. L’arrêt de travail à la CPG, qui semble être l’atout principal que les deux députés s’emploient à valoriser, ne fera qu’affaiblir encore plus la Compagnie dont on attend le remède miracle et réduira drastiquement les chances à la jeunesse d’avoir un travail.

Il est évident que la lutte contre le chômage dans la région passe par convaincre les autorités de consacrer une enveloppe conséquente pour promouvoir l’investissement dans la région et créer un tissu économique dense et diversifié. Or, les jeunes chômeurs ou même ceux qui ont un travail préfèrent travailler dans le secteur public, boudant le secteur privé et se détournant de l’initiative privée, même si l’occasion de monter leur propre projet se présente. Et la région de Gafsa a vécu après la révolution l’amère expérience lorsque les jeunes de Metlaoui et Oum Laarayes ont obligé Yazaki à fermer ses deux unités de production dans les deux villes. Seule l’usine de Gafsa est restée opérationnelle, et les investissements prévus dans la région ont été engagés ailleurs.

Ce grand problème de la mentalité des jeunes de la région (et du pays), vis-à-vis du travail dans le privé et vis-à-vis de l’initiative privée ne semble pas être pris en compte dans le discours des deux députés, tout comme l’absentéisme au sein de la CPG et dans les autres institutions du public. Or ce sont ces députés, qui revendiquent le leadership régional, qui vont être confrontés, dans les semaines à venir, à cette mentalité dès que les choses se calment et que les derniers postes d’emplois seront distribués. Ils vont être pris pour cible parce qu’ils ne peuvent pas répondre aux attentes des jeunes qu’ils ont mobilisés ces dernières semaines. Et il sera trop tard de les convaincre d’attendre ou de se convertir au privé.

Cette bataille qui viendra pratiquement à bout d’une société publique (la CPG) déjà en grande difficulté, ne répond même pas aux normes conventionnelles du combat. On promet aux troupes des résultats impossibles à réaliser, on fait perdre à la société l’argent qu’elle doit, en théorie, prodiguer pour promouvoir la région, et, en pleine confusion, on fait appel à des instances qui n’ont pas voix au chapitre, la première (l’UGTT) étant marginalisée à l’échelle régionale depuis 2008 et la seconde (la LTDH) avec une présence symbolique n’aura aucun moyen pour changer le cours des choses dans la région.

Aboussaoud Hmidi

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Le commandant des forces armées libyennes

Le commandant des forces armées libyennes, le général Khlifa Haftar, a ordonné la réorganisation des troupes pour relever le défi du terrorisme auquel est confronté la Libye. Dans une ordonnance adressée aux militaires, le général a enjoint la réintégration des anciens militaires expérimentés au sein de l’armée régulière.

Il a aussi demandé aux jeunes de Tripoli de prendre l’exemple sur ceux de Benghazi pour participer la bataille de libération de la capitale lors de l’assaut final.

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Du 01 au 30 Avril 2015

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Le syndicat de l’enseignement supérieur prend la relève de ceux du secondaire et du primaire

Le syndicat de l’enseignement supérieur prend la relève de ceux du secondaire et du primaire, pour annoncer une grève dans le secteur. Et on connaît d’avance le schéma. Menace de grève suivie d’effet, et l’initiative se transformera, au bout du chemin et à l’approche des examens de fin d’année, en grève administrative. Le gouvernement se trouvera dans l’obligation de céder, en répondant à toutes les revendications du secteur.

Parallèlement, la gauche au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), essentiellement le Front Populaire (FP), veut empêcher à tout prix tout nouvel emprunt pour financer les projets de développement et les réformes imposées par la conjoncture politique et économique, et profite de l’occasion des débats dans les commissions et les plénières de l’ARP pour dénoncer les dettes antérieurement contractées et menacer les créanciers de pousser le autorités à ne pas les honorer.

Et ce qui est commun aux attitudes de la gauche au sein de l’ARP et de l’UGTT qui s’inspire largement des idées de la gauche radicale, c’est qu’elles ne sont pas au fait de la réalité tunisienne. Et lorsque les autorités leur rappellent l’état des finances publiques, elles mettent, dans un premier temps, en doute les chiffres avancés, puis énoncent que le pays regorge de richesses, et que le gouvernement, pour satisfaire les revendications des salariés, doit trouver l’argent auprès de ceux qui en ont.

L’exigence de la gauche, consistant à trouver, auprès des riches, l’argent dont le pays a besoin, relève du schéma proudhonien plutôt que celui de Marx dont ils se réclament. Et cette exigence a sa petite histoire dans la Tunisie postrévolutionnaire. D’abord, on a parlé de l’argent volé et spolié par les clans Ben Ali et Trabelsi. Abid Briki et Hamma Hammami avaient excellé sur ce chapitre, en dénonçant la « mauvaise foi » de ceux qui rappellent que le pays avait besoin de revenir, au plus vite, au travail et que les autorités, les formations politiques et la société civile doivent proposer, dans un délai raisonnable, un schéma de développement efficace, juste et généreux envers les laissés pour compte (régions et couches sociales) des 50 dernières années. Parallèlement, la justice doit faire son travail pour que chaque millime indûment acquis revienne au trésor public et aux ayants-droit. Les tenants des thèses d’extrême-gauche ont argué que ceux qui préconisent cette démarche ne font qu’agiter l’épouvantail des contraintes économiques auxquelles le pays est soumis, et que la priorité doit être donnée à la redevabilité (mouhasaba). Ils rétorquent à leurs contradicteurs que l’argent repris aux spoliateurs et les amis de la révolution tunisienne (comprendre la gauche internationale) devraient réparer tous les dégâts causés par la transition.

La transition est presque passée sans que le pays ne revienne au travail, et sans qu’une simple esquisse d’un modèle de développement ne soit présentée et sans que les affaires de corruption n’aient été passées au crible pour démêler le vrai du faux.

Mais au-delà de cette démarche infructueuse, dont la gauche et l’UGTT n’étaient pas seules responsables, il faut le reconnaître, on est en droit de croire que la carence principale de ces franges de la classe politique et de la société civile, c’est qu’ils n’arrivent pas à comprendre le fonctionnement de l’Etat, et ne se font pas une idée claire de l’ordre de grandeur des montants exigés par le développement du pays. On doit relever au passage que le parti islamiste, paraît-il, présente les signes d’une meilleure évolution sur ces sujets, finissant, après les déboires rencontrés, par saisir les enjeux et la taille des problèmes que confronte la Tunisie.

Et sans prendre la peine d’appeler le pays à revenir au travail ou œuvrer à ce que les affaires de corruption soient traitées de manière systématique, la gauche a commencé à parler de la dette extérieure. Une brève alliance a été scellée avec Moncef Marzouki en juin 2012, qui a refusé de signer deux projets de loi relatifs à l’amendement de la convention de création du Fonds Monétaire International (FMI) et à l’augmentation de la contribution de la République tunisienne au FMI, ouvrant la porte au pays d’accéder à des droits de tirages spéciaux.

Il est vrai que cette alliance a été le dernier acte reliant le POCT de l’époque à la troïka, mais il n’a pas été le dernier dans le chemin menant au tarissement des avoirs de l’Etat tunisien face aux revendications salariales et aux exigences du développement régional.

Profitant de manifestations internationales regroupant des courants d’extrême-gauche dans le monde, le FP parle de “dettes odieuses” et appelle à la suspension du paiement de la dette de la Tunisie et à un audit plus poussé des arriérés légués par l’ancien président Ben Ali.

Déjà le 19 mars 2013, Hamma Hammami, a indiqué que “le FP proposait l’annulation de la dette comme objectif essentiel et comme mesure directe qui ne peut pas attendre”. Il fait valoir que le pays avait obtenu, principalement du temps de Ben Ali, des prêts extérieurs d’un montant de 41 milliards de dinars, mais remboursé aux bailleurs de fonds quelque 48,5 milliards de dinars”. Les deux éditions du Forum Social Mondial (FSM) en mars 2014 et mars 2015, ont également donné lieu au développement de ces thèses.

Pour sa part, l’UGTT qui parle de temps à autre de cette dette extérieure « odieuse », insiste plutôt sur un autre volet, à savoir la réforme fiscale qui doit rapporter au trésor public ce dont l’Etat a besoin pour répondre aux augmentations salariales exigées par les syndicats. La centrale syndicale parle du régime forfaitaire dont bénéficient plusieurs secteurs qui ne paient, en fait, au fisc que des montants symboliques. Or le ministère des Finances, en application des recommandations des assises de la fiscalité tenues les 12 et 13 novembre 2014, a annoncé, en accord avec l’UTICA, l’exclusion de 68 secteurs d’activité de ce régime, dès 2015.

Il s’agit des secteurs du prêt-à-porter, des produits de textile, de la parfumerie et produits de beauté, des articles de bijouterie, des équipements médicaux et scientifiques, du commerce des lunettes optiques, des produits paramédicaux, de la vente des motos, du commerce du bois et dérivés, des meubles et ameublement, des activités de thermalisme (stations thermales), de la location de voitures et de l’exploitation des salles des fêtes.

Or, l’élément essentiel que ces courants politiques n’arrivent pas à saisir, c’est que l’augmentation des recettes de l’Etat (à travers la fiscalité et autres mécanismes de partage de la richesse), et sa distribution ne peuvent se réaliser que lorsqu’il y a création de cette richesse. Et la richesse, on le sait, ne peut être générée que par le travail et le labeur des Tunisiens, par la valeur ajoutée et la productivité, justement parce que la Tunisie n’a ni pétrole ni richesses naturelles qui peuvent compenser l’attitude des Tunisiens qui se détournent du travail et espèrent postuler au statut de rentiers, comme pour les citoyens des pays du Golfe.

On avait cru, au déclenchement de cette révolution que le pays va se transformer en un atelier à ciel ouvert , on s’est retrouvé face à un peuple qui se détourne du travail pour accéder au statut de simple rentier dans un pays sans ressources.

Aboussaoud Hmidi

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Quels sont les effectifs de l’Etat Islamique(EI)

Quels sont les effectifs de l’Etat Islamique(EI), installé en Irak et en Syrie et dernièrement en Libye?

Plusieurs rapports, dont celui publié par l’ONU il y a 24 heures et repris par des agences de presse, indiquent que ce nombre avoisine les 25.000, et que les Tunisiens sont en tête du peloton.

Deux dates significatives jalonnent l’évolution de ces effectifs. D’abord, l’échec de la révolution syrienne dans sa forme pacifique, fin 2011, et le choix fait par la Ligue des Etats arabes, sous la pression des pays du Golfe, de militariser le mouvement de contestation en Syrie. Et puisque les forces qui étaient au-devant de la scène politique (Frères Musulmans et autres) n’étaient pas préparées pour ce genre de tournant, ce sont les combattants venus d’Irak et d’Afghanistan qui vont combler ce vide. Et c’est à travers la Jordanie, et plus tard directement d’Irak et de Turquie que l’entrée des combattants takfiristes va s’opérer. Ensuite, c’est l’attaque de la ville de Mossoul en juin 2014, l’occupation de tout le Nord-ouest irakien et la proclamation, depuis, de l’EI et du Califat de Boubaker Al Baghdadi qui va faire le reste. Le rapport de l’ONU indique que le nombre des combattants étrangers a évolué de 71% entre la mi-2014 et mars 2015.

Tous les rapports se rapportant à l’évolution des effectifs des combattants de Daech indiquent que les Tunisiens sont toujours restés en tête des étrangers qui ont fait allégeance à l’EI et les estimations les situent entre 3000 et 7000 combattants.

Daech qui contrôle, en 2015, un territoire deux fois plus vaste que la Tunisie, 15% du PIB de l’Irak, une grande partie de l’infrastructure et des stocks stratégiques et alimentaires énormes (blé, riz, maïs, etc), n’est apparu qu’en 2006.

En 2010, Daech avait un effectif d’environ 5200 combattants en Irak. A cette date, lorsque « le printemps arabe » a été déclenché, Daech était restée cloitrée en Irak. Après le premier véto sino-russe d’Octobre 2011 au sujet de la Syrie, Daech a été dépêché en Syrie, et a vu ses effectifs, passer en peu de temps (en 2012) de 5200 à 7000 éléments.

Fin 2014, selon la CIA, ces effectifs variaient entre 20000 et 31500 djihadistes. L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), très au fait de ce qui se passe dans le pays, situe ce chiffre à environ 50000 rien que pour la Syrie. Les experts estiment que 100 000 djihadistes se trouvant en Syrie, en Irak et ailleurs, sont potentiellement prêts à se battre.

Parmi les combattants, il y a des prisonniers de droit commun, des aventuriers, des djihadistes d’obédience sunnite de la région et près de 15000 combattants étrangers, y compris des Turcs et 2000 Occidentaux.

Daech prend en charge ses soldats blessés et les fait soigner dans les zones que l’organisation occupe ou à Kilis, en Turquie, ville située près de la frontière syrienne. Chaque combattant est payé à 600$, les médecins 900$ et les ingénieurs plus de 1000$.

Au sujet de l’âge des combattants, les rapports indiquent que Daech a enrôlé dans son armée de jeunes enfants du Kazakhstan âgés de moins de 10 ans qu’il entraîne au maniement du fusil d’assaut AK-47. Une vidéo a montré un enfant tuant un jeune homme accusé d’intelligence avec « l’entité sioniste ».

Le grand bond réalisé dans les effectifs de l’EI a eu lieu à partir de juin-juillet 2014, date des victoires de Mossoul et la proclamation du Califat. En mai 2014, le nombre des combattants était d’environ 10 000 hommes en Irak et 7 000 à 8 000 en Syrie, selon le journaliste au Monde, Christophe Ayad. Et déjà, début 2014, ces chiffres étaient moins importants. D’ailleurs, Charles Lister, chercheur au Brookings Doha Centre, estime que les combattants en Irak étaient entre 5 000 et 6 000 et entre 6 000 et 7 000 en Syrie, début 2014.

En juillet, cependant, ces chiffres sont revus à la hausse, accréditant la thèse d’ « Avant et Après Mossoul». On parle de manière courante de 20 et 25.000 hommes. L’EI a libéré de nombreux prisonniers, mais il a surtout bénéficié de ralliements.

Le journal britannique The Daily Telegraph, citant, début juillet 2014, l’analyste irakien Hisham al-Hashimi qui a eu accès à des documents de l’ÉI saisis par les forces de sécurité irakiennes, situe à environ 25 000 les combattants qui auraient prêté allégeance à l’ÉI rien qu’en en Irak.

Le 19 août, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) affirme que les effectifs de l’État islamique sont désormais de 50 000 hommes en Syrie. Parmi ceux-ci, 20 000 sont étrangers et 6 000 ont été recrutés pour le seul mois de juillet.

Aboussaoud Hmidi

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Un nouveau rapport de l’ONU a révélé que le nombre de combattants ayant rejoint le groupe DAECH en Syrie ou en Irak a dépassé

Un nouveau rapport de l’ONU a révélé que le nombre de combattants ayant rejoint le groupe DAECH en Syrie ou en Irak a dépassé les 20.000 combattants de différentes nationalités et que la majorité des combattants viennent de Tunisie, Maroc, France et Russie.

Le nombre total de combattants étrangers a augmenté de 71% entre mars 2014 et mars 2015.

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