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Hager Cherni

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Dans la foulée de la mobilisation massive du secteur bancaire et dles aides internationales pour soutenir la Tunisie, totalement, paralysée par la pandémie du siècle, voilà que le secteur du tourisme fait, lui aussi, preuve de solidarité et s’engage dans cette course  contre le premier ennemi invisible du monde, le ‘’Covid-19’’.

Depuis l’apparition du virus, le nombre des touristes a baissé en raison des mesures préventives, à savoir la fermeture des frontières maritimes et aériennes. Cette crise sanitaire sans précédent a pesé de tout son poids sur la marche de certaines activités.

Malgré sa fragilité, le secteur du tourisme fait, désormais, partie des contributeurs à l’effort national contre le Coronavirus.
Avec ses moyens du bord, ce secteur reste, malgré tout, debout pour affronter cette période délicate que traverse notre pays.

3037 chambres d’hôtels au service des ‘’citoyens’’

S’exprimant sur les ondes de Shems FM, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat Mohamed Ali Toumi a affirmé, ce vendredi 3 avril 2020, que le secteur du tourisme est aussi en première lignes pour contribuer à la vague nationale de solidarité pour sauver le pays de ce virus meurtrier.

‘’3037 chambres d’hôtels ont été consacrées à la quarantaine, dont 1014 sont déjà réservées et 2023 en cours’’, a-t-il dit.

Mohamed Ali Toumi a ainsi insisté que ce nombre sera revu à la hausse et que le secteur ne cessera pas d’intensifier ses efforts pour servir cette cause nationale.
Par ailleurs, Toumi a salué la réactivité des propriétaires des hôtels, ainsi que les propriétaires des agences de voyage qui ont mis leurs véhicules à la disposition du personnel médical.

Plusieurs hôtels sur tout le territoire tunisien se sont mobilisés pour accueillir soit les Tunisiens de retour de l’étranger ou les cadres paramédicaux, à l’instar de l’hôtel Maison Blanche, située  dans la capitale. Cet établissement  a, en effet, décidé de se mettre  à la disposition du ministère de la Santé afin de contribuer à la gestion de la crise covid-19.

En effet, la totalité des suites ont été consacrées à l’hébergement d’une quarantaine de médecins et de cadres paramédicaux durant cette période.

D’ailleurs, lors de son interview télévisée sur Al Watanya et Elhiwar Ettounsi, le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a salué l’initiative des hôtels qui ont ouvert leurs portes aux citoyens.

‘’Au total, 10 000 chambres seront mises à la disposition des Tunisiens de retour de l’étranger et les propriétaires d’hôtels nous ont beaucoup aidés’’, a-t-il dit.

Tout semblait bien parti mais …

En 2019, la Tunisie a attiré environ 9,4 millions de touristes, tandis que les revenus totaux du secteur ont atteint près de deux milliards de dollars.
A peine debout, ce secteur vital qui ambitionnait d’atteindre 10 millions de touristes en 2020, vit actuellement, des moments très durs.
A vrai dire, tous les secteurs ont été touchés par cette épidémie mondiale, mais celui du tourisme est l’un des plus touchés… Au risque de couler, trouverait-t-il une issue de secours ?

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Il y a ‘’huit millions façons de mourir’’,  de faim, en mer ou sous les bombes à ciel ouvert ou alors paisiblement dans son sommeil…

Mais depuis quelques mois, le monde vit des jours douloureux avec l’apparition de la pandémie du siècle, Covid-19.

Sévère et meurtrier, le Coronavirus a tué plus de 50 000 personnes dans 179 pays du monde.

Entre confinement, auto-isolement et d’autres mesures de prévention, certains n’ont pas les moyens pour se protéger, faute d’argent. Ces personnes vulnérables sont soutenues soit par leurs voisins solidaires en ces moments difficiles et exceptionnels, ou entre autres par l’Etat, à travers les pensions d’aide…

Après avoir tendu la main aux pauvres, il est temps de penser aux détenus, enfermés et condamnés à passer leur ‘’confinement’’ dans une cellule, parfois dans des conditions des plus inhumaines et déplorables. Encombrés, où la distanciation sociale n’est qu’un mythe… alors que l’on sait que la contagion se propage à grande vitesse, quand on ne respecte pas les moindres exigences de ces mesures.

De la bonne nourriture et de l’hygiène pour vaincre cette maladie… dans la population carcérale… Auraient-ils, enfin, droit à ce ‘’luxe’’ ? Snquiétude est là, car personne ne peut être épargné ou être à l’abri des griffes de ce monstre invisible. Enfermé dans une pièce où manquent l’intimité et le confort… un détenu angoissé qui pense tout le temps à ce virus…

Penser à ces détenus âgés, ou ceux qui souffrent de maladies chroniques ou respiratoires. Se  poser la question de savoir  si on nettoie à l’eau de  javel ou on désinfecte systématiquement l’endroit…ne tue pas.

Il est temps de réagir… l’INPT en premières lignes

Les milieux pénitentiaires doivent aussi être désinfectés à l’instar des mosquées, établissements scolaires et universitaires, sociétés régionales du transport afin d’éviter la propagation du virus et protéger les citoyens.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le président de l’Instance nationale pour la prévention de la torture, Fethi Jarray, a assuré que l’Instance a annoncé un arsenal de mesures de prévention nécessaires, tout en appelant le gouvernement et les autorités concernées à réduire le nombre de personnes en détention, afin d’éviter la propagation du virus auprès des personnes derrière les barreaux.

‘’Dans le cas où cette pandémie franchirait les murs des prisons, une catastrophe humanitaire majeure pourrait se produire, a-t-il averti.

Au sujet de la grâce présidentielle et la libération de 1420 détenus, Fethi Jarray a souligné que le nombre des personnes graciées est insuffisant, ajoutant dans le même contexte que l’INPT continuera à apporter son soutien aux personnes privées de liberté.

Dans ce cadre, l’Instance nationale pour la prévention de la torture a publié le 30 mars 2020, une déclaration de principes relative au traitement des personnes privées de liberté pour faire face à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Les personnes détenues ont droit à la vie

Le 16 mars 2020, la Ligue tunisienne des droits de l’homme a appelé à libérer provisoirement tous les détenus de la prison de Bulla Regia vu la situation alarmante dans cette structure pénitentiaire.

Les personnes en garde à vue, ‘’ne représentant pas de danger pour la société’’, a tiré la sonnette d’alarme le député de Tahya Tounes, et ancien ministre du Transport, Hichem Ben Ahmed

L’OCTT réclame le droit des détenus  à accéder aux soins

A l’ère de cette crise sanitaire à laquelle fait face la Tunisie avec ses moyens du bord, l’Organisation contre la torture en Tunisie (OCTT) a appelé les autorités de tutelle à s’assurer des conditions d’hébergement des personnes privées de leur liberté.

Des personnes dans les centres de détention et les postes de police, des personnes placées en garde à vue ainsi que des pensionnaires des centres de rééducation, des centres sociaux spécialisés et des centres des migrants doivent tous bénéficier d’une protection digne.

C’est ce qui ressort dans un communiqué publié, mardi 31 mars 2020, où l’OCTT recommande un traitement équitable entre tous les Tunisiens en termes d’accès aux services de santé et de prévention, et de se conformer aux conseils des experts dans ce domaine.

En effet, les détenus doivent accéder aux divers services et bénéficier d’un traitement digne, loin de toute forme de stigmatisation.

Les autorités concernées sont appelés à fournir aux personnes en détention toutes les garanties juridiques pour les protéger contre la maltraitance, insistant sur leur droit d’être assistés d’un avocat et d’accéder aux soins et de recevoir la visite de leurs proches.

Plusieurs mesures drastiques ont été prises, à savoir le bouclage des frontières et la suspension de tous les rassemblements et les évènements de différente nature.

Reste un seul endroit oublié, la prison… Un milieu extrêmement , voire un terrain favorable à la propagation de ce virus.

Une lumière au bout du tunnel

Le président de la République, Kais Saied a répondu à ces cris de détresse et a pris la décision, mardi 31 mars 2020, d’accorder la grâce présidentielle à 1420 détenus qui seront ainsi libérés…

Kais Saied avait également appelé la ministre de la Justice à élaborer une nouvelles liste pour libérer d’autres détenus en vue atténuer la pression sur les prisons notamment dans cette situation sanitaire.

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Les temps sont durs pour les familles tunisiennes qui ont du mal à arrondir leurs fins de mois. Obligés de s’endetter en raison de la cherté de la vie, certains consomment, malgré tout, avec frénésie même s’ils n’en ont pas le budget.

L’Organisation tunisienne pour Informer le Consommateur a appelé à la suppression des intérêts sur les prêts bancaires, en ces moments exceptionnellement éreintants .
Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le président de l’organisation, Lotfi Riahi, a indiqué que le fait d’exempter l’ensemble des salariés et des secteurs marginalisés du paiement des mensualités des crédits bancaires pendant une période de trois mois est insuffisant au regard de la crise actuelle, appelant ainsi la Banque centrale de Tunisie (BCT) a réduire soit le taux d’intérêt de deux points, soit de payer le principal du crédit, sans les intérêts.

Lotfi Riahi a, également, souligné la détérioration importante du pouvoir d’achat du Tunisien, outre les centaines de milliers d’employés du secteur privé qui pourraient être menacés de chômage technique en raison de la crise du coronavirus.

Rappelons que le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a annoncé il y a une semaine un arsenal de mesures exceptionnelles liées au confinement total et des mesures sociales et économiques pour faire face aux répercussions du Covid-19, à savoir le report des crédits bancaires pendant 6 mois au profit des salariés ayant moins de 1000 dinars mensuels ainsi que le report des impôts et des cotisations sociales.

Les prêts bancaires étouffent le Tunisien …

Hier lundi 30 mars 2020, des citoyens se sont regroupés devant des bureaux de poste pour réclamer les aides sociales suite à l’arrêt de leur activité professionnelle.
Beaucoup d’entre eux ne travaillent plus, actuellement, faute d’activité en cette période de crise sanitaire du coronavirus. Ces derniers n’ont plus de revenus pour subvenir à leurs besoins. D’autres sont noyés de dettes jusqu’au cou…
Selon les données de l’Observatoire des services financiers, l’encours des crédits bancaires accordés aux familles tunisiennes s’est élevé jusqu’au décembre 2019, à 24053 millions de dinars. Le taux d’endettement le moins élevé a été enregistré en 2019. Notons  aussi que l’encours des crédits a évolué uniquement, de 93 millions de dinars contre une hausse de 1248 MD en 2018 et de 2154 MD en 2017, à cause de l’augmentation du taux d’intérêt directeur par la BCT, ce qui a engendré une hausse du coût de crédit, outre les nouvelles conditions qu’elle a adoptées pour réduire les crédits de consommation et lutter contre l’inflation.
Il convient de rappeler qu’environ 870 mille ménages sont endettés auprès des banques pour des crédits à moyen et long terme, en Tunisie.

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Le peuple a faim… ! Une scène qui rappellerait  entre autres, la citation attribuée à la reine de France et de Navarre Marie-Antoinette quand elle a dit : ’’S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche” ! Cette funeste anecsote  n’a, quelque part, rien perdu de son actualité.

En ce lundi 30 mars 2020 et pas loin de la demeure du président de République Kais Saied, à Mnihla du gouvernorat de l’Ariana, des citoyens ont bravé  l’interdiction de se rassembler pour manifester contre les promesses non-tenues du gouvernement.

Il faut dire que le nouveau Coronavirus s’attaque aux individus quelle que soit leur classe sociale… Mais, malheureusement,  il  s’attaque plus sévèrement aux personnes démunies et à revenus faible et tous ceux qui n’ont pas les moyens pour se protéger et vivre leur confinement.

Car confinement, auto-isolement et toutes ces mesures de prévention sont  synonyme de perte de revenus  ezt de subsistance pour un grand nombre de Tunisiens.
A vrai dire, cette pandémie met en lumière les inégalités dont il faudrait tenir compte dans la lutte contre le virus.

Télétravailler, suivre des cours en ligne, avoir accès à toutes ces plateformes, récemment, créées par L’État pour diverses activités, cuisiner des bons petits plats, lire des dizaines de livres en PDF, ce n’est pas donné à tout le monde. Il ne faut jamais oublier d’imaginer que certaines familles nombreuses enfermées dans leurs maisons, souffrent de faim et se couchent le soir avec le ventre creux.

De  la Mnihla à la Cité Ettadhem… les citoyens  en ont  ras-le-bol

Aujourd’hui, des citoyens se sont regroupés devant le bureau de poste pour réclamer les aides sociales suite à l’arrêt de leur activité professionnelle.
En l’absence de réponse concrète et de toutes ces mesures exceptionnelles annoncées par le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh, désormais, réduites en silence, certains ont incendié des pneus pour manifester leur impatience et leur colère.

Pas loin de  Mnihla, des habitants de la cité Ettadhamen, se sont, quant à eux, rassemblés devant le siège de la délégation afin de réclamer des permis de circulation en plus des aides sociales, promises par le gouvernement.  Beaucoup d’entre eux ne travaillent plus, actuellement, faute d’activité en cette période de crise sanitaire du coronavirus. Totalement désoeuvrés , ces derniers n’ont plus de revenus pour subvenir à leurs besoins.

En colère, ces citoyens  sont descendus dans la rue pour protester contre les conditions de vie difficiles et faire entendre leurs voix : ‘’les stocks de produits de première nécessité devenus très rares, sont épuisés’’. Et ils ne demandent qu’une seule chose : l’accélération de la fourniture des aides sociales exceptionnelles.

Le peuple a faim… qu’il mange du … !

Les émeutes de la faim seraient-elles de retour ? Des citoyens ont intercepté, ce lundi 30 mars 2020, un poids lourd chargé de semoule car la pénurie de matières premières sévit depuis plusieurs semaines, et la spéculation bat son plein dans l’impunité.
La semoule qui se vendrait à 40 dinars les 50 kg au lieu de 21,600 dinars en raison de la frénésie d’achat avec ‘’la complicité de l’Etat’’… Il doit, sitôt, mettre en place des mécanismes juridiques répressifs pour punir ces ‘’criminels’’ qui s’enrichissent sur le dos du Tunisien.
La situation est alarmante car aussi, ‘’le plus misérable des hommes est celui qui a faim, et qui n’a rien à mettre sous la dent’’. Le samedi 29 mars 2020, une femme a tué son enfant de 11 ans handicapé et tenté par la suite de se donner la mort à cause de ses conditions précaires.

Pourquoi le gouvernement fait-il  la sourde oreille ?

Le ministère des Affaires Sociales a annoncé le décaissement de ces aides à partir de mardi 31 mars 2020, selon un calendrier défini.

Faute de moyens ? La Tunisie a bénéficié de l’aide internationale ainsi que des dons au fonds 1818, pour traverser cette crise sanitaire et économique. Alors pourquoi ne pas faire profiter les personnes nécessiteuses, car avec tout l’argent qu’elle a reçu, le gouvernement aurait pu les arracher à l’indigence.
Au lieu de leur tendre la main et respecter leurs promesses, le gouvernement ‘’remet à demain ce qu’il peut faire aujourd’hui’’.

Pour les familles bénéficiaires du programme d’aides aux familles nécessiteuses et celles ayant en charge des personnes à besoin spécifiques, il a été convenu d’accorder à partir du 31/03/2020 une enveloppe de 200 dinars, respectivement aux familles prenant en charge des enfants sans soutien familial, et aux familles ayant en charge des personnes âgées sans soutien familial.
Une enveloppe de 200 dinars sera allouée à partir du 06/04/2020 aux familles ayant en charge des personnes à besoins spécifiques, et une enveloppe de 50 dinars sera accordée à partir du 03/04/2020 aux bénéficiaires du programme d’aides aux familles nécessiteuses, précise la même source.

S’agissant des familles à revenu limité, bénéficiaires de carte de soins à tarif réduit, une grille de distribution de ces aides sociales exceptionnelles sera annoncée dans un communiqué, dont la publication est prévue le 6 avril 2020 et ce dans le cadre du respect des procédures de confinement total et afin d’éviter les files d’attente devant les bureaux de la poste.

 Des Tunisiens …  sous le seuil de la pauvreté

Au regard du taux international de pauvreté, 0,3% des Tunisiens vivent dans le besoin, soit plus de 29.000 personnes. Au regard du taux national, 1 million 700 mille Tunisiens sont pauvres.
L’Institut national de la statistique confirme, en effet, ces chiffres et considère comme pauvre tout Tunisien vivant avec moins de 4,6 dinars par jour.
L’INS dresse outre le taux de pauvreté, un taux de pauvreté extrême. Il est évalué à 2,9%, ce qui signifie qu’environ 300.000 Tunisiens sont considérés comme extrêmement pauvres.  Alors comment survivre au confinement quand on est pauvre ?

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Réchauffement et changement climatique, épuisement des ressources et pollution…ce ne serait pas si grave tant que des milliers meurent en silence, où les effets sont immédiats, mais sur le long terme.

Cette question mérite aussi de l‘attention, tout comme le virus Covid-19 qui a transformé l’être humain en un simple chiffre au bout de quelques mois, voire de quelques jours… Contaminé à une vitesse folle, il  tombe ‘’comme des mouches’’.
On ne parle que chiffres, bilan, nombre de décès, nombre de contaminés…Est-ce de la déshumanisation aux temps du nouveau Coronavirus ?
A vrai dire, ce moment de choc a bouleversé tous les continents, nos habitudes, notre vie et surtout notre perception du monde. Mais aussi, il s’agit d’un évènement inédit dont nous n’avons pas encore saisi l’importance et l’ampleur.

Alors quand le monde… la Tunisie, nos politiciens s’éveilleront-ils ?

Annoncée tard dans la soirée du 25 mars 2020, les Tunisiens se sont réveillés sur cette information : le nombre des contaminés dans les hôpitaux explosera la semaine prochaine ou encore ‘’le pic dans un mois’’, selon le Directeur général des soins de base au ministère de la Santé, Chokri Hammouda.

La Tunisie déclarerait vraiment la guerre contre ‘’cet ennemi’’ ?

Mercredi 25 mars 2020, 59 nouveaux de coronavirus ont été enregistrés. Ce qui a porté le nombre total des personnes contaminées à 173.
Les 59 nouveaux cas recensés hier ont, en effet, été détectés après 292 tests de dépistage ; les 25 cas annoncés avant-hier ont été détectés après 124 tests de dépistage ; ceux de lundi ont été détectés après 126 tests de dépistage. Est-ce que la Tunisie serait capable d’intensifier les tests de dépistage ? Nos établissements ont-ils assez de lits pour accueillir les patients et sauver des vies ?

Depuis l’annonce du premier cas de Covid-19 en Tunisie, le 2 mars 2020, seulement 1500 dépistages ont été effectués en 22 jours.
A cet égard, le ministère de la Santé a mis en place une stratégie pour le dépistage des cas de Coronavirus, que beaucoup de spécialistes en la matière la trouvent insuffisante.
Jusqu’ici, le ministère n’a pas fourni de chiffres exacts sur la capacité des hôpitaux en Tunisie. Rien que des estimations et des chiffres approximatifs. Dans ses déclarations aux médias,  le ministre de la Santé Abdellatif Mekki fait, souvent, état d’un millier de lits en réanimation équipés dans le secteur public et privé.

Selon les déclarations des professionnelles de la santé, quelque 800 lits s’ajoutent à ceux  installés dans les établissements publics, soit 1000 lits répartis entre le public et le privé.
Sauf que qu’avec la contamination qui se propage horizontalement, le nombre de personnes serait supérieur à 1000 au 7 avril 2020, dans le cas où cette épidémie ne serait pas ‘’maîtrisée’’. En l’occurrence, des hôpitaux surchargés, des équipements en mauvais état, des médecins qui quittent le pays… la santé est un véritable enjeu en Tunisie.
Et pour cause,  l’échec de la classe politique en matière de santé a fait que les praticiens se trouvent à bout de souffle.

‘’800 médecins fuient la Tunisie chaque année’’… une déclaration faite, le 29 novembre 2019, par Mohamed Hédi Souissi, secrétaire général du Syndicat des médecins, des pharmaciens et des dentistes de la santé publique …
Les super-héros en blouse blanche ont fui les conditions de travail peu amènes  et la fragilité de leur situation. Arriverons-nous à vaincre cet ennemi qui nous guette ?

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La pandémie du nouveau coronavirus s’accélère… En état d’alerte, le monde se barricade pour prendre des mesures drastiques afin d’enrayer cette épidémie ayant décimé des milliers sur tous les continents.
Le Coronavirus a mis tout le monde d’accord : Personne n’est à l’abri.

La menace s’accentue  et le danger se rapproche de plus en plus avec la  progresssion du virus qui monte en flèche en Tunisie. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, que le pays est passé au stade 3 de l’épidémie, après avoir découvert 4 foyers épidémiques, où les régions de la Soukra, la Marsa et Les Berges du Lac ont enregistré le plus grand nombre de contaminés au coronavirus en plus de l’île de Djerba, déclarée foyer de contamination horizontale.

Confinement général, couvre-feu, fermeture des frontières, suspension des vols, distanciation sociale, mise en quarantaine obligatoire, auto-isolement… la liste des mesures de prévention prises par les autorités semblent ‘’efficaces’’ mais reste toujours la question du respect de ces consignes, qui demeure absente de la conscience de certains Tunisiens.

Jusqu’ici, la vitesse de propagation est inquiètante  voire alarmante, dès lors que le virus se propage horizontalement.

Les conséquences seront, aussi, lourdes car traiter toutes les personnes atteintes de ce virus inédit, serait un défi impossible à relever et une propagation hors de contrôle ne serait  pas loin.

En effet, pendant les 15 premiers jours, c’est à dire depuis l’annonce du premier cas confirmé, le 2 mars 2020 et jusqu’au 17 Mars, la Tunisie a enregistré 24 cas.

Le plus grand nombre l’a été le 19 mars avec 15 nouveaux cas, après 10 cas le 18 mars. Le 20 mars, on constatait pourtant un fléchissement de la courbe avec 6 cas seulement.

Néanmoins, avec 114 cas annoncés le 24 mars 2020, la Tunisie connaît un taux de progression quotidien moyen d’environ 29,3%. Entre le 10 et le 23 mars, le nombre de dépistages a augmenté et celui des  cas confirmés part en hausse.

Au 25 mars 2020, le total des cas est de 173, soit une moyenne de 14 cas déclarés par million d’habitants.
Malgré tout cela, nous voyons une lumière au bout du tunnel car il est possible de guérir de cette maladie. Se confiner à la maison est le mpyen le plus sûr et le moins coûteux  qui puisse exister.

La Chloroquine, un traitement… à enjeux ?

La Chloroquine a fait beaucoup parler d’elle et a fait l’objet d’un âpre débat. Cette molécule pourrait, en effet, provoquer des problèmes cardiaques et respiratoires potentiellement mortels, selon l’OMS.

En Tunisie, le début de l’usage de de la chloroquine, dans le cadre d’essais cliniques visant à traiter des personnes contaminées par le Covid-19 verra, peut-être le jour.

Comme l’a annoncé, mardi 24 mars, le Directeur des soins et de santé de base, Chokri Hamouda, des médecins tunisiens ont commencé l’utilisation de la chloroquine, le médicament contre le paludisme, avec d’autres médicaments dans le cadre d’essais cliniques pour soigner les personnes contaminées par le coronavirus en Tunisie.
En effet, le démarrage des essais cliniques avec usage de la Chloroquine, intervient quelques jours après la décision du ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, d’utiliser ce médicament pour traiter des patients porteurs du virus.

Il est bon de rappeler que les départements ministériels de la Santé et de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ont alloué des fonds d’un montant de 2.5 millions de dinars pour financer des études et recherches portant sur l’usage de la Chloroquine dans le traitement des patients atteints par le Coronavirus.

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Comme l’écrasante majorité  des pays du monde, la Tunisie n’est pas épargnée par la propagation du virus Covid-19 qui étouffe progressivement des empires économiques.

Après l’instauration d’un couvre-feu nocturne, voilà que le chef d’Etat Kais Saied annonce le confinement général et l’interdiction des rassemblements de plus de trois personnes.
Pour vaincre cette pandémie et éviter la propagation du virus, le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a eu recours à l’article 80 de la Constitution relatif à l’interdiction de la circulation et les rassemblements de plus de 3 personnes sur les voies et places publiques, dans la foulée du décret pris par le président de la République.

L’article 80

En effet, l’article 80 de la Constitution stipule qu’ en cas de péril menaçant les institutions de la nation,  la sécurité et l’indépendance du pays et entravant le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, le président de la République peut prendre les mesures nécessaires par cette situation exceptionnelle, après consultation du chef du gouvernement et du président de l’Assemblée des représentants du peuple et après en avoir informé le président de la Cour constitutionnelle.

Un discours sera par la suite prononcé à l’adresse du peuple pour annoncer ces mesures exceptionnelles.

Appel à l’activation de l’article 70 de la Constitution

Le chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh,  s’est adressé au Parlement aux fins de l’examen d’un projet de loi pour activer l’article 70 de la Constitution, afin de lui permettre de légiférer  par  décrets-lois.

L’article 70 de la Constitution dans son paragraphe 2, stipule que l’Assemblée des représentants du peuple peut, à la majorité des trois cinquièmes de ses membres, en vertu d’une loi et pour un motif déterminé, déléguer au chef du gouvernement, pour une durée déterminée qui ne dépasse pas les deux mois, le pouvoir de prendre des décrets lois dans le domaine de la loi, lesquels seront soumis à l’approbation de l’Assemblée à la fin de la période en question.

Des mesures difficiles, voire impossibles à appliquer

En ce qui concerne l’importance de l’activation des décrets, le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières Ghazi Chaouachi a indiqué que les mesures économiques et sociales exceptionnelles annoncées par Elyes Fakhfakh, samedi dernier, ne peuvent être appliquées qu’avec l’approbation de l’Assemblée et ceci prendra du temps.

Dans une déclaration télévisée, Chaouachi a affirmé que le chef du Gouvernement a eu recours à l’article 80 en raison de la situation exceptionnelle et délicate que traverse la Tunisie, qui se trouve face à un péril imminent.

Il a expliqué que l’article 70 de la Constitution est applicable dans de tels cas et justifie l’autorisation sollicitée par le chef du Gouvernement d’édicter des décrets-lois  à l’effet  de prendre certaines mesures, pour une période de deux mois.
Ghazi Chaouachi a ainsi souligné que les mesures annoncées sont très importantes, mais 60% ou 70% d’entre elles ne peuvent être appliquées qu’en vertu de lois telles que l’amnistie fiscale, les privilèges fiscaux et les subventions sociales …

‘’Ces lois nécessitent, en effet, l’approbation de l’Assemblée. Une procédure qui prendra  du temps vu qu’elle passe  par le bureau du parlement et les commissions, puis la session plénière pour examen et pourrait prendre jusqu’à 4 mois’, a-t-il dit.

Et d’ajouter : Nous sommes face à un danger imminent, et les mesures annoncées n’attendent pas et doivent être appliquées en vue de protéger le citoyen tunisien.

Le ministre a, ainsi, critiqué les députés qui ne se sont pas montrés en faveur de cette démarche, indiquant que des pourparlers pourraient avoir lieu ce mardi 24 mars 2020.

Par ailleurs, il est bon de rappeler que certains députés du Mouvement Ennahdha ont exprimé leur refus face à cette proposition, dans le but préserver le régime politique fixé par la Constitution, tout en évitant la centralisation et le pouvoir individuel, selon eux.

D’autre part, certains professeurs de droit Constitutionnel ont estimé que l’activation des décrets-lois est un mécanisme juridique utilisé dans de nombreux pays démocratiques pour gérer  les crises, et c’est l’une des mesures les plus importantes que le Parlement puisse prendre pour accélérer l’application de diverses mesures dans de telles circonstances exceptionnelles.

Les principales mesures annoncées par Elyes Fakhfakh

Elyes Fakhfakh s’est adressé au peuple, samedi 21 mars 2020, dans un discours télévisé; pour annoncer un arsenal de mesures exceptionnelles à caractère social et économique, pour un coût de 2500 Millions de dinars.

Parmi les mesures, Fakhfakh a annoncé l’ouverture d’une ligne de financement de 300MD au titre de l’aide au profit des employés mis en chômage technique et la mise en place de ressources d’un montant de 150MD accordées sous forme de primes aux plus démunis, ainsi que le report du paiement des crédits bancaires de 6 mois pour les employés à revenu mensuel inférieur à 1000 DT.

S’agissant des entreprises et particulièrement les PME et le TPE ainsi que les opérateurs économiques agissant pour leur propre compte, elles auront la possibilité d’un report de 3 mois du paiement des impôts à compter du 1er avril, le report au second semestre du paiement des cotisations sociales ( CNSS ) et de 6 mois du remboursement des échéances des crédits bancaires.
Un fonds de garantie pour un montant de 500 MD a été, aussi, crée au profit des entreprises.
Le chef du gouvernement a aussi parlé de la récupération du trop-perçu au titre de la TVA dans un délai qui ne dépasse pas un mois et la création de fonds d’investissement pour un montant de 700 MD pour la recapitalisation et la restructuration des entreprises touchées par la crise.
Les mesures annoncées permettront aussi à aux entreprises exportatrices d’écouler 50% de leur production sur le marché local… outre, la suppression pendant 6 mois des pénalités de retard pour les entreprises engagés dans des appels d’offres avec l’Etat. Et finalement, la constitution d’un fonds de 500MD pour consolider les réserves stratégiques du pays. Il s’agit de médicaments, de produits alimentaires et énergétiques.

Le chef du gouvernementavait annoncé dans son discours de samedi dernier, son intention de demander au pouvoir législatif, de promulguer des décrets et des lois pour faire face aux répercussions économiques et financières, suite à la propagation du Covid-19 à travers le monde.

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Le virus Covid-19 progresse de plus en vite en Tunisie au fil des jours. En ce lundi 23 mars 2020, Nissaf Ben Alaya, directrice de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes, relevant du ministère de la Santé, a fait état de 14 nouveaux cas, sur un total de 126 de tests de dépistage effectués en 24 heures. Ainsi, le nombre total des cas confirmés en Tunisie s’élève à 89.
Face à l’inconscience de certains tunisiens, cette situation était prévisible.

Les Tunisiens font encore la queue …

Une grande foule s’est ruée, en ce début de semaine vers la Poste tunisienne pour retirer leur pension de retraite sans le moindre respect des mesures de distanciation. C’est ce qui nous fait penser quand on voit cette file d’attente.
Or, lors de l’intervention du directeur général de la Poste tunisienne Jawher Ferjaoui sur Mosaïque FM, ce dernier a expliqué que tous ces gens sont venus pour se renseigner à propos de la prime annoncée par le chef du gouvernement.

Pire, une file d’attente inédite s’est aussi formée devant l’hypermarché Carrefour, fermé aujourd’hui par les autorités.

Et si on respectait les consignes sanitaires nécessaires ?

Nous aurions pu éviter que la situation empire pour peu que l’on fasse montre  d’un minimum de conscience, en simplement respectant les consignes sanitaires annoncées par l’Etat, et ce faisant,  minimiser les dégâts.
De jour comme de nuit, le corps médical est à l’oeuvre sans relâche pour éviter la propagation du virus. Le Tunisien en est-il vraiment conscient?
Non, ce ne sont pas les vacances !!! Beaucoup n’ont pas encore compris l’importance de l’auto-isolement et du confinement général et font la sourde oreille et mettent en danger la vie de leurs proches, leurs familles et leurs enfants en danger.

C’est ce qu’a déporé  Nissaf Ben Alaya, ce lundi 23 mars 2020, lors d’un point de presse quotidien. Elle  a mis en garde  contre le non-respect des mesures annoncées par l’État et liées, principalement, au confinement total, notamment dans les zones contaminées.
La directrice de l’Observatoire national des maladies nouvelles et émergentes a aussi fait savoir que le nombre réel des cas confirmés du virus dépasse celui annoncé par les autorités sanitaires.

Ben Alaya mis en garde contre la non – application de la loi et du confinement total.
‘’ En cas de non application, chaque Tunisien risque de perdre un de ses proches et aucune famille ne sera à l’abri’’, a-t-elle dit.
Cependant, les Tunisiens doivent, maintenant, comprendre que le confinement constitue une solution pour endiguer le coronavirus et minimiser les dégâts, avant qu’il ne soit trop tard.

Le président de la République ordonne le déploiement de l’Armée

Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la propagation du nouveau coronavirus COVID-19, le président de la République Kais Saied avait décrété un couvre-feu dans l’ensemble du territoire tunisien et ce de 18h00 à 6h00 du matin.

Mais face à l’irresponsabilité des citoyens du danger du Covid-19, le chef de l’Etat a donné, ce lundi, l’ordre de déployer les forces armées dans les rues pour faire respecter le confinement total, interdire les rassemblements de plus de trois personnes et veiller au respect du couvre-feu.
Pour ceux et celles qu’on aime, respectons les procédures du confinement et faisons preuve de responsabilité. Restons à la maison, car mieux vaut prévenir que guérir.

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Au-delà de la crise économique et politique que vit la Tunisie, la propagation du virus Covid-19 qui fait des ravages dans le monde, fait souffrir en silence notre pays.

En ce jour de fête nationale, Tunisiens et Tunisiennes ne l’ont pas célébrée comme chaque année par prévention contre la propagation du virus, qui a dévasté bien des  pays.

Le coronavirus a mis en péril l’économie mondiale qui s’achemine vers une crise de grande ampleur. Elle aura , en effet, des retombées incalculables, vu que l’économie tunisienne ne peut pas survivre sans l’Europe.

La Tunisie fait tout pour rester debout

Dans une allocution prononcée à l’adresse des Tunisiens, sur la chaîne Wataniya 1, vendredi 13 mars 2020,  le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh avait annoncé que la Tunisie prendra des mesures de prévention de l’épidémie en passant au stade 3, même si la Tunisie demeure à ce jour au stade 2 de l’épidémie.
Étant donné les pics qu’il pourrait y avoir dans les stades à venir, la Tunisie a pris ses précautions, à travers la fermeture des liaisons aériennes et maritimes avec l’Italie.
Parmi les autres mesures, les arrivants tunisiens et étrangers ont été appelés à s’auto-isoler à leur arrivée en Tunisie. D’autres restrictions ont été également, annoncées telles que l’annulation de toutes les manifestations culturelles, conférences scientifiques, rassemblements et expositions outre  la fermeture des cafés, restaurants et discothèques.

Le couvre-feu pour vaincre l’épidémie

C’est dans la soirée du mardi 17 décembre 2020 que le président de la République a décrété un couvre-feu sur tout le territoire. Une décision entrée en vigueur dès mercredi 18 mars 2020, et ce de 18h à 6h du matin.
Une décision pour empêcher les citoyens à se déplacer et sortir de chez eux… à l’effet d’endiguer la propagation de la pandémie. Sauf que le bilan ne cesse de s’alourdir. Ce vendredi 20 mars 2020, le bilan des cas de contamination par le coronavirus confirmés est passé à 54 cas et deux décès.
Le couvre-feu a été instauré le 17 mars, de 18h à 6h.Des infractions ont été, tout de même, enregistrées, tant au niveau du respect du couvre-feu, que des mesures de protection telles que les distances réglementaires, l’interdiction de regroupement, et l’auto-isolement.

La Tunisie se mettra-t-elle au confinement total ?

Dans un discours prononcé, ce vendredi 20 mars 2020, le président de la République a appelé les Tunisiens à ne pas paniquer ni d’avoir peur, affirmant que toutes les autorités vont subvenir à tous les besoins nécessaires (alimentations, sécurité…).

‘’Il n’y a nullement lieu de paniquer ni d’avoir peur’’, a-t-il dit.

Vers un confinement national ? Le chef de l’Etat a annoncé l’instauration d’un confinement où, les citoyens s’interdisent de quitter leurs domiciles sauf en cas de besoin impérieux et extrême, outre, la fermeture des grandes zones industrielles à grande concentration.
Rappelons que cette crise extrêmement sévère a mis des employés au chômage suite à la fermeture de plusieurs usines. Pire, des entreprises courent le risque d’avoir de faillite dans les prochains jours. La Tunisie survivra-t-elle ?

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Un confinement strict et total pourrait être  décrété en Tunisie, dans les plus prochains jours et ce, pour limiter au maximum le déplacement des personnes, pour lutter contre la propagation du coronavirus. C’est ce qu’a annoncé, aujourd’hui jeudi 19 mars 2020, le directeur général des soins de santé de base Chokri Hamouda. ‘’Comme le stade 3 s’approche, un confinement total est envisageable’’, a-t-il dit.

En effet, les citoyens sont appelés à faire preuve de vigilance et de suivre les mesures de préventions, en restant chez soi et ne sortir que si nécessaire.

Rester chez soi,  et alors ?

A l’ère du Coronavirus, une nouvelle plateforme numérique vient de voir le jour en Tunisie pour faciliter la vie des citoyens, en ces moments de crise sanitaire.
‘’Mendary.com est la nouvelle plateforme de services en ligne en Tunisie’’, a annoncé le président de la Fédération nationale du numérique UTICA, Kais Sellami,  dans une  interview sur les ondes de la radio Express FM, ce jeudi 19 mars 2020.

‘’Cette nouvelle plateforme va changer les habitudes des Tunisiens tout en restant chez soi. En effet, faire ses courses, commander un taxi, payer ses factures, enseigner, lire, faire des activités culturelles et suivre ses projets tout en restant à la maison, est désormais possible en un seul clic’’, a-t-il dit.

Mendary.com, une plateforme à but non lucratif a pour objectif d’assurer la santé des citoyens, leur permettre d’éviter les endroits encombrés et d’endiguer aussi la propagation du virus Corona.
Pour rendre cette plateforme plus efficace, le président de la Fédération nationale du numérique, Kais Sellami, a fait appel aux startups pour introduire leurs sites et y participer.

Gagner plus, grâce à l’innovation digitale …

Au sujet du télétravail, Sellami a incité les entreprises de tous les  secteurs et particulièrement celui du numérique à passer à ce mode.
Et pour anticiper les risques de congestion des réseaux suite au passage progressif ou brusque de plusieurs entreprises au travail à distance, Kais Sellami a demandé aux opérateurs télécom et fournisseurs de services Internet d’augmenter les capacités réseaux et les débits mis à la disposition des citoyens et des entreprises.

La digitalisation des opérations bancaires constitue une vraie révolution pour l’amélioration du processus bancaire. En effet, les banques qui pourront  passer à ce moyen à travers le paiement électronique et ce, en dotant la totalité de leurs clients par des cartes bancaires pour retrait automatique aux GAB et pour les paiements des achats, et  en fermant leurs agences à l’exception des clients ayant un RDV.

S’agissant des mesures prises au niveau des paiements et afin de réduire les déplacements des clients aux agences des banques, la BCT a pris, par exemple, la décision d’assurer la continuité des services de retrait en espèces au niveau des distributeurs automatiques de billets gratuitement, en supprimant la commission de retrait de tous les DAB.
Les banques, pour leur part, mettront à la disposition de la clientèle un nombre suffisant de cartes bancaires.

L’administration tunisienne peut, enfin, “profiter” du Coronavirus

Chaque ministère doit réfléchir sur des solutions digitales permettant le travail à distance et à ne pas arrêter le service pour assurer la prestation à distance.
La numérisation aurait permis aux fonctionnaires d’adopter le télétravail, limitant ainsi tout contact avec les citoyens et réduisant les risques de contamination.
Le numérique pour surveiller les personnes en quarantaine
Trois solutions sont envisageables pour surveiller les personnes en quarantaine, selon le ministre des Technologies de communication et de la Transition numérique, Mohamed Fadhel Kraiem.

Ces solutions peuvent porter, en effet, sur la création d’une application qui détermine la position des personnes concernées, ou alors à travers un centre d’appels en possession de la liste des personnes en quarantaine. Ou encore, le bracelet électronique.

Les fournisseurs d’internet mettent en avant ses solutions sécurisées de Télétravail

Plusieurs entreprises se retrouvent dans l’obligation de recourir au télétravail, en raison de la situation de crise que connait le monde, à cause de la pandémie du COVID-19.
En effet, des plusieurs entreprises ont mis à disposition plusieurs solutions permettant d’assurer la continuité des activités à distance, d’une manière hautement sécurisée, à partir de n’importe quel emplacement distant.
Tous les secteurs se sont fortement mobilisés pour faire face à cette pandémie en déployant les mesures appropriées pour la protection des citoyens.

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L’homme d’affaires et le président du Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC), Bassem Loukil, a indiqué que le monde se dirige vers une crise économique de grande ampleur en raison de la propagation du nouveau virus Covid-19.

L’économie s’effondre…

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, il a expliqué que cette pandémie, qui fait des ravages   aux quatre coins du monde aura des retombées incalculables, vu que l’économie tunisienne ne peut pas survivre sans l’Europe.

‘’Le taux de transaction de l’économie tunisienne avec l’Europe est à 85%  et plus de 50% de nos importations viennent de Chine’’, a-t-il dit.
La propagation du virus a aggravé la situation, car le gouvernement d’Elyes Fakhfakh s’est consacré à l’élaboration de plans de lutte contre le virus Corna, selon lui.
‘’Nous avions espéré que l’année 2020 serait l’année du décollage économique au niveau de la croissance et de l’attraction des investissements internes et externes, suite à la nomination du nouveau chef du gouvernement Elyes Fakhfakh, mais hélas, la situation sanitaire dans laquelle se trouve la Tunisie est critique et entraînera, par conséquent, une baisse du rythme des activités financières et économiques’’, a-t-il ajouté.

Bassem Loukil a, également, souligné que le taux de croissance au cours de l’année 2019 était très faible et bien inférieur aux prévisions ne dépassant guère 1% contre un taux de croissance de 2,7% au cours de l’année 2018.

Une crise sans précédent …

L’homme d’affaires et le président du Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC) a, par ailleurs, révélé que le secteur industriel tunisien est actuellement confronté à une crise sans précédent.
‘’De nombreuses unités industrielles ont épuisé leur stock de matières premières, qui couvre généralement entre 30 et 40 jours, et certaines ont été obligées de fermer leurs portes jusqu’à nouvel ordre, étant donné que 50,3% des besoins de la Tunisie proviennent de Chine, l’équivalent de 6 milliards de dinars de matières premières.’’, a-t-il précisé, ajoutant que 15%, soit 750 millions de dinars représentent des matières plastiques et électriques et des composants de produits sont fabriqués en Tunisie …
La Tunisie n’est pas la seule à souffrir de cette crise. En effet, le marché européen est à son tour confronté à un problème au niveau d’approvisionnement en matières premières en raison de l’arrêt des échanges commerciaux avec la Chine, depuis plus de deux mois.

‘’La Chine est ‘’l’épicentre économique’’, car elle fournit environ 30% des besoins industriels dans le monde, 70% pour d’autres pays’’, a-t-il souligné.

Le Coronavirus, un choc économique

De son côté, le vice-président de l’UTICA, Hichem Elloumi a indiqué, dans une déclaration accordée à Africanmanager que le monde traverse, actuellement, une crise économique sans précédent en raison de la propagation du Coronavirus.

Selon lui, les entreprises nationales sont fortement, touchées par cette épidémie, étant donné que les échanges commerciaux se font à 75% avec l’Union Européenne, qui, de son côté, n’est pas en reste.

Et d’ajouter : cette crise extrêmement sévère a mis des employés au chômage suite à la fermeture de plusieurs usines et encore, certaines entreprises ont diminué leurs effectifs.

Le secteur du tourisme ou de la restauration ont été, également, la cible du Coronavirus et se trouvent, fortement, menacés.
‘’Nous envisageons un soutien immédiat à la trésorerie des entreprises au risque d’avoir des faillites dans les prochains jours’’, a-t-il dit.

Que pourrait faire le gouvernement ? ‘’Nous avons entamé une séance de négociation avec le gouvernement pour le pousser à mettre en place des mesures de soutien et de sauvetage aux entreprises, voire des crédits de gestion supplémentaires et la proclamation d’une situation de force majeure qui devient avérée dans ces moments de crise’’, a-t-il expliqué.
‘’Le gouvernement est prêt pour nous aider’’, ajoute-t-il.

Faire appel à l’Union européenne

Pour profiter entre autres de ces circonstances exceptionnelles, le président du Conseil d’affaires tuniso-africain a appelé le gouvernement d’Elyes Fakhfakh à mettre en place une stratégie de communication avec l’Union européenne afin que la Tunisie soit l’alternative dans plusieurs secteurs, vu que l’Europe s’oriente vers le changement de son plan industriel, en réduisant le volume des échanges avec la Chine.

La Tunisie et le Maroc seront le prochain berceau économique pour l’Europe. Pour ce faire, le nouveau gouvernement est appelé à adopter de nouvelles mesures pour que les entreprises tunisiennes parviennent à se présenter comme une ‘’alternative’’ dans certains secteurs.

La création d’une banque tuniso-africaine est la solution…

Au sujet du refus de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) d’adopter le projet de loi organique relatif à la convention fondatrice de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), Bassem Loukil a qualifié cette décision de ‘’préjudiciable’’ à l’économie tunisienne.
A rappeler que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a refusé, lors d’une plénière tenue jeudi 5 mars 2020, l’adoption d’un projet de loi organique relatif à la convention fondatrice de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Il a, dans le même contexte, souligné que le marché africain est très important car cela aurait permis à la Tunisie de faire son entrée sur le marché et d’y investir.

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Vendredi 13 mars 2020, la Tunisie a pris un arsenal de nouvelles mesures de prévention de l’épidémie, en passant au stade 3 pour limiter la propagation du virus COVID-19, même si le pays demeure, à ce jour, au stade 2.

En effet, le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a annoncé dans son discours prononcé la semaine dernière dans le cadre des mesures préventives, que la 3ème phase a été adoptée afin de prévenir l’émergence du Coronavirus, une pandémie ayant fait des ravages aux  quatre coins du monde.

Insouciance du politicien, inconscience du Tunisien

Le gouvernement tunisien a été  choqué par le manque de civisme et l’ irresponsabilité de certains Tunisiens, inconscients, de cette réelle menace pour l’humanité qu’est le Coronavirus.
Ils continuent à se rendre dans des endroits densément fréquentés tels que les restaurants, les lounges, les cafés, les marchés hebdomadaires, voire emmener leurs enfants aux parcs d’attractions. A qui la faute ?
A vrai dire,  cette ‘’distanciation’’ a créé une relation conflictuelle entre le citoyen et le politicien, souvent ‘’insouciant’’ vis-à-vis  des revendications du peuple. Une insouciance qui ne manque pas d’engendrer des retombées parfois incalculables.

Lorsqu’on jette un coup d’œil sur les autres pays du globe, telle que la Chine, épicentre de l’épidémie, on se rend compte à quel point on en est encore loin. Car, ‘’c’est dans les moments les plus difficiles que les grandes âmes émergent et se font distinguer’’. Chose qu’on aimerait tant vivre en Tunisie pendant cette crise sanitaire…

Passer au stade 4… c’est inéluctable

Cette irresponsabilité pourrait coûter cher à la Tunisie. Pour cela, l’Etat tunisien se trouverait dans l’obligation de passer au stade 4 afin de faire face à ce virus. Une procédure anticipative que l’on doit  suivre pour vaincre cette guerre.

D’ailleurs, le directeur des soins de santé de base au ministère de la Santé Chokri Hammouda, a déclaré, lundi 16 mars 2020, que la Tunisie suit les procédures de la situation épidémiologique du niveau 3 pour lutter contre la propagation du coronavirus et anticipe sur les procédures avancées du niveau 4.

Hammouda a, ainsi, affirmé que les mesures préventives de lutte contre le virus visent principalement à le contrôler avant qu’il ne se propage largement, car le secteur de la santé en Tunisie suffoque.

Quatre stades ont été fixés dans le plan national de prévention et de lutte contre le Coronaviris. Actuellement, la Tunisie se trouve dans la phase 3, qui se caractérise par la présence de cas séparés et de foyers épidémiques, où la propagation du virus n’est pas active.

Pour éviter la dramatique situation que vivenet  l’Italie et d’autres pays européens, la Tunisie anticipe les scénarios du quatrième stade en établissant le mécanisme de télémédecine, à travers l’envoi d’un cadre médical ou paramédical aux cas contaminés afin de traiter les symptômes de la maladie.

En fait, ces mesures préventives ne permettront pas, uniquement, de limiter la propagation de ce virus, mais également de prévenir une catastrophe sanitaire.

Les hôpitaux publics suffoquent …

‘’L’État n’a pas les capacités financières et logistiques pour y faire face’’, a annoncé hier soir le ministre de la Santé, Abdeltif Mekki. Et les hôpitaux publics ne contiennent que 200 lits de réanimation et 300 lits dans des cliniques privées.

La fragilité de la situation sanitaire demeure un problème majeur en Tunisie…les hôpitaux publics, seuls refuges, vivent un réel manque de moyens… et réussir à accueillir un afflux massif de patient tient du miracle.

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Mécontents, beaucoup de Tunisiens pointent du doigt le comportement de certains fonctionnaires et employés dans les établissements publics. Le retard et les services de qualité médiocre rongent, en effet, ce secteur.  Selon eux, l’administration tunisienne n’est ni productive ni efficace.

Et voilà que la situation empire. Depuis la propagation du virus Covid-19 à travers le monde et l’annonce du premier cas en Tunisie, l’absentéisme justifié et non justifié au sein des administrations tunisiennes et même dans le secteur privé, ne cesse d’augmenter.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager,  le président de l’Association tunisienne pour la lutte contre la corruption (ATLC), Ibrahim Missaoui a affirmé que dans le cas où le ministère de la Femme annoncerait la fermeture des crèches et jardins d’enfants, le taux d’absentéisme atteindrait 70%.

L’absentéisme… devenu un droit acquis

Crèches, écoles, collèges, lycées, établissements de l’enseignement supérieur dont l’université sont depuis quelques jours portes closes, jusqu’à nouvel ordre. Bonne nouvelle pour les fonctionnaires absentéistes.

‘’La fonction publique en Tunisie souffre de façon chronique et pour cause : l’absentéisme tout au long de l’année’’, a-t-il dit.

Ibrahim Missaoui a, en effet, expliqué que certaines études réalisées par l’association montraient que seuls 17% des salariés travaillent en permanence, alors que le taux d’absentéisme dépasse les 46%.

‘’La situation est désastreuse’’, a-t-il ajouté.  Il a également révélé que le taux d’absence est très élevé l’après-midi, de sorte que le pourcentage atteint 100% dans certains départements.  S’absenter est un droit acquis, selon lui.

Des chiffres alarmants

Selon les statistiques officielles délivrées par le ministère de la Fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, le pourcentage d’absentéisme injustifié dans une administration régionale en Tunisie est estimé à 47,8%, pour l’absentéisme injustifié au sein d’une administration  régionale à l’Ariana, le chiffre  atteint 85,2%. En ce qui concerne l’administration centrale, le taux d’absentéisme est estimé à 25,5%.

En coordination avec certains services relevant de la fonction publique et de la présidence du gouvernement, des équipes de contrôle formées au moins de trois hauts fonctionnaires s’engageront à effectuer des inspections dans les administrations afin de contrôler le grand taux d’absentéisme sur tout le territoire de la République et prendront les mesures juridiques nécessaires pour lutter contre ce phénomène qui pèse sur le budget de l’État.

Le but est de garantir le bon déroulement des services publics afin de fournir le meilleur service aux citoyens.

Notons que le ministère des Domaines de l’État et des affaires foncières a déjà pris les mesures nécessaires au niveau de la discipline dans plusieurs directions, à travers l’installation de plusieurs mécanismes de contrôle électronique telle que l’empreinte digitale au sein des locaux des administrations.

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Les Tunisiens respectent-ils les moyens de prévention ?  La scène d’évasion d’un homme atteint du Coronavirus et digne d’un film d’action, a semé la panique . Le patient âgé de 84 ans, citoyen français résidant à Bizerte, s’est enfui sur un vol Tunisair desservant Strasbourg. En effet, il n’a pas respecté la quarantaine imposée par les autorités tunisiennes et a choisi de quitter le territoire.  A son arrivée à l’aéroport de Strasbourg, l’avion a été placé à l’isolement durant une heure par les autorités françaises.

En raison de ce comportement irresponsable et qui dénote d’un incivisme dangereux, le directeur régional de la santé Jamel Saidani a annoncé, ce jeudi 12 mars 2020, que 32 personnes travaillant dans une agence bancaire à Bizerte, ont été placées en quarantaine.

Suite à ces péripéties , Elyes Mnakbi, PDG de Tunisair a annoncé , dans une déclaration à Mosaïque FM, qu’une plainte a été déposée contre ce patient fugitif contaminé au coronavirus et originaire du gouvernorat de Bizerte. L’homme a mis en danger la sécurité des autres passagers et l’équipage de l’avion en plus des pertes causées à la compagnie nationale.

Violation du principe de la quarantaine, Elyes Fakhfakh durcit le ton

“Nous ne voulons pas passer à l’étape de l’application de la loi”, a déclaré, le chef du gouvernement Elyes Fakhfakh, à sa sortie d’une réunion avec le président de l’assemblée des représentants  du peuple, Rached Ghannouchi autour du sujet du Corona. Il a souligné que les Tunisiens sont appelés à être coopératifs et à respecter les décisions de l’État, pour pouvoir sortir de la crise.  Il a appelé, à cet égard, les citoyens à ne donner crédit qu’aux  autorités officielles pour ne pas être induits en erreur par les fakenews.

300 dinars d’amende pour les fumeurs de la chicha

Depuis que les autorités sanitaires ont commencé à appeler à l’interdiction des narguilés, dans le cadre des mesures prises pour éviter la propagation du coronavirus, certains Tunisiens se sont lancés dans des défis en se prenant en photos dans les cafés  à chicha. L’air qui s’en dégage contenant de la salive du fumeur pourrait atteindre la personne installée à proximité et mettre sa vie en péril.

Pire, une personne infectée par le coronavirus pourrait, à son tour, contaminer d’autres clients du café à chicha. Cet accès d’inconscience chez certains Tunisiens a amené Souad Abderrahim, mairesse  de la capitale Tunis à convoquer une une réunion avec la direction de la police environnementale pour délibérer sur plusieurs questions relatives à la prévention contre le Coronavirus. Elle a  rappelé la décision du conseil municipal approuvée mercredi, d’interdire de fumer le narguilé dans les cafés, pour une durée d’un mois renouvelable. Et c’est la police environnementale qui aura pour mission de faire respecter la loi sous peine d’une amende de 300 dinars. Une amende qui sera infligée à tous les amoureux de la chicha ou plutôt, tout contrevenant.

Peine de prison pour tout contrevenant

Tous les citoyens sont appelés à respecter certaines règles d’hygiène en vue de limiter la propagation du virus et tout personne ayant enfreint la loi, en assumera seule les conséquences.

En effet, il existe une loi qui prévoit une peine de prison de six mois avec une sanction pécuniaire comme le stipule  l’article 312 du code pénal.

D’après une déclaration accordée au quotidien ‘’Le Maghreb’’, le juge Ferid Ben Haja a expliqué que toute personne ayant violé le principe de la quarantaine sera poursuivi pour homicide volontaire ou involontaire.

Pour le moment, la vigilance reste une priorité vu que les moyens de lutte contre le virus manquent, cruellement, en Tunisie. Sachant aussi que notre pays n’est pas à l’abri d’une large propagation du coronavirus à n’importe quel moment.

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Depuis la propagation du virus du Corona à travers le monde, la question de l’approvisionnement alimentaire inquiète de plus en plus les Tunisiens, qui se sont rués  sur les étals, empressés qu’ils sont  à faire le stock des produits alimentaires de première nécessité, tels que les pâtes, le riz et particulièrement les produits d’hygiène.

En effet, plusieurs vidéos et photos relayées sur les réseaux sociaux ont fait l’état d’afflux des Tunisiens dans les centres commerciaux, quotidiennement, et font la queue pendant des heures afin de pallier un éventuel confinement dû au Coronavirus.

Cette forte demande a entraîné des ruptures de stock partielles mais sans risque de pénurie, selon le ministère du Commerce.

Pas de panique… on se calme !

”Pas de manique, la Tunisie n’est pas à la périphérie d’une pénurie alimentaire et tous les produits alimentaires sont disponibles sur le marché”, a annoncé le ministère du Commerce, lors d’un point de presse tenu, aujourd’hui vendredi 13 mars 2020.

Dans le même contexte, le ministre du Commerce, Mohamed Msellini, a annoncé que son département n’aura pas recours cette saison à l’importation de légumes et de fruits tels que les bananes et les pommes de terre.

Il ne subventionnera pas non plus l’importation de ces produits,  affirmant la nécessité de consommer les produits tunisiens dont ceux de première nécessite seront disponibles.

Le Tunisien en proie à la  psychose de la pénurie

L’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche a appelé les citoyens à éviter la frénésie d’achat, afin de faire face au phénomène de spéculation, dans les différentes régions du pays
Selon l’UTAP, les agriculteurs sont appelés à continuer à travailler afin d’assurer la réussite de la saison actuelle et de garantir l’approvisionnement des marchés en  produits de première nécessité et autres .
D’ailleurs, tous les produits agricoles, en l’occurrence les fruits, les légumes, les produits laitiers, les viandes rouges, les volailles…, sont disponibles.
Par la même occasion, l’Union appelle les agriculteurs et les pêcheurs à prendre les précautions nécessaires afin de ne pas être contaminés par le covid-19 et ce, en évitant de fréquenter les lieux encombrés, tels que les cafés, ainsi que de participer aux rassemblements et en appliquant les conseils prodigués par les autorités de santé concernées.

Flambée du prix des gels désinfectants, les Tunisiens prêts à payer

Depuis la propagation du virus, le prix des gels désinfectants ont connu une hausse  exhorbitante face à la demande croissante de ce produit. Les règles d’hygiènes, auparavant absentes, se sont imposées soudain dans les habitudes des Tunisiens
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 13 mars 2020 à Tunis, Mohamed Meslini, ministre du Commerce,  a annoncé la fixation officielle du prix de vente du gel désinfectant au grand public:
*3300 millimes pour les flacons de 100 ml
*4125 millimes pour les flacons de 150 ml
*8250 millimes pour les flacons de 250 ml
Meslini a, sur un autre volet, assuré que la Tunisie continuera à prendre toutes les mesures nécessaires en cas de besoin et s’engagera à sévir contre les contrevenants.

Le prix des bavettes médicales s’envole, les spéculateurs, premiers profiteurs

Rien n’arrête les contrebandiers et les spéculateurs même dans les circonstances les plus difficiles…on parle de pandémie, ce nouveau virus ayant traversé les frontières pour atterrir en Tunisie et semer la panique.

Après les 30 mille bavettes médicales en provenance de Chine, saisies le 28 février dernier à l’Ariana, voilà que la Garde douanière de Tunis a saisi, dimanche dernier, 41 mille bavettes médicales de marque étrangère, dans une maison de la Soukra.

Les agents de la douane de Tunis ont découvert l’existence d’un réseau de contrebande d’une grande quantité de ces bavettes médicales.

Dans les moments de panique, l’être humain devient égoïste pour survivre à une catastrophe. Mais nonbstant les circonstances, il est toujours important d’être optimiste et de garder espoir.

En effet, des ‘’ Volontaires au service de la patrie ‘’ se sont mobilisés pour diffuser la culture de prévention contre le Covid-19.

Ce groupe de bénévoles compte aider les malades et les seniors dans le besoin et œuvreront, aussi, en collaboration avec les différents intervenants, à aménager et à équiper des espaces pour l’auto-isolement et le contrôle sanitaire.

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Depuis la propagation du Coronavirus à travers le monde, la panique s’est installée en Tunisie, suite à l’annonce du premier cas confirmé  le 2 mars 2020.

Et depuis, le ministère de la Santé ne cesse de publier les communiqués pour appeler les citoyens à suivre un arsenal de mesures de prévention, des fois pénibles, pour certains.
Mais hélas, ces recommandations et consignes sanitaires n’ont pas été du goût de tout le monde, surtout lorsqu’il est question de chicha.

Polémique depuis plusieurs jours en Tunisie. Les autorités sanitaires ont appelé à l’interdiction des bars à chichas, dans le cadre des mesures prises pour éviter la propagation du coronavirus, sachant que le risque de contamination demeure très élevé. Oui, le narguilé est vecteur de virus.

En effet, l’air émanant de la chicha contient de la salive du fumeur et pourrait, donc, atteindre la personne installée à proximité.
Pire, une personne infectée par le coronavirus pourrait, à son tour, contaminer d’autres clients du café de chicha.

Les municipalités appellent au boycott de la chicha

La municipalité de Menzel Abderrahman, du gouvernorat de Bizerte, a appelé dans un communiqué publié, ce mercredi 11 mars 2020, les propriétaires de cafés et restaurants d’éviter l’utilisation d’ustensiles à usage fréquent et les chichas.

”Les assiettes, les tasses, les fourchettes, les couteaux et les chichas, sont désormais, interdits dans les cafés et les restaurants, afin de prévenir le risque de propagation du Coronavirus”,lit-on dans le communiqué.
Les propriétaires de boulangeries sont, également, appelés  à ne pas laisser le pain à la portée des clients, de porter des gants et de procéder à la stérilisation des locaux.
L’une après l’autre, les municipalités dans plusieurs villes en Tunisie, à l’instar de Msaken et Sidi Bou Saïd  ont multiplié leurs mesures de précaution et se sont engagées dans cette campagne de boycott.

Dans le même contexte, le directeur des soins de santé de base, Chokri Hammouda, a affirmé, dans une déclaration accordée au médias, que la chicha expose le fumeur à des risques de contagions microbiennes et de transmission des maladies respiratoires ou les virus, tels que la grippe et le coronavirus ou encore la tuberculose.
Maintenant, reste le rôle du citoyen, principal acteur dans cette lutte contre le coronavirus en respectant des règles d’hygiènes simples et efficaces.
D’autres professionnels de la Santé ont, aussi, appelé à l’interdiction du narguilé jusqu’à la fin de cette crise.

Des distributeurs de gels désinfectant détruits, un esprit lamentable

Ce mercredi 11 mars 2020, la municipalité de Tunis s’est engagée à mettre en place des distributeurs de désinfectants pour se laver les mains dans les stations de TGM, le marché central, le marché Lafayette et dans tous les circonscriptions municipales.
Surprise ! Quelques heures, seulement, après leur installation, des ‘’hooligans’’ les ont, aussitôt, volés et vandalisés. Après le manque d’hygiène en Tunisie, voilà que s’y ajoute le manque de civisme. En effet, ces comportements indignes dénotent d’un état d’esprit misérable.

Respecter les règles d’hygiène sans eau potable

Résistons au Corona ! Le ministère et les professionnels de la santé ne cessent de nous bombarder par leurs recommandations d’hygiène et la nécessité de se laver les mains au moins cinq fois par jour pour limiter les risques de propagation du coronavirus! Mais avec quoi se laver les mains si l’eau potable était coupée ?

En effet, une coupure et une perturbation dans l’approvisionnement en eau potable seront enregistrées, demain jeudi 12 mars 2020, à “Ardh Sfar” au niveau de la Rue de l’Indépendance à Ettadhamen (Gouvernorat de l’Ariana) et à la Cité “El Ferdaous”, à Ettahrir (Gouvernorat de Tunis), a annoncé, mercredi 11 mars 2020, la SONEDE.

Bien que  seulement six cas de coronavirus avérés aient été recensés, jusqu’à maintenant, de nouvelles mesures de prévention pourraient être encore annoncées.

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Marouane EL ABASSI, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), a affirmé que les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) se poursuivent et n’ont jamais cessé.

Dans une déclaration accordée à African Manager, mardi 10 mars 2020, Abassi a indiqué que la Tunisie entamerait des discussions avec le FMI, étant donné que le mécanisme élargi de crédit (Extended Fund Facility) s’achève au mois de mai prochain.

Cette logique de promotion des investissements sera favorisée lors des nouvelles négociations avec le FMI, pour permettre la négociation d’un programme plus supportable pour la Tunisie et plus orienté vers le soutien de l’investissement.

Il a, par ailleurs, souligné que “ce programme, créé en 2016, a été développé pour bloquer notre pays, car il impose la baisse de la masse salariale du secteur public, ce que la Tunisie ne pourrait pas supporter”.

Les prochaines discussions avec le FMI iront vers l’investissement et non l’augmentation des salaires du secteur public. ‘’Ces discussions auront lieu en présence de représentants du gouvernement et de toutes les parties impliquées telles que les organisations sociales à l’instar de la Centrale syndicale et l’UTICA dans le but de mettre en place un programme qui convient à toutes les parties”.

”Cela pourrait améliorer le climat d’investissements et aider les entreprises à se redresser et à contribuer au développement en tant que principaux moteurs de la croissance”, a-t-il expliqué.

Il est à rappeler que le Premier ministre, Elyes Fakhfakh, a déclaré que son gouvernement mettra fin au programme actuel avec le Fonds monétaire international, et se lancera dans un nouveau programme dans lequel il défendra l’intérêt du pays.

‘’Le gouvernement s’efforcera de changer le modèle économique de manière radicale et ne se limitera pas à des réformes partielles qui feront que la Tunisie aura constamment besoin du Fonds monétaire international’’, a-t-il dit dans une déclaration au quotidien ‘’Al-Maghreb’ dans son édition du dimanche 8 mars 2020.

Il a, à cet égard, affirmé que la Tunisie avait obtenu cinq versements sur huit et qu’elle a toujours la possibilité d’obtenir une sixième tranche estimée à plus d’un milliard et 300 millions de dinars.

Il est bon de rappeler que Tarek Chérif, le président de la CONECT, avait déclaré en janvier dernier, que le FMI pourrait bloquer les derniers versements parce que la Tunisie n’a pas respecté ses engagements en matière de réformes. Ce blocage pourrait, en conséquence, pousser les autres institutions de crédit à retirer leur confiance à la Tunisie.

Intervenant à la 2ème édition du “Business Forum DiafrikInvest”, organisée, à Tunis par la CONECT en partenariat avec ANIMA Investment Network, Abbasi a rappelé, dans une déclaration à African Manager, que la possibilité d’enregistrer un taux de croissance ne dépassant pas 1% n’est qu’une probabilité, et la Tunisie pourrait atteindre 3%, et cela à condition que les investissements reprennent.

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Avec les milliers de cas recensés en Italie et en France, deux pays avec lesquels nous avons des dizaines de vols quotidiens, sans parler des dessertes maritimes en provenance de Gênes, la question vaut d’être posée de savoir si la Tunisie s’est dûment  préparée pour affronter le coronavirus? A-t-elle un plan de crise au cas où l’épidémie se propagerait?

Jusqu’ici, hormis  ‘’l’isolement’’, aucune autre mesure de prévention sérieuse n’a été prise. Aujourd’hui, on a évoqué une éventuelle fermeture des établissements scolaires et universitaires, mais aucune information officielle n’a été confirmée.

Cette épidémie, partie de la Chine, a gagné de plus en plus de pays et a tué des milliers de personnes à travers le monde, depuis plus de trois mois.

Suite à cela, tous les pays ont mis en place un arsenal de mesures de prévention en retenant les leçons des autres pays touchés pour éviter la propagation du virus.

La fermeture des établissements scolaires s’impose

Lors de son intervention sur les ondes de Mosaïque FM, le député du mouvement Al Chaâb Zouhair Maghzaoui, a parlé, ce lundi 9 mars 2020, d’une éventuelle suspension des cours et de la fermeture des établissements scolaires, suite à l’annonce du 2ème cas de Coronavirus.

‘’La fermeture des établissements scolaires et de l’espace aérien est impérative dans ces circonstances exceptionnelles et le gouvernement doit se préparer et étudier toutes possibilités pour faire face à cette épidémie”, a-t-il dit.

De son côté, le ministre de la Santé, Abdelltif Mekki a révélé que le coût des analyses pour détecter le virus de Corona dépasse les 700 dinars, dans une interview accordée, à la radio Jawhara FM, ce lundi 9 mars 2020.

En effet, Mekki a évoqué l’existence de 3 laboratoires relevant du ministère de la Santé à l’hôpital Charles-Nicolle, expliquant ainsi que toutes ces analyses sont prises en charge par l’État.

En ce qui concerne la deuxième victime, Mekki a indiqué que les proches de la victime contaminée pourraient être touchés.

‘’Ce dernier s’est fait opérer dans une clinique à Monastir et toutes les  personnes ayant été en contact avec lui ont été soumises à des analyses”, a-t-il dit.

*A l’échelle internationale, les manifestations sportives interdites ou à huis clos

Toutes les manifestations sportives en France sont interdites pour les quatorze prochains jours à condition qu’elles  se jouent à huis clos, c’est-à-dire sans public.

Pour les manifestations de plus de 50 personnes, la France a recommandé d’éviter les rassemblements massifs, du 9 au 22 mars inclus.

Soirées et séminaires sont aussi interdits, mais les bars, restaurants et commerces pourront continuer à ouvrir normalement, à condition qu’ils n’accueillent pas plus de 50 personnes.

En quête d’une stratégie

La Tunisie n’a pas encore préparé une bonne et cohérente stratégie de riposte. En effet, depuis l’apparition du premier cas, on a remarqué les bourdes commises par le ministre de la Santé Abdeltif Mekki à travers des déclarations aux médias, renseignant sur son incapacité  à gérer cette crise qui est en train d’induire des retombées diverses mais également nuisibles. S’agissant , par exemple, de tourisme, des annulations massives de réservations ont été, enregistrées ces derniers jours, suite à la propagation du virus Corona dans plusieurs pays. En effet, selon le président de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV) Jabeur Attouche, ce secteur est actuellement frappée d’une paralysie complète et une stagnation au niveau des réservations, ce qui a impacté directement le secteur du transport aérien.

Une anecdote pour compléter cette peu reluisante physionomie. Pour lutter contre le Coronavirus et éviter la contagion par le virus, la Maison de la Fatwa a suspendu les procédures de conversion à l’Islam jusqu’à nouvel ordre.

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Le coronavirus pourrait être plus dangereux pour l’économie que pour les humains. Et sans doute, cette épidémie va changer le monde.

D’après certains économistes tunisiens, le Coronavirus apparu en Chine à la fin de l’année écoulée a des répercussions négatives sur l’économie mondiale et nationale. Et à cvet égard,  il est bon de rappeler que la Tunisie s’attend au pire…

L’industrie sous le joug de l’épidémie … de véritables dégâts…

C’est le président du Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC) Bassem Loukil qui l’explique dans une déclaration accordée à African Manager : Une crise a commencé à émerger dans l’industrie tunisienne en raison d’une pénurie de composants de base et de matières premières fournies par la Chine.

Le président du Conseil des affaires tuniso-africain Bassam El-Wakil a relevé, dans une déclaration à Africanmanager,  qu’une crise a commencé à émerger dans l’industrie tunisienne en raison d’une pénurie de composants de base et de matières premières fournis par la Chine, notant que ce pays est le premier moteur économique du monde.
Loukil a, à cet effet, expliqué que plus de 30% des matières premières utilisées par les usines en Tunisie proviennent de Chine, et la possibilité de les remplacer  ou de les importer d’autres pays est difficiles, car de nombreux composants sont, uniquement, fabriqués en Chine.

’’Des entreprises ont commencé à fermer leurs portes dans certaines lignes de production en raison de cette crise, et l’on s’attend à ce que l’industrie tunisienne connaisse des pertes au cours des six prochains mois qui pourraient varier entre 30 et 40% de leur capacité de production’’, a-t-il dit.

De son côté, la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT), a annoncé, dans une déclaration accordée au site électronique Al-Arabi Al Jadid, une pénurie de matières premières manufacturées et semi-manufacturées, s’attendant à une augmentation de la crise de la demande pour ces matières, dont la Chine est le principal fournisseur.
Notons que le déficit commercial de la Tunisie enregistré avec la Chine au cours du mois de janvier a atteint plus de 5 milliards de dinars, soit environ 1,7 milliard de dollars.

Un coup dur pour le tourisme et pèlerinage…

Les répercussions du virus Corona n’a pas épargné d’autres secteurs… à titre d’exemple, les secteurs vitaux et stratégiques qui ont été aussi touchés par cette épidémie.
L’économie tunisienne est menacée… les transports et les maux dont souffre le tourisme, comme en témoigne l’annulation de nombreuses réservations pour les délégations étrangères, notamment chinoises et italiennes.

Le directeur général de l’Office national tunisien du tourisme, Nabil Bezouich, a expliqué que les réservations annulées dans toutes les zones touristiques variaient entre 2000 et 2500, dans l’attente de statistiques confirmées, dont notamment la région de Tozeur, étant donné que les touristes chinois ne sont pas attirés par le tourisme balnéaire puisqu’ils préfèrent plutôt se rendre au Sahara.
En revanche, des vols ont été annulés par plusieurs tour-opérateurs ou compagnies aériennes, surtout ceux en provenance de la Chine et de certains pays asiatiques et actuellement de certaines villes italiennes, à l’instar du nord de l’Italie et de Milan.

Mercredi 4 mars 2020, le ministre de la Santé, Abdeltif Mekki, a annoncé, lors d’une conférence de presse, la suspension des traversées en provenance de Gênes, en Italie, pendant cette période, et ce pour réduire la propagation du virus.

La suspension des dessertes et des vols se poursuit… Encore 42  vols charters Tunis-Jeddah et Tunis-Médine, dont 28 vols Tunisair et 14 Nouvelair, ont été aussi annulés, suite à l’annonce de l’Arabie Saoudite l’interdiction des pèlerins d’entrée sur son territoire.

Les agences de voyages vivent, actuellement, une crise majeure en raison de la suspension de la saison de la Omra et de la suspension des vols vers  La Mecque et  Médine.
D’après la déclaration du président de Fédération Tunisienne des Agences de Voyages et de Tourisme (FTAV), Jaber Ben Attouche, à la radio Shems FM, 42 voyages à la Omra ont été annulés. ‘’Le coût d’un voyage est estimé à 140 000 dinars, ce qui a causé des pertes totales pour les agences de voyage de 20 000 dinars’’, a-t-il expliqué.

La malédiction du Coronavirus sur l’économie mondiale, des pertes financières astronomiques…

Et d’après ce qui a été rapporté par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), la baisse de la production en Chine due à l’épidémie du virus Corona a entraîné en un mois une perte de 50 milliards de dollars pour tous les pays du monde.

L’organisation onusienne a, également, souligné que 70 compagnies aériennes ont annulé tous les vols internationaux à destination et en provenance de Chine.  50 autres compagnies aériennes ont réduit leurs activités aériennes.

On estime que le Japon pourrait perdre 1,29 milliard de dollars de recettes touristiques et la Thaïlande 1,15 milliard.

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La cérémonie de remise des prix d’ATB Innovation Challenge a eu lieu, dans la soirée du 4 mars 2020, devant un auditoire composé d’hommes d’affaires, banquiers, économistes et journalistes. En effet, cinq lauréats ont été couronnés lors de cette compétition qui a pour ambition d’encourager et récompenser les jeunes Tunisiens porteurs de projets innovateurs.

Lors de son mot d’ouverture, le Directeur général de l’ATB, Ahmed Rjiba, a affirmé que l’ATB œuvre à encourager les jeunes à concrétiser leurs idées de projets. « Depuis douze ans, cet évènement incontournable connait de plus en plus de succès, outre, la banque est un véritable soutien pour les jeunes qui font preuve de créativité, d’innovation et de détermination », a-t-il ditt Rjiba a, par ailleurs, rappelé que cette compétition, autrement appelé ATB Challenge est désormais, ‘’ATB Innovation Challenge’’.

L’Arab Tunisian Bank (ATB) réaffirme par cette cérémonie annuelle, son engagement auprès des jeunes entrepreneurs, même si malheureusement, tous les projets ne pourraient être sélectionnés.
Dans cette nouvelle édition de l’année 2020, aucun candidat n’a en effet reçu le prix de la catégorie Business et Initiative entrepreneuriale. Une exception, qui montre en tous cas, le sérieux de la compétition et le souci des organisateurs à en faire un véritable terrain de challenge pour le choix du meilleur.

– L’ATB à l’appui de la jeunesse tunisienne

Dans sa déclaration accordée à African Manager, le professeur Hechmi Alaya, président du jury expliqué que les projets présentés dans cette catégorie n’ont pas le minimum requis et ne correspondent pas aux exigences demandées par le jury. « Un projet doit être innovateur, original et exceptionnel », a-t-il dit. Pour le président du jury, « la jeunesse tunisienne assoiffée de savoir et de curiosité a un grand potentiel qui nécessite de l’aide dans divers domaines ».

En ce qui concerne les nouveautés, le président du jury a indiqué que les nominés avaient la chance de rejoindre l’incubateur Afkar. Ces derniers ont été coachés et accompagnés pendant 6 semaines. « Durant ces 6 semaines, ces jeunes ont pu structurer leurs projets », a-t-il ajouté.
Pendant cette soirée conviviale, et de haut niveau, animée par le journaliste et animateur Wassim Larbi en présence des quelques employés de la banque, la liste des lauréats du concours a été dévoilée.

C’est Mohamed Yacine Zayene, fondateur de Intro, qui a remporté le prix de la catégorie ‘’Sciences et Technologies’’.

Ensuite, c’est le trio Sami Gharbi, Seif Bennia et Anis Bsila, fondateurs de Glow Symphony qui a remporté le prix de la catégorie “Art & culture“.
Enfin, cette année aucun candidat n’a été primé dans la catégorie “Business et l’Initiative Entrepreneuriale“.

Cette année, le jury a aussi décerné des prix d’encouragement au peintre Amel Fartouna, dans la catégorie Arts et Culture. Le prix d’encouragement dans les Technologies et les Sciences est revenu à Mohamed Louhichi, fondateur du projet « Chabeb ». Quant à Ameni Channoufi, elle a obtenu le prix d’encouragement dans la catégorie Sciences et Technologie. Il s’agit, en effet, d’un projet destiné aux enfants âgés de 3 à 11 ans. Un projet qui se présente sous forme d’un site web et une application qui présente un contenu pédagogique afin de détecter les troubles comportementaux des enfants.

– Un jury de « grosses têtes bien faites »

Il est important de rappeler cette compétition née en 2006, récompense chaque année les jeunes innovateurs dans divers domaines : Business et l’Initiative Entrepreneuriale, la Culture, les Arts Numériques et les Humanités, les Sciences et les Technologies.
Le jury de la compétition, présidé par Hechmi Alaya, comprenait Mesdames Salma Baccar qui est cinéaste, Aïcha Ennaifar qui est experte Business Technology , Rym Faiez qui est académicienne, Salwa Smaoui qui est Directeur Général Microsoft, et Insaf Yahyaoui journaliste. Côté hommes, le jury comprenait Yadh Ammar, l’avocat Samir Annabi, Mohamed Salah Ben Aïssa, académicien et ancien ministre, Houssem Aoudi entrepreneur, Mohamed-Ali Essâadi artiste, Tawfik Jelassi, académicien et ancien ministre, Ali Louati écrivain, Nja Mahdaoui artiste, Mongi Zidi PDG Archimed France, et Néjib Chahed, industriel.

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