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Khadija Taboubi

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Le président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), Fahmi Chaâbane, a tiré ce mardi 04 septembre 2018 la sonnette d’alarme sur la dégradation du secteur du bâtiment et de la promotion immobilière, à cause de la hausse des prix des matériaux de construction et des terrains mais aussi de la crise économique qui sévit dans le pays depuis plusieurs années sans que l’État et les parties responsables prennent en considération l’ensemble des difficultés auxquelles fait face le secteur.

Dans une déclaration à Africanmanager en marge d’une réunion de travail tenue ce mardi 4 septembre 2018 à l’UTICA à laquelle un bon nombre de promoteurs immobiliers, des représentants de la chambre et des experts fiscales ont pris part, Chaâbane a appelé le gouvernement piloté par Youssef Chahed, le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT) et le ministre des Finances à réagir et sauver le secteur de la promotion immobilière qui subit une injustice grave, selon ses dires.

Il a par ailleurs indiqué que cette réunion a été une occasion pour reformuler un certain nombre de propositions à prendre en considération par les parties responsables, notamment suite au démarrage des concertations autour du projet de la loi de finances 2019. Ainsi, il a appelé à accélérer l’élaboration de la loi de finances 2019 ou encore la loi de finances complémentaire relative à l’année 2018, des lois qui devraient apporter des changements dans le secteur du bâtiment, d’après lui.

Il a recommandé à ce propos de réduire la TVA imposée au promoteur immobilier et qui devrait se situer à 13% en 2019 et 19% à partir de l’année 2020, des taux qu’il qualifie de très élevés eu égard aux difficultés financières du secteur. Selon ses déclarations, plusieurs sociétés immobilières ont déclaré la faillite et ont été contraintes de mettre la clé sous la porte. En effet, les dettes des promoteurs immobiliers auprès des banques s’élèvent actuellement à près de 5200 Millions de dinars et une grande majorité se trouve dans l’incapacité de payer les sommes dues, a encore expliqué le président de la CSNPI.

Chaâbane a par ailleurs rappelé que la chambre avait déposé en mai dernier un recours auprès de la chambre des promoteurs immobiliers pour réduire la TVA, mais le tribunal n’a pas encore rendu son jugement, une des raisons ayant poussé la chambre à se réunir aujourd’hui pour de nouveau appeler le chef du gouvernement à intervenir pour sauver le secteur, en changeant certaines lois qu’il qualifie de handicapantes.

Nous signalons toutefois à cet effet que le projet de la loi de finances 2019 prévoit de réduire l’impôt sur le secteur de l’immobilier. Comme le stipule la loi de finances 2018, les logements commercialisés par les promoteurs immobiliers sont soumis en 2018 et 2019 à une TVA de 13% et de 19% en 2020. Outre la réduction de la TVA, Chaâbane a appelé à prolonger la période de remboursement des crédits pour passer à 30 ans au lieu de 20 ans actuellement, à rééchelonner les crédits des promoteurs immobiliers, à tenir un Conseil ministériel consacré au secteur du bâtiment et de la promotion immobilière et à alléger l’autofinancement jusqu’à 20% contre 30% présentement.

Fahmi Chaâbane a également appelé à simplifier les procédures et supprimer l’autorisation du gouverneur pour les étrangers qui souhaitent acheter des logements en Tunisie, soulignant que dans le cadre du programme du “Premier logement”, seuls 24 appartements ont été vendus par 57 promoteurs immobiliers du pays et ce, depuis le début de l’année 2018 jusqu’au 25 mai dernier.

Il a expliqué cette réticence par la crise du secteur du bâtiment et de la promotion immobilière en général ainsi que par la lourdeur et la complexité des lois imposées aux promoteurs immobiliers, citant l’impôt sur le secteur immobilier ou encore l’autorisation du gouverneur pour les étrangers souhaitant acquérir un bien immobilier en Tunisie, deux grands facteurs qui ont fortement impacté les opérations de vente du secteur du bâtiment, selon Chaâbane.

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L’Institut One To One a rendu publics, ce lundi 3 septembre 2018, les résultats de l’Afrobaromètre sur la Démocratie en Tunisie, un sondage réalisé durant la période du 1er avril au 5 mai 2018, sur un échantillon de 1200 personnes réparties sur les 24 gouvernorats. Il en ressort en effet que 29% des personnes sondées considèrent que la Tunisie est un pays non démocratique contre seulement 14% en 2015, et 6 sur 10 considèrent la Tunisie comme un “pays non démocratique” ou bien “un pays démocratique qui fait face à des problèmes structurels“. De plus, 51% des interrogés ont déclaré qu’ils sont ou bien “insatisfaits” ou bien “totalement insatisfaits” de la démocratie en Tunisie.

Le sondage a en outre révélé une forte baisse au niveau du nombre des Tunisiens qui préfèrent la démocratie aux autres régimes, passant ainsi de 71% en 2013 à 46% en 2018.

Par ailleurs, 57% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles “ne s’intéressent pas du tout” ou “ne sont pas intéressés” par les élections, bien que 64% soient en faveur d’élections transparentes et équitables.

Rafik Halouani, coordinateur général du réseau «Mourakiboun», a qualifié de “fou” celui qui croit en la démocratie en Tunisie, soulignant que le citoyen a fortement désiré la démocratie mais en réalité rien n’a été réalisé, selon ses dires.

ll a étayé ses propos par l’absence de développement et de progrès dans le pays. “Pas de progrès en Tunisie (…) la situation est catastrophique à tous les niveaux (…)“, a-t-il asséné.

Il a en outre indiqué que les Tunisiens ne font pas confiance aux élections parce qu’ils les considéraient comme un moyen de changer le cours des choses, alors qu’à l’arrivée rien n’a bougé pour eux. Il a rappelé le taux de participation trais faible aux élections législatives. “Cela témoigne de l’échec de l’ISIE et du pays en général à convaincre les gens pour participer aux élections (…) ils ont réussi à écarter les citoyens de l’affaire publique où point que le Tunisien se fout même de la personne qui va gouverner le pays“, a-t-il dit.

Toujours, selon One to one, 57% des citoyens n’étaient pas intéressés par les élections municipales et 84% n’avaient aucune information à propos de cette échéance.
Les mêmes résultats ont révélé une baisse de confiance en l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) puisqu’en 2015, trois personnes sur dix avaient déclaré avoir totalement confiance en l’ISIE alors qu’en 2018 ce taux est d’à peine 16%.

Les résultats du sondage ont également montré que 29% des Tunisiens approuvent l’idée que le régime de gouvernance soit inspiré de l’islam, 26% trouvent qu’il serait préférable que les hommes religieux puissent occuper des postes publics dans l’Etat et 25% considèrent que la démocratie est contradictoire avec les principes de l’islam.

Selon le même sondage, 22% des interviewés pensent que dans un pays musulman, les non musulmans doivent bénéficier de moins de droits politiques et 54% des Tunisiens préfèrent que le pays soit gouverné par les lois civiles.

58% des Tunisiens soutiennent la redevabilité du gouvernement alors que seulement 41% approuvent le pluralisme politique.
Evoquant les trois premiers problèmes auxquels est confronté le pays, les personnes interviewées ont cité en premier lieu la gestion de l’économie, à 58%, le chômage en second lieu à 37% et la corruption en troisième lieu avec 22%.

Sur la question de l’économie, 79% des Tunisiens estiment que le pays est sur la mauvaise voie et 72% qualifient la situation économique de mauvaise ou de très mauvaise.

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La direction de la société ChocoTom a décidé, ce jeudi 30 août 2018, de nouveau, de fermer ses portes et de mettre au chômage près de 900 salariés, et ce malgré sa promesse de reprendre ses activités depuis le 15 août dernier.
Elle a expliqué, dans un préavis de lock-out dont une copie est parvenue à Africanmanager, qu’il a été impossible de reprendre ses activités devant la grève observée par un certain nombre d’employés.

Contacté par Africanmanager, Sami Ayed, PDG de la société ChocoTom, a dénoncé les actes de vandalisme et de banditisme de la part de certains salariés de la société, expliquant que la boîte fait partie d’une grosse société appartenant à un investisseur étranger installé en Tunisie et employant près de 1500 personnes dans le pays.

Cet investisseur a décaissé cette année près de 100 Millions de dinars et il est considéré parmi les plus gros exportateurs d’huile d’olive tunisienne, a-t-il dit ; il compte lancer un autre projet d’investissement dont la valeur est estimée à 70 Millions de dinars, des investissements qui pourraient malheureusement tomber à l’eau suite au lock-out décidé par l’entreprise.

Selon ses déclarations, l’investisseur en question comptait également lancer un projet dans l’huile d’olive dans le gouvernorat de Zaghouan avec un coût estimé à 30 Millions de dinars. La production devait être destinée à l’exportation.

Il a toutefois indiqué que les actes de vandalisme et de violence exercés à l’encontre des agents de la sécurité, les cadres de la société vont amener la société à annuler ses investissements prévus en Tunisie. “Les gens ne veulent pas appliquer la loi“, a assuré Ben Ayed, avant d’ajouter que la liberté de travailler est aussi un droit constitutionnel tout comme la grève. “Empêcher les gens de travailler impactera négativement la société, surtout qu’une bonne partie de sa production est destinée à l’exportation“, a-t-il ajouté.

Sami Ayad a, dans le même cadre, indiqué que la société a convoqué 8 salariés, auteurs des actes de vandalisme, devant le conseil de discipline suite à la grève du 17 juillet dernier et qui s’est soldée par des actes de violence contre les agents de la sécurité, les cadres de la société et certains syndicalistes. Une décision qui a été prise en accord avec la partie syndicale, selon ses dires.

Quant à lui, un chef de projet à la société ChocoTom, Amine Jdir, a indiqué qu’une vingtaine d’employés ont refusé de regagner leurs postes et ont posé d’autres demandes qui n’ont aucun lien avec le droit syndical. lls ont également empêché leurs collègues de rejoindre leurs postes.

Au début le conflit a opposé les dirigeants de la société et le syndicat, la direction a décidé le 17 juillet dernier d’entamer un lock-out d’un mois à partir du 31 juillet 2018, pour exiger le respect des droits de l’employeur et garantir la non-ingérence de la partie syndicale.

Nous rappelons également à ce propos que la centrale patronale a annoncé dans un communiqué paru le 14 août dernier qu’une réunion de négociation a eu lieu le même jour, au siège de l’UTICA, à propos du dossier de la société ChocoTom et qu’elle avait abouti à la résolution du conflit. Cette réunion s’est tenue en présence du président de l’UTICA, Samir Majoul, du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, du ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani et du PDG de la société ChocoTom, Sami Ayed.

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Le Conseil du Marché Financier vient de présenter au président de la République son vingt-deuxième rapport annuel relatif à l’année 2017. Ledit rapport a mis en exergue les principales réalisations ayant eu lieu dans le cadre du marché financier tunisien au cours de l’année écoulée.

Il est à noter que les résultats globalement positifs réalisés au cours de l’année 2017 par le marché financier tunisien, nonobstant la situation délicate de la conjoncture économique nationale et internationale, témoignent de la confiance dont jouit le marché financier auprès des investisseurs et des sociétés notamment au vu de la poursuite de l’enrichissement de la cote de la bourse via l’introduction de nouvelles sociétés ainsi que l’amélioration des indicateurs du secteur du capital risque. Ces aspects constituent en effet un signal fort du développement du rôle du marché financier dans le financement de l’investissement privé en plus du financement bancaire classique.

L’année 2017 a vu ainsi la poursuite des efforts tendant à enrichir la cote de la bourse des valeurs mobilières de Tunis et ce, à travers l’introduction de deux nouvelles sociétés : la première sur le marché principal et la seconde sur le marché alternatif de la bourse, ce qui a permis de générer une capitalisation supplémentaire de 78,5 millions de dinars. Le nombre de sociétés introduites en bourse a ainsi atteint 81 à la fin de l’année 2017 dont 13 sont listées sur le marché alternatif.

Par ailleurs, l’année 2017 a également connu une forte amélioration du taux de participation du marché financier dans le financement de l’investissement privé, lequel a atteint 13,2% contre 9% en 2016. Cela est dû notamment à la progression du volume des capitaux levés par les sociétés faisant appel public à l’épargne au titre des émissions sur le marché financier qui ont atteint 1265,1 millions de dinars contre 817,2 millions de dinars en 2016.

Au niveau du marché secondaire de la bourse, l’indice Tunindex a clôturé l’année 2017 avec 6281,83 points enregistrant une progression annuelle notable de 14,45% par rapport à l’année 2016 au cours de laquelle il a connu une amélioration de 8,86%. Les cours boursiers des sociétés introduites se sont globalement appréciés, ainsi 39 sociétés ont vu leurs cours progresser contre 24 régressions. De même, le volume global des échanges en bourse sur les titres de capital s’est développé en 2017 de 36,59%, atteignant 2472,4 millions de dinars.

Quant à la capitalisation boursière globale elle a enregistré durant l’année 2017 une hausse de 13,22% par rapport à 2016 pour atteindre 22 millions de dinars. Cette progression s’explique par l’appréciation des cours des sociétés représentées dans l’indice phare de la bourse de Tunis ainsi que par les opérations d’augmentation de capital réalisées par plusieurs sociétés introduites via l’émission de nouvelles actions.

Hausse de 26% de l’intermédiation boursière

S’agissant du secteur de l’intermédiation boursière, il a enregistré une croissance de 26% du volume global des opérations réalisées par les intermédiaires en bourse, lequel a atteint 3480 millions de dinars contre 2764 millions de dinars en 2016. Le volume des échanges sur la cote de la bourse s’est également nettement développé passant de 1740 millions de dinars en 2016 à 2472 millions de dinars au cours de l’année 2017.

Pour ce qui est du secteur de l’intermédiation boursière, qui contribue grandement à l’animation du marché, il a enregistré une croissance de 26% du volume global des opérations réalisées par les intermédiaires en bourse, lequel a atteint 3480 millions de dinars contre 2764 millions de dinars en 2016. Le volume des échanges sur la cote de la bourse s’est également nettement développé passant de 1740 millions de dinars en 2016 à 2472 millions de dinars au cours de l’année 2017.

Quant au nombre des organismes du secteur du capital risque en activité, il s’est élevé au cours de l’année 2017 à 111, répartis entre 60 sociétés d’investissement à capital risque, 43 fonds de placement à capital risque et 8 fonds d’amorçage. Le nombre de projets réalisés en 2017 a atteint 136 projets avec une contribution du secteur du capital risque d’une valeur globale de 485,8 millions de dinars. Ces projets ont permis de créer 7500 postes d’emploi directs et 27,3% d’entre eux ont concerné des sociétés employant moins de 50 agents. Cela révèle l’importance du secteur du capital risque en matière de renfoncement des fonds propres des petites et moyennes entreprises.

Sur le plan de la régulation et du contrôle du marché, le rapport du CMF a détaillé les mesures entreprises en la matière pour renforcer l’intégrité et la sécurité de la place de Tunis. Ces efforts ont permis notamment d’accroître le nombre des sociétés cotées en bourse ayant respecté le délai légal de communication de leurs états financiers. En effet, le pourcentage des sociétés ayant communiqué leurs états financiers durant les quatre mois suivant la clôture de l’exercice comptable a progressé pour atteindre 94% des sociétés cotées. De même, le taux de respect par les sociétés cotées des délais de publication des états financiers semestriels s’est inscrit à la hausse passant de 66% en 2016 à 68% en 2017.

De même, le Conseil a focalisé son attention au cours de l’année écoulée sur les informations financières publiées via internet au vu de l’importance acquise par ce nouveau moyen de diffusion auprès de l’ensemble des investisseurs ce qui nécessite d’accentuer les contrôles en la matière afin de garantir la véracité et la fiabilité des informations publiées.

Ouverture de 7 enquêtes

On note également l’ouverture par le CMF au cours de l’année 2017 de quatre enquêtes et la prise de décisions au sujet de trois autres enquêtes ouvertes en 2016. Le collège du Conseil du Marché Financier a ainsi prononcé des sanctions pécuniaires pour non respect du principe de transparence concernant l’obligation de divulgation d’informations financières conformément à la loi et l’utilisation d’une information privilégiée dans le cadre d’opérations de négociation en bourse. De même le collège du CMF a retiré l’agrément d’une société de gestion et d’un fonds commun de placement et ce, pour non respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur régissant l’activité de capital investissement. Ces procédures disciplinaires ont pour finalité la préservation de l’intégrité du marché et la garantie de la sécurité des transactions.

Sur le plan réglementaire l’année 2017 a également été marquée par la participation du CMF à l’élaboration du projet de code des organismes d’investissement collectif et ce, au vu de l’importance du secteur du capital risque dans la création des emplois notamment à l’échelle régionale et dans l’encouragement de l’innovation et des nouvelles technologies. Le CMF a également pris soin d’élaborer au cours de l’année 2017 deux guides pédagogiques : le premier relatif aux mesures pratiques pour la répression du blanchiment d’argent et la lutte contre le financement du terrorisme, et le second concernant la lutte contre les manquements sur le marché. Ces guides ont pour finalité de simplifier les procédures d’application des règlements du Conseil du Marché Financier relatifs à ces sujets, ce qui est de nature à permettre aux professionnels et aux intervenants du marché de respecter leurs obligations légales et contribuera à renforcer l’intégrité et la sécurité du marché financier tunisien.

Enfin, le rapport 2017 du régulateur du marché, fait part des activités du CMF en matière de coopération internationale et régionale principalement avec l’organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) et les instances de régulation analogues. Dans ce cadre, le CMF a organisé au cours de l’année 2017 la onzième réunion annuelle de l’Union Arabe des Autorités de Valeurs Mobilières à laquelle ont pris part les autorités de régulation financière de quinze pays membres de l’Union. Au cours de ladite réunion la présidence de cette prestigieuse organisation régionale a été attribuée au Président du Conseil du Marché Financier ce qui constitue une reconnaissance des avancées réalisées sur le marché financier tunisien au cours des dernières années notamment au niveau du renforcement du cadre légal en vigueur et de l’accélération du rythme des introductions en bourse. Cette distinction a permis également de mieux faire connaître les opportunités d’investissement sur le marché financier tunisien à travers l’attraction des capitaux arabes et notamment ceux des pays du Golfe.

En résumé et en dépit d’une conjoncture économique difficile, le marché financier tunisien est parvenu, grâce à la conjugaison des efforts de tous les intervenants, à préserver sa stabilité. Il n’en demeure pas moins que les problématiques auxquelles fait face ce marché requièrent la poursuite et la consolidation des réformes déjà entreprises et ce, pour exploiter au mieux toutes les pistes de croissance, renforcer la compétitivité de l’économie nationale et permettre au marché financier de jouer pleinement son rôle en matière de financement de l’investissement et d’impulsion du rythme des créations d’emplois.

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Dans une déclaration faite aux médias, le président du conseil d’administration de la société Tunisie Valeurs, Fadhel Abdelkefi a annoncé avoir déposé une demande auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour devenir la deuxième banque d’affaires dans le pays après celle dirigée par Habib Karaouli, CAP Bank (ex BAT). La société attend actuellement l’agrément de l’Institut d’émission pour se transformer en une banque d’affaires, agrément qui  devrait lui parvenir dans quelques mois, selon ses dires :  “C’est une étape très importante pour nous et elle va nous permettre de mieux nous positionner à l’international en matière d’exportation de ses services financiers”, a ajouté Abdelkefi.

“Accroître sa notoriété à l’échelle nationale et internationale, garantir la liquidité du titre, pérenniser la société et bénéficier de l’avantage fiscal en ouvrant plus de 30% du capital”, tels sont les principaux objectifs de la société Tunisie Valeurs qui vient d’annoncer, lors d’une rencontre tenue, ce mercredi 29 août 2018 à la bourse de Tunis, et assistée par un bon nombre d’intermédiaires en bourse, d’analystes financiers et de journalistes, annoncé son introduction officielle en bourse à travers une offre à prix ferme portant sur 30,23% du capital.

Adossée à un réseau de 10 agences et à une équipe de plus de 100 personnes, TUNISIE VALEURS se classe aujourd’hui parmi les opérateurs les plus actifs de la place, gérant 878 MDT. Au 31 décembre 2017, son chiffre d’affaires a enregistré une évolution de 11,8% par rapport à 2016 passant de 13817mDT en 2016 à 15 453 mDT en 2017. Son résultat net a atteint 3 472 mDT contre 127 mDT au 31/12/2016 et ses fonds propres s’élèvent à 23 216 mDT. Elle a eu l’accord du CMF deux mois après.

Au cours de la même période, l’EBITDA (revenu avant soustraction des intérêts, impôts (taxes), dotations aux amortissements et provisions sur immobilisations), s’est bonifié de 20,2% par rapport à fin 2016 pour se situer à 5 607 MD et représente une proportion du chiffre d’affaires de 36,3%.
Au 30 juin 2018, le volume traité par TUNISIE VALEURS a atteint les 912 561 MD, en décalage de 4%, par rapport à 2017, en raison de la baisse du volume des opérations d’enregistrement en Bourse.

Quant aux produits financiers, ils ont progressé de 20% à 542 554 D et les charges financières ont baissé de 36% pour atteindre 14 847 D.

S’agissant du business plan, Walid saibi, DG de Tunisie valeurs a tenu à préciser que les perspectives de la société ne sont pas très optimistes vu les difficultés du secteur. Il s’agit plutôt, selon lui, de maintenir le positionnement de la société et sa part de marché et préserver ses acquis notamment en matière d’intermédiation.

Il a par ailleurs indiqué que le chiffre d’affaires de la société a connu une amélioration durant l’année 2017 contrairement à l’année 2016 où le résultat a été pénalisé par une perte exceptionnelle de 2,9MDT. Jusqu’au 13 juillet 2018, ses chiffres s’annoncent aussi bons grâce à une importante opération d’intermédiation réalisée par la société.

Avec 800 MDT d’OPCVM gérés aujourd’hui, Tunisie Valeurs est le premier gestionnaire de la place avec 17,8% de part de marché. En 1997, la société a mis en place un bureau d’études en vue de proposer aux investisseurs de la recherche fondamentale sur les sociétés cotées. Cet élément a été déterminant pour attirer les capitaux étrangers sur la place de Tunis. Agréée en 1999 en tant que Spécialiste en Valeurs du Trésor (SVT) par le ministère des Finances, Tunisie Valeurs demeure l’unique SVT non bancaire du pays.

En 2000, Tunisie Valeurs a lancé l’activité de gestion individuelle pour le compte de tiers. Aujourd’hui, elle gère 400 comptes pour un montant global de 78 MD. Et c’est en mars 2018 que la société a décidé d’entamer le processus d’introduction en Bourse.

Modalités de l’offre

-Offre à Prix Ferme (OPF) de 604 572 actions au public, représentant 30,23% du capital social de la société.

-Placement Privé de 100 000 actions, représentant 5% du capital social de la société. Ce placement privé sera réalisé aux mêmes conditions de prix que l’OPF.

Caractéristiques de l’offre

Catégorie A : Institutionnels tunisiens et/ou étrangers y compris les OPCVM sollicitant au minimum 1001 actions et au maximum 100 000 actions. Cette catégorie portant sur 170 000 actions sera répartie au prorata des souscriptions.

Catégorie B : Personnes physiques et/ou morales, tunisiennes et/ou étrangères hors institutionnels sollicitant au minimum 1001 actions et au maximum 10 000 actions. Cette catégorie portant sur 350 000 actions sera répartie au prorata des souscriptions.

Catégorie C : Personnes physiques et/ou morales, tunisiennes et/ou étrangères hors institutionnels sollicitant au minimum 100 actions et au maximum 1 000 actions. Cette catégorie portant sur 84 572 actions sera répartie de manière égalitaire entre les différents souscripteurs.

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Lors d’une conférence-débat tenue ce mardi 28 août 2018 à l’IHEC de Carthage à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), l’économiste Abdeljelil Bedoui a appelé à mettre en place une loi d’urgence économique pour accélérer la croissance et sauver l’économie tunisienne qui est en route vers la détérioration, selon ses dires. Cette loi d’urgence économique doit permettre au gouvernement de confisquer tous les fonds du marché parallèle et de l’évasion fiscale.

Un plan de sauvetage économique s’avère plus qu’une nécessité (…) Nous avons besoin de mesures exceptionnelles… On n’a plus le temps pour le bricolage“, a-t-il dit.

El Bedoui a également proposé, pour sauver le pays de la crise, de changer la monnaie ou les billets de banques, de mettre en place un programme de contrôle pour certains produits importés et de réviser les conventions économiques conclues.

Outre ces recommandations, il a appelé à se concentrer sur le secteur de l’agriculture et des bâtiments comme facteurs de croissance et de richesse pour le pays : “Ce sont eux seulement qui vont faire bouger les choses“, a-t-il assuré.

Dans cet ordre d’idées, il a accusé la classe politique de vouloir accentuer cette détérioration par la transition démocratique et de s’accrocher à la moindre amélioration au niveau des indices économiques pour convaincre les gens que les choses sont en train de s’améliorer, alors que la croissance enregistrée est tributaire ou bien de facteurs naturels comme le cas de l’agriculture ou de facteurs externes provenant de l’amélioration de la croissance chez nos partenaires étrangers, a-t-il expliqué. “La crise est profonde et tous les indices économiques virent au rouge et aucune démarche radicale n’a été entamée malgré l’échec de toutes les politiques de relance économique mises en place par les gouvernements qui se sont succédé à la Révolution“, a encore dit El Bedoui.

Il a en outre indiqué que de nos jours le concept de réforme est dévoyé et le Tunisien a peur des réformes puisque ces dernières portent atteinte aujourd’hui ou bien à l’État, à sa souveraineté, aux libertés ou aux acquis sociaux.

De plus, a ajouté l’économiste, le discours politique a renoncé à l’idée de revoir le modèle de développement économique actuel alors qu’elle a été fortement défendue dans les programmes de tous les partis politiques.

Il a dans le même contexte indiqué que les politiques de relance économique entreprises par les différents gouvernements manquent de programmes de développement futurs et tout ce qui a été fait est un ensemble de mesurettes visant la gestion quotidienne de la réalité économique, dénonçant ainsi la politique visant à marginaliser les cadres et les compétences tunisiennes pour suivre des agendas partisans. “Toutes les politiques entreprises ont été inscrites dans le cadre du même modèle de développement économique qui a déjà montré ses limites depuis plusieurs années“, a-t-il soutenu.

Abdeljelil Bedoui a d’autre part assuré que l’économie tunisienne a perdu toutes ses bases : déficit énergétique, déficit budgétaire, déficit commercial, déficit institutionnel, fuite des cerveaux et enfin fuite des capitaux, laquelle fait perdre à l’État près de 60 Milliards de dollars, selon ses dires.

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Wissem Heni, chef de projet à l’Institut de gouvernance des ressources naturelles (RGI) a appelé, dans une déclaration à Africanmanager, à accélérer la révision du code minier tout en se basant sur les résultats de la version 2017 du RGI, laquelle mesure la qualité de la gouvernance des ressources naturelles dans 81 pays et accorde un score faible au secteur minier en Tunisie avec 46/100, un score nettement inférieur à celui du secteur pétrolier tunisien (56/100).

Selon ses déclarations, le secteur des Mines demeure marginalisé et souffre depuis toujours de plusieurs insuffisances, faisant remarquer dans le même contexte que contrairement au secteur des hydrocarbures (pétrole et gaz) qui a connu depuis l’année 2014 une amélioration, le secteur des mines reste au ras des pâquerettes, et personne n’en parle, ni les autorités ni les médias, selon ses dires.

Il a imputé la mauvaise gestion et le manque de transparence dans le secteur des mines à l’absence de stratégie et de vision claire pour les prochaines années.

Le responsable a par ailleurs expliqué que dans le secteur des hydrocarbures les choses se sont améliorées suite à la publication des contrats pétroliers et le lancement d’un site web en la matière.

En effet, selon une étude récente réalisée par l’Institut en question, la différence entre la gouvernance des deux secteurs devient plus nette lorsqu’on voit leur classement ; le secteur miner était à la 48ème position sur un total de 89 tandis que le secteur des hydrocarbures était logé au 26ème rang sur 89. Les écarts de gouvernance entre les deux secteurs pour les différents éléments du RGI résident aussi bien dans toutes les composantes de la réalisation de la valeur (procédures d’attribution des titres, imposition, impact local et entreprises publiques) que pour celles liées à la gestion des revenus.

Ainsi, la réforme du système actuel prévue par le Code minier de manière prioritaire est la condition nécessaire à l’amélioration de la gouvernance dans le secteur minier tunisien. Le RGI a montré l’existence de certaines défaillances en matière de transparence et de redevabilité dans les aspects juridique et institutionnel du secteur minier, et il peut donc être une référence importante dans le processus de réforme du Code minier.  À titre d’exemple, le RGI a accordé un score de 43/100 à la procédure d’octroi des titres miniers et, avec un tel score, la procédure est considérée comme médiocre en termes de gouvernance selon l’indice.

Le manque de transparence dans l’octroi des titres et des contrats miniers est un déficit majeur de gouvernance dans le secteur, comme identifié par le RGI.

Ainsi, le secteur minier tunisien est classé parmi les pires au monde en matière de transparence des règles d’octroi des titres miniers avec un score de 25/100.

Pour renforcer la transparence du secteur minier et du Code minier, l’étude souligne que le processus même d’amendement de ce code devrait aussi être un processus transparent, ouvert et inclusif. Il est important d’opter pour une approche participative dans la révision du Code à travers l’implication de la société civile et de soumettre le projet d’amendement à la consultation publique. Le NRGI entend participer au processus relatif à cet amendement à travers cette étude, laquelle met l’accent sur les volets de la transparence et de la gouvernance. Ces deux volets peuvent certainement contribuer à apaiser les tensions entre les parties prenantes, ce qui encouragera l’investissement dans le secteur minier, avec un climat propice et attractif basé sur des règles clairement définies.

Toujours selon l’étude, le système actuel d’octroi des permis comporte certaines insuffisances en matière de transparence. Ces lacunes proviennent de la complexité de la procédure, l’absence de règles claires d’interprétation, la consécration timide de la concurrence et l’opacité qui règne tout au long du processus.
L’étude a également évoqué la complexité de la procédure : étant donné que les procédures d’octroi des permis sont réparties entre plusieurs textes et qu’elles ne sont pas suffisamment détaillées, leur application et leur interprétation se basent sur la pratique habituelle.

Pour garantir l’instauration d’un contrôle parlementaire efficace, le NRGI appelle à faire référence à la nouvelle Constitution et notamment à l’article 13 dans l’article premier du Code minier, à modifier l’article 2 qui définit les titres miniers pour consacrer l’option choisie parmi celles susmentionnées relativement à l’interprétation de l’article 13 de la Constitution concernant les cahiers des charges.

S’agissant des recommandations, l’étude propose d’inclure dans le Code des mines des dispositions exigeant la publication des cahiers de charges et (le cas échéant) des contrats/conventions dans le journal officiel et sur le site Web du ministère. Ces dispositions serviront de base juridique des publications des contrats, dont le processus a été déjà initié par le ministère mais qui reste tributaire de la volonté politique des décideurs et non pas une obligation légale.

L’institut propose aussi d’ajouter dans l’article 12 la nécessité d’avoir l’avis conforme du CCM pour les conventions particulières ou contrats d’investissements, avant leur soumission au Parlement pour avis ou approbation.

Outre ces deux propositions, l’Institut indique également que pour assurer le développement durable et équitable du secteur, exiger un contrôle général sur le secteur et non pas seulement sur les contrats miniers, l’Assemblée nationale devra suivre les activités du secteur au-delà du processus d’octroi des concessions ou contrats. Cela pourrait se concrétiser par des audiences, l’envoi régulier de rapports tels que ceux susmentionnés, notamment sur l’avancement des projets, le statut des opérations en cours d’exploration et de production, et les problèmes de santé, de sécurité ou d’environnement.

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En se référant au «Guide de Bonne Gouvernance de l’ETAP, nous avons constaté une amélioration en ce qui concerne la transparence au sein de l’ETAP grâce à l’application de certaines recommandations qui ont été prises au sérieux“. C’est ce qui ressort d’une étude récente réalisée par l’IACE (Institut Arabe des Chefs d’Entreprises) sous le thème “Perception de la Transparence dans le Secteur des Hydrocarbures”. Toutefois le document fait remarquer que les gens attendent encore que l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières) commence réellement à appliquer la transparence et adopter une stratégie de communication cohérente d’une part, et d’autre part renforcer le rôle du conseil d’administration en précédant à la nomination des représentants de la société civile et des experts relevant du secteur privé tel que mentionné dans le «guide de bonne gouvernance», selon ladite étude.

L’étude de l’IACE a toutefois signalé la nécessité de mettre fin aux abus des entreprises privées partenaires de l’ETAP concernant le contrôle de la mise en œuvre d’un plan d’action de la responsabilité sociétale des entreprises.

Revenant à la plateforme OPEN DATA 10 créée en 2015 pour mettre l’information et tous les mouvements du secteur pétrolier en Tunisie à jour, l’IACE a précisé que ce site n’est pas à jour et la dernière activité pétrolière a été publiée depuis plus d’un an, ce qui démontre la négligence de l’Etat dans l’engagement à préserver la transparence dans ce secteur.

L’IACE a en outre indiqué que le cadre constitutionnel, les engagements internationaux de la Tunisie ainsi que le droit interne de l’environnement et de la santé nécessitent un véritable engagement de la part de l’ETAP, et pourquoi pas «reconsidérer le rôle et le statut de l’ETAP» et collaborer avec les différents acteurs de la société civile afin de trouver des solutions et mettre fin aux soucis environnementaux qui menacent les ressources naturelles et les droits des générations futures.

En comparant les demandes et les interrogations des acteurs de la société civile tunisienne avec les réponses des dirigeants de l’ETAP, l’IACE a aussi constaté une sorte de confusion entre, d’une part l’information plus profondément, car cette dernière est disponible mais il faudrait être expert et spécialiste pour arriver à déchiffrer les détails et comprendre certains contenus scientifiques. D’autre part, l’ETAP devrait assumer sa part de responsabilité dans la décroissance des résultats financiers en 2016 par rapport à ceux de 2015. “Un contrôle parlementaire devrait être assuré puisque l’ETAP ne publie pas au JORT son bilan et les résultats relatifs à son exercice avant le 31 Août de chaque année conformément à la loi“, a proposé l’IACE.

Nous pourrons toutefois interpréter le mécontentement et les critiques de la société civile à l’égard de l’ETAP par certaines attitudes passives de l’administration publique en réagissant sur les demandes des chercheurs de l’information, ainsi nous concluons une véritable mauvaise communication entre ces deux parties“, ajoute l’étude.

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Il semble que la crise du secteur de la santé soit beaucoup plus profonde qu’on ne le croit et que la pénurie de médicaments n’est qu’un point parmi d’autres. Parce qu’il fait partie des domaines d’activité d’importance vitale, ce qui passe dans le secteur de la santé inquiète les Tunisiennes et Tunisiens : Corruption, endettement, sous-équipement, perturbation de la distribution de certains  médicaments, pénurie, fuite de compétences… Et la liste est encore longue.

Malgré l’annonce d’une légère reprise, la pénurie de médicaments n’est pas encore derrière nous. Dans une déclaration, ce mardi 14 août 2018, à Africanmanager, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT), Chedly Fendri, a fait état d’une légère amélioration de l’approvisionnement en médicaments suite à l’annonce du décaissement prochainement de 250 millions de dinars, une première tranche du montant global estimé à 500 millions de dinars, dans les caisses de la Pharmacie Centrale. Cette reprise concerne 50 types de médicaments, selon ses dires.
C’est l’effet de l’annonce de l’injection de 250 Millions de dinars dans la pharmacie centrale qui a débloqué la situation et faire revenir la confiance chez nos fournisseurs”, a expliqué le responsable, avant de signaler le retour des fournisseurs qui avaient arrêté d’approvisionner la Tunisie en médicaments :  “On a senti une légère amélioration chez les fournisseurs qui ont lâché un peu“, a-t-il assuré.

Il a par ailleurs indiqué qu’une réunion se tiendra jeudi prochain avec des responsables du ministère de la Santé, de la Banque centrale, de la Pharmacie centrale, du CNOPT et du Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (SPOT) pour évaluer la situation et discuter les solutions.
Il a toutefois tenu à préciser que le rôle de la cellule de crise est d’évaluer et de suivre la situation, notamment en ce qui concerne la restructuration des caisses de retraite, la réforme des hôpitaux en instaurant la bonne gouvernance et la bonne gestion, et la révision du modèle de financement des hôpitaux.

Le secrétaire général du Conseil national de l’ordre des médecins, Nazih Zghala, a indiqué, lors de son passage, ce mardi 14 août 2018, sur les ondes d’Express Fm, que durant la période allant de 1987 à 2007, le nombre des médecins-femmes a été multiplié par huit, appelant ainsi à tirer la sonnette d’alarme à propos des départs, de plus en plus massifs, de nos compétences médicales à l’étranger dont une bonne partie sont des jeunes.
«D’ailleurs, à ce rythme là, nous allons, connaître un manque de médecins d’ici les 7 ou 10 prochaines années», a-t-il affirmé en substance, avant d’enchaîner sur le fait que le déficit en nombre de médecins est plus marqué chez les spécialistes des établissements hospitaliers publics qui souffrent, en plus, d’un manque flagrant d’équipements et de logistique, selon ses dires.

Le secteur de la santé est gangrené non seulement par la pénurie de médicaments et la fuite des compétences mais aussi par la corruption. Rappelons la suspension, durant l’année 2017, de directeurs d’hôpitaux, médecins et pharmaciens pour soupçons de corruption ou encore le limogeage de l’ancien PDG de la Pharmacie centrale.

A souligner également l’ampleur de l’endettement des hôpitaux publics et de la Pharmacie centrale, précisant que cette dernière traîne une dette de 500 millions de dinars tandis que pour les hôpitaux le volume des créances s’élève à 266 millions de dinars.

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La crise du médicament qui sévit dans le pays préoccupe et même inquiète depuis plusieurs semaines les Tunisiennes et les Tunisiens. Est-ce une vraie crise ou un complot contre la Pharmacie centrale? Qui est derrière cette affaire ? Est-ce la faute à la contrebande et au marché noir, comme disent certains experts du secteur ? Est-ce la résultante de la crise financière qui frappe le pays depuis plus de 7 ans ou une collusion contre la nation en général ? C’est l’ensemble des interrogations débattues, ce mercredi 8 août 2018, lors d’une table ronde organisée à l’initiative de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Interrogé sur l’affaire, le PDG de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), Ayman El Mekki, a fait savoir qu’une reprise progressive au niveau de l’approvisionnement du marché tunisien en médicaments a été constatée et que la Tunisie recevra prochainement une première commande. Et de préciser dans le même cadre que la PCT a trouvé un accord et a payé une première tranche de ses dettes auprès des fournisseurs étrangers.
Il a aussi indiqué que le stock de médicaments disponibles actuellement couvre 88 jours de consommation nationale et que l’insuline, le médicament qui a manqué le plus, est subventionné par la pharmacie centrale à hauteur de 90% et est disponible en stock pour 5 mois et 15 jours de consommation. Les deux autres types d’insuline qui ont manqué seront prochainement disponibles sur le marché, a-t-il ajouté, appelant ainsi à ne pas confondre “pénurie” et “produit manquant“.

Le responsable a tenu par ailleurs à expliquer que la crise du médicament en Tunisie est structurelle et ne date pas d’aujourd’hui, mais plutôt de l’année 2016 et c’est à partir de là que la sonnette d’alarme avait été tirée. “C’est une crise de cumul (…) C’est depuis des années que l’État intervient pour débloquer la situation et prendre à sa charge certaines engagements“, a-t-il dit.
“Si la pharmacie centrale n’était pas supportée par l’État, elle aurait explosé depuis l’année 2016 (…) Aucune société privée ne pourrait faire face à cette situation de crise et ce fardeau“, a assuré Al-Mekki, faisant remarquer que le volume de transactions de la pharmacie centrale atteint 1.300 millions de dinars par an, alors que ses dettes auprès des hôpitaux et les fonds sociaux sont estimées à 880 millions de dinars.

Il a en revanche assuré que la crise de la pharmacie centrale a été aggravée par plusieurs facteurs dont le glissement du dinar durant les trois dernières années, l’incapacité de la pharmacie centrale à payer ses dettes auprès des fournisseurs étrangers, la contrebande, le marché noir et la hausse de la consommation.

Pour dépasser cette situation de crise, El Mekki a appelé à garantir une liquidité mensuelle de 50 Millions de dinars par mois, à activer les mécanismes permettant d’ajuster les prix des médicaments, à lancer un programme pour la promotion du secteur des médicaments en Tunisie et réviser la réglementation régissant le secteur.
Le responsable de la pharmacie centrale a également appelé à examiner la possibilité de mettre en place un fonds national pour la promotion de l’industrie pharmaceutique, un fonds qui doit être géré par le ministère de la Santé, selon ses dires.

Le PDG de la pharmacie centrale a sous un autre angle indiqué que le conseil ministériel restreint, tenu lundi 11 juin 2018, sous la présidence du chef du gouvernement, n’a approuvé qu’une seule mesure proposée par la pharmacie centrale, portant sur l’injection dans la Pharmacie centrale 500 millions de dinars de liquidités, soit l’équivalent des dettes de la PCT auprès des fournisseurs étrangers, selon ses dires.

De son côté, le PDG de la CNAM, Bechir Armani, a indiqué que des prémisses de reprise ont été constatées au niveau de la caisse, faisant remarquer que le montant des achats effectués auprès de la pharmacie centrale s’élève à 700 millions de dinars par an dont 320 millions de dinars relatifs aux médicaments spécifiques. Du coup, les transactions de la CNAM auprès de la pharmacie centrale représentent 28% du chiffre d’affaires de la pharmacie centrale qui est aux alentours de 1300 Millions de dinars, selon ses dires.
Il par ailleurs indiqué que la CNAM a trouvé un accord avec la PCT pour régler ses dettes tout en lui versant régulièrement et mensuellement 23 millions de dinars. Et de préciser que les dettes de la CNAM s’élèvent jusqu’au mois de juillet courant à 388 MDT dont 276 sont des dettes antérieures, avant d’ajouter qu’à ce rythme la dette de la CNAM auprès de la Pharmacie centrale serait de seulement 45 MDT à la fin de cette année.

Quant à lui, le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Tunisie, Chedly Fendri, a pointé du doigt les fournisseurs étrangers. Selon lui, l’approvisionnement de la Tunisie en médicaments était un choix pour certains laboratoires étrangers, lesquels ont, stratégiquement, suspendu les médicaments qui n’ont pas d’alternatives en Tunisie pour pousser la pharmacie centrale à payer ses dettes.
Il a toutefois indiqué que la crise du médicament est sur le chemin d’être résolue et qu’entre 40 à 50 médicaments seront prochainement disponibles sur le marché.
Chedly Fendri a toutefois écarté le fait que la contrebande soit derrière la crise du médicament en Tunisie et que la principale raison de cette crise est la pénurie de liquidité à la pharmacie centrale.

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Malgré la crise économique qui l’a frappée de plein fouet après la révolution, la Tunisie reste une destination de choix pour les investissements. Contrairement à ce que disent certains, elle continue d’attirer de nouveaux investisseurs. De nouvelles sociétés et des marques de renommée internationale s’installent et font des affaires. Cette fois-ci c’est l’industrie automobile qui devrait en profiter. Le groupe de défense turc Nurol Makina, qui auparavant a manifesté son intérêt pour la Tunisie, pour y installer une usine de montage de véhicules blindés, vient d’obtenir une concession de 8 hectares en banlieue de Bizerte.

Selon des informations rapportées par l’agence Ecofin qui cite la presse turque, l’armée et la police tunisienne sont déjà des clientes de Nurol Makina et disposent d’un parc de plusieurs dizaines de 4×4 blindés Edjer Yalcin. L’usine, dont la production sera essentiellement destinée à l’export, devrait employer au départ une cinquantaine de personnes avant d’atteindre à terme 500 emplois directs, a précise la même source.

Les dernières statistiques de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) révèlent en effet que les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont enregistré une augmentation de 17,7% au premier semestre 2018 contre 23,3% en 2017 et une décroissance de 4,5% en 2016. Les flux des IDE ont atteint, fin juin 2018, 1,142 milliard de dinars contre 970,4 millions de dinars (MDT) au cours de la même période de 2017.

Les résultats du deuxième trimestre confirment aussi le rythme progressif des IDE en devises qui se sont élevés à 461,1 millions de dollars et de 380 millions d’euros. Le montant est composé d’investissements extérieurs à hauteur de 1,073 milliard de dinars et de 69,1 MDT en investissements de portefeuille. Au total, les IDE se sont inscrits sur une courbe ascendante réalisant une hausse de 16,8% par rapport à la même période durant l’année 2017.

L’inauguration, mercredi 25 juillet 2018, de l’unité industrielle de montage de pick-up Peugeot est un autre investissement non moins important accueilli par la Tunisie dans le secteur automobile. Elle sera installée dans la zone industrielle d’El Mghira (gouvernorat de Ben Arous). C’est la première du genre en Afrique du Nord, à l’initiative de la maison-mère pour un investissement de 32 MDT. Selon les premières estimations, ce projet générerait près de 400 emplois directs et indirects et vient répondre aux besoins des marchés local, interrégional et international.

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Les grèves successives et répétées observées dans les entreprises et qui n’épargnent aucun secteur continuent de fragiliser l’économie nationale. Bien que ces mouvements soit un droit garanti par la Constitution, ils ne cessent de ralentir l’activité de l’entreprise et bloquer la production. Après Léoni, Le Moulin et Petrofac, c’est au tour de “ChocoTom” de se retrouver dans une situation dont personne ne peut prévoir l’issue. Frappée par des mouvements sociaux, la société a réagi très fermement. Moncef Guezguez, secrétaire général adjoint de l’Union régionale du travail de la Manouba, a fait savoir ce jeudi 2 août 2018 à Africanmanager que la société “ChocoTom” a lancé un “lock-out” mettant au chômage près de 800 salariés pour une période d’un mois (août) et privant de salaire le personnel de ladite société.

Cette décision vient en réaction à une grève observée par les employés à la date du 27 juillet dernier pour revendiquer l’amélioration des conditions du travail et la réactivation d’un ensemble d’accords signés auparavant entre le syndicat et la direction de “ChocoTom”. Le responsable a toutefois indiqué que la grève est un droit constitutionnel, affichant son espoir de voir les salariés regagner leurs postes après ladite période.

Le responsable a par ailleurs dénoncé la réaction de la société vis-à-vis de cette grève, soulignant qu’une telle décision va à l’encontre du travail syndical. Il a également dénoncé la décision de la société de ne pas verser les salaires du personnel pour le mois d’août, évoquant la dégradation de la situation économique et financière dans le pays et la détérioration du pouvoir d’achat des ménages. “C’est une atteinte au travail syndical“, a-t-il dit.

Ce n’est pas la première fois que de tels faits se produisent en Tunisie, rappelons les remous au sein du groupe allemand “Leoni”, qui avait repris ses activités après une longue période de négociations et de cessation d’activité. Leoni, qui emploie plus de 2500 personnes dans la fabrication de câbles automobiles à Mateur (dans le gouvernorat de Bizerte), avait annoncé sa fermeture à cause des sit-in anarchiques et des menaces de grève qui perturbent l’activité et provoquent des retards de livraison.

Idem pour la confiserie Triki “Le Moulin” à Sfax, qui produit de la « chamia » depuis plusieurs décennies et compte quelques400 employés. La société avait également cessé ses activités pour une bonne période à cause de la grève des ouvriers mais elle avait par la suite repris la production après l’intervention du gouverneur de Sfax et d’autres parties et après qu’un accord a été trouvé entre le propriétaire et les travailleurs.

C’est la même chose pour la société pétrolière et de gaz Petrofac, à Kerkennah, qui avait également décidé de quitter la région à cause des grèves répétées et anarchiques observées et des blocages provoqués par le personnel de ladite société durant plusieurs mois. C’est la société qui avait connu les manifestations les plus mouvementées où des actions de désobéissance civile avaient été menées dans la région, accompagnés de la fermeture du siège de la Délégation, du bureau de la Recette des Finances et des établissements scolaires.

Nous rappelons à ce propos que le droit de grève est consacré par la nouvelle Constitution et encadré par le Code du travail dans le but de préserver les intérêts des employés et des employeurs.

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La fuite des cerveaux ne cesse de prendre de l’ampleur en Tunisie, l’enseignement et la médecine sont les secteurs les plus touchés, voire menacés par ce phénomène. En effet, malgré les multiples démentis, les chiffres sur la fuite des cerveaux squattent la place publique. Selon une étude réalisée par l’Union des professeurs universitaires chercheurs tunisiens (IJABA), 4000 enseignants universitaires ont, durant l’année 2018, quitté la Tunisie pour travailler à l’étranger, la plaçant ainsi en haut du classement des pays arabes “émetteurs de compétences“. Des chiffres qui nécessitent, tout de même, une réaction sérieuse de la part du gouvernement et des parties responsables, à travers au moins l’ouverture d’un dialogue sur la question et la mise en place d’une stratégie globale permettant de chercher des solutions et de remédier à la situation.

Il est à noter que les compétences tunisiennes sont les bienvenues à l’étranger et sont bien payées. Les Tunisiens aiment aussi travailler à l’étranger, ils se sentent mieux traités que dans leur propre pays et une écrasante majorité des diplômés de l’enseignement supérieur refusent même d’y retourner à cause notamment de la détérioration des conditions de vie. Bref, quitter la Tunisie pour travailler à l’étranger est considéré comme la vraie réussite pour la plupart des citoyens.

Selon la même source, les compétences tunisiennes qui ont quitté le pays sont estimées, jusqu’à octobre dernier, à 8000 cadres et 1200 hommes d’affaires.

Dans le même contexte, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a assuré, lors du congrès syndical du secteur de la santé public, tenu mardi dernier à Hammamet, qu’au total 630 médecins ont quitté la Tunisie durant le premier semestre de cette année et que selon les dernières prévisions, 900 autres comptent prendre le large en 2019. Pire encore, 55% des étudiants tunisiens à l’étranger refusent de retourner au bercail.

Pourtant lors d’une séance d’écoute tenue récemment à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Slim Khalbous, avait minimisé l’ampleur du phénomène et avait démenti les chiffres communiqués sur le nombre des enseignants universitaires ayant quitté la Tunisie pour travailler à l’étranger. Selon lui, le nombre de ceux qui travaillent actuellement à l’étranger est de l’ordre de 1513 et une base de données a été créée dans ce sens. Et Khalbous d’ajouter qu’aucun enseignant universitaire ne peut sortir pour une planque à l’étranger sans l’aval du ministère et de l’ATCT. Par ailleurs un accord a été conclu avec les pays du Golfe afin de donner la priorité aux jeunes diplômés, et ce pour éviter la fuite des cerveaux, selon ses dires. “Du coup, le flux s’est inversé et la fuite des des enseignants universitaires devient quelque chose de positif“, a-t-il précisé.

Outre cet accord, Khalbous avait annoncé la mise en place, au sein de son ministère, d’une plate-forme numérique leur permettant d’être en contact et d’échanger avec les universitaires et les chercheurs tunisiens à l’étranger.

Voilà, le même dossier, des données différentes et deux sons de cloche diamétralement opposés entre IJABA et leur ministre. Qui croire ? Cette vague de départs est-elle une chance pour le pays ou une catastrophe ?

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Comme à l’accoutumée et après la réussite de sa première action, la fondation Hédi Bouchamaoui renouvelle l’expérience et célèbre, à sa façon, la journée du savoir. C’est lors d’une ambiance conviviale et chaleureuse tenue, vendredi 27 juillet 2018 au lycée “Abou Loubeba” du gouvernorat de Gabès que la fondation a remis leurs prix à 17 lauréats parmi ceux ayant excellé dans leurs études dans l’enseignement de base et de l’enseignement secondaire de tous les lycées et collèges relevant de ce gouvernorat. Ces derniers ont été honorés et des cadeaux dont des livrets d’épargne et des tablettes leur a été remis. Plusieurs personnalités ont pris part à cette cérémonie tels que le gouverneur dudit gouvernorat, le commissaire régional de l’éducation, khaled Bouchamaoui, le président de la Fondation et Ezzedine Ounis, coordinateur général de la Fondation. La bachelière qui a obtenu la meilleure moyenne, Roua Librini a obtenu un livret d’épargne de 1000 dinars, une tablette et un billet d’avion (Aller/Retour) en Allemagne.

Dans une déclaration faite aux médias en marge de cette cérémonie, khaled Bouchamaoui a souligné l’importance d’investir dans l’enseignement comme levier de croissance et de développement pour le pays. ” Nous avons choisi l’éducation parce que nous croyons fort dans le secteur”, a assuré Bouchamaoui, exprimant l’espoir de voir la fondation toucher d’autres secteurs vitaux comme celui de l’éducation.
Interrogé sur le choix de Gabès, le responsable nous indiqué que ce gouvernorat est classé comme marginalisé : ” Nous avons choisi Gabès parce que nous estimons que le nombre des fondations qui y sont installées et qui se chargent de la question de l’éducation est très minime pour ne pas dire inexistant”, a-t-il soutenu.
Il a en outre indiqué que le gouvernorat de Gabès a réellement besoin de subvention : ” On s’est dit qu’on doit réussir dans ce gouvernorat avant d’aller dans d’autres régions”, a expliqué le président de la Fondation sans pour autant cacher l’intérêt porté à toutes les régions du pays.
Un avis partagé par Ezzedine Ounais, lequel a affirmé dans une déclaration de presse que de telles actions sont élevées au rang de devoir : ” Le secteur privé est appelé aujourd’hui de plus en plus à appuyer les actions sociétales”, a-t-il indiqué avant de rappeler que, l’année dernière, la fondation s’est trouvée en face de quelques petits problèmes en rapport avec la nature de cette action et comment un entreprise privée appuie le secteur étatique, mais que ces difficultés ont toutes été surmontées lors de cette deuxième action, ce qui n’est pas le cas pour cette édition.
Il a dans le même contexte indiqué que la fondation apporte son soutien au secteur de l’éducation parce qu’elle considère que l’enseignement est la base de tout développement économique en Tunisie, sans écarter l’éventualité de toucher d’autres secteurs.
Quant à lui, le gouverneur a souligné l’importance de cette action menée par la fondation Hedi Bouchamaoui, appelant ainsi à accentuer, dès lors, les efforts pour faire réussir la prochaine saison scolaire.
Profitant de la cérémonie, le gouverneur n’a pas manqué de se féliciter des efforts fournis par les institutions sécuritaire et militaire tout en veillant à sécuriser les établissements scolaires et faire réussir les examens nationaux.
Le gouverneur a par ailleurs déploré les faibles et mauvais résultats obtenus lors des examens nationaux notamment de la 6ème et de la 9ème année, appelant ainsi à mettre en place une stratégie nationale permettant de développer des compétences et déboucher sur des résultats meilleurs, selon ses dires.
Il est à noter à ce propos que la Fondation Hedi Bouchamaoui a déjà entamé un programme d’amélioration des conditions d’apprentissage des enfants à Gabès, visant l’amélioration de la qualité de l’environnement scolaire et elle a aussi pris l’initiative de créer des clubs de langues dans un certain nombre de collèges .

Ainsi en collaboration avec des institutions de l’université de Gabès et des partenaires de la société civile, la Fondation a contribué à l’organisation du pré-forum citoyen de l’éducation portant sur le thème : ” La gouvernance de l’éducation…ici et maintenant” tenu le 12 mars dernier, au cours duquel de nouvelles approches autour de la modernisation du système éducatif ont été discutées.

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Le député du Front populaire et président de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Mongi Rahoui, a démenti les informations selon lesquelles le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait bien consulté le président de la République, Béji Caied Essebsi avant de prendre la décision de nommer Hichem Fourati au poste de ministre de l’Intérieur. “Le gouvernement de Chahed est celui d’Ennahdha (…) C’est la seule partie qui a été consultée au sujet de cette nouvelle nomination“, a assuré Rahoui dans une interview accordée ce jeudi 26 juillet 2018 à Africanmanager. Et d’ajouter que Ennahdha est aujourd’hui le seul parti qu’on consulte dans les décisions gouvernementales : “C’est l’unique sponsor officiel de Youssef Chahed“, a-t-il soutenu.

Mongi Rahoui explique cela par le fait que Ennahdha est la seule partie qui soutient encore Youssef Chahed. En effet, le conseil de la Choura qui s’est réuni récemment a réaffirmé, dans un communiqué, le soutien du mouvement au maintien de Chahed à la présidence du gouvernement, assorti d’un remaniement ministériel partiel si nécessaire.

Dans le même ordre d’idées, le député a pointé du doigt le chef du gouvernement, l’accusant de tricher, de manipuler les données et de répéter le même scénario que celui utilisé lors du limogeage de Lotfi Brahem, l’ancien ministre de l’Intérieur  : “Chahed nous a fait croire que le président de la République avait été consulté sur ce limogeage alors qu’il ne l’est pas“, a assuré le député, faisant remarquer qu’à travers cette manière de gérer les affaires, Chahed a voulu  jeter la confusion dans les débats et entre les différents partis et forces politiques.

Rahoui a martelé que Chahed n’a consulté que les partis Ennahdha et Al Moubedara alors qu’il a dit clairement qu’il avait consulté les formations politiques.  “Le Chef du gouvernement veut utiliser le symbolisme du président de la République“, a-t-il indiqué, exprimant son étonnement d’entendre de telles déclarations alors que le chef de l’Etat avait clairement appelé Chahed à démissionner ou à se présenter à l’ARP.

Un avis partagé par Mongi Harbaoui, porte parole de Nidaa Tounes, qui a démenti, citant des sources, que le chef de l’État ait été consulté au sujet de la nomination de Hichem Fourati, il a été simplement informé selon lui. “Son parti n’a pas aussi été consulté“, a-t-il assuré lors de son passage ce jeudi sur Shems Fm.

Nous rappelons à ce propos que le chef du gouvernement a désigné Hichem Fourati au poste de ministre de l’Intérieur en remplacement de Ghazi Jeribi, ministre de la Justice et ministre de l’Intérieur par intérim. Fourati est un cadre administratif du département et a été le chef du cabinet du ministre Hedi Majdoub.

Lors des festivités de la fête de la République qui ont eu lieu mercredi 25 juillet 2018, Chahed avait déclaré qu’il avait bien consulté les formations politiques «qui soutiennent son gouvernement» avant de prendre la décision de nommer Hichem Fourati au poste de ministre de l’Intérieur.

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La séance plénière de ce mardi 24 juillet 2018 consacrée à l’élection des trois membres restants de la Cour constitutionnelle a suscité une grande polémique à cause des divergences de points de vue. Les députés qui devaient se réunir pour achever la mise en place de cette instance constitutionnelle n’y sont pas. Le matin à 9h, le nombre des élus présents n’a pas dépassé 27, obligeant ainsi le vice-président de l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP) à reporter ladite réunion jusqu’à la constitution du quorum. 4 heures après, la décision a été prise de reprendre les travaux, mais c’est toujours le même problème : Le quorum n’est pas atteint.

Réagissant à cela, le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur, qui a pris la relève de Abdelfattah Mourou, n’a pas pu caché sa colère et a apostrophé les députés . “Il n’y aura pas de plénière sans la présence de tous les députés (…) C’est une plénière historique permettant de mettre en place la plus grande et la plus importante instance constitutionnelle”, selon ses dires. Il a appelé ainsi les députés à arrêter les travaux au niveau des commissions et à rejoindre cette plénière.

Mohamed Ennaceur a également exprimé son étonnement de voir cette plénière abandonnée par un bon nombre de députés alors qu’elle revêt une grande importance, d’après lui.

Dans une déclaration récente, le président de l’ARP avait souligné la nécessité de mettre en place la Cour constitutionnelle afin de garantir la primauté de la Constitution et défendre le régime républicain et démocratique. Il a fait remarquer que le consensus est impératif pour réussir la plénière consacrée à cette élection, précisant que cela exige, au minimum, le vote de la majorité des deux tiers des députés, soit 145 voix.

Il semble toutefois que l’affaire est plus qu’une question de quorum puisque, selon nos informations, aucune réunion n’a eu lieu, jusqu’à l’heure du démarrage de cette plénière, au niveau des commissions ; la seule qui est prévue cet après-midi est celle de la commission des finances, avec le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari.

Hssouna Nassfi, le député de Machroua Tounes, a indiqué, lors de son intervention, ce mardi, sur les ondes d’Express Fm, qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas d’accord entre les 8 blocs parlementaires sur les noms des trois personnes à élire parmi les candidats. Il a également estimé que le vote de ses collègues n’aboutira pas à l’élection des membres de cette Cour Constitutionnelle. Le député Ghazi Chaouachi, membre de la commission (bloc démocrate), a déclaré à l’agence TAP que la crise persiste au sein de la commission car le bloc Nidaa Tounes et le bloc Al-Horra du mouvement Machrou Tounes continuent de rejeter la candidature de Ayachi Hammami, sachant que les procès verbaux comportant les noms sur lesquels il y a eu un consensus ont été déjà signés précédemment.
Les blocs de l’opposition, a-t-il ajouté, ont respecté ce qui avait été convenu ainsi que l’élection de la députée Raoudha Ouersighni, candidate du bloc Nidaa Tounes.
Par ailleurs, Chaouachi a indiqué qu’un consensus a été obtenu au sujet des candidats Sana Ben Achour et Abdellatif Bouazizi, écartant la possibilité d’élire, lors de la séance plénière d’aujourd’hui, un autre membre de la Cour constitutionnelle vu la difficulté de rassembler les 145 voix requises.

En mars dernier, seule la magistrate Raoudha Ouersighni a réussi à recueillir une majorité de 150 voix. Ces élections avaient échoué à trois reprises consécutives dans la désignation des trois membres restants, candidats à la Cour constitutionnelle. Il s’agit de deux spécialistes en droit et d’un troisième non spécialiste en droit.
Le bureau de l’ARP avait décidé, début avril, de rouvrir l’appel à candidatures pour la Cour constitutionnelle. Le président de la commission parlementaire électorale avait indiqué, dans une déclaration à l’agence TAP, en juin dernier, que la Commission a reçu 11 dossiers de candidature dont 7 dans la spécialité de droit.
La loi organique n° 2015-50 du 3 décembre 2015, relative à la Cour constitutionnelle dispose que la Cour constitutionnelle se compose de douze membres. L’ARP désigne quatre membres qui sont élus au scrutin secret à la majorité des deux tiers de ses membres. Si, après la tenue de trois séances consécutives, le nombre suffisant de candidats n’obtiennent pas la majorité requise, il est procédé de nouveau à l’ouverture des candidatures pour présenter de nouveaux candidats en fonction du nombre manquant.

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Bien que la croissance enregistrée, en 2017, soit encore modérée avec un taux de 2% aux prix constants de 2010, les tensions sur les prix observées durant la deuxième moitié de 2016 se sont exacerbées en 2017. En effet, l’inflation globale qui a débuté l’année au niveau de 4,6% est allée crescendo, culminant à 6,4% en décembre. Anticipant la résurgence des tensions inflationnistes, la Banque centrale a durci sa politique monétaire, en relevant, à deux reprises, son taux directeur, le portant de 4,25% à 4,75% en avril 2017, puis à 5% en mai“, indique la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans son dernier rapport relatif à l’année 2017.

Toujours selon le rapport, à partir du mois de juillet, la Banque centrale a entamé un resserrement quantitatif, visant à limiter à 7 milliards de dinars ses opérations principales de refinancement, sous forme d’appels d’offres hebdomadaires et a procédé, fin décembre, à l’élargissement du corridor de fluctuation des taux du marché monétaire de 150 points de base, portant sa largeur à 200 points de base. En conséquence, le taux de la facilité de dépôts à 24 heures, qui constitue le plancher du corridor, a été ramené à 4% tandis que le taux de la facilité de prêt marginal, limite supérieure dudit corridor, s’est établi à 6%. L’élargissement du corridor n’était qu’un signe précurseur d’un relèvement imminent du taux directeur, qui a d’ailleurs été porté, début mars 2018, à 5,75%, à un moment où l’inflation a culminé à 7,1% en février 2018 et menace de poursuivre son trend haussier.

En réalité, ces évolutions ne sont que la conséquence des derniers développements à l’échelle internationale et nationale. Au niveau international, l’orientation vers la normalisation des politiques monétaires de la BCE et de la FED, sur fond de reprise de l’activité et d’un début de convergence des taux d’inflation vers leurs niveaux-cible, devrait impacter les taux sur les marchés financiers internationaux et par conséquent les coûts de mobilisation des ressources. Par ailleurs, l’augmentation des prix de la plupart des produits de base et l’environnement géopolitique encore hostile resteront les principaux défis auxquels l’économie tunisienne devrait faire face.

A l’échelle nationale, la croissance économique a été tirée, entre autres, par la bonne tenue du secteur touristique et des industries manufacturières exportatrices, et à un moindre degré par une faible reprise de l’activité dans le secteur agricole. Elle aurait été bien meilleure n’eussent été les difficultés persistantes dans les activités extractives. Sur un autre plan, le déficit courant de la balance des paiements a culminé à 10,2% du PIB, un plus haut sur deux décennies. Pour sa part, le déficit budgétaire s’est situé à 6,1% du PIB et a nécessité, pour son financement, un recours accru aux ressources extérieures, portant l’encours de la dette publique au voisinage de 70% du PIB. In fine, l’ampleur des déficits jumeaux a non seulement mis davantage de pression sur le marché des changes et la liquidité bancaire, mais devient de plus en plus menaçante pour la soutenabilité de la dette.

Pour 2018, la stabilisation du cadre macroéconomique s’avère nécessaire pour renouer avec une croissance saine et durable, et cela ne pourrait être accompli qu’à travers la maîtrise de l’inflation et des déficits jumeaux, et la poursuite des réformes structurelles.

La BCT a sous un autre angle indiqué que la conjoncture économique difficile qui a prévalu, en 2017, a contribué à un resserrement plus prononcé de la liquidité bancaire. En effet, l’importante baisse des avoirs en devises, du fait du niveau exceptionnellement élevé du déficit courant et de l’importance des besoins de financement domestique du Trésor, continue à exercer des effets restrictifs sur la liquidité bancaire. En revanche, les Billets et monnaies en circulation (BMC), en dépit de leur augmentation notable, en 2017, n’ont eu qu’un effet modéré sur la liquidité bancaire. C’est qu’une bonne partie de la fiducie se trouve en dehors du circuit bancaire.

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“La conjoncture économique mondiale pour l’année 2018 est favorable pour la consolidation de la reprise de la croissance économique en Tunisie. L’année 2018 semble être un pic de croissance pour nos partenaires. Cependant des éléments de vulnérabilités – qui sont en fait des menaces immédiates – persistent.

Les finances publiques sont le talon d’Achille de la croissance future de l’économie tunisienne.”, indique l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) dans une note de conjoncture récente. Les corrections budgétaires devraient être axées sur l’optimisation (la réduction ou du moins la limitation) des dépenses improductives. L’expérience internationale suggère que la réduction des dépenses de 1% du PIB entraîne un recul d’environ un demi-point de pourcentage par rapport à la croissance moyenne d’un pays. En revanche, les corrections budgétaires axées sur la hausse des impôts de 1% du PIB s’accompagnent d’un recul du PIB de 2%. Cet effet de récession a tendance à durer plusieurs années. La réduction des dépenses est de ce point de vue la solution de moindre mal. Il est également souhaitable d’examiner la composition des recettes fiscales et d’orienter les taxes vers les segments les moins nocifs pour la croissance (taxes récurrentes et sur la propriété).

L’inflation devrait être corrigée par des politiques structuralistes (et non monétaristes comme le fait actuellement la BCT). Ces politiques consistent à corriger les imperfections du marché. Une identification précise, après étude, des goulots d’étranglement est donc nécessaire. Le traitement de l’inflation devrait donc se faire, dans l’immédiat, selon une approche sectorielle et non globale.

Au niveau sectoriel, les actions urgentes concernent le marché des biens et services, les secteurs du bâtiment et le phosphate.
Le faible niveau de l’investissement (national et étranger) nécessite l’amélioration du climat des affaires. Le décret gouvernemental n° 2018- 417 relatifs aux mesures d’amélioration du climat des affaires devrait, théoriquement impacter positivement notre classement. Un regain de confiance de la part des investisseurs étrangers est donc envisageable, mais en particulier d’attirer de nouveaux investisseurs.
Les déficits jumeaux (déficit budgétaire et déficit commercial) entraînent la dépréciation du Dinar et l’épuisement des réserves de change. Notre déficit commercial prononcé (28%) par rapport à la Chine et la Turquie (15%) s’explique essentiellement par la dépréciation compétitive des monnaies nationales de ces pays. L’amélioration de la compétitivité nationale pour résorber les déficits jumeaux passe inévitablement par l’amélioration de la productivité du travail et du capital.

Le rythme de croissance des crédits aux particuliers (crédits consommation et logement) a continué leur décélération amorcée depuis 2017. Il est passé de 5% en 2014 à 1% en 2018. Cette décélération s’explique d’une part par le renchérissement du coût de financement (en raison des relèvements successifs du taux directeurs de la BCT) et des dispositions fiscales qui ont freiné la demande notamment pour le financement des logements et de l’acquisition des voitures. Cette décélération pourrait se traduire par une contraction de la consommation et se répercuter in fine sur la croissance.

Par ailleurs, les crédits aux professionnels ont continué à augmenter à un rythme soutenu depuis 2016 (entre 14% et 15% en 2018), notamment dans le secteur de l’industrie et des professionnels. Cette tendance s’explique essentiellement par l’accroissement des besoins de financement (investissement et exploitation) tirés par les effets de la dépréciation du dinar tunisien. Quant aux secteurs des professionnels, nous pensons que cette évolution traduit un repositionnement stratégique de la majorité des banques de la place vers ce segment en raison de la contraction de la demande du segment des particuliers.

En effet, au sujet du financement de l’économie, la note de l’Ites précise que le rythme de croissance des crédits aux particuliers (crédits consommation et logement) a continué leur décélération amorcée depuis 2017. Il est passé de 5% en 2014 à 1% en 2018. Cette décélération s’explique d’une part par le renchérissement du coût de financement (en raison des relèvements successifs du taux directeurs de la BCT) et des dispositions fiscales qui ont freiné la demande notamment pour le financement des logements et de l’acquisition des voitures. Cette décélération pourrait se traduire par une contraction de la consommation et se répercuter in fine sur la croissance.

Par ailleurs, les crédits aux professionnels ont continué à augmenter à un rythme soutenu depuis 2016 (entre 14% et 15% en 2018), notamment dans le secteur de l’industrie et des professionnels. Cette tendance s’explique essentiellement par l’accroissement des besoins de financement (investissement et exploitation) tirés par les effets de la dépréciation du dinar tunisien. Quant aux secteurs des professionnels, nous pensons que cette évolution traduit un repositionnement stratégique de la majorité des banques de la place vers ce segment en raison de la contraction de la demande du segment des particuliers.

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La commission du développement relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a rendu public, lors d’une séance plénière tenue ce jeudi 19 juillet 2018, son rapport sur le développement régional dans les gouvernorats du Sud-ouest à savoir; Gafsa, Kébili et Tozeur. Un rapport dont il recense l’ensemble des handicaps et des difficultés : pauvreté, chômage, détérioration des services de la santé, du transport et absence de projets de développement. Des problèmes qui remontent à plusieurs années sans que le gouvernement bouge. Ledit rapport a mobilisé 12 ministres à savoir ceux de l’Équipement et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Sala Arfaoui, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdahri, du Tourisme, Salma Elloumi, des Finances, Ridha Chalghoum, de l’Agriculture, Samir Bettaieb, de l’Environnement, Ridha Mouakher, de la Santé, Imed Hammami et de l’Industrie, Slim Feriani.

Le député Adnène Hajji a dénoncé l’absence de développement dans le gouvernorat de Gafsa et les rapports et l’ensemble des diagnostics qui ont été fait sur les régions de l’intérieur sans aboutir à des résultats ou résoudre la crise qui ne cesse de s’y aggraver depuis des années.
Il a dans ce même cadre assuré qu’il n y aura pas de développement sans transport, sans eau ou encore sans police. ” Les régions de Redayef et Mdhilla sans sans sécurité depuis une années. ” C’est une politique adoptée par tous les gouvernements qui ont succédé à la Révolution “, a indiqué le député, soulignant que l’État pratique une forme de sanction envers le citoyen.” Chaque fois qu’il il y a une manifestation, la police se retire”, a-t-il précisé.

Dans le même ordre d’idées, Hajji a indiqué qu’il a été appelé à ouvrir les postes de police qui sont depuis plusieurs mois fermées,mais en vain, les responsables expliquent ces fermetures par l’absence des conditions de sécurité qui y règne.

Outre la sécurité, le député a soulevé le problème d’approvisionnement en eau des habitants de Gafsa et les coupures qui interviennent chaque jour dans différentes délégations. ” Le problème de l’eau s’est aggravé davantage à Gafsa alors qu’aucun diagnostic n’a été fait fait en la matière”, a assuré le député, avant de s’interroger : ” Où est le problème? Quelle en est la cause? Est-ce en relation avec la rareté des ressources en eau dans ce gouvernorat ou cela est dû à des pannes techniques.

Adnène El Hajji a en revanche indiqué que des experts en la matière se rendront bientôt à Gafsa pour examiner le problème de l’eau dans ce gouvernorat, et s’employer à lui trouver les bonnes solutions.
L’élu de l’ARP a également déploré l’absence de transport et de développement dans ce gouvernorat, faisant remarquer que l’urgence aujourd’hui est la relance de l’investissement et la création de l’emploi, selon ses dires.

Assma Abou El Hana, pour sa part, a contesté les rapports sur le développement plaçant le gouvernorat de Gafsa en tête soulignant à l’adresse des ministres présents, que l’indice de développement relatif à l’année 2015 dans la région d’El Metlaoui par exemple est de 0,20%, Redayef (0,19%), Sidi Aich ( 0,14%), Om Laârayess (0,14%), El Mdhila (0,11%°, El Kssar (0,04%).

La députée a également mis en doute les s taux de chômage communiqués par les responsables, faisant remarquer que le taux de chômage à Gafsa est de 27,3% dont 60,4% dans les rangs des diplômés de l’enseignement supérieur. De même, le taux de pauvreté s’élève à 30,9%, selon ses dires.
La députée a dans un autre contexte indiqué que le gouvernorat de Gafsa souffre d’un grand problème suite aux coupures répétitives de l’eau et s’étalant parfois sur 10 jours : ” Nous ne pouvons pas garder le silence devant ces coupures (…) Il faut réagir rapidement et faire le nécessaire (…) ça devient insupportable (…) Gafsa est un gouvernorat agricole”, a-t-elle dit.

Quant à lui, le député Zouhaier Maghzaoui a reproché à la commission de ne pas publier les résultats des anciens rapports faits en la matière, cela renforcera la crédibilité des rapports et diagnostics ainsi que les travaux de l’ARP, selon ses dires.

Enfin, le député Sofiène Toubel a indiqué que le gouvernorat de Gafsa est semblable aujourd’hui à l’Éthiopie et ce en dépit de l’ensemble des mesures et des projets annoncés au profit de ce gouvernorat : ” Ils nous ont laisséaux rêver de voir Gafsa comme New York…mais malheureusement ce gouvernorat ressemble aux plus misérables contrées d’Afrique”, a-t-il dit.

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Le député Machrouû Tounes, Hassouna Nasfi a affirmé, dans une déclaration ce lundi 16 juillet 2018 à Africanmanager, que l’interview du président de la République, Béji Caïd Essebsi, , dimanche soir, a été un échec et a aggravé davantage la crise politique qui sévit dans le pays depuis des mois.

Et de préciser dans le même contexte qu’ à travers cette interview, le chef de l’État a voulu imputer la responsabilité de la détérioration de la situation politique dans le pays au Chef du gouvernement, Youssef Chahed, ce qui a créé une crise entre l’un et l’autre, à savoir le chef de l’État et celui du du gouvernement.

Il a en outre indiqué que BCE a fait comprendre aux Tunisiens que l’objectif essentiel de cette interview est de régler des comptes à Youssef Chahed et de lui faire assumer la responsabilité non seulement de la crise actuelle dans le pays, mais aussi de ce qui se passe au sein du parti de Nidaa Tounes, du limogeage de l’ancien ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, des changements qui ont eu lieu à la tête de certains départements, notamment celui de l’Intérieur et de l’attaque terroriste perpétrée voici quelques jours à Ain Soltane dans le gouvernorat de Jendouba.

Le député a d’autre part indiqué qui s’attendait à une nouvelle vision et une réaction d’un homme politique, plus est chef de l’Etat, loin des tiraillements politiques, expliquant que la solution n’est pas le limogeage ou la démission du chef du gouvernement.

Il a reproché au président de la République de ne pas mentionner la prérogative que lui reconnaît l’article 99 de la Constitution de demander lui-même à l’ARP un vote de confiance pour le maintien ou non du gouvernement, faisant remarquer que le pays ne supporte pas d’autre crises surtout que le Tunisien a perdu toute sa confiance dans les politiciens.

Autres réactions. Les partis Afek Tounes, Machrou Tounes et la coalition du Front populaire (FP) devront se réunir chacun ce lundi ou mardi pour discuter de la situation générale du pays et du contenu de l’interview du président Béji Caïd Essebsi diffusée dimanche soir sur la chaine privée Nessma TV, ont-ils indiqué dans des déclarations à l’agence TAP.

Le secrétaire général du mouvement Echaab et dirigeant du FP Zouheir Hamdi a annoncé une réunion du conseil central de la coalition ce lundi consacrée à l’examen de la situation générale du pays et certains points évoqués dans l’interview du président de la République concernant notamment le gouvernement. La réunion doit discuter également des alternatives envisageables pour la prochaine étape, a-t-il dit.

De son côté, la députée Afek Tounes Lilia Younes Ksibi a relevé que le comité exécutif du parti se réunira cet après-midi pour débattre du contenu de l’interview du président de la République et prendre position à ce sujet.

Pour la députée Afek Tounes, Rim Mahjoub la position du parti sera plus explicite à la lumière du contenu de la réunion de Carthage ce lundi avec les parties prenantes du Document de Carthage.

Souhail Alouini, député Machrou Tounes a relevé, quant à lui, que le mouvement se réunira aujourd’hui ou demain pour interagir avec le contenu de l’interview de Béji Caïd Essebsi.

Le président Béji Caïd Essebsi a déclaré, dans une interview télévisée, diffusée, dimanche soir, que la situation actuelle du pays est difficile et ne peut durer.

“Si la situation persiste (…) le chef du gouvernement doit soit démissionner, soit solliciter, de nouveau, le vote de confiance du parlement”, a-t-il dit.

Il est à rappeler à ce propos que le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a déclaré, dans une interview télévisée, dimanche soir, que le chef du gouvernement, Youssef Chahed devra démissionner ou aller solliciter la confiance de l’ARP, si la situation actuelle reste en l’état.
Il s’agit d’une situation qui va de mal en pis, atteignant le point de non retour, a-t-il dit, ajoutant que pour y remédier, il faudra impérativement remettre en selle la « ceinture politique » dont bénéficiait le gouvernement avant la suspension du « Document de Carthage » et de « Carthage 2 ».

BCE a en outre affirmé que la situation qui est actuellement celle du gouvernement ne peut plus durer, sans en dire davantage, ajoutant dans son interview télévisée dimanche soir.
que « celui qui lorgne une réussite aux prochaines élections présidentielles doit d’abord apporter la preuve qu’il a réussi en 2017 et 2018 ».

Il a révélé qu’il n’était pas d’accord avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed sur l’opportunité de révoquer l’ex ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem , ajoutant qu’il lui a demandé de temporiser et de différer à plus tard cette décision. S’exprimant dans une interview télévisée, il a souligné que Chahed, voulant aller vite en besogne, y opposé une fin de non recevoir, ce qui a été suivi par une vague massive de nominations au sein du ministère de l’Intérieur et de l’appareil de sécurité, impactant négativement ses missions, ce dont témoigne l’attentat d’Ain Soltane.

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