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Mohamed Lahmar

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Le gouvernement semble sûr de son fait : les terroristes seront vaincus

Le gouvernement semble sûr de son fait : les terroristes seront vaincus, et la Tunisie ne doit pas avoir des raisons d’avoir peur. C’est, en somme, le message que le chef du gouvernement, Ali Laarayedh, a voulu envoyer aux Tunisiens, alors que, sur les hauteurs de Jebel Chaambi, la traque des terroristes se poursuit sans relâche et même avec des résultats que l’ont peut juger positifs.

Lors d’une séance de dialogue avec le gouvernement provisoire, mercredi matin à l’Assemblée nationale constituante (ANC), consacrée à la situation sécuritaire dans le pays, Larayedh a fait part de la détermination des forces de sécurité et de l’armée à pourchasser ces éléments en vue de les capturer et les déférer à la justice.

Le chef du gouvernement a révélé que les terroristes retranchés au Jebel Chaambi (gouvernorat de Kasserine) sont en partie « des éléments ayant réussi à échapper aux forces de sécurité lors de rafles opérées dans un certain nombre de quartiers et de villes tunisiennes au cours de la période écoulée et qui ont pris le maquis pour se mettre hors de portée de la police et de l’armée ».

Selon lui, ces éléments avaient profité du climat de liberté, de la situation générale dans le pays, de l’affaiblissement du gouvernement central après la révolution, mais aussi de la conjoncture régionale, en général.

Maintenant que l’Etat a, selon lui, retrouvé son autorité, nous sommes « désormais en mesure de traquer les réseaux terroristes, démanteler leurs relations et en connaître l’organisation structurelle » ce qui, dit-il, a déjà permis d’arrêter plusieurs de leurs membres, dont certains sont incarcérés et d’autres en liberté conditionnelle ». « La bataille contre le terrorisme passe, dans l’un de ses volets, par la reprise en main des mosquées, en collaboration avec le ministère des Affaires religieuses », a ajouté Larayedh, précisant qu’un grand nombre de mosquées sont de nouveau sous contrôle et que « seulement un petit nombre d’entre elles échappent encore à tout contrôle, y compris celui du ministère de tutelle ».

Selon le chef du gouvernement provisoire, les forces de sécurité ont réussi à démanteler nombre de cellules et réseaux qui avaient fait de l’organisation du voyage de compatriotes « vers des destinations suspectes » leur principale occupation. « Ainsi, a-t-il dit, un millier d’individus ont été empêchés de quitter le territoire pour cause de destination suspecte.

De même, il a été procédé au démantèlement de réseaux spécialisés dans le trafic illicite d’armes et à la confiscation de leurs stocks d’armements et munitions ».

Il a en outre assuré qu’il « n’y a plus aucun réseau dans le pays pratiquant le trafic d’armes, à notre connaissance ».

Pour Ali Larayedh, il y aurait seulement deux explications au phénomène de constitution de stocks d’armes dans le pays: « Soit ces éléments stockent des armes pour les utiliser, le moment venu, dans des opérations de sabotage et de terrorisme, soit que le but recherché est d’en approvisionner des parties extérieures ».

Tout le monde, armée, forces de sécurité et l’ensemble des Tunisiens, a encore déclaré Ali Larayedh, sont animés de la même détermination de faire front au fléau du terrorisme en Tunisie, de le combattre et d’en démanteler les cellules dans le cadre de l’application des lois.

Réussir cette gageure, a-t-il ajouté, commande de développer les législations et doter les forces de sécurité d’une logistique suffisante pour leur permettre de remplir au mieux leur mission, sans pour autant négliger le soutien devant être apporté par toutes les composantes de la communauté nationale, à commencer par le ministère des Affaires religieuses pour asseoir les attributs d’un islam médian et modéré.

Après avoir rappelé le train de réformes introduites depuis la révolution dans l’institution sécuritaire pour l’avènement d’une « sécurité républicaine n’ayant d’autre allégeance qu’à la patrie », Larayedh a fait état de trois projets de lois actuellement en cours d’étude au niveau de la Présidence du gouvernement pour être transmis incessamment à l’ANC et destinés à codifier la conduite à suivre en cas d’attroupement ou de menace à la sécurité des personnels, assurer l’intégrité des locaux des unités et organiser la couverture sociale des agents.

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Réuni

Réuni, mardi, le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a examiné les dernières estimations de la croissance économique pour l’année en cours qui s’établiraient à 4% et ce, en raison de la contraction attendue au niveau du secteur de l’agriculture et de la pêche ainsi que le ralentissement du rythme de l’activité dans les industries manufacturières et les services.

Au regard des derniers indicateurs économiques, le Conseil a constaté l’évolution contrastée dans les divers secteurs, notant la poursuite du rythme toujours positif de l’activité du secteur industriel pour le septième mois consécutif avec une augmentation de l’indice de production, au mois de janvier 2013, de 2,6% en glissement annuel suite à l’évolution positive dans le secteur des industries manufacturières (1,8%) et celui des industries non manufacturières (6,8%) qui a bénéficié de la hausse de la production énergétique ; alors que les tensions au niveau du secteur des services se poursuivent à cause de la baisse continue des principaux indicateurs du secteur touristique au mois de mars 2013, et ce, pour le troisième mois consécutif. Le Conseil a noté dans ce cadre, et selon les derniers indicateurs, le ralentissement du rythme de l’investissement aussi bien intérieur qu’extérieur et a exprimé son inquiétude quant à l’impact de cette évolution sur la croissance et les équilibres financiers.

Concernant le secteur extérieur, le Conseil a souligné la poursuite de l’amélioration de la situation de la balance courante au cours du premier trimestre 2013. En effet, le déficit courant s’est établi à 1,8% du PIB contre 2,3% une année auparavant, suite principalement à la baisse du déficit commercial en relation avec l’accroissement des exportations à un rythme plus rapide que celui des importations (+8,5% et +3,9% respectivement), ce qui s’est traduit par une amélioration du taux de couverture de 3,2 points de pourcentage. Toutefois, la hausse des dépenses au titre du remboursement de la dette extérieure, qui s’est accompagnée par un repli des revenus des investissements étrangers, a engendré une baisse du volume des réserves en devises qui se sont établies, au 29 avril 2013, à 10.902 MDT ou l’équivalent de 102 jours d’importations, contre 11.170 MDT et 104 jours au terme du mois précédent.

Concernant l’évolution des prix à la consommation, le taux d’inflation a connu une accélération au mois de mars 2013 pour s’établir à 6,5% en glissement annuel contre 5,8% au mois de février dernier, en rapport notamment avec la hausse des prix des produits alimentaires (8,8%) et le dernier ajustement des prix des carburants et de l’énergie.

Sur le plan monétaire, les besoins de liquidité des banques se sont atténués au mois d’avril 2013, ce qui a contribué à faire baisser les interventions de la BCT sur le marché monétaire revenant à leur plus bas niveau depuis le début de l’année, soit 3.476 MDT en moyennes quotidiennes jusqu’au 29 du mois, contre 3.560 MDT en mars. Pour sa part, le taux d’intérêt moyen sur ce marché a poursuivi sa tendance haussière pour atteindre 4,70% au cours de la même période contre 4,33% le mois précédent, en relation surtout avec les décisions qui ont été prises par le Conseil de la BCT lors des précédentes réunions, notamment la dernière augmentation du taux d’intérêt directeur afin de contrecarrer la montée des tensions inflationnistes.

Lors de l’analyse de l’activité du secteur bancaire, le Conseil a constaté une hausse de 2,3% de l’encours des dépôts au cours du premier trimestre de 2013, soit un rythme plus rapide que celui enregistré au cours de la même période de 2012 et de 2010 (2,1% et 1,7%, respectivement). Cette hausse a concerné les certificats de dépôts et les comptes d’épargne. En revanche, les concours à l’économie ont enregistré, au cours de la même période, une progression de 1,8% contre 2,4% durant la même période de 2012.

A la lumière de ces évolutions, le Conseil a exprimé son inquiétude quant à la persistance des tensions inflationnistes et son impact sur la compétitivité de l’économie nationale, et en particulier sur certains secteurs orientés à l’exportation, dans un contexte qui demeure marqué par la faiblesse de l’investissement intérieur et extérieur. En outre, le Conseil a réitéré son appel pour toutes les parties prenantes à doubler les efforts afin de mieux contrôler les facteurs qui alimentent la hausse des prix, en particulier l’amélioration des circuits de distribution et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

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L’accord de prêt stand by de 1.75 milliard de dollars conclu

L’accord de prêt stand by de 1.75 milliard de dollars conclu, vendredi dernier, entre les autorités tunisiennes et le Fonds monétaire international (FMI), représente une assise cruciale pour le programme économique du pays autant qu’un catalyseur important pour la poursuite du soutien international à la Tunisie, affirme l’agence de notation Fitch Ratings. Cela aidera le pays à faire face à une nouvelle année de transition politique dans un contexte économique difficile, avec d’importants « déficits jumeaux ».

Selon le communiqué de presse du FMI, et contrairement à nos attentes, la facilité SBA accordée à la Tunisie ne sera pas une facilité de précaution, relève l’agence qui note que ceci contraste avec l’accord au titre de la Ligne de précaution et de liquidité (PLL) a signé avec le Maroc (BBB-/Stable), au mois d’août 2012, que les autorités marocaines n’ont pas l’intention d’utiliser, sauf si nécessaire. La conditionnalité de la facilité SBA devrait également être plus lourde que celle attachée à la PLL.

L’exemple récent de l’Égypte indique que l’approbation peut être retardée de façon inattendue même après la conclusion de l’accord avec les services du FMI. En Tunisie, une menace soudaine pesant sur la stabilité politique entraînerait très probablement un report, alors qu’en Egypte, cela tenait à l’opposition politique à quelques-unes des conditions stipulées dans l’accord.

La Tunisie traîne un important déficit du compte courant depuis 2011 (estimé à 8,1% du PIB en 2012), résultant de la faiblesse des exportations vers l’UE, des recettes touristiques faibles et une demande soutenue pour les importations. Cela a mis la pression sur le taux de change et a affecté les réserves de change, qui ont diminué, depuis 201, et se sont stabilisées à environ trois mois de paiements du compte courant, un faible niveau que « nous considérons comme le principal risque externe que connaît le pays », estime Fitch qui ajoute que « nous prévoyons que le déficit du compte courant devrait rester important en 2013 (7,4% du PIB), en maintenant la pression sur les réserves de change. »

Dans ces conditions, souligne Fitch, la disponibilité de la facilité SBA introduit de la détente et du confort dans la capacité du pays à faire face à ses besoins de financement externe au cours des années à venir, d’autant plus que le financement multilatéral et bilatéral supplémentaire pourrait être étendu au cours de l’année. Ceci, dans la foulée de l’atténuation des tensions politiques depuis la formation d’un nouveau gouvernement, en mars 2013, a quelque peu soulagé la pression sur les notations souveraines. Cependant, les risques pesant sur la transition politique et la reprise économique restent importants et sont reflétés dans la perspective négative sur la note souveraine.

La dégradation par Fitch de la note IDR de la Tunisie à ‘BB +’ / Négative, en décembre 2012 reflète la longue et difficile transition économique et politique que traverse le pays, ainsi que les risques entachant son processus. Notre décision d’évaluation est fondée sur l’hypothèse que le pays continuerait de bénéficier du soutien international auprès de créanciers multilatéraux et bilatéraux, y compris le FMI, si nécessaire, ajoute l’agence.

L’accord avec le FMI porte sur la mise en place de la facilité SBA d’un montant de 1.75 milliard de dollars pour 24 mois, ce qui équivaut à environ 4% du PIB. Elle est soumise à l’approbation du Conseil exécutif du FMI, prévu en mai. Les autorités tunisiennes ont convenu d’un certain nombre de réformes structurelles, notamment le renforcement du secteur bancaire vulnérable, la rationalisation des dépenses publiques (y compris les subventions), la réforme des politiques monétaires et de change, et la promotion de l’investissement privé.

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Malgré la situation politique exceptionnelle

Malgré la situation politique exceptionnelle, les chiffres des IDE de 2012 en Méditerranée sont plutôt encourageants, et la région montre une bonne capacité de résilience. 2012 est en effet la 4ème meilleure année de la décennie passée, pour les montants d’IDE annoncés. En dehors de la Syrie, tous les pays de l’est et du sud de la Méditerranée semblent retrouver leur attractivité, et la plupart réussissent à augmenter le montant moyen de leurs projets d’IDE, qui était en diminution constante depuis 2006. Ce constat est posé par le réseau de l’investissement méditerranéen Anima qui relève l’entrée en force des pays BRIC qui surclassent l’Europe, laquelle perd ainsi la suprématie qui était la sienne, au cours des deux dernières années. Pour la première fois en 2012, les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) prennent la première place au palmarès des montants d’IDE en Méditerranée, tandis que le Golfe qui avait abandonné la Méditerranée depuis 2007, a investi, l’année dernière, autant que l’Europe.

Dans cette période où les pays partenaires méditerranéens sont en train de revoir leurs modèles de développement et de gouvernance, en les fondants sur de nouvelles valeurs démocratiques, un retrait des européens serait à la fois un mauvais calcul stratégique, et une mauvaise interprétation des attentes des pays du sud vis-à-vis de leur partenaire historique, estme Anima.

Près de quatre ans après le début de la crise des subprimes, qui avait d’abord épargné le sud de la Méditerranée avant de l’entraîner dans ses effets de second tour (baisse des exportations, puis crise de la dette en Europe), l’année 2011 fut marquée par les mouvements démocratiques qui se sont manifestés dans presque tous les pays du sud. Seuls l’Algérie, qui a connu cependant quelques manifestations, Israël et la Turquie ont finalement été épargnés par les troubles politiques, et s’en sortent bien dans ce bilan de l’investissement direct étranger (IDE) en 2011 et 2012. Pour tous les autres, les effets immédiats de cette période de révolution et de transition politique sur fond de crise économique en Europe sont sévères.

 

Depuis 2008, les investisseurs ont changé d’approche pour aborder les pays méditerranéens. Si la taille moyenne des projets a diminué, la part des joint ventures (par rapport aux nouveaux projets) augmente chaque année. Même phénomène pour les partenariats, qui ont réellement décollé, en 2009, et constituent une forme majeure du développement des entreprises étrangères en Méditerranée (505 projets de partenariats en 2012 contre 645 IDE). Au regard des quatre dernières années, il semble que les investisseurs adoptent maintenant une approche plus prudente en Méditerranée, qui représente en même temps une opportunité pour les acteurs nationaux qui peuvent maintenir leur leadership sur leurs marchés, tout en bénéficiant du support capitalistique, technologique et des compétences de partenaires étrangers.

Anima relève aussi une tendance encourageante en 2011 et 2012 : la rotation sectorielle des investissements étrangers. Il semble en effet que la crise politique ait favorisé les investissements dans les secteurs productifs (industrie) et les secteurs d’avenir (médicament, logiciel) ou stratégiques (agroalimentaire), au détriment des secteurs traditionnellement leaders (banque, BTP, ciment), qui sont moins inclusifs pour les économies locales. Si cela se confirme, ces projets vont contribuer à donner des réponses concrètes aux demandes de plus d’emploi manifestés par les peuples de Méditerranée.

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La compagnie Tunisair a décidé de surseoir à l’augmentation de son capital en attendant l’amélioration de sa situation financière. C’est le PDG de la compagnie aérienne nationale

La compagnie Tunisair a décidé de surseoir à l’augmentation de son capital en attendant l’amélioration de sa situation financière. C’est le PDG de la compagnie aérienne nationale, Rabah Jrad, qui l’annoncé, lors de la rencontre de presse périodique organisée, ce vendredi, à la présidence du Gouvernement.

Au demeurant, un programme de sauvetage a été mis en place, dès fin novembre 2012, et proposé plus tard aux différents syndicats des employés de la compagnie, alors qu’il a reçu l’approbation du conseil d’administration, le 14 décembre 2012, pour être soumis au ministère du Transport.

Le programme s’articule autour du rétablissement des équilibres financiers de l’entreprise à travers la mobilisation urgente des ressources financières, la réduction de son endettement et la maîtrise des engagements. A cet égard, les instances dirigeantes de Tunisair et l’autorité de tutelle ont convenu d’opérer un dégraissage des personnels en mettant en retraite anticipée 1700 agents dont l’âge dépasse les 50 ans, à charge pour la compagnie de garder nombre de ses compétences.

Rabah Jrad a affirmé que, dans le cadre du programme de sauvetage, l’accent sera mis sur le renforcement de la compétitivité de la société, sur la maîtrise des coûts et l’amélioration de la qualité des services et du rendement. De même, il sera procédé à la révision de la stratégie globale de l’entreprise aux plans de l’organisation, de l’activité commerciale et de l’investissement, soulignant que des négociations seront ouvertes avec la société Airbus portant sur la révision du programme d’investissement.

D’autre part, des concours financiers d’une valeur de 40 millions de dinars sous forme d’un prêt du Trésor public ont été décidées de façon urgente, comme il a été décidé de rééchelonner les dettes sur la Société nationale de distribution de pétrole et l’office de l’aviation civile et des aéroports, pour un moratoire de trois mois , en attendant la vente des deux avions présidentiels. En outre, il sera procédé à l’annulation des pénalités de retard dues à l’office de l’aviation civile et des aéroports.

De même, il a été décidé de reporter l’augmentation du capital de Tunisair, le temps que s’améliore sa situation financière et de transférer les intérêts de ses revenus en Algérie estimés à 16 millions de dinars.

Ouverture de nouvelles lignes vers l’Afrique subsaharienne

Dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie commerciale de Tunisair, le PDG de la compagnie a annoncé la décision d’ouvrir 4 lignes tous les ans pour arriver à un total de 20 lignes à l’horizon 2016, à commencer par la ligne Tunis-Ouagadougou, le 14 avril courant.

Il a exprimé l’espoir que la compagnie nationale arrivera à porter le nombre des passagers africains empruntant ses lignes de 3.6 %, en 2012, à 10% à l’horizon 2016.

En outre, le nombre de voyageurs transportés par Tunisair a enregistré une augmentation de 15.6%, durant le 1er trimestre de l’année en cours, par rapport à la même période de 2010, et de 4.4% par rapport à celle de 2012.

A cet égard, le déficit des flux de voyageurs européens a été compensé par le renforcement des lignes desservant Tripoli et Benghazi et l’ouverture d’autres vers Misrata et Sebha, soulignant que le nombre de passagers libyens passera de 25000, en 2012, à environ 90000 en 2013.

Cela dit, Tunisair a programmé, à travers ses vols réguliers et supplémentaires, 295 mille sièges (aller-retour) en prévision des vacances d’été et du retour des Tunisiens résidant à l’étranger.

Le PDG de la compagnie a précisé que 185 mille sièges sont programmés pour le retour des Tunisiens à la Tunisie, soit durant la période allant du 29 juin au 4 août 2013 et 110 mille autres sont prévus pour leur départ aux pays d’accueil à partir du 20 août au 8 septembre 2013

En ce qui concerne la saison du petit pèlerinage (omra), le premier responsable du transporteur national a indiqué que le départ à la omra prévu début janvier 2013 a été ajourné à ce mois d’avril en raison des difficultés auxquelles fait face la société de “Montazah Gammarth” , au niveau des réservations et de l’hébergement des Tunisiens en Arabie Saoudite.

D’après lui, “Tunisair a pris les mesures nécessaires pour réussir cette saison du petit pèlerinage, en assurant 17 vols par semaine (2400 sièges) à partir du 22 avril jusqu’au 23 juin 2013”.

Ces vols partiront des aéroports de Tozeur, Djerba, Sfax, Monastir et Tunis Carthage.

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 Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) à ‘AA-(tun)’. La perspective de la note est négative. La note à court terme a été confirmée à ‘F1+ (tun)’. L’ETAP a le statut d’établissement public

Fitch Ratings a confirmé la note nationale à long terme de l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) à ‘AA-(tun)’. La perspective de la note est négative. La note à court terme a été confirmée à ‘F1+ (tun)’. L’ETAP a le statut d’établissement public à caractère non administratif, placé sous la tutelle du ministère tunisien de l’Industrie.

L’agence souligne que La perspective négative reflète celle de la note de la Tunisie, dans la mesure où elle reflète la pression qui s’exerce sur les notes de son actionnaire (l’Etat tunisien; BB+/Négative). Pour noter l’ETAP, Fitch applique sa méthodologie de notation des sociétés-mères et de leurs filiales (« Parent and Subsidiary Rating Linkage »); ainsi, la note de l’ETAP se situe un cran en-dessous de celle du souverain compte tenu des liens stratégiques entre l’ETAP et l’Etat tunisien. L’agence considère que ces liens restent forts malgré la dégradation des notes de la Tunisie, en décembre 2012. En effet, l’ETAP continue à représenter les intérêts de l’Etat tunisien dans le secteur local de l’exploration et de la production de pétrole et de gaz, et à assurer l’approvisionnement du marché local.

Evoquant les facteurs qui pourraient justifier un écart de notation plus important, Fitch souligne que la liquidité de l’ETAP est dépendante du mécanisme de compensation pour commercialisation pour le compte de l’Etat et des dotations financières celui-ci destinées à soutenir les investissements de sa filiale. Tout affaiblissement du soutien de l’Etat ou toute pression financière de sa part pourraient justifier un différentiel plus important (actuellement limité à un cran) entre la note de l’ETAP et celle de l’Etat.

L’agence fait remarquer, en outre, que le profil opérationnel de l’ETAP ne présente pas la diversification propre aux sociétés internationales comparables notées par l’agence, ce qui l’expose fortement à la volatilité des prix du pétrole et du gaz. En outre, le périmètre d’activités de l’ETAP est limité à la Tunisie et de ce fait, la société ne bénéficie pas de la taille de sociétés internationales comparables.

Selon les chiffres provisoires à fin 2012, le chiffre d’affaires ainsi que l’EBITDAR ont continué à progresser en raison du maintien à un niveau élevé des prix du pétrole et du gaz (en moyenne 112 USD/bbl pour le pétrole et 12,5USD/mcf pour le gaz) et du fait d’un taux de change USD/TND favorable. La production de pétrole brut, représentant 66% du chiffre d’affaires, n’a que très peu progressé par rapport à 2011. Le cash flow net d’exploitation (CFO) devrait atteindre 1 milliard de dinars, fin 2012, contre 920 millions de dinars, à fin 2011. La couverture des dépenses d’investissement devrait rester adéquate avec un ratio de 2,3, les dépenses d’investissement de l’ordre de 436 millions DT étant restées relativement faibles.

Fitch constate que l’ETAP n’a pas contracté de nouveaux emprunts en 2012. Ainsi, la dette totale ajustée (hors dette envers l’Etat) devrait baisser à 490 Mio TND à fin 2012 contre 750 Mio TND à fin 2011. Le ratio de dette brute ajustée (dette brute ajustée/cash flow brut d’exploitation) devrait s’améliorer à 0,3 contre 0,5 à fin 2011. Le gouvernement a continué à soutenir les investissements de l’ETAP en 2012 à travers des dotations financières de l’ordre de 200 millions de dinars DT.

Une liquidité adéquate

L’agence, en se basant sur son modèle de prévision, s’attend à ce que l’ETAP génère un cash flow libre négatif en 2013 et 2014 en raison d’hypothèses de prix de pétrole et de gaz moins élevés et des dépenses d’investissement plus élevées liées au projet South Tunisia Gas Project, à l’amélioration et la récupération des champs en déclin et aux coûts d’exploration de nouveaux champs. Cependant, la liquidité de l’ETAP devrait rester forte sur les deux prochaines années grâce à une situation de trésorerie confortable et à la grande capacité de l’ETAP à lever des fonds. L’agence s’attend à ce que l’ETAP continue de bénéficier d’une position de trésorerie nette durant les deux prochaines années.

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Il n'y aura pas d’ «islamisation» de la Tunisie postrévolutionnaire et le gouvernement islamiste n’a pas d'agendas ou l'intention de monopoliser le pouvoir

Il n’y aura pas d’ «islamisation» de la Tunisie postrévolutionnaire et le gouvernement islamiste n’a pas d’agendas ou l’intention de monopoliser le pouvoir, a affirmé le chef du gouvernement, Ali Laarayedh, dans une interview au journal britannique « The Guardian »

L’assassinat de Chokri Belaid était une «attaque contre la révolution et le pays”, a-t-il déclaré ajoutant que « la Tunisie traverse une période de transition très sensible, et nous avons été amenés à faire des compromis pour calmer la situation qui est très tendue Nous voulons gouverner par consensus.».

Selon le chef du gouvernement, la fracture qui existe dans le pays est entre «les forces de la révolution et ceux qui s’y opposent et qui ont peur de la démocratie» en raison de la menace qui pèse sur leurs intérêts et de la perte du pouvoir, plutôt qu’elle ressortit à un conflit idéologique.

Le gouvernement dirigé par Ennahdha a été attaqué pour avoir failli à protéger la sécurité des groupes d’opposition, notamment contre les activistes islamistes, et pour les retards enregistrés dans la réforme d’une police corrompue et brutale. Les adversaires de la coalition au pouvoir ont également accusé Ennahdha de vouloir introduire la Charia dans la nouvelle constitution, mais cette disposition a été écartée.

Quatre extrémistes salafistes ont été arrêtés dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaid, mais le meurtrier présumé se serait enfui en Algérie. «L’enquête n’est pas encore terminée et nous ne disposons toujours pas d’un résultat final pour savoir qui était derrière l’assassinat et les véritables desseins de ses auteurs”, a déclaré Laarayedh, qui était ministre de l’Intérieur au moment des faits. Il a promis de sévir contre les djihadistes violents.

Il a cependant précisé que le salafisme inclut des courants non violents comme des courants partisans de la violence. “Nous n’avons pas noué de partenariat avec eux, car ils ont une vision différente de la société, de la religion, de la citoyenneté, des droits des femmes et des élections. L’Etat garantit à tous la liberté d’exercer leurs croyances de manière pacifique, mais s’ils imposent leurs vues aux autres, il agira contre eux dans le cadre de la loi “, a-t-il averti.

L’intervention militaire française au Mali a enflammé la situation, intervention critiquée par le gouvernement dirigé par Ennahdha . Des sources officielles ont confirmé que le gouvernement tunisien a rejeté les demandes françaises d’ouvrir son espace aérien pours les besoins de l’intervention militaire, contrairement à l’Algérie.

«Les guerres sont faciles à commencer, mais les terminer est beaucoup plus difficile”, a souligné Ali Laarayedh. “Nous n’acceptons pas d’intervenir dans les affaires des autres et nous n’acceptons pas non plus que les autres s’immiscent dans les nôtres. Les révolutions, où qu’elles aient lieu, renforcent l’indépendance nationale et la souveraineté.”

Le chef du gouvernement a rejeté les critiques de l’opposition selon lesquelles  le gouvernement n’a pas réussi à faire face à la crise du chômage et de la pauvreté qui a déclenché le soulèvement de janvier 2011. Le gouvernement dirigé par Ennahda prône un modèle socio-économique “plus proche des pays scandinaves”, a déclaré Laarayedh, faisant valoir que, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, il y avait «la liberté et la croissance, mais des problèmes d’égalité sociale», tandis que les économies socialistes avaient “la croissance et la justice sociale, mais des problèmes avec la liberté.’’

Il a également insisté sur le fait que ‘”aucune condition n’a été imposée” à la Tunisie dans ses négociations avec le FMI pour un prêt stand by, dont la conclusion est proche. Il a dit que son gouvernement s’efforce de diversifier les relations économiques concentrées sur la France et les pays de l’UE, pour les étendre à d’autres régions du monde, notamment la Chine, la Turquie, l’Amérique latine et le Japon.

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