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Nadia Bentamansourt

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Taoufik Rajhi, ministre chargé des Grandes réformes auprès du chef du gouvernement a annoncé que le nouveau gouvernement tunisien est appelé à activer trois principales réformes urgentes.

Lors d’un point de presse tenu ce vendredi 13 décembre 2019 au palais du gouvernement à la Kasbah, Rajhi a précisé qu’il s’agit de la mise en place des projets de lois relatifs à l’économie solidaire et sociale,         à la gouvernance des entreprises publiques et enfin à l’instauration de la protection sociale.

Sur un autre volet, le ministre a rappelé que le Fonds monétaire international (FMI) a exigé trois         réformes à la Tunisie et qui concernent l’instauration d’une commission de lutte contre la corruption, la réforme du régime des retraites, ainsi que la loi budgétaire. Il a, dans ce contexte, démenti les informations selon lesquelles le fonds monétaire international s’immisce dans les affaires économiques de la Tunisie. Et de préciser que les bailleurs de fonds à l’instar de la Banque mondiale, exigent que le gouvernement tunisien engage plusieurs réformes.

Par ailleurs, Rajhi a assuré que le gouvernement a multiplié ses efforts afin de concrétiser toutes les réformes qui ont été programmées et ce au niveau de plusieurs secteurs, il a affirmé à titre d’exemple qu’en 2020 les caisses sociales n’ont pas été en butte à des problèmes financiers, grâce à la loi de réforme qui a été créée en Tunisie pour r la première fois et qui a été approuvée récemment par un conseil ministériel.

Le ministre des Grandes réformes auprès du chef de gouvernement a, également, annoncé que les grandes réformes ont concerné essentiellement : les finances publiques (100 %), les réformes constitutionnelles et organisationnelles (88%), les réformes économiques (82%), les réformes sociales (75%)…

Il a fait savoir que 51% des réformes ont été menées par le gouvernement entre 2017 et 2019, assurant que la création d’un nouveau portefeuille de ministre chargé des grandes réformes a fortement contribué à la concrétisation de plusieurs réformes.   Il a affirmé qu’avant 2015, il n’y avait pas eu de réformes, car cette période a été marquée par les problèmes de la transition politique et les problèmes de la révolution. Et Rajhi d’ajouter que la loi de la gouvernance pour les entreprises publiques n’a pas changé depuis une trentaine d’années, indiquant au passage que sur proposition du ministre en charge des grandes réformes, le conseil des ministres vient d’adopter une nouvelle loi avant-gardiste sur cette question de la gouvernance des entreprises publiques, sans autres formes de détails.

L’écueil des entreprises publiques

Le ministre a souligné que les projets adoptés par le Conseil des ministres tenu mercredi, serviront à traiter les questions sociales, dont la réforme de la loi des entreprises publiques qui n’a fait l’objet d’aucune réforme depuis 30 ans. Et de poursuivre que les réformes en cours concernent l’amélioration de l’accès à l’information, les services administratifs, la numérisation de l’administration, et la réforme du système de la subvention, ainsi que la gouvernance des entreprises publiques. La réforme des entreprises publiques concerne plus précisément, les banques publiques, à travers la restructuration financière et la mise en place des principes de la gouvernance et la réalisation des contrats programmes.

Le ministre a mis l’accent sur les réformes qui ont été accomplies par les gouvernements successifs, depuis l’année 2015, précisant que ” celles-ci aideront le prochain gouvernement à travailler sans pressions”.

Les grandes réformes ont été réparties sur six principaux axes relatifs l’édification des institutions de l’Etat, la mise en place des instances constitutionnelles, et des réformes économique, institutionnelle, financière et bancaire, ainsi que les réformes des finances publiques, et les réformes sociales dont la plupart ont été établies en concertation avec les partenaires sociaux.

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Le président de la fédération tunisienne des agences de voyage (FTAV), Jabeur Ben Attouche, s’est dit mécontent de la manière du traitement du dossier de l’accident d’Amdoun, par les autorités officielles et les médias.

Dans une interview accordée, ce jeudi 12 décembre 2019 à Africanmanager, Ben Attouche a estimé que ce « faux diagnostic » a, d’ores et déjà, engendré des répercussions énormes et négatives sur le secteur des agences de voyages, précisant que de nombreux voyages touristiques internes vers le nord du pays ont été annulés.

Le président de la FTAV, a affirmé que toutes les investigations qui ont été menées ont confirmé que l’état critique du bus, l’endroit de l’accident, sont essentiellement derrière cette tragédie et que les agences de voyages n’endossent pas la responsabilité de cet horrible accident.

« Suite aux fausses accusations qui ont été émises par plusieurs parties contre les agences de voyages, des milliers de voyages ont été annulés, ce qui a engendré des pertes financières colossales pour les propriétaires d’agences en Tunisie» a-t-il dit.

Et de réaffirmer que « l’avenir du tourisme intérieur est désormais menacé suite aux fausses allégations. Ce type de tourisme représente la deuxième source de vie et de postes d’emploi pour les habitants des zones rurales. L’agence de voyages qui a organisé cette randonnée ne fait pas partie de la Fédération des agences de voyages (FTAV), et, de ce fait, travaille en toute illégalité.»

Ben Attouche a, dans ce contexte, appelé les autorités en charge du secteur du transport, à mettre en place une nouvelle stratégie permettant d’aménager toutes les routes qui sont dans un état catastrophique afin d’éviter la reproduction du même scénario.

Il a également, insisté sur l’importance d’adresser aux Tunisiens des messages forts, rassurants, pour qu’ils aient confiances dans les agences de voyages.

On rappelle que la route entre Amdoun et Ain Draham a été le théâtre d’un tragique accident de travaux au niveau de la zone de Maghraoua, qui avait fait 29 victimes et de nombreux blessés.

  • Vers la rénovation de la flotte du transport des agences de voyages

Sur un autre volet, le président de la fédération tunisienne des agences de voyage FTAV, a assuré qu’une réunion entre le ministre du tourisme René Trabelsi et les professionnels du secteur, a eu lieu récemment, pour exiger une série de demandes urgents à l’instar de la facilitation des procédures de rénovation de la flotte de transport.

Il a précisé que l’achat d’un seul bus touristique coûtera plus de 600 mille dinars signalant que les professionnels du secteur ne peuvent plus acquérir ce véhicule suite à la dégradation de leur situation financière.

Ben Attouche, a fait savoir que plus de 1000 agences de voyages qui sont implantées en Tunisie, sont confrontées à de nombreux problèmes et qu’elles soufrent d’une situation financière très difficile. « Les agences de voyages tunisiennes se trouvent actuellement dans une situation financière critique .Plusieurs ont fermé leur porte, d’ailleurs, dans la ville de Tozeur le nombre des agences a considérablement baissé de 90 à 40. Pour sortir de l’ornière, il est temps de lancer une série de réformes urgentes, à savoir la mise en œuvre d’un code touristique, la révision de la loi réagissant le secteur du tourisme… », a-t-il dit.

  • Le marché asiatique jouit d’un potentiel énorme  

Le patron de la FTAV a, en outre, affirmé que le tourisme tunisien a repris des couleurs et que la Tunisie table sur l’arrivée de 9 millions de touristes d’ici fin de l’année en cours. Et pour atteindre cet objectif, il a appelé à multiplier les efforts afin de s’ouvrir sur d’autres marchés prometteurs à l’instar du marché asiatique. « Attirer les touristes asiatiques, devrait être une priorité absolue pour les professionnels du tourisme, et ce pour plusieurs raisons, notamment, ils sont les touristes les plus dépensiers au monde. Nous sommes conscients de l’importance du marché touristique chinois qui est le plus grand marché mondial émetteur de touristes…  La Tunisie accueille annuellement, 50 mille touristes japonais, alors que le Maroc, un pays concurrent, attire plus de 500 milles touristes chaque année.  Il faudrait davantage assurer l’arrivée en masse des touristes asiatiques , à travers le lancement d’ une stratégie globale axée sur de nombreux points, dont notamment la diversification de l’offre, la promotion et le marketing, la gouvernance et la restructuration des finances du secteur touristiques » a conclu le responsable de la FTAV.

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Les prix de l’immobilier ont enregistré, durant les huit dernières années, une hausse vertigineuse. Entre l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat, il est devenu difficile à un citoyen lambda d’acquérir sa maison.

Parallèlement, les promoteurs ne peuvent pas abaisser leurs prix, car ils ont des coûts à couvrir !

Dans son bulletin sur l’indice des prix de l’immobilier au 3ème trimestre 2019, l’Institut national de la statistique (INS) a annoncé que les prix de l’immobilier ont encore augmenté, cette année, par rapport à 2018.

En général, l’Indice des prix de l’immobilier a augmenté de 8,3%, au cours du troisième trimestre 2019 par rapport à l’année précédente.

L’INS a fait état d’une augmentation de 18,2% des prix des appartements par rapport à l’année précédente. Durant le dernier quinquennat (2014-2018), les prix des appartements ont augmenté, en moyenne, de 9%.

Les prix des maisons, quant à eux, ont enregistré une hausse de 17,9% au cours du troisième trimestre de 2019 par rapport à la même période de 2018. En moyenne, Ils ont augmenté de 8,6% au cours de la période 2014-2018.

La tendance haussière a aussi touché les pris des terrains, lesquels ont augmenté de 1,8% au cours du 3ème trimestre de 2019 par rapport à 2018. Durant les dernières 5 années, ces prix ont évolué de 7,3%.

Baisse de 8,4% des transactions immobilières au T3 2019

La flambée des prix de l’immobilier a entraîné une baisse des transactions immobilières de 8,4% au cours du 3ème trimestre 2019 par rapport à la même période de 2018. Cette baisse est estimée à 17,7%, concernant les maisons, à 9% en ce qui concerne les terrains bâtissables et à 1,8% pour les appartements.

On rappelle que la Chambre syndicale nationale des agents immobiliers a récemment présenté lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, un certain nombre de solutions pour sauver le secteur y compris la participation au programme de logement, qui prévoit la fourniture de logements abordables, dans le cadre d’une stratégie définie par l’État et mise en œuvre conformément à des mécanismes simplifiés et à des décisions pratiques.

Elle a également présenté son programme et les mesures prises contre la crise du secteur aux trois présidences, à la commission des finances et à toutes les structures intervenantes afin de sensibiliser le public à la situation désastreuse du secteur et à ses répercussions sur la nouvelle stagnation de l’économie nationale ainsi que l’aggravation de la crise du secteur financier et bancaire.

Force est de constater que la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ont fini par rattraper le secteur immobilier. Les délais de constructions sont de plus en plus long, les matériaux et prestataires de plus en plus chers, alors qu’en parallèle,  le Tunisien peine de plus en plus à joindre les deux bouts.

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Dans une ambiance conviviale, City Cars – Kia Motors a soufflé, le samedi 7 décembre 2019, sa 10ème bougie, dans son showroom de la zone industrielle du Kram à Tunis. A cette occasion, de nombreux invités à l’instar de l’équipe de Kia Tunisie, les médias, les clients ont été présents pour célébrer cette fête et découvrir  ainsi toutes les nouveautés de la marque.

Une journée Portes Ouvertes organisée par City Cars – Kia était l’occasion idéale pour donner libre cours aux invités et futurs clients au privilège de tester tour à tour toute la gamme Kia, notamment  la Picanto GT Line, la Rio SX, la Rio Berline et la toute nouvelle Sportage TGDI…

Dans son allocation d’ouverture, Riadh Annabi directeur général de City Cars Kia Tunisie, a souligné que  ” c’est un rendez-vous important dans la vie de notre marque, nous fêtons aujourd’hui 10 ans de présence, mais aussi 10 ans de succès, 10 ans de confiance. Aujourd’hui, notre marque Kia se porte très bien, grâce à trois éléments importants dans la dynamique de notre business : Il s’agit du  produit, du réseau et de l’équipe. Notre produit est assurément très fiable, son design fascinant et répond aux besoins de tous les consommateurs. Notre réseau mature, très bien structuré, couvre l’ensemble du territoire. Notre équipe est professionnelle, formée et motivée. Cette équipe œuvre au quotidien pour servir et satisfaire plus de 40.000 clients Kia en Tunisie. Donc, produit, réseau et équipe constituent le socle de notre succès et fait de Kia  aujourd’hui le  leader du marché automobile en Tunisie.” a-t-il affirmé.

Et d’ajouter : «Notre parcours ne s’arrêtera pas là pour l’avenir. Nous avons la bonne lecture de l’avenir parce que nous sommes très conscients des changements profonds qui se profilent à vive allure dans le secteur automobile. Mais en même temps, nous sommes conscients que la concession automobile reste un véritable métier, qui a ses hommes, ses outils et ses fondamentaux. City Cars maîtrise se métier, City Cars a ses hommes et ses outils…», a assuré le DG.

Tests Drive et promotions sur certains tarifs étaient au rendez-vous !

Un programme d’essais sur route a été mis au point , donnant la possibilité aux intéressés de le voir se poursuivre au cours des jours suivants sur une simple réservation.

Pour ceux qui ont manqué ce rendez-vous, il est possible de réserver leurs essais (ou Test Drive), en remplissant un formulaire à retrouver sur la page : https://kia-tunisie.tn/ ou en visitant le Showroom sis à la zone industrielle Kheireddine, Le Kram. Pour plus d’informations, il est possible de contacter le 36 406 200 ou en envoyant un émail: au contact@kia.tn .

La marque automobile KIA, jeune et dynamique, mise sur l’innovation et promeut sans cesse les produits les plus évolués en termes de technologies et de design. City Cars-KIA, toujours proche du consommateur tunisien, déploiera tous les moyens humains et matériels en vue de répondre à ses attentes.

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Lors d’un workshop sur le thème «  articles de chaussures : risques sanitaires éventuels sur le consommateur » organisé ce vendredi 6 décembre 2019 à Tunis, les représentants du ministère de la Santé ont tiré la sonnette d’alarme sur les risques  du marché parallèle.

Souhir Ladhari, sous-directrice du contrôle environnemental des produits chimiques et biologiques à l’agence nationale de contrôle sanitaire et environnemental des produits (ANCSEP), a évoqué lors de son intervention, les effets indésirables, et même nocifs, des substances chimiques prélevées dans les chaussures non contrôlées d’autant que celles-ci sont souvent en contact direct avec la peau. Ces maladies pourraient être transmises par voie cutanée.

Elle a précisé que la chaîne de fabrication des chaussures implique l’utilisation de plusieurs substances chimiques, pouvant constituer des facteurs des risques pour la santé humaine et l’environnement (blanchiment, teinture décoration,…).

Des substances nocives dans les articles de textiles et chaussures !

Sur un autre volet, la responsable a fait savoir qu’une enquête exploratoire sur la présence des substances toxiques dans les vêtements et les chaussures, réalisée en 2013, a montré qu’il est nécessaire de mettre en place un texte réglementaire national fixant les limites des substances toxiques et CMR ( qui ont des effets cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction) dans les articles de textile et les chaussures pour la prévention des risques sanitaires et environnementaux et pour être en conformité avec les réglementations internationales.

Cette étude, selon elle, a été commandée par le ministère du Commerce pour l’identification des produits toxiques dans les vêtements et les chaussures neufs mis sur le marché (organisé et parallèle) au niveau du Grand Tunis et ce en vue de caractériser et d’évaluer les risques liés à la présence des toxiques dans les chaussures.

L’étude a recommandé de fixer une liste négative des substances toxiques pouvant être présentes dans les textiles et chaussures et de revoir les textes relatifs au contrôle technique à l’importation des textiles et des chaussures, pour inclure l’analyse obligatoire des substances toxiques dans ces articles.

Pour sa part, la pharmacienne principale au ministère de la santé, Ines Dakhli a appelé le citoyen tunisien à accorder plus d’importance aux risques sanitaires, lors de l’achat d’une chaussure vendue sur le marché illégal et la friperie.

Elle a également mis en garde  contre le risque pour l’environnement que constituent les chaussures de fripe rappelant que l’article 11(nouveau) de décret n°2005-2038 du 18 juillet 2005 relatif aux modalités d’importation , de transformation et de distribution de la friperie stipule que les chaussures, les espadrilles, les jouets, les sacs à mains importés accidentellement dans les lots de la friperie sont considérés comme des déchets lesquels doivent être réexportés ou détruits et ne peuvent être proposés à la consommation.

Grève ouverte des commerçants de fripe, le 20 décembre !

Sahbi Maalaoui, le président de la Chambre syndicale nationale des commerçants des vêtements usagés (fripe) a déclaré jeudi 5 décembre, qu’une grève ouverte sera observéle 20 décembre 2019. Les usines fermeront leurs portes jusqu’à la réalisation des revendications des commerçants.

Ces derniers s’opposent à une note publiée par la direction de la Douane interdisant le tri des chaussures usagées et le qualifiant d’infraction, selon lui. Il a fait savoir que cette mesure menace la profession et les employés de ce secteur important qui booste activement la roue économique du pays.

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Des agriculteurs et propriétaires de la presse d’huile d’olive de la délégation de Bouhajla au gouvernorat de Kairouan ont organisé une protestation “violente” pour dénoncer la baisse soudaine du prix du litre de l’huile d’olive. Les manifestants ont bloqué la route de la Sbihka et Bouhajla tout en brûlant des pneus pour revendiquer l’intervention urgente du ministère de l’Agriculture et de l’Office national de l’huile, afin de fixer les prix de l’olive, et mettre fin au coût élevé de la production, de la main-d’œuvre et de électricité utilisée durant l’extraction de l’huile.

Ces agriculteurs ont, par ailleurs, décidé de fermer leurs 70 presses d’huile, s’indignant contre les pertes financières importantes qu’ils ont subies, à cause de l’exploitation de la situation par les exportateurs.

Dans une déclaration faite ce jeudi 5 décembre 2019 à Africanmanager, Midani Dhaoui, membre du bureau exécutif du Syndicat des agriculteurs tunisiens a estimé que la situation des agriculteurs tunisiens est très catastrophique.

Il a précisé que le prix du kilo des olives a considérablement baissé de 1,200 DT   à 500 millimes, en dépit de la hausse du coût de la main-d’œuvre. « Tous les oléiculteurs ont décidé de suspendre la cueillette des olives et la fermeture des huileries. Les répercussions de la baisse des prix des olives seront très lourdes sur les agriculteurs » a-t-il affirmé.

Sur un autre volet, le responsable syndical a accusé l’Office National de l’Huile (ONH) de ne pas assurer son rôle régulateur des prix, ajoutant qu’une plainte sera déposée contre le chef du gouvernement, le ministre de l’agriculture et l’ONH pour abus de confiance. Il a, en outre, annoncé que plusieurs délégations du gouvernorat de Sidi Bouzid suivront ce mouvement de protestation qui débutera, vendredi 6 décembre 2019, pour appeler à sauver la récolte des olives.

  • L’autre son de cloche de l’Utap

Le ministre de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche, Samir Taieb a récemment annoncé dans une déclaration faite aux médias, que le prix de vente de l’huile d’olive sur le marché local sera abordable, au titre de la prochaine saison 2019/2020.

Il a précisé que «Ce prix ne dépassera pas le coût de production, ce qui veut dire que l’Office National de l’Olive et le secteur privé ne tireront aucun bénéfice», a indiqué le ministre.

Cette décision, selon ses dires, intervient suite aux prévisions du ministère qui font état d’une récolte record dépassant 1750 mille tonnes, soit 350 mille litres d’huile d’olive.

Réagissant aux déclarations de ce dernier, Abdelmajid Ezzar, président de l’UTAP a affirmé qu’elles visaient à pousser les oléiculteurs à baisser leurs prix de vente de l’huile de la nouvelle campagne, malgré des coûts de revient très élevés.

Le président de l’organisation agricole a aussi, fait savoir que le coût de revient d’un litre d’huile d’olive est estimé, cette année, à environ 8 dinars. De ce fait, le prix de vente doit se situer à 8,500 D, pour garantir une marge bénéficiaire convenable à l’oléiculteur.

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Le président de la Fédération nationale du cuir et de la chaussure, Akram Belhaj a tiré la sonnette d’alarme et a annoncé que le secteur du cuir et de la chaussure est en train de s’éteindre d’un jour à l’autre malgré sa grande capacité d’emploi.

Il a précisé dans une déclaration à Africanmanager que durant les dix dernières années, le nombre des entreprises opérant dans le secteur en question ont mis la clé sous la paillasson , précisant qu’en 2009, le secteur comptait 480 entreprises industrielles;  aujourd’hui elles ne sont plus que 240 entreprises.

De même, les postes d’emplois qui étaient entre 60 et 70 mille en 2010 ont chuté à seulement à 36 mille postes en 2017.

Parmi ces 251 entreprises, il y a 12 tanneries, 167 entreprises sont actives dans le secteur des chaussures, tiges et accessoires, et 72 dans la maroquinerie.

Akram Belhaj a expliqué que le marché local est inondé par l’importation et que les industriels et artisans tunisiens ne trouvent plus de débouchés pour vendre leurs produits, à cause de la prolifération du marché parallèle qui représente 80% des produits disponibles sur le marché et de la friperie.

«Aujourd’hui on retrouve dans nos boutiques les produits contrefaits. Nous avons besoin de promouvoir le produit tunisien en mettant made en Tunisia pour connaître l’origine des produits vendus sur le marché, pour que le client sache ce qu’il est en train de consommer avant de nous accuser de médiocrité».

En 2017, le secteur comptait quelque 36.800 emplois dans l’industrie et 10.000 emplois dans l’artisanat. Sachant que la valeur de la production du secteur s’est établie à 1,5 milliard de dinars répartis entre les cuirs et peaux (100 millions de dinars), les chaussures, les tiges et les accessoires (1 milliard de dinars) et la maroquinerie et l’habillement (400 millions de dinars).

Concernant les investissements déclarés, ils ont atteint 11 MDT, en  2017, d’après l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation).

Les professionnels du secteur ont à maintes reprises annoncé que le secteur fait face à une insuffisance au niveau de la main-d’œuvre qualifiée, de la matière première locale et du matériel adéquat au niveau des abattoirs et des collecteurs de peaux.

Le secteur a également enregistré un recul de la production et de la productivité à cause des problèmes sociaux, la non application ou parfois l’absence des prix de référence à l’importation et l’absence de rigueur dans l’application des textes réglementaires.

De même, la croissance des importations illégales notamment les articles de friperie (chaussures et articles en cuir), l’insuffisance des opérations de contrôle à l’importation et la prolifération du marché parallèle, outre l’insuffisance du nombre d’entreprises certifiées selon les normes de qualité, expliquent la dégradation du secteur en question.

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Il n’échappe à personne que le secteur public de la santé traverse une crise profonde  qui s’est accentuée  au cours des dernières  années .Notons à ce propos que les diverses manifestations de cette crise ont affecté de manière importante la santé des citoyens et leur niveau de vie.

Aujourd’hui, les citoyens attendent  de l’Assemblée des représentants du peuple et du prochain gouvernement des mesures effectives et concrètes visant à mettre fin à la détérioration des services de la santé publique et à améliorer la qualité de prestations dans les hôpitaux (…).

C’est dans ce contexte que le Collectif de la société civile pour la défense du secteur de la santé publique estime dans un communiqué publié mardi 2 décembre 2019, qu’il est nécessaire d’introduire des modifications au projet de la loi de finances 2020 pour inclure des ressources supplémentaires visant le renforcement du Fonds de la santé, le paiement des dettes des hôpitaux auprès de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) et la consolidation du budget d’achat des médicaments.

Ce collectif regroupe des dizaines d’associations dont notamment, la ligue tunisienne de défense des droits de l’homme, l’association tunisienne de défense du droit à la santé, l’association tunisienne de défense du secteur de la santé publique, la fédération générale de la santé et les syndicats de médecins relevant de l’UGTT et le forum tunisien pour les droits économiques et sociaux.

Ce collectif revendique la fixation d’une taxe spéciale dans le projet de la loi de finances 2020 au profit du fonds de soutien de la santé publique sur tous les produits qui contiennent 5% ou plus du sucre industriel et la fixation d’une taxe de 10% du prix de vente au consommateur, outre la création d’une taxe spéciale au profit du fonds du tabac et des boissons alcoolisées.

Le collectif a appelé à la généralisation de la taxe de 1 pour cent, contenue dans l’article 59 du projet de la loi des finances 2019, du chiffre d’affaires des cliniques privés et des prestataires de services sanitaires (à l’exception des pharmacies privées) aux entreprises d’importation, de fabrication et de distribution des médicaments, des équipements sanitaires et des pesticides utilisés dans le secteur de l’agriculture ainsi qu’aux entreprises polluantes.

Il insiste sur l’amendement de l’article premier du décret gouvernemental N° 83 de 2019 fixant les domaines d’intervention du Fonds de soutien de la santé publique pour englober les groupements de santé de base et des hôpitaux locaux afin qu’ils jouent un rôle dans la prise en charge des bénéficiaires de la gratuité ou des tarifs réduits des soins .

Le Fonds de soutien de la santé qui a été créé en vertu de la loi des finances de 2017 n’a pas été activé jusqu’à présent et les ressources qui lui ont été attribués et qui représentent 10% des dépenses de prise en charge des bénéficiaires de la gratuité et des tarifs gratuits de soins par les établissements sont estimées à 400 millions par an, selon le communiqué du collectif.

Le Collectif propose d’inclure un nouveau chapitre dans le projet de la loi de finances 2020 permettant de consacrer une partie des contributions sociales solidaires décidée par la loi des finances 2018, afin de payer les dettes des hôpitaux et de la pharmacie centrale auprès de la CNAM, selon un calendrier qui sera élaboré au cours du premier trimestre de 2020.

Les dettes des hôpitaux auprès de la CNAM ont dépassé 500 millions de dinars en 2019, indique le collectif, précisant que cette situation a conduit à l’accumulation des dettes auprès des hôpitaux auprès des fournisseurs public et privés, ce qui a causé l’interruption de l’approvisionnement en équipements médicaux et la dégradation des prestations sanitaires.

A noter que le collectif de la société civile pour la défense du secteur public de la santé, exige également des mesures rapides qui doivent être prises après les 100 jours de la formation du nouveau gouvernement pour sauver le secteur de la santé publique.

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Tout le monde en est conscient et s’en irrite:  le système de santé publique en Tunisie souffre de plusieurs maux qui le rongent chaque  jour un peu plus. Parmi les principales raisons de ce funeste état des choses  le manque de médicaments et des équipements, la panne des matériels techniques dans certains hôpitaux ( échographies, scanners), la détérioration de l’infrastructure, la précarité matérielle et les conditions de travail peu motivantes pour les personnels et pour  médecins en général  (…).

Aussi bien, le bon fonctionnement général de la santé publique est lourdement handicapé par l’endettement des hôpitaux, qui a atteint l’an dernier plus de 500 millions de dinars. Rien d’étonnant que des centaines de médecins agrégés, des professeurs préfèrent quitter le pays ou bien affluer vers les cliniques privés…

La Tunisie perd ses cerveaux au fil des jours

Le secrétaire général de l’ordre des médecins, Nazih Zghal a récemment annoncé que 1500 médecins projettent de quitter le pays au cours de l’année 2019.

Zghal a livré des chiffres effarants comme le fait que 4000 médecins ou cadres paramédicaux de la santé publique ont quitté leurs postes l’année dernière entre émigration et départ à la retraite.

Il estime également à plus de 1500 le nombre de médecins projetant ainsi de quitter le secteur de la santé et la Tunisie. Et même si le gouvernement compte recruter 1000 médecins, cela ne suffira pas à pallier les insuffisances.

Il a, par ailleurs, révélé que la faiblesse du budget alloué à la santé publique engendre des problèmes structurels comme le manque important de ressources humaines. Cette insuffisance au niveau du budget reste incompatible avec la volonté de garantir l’accès aux soins pour tous comme le stipule l’article 32 de la Constitution, selon secrétaire général de l’ordre des médecins.

Augmentation de 18,3% du budget du ministère de la Santé

La ministre de la Santé par intérim Sonia Bechikh a annoncé jeudi 28 novembre 2019 que le projet de budget du département dont elle a la charge, pour l’année 2020 enregistrera une augmentation de 18,3% pour atteindre les 2544 millions de dinars sans compter les recettes propres.

Bechikh a encore précisé que le projet de loi de finances pour l’exercice 2020 prévoit une enveloppe de 330 millions de dinars au titre de divers projets et programmes du secteur de la santé dont 29,9 millions pour les dépenses de développement des diverses institutions publiques non administratives.

Hôpitaux encombrés, personnel épuisé, patients mécontents: le secteur de la santé publique en Tunisie, considéré historiquement comme un axe stratégique de développement, peine à remédier à ses multiples maux et suscite de vives critiques !

Le secteur de la santé en Tunisie présente un réel potentiel, dont la concrétisation suppose de renforcer et moderniser les infrastructures médicales, ainsi que d’améliorer la condition de ses acteurs par trop démobilisés.

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Karima Hammami directrice générale de la qualité, du commerce intérieur, des métiers et des services, a annoncé que les travaux de construction d’un grand complexe commercial dans le gouvernorat de Nabeul ont bel ont commencé et avancent à grand pas. Dans une interview exclusive, accordée mercredi 27 novembre 2019 à Africanmanager, Hammami qui est restée discrète sur l’identité de l’investisseur, a précisé que le volume d’investissement global  pour ce nouveau Mall est estimé à 140 MDT, signalant  à ce propos que 1800 nouveaux emplois directs seront créés dans la région du cap bon .

Elle a encore ajouté, que les services de son département se sont par ailleurs penchés sur l’élaboration d’une étude approfondie pour l’attribution de plusieurs autres autorisations, relatives à l’implantation de nouvelles grandes surfaces commerciales, à l’instar de deux nouveaux projets dans le gouvernorat de Sfax et Gafsa.

La responsable a, dans ce contexte,  passé en revue l’importance de l’inauguration récente de deux grands centres commerciaux celui de Ben Arous et de Sousse. « Ces deux grands projets s’inscrivent dans le cadre de la création de plusieurs postes d’emploi directs permanents et contribuant  ainsi à la redynamisation de l’économie nationale » a-t-elle dit.

Baisse des prix de pommes de terre

Interrogée par ailleurs, sur les récentes critiques concernant l’importation dite «arbitraire» de pommes de terre, la responsable du commerce intérieur a précisé que c’est suite à la baisse de production, que le ministère du Commerce a décidé d’importer les pommes de terre afin de réguler le marché. Et d’affirmer ensuite que tous les marchés sont approvisionnés après que son département a injecté de grandes quantités de ce produit agricole de base, assurant dans le même contexte, que les prix de pommes de terre connaîtront bientôt une baisse notable. C’est manifestement donc, une décision de régulation des prix. Mais qui ne semble pas être du goût des agriculteurs.

Rappelons en effet, que l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) avait estimé que le recours du ministère du Commerce à l’importation des pommes de terre essentiellement de la Turquie est “un coup dur” pour la filière, d’autant plus que la Tunisie est en période de pleine production avec des estimations qui laissent présager de bonnes récoltes, en plus de l’existence d’un stock de régulation. L’UTAP avait également affirmé que les pommes de terre importées peuvent nuire à la santé du consommateur, en absence de contrôle des quantités importées, à l’instar de ce qui s’est passé durant la saison précédente. Une affirmation, que l’organisation patronale agricole, n’a étayé d’aucune étude ou analyse.

Crise de viande rouge : Des commissions communes en cours

S’agissant de l’annonce qui a été faite ces derniers jours par la chambre syndicale patronale des bouchers, selon laquelle le prix de vente d’un kilogramme de viande rouge dépasserait les 40 dinars, Hammami a fait savoir que des commissions communes, entre le ministère du Commerce et le département de l’Agriculture, sont en cours afin de dégager des solutions  adéquates permettant de sauver et  de restructurer le secteur en question.

Elle a, en outre, expliqué que le phénomène de la contrebande de cheptel tunisien vers les pays voisins qui prend de l’ampleur au détriment du marché local, la hausse  des prix de vente de foins, sont derrière la baisse de production nationale en viandes rouges et la cause de l’augmentation vertigineuse des prix de viandes essentiellement au cours de ces dernières années.

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La société El Mazraa, filiale de Poulina Group Holding, entreprise spécialisée dans l’élevage et l’abattage des volailles ainsi que dans la transformation et la commercialisation de produits avicoles, a annoncé mercredi 27 novembre 2019, la commercialisation officielle de son nouveau produit de poulet Bio sous le nom  الذهبية « Le Fermier ».

A cette occasion, El Mazraa a organisée une visite guidée à l’intention d’une dizaine de journalistes de différents supports médiatiques. Mercredi 27 novembre 2019, Naoufel Sassi, directeur général de la société El Mazraa, déclarait à que «Notre grande préoccupation est de présenter des produits hauts de gamme afin de satisfaire tous les besoins des consommateurs. Les volailles de chair Bio d’El Mazraa sont élevées dans de vastes fermes et sous contrôle journalier mené par une équipe de vétérinaires compétents». Et d’ajouter que «nous offrons aux consommateurs une viande produite biologiquement, tout en respectant tout le processus de la production avicole. A travers cette nouvelle expérience nous espérons que la consommation de poulet bio augmente elle aussi» a-t-il assuré.

Le directeur général de la société El Mazraa, a fait savoir que les prix de vente de ce nouveau produit sont relativement chers de  50% , soit 10 DT  pour le seul kilogramme de viande de poulet bio.

Et d’ajouter que « Notre capacité de production quotidienne avoisine les 1000 volailles de chair et nous visons les 2000 très prochainement. Je tiens à signaler que la société El Mazraa assure 20% des besoins du marché local, à savoir 100 mille volailles de chair sont quotidiennement égorgées » précise Naoufel Sassi.

  • El Mazraa en bref :

La société El Mazraa, filiale du Poulina Group Holding est spécialisée dans l’élevage et l’abattage des volailles ainsi que la transformation et la commercialisation de produits avicoles.

Avec un abattoir doté des meilleurs process dans le monde, El Mazraa dispose d’un équipement industriel polyvalent et d’une gamme de plus de 180 produits. Elle est ainsi en mesure de répondre à tous les besoins des professionnels de la restauration et de la ménagère aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger.

L’entreprise a franchi le troisième millénaire avec une devise de qualité, de goût, de sécurité et d’innovation. El Mazraa, symbole de créativité et d’innovation anticipe les attentes de sa clientèle pour lui offrir de nouveaux produits sains et nutritifs, de la viande crue et volaille aux plats cuisinés. Dès sa création El Mazraa a suivi une politique de qualité en avant-gardiste qui a fait sa réussite.

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La Chambre syndicale nationale des agents immobiliers a organisé ce mardi 26 novembre 2019 une conférence de presse pour faire la lumière sur la crise du secteur de l’Immobilier et du bâtiment que connaît la Tunisie depuis des années.Lors de son intervention, Fehmi Châabane, président de la chambre syndicale , a présenté  un certain nombre de solutions pour sauver le secteur y compris la participation au programme de logement, qui prévoit la fourniture de logements abordables, dans le cadre d’une stratégie définie par l’État et mise en œuvre conformément à des mécanismes simplifiés et à des décisions pratiques.

Parmi ces solutions , figure  essentiellement la révision du  chapitre 6 du nouveau décret gouvernemental n° 39 de 2019 sur le premier logement, libellé comme suit: «Dans le cadre de son programme, l’Etat couvrira 40% du prix total du logement sous la forme d’un prêt à taux réduits, et augmentera par la même occasion le plafond du prix du logement de 250 000 à 300 000 dinars, y compris la taxe sur la valeur ajoutée “.

Il s’agit d’appliquer un ratio différentiel sur les prêts immobiliers dénommé “TMI” ne dépassant pas un taux de base de 3,5% pour les prêts immobiliers accordés à l’acquéreur et au promoteur immobilier.

Le responsable a,  encore,  évoqué  la réduction par les banques de la marge bénéficiaire contractuelle utilisée pour les prêts destinés à financer des projets immobiliers confiés à des promoteurs immobiliers avant le 1er janvier 2019, n’entraînant pas de poursuites fiscales sur l’impôt des sociétés immobilières par ces banques.

Aussi bien , il est nécessaire de supprimer  la licence de propriété émise par le gouverneur pour les étrangers et l’annulation du décret du 4 juin, et ce, dans le contexte de l’ouverture de la Tunisie sur le niveau régional et international, et pour générer des investissements en acquérant de nouveaux logements, dépassant les 300 000 dinars pour les promoteurs immobiliers, comme indiqué dans la décision concernant les citoyens libyens et algériens.

En effet, Châabane exige l’adoption d’un ratio sur la taxe de la valeur ajoutée ne dépassant pas les 7% en ce qui concerne la vente des biens immobiliers résidentiels et ce, au lieu des 13% actuellement employés tout en abandonnant la proposition de 19%, qui sera adoptée à compter du 1er janvier 2021, stipulée par la loi de finances de l’année 2019.

Est également demandée la prolongation de la durée du remboursement du prêt direct de 15 ans jusqu’à l’âge maximum acquis sans dépasser, néanmoins les 70 ans, outre la réduction du ratio d’autofinancement requis par les banques de 20% à 10% sur le prix du logement (…).

Fehmi Châabane a souligné que le secteur de l’immobilier et du bâtiment est confronté à une crise en raison de plusieurs facteurs dont les dispositions fiscales, notamment la soumission de ce secteur aux taxes sur la valeur ajoutée, la cherté des matières premières et des matériaux de construction, la baisse du cours  du dinar tunisien par rapport à la devise étrangère, la hausse des taux d’intérêts, la hausse des droits d’enregistrement et la hausse excessive des prix de l’énergie, des hydrocarbures, ainsi que l’augmentation des frais de consommation…

A noter que la Chambre syndicale nationale des agents immobiliers a également présenté son programme et les mesures prises contre la crise du secteur aux trois présidences, à la commission des finances et à toutes les structures intervenantes afin de sensibiliser le public à la situation désastreuse du secteur et à ses répercussions sur la nouvelle stagnation de l’économie nationale ainsi que l’aggravation de la crise du secteur financier et bancaire.

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Le chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur a été, sans conteste l’un des ferments de la révolution du 14 janvier 2011. Beaucoup de diplômés issus de cursus universitaires, dans le secteur tertiaire en particulier, se sont retrouvés déclassés une fois sur le marché de l’emploi.

Selon des statistiques récemment publiées par l’INS, le nombre de chômeurs estimé pour le troisième trimestre 2019 s’établit à 628.3 mille du total de la population active, contre 634.9 mille chômeurs pour le deuxième trimestre 2019.

 Le taux de chômage enregistré pour ladite période est de 15.1% en diminution par rapport au deuxième trimestre de 2019. L’INS estime que taux de chômage pour le troisième trimestre 2019 est de 12.2% chez les hommes et 22.0% chez les femmes.

Le nombre des diplômés chômeurs de l’enseignement supérieur est estimé à 262.7 mille au troisième trimestre 2019 contre 253.0 mille au deuxième trimestre 2019, soit une augmentation de 9.7 mille. Le taux de chômage pour cette catégorie a augmenté de 28.0% à 28.6%. On ne sait pas si le ministre de l’Enseignement supérieur tire les enseignements qu’il faut de ces chiffres. Auquel cas, ces chiffres lui auraient clairement suggéré de repenser l’employabilité des filières ouvertes aux études supérieures en Tunisie.

 La Tunisie compte plus de 600.000 chômeurs !

D’ après des données officielles, la Tunisie compte plus de 600.000 chômeurs (soit 15.4% de la population active), dont 240.000 sont diplômés de l’enseignement supérieur. Chaque année, près de 60.000 personnes sortent des universités tunisiennes.

Les efforts déployés par le gouvernement, en matière de création d’emploi dans la fonction publique, ne sont qu’une goutte dans l’océan de chômeurs tunisiens. L’emploi des diplômés n’est cependant pas un mythe en ce sens que  quand on arrive à mettre une politique bien étudiée, on arrive à employer une grande majorité de jeunes chômeurs.

Ce qui bloque dans la course à l’embauche, c’est le manque de dynamisme de la coopération entre les différentes parties concernées par cette problématique.Le secteur privé a pour sa part un rôle important, celui de coopérer avec les institutions étatiques dans le but de trouver des solutions pérennes et efficaces pour dynamiser le marché de l’emploi, et sortir le pays de la crise.

 Le phénomène du chômage ainsi que celui de la pauvreté n’ont pas cessé de se poser depuis plusieurs années, alors qu’ils sont intimement liés. Il en est de même pour l’employabilité, l’éducation, la formation, les niveaux de salaires et la productivité. Tout est lié, on ne peut améliorer l’un sans en faire autant pour l’autre !

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Au cours de ces dernières années, les prix des légumes et fruits ont battu des records jamais atteints. Aux divers marchés de la République, les prix continent de grimper et les consommateurs boudent  de plus en plus les étals. Les marchands pointent du doigt, comme à l’accoutumée, les grossistes !

Il est six heures du matin, mais déjà ça grouille de partout. Lors d’une visite effectuée par Africanmanager au Marché de Gros de Bir El Kassâa, nous avons constaté que des centaines de véhicules et autres camions, garés ici et là aux abords des quais de cette aire immense qu’occupe le marché en question. Mais également un nombre incalculable de chariots que poussent des ouvriers de tous âges. Avec les cris qui vont avec.

L’espace comporte plusieurs pavillons et carreaux dont la majorité est dédiée à la vente des légumes et fruits frais. Des centaines de tonnes de produits nous entourent. Au début, nous avons fait notre va-et-vient pour avoir une idée générale sur les prix pratiqués. Lors de notre visite, nous avons constaté que les prix de vente de la plupart des légumes, fruits et poissons ont connu un trend haussier en comparaison avec l’année dernière.

Des intermédiaires que nous avons rencontrés, ont estimé que ”  vu la situation actuelle (la pluviométrie, le manque de main d’œuvre…) les prix de vente de divers  produits agricoles ne sont pas chers et sont relativement acceptables”.

Sur un autre volet, ils ont affirmé que tous les produits agricoles ( pommes de terre, tomates, piments, oignons…)  sont disponibles  en  grandes quantités .

INS : Un taux d’inflation de 6,5% en octobre

Selon l’Institut national de la statistique (INS), en octobre 2019, le taux d’inflation a atteint 6,5%, contre 6,7% les deux derniers mois (août et septembre 2019) .Ce repli est expliqué, essentiellement, par la décélération du rythme des augmentations des prix des produits de l’alimentation de 6,6%, contre 7,3% le mois dernier.

En octobre 2019, les prix de l’alimentation ont augmenté de 6,6% sur un an (7,3% en septembre 2019). Ce taux est dû par l’évolution des prix des légumes 9,6%, des fromages et œufs de 7,4%, des viandes de 7,2%, des fruits de 6,4% et des boissons et jus de 6,3%.

Toujours selon l’INS, les prix à la consommation ont augmenté, en octobre 2019, de 0,8%, contre 0,6% en septembre 2019. Cette augmentation est principalement liée à la hausse des prix des articles d’habillement de 4,9%, des produits alimentaires de 0,9%, des biens et services divers de 0,8% et des produits et services de santé de 0,5%.

Force est de remarquer que les consommateurs tunisiens n’ont de cesse de s’inquiéter de leur pouvoir d’achat malmené par les successives  flambées des prix, et par conséquent les difficultés croissantes à subvenir à leurs besoins au quotidien.Les prix des produits alimentaires, des fruits et légumes de base se sont envolés, pour atteindre des niveaux préoccupants.Au point que la spirale des prix des aliments de base représente actuellement l’une des principaux soucis des Tunisiens, mais personne n’en parlait… Reste à déterminer qui sont les vrais responsables !

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La Tunisie vise, dans son plan d’action relatif aux industries aéronautiques, à augmenter, d’ici cinq ans, le nombre des entreprises opérant dans ce secteur, de plus de 50, actuellement, à 150 entreprises.Pour atteindre cet objectif, la croissance des industries aéronautiques est axée principalement sur le développement des ressources humaines, la réduction des inégalités régionales- la  majorité des industries aéronautiques étant implantées dans le Grand Tunis- et la réalisation de l’intégration mondiale.

 De récentes statistiques du  ministère de l’industrie et des PME indiquent que  le secteur tunisien de l’aéronautique était composé, en 2004 de 80 entreprises. Elles n’étaient qu’une dizaine à travailler , à l’époque, sur les composants d’avions alors que  le nombre d’employés ne dépassait guère les 1300 personnes. Aujourd’hui, on dénombre 17.000 employés dans le secteur. Les exportations du secteur ont atteint 1.500 MD avec une valeur ajoutée de 30%, détaille le ministère de l’industrie et des PME.

 Toujours selon la même source, la Tunisie compte 9 aéroports internationaux qui ont accueilli plus de 11,7 millions de passagers en 2019 pour une capacité annuelle de 19 millions de passagers, soit une augmentation de 8% par rapport à 2018 et de 5% par rapport à 2010, l’année de référence.

Il est estimé que le secteur des composants aéronautiques en Tunisie, embryonnaire au départ,  pourrait employer 38 mille salariés à l’horizon de 2030. On note également que, 4500 ingénieurs et techniciens supérieurs sont formés annuellement dans le domaine des industries aéronautiques.

 Djerba acceuillera la 1ere édition du Salon international de l’aéronautique

 L’aéroport de Djerba-Zarzis a été choisi pour accueillir la 1ère édition du Salon international de l’aéronautique et de la défense ou “IADE Tunisie“ dédié aux marchés africains, et ce du 4 au 8 mars 2020.Environ 250 exposants, une centaine de délégations officielles étrangères et plusieurs dizaines de milliers de visiteurs sont attendus pour cette première édition qui se déroulera sur une superficie de superficie de 15 hectares sur la plateforme aéroportuaire de Djerba. Aussi bien, une centaine d’aéronefs et engins non volants des plus grands opérateurs du domaine seront présentés dans des configurations statiques et dynamiques.

Les journées du 4, 5 et 6 mars, le Salon sera exclusivement ouvert aux professionnels qui auront accès à des conférences, des rendez-vous B2B et B2G, des espaces thématiques leurs permettant d’assister à des démonstrations et des présentations aériennes mais aussi d’appréhender l’ensemble des évolutions du secteur. Ce Salon ambitionne d’être un révélateur d’opportunités d’investissement et de développement aussi bien en Tunisie qu’en Afrique.

Durant les journées du 7 et 8 mars, les sections aéronautiques du Salon ouvriront leurs portes au grand public. Ce sera l’occasion de vulgariser l’aviation en Tunisie, de découvrir les expositions d’aéronefs, mais aussi d’assister à des shows aériens spectaculaires dans le ciel de Djerba…

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Soucieux d’apporter des services de qualité au profit des voyageurs  venant des pays voisins, le gouvernement a élaboré toute une stratégie en vue du réaménagement tous  les postes frontaliers terrestres afin de booster le trafic des passagers et des échanges commerciaux entre la Tunisie et ses voisins l’Algérie et la Libye.

Dans une déclaration faite,  jeudi 14 novembre 2019,  à Africanmanager, Jamel Zrig, directeur de l’Office national des postes frontaliers terrestres, a affirmé que la Tunisie dispose de onze  postes frontaliers. Et d’ajouter que le nombre de passagers ayant traversé les postes frontaliers a atteint les 10,1 millions personnes en 2019  contre 6 millions voyageurs en 2015, soit une augmentation de 40%.

Zrig  a fait savoir que cette augmentation   s’explique  essentiellement par la hausse du nombre de touristes du côté algérien.

Le directeur de l’Office national des postes frontaliers terrestres, a indiqué  que depuis l’année 2017, une étude stratégique d’aménagement et de réhabilitation au niveau des postes frontaliers a été lancée.

D’un coût global de 20 millions de dinars, les travaux de cette étude  débuteront en 2020, a ajouté le responsable.

Il s’agit essentiellement de construire des banques, des bureaux de postes, des espaces commerciaux, des zones de divertissement et de loisirs au niveau du poste frontalier Meloula.

Ces futurs projets, selon ses dires,  permettront de mettre à la disposition des agents douaniers et sécuritaires des équipements modernes ( scanners) et d’assurer des prestations de qualité aux voyageurs des deux côtés (algérien et tunisien).

 Jamel Zrig  a rappelé l’inauguration en juillet 2019, du  premier freeshop au niveau du poste frontalier de Melloula.  Ce centre représente une première en Tunisie et en Afrique du nord , notant qu’ environ 2,5 millions de personnes passent chaque année, soit la moitié des passagers transitant par l’aéroport international Tunis Carthage.

Bientôt l’entrée en service du poste frontalier de Hazoua

Le directeur de l’Office national des postes frontaliers terrestres a encore annoncéque le poste frontalier de Hazoua sera bientôt opérationnel. Ce poste, connaît des travaux d’aménagement et d’entretien.Il sera doté d’équipements techniques et logistiques modernes dans la mesure où il se caractérise par un important flux de passagers sur les frontières tuniso-algériennes, a-t-il assuré.

Et de préciser  qu’un projet de création d’une station photovoltaïque au niveau de ce poste sera lancé avec  un coût global de 150 millions de dinars, ajoutant que cette initiative sera généralisée à tous les postes frontaliers.

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Manifestement, les prix de l’immobilier  en Tunisie ont enregistré, durant les huit dernières années, une hausse vertigineuse. Entre l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat, la classe tunisienne moyenne se trouve dans l’obligation de recourir au crédit auprès des banques, afin d’acquérir son propre logement.

Dans une interview accordée jeudi 14 novembre 2019 à Africanmanager, le président de l’organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi  a affirmé qu’en dépit de la dégradation du pouvoir d’achat du consommateur tunisien , de nombreuses banques profitent de cette situation et «trompent » ainsi les citoyens dans l’objectif de réaliser coûte que coûte d’énormes profits financiers.

Riahi a, dans ce contexte,  précisé que ces institutions financières, utilisent «des procédures très compliquées, incompréhensibles, frauduleuses, et non transparentes» au niveau de l’octroi de crédits de logements (frais de remboursement anticipé, de fausse dates de paiement…).  Il a fait savoir  que «l’OTIC a reçu de nombreuses plaintes, déposées par plusieurs citoyens et dénonçant  des pratiques de manipulation bancaire…».

Le président de l’organisation tunisienne pour informer le consommateur a, dans ce contexte, tiré la sonnette d’alarme sur ce genre d’opérations illégales et «manquant d’éthique ». Il a, encore affirmé  qu’une  hausse remarquable au niveau des taux d’intérêts des crédits-logement, a été constatée, essentiellement au cours de ces dernières années.  Riahi plaide donc, pour l’instauration d’un taux d’intérêt préférentiel pour ce genre de crédit, dont l’objectif est de respecter le pouvoir d’achat du consommateur.

Sur un autre volet, le président de l’OTIC a signalé qu’il est important de mieux éduquer les consommateurs face aux banques, qui sont des «entreprises commerciales» comme toutes les autres. Selon lui, les consommateurs doivent s’assurer, quand ils sont assis devant un conseiller-client dans une banque, qu’ils savent ce qu’ils recherchent, qu’ils ne vont pas se laisser tenter par des crédits trop élevées pour leurs moyens.

Le Tunisien est endetté jusqu’au cou !

Une enquête élaborée par l’Institut national de la consommation (INC), en décembre 2018, sur la réalité, la structure, les sources et les usages de l’endettement et son impact sur le pouvoir d’achat, a  relevé que 42 % des chefs de familles interrogés (1268 sur un total de 3015 chefs de familles) ont déclaré avoir été (ou l’un des membres de leurs familles) en situation d’endettement avant 2018, a indiqué l’INC. En 2018, 25 % des chefs de familles interrogés (738 sur un total de 3015) ont déclaré avoir été (ou l’un des membres de leurs familles) étaient restés en situation d’endettement. L’INC a par ailleurs, fait savoir que, l’enquête sur l’endettement qui sera bientôt publiée, a aussi montré que le citoyen tunisien s’endette pour couvrir les dépenses quotidiennes, dont celles relatives à l’éducation et à la santé.

A vrai dire, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ont fini par rattraper le secteur immobilier. Les délais de constructions sont de plus en plus long, les matériaux et prestataires de plus en plus chers, alors qu’en parallèle le Tunisien peine de plus en plus à joindre les deux bouts.

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La nouvelle Assemblée des représentants du peuple a tenu ce mercredi 13 novembre 2019, sa première plénière qui marquera l’inauguration de la deuxième législature 2019-2024.Elle a été  consacrée à la lecture de la liste définitive des nouveaux députés et la prestation du serment constitutionnel.

L’ordre du jour de la séance inaugurale comportait l’élection du président du parlement et des premier et deuxième vice-présidents à une majorité de 109 voix.

Intervenant  à l’ouverture de la séance plénière consacrée à la prestation de serment, le président du Parlement sortant, Abdelfattah Mourou, a affirmé que les nouveaux élus sont appelés à s’atteler à une séries de tâches en premier lieu l’attention qu’ils doivent attacher à la réalité de la Patrie et la nécessité d’en améliorer la situation, ajoutant qu’au rang des priorités figurent la loi des finances et les discussions budgétaires.

«  Vous devrez apprendre à ne pas tomber dans les travers de ceux qui vous ont précédés », a-t-il dit à l’adresse des nouveaux députés.

Prestation du serment constitutionnel

Les nouveaux élus de l’Assemblée des Représentants du peuple ont prêté serment, de manière collective, à la reprise de la séance inaugurale de la législature 2019-2024, conformément à l’article 8 du règlement intérieur du parlement.

Néanmoins, Abir Moussi, présidente du parti destourien libre( PDL) , est intervenue pour contester la prestation collective de serment. Elle a qualifié cette démarche d’”illégale eu égard à l’absence de certains députés” et a refusé de prêter serment.

Le président de la séance, Rached Ghannouchi, lui a rappelé qu’il lui est interdit de réclamer un point d’ordre, de voter ou de se présenter candidat tant qu’elle n’a prêté serment.

Moussi, a affirmé dans une déclaration accordée à Mosaïque fm, que les membres du groupe parlementaire de son parti ont prêté serment individuellement, ajoutant que la vidéo immortalisant ce moment sera mise en ligne sur le site du parti.Elle a appelé tous ses pairs à prêter serment de nouveau, la première prestation de serment étant illégale, a-t-elle soutenu.

A noter que deux cents neuf  nouveaux députés ont déclaré leur patrimoine alors que 6 autres ne l’ont pas encore fait. Les députés n’ayant pas déclaré leur patrimoine ne pourront pas prêter serment. Cette procédure est la condition pour pouvoir prendre leurs nouvelles fonctions, a affirmé Nadia Saadi, directrice générale chargée des déclarations à Mosaïque fm.

Quatre  candidats  officiellement en lice pour la présidence de l’ARP

Quatre  candidats étaient officiellement en lice pour la présidence de l’Assemblée des Représentants du Peuple, avant les éventuels désistements et compromis. Rached Ghannouchi, qui compte sur le soutien de son bloc parlementaire, la coalition Al-Karama et très probablement Qalb Tounes.

Candidat consensuel du parti Al-Tayar et Al-Chaâb, Ghazi Chaouachi, connu pour son assiduité lors du précédent mandat, vise également la présidence.  Il y avait aussi le candidat de Tahya Tounès , Marouane Felfal, et  enfin, l’élue du PDL Abir Moussi.

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Le Plan national stratégique « Tunisie Digitale 2020 » a été développé afin de positionner la Tunisie  en tant que référence internationale du développement numérique  et levier important pour le développement socioéconomique en dotant le pays d’une infrastructure technologique en phase avec une économie moderne.

Cette stratégie a été conçue dans un cadre consultatif large incluant les secteurs public et privé et la société civile à travers un ensemble d’évènements de partage qui ont été organisés dans de nombreuses régions de la Tunisie, regroupant plus de 120 professionnels privés et publics .

« Tunisie Digitale »  s’articule autour de quatre axes intégrant six orientations stratégiques qui sont soutenues par trois structures de pilotage (gouvernance, communication & conduite du changement et financement & budget) et trois structures d’appui (réglementaire et juridique, développement des compétences et confiance numérique).

A travers cette vision, la Tunisie   ambitionne de garantir l’inclusion sociale et réduire la fracture numérique par un meilleur accès à l’information et à la connaissance, par la démocratisation des équipements d’accès, la généralisation de l’accès haut débit et la mise en œuvre du très haut débit.

C’est dans ce contexte que Abdellatif Hmam, secrétaire général du gouvernement a affirmé dans une déclaration accordée mardi 12 novembre 2019 à Africanmanager, que le projet « Tunisie Digitale» comporte une série de principaux axes qui ciblent essentiellement le citoyen d’une manière directe ainsi que toutes les structures de l’Etat.

En marge de la rencontre annuelle des contrôleurs de dépenses publiques 2019, tenue hier à Tunis, Hmam a insisté sur l’importance de la mise à niveau de l’administration numérique dont l’objectif escompté est de renforcer la bonne gouvernance.

Il a, également, précisé que l’application d’un contrôle rigoureux, l’instauration de la transparence et la bonne gouvernance, demeurent un choix social stratégique recommandé par le citoyen, l’entreprise et les acteurs politiques.

Il a, en outre, affirmé que l’option prise en faveur d’une administration ouverte et intégrée au service du citoyen procédait de la volonté d’améliorer la qualité des prestations administratives tunisiennes.

Il est à signaler que le secteur des Tic représente 4.6% du PIB. Signalons aussi qu’il s’agit d’un secteur qui réalise six milliards de dinars dont 20% en 2016 proviennent de l’exportation des services. En 2016, le nombre des diplômés en TIC était de l’ordre de 10.500. La contribution du secteur à l’effort de l’emploi demeure faible, uniquement 2,8% en 2016.

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Selon le dernier rapport du Forum Tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), le nombre de manifestations sociales observées a atteint les 834 protestations, soit 98% du total. 22% de ces manifestations étaient de nature violente (184 protestations), soit le pourcentage le plus faible comparé à celui des  manifestations instantanées et spontanées relevées durant le mois d’Octobre 2019.

Ce pourcentage constitue un indicateur remarquable car il s’agit de manifestations anarchiques et violentes et non encadrées, en particulier celles liées aux réactions immédiates des citoyens telles que les réactions des personnes touchées par les inondations à leurs domiciles, notamment celles des habitants de Cité El Mostakbal, gouvernorat de l’Ariana quand ils ont bloqué l’entrée nord de la capitale et en l’absence de toute interaction des instances de l’Etat avec leur crise, cette situation a engendré un état de panique, de désordre, et d’encombrement dans la plupart des routes, précise le rapport.

Les rassemblements de protestation demeurent la forme de contestation la plus importante parmi les manifestants, représentant 45% du total des manifestations observées durant ce mois d’octobre 2019, suivi par les grèves, à hauteur de 15%, le blocage des routes avec 12%, les sit-in à hauteur de 6 % et les pneus brûlés avec 1,35% des mouvements de protestation relevés.

Le gouvernorat de Kairouan reste à l’avant-garde des zones les plus en colère et qui contestent le plus, l’essentiel de ces manifestations reste sans réactions notables de la part des instances de tutelle.

Toujours selon le FTDES, durant octobre 2019, 127 mouvements de protestation ont été observés dans la région, suivie du gouvernorat de Kasserine (94 manifestations), du gouvernorat de Sidi Bouzid (86 protestations), du gouvernorat de Gafsa (67 manifestations), du gouvernorat de Sousse (62 protestations) et des gouvernorats de Sfax et Tataouine (respectivement 53 contestations) sans oublier le gouvernorat de Médenine avec 47 protestations.

Il est utile de noter que les gouvernorats de Kairouan, Sidi Bouzid, Gafsa et Kasserine représentent le premier carré de la mobilisation sociale en Tunisie puisqu’ils ont enregistré 374 manifestations en Octobre, soit environ 49% du total des mouvements observés.

En ce qui concerne les actes de suicide et des tentatives de suicide, 20 cas ont été relevés, dont 16 hommes et 4 femmes : le groupe d’âge des 26 à 45 ans a représenté environ 35%, alors que ce groupe d’âge représentait 81% du nombre total de victimes de suicide et des tentatives de suicide en octobre 2018.

Les suicides par pendaison représentent environ 50% des actes de suicide et de tentatives de suicide commis par les victimes, ce qui montre leur insistance sur le décès. Alors que les enfants de moins de 15 ans et les personnes âgées de plus de 60 ans étaient absents des statistiques durant octobre 2018, le mois d’octobre 2019 a été témoin du suicide de quatre enfants et trois personnes de plus de 60 ans, dont un septuagénaire qui a tué sa femme âgée avec un fusil de chasse avant de se suicider avec la même arme dans la délégation de Foussana, détaille le rapport du FTDES.

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