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Nadia Bentamansourt

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Des milliers de jeunes tunisiens ont quitté leur pays dans la foulée  du printemps arabe à la recherche d’opportunités de travail en Europe.

Aujourd’hui, il est urgent de décréter le problème de la migration clandestine comme étant une réelle priorité et de donner un signal fort sur la volonté d’apporter des solutions aux différents problèmes socioéconomiques. C’est dans ce contexte que le renforcement de la compétitivité de l’économie et l’amélioration de l’efficience du secteur privé restent aussi parmi les meilleures solutions qui pourraient contribuer efficacement à la promotion de l’emploi des jeunes.

Selon des chiffres officiels annoncés ce vendredi 8 novembre 2019, par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux ,435 mineurs sans accompagnateur sont arrivés aux côtes italiennes durant les neuf premiers mois de cette année. Ils représentent environ 25% de l’ensemble des migrants clandestins arrivés en Italie.

La majorité des enfants âgés de moins de 18 ans souffrent de problèmes au milieu familial et ils ont quitté prématurément les bancs de l’école.

38 mille immigrants ont débarqué clandestinement sur les côtes italiennes

Selon une étude présentée par l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites) en coordination avec l’Organisation internationale de migration, en six ans, plus précisément entre 2011 et 2017, environ 38 mille immigrants ont débarqué clandestinement sur les côtes italiennes. Le nombre de candidats à l’immigration clandestine, arrêtés sur les côtes tunisiennes  avant leur départ, est d’environ 13 mille durant la même période.

Pas de répit et pas d’éclaircie dans la grisaille. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les jeunes tunisiens continuent à fuir le pays en quête d’horizons plus prometteurs. L’augmentation du taux de chômage estimé à 15,3% ne fait que décourager les jeunes et les inciter encore plus à larguer les amarres et se lancer dans la traversée de la mort.  Plus de 450 Tunisiens seraient portés disparus durant leur tentative de passage en Italie.

Plus il fera beau en Tunisie, plus ils auront le regard rivé sur une Europe prometteuse d’un avenir meilleur. Le contexte socio-politico-économique post-révolution n’est guère rassurant pour la majorité des jeunes (et les moins jeunes aussi)  qui continuent de risquer leur vie usant de tous les subterfuges pour atteindre la “terre promise”.

De janvier à juin 2019, ils étaient plus d’un millier à traverser la Méditerranée en direction de l’Italie et l’Espagne, révèle le Forum tunisien des droits économiques.

A signaler que depuis plus de 9 ans, un grand nombre de familles tunisiennes cherchent désespérément des informations détaillées sur les circonstances de la disparition et le destin des leurs. Aucune information ne leur a été communiquée ni de la part du gouvernement tunisien ni de celle du gouvernement italien.

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Le directeur général de la Pharmacie centrale de Tunisie (PCT), Khalil Ammous a annoncé que 95% des médicaments sont disponibles et que leur stock est suffisant, précisant dans le même contexte que seulement quelques dizaines de médicaments sont en rupture de stock.

iL a, encore, précisé que le problème de la pénurie des médicaments avait considérablement diminué et que la Pharmacie centrale avait franchi  le cap critique sur le plan financier.

Cependant, de nombreux professionnels de la santé ont, à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme et ont affirmé  que la pénurie de certains médicaments entrave le fonctionnement de certains hôpitaux et cliniques tunisiens,   et ce depuis plusieurs mois.

Pharmacie centrale : un déficit de 200 MDT

Selon des dernières statistiques officielles, le déficit de la Pharmacie centrale de Tunisie s’est établi à 200 millions de dinars au cours de l’année écoulée, à cause de l’augmentation du coût des médicaments importés et la dévaluation du dinar.

Le coût des médicaments subventionnés a atteint 210 millions de dinars,  et la  PCT a subi des dépenses supplémentaires estimées à 150 millions de dinars à cause de la dévaluation du dinar.

Les difficultés financières rencontrées par la PCT, particulièrement au cours des deux dernières années, ont causé la baisse du stock stratégique des médicaments à moins de 3 mois.

De même, les dettes de la PCT auprès des laboratoires étrangers exportateurs de médicaments se situent autour de 400 millions de dinars.

A vrai dire, la PCT encourage les fabricants producteurs de médicaments en Tunisie à s’investir davantage dans le domaine de l’industrie pharmaceutique et à optimiser la production pour répondre aux besoins du marché pharmaceutique et réduire le recours à l’importation des médicaments.

Disparition d’une quantité de médicaments d’une valeur de 40.000 dinars

Le porte-parole officiel du tribunal de première instance de Sousse, Mohamed Helmi Missaoui a annoncé ce jeudi 7 novembre 2019 que le ministère public de Sousse a autorisé la détention d’un employé de la succursale de la Pharmacie centrale de Sousse et l’inclusion d’un deuxième sur la liste des personnes recherchées, suite à la disparition d’une quantité de médicaments.

Missaoui a précisé sur les ondes de Mosaïque fm , que l’unité d’investigation judiciaire de la garde nationale de Sousse s’est engagée à ouvrir une enquête à ce sujet.

La Pharmacie centrale de Tunis a déposé une plainte pour la disparition d’une quantité importante de médicaments d’une valeur supérieure à 40.000 dinars, de la branche de Sousse.

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La présidence de la République a récemment donné son feu vert aux services de contrôle financier aux fins de la conduite d’opérations d’audit des services administratifs de plusieurs institutions publiques à l’instar de la présidence du gouvernement, le MAE, la TRANSTU…) couvrant ces dernières années.

Dans une déclaration accordée ce lundi 4 novembre 2019 à Africanmanager, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics  (Atcp), Fathi Chafroud, a affirmé que l’initiative lancée par le chef de l’Etat, Kais Saied s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption et de la mise en place d’un tout processus visant la transparence et la bonne gouvernance , précisant qu’il s’agit d’une mesure normale étant donné que le nouveau président de la République vient de commencer les activités et missions  de son mandat.

De ce fait, il a assuré que les contrôleurs publics entameront des opérations de contrôle globales, dont la durée de leur travail acharné, s’étalera sur un an.

Le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics a précisé  que la  Tunisie ne compte au total que 140 contrôleurs publics, qui  mènent entre 60 et 70 opérations de contrôle  par an.

Il a appelé le gouvernement à renforcer les capacités des contrôleurs publics à travers l’augmentation des effectifs  afin de leur permettre  de mener à bien leurs missions selon les normes internationales et dans les meilleures conditions.

650 dossiers de corruption remis à la justice

L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a publié en octobre 2019, un inventaire des dossiers qui ont été transmis à la justice au cours des trois dernières années. Elle a, dans ce contexte, soumis au total 650 dossiers au cours de 2016, 2017, 2018, et jusqu’au 1er octobre 2019.

Selon le rapport de l’INLUCC, quelques 238 affaires et dossiers  ont transmis au Parquet pour instruction judiciaire. D’après la même  source, 22 affaires déférées par l’instance ont été jugées, alors que  107 ont été classées, et que 16 autres dossiers ont abouti à un non-lieu et ce  pour insuffisance de preuves.

De plus, 219 autres affaires ont été transmises par l’instance en question à la police judiciaire, pour enquête approfondie et 23 autres sont en cours d’examen par le tribunal correctionnel.

Une grande majorité de dossiers de corruption concerne les marchés et les achats publics, ainsi que le recrutement dans la fonction publique. Le traitement des dossiers de corruption soumis par l’Instance nationale de lutte contre la corruption à la justice reste globalement long, malgré certaines améliorations, comme la prise en charge de quelques dossiers par le Pôle judiciaire économique et financier près  la Cour d’appel. Les tribunaux ont statué  sur seulement 15% des affaires en 2016 et 3% en 2017.

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Manifestement, la consommation de stupéfiants dans les établissements scolaires n’a cessé de gagner de terrain en Tunisie essentiellement au cours de ces dernières années. Le besoin, aujourd’hui, se fait cruellement sentir de trouver des solutions à l’intérieur des établissements scolaires comme à l’extérieur, et ce à travers l’implication des parents, de la société civile et des directions concernées afin de garantir aux élèves ainsi qu’aux enseignements les meilleures conditions pour éviter ce « nouveau » phénomène.

Selon des statistiques annoncées ce vendredi 1er novembre 2019 par le ministère de l’Education, la consommation de drogue dans le milieu scolaire a atteint les 9.2%. Environ 78% des consommateurs sont des garçons et 77% sont âgés entre 16 et 18 ans. 90% des consommateurs font partie de familles aisées ou à revenus moyens. 77.6% d’entre eux n’exercent aucune activité extrascolaire.

La même source a montré, en outre, que la plupart des vendeurs de drogues sont des inconnus ou viennent des zones d’habitations avoisinantes. L’objectif de la présentation de ces chiffres, est de lancer un cri d’alarme sur la gravité de la situation qui requiert l’implication de toutes les parties prenantes afin d’améliorer l’environnement éducatif.

Pour ce qui est des cas de violence physique et verbale dans les collèges et les lycées, ils se sont ’élèvés à 15913 durant l’année scolaire 2017/2018, a indiqué le ministère de l’Education.

Le nombre de cas de violence verbale contre les professeurs a atteint 2986 cas. Pour ce qui est des agressions physiques, ledit département a affirmé qu’elles sont au nombre de 159.

Que ce soit le tabagisme ou l’alcool ou de la drogue, il est nécessaire de revoir le système éducatif et de construire une bonne force de caractère de sorte que les enfants du futur bâtiment. Il faut aussi accompagner les élèves et les sensibiliser et de développer leurs compétences de vie. D’autre part, il est essentiel pour le ministère de l’Intérieur de contrôler des écoles et de la zone autour des écoles pour protéger les élèves contre toutes les tentations nuisibles….

En conclusion, il est clair que la question de l’abus de drogues dans le milieu scolaire est extrêmement dangereuse, exigeant d’y remédier rapidement et de protéger les enfants contre ce fléau, qui perdent maintenez déclenché après la révolution en l’absence de contrôle de la sécurité et de stricte parentale après promoteurs ont trouvé ces mécanismes de marché toxines des écoles comme une opportunité pour les bénéfices de l’argent qui menace la pollution de l’environnement scolaire.

Il est clair que la question de l’abus de drogues dans le milieu scolaire est extrêmement dangereuse. Il est temps de trouver des solutions urgentes afin de protéger les enfants contre ce fléau, déclenché essentiellement après la révolution, et ce en l’absence d’un contrôle parentale et sécuritaire.

Qu’il s’agisse de drogues illicites ou d’abus d’alcool, il s’agit surtout d’élargir le spectre des actions de prévention, traditionnellement cantonnées à l’éducation à la santé, à d’autres formes d’interventions.

Pour tous, il convient de réaffirmer l’interdit. Concernant les jeunes, il faut s’attacher à renforcer leurs connaissances et à développer leurs capacités à faire des choix éclairés. S’agissant des adultes, et plus particulièrement des parents, il faut renforcer leur légitimité et leurs capacités éducatives, et les aider à être en mesure de repérer les usages le plus précocement possible. La mobilisation des adultes doit tendre à éviter les expérimentations par la promotion d’un discours clair et crédible pour les jeunes

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A l’occasion de la journée mondiale et arabe de l’Habitat et la journée mondiale des villes, le ministre de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire, Nourredine Selmi a annoncé que plus de 2000 logements sociaux sont actuellement prêts à être livrés aux Tunisiens.

Selmi a, dans ce contexte, appelé les gouverneurs et les présidents des conseils régionaux à accélérer la publication des listes définitives des bénéficiaires de ces logements, précisant que près de cinq mille autres logements seront disponibles au titre de la période 2020/2021. «  Nous avons reçu actuellement plus de 230 mille demandes de logements sociaux .Notre objectif  est de mettre à la disposition des familles démunies et à revenu limité, 10 mille logements, à l’horizon 2030 », a-t-il dit.

Lors de son intervention, Fahmi Chaâbane, président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers (CSNPI), a  pour sa part, appelé à l’instauration d’un taux d’intérêt préférentiel pour les crédits immobiliers à travers la création d’un taux directeur qui concerne spécialement le secteur immobilier appelé Taux Directeur de l’Immobilier (TMI).

Chaâbane a, en outre,  insisté sur la nécessité d’appliquer une taxe ne dépassant pas 7% sur les ventes immobilières au lieu de 13% actuellement et de supprimer la TVA de 19% inscrite dans le cadre de la loi de finances de 2019.

Et d’affirmer que le secteur de l’immobilier agonise et qu’il faut trouver d’urgence une issue aux problèmes qui ne cessent de s’aggraver.

On rappelle que le programme de logements sociaux lancé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a pour objectif de faciliter à certaines catégories de citoyens, notamment la classe moyenne, l’accès au logement. Des avantages ont été accordés dans ce sens, comme la prise en charge par l’Etat de l’apport personnel initial, à hauteur de 20% du coût du logement, sachant que le crédit est plafonné à 150 mille dinars.

L’acquéreur bénéficiera également d’une période de grâce de 5 ans et ne remboursera l’Etat que sur 7 ans, avec un taux d’intérêt de 2%.

Le programme s’adresse à toutes les personnes (du secteur privé et étatique) désireuses d’acquérir un premier bien immobilier. Pour être éligible, le couple doit satisfaire à un certain nombre de conditions, à savoir le revenu, lequel doit être égal ou supérieur de 4,5 fois le SMIG, (soit entre 1600 et 2900 dinars).

Le bien immobilier doit être aussi nécessairement acheté auprès d’un promoteur. De même, le demandeur de crédit bénéficiera d’un autofinancement de 20% octroyé par l’État, remboursable sur 12 ans dont 5 années de grâce et à un taux d’intérêt estimé à 2%.

A noter que le programme du premier logement constitue la principale mesure prise par le gouvernement d’union nationale dans le domaine social, en dépit de la conjoncture économique difficile.

INS: Hausse de 10% des prix de l’immobilier 

Les dernières données publiées  depuis deux mois par l’Institut National de la Statistique (INS) sur l’indice des prix de l’immobilier au deuxième trimestre 2019, relèvent qu’une hausse de 5,4% a été enregistrée en comparaison avec le premier trimestre de la même année. Cette évolution est attribuée à la hausse des prix des logements de 10,5% contre -3% au premier trimestre, et une hausse de 7,8% des prix des appartements contre une progression de 7,4% durant les trois premiers mois de l’année.

En glissement annuel, l’INS relève une hausse de 10% de l’indice des prix de l’immobilier au deuxième trimestre, après un ralentissent observé en 2018. Le rythme de progression des prix a donc retrouvé sa cadence d’avant 2018, selon l’INS. Les prix des appartements ont enregistré une croissance de 13,5% par rapport à la même période en 2018 contre une moyenne de 9% sur les cinq années précédentes (2014-2018).

Les prix des maisons ont enregistré  une hausse de 11%, contre une moyenne de 8,6% sur la période 2014-2018. Les prix des terrains ont, quant à eux, connu une évolution de 8,2%, contre une moyenne de 7,3% entre 2014 et 2018.

En revanche, les transactions ont reculé de 10,3% au deuxième trimestre 2019 par rapport au deuxième trimestre 2018, après une baisse de 7,9% au premier trimestre. Les transactions sur les terrains ont ainsi diminué de 11,3%, sur les maisons de 9% et sur les appartements de 6,1%.

A vrai dire, la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ont fini par rattraper le secteur immobilier. Les délais de construction sont de plus en plus long, les matériaux et prestataires de plus en plus chers, alors qu’en parallèle, le Tunisien peine de plus en plus à joindre les deux bouts!

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La production actuelle de pétrole varie entre 70 et 80 mille barils de pétrole. Une production qui ne couvre que la moitié des besoins de consommation des Tunisiens. De ce fait, l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP) a fait savoir, à maintes reprises, que la production d’hydrocarbures connaîtra prochainement un rythme plus ascendant notamment avec l’entrée en service du champ de Nawara.

Dans une interview accordée à Africanmanager,  le directeur général des hydrocarbures au  du ministère d’Industrie et des PME, Hazem Yahyaoui a affirmé qu’un projet d’étude a été lancé pour renforcer la rentabilité et redynamiser  les activités de la prospection de l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières (ETAP), et ce à travers le lancement de la nouvelle approche innovatrice « ETAP Operating ».

Yahyaoui a ajouté que ce nouveau projet qui a été lancé par les services du ministère de l’Industrie, s’articule autour de la restructuration de la société en question, l’augmentation de son capital, la récupération  des compétences tunisiennes qui travaillaient à l’étranger et l’accès  sur  d’autres  marchés de prospections à l’instar de  l’Afrique, la Libye et le Maroc.

Le responsable, a encore, ajouté que l’ETAP a besoin de ressources financières pour qu’elle  puisse améliorer sa situation financière et sociale jugée «  très délicate », ceci selon ses dires, est tributaire essentiellement de  l’exploitation directe des richesses nationales des carburants.

Un déficit de plus de 6 MDT de la balance énergétique !

Selon le dernier rapport annuel de l’année 2018, publié par l’Entreprise tunisienne d’activités pétrolières « ETAP », le déficit de la balance énergétique s’est aggravé, en 2018, pour se situer à 6 179 millions de dinars (MD), représentant environ 32,4% du déficit commercial du pays (19 049 millions de dinars).

Cette situation peut affecter la balance des paiements et par conséquent les avoirs en devises et la valeur de la monnaie tunisienne.

Le déficit énergétique est expliqué, selon ce rapport, par la hausse des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux ainsi que par le niveau limité des ressources en énergie primaire, conjugué à l’augmentation continue de la consommation énergétique.
Cette tendance baissière de l’activité s’est manifestée par la régression du nombre de permis en cours de validité (21 en 2018, contre 23 en 2017), l’aggravation du déficit du bilan d’énergie primaire (5 Mtep en 2018, contre 4,7 Mtep en 2017) et l’absence de nouvelles découvertes pour la deuxième année consécutive (2018 et 2017), contre 3 découvertes techniques réalisées en 2016.

L’ETAP a, d’ailleurs,  indiqué que l’année 2018, a été marquée par le forage de trois puits d’exploration (2 sur les permis Nord des Chotts et Zaafrane et 1 sur la concession El Borma), contre un seul puits en 2017 .

Pour ce qui est du forage des puits de développement, trois ont été réalisés sur la concession Halk El Menzel et 1 sur la concession Adam en 2018, contre un puits foré en 2017.

Les ressources en énergie primaire accusaient, en 2018, une baisse de 4,6%. Les ressources disponibles en énergie primaire (y compris les redevances en gaz, perçues sur le gazoduc transméditerranéen), ont accusé, en 2018, une baisse de l’ordre de 4,6%, pour atteindre 4581 ktep ( kilotonnes d’équivalent pétrole) -PCI (pouvoirs calorifiques inférieurs ).

La production nationale de pétrole (y compris le condensat et le GPL) a diminué de l’ordre de 2,4%, à 2070 ktep en 2018.

Cette diminution est expliquée notamment, par le déclin naturel de la production de la plupart des champs, tels que  Hasdrubal (-17%), Miskar (-10%), Adam (-14%), Cercina (-13%), El Hajeb/Guebiba (-9%), Rhemoura (-20%), Franig (-9%), Tamesmida (-29%) Maâmoura (-54%) et Beni Khalled (-14%) et l’arrêt de la production de certains champs pour la réalisation des travaux de réparation et de maintenance (la concession Hasdrubal, champ El Ain, champ Baraka ….), détaille l’ETAP.

Face à cette conjoncture, la réalisation de la transition énergétique en Tunisie n’est plus un choix mais une nécessité. La réalisation de cet objectif impose une nouvelle dynamique à travers le développement des systèmes institutionnels, juridiques et financiers et leur modernisation.

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La situation de la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG) va de mal en pis. Depuis plusieurs années, les tensions n’ont jamais complètement cessé : sit-in à répétition, protestations, interruptions de la production, blocages de voies de communication.Principal employeur dans la région de Gafsa, la CPG se trouve aujourd’hui dans une situation très risquée. Les chiffres en berne étayent bien ce constat…

La production de phosphate commercial de la compagnie de phosphate de Gafsa pour la période allant du 1er janvier à la fin du mois d’octobre 2019, a atteint 2,7 millions de tonnes. Cette production est très en deçà de l’objectif escompté par la compagnie, soit une production égale à 4,3 millions de tonnes, une différence de -43%.

La compagnie estime qu’elle n’a pas pu réaliser son objectif souhaité suite à de nombreux facteurs dont notamment  les mouvements de protestation qui sont observés quotidiennement par les chômeurs des délégations de Oum Laarayes, Redeyef, Métaloui et Mdhila, l’interruption du transport de phosphate par les camions (des barricades installées sur les routes par les protestataires depuis des jours).

Dans une interview accordée ce mardi 29 octobre 2019 à Africanmanager, Romdhane Ben Omar, chargé de communication du FTDES a estimé que la situation économique de la compagnie de phosphate de Gafsa est critique, précisant que l’absence d’une forte volonté politique explique la dégradation de la compagnie en question.

Ben Omar a ajouté qu’il est temps de lancer toute une vision globale, une série de réformes innovatrices permettant de sauver la compagnie. Et d’affirmer que ceci est tributaire de la mise en place d’un plan de partenariat stratégique avec le secteur agricole.

Le chargé de communication du FTDES n’a pas manqué de préciser que la présence de l’Etat dans la région du bassin minier est très faible.

La CPG est au bord de la faillite, alerte l’UGTT !

L’UGTT a tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière précaire de la Compagnie des phosphates de Gafsa.

Mohamed Sghaïer Miraoui, secrétaire général de l’Union régionale tunisienne du travail de Gafsa, a relevé que la compagnie est au bord de la faillite, étant donné le blocage de sa production. Il a appelé à régler d’urgence les dettes de la Société Tuniso-indienne des engrais et du Groupe chimique tunisien auprès de la CPG. Des dettes estimées à plus de 800 Millions de Dinars.

A noter que la CPG souffre, depuis 2011, de la baisse de production due aux mouvements sociaux et à la vétusté des équipements.

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La Tunisie s’est résolument engagée dans une politique de transition énergétique de long terme visant un système énergétiquement efficace, diversifié, moins dépendant des énergies fossiles, tout en contribuant à un développement socioéconomique et environnemental du pays.

Dans une récente déclaration accordée à Africanmanager, le directeur général des hydrocarbures au ministère de l’Industrie et des PME, Hazem a affirmé  que le champ Nawara entrera en exploitation officiellement en novembre 2019.Et d’ajouter que le gisement de gaz naturel de ce champ atteindra 50% de sa capacité de production.

Le coût total de ce projet d’investissement mixte entre l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP), partenaire à 50% et la société autrichienne OMV, est estimé à 1,105 milliard de dollars, soit un peu plus de 3,246 millions de dinars.

Ce projet comporte trois composantes, à savoir  une unité de pré-traitement à Nawara (CPF) d’une capacité de 2,7 millions m3/jour et 7 000 barils de condensat/jour, un gazoduc pour l’exportation du gaz pré-traité (de diamètre 24 et long de 370 km de Nawara) à Gabès et d’une capacité maximale de 10 millions m3/jour, et une unité de traitement de gaz à Gabès.

 Faycal Derbal : Il nous faut 5,5 millions T de phosphates

L’ancien conseiller économique du gouvernement et actuel député Ennahdha à l’ARP, Faycal Derbal, a annoncé ce lundi 28 octobre 2019 sur Express fm, que la Tunisie devrait produire 5,5 millions de tonnes de phosphates et l’entrée en production du champ de Nawara pour pouvoir s’assurer un taux de croissance de 2,7%.

 Sur un autre volet, Derbal a fait savoir qu’un budget de 47 milliards de dinars et un PIB de 125 milliards de dinars  démontrent la fragilité de l’économie tunisienne, soulignant que  38% du PIB seront aspirés alors par le secteur public et ce n’est aucunement un bon indicateur, car selon les indicateurs internationaux, il faut que ça fluctue entre 20% et 25%.

 L’ancien conseiller économique du gouvernement a qualifié également ce budget de “budget comptable”.

 « Cette loi de Finances peut passer pour un tableau comptable, car elle ne vient que pour équilibrer les recettes et les dépenses et ne contient aucune mesure de réforme » a-t-il dit.

 Et de signaler que « ce manque de réforme est expliqué par le fait que l’actuel gouvernement ne veuille pas prendre d’initiatives et laisser libre cours au gouvernement d’après pour suivre sa propre stratégie économique »,  a conclu Derbal.

 On rappelle que, selon des statistiques officielles récemment annoncées, le taux de l’indépendance énergétique de la Tunisie était proche de 100% jusqu’en 1965.

 Entre 1966 et 1993, la balance énergétique a été excédentaire. Durant cette période, l’excédent a représenté jusqu’à deux fois la demande nationale d’énergie primaire en 1968, 1970 et 1975.

 L’excédent de la balance énergétique a contribué à réduire le déficit commercial national pendant 26 ans d’affilée. En 1981, l’excédent énergétique a comblé à hauteur de 47% le déficit commercial du pays.

 Depuis 1994, la dépendance énergétique du pays s’est régulièrement aggravée, passant de 3% en 1995, à 10% en 2010 et 45% en 2015.Aujourd’hui, la situation a complètement changé. Selon les dernières statistiques de l’INS, le déficit énergétique a représenté 32,4% du déficit commercial global, en 2018, contre 28% en 2015 et 6% en 2010.

 Face à cette conjoncture, la transition énergétique en Tunisie n’est plus un choix mais une nécessité. La réalisation de cet objectif impose une nouvelle dynamique à travers le développement des systèmes institutionnels, juridiques et financiers et leur modernisation.

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Ce lundi 28 octobre 2019, les quantités importantes de pluies qui se sont abattues sur le Grand-Tunis ont causé plusieurs perturbations sur les voies routières, sur le réseau du métro-léger et sur les voies ferrées, ont annoncé les services les services de l’institut national de la météorologie (INM).

Les fortes pluies restent l’ennemie numéro un de la Tunisie, en cette ouverture de la période automnale. Tous les bassins versants des agglomérations sont soumis à des risques d’inondation, dus à différents facteurs : réseaux d’assainissement insuffisants ou absents, présence d’obstacles aux écoulements, zones basses en aval, développement incontrôlé de l’urbanisation entraînant un accroissement des débits de ruissellement…

Une inondation comme celle de 2003 est estimée de fréquence centennale. La crue a par endroits dépassé un mètre, envahissant au total 4 500 hectares de zone urbaine !

Le ministre de l’Equipement Noureddine Selmi a affirmé ce lundi 28 octobre, que l’infrastructure en Tunisie rencontre plusieurs problèmes depuis des années, notamment au niveau de l’évacuation des eaux pluviales.

Il a affirmé que la situation n’est pas catastrophique et que des interventions du ministère sont organisées dans les quatre coins du pays, pour venir en aide aux citoyens sinistrés.

 Les services de l’institut national de la météorologie ont annoncé que d’importantes pluies se sont abattues dimanche soir jusqu’à l’aube de lundi, sur le gouvernorat de l’Ariana.Les quantités de pluie varient entre 4 et 95 millimètres, ce qui a entraîné des inondations au niveau des maisons et des routes à l’Ariana-Ville, Raoued, Ettadhamen et la Soukra.
Cette situation a engendré le blocage du trafic routier et un climat de tension chez les habitants de la cité d’El Mostakbel à l’Ariana qui ont bloqué la route menant vers Tunis.

es eaux se sont infiltrées dans des maisons à la cité d’el Mostakbel. Les services régionaux de la protection civile, de l’équipement et de l’assainissement sont mobilisés sur les lieux pour évacuer les eaux, au milieu des tensions des habitants, qui ont bloqué la route passant par leur cité et menant à Tunis, en signe de protestation contre leur situation qu’ils qualifient de ” catastrophique “.

Inondations : 140 MDT pour la protection des villes en 2020

Le ministre de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire avait annoncé il y a quelques mois que  des dispositions ont été prises dans la perspective de la saison automnale en entreprenant notamment des travaux de maintenance visant à limiter l’accumulation des eaux.

Ledit département avait  affirmé avoir mené des travaux de maintenance et de nettoyage des canaux pour permettre l’écoulement des eaux, précisant avoir consacré un budget de 22 millions de dinars destiné au programme de protection contre les inondations dont 19 millions alloués à la réhabilitation du réseau routier. Il s’agit aussi de collaborer avec les municipalités et le ministère de l’Agriculture, également concernés ainsi que les autorités régionales pour parer à toute éventualité.

Le ministre de l’Equipement avait  également annoncé que l’Etat allait réserver, dans la loi de finances 2020, un budget  de 140 millions de DT pour les programmes de protection des villes des inondations. Ces projets concerneront les villes de Nabeul, Metlaoui, Redeyef, Ksar Gafsa, ainsi que la région de Médenine. Ils seront financés par un un prêt consenti par la partie saoudienne.

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Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane Abbassi, a affirmé que la sortie de la Tunisie de la liste noire du groupe d’action financière (GAFI) couronne une série d’efforts assidus multilatéraux et d’un engagement solide de haut niveau. Un épilogue qui lui permettra de sortir sur le marché international, en toute transparence et contribuera à attirer des investissements de longue durée, a-t-il assuré, vendredi, lors d’une conférence de presse siège de la BCT.

Ila précisé qu’un groupe de travail a été formé au niveau de la commission d’analyses financières et qui a coopéré avec tous les appareils de l’Etat pour permettre à la Tunisie de réussir ce grand processus, soulignant que le travail devrait être plus efficace dans la période à venir et que la BCT suit toujours et en permanence le traitement des différentes mesures par toutes les banques tunisiennes.

Le gouverneur de l’Institut d’émission a fait remarquer que «  cette sortie aura un impact positif sur le classement de la Tunisie par les agences de notation, les organisations et les instances internationales ». Au demeurant, a-t-il soutenu, « l’inscription de la Tunisie sur la liste noire du GAFI a quelques points positifs, étant donné qu’elle a poussé le pays à mettre en place les mécanismes, les moyens et les réformes à même de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ».

Le ministre de la justice, Mohamed Karim Jamoussi a, pour sa part, affirmé que « la sortie de la Tunisie de la liste du GAFI, est un évènement important qui aura des impacts positifs en termes de modernisation de l’économie, de mise en conformité du pays aux normes fixées par le GAFI et de renforcement des investissements, de la confiance et de la transparence ».

Il a considéré que «  l’amélioration du système juridique relatif à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme a fortement favorisé cette sortie « .

Chalghoum : La Tunisie ne sera pas une terre de financement du terrorisme

De son côté, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum a assuré que la Tunisie ne sera pas une terre de financement du terrorisme. Il a ajouté que la sortie de notre pays de la liste noire du groupe d’action financière (Gafi) confirme que nous disposons de tous les mécanismes nécessaires afin de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Et de réaffirmer que la sortie de la Tunisie la liste noire aurait un impact très positif au niveau d’investissement.

On rappelle que le chef du gouvernement Youssef Chahed avait annoncé le retrait de la Tunisie         de la liste noire des pays fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme du Groupe d’action financière (GAFI) (Organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme).

Chahed avait salué les efforts fournis depuis des mois par les membres de cette équipe afin de renforcer l’image de marque de la Tunisie et redorer son blason à l’échelle internationale.

A noter que le Groupe d’action financière avait classé la Tunisie en 2018 dans la catégorie des pays dont les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sont insuffisants.

Réuni le 27 janvier 2018, ce Groupe a procédé à l’amendement du classement des pays en deux groupes : le premier, relatif aux ” pays à hauts risques et non coopératifs ” et le deuxième -dans lequel figure la Tunisie-, aux Etats ” sous surveillance “.

Organisme intergouvernemental créé en 1989, le GAFI s’attèle à élaborer des normes et à promouvoir l’efficace application de mesures législatives, réglementaires et opérationnelles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et, le financement du terrorisme.

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Manifestement, les indicateurs touristiques pour l’ année en cours,  ont enregistré une amélioration notable aussi bien au niveau du nombre des arrivées, que des nuitées enregistrées dans tous les établissements hôteliers qui sont répartis sur toute la République. C’est dans ce contexte que le ministère tunisien du Tourisme et de l’Artisanat a annoncé dans la journée du mercredi 23 octobre 2019, que la Tunisie a accueilli depuis le début de l’année jusqu’au 10 octobre courant 7,5 millions de touristes, ce qui correspond à une hausse de 14,8% par rapport à la même période de l’année écoulée.

Les recettes touristiques ont évolué, quant à elles, de plus de 41%, durant cette période, pour atteindre les 4,6 milliards de dinars. Par ailleurs, le département tunisien du Tourisme, a recensé plus de 25 millions de nuitées passées dans les différentes régions du pays, dont plus de 6 millions ont été enregistrées dans la région de Djerba-Zarzis (+5% en comparaison avec 2018).De même, les régions de Monastir- Skanes, Yasmine Hammamet, Tunis et Sousse ont enregistré une croissance de +18% en matière de nuitées, durant cette période.

Les Algériens sont toujours en tête !

Toujours selon les chiffres avancés par le département du Tourisme, les Algériens restent les premiers visiteurs de la Tunisie, avec deux  millions de visiteurs, et ce au cours des 9 premiers mois de l’année 2019. Cette tendance n’est pas nouvelle et les touristes algériens l’ont encore confirmée en 2017, puisqu’ils étaient 2,5 millions à se rendre dans notre pays. Les hôtels balnéaires de Hammamet, Sousse et Monastir sont pris d’assaut chaque année par les  Algériens.

Sur un autre volet, la même source indique que le nombre des Libyens ayant visité la Tunisie durant même période est de l’ordre de  1,4 million. Suivis par  les Tunisiens résidents à l’étranger  avec (1,1 million de touristes), les Chinois (22 touristes) et les autres nationalités (143 000 touristes).

Au total, ce sont 3,5 millions de touristes maghrébins ont visité la Tunisie au cours de cette période. Les nuitées touristiques globales ont atteint, durant les 9 premiers mois de 2019, 24 millions nuitées, soit une hausse de 12%, détaille encore la même source.

Ayant pris son bâton de pèlerin sitôt nommé ministre du Tourisme, le ministre du tourisme René Trabelsi, écume les continents pour redonner à la Tunisie le statut qui était le sien voici plus de huit ans. Et il semble y avoir réussi avec un bilan qu’il décrit comme celui où l’activité touristique est sur la voie de la reprise et le nombre de visiteurs a commencé à revenir à son niveau d’avant la crise.

Il reste encore deux mois au ministre Trabelsi afin de tenir sa promesse des neuf millions de touristes pour l’année en cours. Un pari qui reste toujours faisable et réalisable, selon plus d’un professionnel, en dépit de la récente affaire de faillite de Thomas Cook.

Rappelons à ce propos  que les dettes du groupe britannique Thomas Cook envers les hôtels tunisiens, s’élèvent à 60 millions de dinars. Cette faillite a touché en Tunisie seulement 40 hôtels.

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Le projet d’interconnexion entre la Tunisie et l’Italie constitue un maillon stratégique pour les projets d’énergie renouvelable. Ce projet ne manquera pas d’améliorer la sécurisation du réseau tunisien, d’identifier des conditions techniques requises pour l’intégration du marché maghrébin de l’électricité dans le marché européen et de favoriser la commercialisation en Italie de certificats verts, produits en Tunisie.

Après le Maroc, la Tunisie sera le deuxième pays maghrébin à établir une interconnexion électrique sous-marine avec un pays du sud de l’Europe.

C’est dans ce contexte que le PDG de la société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), Moncef Harrabi a affirmé ce mardi 22 octobre 2019 à Tunis, que le projet en question sera opérationnel à partir de 2025. Il a précisé que « ce projet stratégique, dont les études avancent, s’inscrit dans le cadre d’un réseau électrique euro-méditerranéen reliant l’Europe et les pays de l’Afrique du Nord et consiste à mettre en place un câble sous-marin haute tension à courant continu de 600MW entre la Tunisie (le Cap Bon) et l’Italie (la Sicile) ».

Il a ajouté que “moyennant un investissement estimé à 600 millions d’euros, ce projet qui s’inscrit dans la 4ème liste des projets d’intérêts communs de l’Union Européenne, permettra de garantir la sécurité énergétique et de renforcer l’intégration des énergies renouvelables », a-t-il dit.

Pour sa part, s’exprimant au nom du partenaire italien,  Luigi Ferraris, administrateur délégué de TERNA, a fait savoir que cette coopération est importante puisque la Tunisie dispose d’une grande potentialité et est interconnectée avec la Libye et l’Algérie. «  Nous sommes en train de créer un pont entre la Tunisie et l’Italie, l’Italie et l’Afrique du nord et entre l’Europe et l’Afrique du nord »,  a-t-il affirmé.

Les deux parties ont exprimé leur soutien au projet d’interconnexion électrique Tunisie-Italie et se sont engagées à mobiliser tous les moyens nécessaires pour accélérer l’octroi de l’appui financier de la Commission européenne estimé à 300 millions d’euros, soit environ 50% du budget. Ce lien stimulerait le développement des énergies renouvelables en Tunisie en fournissant un accès à une grande capacité d’alimentation de secours et faciliterait l’intégration de l’énergie solaire et éolienne intermittente dans le réseau tunisien.

Rappelons que depuis 2017, l’Italie est le premier partenaire commercial de la Tunisie, elle-même le deuxième partenaire commercial de Rome.

En 2018, le volume des échanges bilatéraux entre Tunis et Rome a atteint 5,9 milliards d’euros, ce qui représente une hausse de 10,1 % par rapport à l’année précédente. La Tunisie exporte essentiellement dans le secteur du textile et de l’énergie (pétrole brut et huiles), et achète à l’Italie des produits issus du raffinage du pétrole pour une valeur de 980 millions d’euros.

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Manifestement, la maîtrise du déficit énergétique est devenue une exigence plutôt qu’un choix. Ceci n’est possible qu’à travers la détection de son ampleur ainsi que ses origines, et la nécessité d’apporter les solutions appropriées. La transition énergétique se fera grâce à des partenariats entre le secteur public et les investisseurs, tout en insistant sur l’importance de la production locale.

Au cours d’un atelier sur le plan de réforme du secteur de l’énergie en Tunisie ” TUNEREP” organisé, ce lundi 21 octobre 2019 à Tunis, le ministre de l’Industrie et des PME, Slim Feriani a annoncé que le déficit du bilan énergétique a atteint, 52% en 2018 contre 49% en 2017.

Il a précisé que ce déficit pourrait augmenter pour atteindre 73% en 2030, si les ressources nationales continuaient à stagner alors que la demande en énergie suit une tendance haussière. Et d’affirmer qu’il est nécessaire de passer à l’action face à cet état d’urgence énergétique d’autant que ce déficit contribue à grever à la fois le déficit budgétaire et la balance commerciale de la Tunisie.

D’ailleurs,  en 2018, le montant total de la subvention au secteur de l’énergie a atteint 2700 millions de dinars (MD), dépassant ainsi les 7% du budget de l’Etat. Et les importations d’hydrocarbures sont responsables du tiers du déficit commercial.

Slim Feriani a, sur un autre volet, signalé que le projet TUNEREP a été lancé en juillet 2019, dans l’objectif d’aider le pays à accélérer sa transition énergétique. Financé par un don du Fonds de transition du partenariat de Deauville (sommet du G7 tenu en France ) à hauteur de 3,8 millions de dollars, soit près de 10,73 millions de dinars, ce projet d’une année vise, en outre, à appuyer la Tunisie dans la mise en place des conditions propices à la restructuration du secteur de l’énergie, sachant que les actions de restructuration concernent les trois sous-secteurs de l’énergie, à savoir les hydrocarbures, l’électricité et la maîtrise de l’énergie.

La stratégie énergétique pour 2030 portera-t-elle ses fruits ?

La stratégie énergétique 2030, lancée par le gouvernement tunisien , est basée sur quatre principaux piliers  : le premier pilier vise à reconstituer les réserves et capacités à atteindre l’indépendance énergétique autant que possible, en termes de production d’énergie fossile primaire.

Le deuxième pilier est lié au renforcement de la transformation, du transport et de la distribution des produits fossiles.Cette démarche est importante pointant du doigt la dépendance excessive du transport terrestre qui présente deux risques : risque d’accidents et celui d’interruption de l’approvisionnement en raison des mouvements sociaux.

Pour le troisième pilier, il concerne le renforcement de la production de l’électricité. Le travail consiste à augmenter la capacité installée de production. Pour y parvenir, une grande responsabilité incombe à la Steg, qui devrait continuer à installer de nouvelles capacités de production, mais aussi renforcer le rôle du secteur privé. Le dernier pilier est bien évidement lié au domaine de l’énergie renouvelable qui doit être bien exploité de manière à assurer une meilleure production de l’électricité(…).

A travers cette stratégie, le gouvernement ambitionne de sortir de l’ornière et d’engager un processus solide en vue de mettre en place un plan d’actions pour le changement d’échelle requise au niveau des investissements énergétiques afin d’atteindre les objectifs qui ont été fixés dans ce domaine.

D’ailleurs la Tunisie s’est engagée depuis 2001 dans une politique de promotion de l’efficacité énergétique qui a permis de réduire de manière significative la demande énergétique et de créer un tissu industriel et de service dans le domaine de l’efficacité énergétique.

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Selon des statistiques officielles, environ 673.000 agents exercent dans la fonction publique dont 36.000 dans les collectivités locales. En 2017, la masse salariale de ces fonctionnaires a été estimé à 14% du PIB. Après 2011, les recrutements dans la fonction publique ont été à caractère politique et social, loin de répondre aux réels besoins de l’administration tunisienne.

Il n’y aura pas de nouveaux recrutements dans la fonction publique en 2020, à l’exception de quelques ministères, notamment celui de l’Éducation où il  a été décidé d’embaucher  quelques 4694 enseignants,  celui  de l’Intérieur (1600 agents), et la Défense (5883 agents),  ainsi que  50 personnes qui seront recrutées à l’école nationale de l’administration (…), comme il ressort des principales orientations du projet de Budget de l’Etat pour l’exercice 2020.

Sont également prévues dans le projet de budget, une importante augmentation de la masse salariale et l’adoption d’une nouvelle structure du Budget, basée sur les programmes et les objectifs.

D’ailleurs, le ministre chargé des Grandes réformes, Taoufik Rajhi, a récemment annoncé que la masse salariale représentera 20 milliards de dinars contre plus de 16 milliards de dinars en 2019, soit 14,1% du PIB.

Il a précisé que cette hausse est expliquée par les augmentations salariales prévues après les conventions signées avec l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), dans le secteur public et la fonction publique.

Le budget de l’année 2020 est estimé à 47 milliards de dinars contre 40,8 milliards de dinars en 2019, a encore souligné Taoufik Rajhi.

Fonction publique : Un bond spectaculaire constaté en 2012 !

L’administration tunisienne souffre aujourd’hui d’un énorme sureffectif. Les dépenses publiques ont augmenté à cause essentiellement du recrutement partisan et anarchique. Durant les années 2012 et 2013, des milliers de personnes ont été recrutées dans la fonction publique.

L’Institut National de la Statistique (INS) a  publié un rapport retraçant l’évolution du nombre de recrutement de fonctionnaires publics dans les établissements de l’Etat, à savoir les ministères et établissements publics entre 2010 et 2014.

Un bond spectaculaire a été constaté lors de l’année 2012, soit durant le gouvernement de la Troïka (Ennahdha-CPR-Ettakatol) avec 90.000 agents recrutés contre 9934 en 2011, soit le recrutement de 88.164 agents de plus.

Une loi relative au recrutement dans la fonction publique a été adoptée le 15 juin 2012 à l’Assemblée Constituante et promulguée par le président Moncef Mazrouki une semaine plus tard.

Une loi contestée qui avait permis l’admission sans concours des bénéficiaires de la loi sur l’amnistie générale adoptée le 20 janvier 2011.

Le nombre de recrutements a chuté durant les deux années suivantes, atteignant 25.504 personnes recrutées en 2013 et 32.586 en 2014.

Durant les trois années de la Troïka, le ministère de l’Education a enregistré le taux le plus élevé de recrutements avec 67.562 personnes recrutées, suivi par le ministère de la Santé avec 55.863 recrues et le ministère de l’Agriculture avec 49.598 recrues.

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L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a publié dans la journée du mercredi 16 octobre 2019, un inventaire des dossiers qui ont été transmis à la justice au cours des trois dernières années. L’INLUCC a, dans ce contexte, soumis au total 650 dossiers au cours de 2016, 2017, 2018, et jusqu’au 1er octobre 2019.

Selon le rapport de l’INLUCC, quelques 238 affaires dossier pour instruction judiciaire, ont transmises au Parquet. Selon la même  source, 22 affaires transmises par l’instance ont été jugées, alors que  107 ont été classées. La même source précise que 16 autres dossiers ont abouti à un non-lieu et ce  pour insuffisance de preuves solides.

De plus, 219 autres affaires ont été transmises par l’instance en question à la police judiciaire, pour une enquête approfondie et 23 autres sont en cours d’examen auprès du tribunal correctionnel.

Une grande majorité de dossiers de corruption concerne les marchés et les achats publics, ainsi que le recrutement dans la fonction publique. Le traitement des dossiers de corruption soumis par l’Instance nationale de lutte contre la corruption à la justice, reste globalement long, malgré certaines améliorations, comme la prise en charge de quelques dossiers par le Pôle judiciaire économique et financier près de la Cour d’appel. Les tribunaux ont statué seulement sur 15% des affaires en 2016 et 3% en 2017.

La Tunisie fait partie du Réseau des Autorités de prévention de la corruption

Par ailleurs, la Tunisie a officiellement rejoint, ce jeudi 17 octobre 2019, le Réseau des Autorités de prévention de la corruption, lors de sa 4e réunion période tenue à Tunis les 17 et 18 octobre. Le président de l’Instance Nationale de Lutte contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib, a affirmé  que cette adhésion permettra à la Tunisie de s’inscrire dans des coopérations bilatérales et multilatérales, et de profiter des outils nécessaires pour le renforcement de l’action commune.

Cette adhésion favorisera aussi la coopération technique, l’échange d’expertise et le partage d’informations et d’investigations. Il est aussi question d’ouvrir de nouvelles voies dans la lutte anticorruption et à instaurer un modèle de gouvernance exemplaire. Le Réseau des Autorités de prévention de la corruption regroupe 21 autorités anti-corruption de plusieurs pays, dont le Benin, la Côte d’Ivoire, la Serbie, la Croatie, le Maroc, la Jordanie, la France et l’Italie.

On rappelle que la Tunisie a enregistré une avancée d’un rang dans le classement international de l’indice de perception de la corruption pour l’année 2018, occupant ainsi la 73e  place sur l’ensemble des 180 pays, selon le nouveau rapport de l’organisation Transparency International. Le rapport de l’ONG , a révélé que la Tunisie a gagné aussi un seul point dans son score, passant de 42 points en 2017 à 43 points en 2018 sur une échelle de 100 points.

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Le membre de la Commission parlementaire des finances, Slim Besbes a affirmé dans une déclaration faite mercredi 16 octobre 2019 à Africanmanager que le projet de la Loi de Finances au titre de l’exercice 2020 a été finalisé et soumis à l’Assemblée des représentants du peuple par la présidence du gouvernement précisant que le prochain nouveau parlement examinera le projet de loi en question et le budget de l’État pour 2020.

Le projet de loi de finances 2020, dont Africanmanager  a reçu une copie, stipule la diminution du déficit budgétaire de 3.5%. Le taux d’autofinancement dans le budget a dépassé les 76%, alors qu’il était de l’ordre de 69% en 2019.

Le taux d’endettement a, quant à lui, baissé de deux points, alors que le déficit sera de l’ordre de 3%. S’agissant des  recettes propres de l’Etat, elles connaîtront une hausse de 9%, tandis que le budget de l’Etat augmentera de 9%. La masse salariale sera, elle, de l’ordre de 19 milliards de dinars.

Des mesures sociales sont prévues

Sur un autre volet, le projet de la loi de finances de l’année 2020 propose, dans le cadre des nouvelles mesures sociales, d’accroître le plafond de la déduction fiscale au titre des ascendants à charge, de 150 dinars à 450 dinars annuellement pour chaque parent, sous réserve de remplir les conditions requises pour bénéficier de la déduction en question.

 Le projet en question a également évoqué l’impératif de soutenir l’Association tunisienne des villages d’enfants dans le but d’améliorer la qualité de vie des enfants orphelins et abandonnés et de renforcer les ressources financières de cette association en approuvant la déduction intégrale des dons et des subventions qui lui sont octroyés sur la base de l’impôt, et sur la base des impôts sur les sociétés pour les associations donatrices.

Il a mis les opérateurs de télécommunication dans l’obligation de déduire la taxe sur la valeur ajoutée et de l’exonérer de la redevance sur les télécommunications au titre des montants des SMS alloués à la collecte de fonds pour ladite association.

Le projet de loi de finances 2020 vise une meilleure maîtrise des coûts de la production agricole et de la pêche et le renforcement de la compétitivité des entreprises spécialisées dans la fabrication des équipements destinés à ce secteur.

Il propose, aussi une suspension de l’application de la TVA sur les fils de polyamide, polyester et nylon, utilisés dans la fabrication et la réparation des filets et des cordes de pêche, et sur les fils d’acier destinés à la fabrication des câbles métalliques de pêche.

Il inclut aussi la création d’un fonds pour le soutien de l’égalité. Son financement sera consacré au développement de l’infrastructure et l’amélioration des conditions de travail dans les tribunaux.

Le Fonds en question sera financé, selon le projet de la loi de finances 2020, à travers des frais qui seront établis à cet effet, au titre du soutien à la justice avec un montant fixé à 10 dinars sur les décisions de justice, les ordres de payement, et les autorisations sur les requêtes issues des différents tribunaux, sauf certaines exceptions.

En effet, la loi de finances 2020 a consacré un budget à hauteur de 140 millions de DT, pour les programmes de protection des villes des inondations. Ces projets concerneront les villes de Nabeul, Metlaoui, Redeyef, Ksar Gafsa, ainsi que la région de Médenine(…).

On rappelle que le délai constitutionnel d’adoption des projets du budget de l’Etat et de la loi de Finances pour l’année 2020, est fixé pour le 10 décembre de chaque année. Les deux projets en question doivent être promulgués par le président de la République, avant le 31 décembre 2019.

Nous y reviendrons

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L’Association tunisienne pour l’intégrité et la démocratie des élections (ATIDE) a révélé dans son rapport préliminaire sur l’observation du démarrage du vote pour le second tour de l’élection présidentielle anticipée, un certain nombre d’infractions liées principalement aux préparatifs de l’Instance supérieure indépendantes pour les élections (ISIE), à la violation du silence électoral, à l’activité des sociétés de sondage et à l’usage de faux badges de l’ISIE.

En ce qui concerne les préparatifs de l’ISIE, ATIDE a constaté en particulier que certains de ses membres ne savent pas se comporter avec les observateurs et les électeurs (Centre Bourguiba Amdoun).

L’association a, en outre, relevé que des cameramen ne portant pas de badges ont été autorisés à filmer à l’intérieur de bureaux de vote (centre de Baghdadi de Sfax 2).

Les irrégularités relevées concernent, en outre, l’installation de l’isoloir devant des fenêtres ouvertes (centre Al-Oukhouwa Manouba), l’absence de centres aménagés pour les personnes porteuses de handicap (centre Chebaw à Oued Ellil, à titre d’exemple) et la modification des rangs de trois électeurs dans le registre électoral.

S’agissant de la violation du silence électoral, ATIDE a remarqué qu’une électrice a appelé à voter en faveur du deuxième candidat à l’intérieur du bureau de vote 20 mars à Tébourba, et qu’une voiture de location a appelé les électeurs à choisir le premier candidat (Centre Al-Ahd Al-Jadid à Ras Jbel), en plus de l’utilisation de haut-parleurs par le bureau du parti Ennahdha à côté du bureau de vote Al-Battan.

En ce qui concerne les entreprises de sondage, l’association a indiqué que Sigma Conseil a interrogé les électeurs avant leur entrée dans les bureaux de vote au centre de Bab Chamali dans la circonscription de Sousse et qu’un agent d’Emrhod consulting a appelé les électeurs à voter pour le premier candidat.
Par ailleurs, l’association a noté qu’un citoyen a falsifié et imprimé des badges de l’ISIE (Al-Aram à Gabès).

416 infractions lors de la première semaine de la campagne électorale

Pour sa part, Adel Brinsi, membre de l’Instance régionale de l’Instance supérieure indépendante pour les élections a indiqué que l’instance a enregistré un peu plus de 416 infractions électorales lors de la première semaine de la campagne électorale des présidentielles anticipées.

Des infractions qui ne sont pas qualifiées de crimes électoraux, selon lui, et qui caractérisent toutes les campagnes, comme le fait déchirer des affiches des candidats ou de coller des affiches en dehors des espaces réservés ou encore d’organiser des activités sans en aviser l’ISIE.

Il a fait savoir que la plupart des infractions ont été enregistrées dans les circonscriptions Tunis 1 et 2 (80 infractions) et Sfax 1 et 2. Les infractions enregistrées dans les autres circonscriptions oscillent entre 16 et 20 infractions. « Nous n’avons également pas enregistré des cas de violences entre les équipes des candidats, mais seulement quelques petites altercations.

On rappelle que Kaïs Saïed a remporté la présidentielle  avec 76,9% des voix, selon un sondage sortie des urnes Sigma Conseil. Nabil Karoui aurait lui récolté 23,11% des votes selon ce même sondage.

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La Tunisie a enregistré  ces derniers mois notamment une reprise du trafic passagers et du tourisme, grâce à la diminution des craintes liées à la sécurité et la levée d’interdiction de voyage par de nombreux pays européens.

Selon des chiffres récemment publiés par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, les recettes touristiques ont atteintn jusqu’au 30 septembre 2019, plus de 4,4 milliards de dinars, réalisant une hausse de 43,3%, par rapport à la même période de 2018.
En devises, la progression des recettes touristiques est moins importante. Les revenus du tourisme se sont montés à 1,3 milliard d’euros, pour une progression de 31,6% et à 1,5 milliard de dollars, pour une augmentation de 23,6%.

Les entrées touristiques se sont élevées, jusqu’au 30 septembre 2019, à 7,2 millions de visiteurs (+14,8%), dont plus de 2,3 millions de touristes européens.

Quelque 3,5 millions de touristes maghrébins ont visité la Tunisie au cours de cette période, dont 2 millions d’Algériens, 1,4 million de Libyens et 66 mille autres Maghrébins. Viennent ensuite, les Tunisiens résidents à l’étranger (1,1 million de touristes), les Chinois (22,1 mille de touristes) et les autres nationalités (143 mille de touristes).

Les nuitées touristiques globales ont atteint, durant les 9 premiers mois de 2019, 24 millions nuitées, soit une hausse de 12%.

Après sept ans de crise, le tourisme tunisien retrouve sa place sur l’échiquier des grandes destinations mondiales.  Il est vrai que les autorités tunisiennes, tout autant que les professionnels du tourisme et les hôteliers, ont mis les petits plats dans les grands pour qu’il doive être ainsi, en assurant, d’abord, toutes les conditions de sécurité requises aux touristes, et en lançant diverses offensives de charme non seulement en Europe, leur marché traditionnel, mais ailleurs, surtout en Asie et en Russie.

Il est vrai aussi que la conjoncture touristique mondiale y a été pour beaucoup, avec de très nombreux touristes tournant le dos à quelques destinations courues tells que l’Espagne.

L’essentiel, désormais, est de faire en sorte que cette tendance se maintienne et se développe, surtout en s’échinant à ne pas laisser les choses en l’état, et bien plus en engageant les réformes que l’industrie du tourisme dans le pays a cruellement besoin pour faire jeu égal avec les marchés concurrent.

Cela veut bien dire qu’il va falloir s’attaquer, sans plus tarder, aux problèmes structurels  qui subsistent tels que la surcapacité hôtelière sur le littoral, la faible diversification du produit touristique, un pouvoir de négociation des prix de vente défavorable aux opérateurs, l’étroitesse de la stratégie marketing et l’endettement élevé des entreprises hôtelières, constituant autant de freins à une relance de la croissance du secteur et l’amélioration de sa rentabilité.

On rappelle que 7 millions de touristes ont visité la Tunisie à la date du 25 septembre 2019 pour des recettes en hausse de 44% par rapport à la saison dernière. il est d’ailleurs toujours possible d’atteindre l’objectif fixé des 9 millions de touristes et ce, malgré la faillite de Thomas Cook.

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Une large campagne de boycott se poursuit actuellement sur les réseaux sociaux, pour faire baisser les prix des produits de consommation.

Une page facebook intitulée «قاطع الغلاء تعيش بلقدا», (traduisez «boycottez la cherté, vous vivrez mieux»),  a vu le nombre de ses adhérents grimper de 400 000 à 1,2 million en une semaine. Ce sont notamment les bananes et les pommes de terre qui sont ciblées par ces consommateurs en colère, vue la hausse enregistrée récemment de leurs prix.

L’Organisation tunisienne pour l’Information du consommateur (OTIC) a approuvé cette campagne, destinée à encourager les consommateurs à boycotter ces produits dont le prix est hors de portée des bourses moyennes. En attendant des mesures concrètes, le boycott, pour le consommateur, reste un droit que le consommateur semble de plus en plus enclin à revendiquer et à appliquer.

Les prix des pommes de terre ont en effet enregistré une hausse remarquable, atteignant presque les 2,400 D pour  le seul kilogramme. Sur les marchés tunisiens on voit des étals qui regorgent de pommes de  terres de qualité, mais qui n’attirent pas les consommateurs vu la cherté de ce produit, pourtant de base. C’est une première depuis des années. D’ailleurs la crise chez les marchands est palpable et visible à l’œil nu du simple observateur!

Dans une déclaration accordée ce mercredi 9 octobre 2019 à Africanmanager, le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, a affirmé que  les prix de pommes de terre  e de bananes ont connu ces derniers jours, une hausse notable, précisant que le phénomène de la spéculation est derrière cette augmentation illégale.

Riahi a dans ce contexte, appelé le gouvernement à mettre en place une stratégie nationale efficace afin de mettre fin à la spéculation et au monopole. Il a également appelé à la nécessité de renforcer le contrôle sur les circuits de distribution des pommes de terre et autres fruits.

Il faut rappeler que l’OTIC avait déjà lancé une application mobile, qui permet d’orienter les consommateurs vers les points de vente de produits qui sont moins chers. De même, un numéro bleu (81104444) a été lancé, à travers lequel l’organisation répond à toutes les interrogations relatives à la consommation.

ONAGRI : Hausse vertigineuse des prix de légumes et  fruits

On rappelle que l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI) relevant du  ministère de l’Agriculture), avait aussi annoncé depuis avril 2019, que  les prix de la plupart des légumes et fruits, ont connu un trend haussier au niveau du Marché de gros de Bir El Kassaa.

L’ONAGRI explique cette hausse, par rapport à la même période en 2018, par la baisse de l’approvisionnement du marché en ces produits. Les augmentations des prix les plus remarquables ont été enregistrées pour les dattes (Deglet Nour), de 67 %, à 8,5 DT/Kg et les tomates de 51 %, à 1,384 DT. Le prix des pommes de terre se sont également accrus de 36,4%, pour atteindre 0,966 DT alors que les quantités vendues ont baissé de 7 %. Le prix de l’oignon, s’est envolé de 37 % pour atteindre 0,631 DT. Toutefois et selon la même source, les prix de certains fruits ont marqué une importante baisse à l’instar des pommes (-33 %), les citrons (-25 %) et les oranges Thomson (-18 %). Le boycott semble porter ses fruits. Et le prix (du boycotte), reste moins cher que la consommation à de tels prix !

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La Tunisie œuvre à augmenter la production du gaz naturel et de pétrole ainsi que l’utilisation des énergies renouvelables pour couvrir la demande locale.

Le nombre des permis d’exploration a augmenté, pour la première fois, dans le pays depuis l’année 2011, pour atteindre 30 permis de prospection, en plus du forage de 13 puits.

C’est dans ce contexte que le directeur général des hydrocarbures au ministère de l’Industrie et des PME, Hazem a affirmé dans une déclaration accordée ce vendredi 4 octobre 2019 à Africanmanager, que le champ Nawara entrera en exploitation officiellement en novembre 2019. Et d’ajouter que le gisement de gaz naturel du champ Nawara atteindra 50% de sa capacité de production.

Notons à ce propos que le coût total de ce projet d’investissement mixte entre l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP), partenaire à 50% et la société autrichienne OMV, est estimé à 1,105 milliard de dollars, soit un peu plus de 3,246 millions de dinars.

Ce projet comporte trois composantes: une unité de pré-traitement à Nawara (CPF) d’une capacité de 2,7 millions m3/jour et 7 000 barils de condensat/jour, un gazoduc pour l’exportation du gaz pré-traité (de diamètre 24 et long de 370 km de Nawara) à Gabès et d’une capacité maximale de 10 millions m3/jour, et une unité de traitement de gaz à Gabès.

On rappelle que six conventions relatives à l’octroi de six permis de prospection de pétrole ont été signées en juin 2019. Ces six permis sont répartis sur les régions du Nord (Bizerte), le Centre-ouest et le Sud (Tozeur et Kébili).

Trois compagnies pétrolières étrangères, américaine, britannique et norvégienne, ont obtenu ces 6 permis de prospection qui sont Hizwa, Waha, Swaff, Metline, Teskraya, Kaf Abed.

La compagnie américaine « Hunt Overseas Oil » a obtenu deux permis d’exploration, Hizoua et Waha dans les régions de Tozeur et Kébili, et ce dans le cadre d’un contrat de partage de production avec l’ETAP .La société britannique « Upland Ressources Limited » a obtenu le permis de prospection Swaff dans le Centre du pays, toujours dans le cadre d’un contrat de partenariat avec l’ETAP. L’entreprise norvégienne « Panoceanic Energy Limited », a obtenu, quant à elle, trois permis, Metline, Teskraya, Kaf Abed dans la région de Bizerte.

A signaler que le coût global des travaux de prospection est estimé à 13 millions de dollars.

Un déficit énergétique de 50% à la fin de l’année 2018 

Selon des statistiques officielles récemment annoncées, le taux de l’indépendance énergétique de la Tunisie était proche de 100% jusqu’en 1965. Entre 1966 et 1993, la balance énergétique a été excédentaire. Durant cette période, l’excédent a représenté jusqu’à deux fois la demande nationale d’énergie primaire en 1968, 1970 et 1975.

L’excédent de la balance énergétique a contribué à réduire le déficit commercial national pendant 26 ans d’affilée. En 1981, l’excédent énergétique a comblé à hauteur de 47% le déficit commercial du pays.

Depuis 1994, la dépendance énergétique du pays s’est régulièrement aggravée, passant de 3% en 1995, à 10% en 2010 et 45% en 2015.

Aujourd’hui, la situation a complètement changé. Selon les dernières statistiques de l’INS, le déficit énergétique a représenté 32,4% du déficit commercial global, en 2018, contre 28% en 2015 et 6% en 2010.

Face à cette conjoncture, la réalisation de la transition énergétique en Tunisie n’est plus un choix mais une nécessité. La réalisation de cet objectif impose une nouvelle dynamique à travers le développement des systèmes institutionnels, juridiques et financiers et leur modernisation.

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