Brexit : le Parlement bloque la possibilité d’une sortie sans accord

Brexit : le Parlement bloque la possibilité d’une sortie sans accord

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La Chambre des Lords a adopté, vendredi 6 septembre, une loi qui oblige le premier ministre Boris Johnson à demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit, prévu le 31 octobre, en cas d’échec à obtenir un accord de sortie avant le 19 octobre. Ce texte bloque ainsi de fait la possibilité d’un « no-deal ». Il s’agit d’une nouvelle défaite au terme d’une semaine infernale pour le premier ministre britannique, qui a affirmé jeudi qu’il préférait « être mort dans un fossé » plutôt que de formuler une telle demande à l’UE.

Cette législation doit entrer en vigueur dès lundi après approbation de la reine Elizabeth.

Mais pour le premier ministre finlandais Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE, la possibilité d’un compromis avec Londres en faveur d’une sortie organisée du Royaume-Uni de l’Union « ne semble maintenant pas possible ». « Nous ne savons pas ce qui se passe là-bas. Il semble tout à fait évident que nous ne parviendrons pas à un accord de Brexit », a déclaré Rinne aux journalistes après une réunion avec le président du Parlement européen, David Sassoli, à Helsinki.

Pour se sortir de la crise sur le Brexit, le gouvernement devrait de nouveau soumettre, lundi soir, au vote des députés une motion pour obtenir la tenue d’élections anticipées le 15 octobre.

Boris Johnson a toutefois obtenu un répit de la justice britannique. Vendredi, la Haute Cour de justice à Londres a rejeté une demande d’annuler la suspension du Parlement, décidée par le chef du gouvernement. L’action en justice avait été intentée par Gina Miller, femme d’affaires et militante anti-Brexit, et soutenue par l’ancien premier ministre conservateur, John Major.

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