Le meilleurs des reseaux sociaux

De formation journalistique, diplômé de l’institut technique de banque à Paris, Slah Kanoun a fait une longue carrière à la banque STB, sans oublier son passage de six mois à la banque Zitouna après sa confiscation et son dernier poste de DG d’EVI, concessionnaire automobile. «Je n’arrive pas à comprendre comment l’investissement peut redémarrer dans notre pays », s’interrogeait-il dans un de ses derniers Post. Il explique :

-Le TMM en ascension fulgurante, chargeant davantage les frais financiers des entreprises.

-L’Euro sotte sur les 3dinars et enflamme le coût des matières premières et des équipements.

-La loi de finances 2018 prévoit presque les mêmes pressions fiscales.

-Le nouveau code des investissements attend encore ses décrets d’application.

-L’administration, rongée par la corruption et le clientélisme baigne dans une léthargie déconcertante.

-Les banques sont à court de liquidités et face à la détérioration de leurs ratios prudentiels, elles ne cessent de durcir leurs critères de sélection des risques.

-Le marché est inondé par les produits turcs et chinois et la concurrence devient ultra déloyale.

-Une bonne partie des ouvriers devient indisciplinée et irrégulière et le rendement devient des plus faibles en Afrique.

En parlant avec plusieurs chefs d’entreprises, j’ai senti beaucoup d’hésitations, d’amertume et de peur de l’avenir.

Il est grand temps pour l’État et la BCT de revoir de près ces multiples freins et d’arrêter une vision et une stratégie qui permet de libérer le monde des affaires, de redonner espoir à nos entrepreneurs et de relancer notre économie.

Comédienne, auteure et formatrice, Leila Toubel se définit comme indépendante. Elle parle au chef de l’Etat qui reçoit peu de ses électeurs, à part les médias dont il semble courir quelques-uns, comme le commun des politiciens. Dans un Post sur sa page officielle, elle se dit déçue (elle n’est certainement pas la seule) et a perdu la foi en lui.

«Monsieur le Président de la République,

Je vous écris ces quelques mots avec les lettres amères, de l’amertume de cet automne qui balaie nos rêves comme les feuilles mortes, de l’amertume de la désillusion, du dégoût et du désarroi. Vous avez l’âge de mon père qui m’a éduquée sur un socle de valeurs, dont l’obligation de ne pas insulter nos ainés, je vous dirai simplement que mon âme écorchée depuis des années n’est plus en mesure de survivre à d’autres déceptions, et votre dernier discours n’est pas qu’une déception, c’est l’achèvement du peu de foi et de force qui me restent.

J’ai voté pour vous pour ne pas avoir Moncef Marzouki comme Président, et vous savez pourquoi ? Parce que Marzouki a vendu la patrie et sa petite personne – qui ne vaut rien – à Ennahdha et parce qu’à chaque prise de parole il insulte ses antagonistes politiques. Monsieur le Président, le palais de Carthage serait-il maudit, infecté par un héritage délabré et mesquin, rempli d’une énergie malsaine, hanté par des fantômes qui vous poussent à la dérive de votre prédécesseur.

Faire l’éloge du « militant » Ali Larayedh – J’espère que vous n’avez rien oublié dans la liste de ses actes héroïques pour mettre à feu et à sang le pays – n’est pas seulement une pathétique récidive de votre alliance avec Ennahdha, mais c’est une trahison du sang de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi. Rappelez-vous Monsieur le Président, faites un petit effort et rappelez-vous que pendant votre campagne présidentielle vous avez fait la promesse ferme de dévoiler toute la vérité sur l’assassinat de nos martyrs. Aujourd’hui je vous avoue toute ma bêtise, ma naïveté et ma connerie d’avoir cru à ce mensonge grotesque…

Je me passerai de vous rappeler que celles et ceux qui ont voté pour vous ne vous ont pas donné que leur voix, ils vous ont donné leur confiance, merci de nous avoir convié, en retour, à un mariage dans un décor laid, avec des nappes rouges froissées, des musiciens nullards et de la pâtisserie écrasée sous les pieds des témoins vendus qui applaudissent le spectacle désastreux.

« Insulter » Hamma Hammami est très loin d’un discours politique escompté à la hauteur d’une situation chaotique dans laquelle sombre le pays. Les citoyennes et citoyens qui sont dans la déprime la plus totale s’en foutent royalement de toutes ces guerres intestines et de ce que vous pouvez penser de HH. Nous avons besoin de lumière, nous sommes fatigués de marcher dans l’incertitude et le brouillard.

Permettez-moi trois petites dernières choses :
– J’espère que vous n’allez pas commettre l’insensé et vous présenter pour 2019
– Votre fils ne sera jamais président
– Je regarde ma main que vous avez serrée le jour où vous m’avez décorée, ma gorge se noue et mon cœur s’effondre, parce que cette même main serre celle d’un monstre qui continuera à ronger le pays même avec sa cravate bleue.

Avec mon douloureux respect Monsieur le Président »

Analyste financier et bancaire auprès de différentes institutions financières européennes résident en France, Acharaf Ayadi est en colère et il le dit sur les réseaux sociaux. «Les jeunes diplômés qui avaient 22 ans en 2011 en ont 28 aujourd’hui. Beaucoup n’ont jamais fait que des petits boulots par intermittence. La majorité n’ont pas de trajectoire de carrière claire sur laquelle ils peuvent accrocher leurs ambitions et celles de leurs familles. Plusieurs brillants esprits ont quitté le pays à tout jamais, et la file d’attente du départ s’allonge tous les jours.

La rhétorique politicienne de la réconciliation, cette danse de croque-morts vaniteux et opportunistes, a tué l’espoir d’un meilleur avenir et condamné la jeunesse à l’exode ou à la révolution. Nous avons perdu un énorme potentiel économique, gaspillé dans les cafés, sinon, donné en cadeau à l’étranger. Nous avons perdu la possibilité de construire des leaders locaux en phase avec leur temps, capables d’élever le niveau d’un électorat au-dessous de tout. Nous avons fait tellement de mal à la science et à la culture que nous avons mérité de mourir bêtes et incultes. Nous avons tellement détruits en valeurs, qu’il est devenu légitime de s’interroger sur notre capacité de reconstruire demain ».

Khaled Azaiez est un des entrepreneurs les plus connus sur les réseaux sociaux. Réputé pour son art, celui de sa verrerie et ses créations. Mais connu aussi pour ses coups de gueule. Sur sa page, il lance un cri d’alarme. Celui d’un entrepreneur client de la BFPME (Banque de financement des PME). «Qu’on le veuille ou pas, cette banque était le refuge de tout entrepreneur qui ne disposait pas de garanties réelles pour créer son entreprise. Elle était l’institution financière qui donnait l’accord de financement qui permettait à tout entrepreneur d’entamer les démarches pour boucler son tour de table financier. Les autres (banques commerciales & Sicar) exigeaient l’accord de la BFPME. Ce que je vais écrire ne va pas plaire mais c’est une réalité.
J’ai connu les cinq PDG, Abdessalem Mansour, Khalil Ammar, Souhir Taktak, Lamia Zribi et Slim Fériani. Aujourd’hui, je me permets de dire qu’à part les deux premiers (Azlem), les trois derniers étaient des touristes. Je ne leur en veux pas, mais j’accuse ceux qui les ont nommés de «trahison» envers le monde des entrepreneurs Tunisiens. Cette banque est aussi importante que la STB, la BNA et la BH. C’est une banque publique et elle doit être traitée de la même manière que les trois banques précitées.
Cette banque devrait être l’un des piliers de l’investissement, du moins, elle doit être à la hauteur des attentes des entrepreneurs déjà financés.
Il est inconcevable que des PDG défilent de cette manière et que rien ne soit fait. Des lourds et complexes dossiers sont à l’ordre du jour et en attente depuis des années. Si le Président du Gouvernement et le Ministre des Finances veulent réellement booster la création des PMEs et sauver celles créées et financées par la BFPME, il faut donner une attention très particulière à cette banque et nommer un PDG avec un mandant d’au moins 5 ans, mais aussi la doter des fonds nécessaires. Sinon bye bye les PMEs et rendez-vous après «Slat el3asser fi Jallez».

La Tunisie a remporté samedi la finale du championnat d’Afrique des nations de Basket-ball 2017 avec le score de 77-65 face au Nigeria. Revenant sur cet évènement sportif, qui faisait suite à celui de l’Afrobasket de 2011 remporté aussi par la Tunisie, Karim Benzarti confie sur sa page fb, que «le plus beau témoignage que J’ai pu avoir en rapport avec l’Afrobasket 2015 & 2017 est celui d’un ami de l’Afrique Subsaharienne qui me dit: La Tunisie à travers l’organisation de l’Afrobasket et l’ambiance qu’elle y met, fait rentrer l’Afrique dans le 21è siècle. Plusieurs autres témoignages mettent en avant l’infrastructure qu’ils voient ici, notre diversité qui est une richesse surtout quand tout le monde s’unit autour du drapeau. Certes on est toujours critiques envers nous-mêmes et exigerons le meilleur et ça peut ressortir des choses magnifiques. Mais il ne faut pas sombrer dans la détestation de soi-même; le Tunisien quand il veut il peut-il. Il suffit juste d’y croire et d’être motivé».

 

Fidèle à son ancien surnom facebookien de «Mobbydick», Hosni Ghali a publié ce bref, mais original, statut où il commente, à la Mobbydick, l’affaire du restaurant qui vendait des Chawarma à la viande de chat. «Pourquoi s’étonner de manger des CHATwarma puisqu’on a «ci dija» mangé l’âne de chez le boucher. En plus, avec toute les couleuvres que les différents gouvernements nous ont fait avaler, je trouve que ça «vol» très bas en c’moment chez les Tunisiens. A propos de vol, Tunisair s’excuse pour les chatwarmas distribués a ses passagers, à cause du dernier retard».

Avec la vidéo d’unE des célèbres chansons de Lotfi Bouchnak, le ministre conseiller chargé des grandes réformes, Taoufik Rajhi, publiait le 18 août dernier ce Post où il disait : «Prenez les fonctions… prenez les gains… mais laissez-nous travailler. Nous avons devant nous une loi financière difficile pour 2018, un programme de retraite anticipé et facultatif, une nouvelle loi sur la réforme des retraites, un plan de réforme pour les institutions publiques, une stratégie pour contrôler le soutien matières de base, sans oublier la Revue du programme des réformes économiques avec le Fonds monétaire international en octobre. Tout cela doit être complété avant la fin de l’année. Prenez donc les fonctions… Prenez les gains… Mais laissez-nous travailler ! ».

 

Nous entamons cette nouvelle rubrique qui reprend le meilleur de ce qui s’écrit sur tous les réseaux sociaux, par ce Post sur la page fb d’Ali Nakai.

Sur le papier , le programme de YC est beau , séduisant, ambitieux. Il ne lui manque qu’un tout petit détail . Celui de différer les élections législatives et présidentielles en 2025.!!!

Ce programme a juste besoin d’un septennat. Pas de quoi se soucier quant au vote de confiance et au soutien politique. Ils couleront de source .

Bonne chance Youssef Chahed , alias El Khattab du Jasmin , qui aura alors 45 ans .L’âge de la maturité ou de la majorité dans les démocraties naissantes .

 

Ali Nakai

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