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Dans un post sur sa page des réseaux sociaux, le député Sahbi Ben Fraj raconte dans le détail terrifiant sa visite avec deux collègues députés, au Centre du «Palais Husseinite» où ont été temporairement placés les enfants qui avaient été soustraits aux griffes de la Medrassa du Rgueb, où ils apprenaient les principes du terrorisme religieux, sous couvert d’apprentissage du Coran.

«Alors que nous traversions, en compagnie du délégué régional de l’enfance, le jardin du Palais Al-Husseini qui accueille les enfants de «l’école terroriste du Regueb», la députée Houda Salim a essayé d’aborder gentiment un des enfants en disant : mon fils, pourquoi ne portez-vous pas de chaussettes. Il fait pourtant froid. Froidement, en toute confiance et avec défiance, l’enfant lui répond que «ce ne sont que quelques jours et on montera à la montagne !!!

Pendant ce temps, l’un des responsables murmure un avertissement à la députée Leila Chettaoui, du fait qu’elle était en train de parler à l’Emir des enfants et leur chef. Il l’avait averti auparavant, à travers un de ses lieutenants, que «si elle lui parlait, il lui briserait la figure. Et en effet, la collègue Abir Abdelli évite de justesse le jet d’une orange lancée de «la tour de contrôle», dans un message clair disant que nous sommes ici les maîtres des lieux et que vous n’avez aucun pouvoir sur les enfants.

Dans le Centre, vous avez l’impression de visiter un mini-Emirat de Salafisme, hors du temps et de l’espace. Des enfants et des adolescents qui se répandent dans les coins du Palais, souvent en robe afghane, occupés aux différentes activités du centre (football, jeux vidéo, théâtre…..), pendant que les enfants et l’équipe de la «tour de contrôle», placée dans un coin en haut du Centre, ne rate aucun mouvement des visiteurs et des employés qui les encadrent ou communication entre les enfants, les cadres et les visiteurs du centre (médecins, psychologues, animateurs)
L’Emir se déplace activement entre les différents groupes, pour jouer son rôle de contrôle et de direction sur ses “sujets”. Il interpelle les responsables du centre, lance un reproche à cet enfant, et rappelle à cet autre adolescent que sa façon de se raser ses cheveux à la manière des Marines, est une hérésie passible de sanctions. Il dirige les manifestations qui demandent de quitter les lieux, dialogue avec les visiteurs et donne instruction aux enfants de répéter la phrase «nous voulons retourner à l’école et non pas à nos familles »

Nous avons quitté le Centre, partagés entre un sentiment de fierté pour le haut niveau des institutions et des cadres de l’Etat tunisien et un sentiment de choc et de surprise, nous demandant comment l’idéologie terroriste s’est-elle infiltrés dans la société tunisienne pour prendre en otage une partie de la société et l’arracher des mains de l’autorité de l’Etat ?
Ici au centre de protection de l’enfance, l’image des institutions de l’Etat civil qui s’occupe de ses citoyens et les protège se confond avec l’incapacité de l’Etat à fournir des soins et une protection à une partie importante de ses citoyens [Ndlr : que sont les enfants] (développement, emploi, assistance psychologique et sociale…). Nous quittons le Centre, la tête pleine de pensées, d’appréhensions et de questions brûlantes qui se bousculent.

Premièrement, que faisons-nous après la fin du séjour des enfants au centre et que l’attention des médias sur la question de l’école du Regueb se réduit en peau de chagrin ? Comment faire pour garantir que ces enfants, à leur sortie du Centre, ne rentrent pas dans d’autres nids terroristes et non dans leurs villages et leurs villes,?

Deuxièmement, comment pouvons-nous autoriser en Tunisie pour de telles écoles ? Combien y a-t-il en Tunisie d’école ou d’académie terroristes sous l’alibi de l’apprentissage du Coran ? Elles sont des dizaines, me répond un responsable qui les cite même du nom et les lieux d’établissement, dans les quartiers populaires et même des quartiers de haut standing.

Troisièmement. Comment se fait-il que les responsables régionaux ont-il pu ne rien savoir de tout ce qui se passait dans cette Medrassa du Regueb. Un véritable centre de d’endoctrinement terroriste au vrai sens du terme ? Isolation de l’environnement familial et éducationnel, rédemption de toue la société, formation semi-militaire, endoctrinement idéologique et mobilisation à travers toutes les région de la République. Que faisaient-il depuis trois ans tous ces Délégués régionaux, ces Gouverneurs, ces responsables de directions de la Garde Nationale, de la police, des services de renseignement, des responsables de l’enfance et des affaires sociales et où étaient-ils tout ce temps ?

Enfin. Force est de constater que l’idéologie terroriste a ses politiciens, ses députés, ses hommes de lois et de droit, ses avocats et ses organisations tunisiennes et internationales. L’idéologie terroriste a ses partisans et ses défenseurs qui l’entourent et se mobilisent pour le protéger et terrorisent tous ceux qui seraient tentés de faire face et de combattre ce système. C’est ainsi que des enfants embrigadés dans une académie terroriste deviennent de simples enfants qui apprennent le Coran, enlevés par les ennemis de l’islam qui les séparent de leurs familles, les prennent en otages et s’en prennent injustement à eux à travers le mécanisme de dépistage anal.

Ainsi fonctionne le système «Islam en danger». Comment fonctionne alors le système de défense de l’Etat civil ? Est-ce avec la même unité, la même solidarité et la même coordination ? Il fonctionne en chœur ou en mode «chaque partie contente de ce qu’elle a ? Allez-vous réagir ou est-ce vous allez mettre des blocus sur vos cœurs ?»

Dans un récent Post sur les réseaux sociaux, celui qui avait prédit les résultats des élections de 2014, se hasarde de manière optimiste, car dit-il «Moi, j’y crois et j’y travaille», à livrer ses propres prévisions pour l’année économique en cours et présente «Pourquoi 2019 va être meilleure que 2018 sur le plan économique ? ». Il cite ainsi, par le chiffre dont il a l’art et la manière :

1- Le champs pétrolier Nawara nous fera passer de 25 000 barils de pétrole actuellement à un rythme de 50 000 voire plus en fonction des marchés et du prix du baril ;

Condition : Stabilité sociale.

2- Le secteur touristique qui a gagné 44% de croissance en 2018 est sur sa lancée et fera au moins 20% de croissance par rapport à 2018 avec les indices actuels, réservations des TO, l’Algérie… ;

Condition : Stabilité sécuritaire.

3- L’année agricole 2019 sera bonne : Huile conditionnée et biologique, on atteindra plus que 2 milliards de dinars d’exports ; dattes notamment biologiques, on pourra viser le 1 milliard d’export (800 millions en 2018) ; agrumes (excellente année) et produits de la pêche notamment à l’export en nette croissance (fermes marines, pisciculture…) en visant les 150 millions de dinars d’export ;

Condition : Météo et activation des incitations à l’investissement agricole.

4- Les performances de l’exportation vers l’Europe, les investissements européens (SagemCom…), les transferts des TRE,… ont freiné la baisse du dinar face à l’euro (mais pas le dollar hélas, car on vend rien à la Chine, Turquie…) on peut viser les 5 milliards de transfert des TRE.

Condition : Image pays et stabilité du climat des affaires, fiscale, sociale, visibilité…

5- La production du phosphate a été de 2.5 millions de tonnes en 2018, devant une capacité de 9 millions de tonnes, on peut envisager d’atteindre les 5 à 6 millions de tonnes, soit 1 milliard de dinars de plus qu’en 2018.

Condition : Les syndicats et formations politiques dans le bassin de Gafsa œuvrent à l’unisson pour l’intérêt général.

Bref, beaucoup dépend de nous, du législateur et de notre confiance en des lendemains meilleurs ! Si on échoue, nous en serons tous responsables, nous l’aurons voulu, y compris par nos choix électoraux..

Homme d’affaire, Nafaa Ennaifer n’en est pas à son premier coup de gueule. Il s’en prend dans ce Post sur sa page officielle à ceux qui s’en prennent au FMI pour l’accuser de tous les maux de l’économie tunisienne. Il dit : «Les bailleurs de fonds ne sont pas venus nous supplier pour nous donner des crédits ! C’est bien NOUS (qui vivons au-dessus de nos moyens et ne travaillons pas assez) qui sommes allés leur solliciter des fonds pour payer les salaires ! Alors arrêtons cette politique de l’autruche et soyons responsables .
Si nous ne voulons pas nous plier aux conditions du FMI, abstenons nous d’y recourir pour financer nos excès, notre mauvaise gestion des finances publiques et notre fainéantise. Prenons conscience que NOUS sommes les vraies causes de nos malheurs.

Ceux qui poussent aujourd’hui aux surenchères, par ignorance ou par idéologie ,autant que ceux qui nous gouvernent et ne font rien pour faire prendre conscience aux citoyens des périls, sont les vrais responsables de la perte de souveraineté du pays et de sa mise sous tutelle du FMI. 
Ils seront les vrais responsables de la faillite du pays».

Lui, c’est un ancien de la BCT, où il était DG de la politique monétaire. Autant dire qu’il sait très bien de quoi il parle. Dans un récent Post sur sa page des réseaux sociaux, il évoque la question du déficit, son impact sur le Dinar tunisien et la relation du FMI avec tout cela. «Le déficit commercial de 19 Milliards de dinars pour 2018 montre encore une fois que notre problème n’est pas lié à la compétitivité prix, mais plutôt un problème de production: phosphate, pétrole…et donc la dépréciation du taux de change du dinar n’est pas la solution idoine pour réduire le déficit commercial et par conséquent le déficit courant, dont le chiffre sera aussi historique… attendons pour voir. Le FMI a fait une grotesque erreur de diagnostic, il nous doit des explications, car nous n’avons eu que les effets négatifs d’une dépréciation de la monnaie nationale: inflation galopante, assèchement de la liquidité bancaire, gonflement des chiffres du commerce extérieur, du tourisme, de l’endettement extérieur et public… »

Slah Kanoun est un banquier à la retraite, mais qui retrouve parfois ses anciens réflexes de journaliste, puisqu’il est aussi diplômé d’une IPSI des anciens temps. Dans un récent statut sur les réseaux sociaux, il dépeint, de l’œil de l’expert, le paysage bancaire et ses pratiques, parfois peu catholiques :

« Une banque ajourne le paiement de ses fournisseurs au mois de janvier 2019. Une autre offre le TMM + 5 pour un placement sur une année. Une troisième recueille sa garantie et retarde le déblocage  des fonds plus de 2 mois. La crise de liquidité a atteint un niveau inquiétant. L’Etat assèche le marché monétaire, en pompant plus de 23 Milliards DT sous forme de BTA. Les ménages sont pris sous la pression de la hausse des prix et de la détérioration de leur pouvoir d’achat, ont vu leur recours à l’endettement s’accroitre de 120 % de 2010 à 2018, arrivant même à saturation.

Les entreprises peinent à obtenir un accompagnement pour le développement de leurs affaires, que ce soit en matière d’investissement ou d’exploitation contre recouvrement, les banques n’ont rien récolté de substantiel de leurs créances accrochées, et à côté du secteur touristique voilà maintenant le secteur de la promotion immobilière qui commence à enregistrer des impayés de plus d’un Milliard DT. Entretemps, le commerce parallèle fleurit, ses tentacules touchent tous les domaines d’activité et contribuent à l’assèchement de la liquidité bancaire. La BCT observe, constate, limite le ratio crédit/dépôt à 120 %. Le gouvernement continue à s’endetter, l’ARP vote les conventions de prêts et les gros poissons continuent à dévorer ce qui reste du tissu économique du pays ».

Un statut, en une seule image, circule depuis peu sur les réseaux sociaux tunisiens, comme une réponse à la conférence de presse des dits «gilets jaunes » tunisiens. Un mouvement loin d’être spontané et issu de la population, du fait même de son organisation structurée. Un statut qui dit qu’il vaut mieux vêtir son Bleu de travail, retrousser les manches et se remettre au travail au lieu de la contestation, de tout et pour tout, afin de relever l’économie tunisienne, seule voie pour résoudre sa crise économique.

Une enquête réalisée par le CJD auprès des PME (oct-nov 2018) et portant sur les performances de l’administration publique, a donné des résultats alarmants. Les PME et l’entrepreneurial ne peuvent se développer que dans un environnement sain et motivant. Et au vu de ces résultats, on en est très loin. C’est ce que rapporte l’homme d’affaires Khaled Fourati dans un récent Post sur les réseaux sociaux.

L’enquête a démontré que:
– 43% des PME ont constaté une régression de leurs chiffres d’affaires
– Les administrations ciblées ont un mauvais score de performance 59% (en dessous de la moyenne reconnue)
– 20% des PME ont été incitées à la corruption par l’administration
– 77% des PME considèrent que l’administration est un obstacle au développement

Parmi les solutions proposées par l’enquête, vient en premier lieu la digitalisation de l’administration. Cela peut être une avancée significative, mais pas suffisante, car il faut un « assainissement » et une revue des compétences.

Des actions urgentes devraient être entreprises, à savoir :
– éliminer l’impunité et établir de VRAIES sanctions pénales contre la corruption et les infractions majeures.
– éliminer les incompétents et les brebis galeuses par des départs précipités, en redéfinissant les missions du service publique : au service du citoyen (et non le contraire tel que le perçoivent les fonctionnaires)
– éliminer toutes les autorisations inutiles et les procédures administratives lourdes, ainsi que les contrôles a priori, sources de pots-de-vin et de corruption.
– libérer le marché et l’initiative individuelle
– Faciliter l’accès à l’information au citoyen, et diffuser les informations liées aux appels d’offres et marchés publics.C’est déjà un pas. Mais qui osera ?

Dans un récent Post, sur sa page des réseaux sociaux, l’ancien premier ministre de Bourguiba, intitulé «Où se trouve l’urgence pour sauver notre pays », Rachid Sfar donne la recette au malade Tunisie.

«Outre l’indispensable ” moralisation” de la vie politique dans notre pays et l’impérieuse nécessité de la restructuration du “paysage” politique tunisien notamment par la fusion des partis politiques, dont les orientations sont proches, afin de parvenir à mettre en place, assurer la pérennité et l’implantation efficiente dans toutes les “Imadas” de notre pays de trois ou quatre grands rassemblements gérés démocratiquement et dotés de vrais programmes “opérationnels” de gouvernement; il est vital pour sauver notre pays d’un désastre économique et social de procéder immédiatement et sans plus tarder à un dialogue sérieux, ouvert à tous les partis , aux organisations nationales et aux représentants de la société civile. Ce dialogue concerne au moins Six domaines de réformes structurelles vitales qui ont trop tardé et dont la mise en œuvre des mesures opérationnelles complètement détaillées, ainsi que, le succès exigent un très large consensus national quel que soit le gouvernement qui sera en place. Il s’agit:
–Premièrement : d’engager un vrai assainissement de nos finances publiques sans bloquer la relance de notre croissance..
–Deuxièmement : Il est impératif d’assurer l’équilibre financiers de la C.N.R.P.S, de la C.N.S.S et de la CNAM.
–Troisièmement : Il s’agit de mettre effectivement en œuvre l’assainissement financier et la rationalisation de la gestion de chacune de nos entreprises publiques.
–Quatrièmement :Il s’agit de s’entendre sur le détail des mesures fiscales adéquates destinées à maitriser la fraude, intégrer le” secteur informel”, éradiquer la contrebande, tout en assurant une grande relance des investissements à forte valeur ajoutée notamment dans les régions défavorisées jusqu’ici.
— Cinquièmement: Il s’agit de s’entendre sur les mesures de réformes urgentes pour l’enseignent secondaire, la formation professionnelle et l’activité des maisons de la culture qui devront être mobilisées notamment pour diffuser la nécessité de revenir aux valeurs citoyennes d’une nation qui veut mettre une vraie démocratie au service du progrès et de l’égalité des chances pour tous.
— sixièmement : Il s’agit de s’entendre sur les modalités précises et pratiques de mise en œuvre du principe qui semble admis aujourd’hui par une large majorité, à savoir “”faire bénéficier de la compensation des prix uniquement les tranches de la population qui sont dans le besoin et sans mise en œuvre de procédé bureaucratique humiliant pour le bénéficiaire…””
Nous proposons, pour les six domaines visés ci-dessus la mise en place rapide de quatre grandes Commissions Nationales présidées par des membres compétents du Gouvernement et ouvertes à tous les partis, aux organisations nationales, à la société civile, et aux grandes compétences nationales reconnues par tous. Ces Commissions seront appelées à remettre au Gouvernement et à l’Assemblée dans un délais d’un mois leur rapport définitif comportant outre le diagnostic de la situation actuelle, la liste des mesures opérationnelles de réformes qui ont été agrées par la grande majorité des participants. Ces Commissions Nationales pourront être épaulées positivement par des Commissions Régionales pour chaque gouvernorat. Ces Commissions Régionales constituées à l’image des commissions nationales et présidés par le gouverneur devront remettre leurs rapports aux Commissions Nationales dans un délais de trois semaines……..Les rapports définitifs devront être rendus public pour être largement expliqués et commentés par les médias….POUR LES SIX DOMAINES CITES , NOUS LE RAPPELONS, QUELQUE SOIT LE GOUVERNEMENT EN PLACE,AUCUNE MISE EN ŒUVRE RÉUSSIE NE PEUT ÊTRE RÉALISÉE SANS UN TRÈS LARGE CONSENSUS NATIONAL.A BON ENTENDEUR ……..MON RESPECTUEUX SALUT de Rachid Sfar ancien commis de l’État TUNISIEN …»

Le ton carré, et les accents bien trempés, l’économiste Ezzeddine Saidane vient de livrer dans un long post -il s’en excusera d’ailleurs- une analyse sans concession du projet du budget 2019 où il entend « rétablir certaines vérités et de préciser certaines données » Moins une sermonnade qu’une réflexion qui va au fond des choses, le post auquel EZ a choisi le titre « Les chiffres qui ne mentent pas » n’Y va pas du dos de la cuiller pour pointer les 6 ingrédients d’une année difficile. Encore une !

Les voici :

« 1- Le montant du projet de BE pour 2019 s’élève à 40,7 milliards de Dinars, soit une augmentation de 13% par rapport au BE de 2018. L’augmentation est en effet de 13% et non de 8,5% comme annoncé officiellement. Il faut comparer les comparables. Le Gouvernement annonce une augmentation de 8,5% en comparant la LF 2019 à la LF complémentaire 2018 et ce même avant son approbation par l’ARP. Il faut rappeler à ce propos que notre pays a eu recours à des LF complémentaires tous les ans depuis 2011, ce qui a gravement entamé la crédibilité de la LF en général. La comparaison n’est valable que lorsque nous comparons une LF à une LF et une LF complémentaire à une LF complémentaire. Pourquoi cette remarque est-elle importante ? Eh bien parce qu’un des problèmes sérieux de la Tunisie après 2011 est l’écart entre le rythme de progression des dépenses de l’État et le rythme de la croissance économique. L’écart ne peut être comblé que par l’endettement de l’État, intérieur et extérieur. Depuis 2011 les dépenses de l’État ont augmenté de 10% en moyenne (17,2% en 2017), alors que l’économie n’a enregistré qu’une faible croissance pendant la même période. Et les dettes de l’État ont en parallèle augmenté à un rythme non soutenable.

2- Conséquence du point 1 : l’État est en train de dévorer l’économie tunisienne aux dépens des autres acteurs économiques, et notamment les entreprises et les consommateurs. En effet le BE représentait 28% du PIB en 2010. Il représente plus de 38% du PIB aujourd’hui, et plus encore en 2019. Pris entre l’expansion de l’économie parallèle et l’expansion des dépenses de l’État les entreprises et les consommateurs étouffent. Ils n’en peuvent plus. Il faut rappeler à ce propos que les entreprises sont le principal centre de création de richesses et d’emplois, alors que la consommation constitue un des principaux moteurs de la croissance économique. Ne soyons donc pas étonnés de la faiblesse de la croissance économique enregistrée durant ces dernières années.

3- On nous annonce une baisse du ratio de la dette publique pour la première fois depuis 2011. Ce serait possible à deux conditions. Il faudrait d’abord que le rythme de croissance économique prévu pour 2019 (3,1%) soit atteint ou dépassé. Il faut le souhaiter, mais il faut aussi reconnaître que depuis 2011 la Tunisie n’a pas pu réaliser les niveaux de croissance prévus par les BE, y compris pour cette année 2018. La deuxième condition concerne le Dinar. Le ratio de la dette publique pourrait baisser légèrement si le Dinar ne continue pas de baisser au même rythme observé ces dernières années, et surtout en 2017 et 2018. Certains responsables nous parlent d’une baisse de la dette publique. Et cela est faux. En effet la LF 2019 prévoit un service de la dette, c’est à dire des remboursements au titre de la dette publique de 9,3 milliards de Dinars. Elle prévoit également la mobilisation de nouveaux crédits à hauteur de 10,2 milliards de Dinars. Cependant les 9,3 milliards de Dinars à rembourser en 2019 se répartissent en 6 milliards de Dinars de principal et le reste en intérêts. De ce fait le stock (en principal) de la dette publique va baisser de 6 milliards de Dinars et augmenter de 10,2 milliards de Dinars. Le stock de la dette publique va donc augmenter et non pas baisser.

4- La LF prévoit un taux de croissance économique de 3,1%. Je souhaite que la Tunisie arrive à atteindre et même à dépasser ce rythme croissance. Mais je pense que cela va être difficile, et ce pour trois raisons. Il faut rappeler d’abord que depuis 2011 la Tunisie n’a jamais pu réaliser les taux de croissance prévus par les LF. Il faut noter ensuite que les éléments exceptionnels enregistrés en 2018, c’est à dire les récoltes exceptionnelles d’olives et de dattes ne risquent pas (d’après le ministère de l’agriculture) de se reproduire en 2019. La dernière raison concerne l’investissement. Et il n’y a pas de croissance sans investissements. En effet les trois principaux moteurs de la croissance sont la consommation, les exportations et les investissements. Les deux premiers facteurs sont relativement en panne et l’investissement, pour plusieurs raisons, n’arrive pas à redémarrer.

5- L’économie tunisienne est globalement en situation d’hémorragie. En effet tous les indicateurs continuent de se détériorer. Et une économie en situation d’hémorragie ne peut pas être relancée sans arrêter l’hémorragie, d’abord. La LF et le BE de 2019 n’ont pas été élaborés pour servir d’outil de sauvetage et de relance de l’économie tunisienne. Ceux qui les ont élaborés n’ont pas oublié que 2019 va être une année électorale !!!

6- Depuis 2011, et même avant d’ailleurs, nous avons fait de mauvais choix et appliqué de mauvaises politiques. De ce fait les difficultés économiques ont évolué pour se transformer en crise économique, qui à son tour généré une grave crise des finances publiques et des finances extérieures. Tout montre que cette situation est en train d’enfanter à son tour une crise sociale, qui pourrait être grave. Attention donc, l’année 2018 ne sera pas la dernière année difficile pour nous Tunisiens, loin s’en faut ».

Imed Heni est un cadre de l’OACA. On ne mettra pas sa photo, pour ne pas utiliser celle du petit garçon qu’il affiche sur sa page des réseau sociaux. Son dernier Post est en relation avec toutes les informations qui circulent sur le départ de plusieurs centaines de cadres tunisiens à l’étranger. Il en donne son explication et elle est loin d’être idiote. Sa réponse est que les cadres tunisiens émigrent, «pas tellement pour l’argent, pour la plupart, mais pour échapper à des détails de la vie qui deviennent insupportables. La boue, les nids de poule, une voiture qu’on lave aujourd’hui et qui devient couverte de saleté le lendemain, un portier devant un hôtel qui te chasse comme un vulgaire bandit et qui t’humilie devant tes enfants à qui tu as promis piscine et pizzas.

un policier qui te crie dessus, un bus qui n’arrive pas, un agent de l’administration qui ne te regarde même pas. Tu vas au restaurant, on te traite comme un mendiant et tu paies 30 dinars pour un plat de spaghettis aux fruits de mer congelés. le processus s’est accéléré ces deux dernières années et c’est inquiétant. La patience des cadres a des limites quand ils savent qu’ils peuvent vivre mieux en France, en Allemagne ou au Canada, ils partent….

On quitte pour payer plus d’impôts mais pour voir que son argent est utilisé pour rendre son vécu plus agréable. Une crèche pour ses enfants, une bonne école publique et un bus qui part à l’heure. Si on veut garder nos cadres, il faudrait rendre leurs vécus plus supportables, une salle de consultation et non un dépotoir pour un médecin, une classe de 20 élèves pour un enseignant,  un supérieur hiérarchique qui comprend ce qu’un ingénieur se tue à lui expliquer. Ce sont ces petites choses qui rendent notre vie insupportable et qu’on a envie de quitter.

Sinon il fait plus beau en Tunisie qu’au reste du monde.

Ce Post, intitulé «Polémiques hôtelières», est l’oeuvre d’un homme qui a une grande expérience dans le secteur du tourisme et un ancien DG de l’ONTT, Wahid Ibrahim. «Un journaliste polymorphe de la presse touristique vient de traiter les responsables qui cherchent à trouver une solution aux hôtels hyper-endettés et carbonisés auprès des banques de “démolisseurs” de l’hôtellerie tunisienne .

Il oublie que les promoteurs des unités visées se sont auto-démolis depuis la pose de la première pierre et que, si on en parle encore à ce jour, c’est parce qu’ils ont accumulé des sursis successifs par la grâce de crises inespérées et d’un trop plein d’indulgence administrative .

Aujourd’hui, ces unités n’ont plus aucune chance de se remettre à flot et de cesser de tirer toute la destination et toute son offre hôtelière vers le bas .

Même si la solution de la Société de Gestion d’Actifs ne semble pas rencontrer l’agrément de certains professionnels (?) et de politiques et syndicalistes peu informés , il n’en demeure pas moins qu’une épave renflouée et remise à neuf vaut mieux qu’une flotte de navires gisant à jamais au fond des eaux .
Peu importe celui qui a les moyens de se livrer à ces opérations de sauvetage, qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, d’Orient ou d’Occident .

Il suffit de regarder les grandes destinations touristiques d’Amérique, d’Asie et d’ Europe pour découvrir que les plus beaux hôtels du monde n’ont plus la nationalité du pays où ils sont implantés .
L’argent n’a pas de nationalité, pourvu qu’il soit propre .

La seule réserve qui me semble recevable c’est que ces nouveaux ” renfloueurs ” ne doivent pas changer la vocation touristique des terrains et des constructions concernées par les unités en déperdition car elles ont bénéficié d’une grande panoplie d’avantages publics et de conditions très avantageuses aussi bien au niveau du prix du foncier, qu’aux dépenses d’infrastructures, d’investissement et d’exploitation .
Chaque unité hôtelière est un acquis national et à ce titre, on doit veiller à traiter le mal et non à ouvrir la porte à la plus sauvage des spéculations .

Vus sous cet angle, les ” démolisseurs” peuvent se muer en nouveaux ” bâtisseurs” d’une hôtellerie plus rentable et conforme aux normes internationales ».

Le chef d’entreprise et responsable syndical Rafaa Ennaifer est , à bon droit, vert de rage, à la vue d’articles vestimentaires tunisiens, vendus dans un aéroport tunisien, arborant un drapeau tunisien, fabriqués par des Turcs, alors qu’ils auraient facilement pu et dû l’être par des Tunisiens. Il a consigné cette fureur dans un post sur sa page facebook. Le voici in extenso :

« Au free shop de l’aéroport de Tunis Carthage, les t-shirts “souvenirs” de Tunisie ( I love Tunisia , Sidi Bou Saïd etc…) , sont MADE IN TURKEY !

Dans un pays qui compte près de 1700 entreprises textiles exportatrices, dont plusieurs créent, développent et produisent pour les plus grandes marques internationales, des t-shirts simples avec sérigraphies, sont importés d’un pays concurrent et l’origine du produit est affichée d’une manière loin d’être innocente !

Notre aéroport doit servir de vitrine en priorité à notre industrie et à nos industriels !

Cela est INADMISSIBLE !

Trop c’est trop ! »

 

Une scène surréaliste et qui ne soigne pas la cote des politiciens fait le tour du web depuis jeudi 25 octobre 2018. On voit dans ce film d’un autre temps, avant notre entrée officielle dans l’ère de la démocratie et de l’Etat de droit, l’élue d’Ennahdha Yamina Zoghlami s’agiter à l’aéroport Tunis-Carthage pour qu’un jeune sous le coup de «la procédure s17» puisse quitter le pays pour se rendre en France où l’attend un boulot, semble-t-il. La députée, sous les regards des voyageurs, paraissait très remontée, téléphonant à tour de bras pour régler le problème du jeune homme. Elle a même déclaré qu’elle saisira le chef du gouvernement pour obtenir gain de cause…

Rappelons que le dispositif de contrôle frontalier nommée «procédure S17» a été mis en place en 2013 en tant qu’outil du plan national de lutte contre le terrorisme. Les autorités y voient un moyen d’empêcher les individus suspectés de partager la cause des groupes djihadistes de rallier des mouvements armés à l’étranger, notamment Daech en Syrie. La mesure sert également à garder un oeil sur les déplacements des éléments revenus de zones de conflit.

Reste à savoir si Zoghlamni en restera là ou si elle a assez de muscles pour faire sauter le verrou de la «procédure S17». Affaire à suivre…

La loi antiraciste vient d’être votée par le Parlement, avec son lot de sanctions qui en refroidit plus d’un (fortes amendes et même peine de prison). Mais il en faut bien plus pour transformer les mentalités. En attendant que cette affaire mature dans les esprits – un bon paquet d’années, sans doute… -, les propos et attitudes racistes prospèrent. Laurent Hanout, un entrepreneur français qui opère en Tunisie, a posté ceci sur sa page Facebook ce mardi 16 octobre 2018 :

Je sors de l’agence bancaire, il y a un trottoir et un parking juste en face, avec la moitié des places vides. Une femme vient se garer juste devant moi, au lieu de faire un petit quart de cercle en marche arrière pour être garée correctement. Elle arrive vite, juste devant moi et ainsi m’empêche de remonter dans ma voiture. Interloqué, parce qu’elle se trouve pile devant moi avec sa fenêtre ouverte comme si elle m’avait marché sur les pieds, je lui dis gentiment : ” Madame, quand même, pourquoi vous ne vous garez pas correctement ?”. Elle me dévisage et me crie au visage: “vous n’avez pas à me parler. Rentrez chez vous, vous n’avez rien à dire ici !” Je lui réponds calmement que je suis aussi chez moi ici, puisque je suis résident, et que ma nationalité n’a aucun rapport avec son respect du code de la route. Un monsieur qui passe pour aller à la banque prend ma défense : “il a raison”. Alors elle hurle :” vous n’avez rien à me dire, je suis une avocate d’une famille très puissante, un mot de plus et si je veux je vous fais retirer votre carte de séjour !” Dois je invoquer la nouvelle loi contre le racisme ? Je garderai pour moi la fin des échanges, c’est encore la matinée…”

C’est un drôle de statut, celui publié par Achref Barbouche, sous le titre de «La politique en Tunisie, en deux mots ». Des mots, presque d’un expert en immobilier politique. Nous en  rapportons ici une vulgaire traduction, et nous nous en excusons auprès de l’intéressé. Mais même ainsi traduite, l’image est cocasse :

Nidaa

La grande maison … ouverte au public …ouverte aux quatre vents. Chacun peut y entrer et y faire ce qu’il veut

 Ennahdha

La maison traditionnelle. Beaucoup de problèmes, mais gardés sous le boisseau derrière la grande muraille et rien n’en filtre. Dès que le Cheikh y entre, tout se fige et tous se tiennent à carreau

 Afek Tounes

C’est l’appartement haut-standing à la Cité Ennasser. Après une année la peinture y craquèle et le mur se fissure et il s’avère être une arnaque. Tu en es alors réduit à essayer vainement de lui trouver un locataire .

 Le Front populaire

C’est le studio loué par une bande de gais lurons à La Fayette; ça y bourdonne toujours dans une ambiance de franche camaraderie et de fête, mais le mobilier n’a pas changé depuis les années soixante-dix et ça sent l’humidité.

 Machrouû Tounes

C’est une maison, dont la construction n’est pas encore terminée. Malgré cela, le propriétaire a pu la louer à des personnes qui n’avaient pas trouvé leur tranquillité dans la grande maison

Sahbi Basli est une compétence des temps anciens. Ancien ambassadeur en Chine, il y garde de très bonnes relations qui facilitent toujours les affaires avec la Tunisie. Fan de la chanteuse anglaise Amy Winehouse dont il partage la fameuse «Back to black» sur sa page des réseaux sociaux, comme pour annoncer son retour, et il dit  à l’adresse du chef de l’Etat :

Apres un silence publique , de près de quatre années j’ai décidé de reprendre voix publiquement et donner un avis sur l’interview de si Béji hier a la TV.
1/ j’estime tout d’abord que Monsieur le président aurait pu faire l’économie d’une telle interview en ce moment alors qu’il ne possède pas toutes les cartes en mains pour apporter des solutions radicales a la situation politique du pays qui perdure depuis près d’une année.
2/ Monsieur le président de la République n’était pas à l’aise , plutôt nerveux , hésitant ..même ses références historiques n’ont pas été judicieuses et appropriées …il ne rassure plus …il n’est plus le refuge de tous les Tunisiens ..il a pris part a la bataille …il a choisi son camp ..!
3/ Monsieur le Président a été averti quant à cette issue inéluctable de Nidaa Tounes des 2013 par de nombreux patriotes, dont moi-même a titre personnel puis publiquement ( journal Achourouk ). Malheureusement la date en ce moment me fait défaut ).
D’où la distance de nombreux acteurs politiques de premier ordre à l’époque de Nidaa Tounes et pour certains comme moi avions quitte la scène politique car le contenant naturel ( Nidaa Tounes ) était envahi par de nombreux opportunistes ..pas tous heureusement car je compte encore de nombreux amis dans ce parti.
4/ Monsieur le président a fait le bon Choix en nommant Mr Youssef Chahed président du gouvernement , je l’ai personnellement écrit sur ce même facebook …car il fallait changer de génération politique …aujourd’hui alors que ce jeune président a eu l’intelligence d’apprendre vite les rouages du pouvoir …qu’ il est connu et apprécie dans les régions ce que ses prédécesseurs n’ont pas fait ..ou n’ont pas pu le faire …? Alors qu’.il semble avoir le courage et la fougue nécessaire pour son travail …le verbe franc …la décision rapide …le reflexe du décideur ..même s’il lui arrive de se tromper parfois …qui ne le fait pas ? ..on le considère aujourd’hui illégitime pour superviser l’action du gouvernement.
5/ Monsieur le président la stabilité sociale , économique et politique de la Tunisie ..nécessite une continuité dans l’exercice du pouvoir même si ce gouvernement d’union nationale — votre produit — n’a jamais été efficace .
6/ Monsieur le Président , vous êtes le gardien du temple et celui de la constitution Tunisienne ,alors que le pays approche une échéance électorale importante en moins d’un an ..il est de votre devoir encore une fois de rester au-dessus du lot …et concentrer vos efforts à la cohésion nationale et a l’unité de tous les Tunisiens sans exclusion aucune …le pays a besoin de votre sagesse , de votre expérience et de votre lucidité , je sais que vous pouvez le faire , vous aviez déjà réussi rappelez-vous il n’y a pas si longtemps lorsqu’on était tous autour de vous , les premières élections démocratiques en Tunisie et une passation de pouvoir magistrale en Octobre 2011 saluée par le monde entier …! Alors
.Si Béji si vous pouvez encore le faire faites le …le peuple sera reconnaissant …!

L'étrangère qui vous dit vos 4 vérités

Elle s’appelle Martine Maçon. Manifestement une étrangère vivant à Tunis. Sur sa page des réseaux sociaux, elle se définit comme «Empêcheuse de tourner en rond. Repriseuse de trou d’ozone Nageuse à contre-courant. Sauveuse de planète ». Elle a en tout cas décidé de dire ce que, ni responsables, ni citoyens n’osent dire à propos des vraies raisons de ce qui arrivé à Nabeul et Hammamet, par exemple. Qu’elle nous pardonne de reprendre ses deux statuts, mais cela nous semblait important !

«Tout ce que vous jetez partout, a contribué à boucher les bouches d’égouts et autres regards et buses d’évacuation des eaux. Dans la rue où je suis, du ciment a même été jeté dans un des égouts. Les bouteilles en plastique ont bouché beaucoup de puisards. Normalement tout devait s’écouler normalement, mais les tas de sables laissés ça et là, les tas de graviers, laissés aussi au coin des rues ou devant certaines maisons, ont empêché les eaux de s’écouler vers les tout-à -l’égout jusqu’à la mer sans problème, car il y a de nombreuses zones d’évacuation, mais elles sont toutes bouchées par tout ce qui est jeté sur le sol et qui s’est accumulé au fil de l’eau!
Il n’est peut-être pas trop tard pour prendre conscience!

Hammamet : Vidéo d’après le déluge

Et Martine de revenir le lendemain de la catastrophe, dans un des endroits du déluge de flots qui a tout emporté. «Hier par cette rue, des milliers de mètres cubes d’eau sont passés en furie et on tout emporté sur leur passage. Pour une fois, les rues et la plage sont propres. Hélas, ces tonnes d’eau, ont tout emporté vers la mer et ça fait beaucoup de bouteilles et sacs en plastique et autres couche-culotte, emballages et canettes de bière, tout ce que l’on ramasse habituellement, avec mon amie Leila, a rejoint la surface ou la profondeur de cette si magnifique mer azur. Puisse-t-il y avoir un sursaut de conscience pour la protection de cette nature que beaucoup de tunisien ne respectent pas et saccagent.
Je précise que des comportement anarchiques se constatent chaque jour dans le monde, même s’il est vrai que l’éducation a la propreté des rues et l’utilisation de poubelles domestiques (avec couvercle fermé) est encore rare en 2018, dans des villes comme Hammamet. Les déchets se répartissent donc chaque nuit sur les trottoirs et beaucoup d’emballages se retrouvent dans les bouches d’égout, 1,10, 100… Et c’est l’asphyxie, les égouts sont bouchés! J’affirme que certains quartiers inondés, l’ont été, à cause des détritus jetés tout au long des rues, rassemblés par les pluies diluviennes, ils se sont amalgamés et ont obstrué fosses de dérivation ».

On l’attendait dans un communiqué officiel, publié par voie de presse, elle préfère les réseaux sociaux pour s’exprimer sur la crise qui secoue Nidaa Tounes et l’oppose au chef du gouvernement. Selma Rekik est ministre du tourisme, issu du parti Nidaa Tounes et son nom a plus d’une fois été cité pour remplacer même Hafedh Caïed Essebssi à la tête du parti. Dans un Post sur sa page officielle, elle prend une certaine distance par rapport à la position tranchante de Hafedh Caïed Essebssi, mais reste au milieu.

«Dans ce contexte délicat, marqué par une montée brusque des tensions et une division accrue du pole démocratique et national, et de par ma responsabilité partisane et nationale je ne peux qu’exprimer ma profonde inquiétude pour le présent et l’avenir de mon pays. L’heure est à l’unité et non à plus de division.

Les défis sont immenses, économiques et sociaux, mais surtout politiques. Les erreurs se multiplient dans chaque partie qui estime qu’elle détient à elle seule les clés de la solution. Pourtant le début de la solution me parait simple, possible et urgent : Une démarche unitaire, une ouverture de tous sur chacun et de chacun sur tous.

L’attentisme et le statuquo ne font que plonger le pays dans la crise et les tunisiens dans le désespoir. Toutes les familles «nidaïstes» là où elles se trouvent et quelles que soient leur position aujourd’hui, elles ont le devoir de penser avec tous et d’être à l’écoute. Notre division, prépare notre défaite, notre union nous sauvera. Arrêtons la guerre fratricide, ouvrons le débat, même contradictoire et construisons la plateforme de nos convergences. Selma Elloumi Rekik ».

Sofiane Zribi se définit, sur sa page des réseaux sociaux, «Psychiatre, pour le meilleur et pour le pire». Dans ce coup de gueule du citoyen qu’il est, il évoque en effet le pire comme le meilleur et n’y va pas du dos de la cuillère :

«Bahi (Traduisez OK). Nous avons fait les capricieux, les révoltés, les insatisfaits, mais personne ne fait rien pour changer l’ordre des choses. Le pays est sale mais on veut qu’on le nettoie pour nous, tout en continuant à salir. Notre enseignement est en perdition, mais nous ou on envoie nos enfants dans les écoles privées où on les regarde chaque jour s’abrutir d’avantage. Nos hôpitaux deviennent insalubres et dangereux. Nous on continue à construire des cliniques et à laisser nos meilleurs médecins émigrer ailleurs. Notre air est pollué, et on continue à rouler en grosses bagnoles ou en Diesel toxique. Les banques nous volent et nous, on continue à nous endetter. Des bandes entières de trafiquants et faux hommes d’affaires ont mis le pays en faillite et nous on commente sur Facebook. Le dinar ne vaut plus un kopeck et nous on aime acheter importé, y compris le lait et le chocolat. Les 3/4 du peuple sont dans une misère noire mais les restaurants à 50 dinars le plat sont légion et toujours complets. Nos gouvernants se battent l’un pour rester en place, l’autre pour promouvoir son fils et l’autre pour nous ramener au 5ème siècle. Nous, on se comporte comme si c’était un match de foot. Yezzi (Traduisez Assez)! Il y a des canailles à mettre d’urgence en prison, des politicards à envoyer à la retraite, des chaînes de télé à transformer en chaînes d’éducation du peuple et des hommes formés et capables à qui donner la charge du pays. Sans un réveil collectif rien ne changera. C’est à vous et à moi de le faire. C’est à nous d’agir, de convaincre et de changer le cours des choses. Bougeons!”

Des appels au civisme fusent de partout en ce moment, pour des villes propres et des canalisations dégagées, notamment dans la perspective des débordements habituels de l’Aïd. Les inondations à Ezzahrouni et à Ezzouhour avant même les pluies d’hiver, pour cause de canalisations bouchées, nous rappellent l’urgence d’une prise de conscience. Le nouveau maire de l’Ariana, Fadhel Moussa, un indépendant, y est aussi allé de son message, à l’occasion de la présentation de ses voeux pour l’Aïd Al Idha aux Tunisiens.

Dans un post qu’il a balancé sur les réseaux sociaux dimanche 19 août 2018, Moussa insiste sur le rôle du citoyen pour une ville propre. Il a souligné que la municipalité ne se dérobera pas face à ses responsabilités et mobilisera tous les moyens humains et matériels pour assurer la propreté du cadre de vie des habitants, notamment durant cette fête. Mais que les citoyens ont aussi leur part dans cette affaire. Il a illustré son propos par une initiative citoyenne dénommée “plogging“. L’idée c’est que les ressources de l’Etat, même colossales, ne gomment en rien le rôle essentiel joué par les citoyens. Il a indiqué que certes ses services ont pris en charge toutes les réclamations des habitants, mais que le travail est immense.

«Facilitons le dur labeur de nos agents municipaux face à cette mission et mobilisons-nous pour limiter la saleté jusqu’à son élimination. C’est difficile à réaliser sans votre aide» a conclu le maire. Un appel qui a certainement réconforté ses collègues, qui découvrent l’ampleur de la tâche après l’euphorie des élections du 6 mai 2018…

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