Le meilleurs des reseaux sociaux

Ancien DG de l’ONTT, Wahid Ibrahim en a certainement gardé cette capacité à brosser d’un «coup de gueule» qui ne dit que gentiment son nom le portrait de la situation d’un site donné. Son Post est cette-fois relatif à Menzel Témime, une ville du Cap Bon, une région touristique du gouvernorat de Nabeul. Lisez, vous allez certainement y retrouver des relents de chacune des grandes villes tunisiennes qui se clochardisent sous l’œil attentif des nouveaux Maires issus des dernières élections municipales. Des villes qui perdent, chaque jour un peu plus, le charme qu’elles devraient offrir à des touristes que tout le monde voudrait plus en nombre et plus dépensiers.

«Arrivé trop tôt à Menzel Témime pour mon rendez-vous avec le médecin, j’ai choisi de perdre du temps en allant fouiner du côté du marché aux puces (au sens propres du terme) qui se tient tous les vendredis sur d’immenses places en terre battue poussiéreuse et balayée par un Shhili tourbillonnant aussi tenace que collant.

Ce marché offre une photo réelle du niveau de vie des habitants de Menzel Témime et de sa région :
– voitures immatriculées en Europe appartenant à des émigrés et débordant d’ustensiles usagés, de produits de “beauté”, de vieux pneus, de téléviseurs éventrés, de claviers d’ordinateurs, de boîtes de médicaments entamées, de poussettes pour bébés, de corans enluminés, de chapelets Mecquois Made in China…etc

Bref, on dirait que ces émigrés en congé annuel prennent un malin plaisir à débarrasser l’Europe du contenu de ses poubelles pour lui donner une deuxième vie dans leur pays d’origine devenu de plus en plus misérable.

Les vendeurs TRE ont le même look : foulards étanches pour les femmes, barbes, Quamis et pantacourts pour les hommes.

Un vrai réservoir électoral pour les partis à tendances islamistes.
– des vendeurs de pois-chiches et de fèves bouillis
– des diseurs de bonne aventures vantant la qualité et l’efficacité de leurs amulettes, de leurs caméléons séchés, de leurs tortues éventrées et de leurs onguents magiques…
– des vendeurs à la sauvette de montres et de portables volés
– des tas de pièces détachées de motos et de voitures volées et désossées
– des vendeuses de produits de lessives et de nettoyages en “vrac”
– des tas de fripes de toutes sortes dégageant une odeur caractéristique de gaz de désinfection
– des objets rouillés innommables dont on pense à peine qu’ils pourraient trouver preneurs …
Bref, un marché à l’image d’une Tunisie devenue une véritable décharge publique pour une Europe qui ne sait plus quoi faire de ses surplus…
Je suis obligé de vous laisser.
La jolie secrétaire du médecin vient de m’appeler.

Dans un statut, publié ce mercredi 8 août 2018, Aslan Berjeb raconte une histoire, dit-il, plutôt une malheureuse anecdote que devraient lire le ministre du Développement Zied Laadhari et le président de l’Instance de l’investissement, Khalil Laabidi, lui-même Dg de l’agence de promotion des IDE.

« Je vais vous raconter une histoire, très ridicule mais inquiétante en même temps, qu’un ami a vécue.

Il s’agit d’un investisseur devant réaliser un projet au Gouvernorat de Sousse.

La nouvelle législation de l’investissement permet, pour certains projets, la réalisation des procédures de constitution de la société à l’APII Centrale de Tunis à travers un « interlocuteur unique ».

Content de déposer ses documents constitutifs auprès d’une personne censée lui faciliter les procédures de constitution, il ne croyait pas ses oreilles lorsque cet interlocuteur lui demanda : « Monsieur votre patente vient d’être éditée, mais l’inscription au registre de commerce dépend de la présentation d’une copie conforme de cette même patente qui ne peut être obtenue qu’auprès du Bureau de Contrôle des Impôts de Sousse » ‼️

Croyez-moi, il ne s’agit pas d’une plaisanterie, mais bel et bien d’une condition sine qua non d’inscription au Registre de Commerce demandée par l’interlocuteur unique à l’APII Centrale de Tunis à tous les investisseurs.

L’administration exige donc une copie conforme d’un document qu’elle a édité elle-même quelques secondes auparavant ; et elle exige surtout qu’elle soit éditée par son bureau régional se trouvant auprès du lieu du siège social que “compte avoir la société”, et qui peut être à l’autre bout du pays.

Nous avons atteint le summum de la paperasserie et de la bureaucratie mais surtout…du masochisme.

A en rire 😂 ou à en pleurer 😢

#Doingbusiness

Sous le titre «L’économie est une question de souveraineté», Samir Majoul avait publié, depuis mars 2018, un intéressant Post sur sa page. Un post qui répond, avant terme, à tous ceux qui font actuellement l’amalgame entre bailleurs de fonds et souveraineté économique

Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays où l’informel est minoritaire, car le secteur formel aura été rendu plus intéressant que l’informel: baisse des taxes, simplification des procédures administratives, accès au financement, accès aux marchés, application ferme d’une loi simplifiée, moderne et inclusive.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays où l’importateur a les incentives nécessaires pour se transformer en producteur et où le petit producteur grandit pour exporter et s’internationaliser.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays qui gère les excédents et non les déficits, basculant ainsi le rapport de force entre les financiers et les financés.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays qui produit plus et mieux, s’ancre résolument dans l’économie du savoir afin de capter davantage de valeur ajoutée.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique crée de l’emploi, de l’emploi réel et non fictif, et pour le créer, lever toutes les barrières à l’initiative privée et à la création d’entreprise.
Un pays qui tend vers la souveraineté économique, c’est un pays fort d’une monnaie que ses opérateurs choisissent parce qu’ils lui font durablement confiance, et non parce que le régime des changes leur impose.
Sommes-nous entrain d’avancer vers cette souveraineté économique ou de reculer? Aujourd’hui, l’informel progresse aux dépens du formel, nos comptes sont aux rouge, le producteur est tenté de se transformer en importateur, le savoir et la culture sont délaissés, et pour éviter un enfer social nous créons davantage d’emplois fictifs que réels.
Chacun sait que cela ne pourra pas durer, et la souveraineté c’est une valeur que nous avons tous en partage, et c’est par l’ancrage de cette valeur que nous sortirons de cette situation: Comment,
retrouver le chemin de notre souveraineté économique? Comment ?
Formaliser l’informel et relancer le formel avec tous ses secteurs et salariés ?
Doper nos exportations?
Remettre nos comptes durablement au vert?
Créer de l’emploi réel et non fictif?

La réforme, ou tout simplement la bonne gestion, le partenariat responsable entre employeurs et décideurs publics est la seule voie pour nous en sortir.
Et la réforme, pour qu’elle ait lieu, elle n’a pas lieu d’être inspirée d’une quelconque idéologie, mais doit être ancrée sur cette simple valeur, la souveraineté, et sur cette simple question : par nos décisions ou absence de décisions sommes-nous entrain d’avancer ou de reculer sur le chemin de la souveraineté économique?

L’Utica a été fondée en 1947, pour rassembler les privés au service d’une cause qui nous dépasse et qui nous réunit avec l’ensemble des Tunisiens: la souveraineté de la patrie. Et c’est au service de cette souveraineté que nous devons réunir l’ensemble des acteurs sociaux pour faire les réformes heureuses et sortir de la situation douloureuse d’aujourd’hui.

Le businessman Chafik Jarraya, qui croupit en prison depuis mai 2017 pour des faits gravissimes – notamment atteinte à la sûreté de l’Etat – commence à trouver le temps long, à avoir des états d’âme et est manifestement très énervé par le lâchage en beauté de ses nombreux “amis”. Jarraya a chargé son fils Ahmed de balancer sur sa page Facebook un post qui va empêcher plus d’un de dormir. Dans ce texte court, publié mardi 24 juillet 2018, Ahmed Jarraya fait savoir que son papa «a décidé d’en finir avec ses secrets et de déballer, devant le juge d’instruction, des informations qui mouillent différentes parties politiques influentes. Il va demander au juge de convoquer des personnalités politiques et d’organiser des confrontation». Affaire à suivre…

Notre rubrique «Le meilleurs des réseaux Sociaux », début de la saison estivale oblige, choisit de mettre en lumière une initiative citoyenne, soutenue par un grand nombre de partenaires des deux côtés de la Méditerranée dont pouvoirs publics, organismes, missions diplomatiques et associations, la “Saison Bleue”. Cette initiative vise à promouvoir le potentiel maritime de la Tunisie. Elle a été officiellement lancée le 15 juin et se poursuivra jusqu’au 15 octobre 2018. Elle dure 4 mois et comprend près de 150 manifestations, tout au long du littoral tunisien, de Tabarka à Zarzis, en passant par les ports, les marinas, les cités maritimes, les festivals, les plages et les îles de la Tunisie Bleue. C’est une initiative organisée par l’Alliance française de Tunisie, en partenariat, entre autres, avec l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et l’association Notre Grand Bleu (Monastir). Ambassadrice de cette saison, Neila Azzouz en parle.

En Vidéo Neila Azouz Ambassadrice de La Saison Bleue

En Vidéo Neila Azouz Ambassadrice de La Saison Bleue

Publiée par Jetsetmagazine.net sur Mardi 26 juin 2018

Dans un long billet qu’il a intitulé “UNE FAUTE POLITIQUE MAJEURE A DENONCER” et qu’il a posté sur sa page Facebook, Habib Karaouli, s’insurge, avec des mots très forts, contre la décision d’ouvrir plus largement les universités publiques tunisiennes aux étudiants étrangers à condition de payer. Voilà ce qu’en dit le vice-président du Club des dirigeants de banques et d’établissements de crédit d’Afrique :

Décidément, nos responsables s’ingénient à nous désespérer de la politique et de la chose publique à force de décisions qui font douter les plus magnanimes d’entre nous de leur capacité à conduire les affaires de leur département voire de leur légitimité à y être.

La dernière en date a été annoncée par le Ministre de l’Enseignement Supérieur, qui soumettra dorénavant les étudiants africains subsahariens au paiement de frais de scolarité variant de 5000 à 15000 dinars dans les universités publiques tunisiennes. Quelle trouvaille !!! Vu la célérité avec laquelle cette décision a été annoncée et prise, elle devait probablement figurer parmi les axes majeurs de la réforme de l’enseignement supérieur prônée par ce ministre ! Davantage de diligence pour éviter une année blanche à nos étudiants eût été plus à propos et plus conforme à ce que l’on attend d’un ministre qui doit porter une vision. A défaut de mieux, on fait semblant d’être dans l’action avec ce que l’on a et/ou ce que l’on est !
Cette décision en rappelle une autre malencontreuse, celle d’avoir imposé en dépit du bon sens et sans aucune mise en perspective une taxe de 30 dinars à nos frères algériens à leur entrée en Tunisie. Décision finalement abandonnée après avoir causé les désagréments que l’on sait.

Comment peut-on faire preuve d’une telle cécité politique et de mise en danger non seulement des intérêts majeurs de la Tunisie mais, plus grave de mon point de vue, de notre image dans le continent qui s’en trouvera sérieusement ébréchée.

Qu’est-ce qui a motivé une telle décision ? Sont-ce ces dizaines de milliers d’étudiants subsahariens qui envahissent nos universités et qui prennent la place des étudiants tunisiens ou réduisent leur probabilité d’être admis dans certaines filières ? Auquel cas, cette décision tendrait à en réduire les flux. Sachant toujours qu’elle touchera les plus démunis d’entre eux, les autres continueront à aller vers le privé. Est-ce une volonté de générer des revenus additionnels aux fins de maintenir le système ? Auquel cas, un petit effort de rationalisation des choix budgétaires et de compression des dépenses conduirait à un meilleur résultat que les quelques centaines de milliers de dinars attendus. A t-on entrepris préalablement une cost benefit analysis pour mesurer les conséquences d’une telle décision ? Je ne le pense pas. Cela fait partie des fausses-bonnes idées. Ce n’est pas avec des comptes d’apothicaires que l’on met en place une vision et une stratégie nationale d’un enseignement public de qualité capable de capter les meilleurs talents et de les garder.

La responsabilité politique en incombe à tout le gouvernement. Car, si le Ministre en charge n’est pas apte, c’est à son chef de le cadrer dans un souci de cohérence avec sa politique globale.

Comment réagirait ce même Ministre si les pays où nous avons des dizaines de milliers d’étudiants tunisiens dans les universités publiques prenaient une telle décision ? Ou excluraient ces mêmes étudiants des avantages afférents à leur statut d’étudiant (restauration, transport, allocation logement, …) du fait de leur nationalité ?

L’on se serait attendu d’une Tunisie généreuse, inspirante, solidaire et confiante en ses moyens que le gouvernement offre des bourses aux étudiants africains subsahariens les plus méritants et leur offre la possibilité d’y parfaire leur parcours professionnel plutôt que de durcir les conditions d’accès . C’est d’une conquête des cœurs et des esprits qu’il s’agit et non pas d’une approche mercantile, court-termiste et contre-productive.

J’appelle à une révision sans délai de cette décision qui ne peut que porter du tort au pays, décrédibiliser toute notre politique continentale d’intégration dans les ensembles régionaux et sous régionaux et qui plus est avec un bénéfice des plus hypothétiques”.

Les dernières mesures, prises et annoncées par le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed, en application du principe de la ségrégation positive, ont dernièrement touché un droit qui devrait être égalitaire car garanti par la Constitution, qui est celui à l’éducation. Elles font débat et tout le monde n’est pas d’accord sur la blogosphère tunisienne. L’exemple de Salsabil Klibi, Professeur de droit et qui a exercé au ministère de l’Enseignement supérieur. Elle dit ainsi, dans un Post sur sa page, que «il n’existe pas à mon avis de filières nobles et d’autres moins nobles mais des filières d’excellence ou d’élite. Réserver un quota pour les jeunes bacheliers issus de régions défavorisées, n’est pas la solution à la disparité entre les régions ni à l’échec de l’école en tant qu’ascenseur social. L’accès à ce type de filière se fait sur la base des résultats obtenus au bac. Tout jeune bachelier doté d’un très bon score peut accéder aux filières d’excellence, indépendamment de sa région d’origine. Introduire un système de quota qui permettrait aux jeunes issus des régions défavorises d’accéder à ce type de filière sans considérations pour leurs moyennes au bac et donc pour leurs aptitudes ne résoudra pas le problème des disparités face au droit à l’éducation, il pourrait, au contraire, augmenter chez eux le sentiment de frustration, suite à un échec très probable vu les lacunes accumulées tout au long d’une scolarité de deuxième rang (dans le meilleur des cas!) qui ne leur permettrait pas de suivre le rythme d’une formation délite. 
Les mesures de discrimination positive, doivent être adoptées beaucoup plus en amont, c’est à dire au niveau du primaire et du secondaire, mettre le paquet dans l’infrastructure, (revoir notamment le système des internats pour collèges et lycées, ceux qu’on a vu ces derniers mois dans les médias sont une vraie insulte à la dignité humaine. Mais s’assurer aussi qu’ils deviennent non pas seulement des abris pour les élèves pour qu’ils y passent la nuit mais des lieux de vie, de travail et de préparation aux examens.
Sur l’augmentation du nombre de places dans les foyers universitaires, on ne peut que s’en réjouir, cependant s’il y a une mesure de discrimination positive à prendre c’est bien sur ce dossier: réserver un quota de lits aux étudiants issus de régions défavorisées (filles et garçons) et ce jusqu’à la fin de leur cursus, Master compris ».

Mustapha Mezghani n’est pas un inconnu dans le domaine économique. Jugez-en : Il est spécialisé dans  l’Entreprenariat, les Technologies de l’Information et de la Communication ainsi que le conseil et l’accompagnement des entreprises technologiques. Il a participé à différentes missions au profit de gouvernements ainsi que d’organismes publics et entreprises privées. Il est fondateur de quatre entreprises actives dans le domaine des TIC et a accompagné plusieurs entreprises innovantes à développer et mettre en  œuvre des stratégies export, à lever des financements, à mettre en place une organisation adéquate… Il n’est pas content de ce qui se passe sur le plan économique et il le dit sur sa page officielle, comme s’il racontait une histoire :

«C’est l’histoire d’un pays où l’état crée l’inflation en adoptant des politiques dites de “go & stop” où nous avons vu le go et non le stop, en créant des emplois fictifs dans le secteur public et augmentant la masse salariale sans que cela ne soit justifié et sans « production » additionnelle. 

Les besoins de l’Etat ne cessent d’augmenter mais les revenus ne suivent pas car les politiques adoptées, ou du moins les mesures prises (car il n’y a ni stratégie ni politique) n’encouragent ni à investir, ni à se développer. Bien au contraire, elles encouragent à quitter le secteur formel pour aller vers l’informel.

Personne n’a voulu prendre le taureau par les cornes et aller chercher l’argent où il se trouve, pire encore, l’Etat s’acharne sur les bons contribuables en augmentant les impôts et taxes et en tournant le dos aux opérateurs du secteur informel, aux contrebandiers, aux faux forfaitaires, etc.

Résultat des courses, une inflation galopante contre laquelle la BCT réagit en augmentant son taux directeur.

Comme la majorité des tunisiens sont endettés et les entreprises aussi, (tous les schémas de financement conçus dans le cadre de programmes publics de financement des entreprises sont basé sur un taux d’endettement de 60 à 70% de l’investissement), cela crée plus de charges et se traduira, à court terme, par une inflation additionnelle. Les familles, elles, celles qui ont encore la possibilité d’épargner ne pourront plus le faire. Adieu investissement.

Nous voilà donc dans un cercle vicieux pire, dans une spirale inflationniste.

Il est temps que les véritables mesures de lutte contre l’inflation soit mises en œuvre et que l’on ne se limite plus à toujours appliquer les mêmes « recommandations » du FMI (les plus faciles à appliquer) alors que la liste est longue et que l’on commence à s’attaquer vraiment aux véritables problèmes dont, le plus important, est l’élargissement de la base imposables et à la fuite fiscale. Les solutions existent et certaines ont commencé à être mises en œuvre, malheureusement elles ont été bloquées par la suite ».

Sur les réseaux sociaux, on trouve de tout, y compris celui d’Asma Bouraoui Khouja qui résume tout. «Entre les face-bookers qui crient au complot face au limogeage du MI, et ceux qui soutiennent corps et âme YC, ceux qui soutiennent HCE, ceux qui soutiennent Carthage 1, 2, 3, 4, …., ceux qui se cherchent politiquement, ceux qui annoncent un prochain cataclysme économique, ceux qui cherchent des recommandations pour acheter un couffin Be Tounsi avec pompons et autres fanfreluches, ceux qui se préparent pour la Coupe du Monde sur fond de Y’a Roussia Jayiin, ceux qui regrettent Zaba et insultent la pseudo-révolution (comme ils disent), ceux qui annoncent des décès d’êtres chers, ceux qui annoncent des naissances, ceux qui suivent le taux de change euro-dinar au millime près, ceux qui « selfisent » plus vite que leur ombre, ceux qui …, ceux qui…, etc. mon fil d’actualité me rappelle de plus en plus Vol au-dessus d’un nid de coucou… #Bienvenue_en_Facebookie #Schizophrenia »

En général quand on entend et voit les enseignants, c’est pour des demandes, très souvent matérielles, mais très rarement pour des actions qui redonnent leurs lettres de noblesse à l’éducation. Mohamed Aziz Ben Zakour, professeur de langue arabe au lycée Sadiki, une figure connue de la télévision, a justement décidé de redonner le blason de l’enseignement, terni par les grèves, les cours sup dans les garages et les arrière-cours, la confiscation des notes des élèves, etc. Ben Zakour a fait savoir, jeudi 31 mai 2018 sur sa page Facebook, qu’il pilotera une séance gratuite de révision générale pour les élèves du baccalauréat.

Il a indiqué que cette séance durera 3 heures et qu’elle sera organisée le vendredi 8 juin 2018. Il est question d’une soirée ramadanesque, à partir de 21h au lycée Sadiki, avec un focus sur quatre thèmes du programme national. Pour agrémenter la séance, l’enseignant proposera “petits gâteaux et boissons». Une offre que les candidats au bac ne pourront pas refuser…

En cette journée où la Tunisie a oublié ses chamailleries politiques, le GUN qu’on veut dégommer, les signataires de Carthage dont les réunions s’étirent, le FMI qui sera jeudi en Tunisie pour constater encore que les réformes piétinent, et où ne pense plus que Palestine, chacun y va de son statut sur les réseaux sociaux en Tunisie.

A sa manière, l’ancien ministre de la santé Said Aïdi a l’âme poète et reprend Aragon, et se permet de changer Août par Mai, en direction d’Al Qods ou Jérusalem et ce qui s’y passe, en répression sanguinaire, par l’occupant Israélien que tout le monde reconnait ainsi mais que les Etats-Unis disent être victime des Palestiniens dont il occupe le territoire. Les images de ce poème choisi par Aïdi sont d’une actualité brûlante.

 

En cette journée d’après municipales, certainement comme le reste des Tunisiens, Ali Nakai a la gueule de bois et écrit sur sa page fb :

Quand on a les deux tiers de la population démissionnaires de la vie politique .!!!
Quand on a 55 % de l’économie aux mains de la contre bande .!!!
Quand on a 70 % des jeunes qui ne rêvent que de fuir le pays .!!!
Que reste-t-il à gouverner ! ? !
Bon appétit .

* Pépite

Très actif sur les réseaux sociaux, le juge au tribunal administratif de Tunis explique dans un récent Post pourquoi il faut aller voter… Et ce n’est pas uniquement pour des raisons politiques. L’enjeu, dit-il, est plus grand.

«Le grand apport de la Constitution 2014 et du nouveau Code des Collectivités Locales réside dans la consécration d’un véritable pouvoir local synonyme d’une réelle décentralisation territoriale.
La municipalité d’aujourd’hui n’est plus celle d’hier, elle détient désormais ses compétences propres qui la rendent autonome par rapport à l’autorité centrale :
*Elle gère les affaires locales selon le principe de la libre administration,
*Elle dispose d’un pouvoir réglementaire qui lui permet l’édiction d’actes autonomes,
*Elle dispose et gère librement ses propres ressources financières, ce qui lui permet entre autres d’orienter les investissements en fonction des besoins locaux et avec la participation des habitants,
*Elle n’est plus soumise au contrôle à priori qui, autrefois, freinait toutes ses initiatives et portait atteinte à sa prétendue autonomie, mais plutôt à un contrôle à posteriori concernant la légalité de ses actes et non leur opportunité.
Il est sûr que le choix des membres du conseil municipal va impacter notre vie quotidienne à travers la qualité des prestations municipales, mais également conditionnera le sort des prochaines élections législatives et présidentielles, d’autant que la couleur des conseils municipaux qui vont quadriller tout le territoire de la République influera sans nul doute les choix à faire par le citoyen en 2019, du fait de leur contact au quotidien….,

Certes, on peut être déçu par la vie politique et ses acteurs, voire même parfois frustré, mais on ne peut être démissionnaire au risque de le regretter quand il sera trop tard, les élections municipales revêtent une importance de premier ordre, on ne peut se permettre de les rater!
Faisons du droit de vote en cette période transitoire un devoir et une obligation en faveur de la construction d’un Etat démocratique qui est un long chemin,
Soyons nombreux à voter aux élections du 6 mai après avoir pris connaissance des programmes des candidats et le soin de choisir minutieusement les profils qui nous correspondent, il en va de notre avenir ».

Dans un récent Post sur sa page officielle, Salsabil Klibi, enseignante en droit constitutionnel à la faculté des Sciences juridiques, membre de l’Association tunisienne du droit constitutionnel, sous le titre de «L’UGTT premier parti politique du pays », elle estime que «la crise entre le syndicat de l’enseignement et le gouvernement est, sans doute, derrière nous (sans doute) mais il y en aura d’autres.  Un parti social-démocrate manque cruellement sur la place, un vrai parti capable de porter une alternative à l’inéluctable droitisation des politiques publiques (ici comme ailleurs) ou du moins de les infléchir, un parti capable de répondre au désarroi d’une majorité qui ne se reconnaît ni dans une droite libérale sans projet social susceptible de rendre les inégalités moins douloureuses, ni dans la droite religieuse qui ajoute aux violences économiques celles faites aux libertés, ni dans une gauche sclérosée aussi bien dans ses référentiels que dans son discours et ses représentations politiques.

En attendant l’UGTT continuera à cristalliser toutes les colères, les déceptions et les angoisses qui nourriront son hypertrophie !

Aujourd’hui en l’absence de ce parti social-démocrate susceptible d’équilibrer le paysage politique, l’UGTT fait et défait les gouvernements. Mais comme elle n’est pas candidate ou n’a pas de candidates aux élections municipales et que sur cette question elle n’a pas de vision ni de position nette, ces élections se feront sans elle et sans un parti porteur d’un projet de décentralisation, qui soit un vecteur de développement et non un projet de dépeçage de l’Etat.  Au vu de la désaffection ambiante et des intentions d’abstention, le réveil au 7 mai prochain risque d’être très très douloureux !

Ils sont de plus en plus rares, les Tunisiens qui rêvent, dans cette difficile conjoncture, financière, économique et surtout sociale où la jeunesse tunisienne a plutôt tendance à se déporter à l’étranger qu’à rêver du Tunisie meilleure et de s’y atteler pour en faire une réalité. Ingénieur Télécom, primée «Leaders in Democracy » de l’ONG Project On Middle East Democracy militante associative avant d’être la première tunisienne à être nommée «Young Global Leader»  et après deux passages de conseiller aux deux cabinets de Elyes Fakhfekh du tourisme et des finances, elle dirige depuis une ONG qui engage les jeunes à devenir les leaders pacifiques et créatifs de la démocratie en Tunisie. Malgré un CV de plus de 220 mots, elle a un rêve et elle le lance dans un Post, genre «I have a dream» d’un certain Luther King :

“Des adolescents en bonne santé et épanouis, vivant dans un quartier innovant, propre et sûr et un Etat qui reprend en charge son rôle social pour soutenir et intégrer les jeunes et les familles les plus exclus”. Voilà le rêve que j’ai suite à la présentation de l’étude  “Etre adolescent(e) au Kram Ouest, 7 ans après la révolution en Tunisie”, une étude sur l’adolescence dans un quartier populaire de la banlieue nord de Tunis, réalisée par Mobdiun – Creative Youth – مبدعون durant un an et demi de recherche action sur le terrain et d’analyse scientifique par des experts en sociologie, anthropologie et psychologie sociale.

Le Meilleur des réseaux sociaux, c’est ce Post de Riadh Ben Omheni qu’il illustre de la meilleure des manière d’une photographie d’une signification des plus profondes, dans cette Tunisie qu’on voudrait couler dans ses petites guéguerres d’un autre temps. En tant que journal, nous ne sommes, ni pour l’une, ni pour l’autre. Nous sommes pour ce qu’elle signifie, en dépassement des vieilles querelles et pour l’espoir qu’elle donne dans une vraie réconciliation qui se fait dans l’intérêt général de la Nation.

«A ceux qui se demandent si la Tunisie est indépendante ou pas ? A La fausse guerre yousséfiste et bourguibiste… aux anciens complexes … à ceux qui veulent régler leurs comptes … La meilleure réponse au diviseurs révisionnistes de l’histoire de la Tunisie la vraie image !
Tarak Bey descendant de la monarchie beylicale et aicha Mhiri fille de Taieb Mhiri un des pères de la Tunisie républicaine colistiers dans les élections municipales et unis pour l’intérêt de la Marsa », écrivait ainsi Omheni.

Dans un récent statut sur sa page fb, cet ancien banquier et chef d’entreprise tunisien à la retraite,poserait presque des questions existentielles, tant l’issue du bras de fer avec des syndicats de l’UGTT pèse désormais sur l’avenir de tout un pays.

«Dans la guerre ouverte entre le gouvernement et l’UGTT, ce qui me tracasse le plus, c’est sa fin tragique attendue et ce de par l’égoïsme et l’entêtement de certains responsables syndicaux. En fait ou bien l’État va céder et à ce moment on peut dire adieu à son autorité et même à la Tunisie. Ou bien l’UGTT n’obtient pas gain de cause et on peut dire bonjour aux agitations sociales, qui vont également achever ce qui reste de notre pays. Donc et en l’absence d’un retour à la raison on est en face de deux issues aussi tragiques l’une que l’autre“.

Journaliste, anciennement à RTCI et à la télévision, du temps où elle diffusait un journal télévisé en langue française, Séjir Chbil a mis en ligne sur sa page officielle un Post qui débute, heureusement, par «je persiste dans ma naïveté, en espérant que le pays ne sombre pas, et sera sauvé par ses propres enfants, les vrais». Mais en attendant…

– le pays croule, et Sihem insiste pour nous informer que notre indépendance est tronquée…

-Le pays croule et le “syndicat» de l’enseignement revendique des…augmentations

-Le pays croule et le joufflu Imed Daimi exige le départ de Med Ennaceur

-Le pays croule, et les partis politiques se déchirent à mort pour…recueillir des voix, qu’ils n’auront jamais

-Le pays croule, et certains ministres, se la coulent…douce.

-Le pays croule, et les haineux, les coincés des orifices, les pernicieux, les jaloux, pataugent comme des scatophiles refoulés, dans la merde ambiante

-Et si on faisait notre catharsis…

-Et si on faisait, comme en Corée du sud au lendemain de la 2e guerre mondiale : main dans la main tous unis pour décoller, ce qui a fait de ce pays, en quelques décennies, le second tigre asiatique.

-Et si, et si, et si….

Et dire que cette révolution qui fleurait le jasmin, sent de plus en plus le souffre, à cause de ceux qui l’ont prise en otage.

Mais trêve d’élucubrations,  je rêve ou quoi ?

Alors laissons-nous crouler en paix, car on n’a pas encore atteint le fond, le pire est à venir mes frères, sauf si…

A l’heure où nombre de compétences tunisiennes choisissent d’aller voir ailleurs que dans une Tunisie, aimée mais désertée par les siens, courue par les touristes, mais mal-aimée par les siens, Faiza Grati, une facebookeuse dont le nom ne dirait certainement rien que pour ses amis, a publié ce bref statut sur sa page, qui en dit long sur le dilemme qui traverse depuis quelques année la société tunisienne qui ne se retrouve plus dans ce qu’elle vit intramuros.

«Ce pays. Tu le quittes, tu le pleures toute ta vie, tu y restes tu le regrettes toute ta vie, tu t’éloignes il te manque, tu y restes il te soûle… S’en aller et sauver son âme, rester et s’y coucher prés de son arme… On ne sait plus ce qu’il faut faire, ce qu’il faut croire, on ne sait plus, en exil chez soi, en exil chez les siens. C’est notre pays mais plus personne ne le reconnaît, ni ceux qui sont partis, ni ceux qui sont restés, ni ceux qui sont revenus. Rendez-nous notre pays»

Il a peut-être pris quelques années, sur la tête et dans les moustaches, mais il reste actif. Il a quitté la CNSS, mais n’en est pas très loin. Il a simplement changé de rue, passant de la caisse dont il était le PDG à la Zitouna Sport, un des rares clubs de sports individuels en Tunisie où il vient d’inaugurer une nouvelle salle. Ses amis l’appellent «Baron », mais c’est Rchid Barouni, qui y va de sa perspicacité pour aider, en fin connaisseur, pour proposer des solutions pour la question des caisses sociales et leurs pertes abyssales.

Dans un récent Post sur les réseaux sociaux, il pense que «la péréquation, spécificité tunisienne, aurait coûté à la CNRPS au cours des trois dernières années près de 200 millions de dinars en moyenne par an. L’indexation des pensions au Smig avait occasionné une perte sèche à la CNSS de l’ordre de 300 millions de dinars lors de la dernière augmentation du Smig. Opter pour un mode unique d’ajustement des retraites où le maître mot est la préservation du pouvoir d’achat est de nature à soulager les caisses de sécu d’un fardeau peu justifiable et pourrait être un signal fort pour l’adoption d’un régime unique de retraites. La convergence entre public et privé est envisageable dans le cadre de la réforme». Qu’en pense Taoufik Rajhi, ministre des grandes réformes ?

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