Le meilleurs des reseaux sociaux

Nafaa Ennaifer, DG d’un groupe privé opérant dans le secteur du textile-habillement, n’en est plus à son premier “coup de gueule”. Il en pousse un autre, sur sa page personnelle.  L’homme d’affaires est en colère et il n’a pas complètement tort, tant les choses bougent peu en Tunisie depuis sept ans !

Pour lui, «c’est une vraie guerre  qui est menée contre notre pays ! Après les graves effets du terrorisme, de l’instabilité politique et des troubles sociaux. L’ignorance, l’incompétence et l’irresponsabilité ne peuvent plus expliquer, à elles seules,  ce qui se passe chez nous depuis 7 ans.

1/ la campagne “winou el pétrole” et les sit-ins à répétition autour des sites de production d’hydrocarbures, ont réussi à faire chuter production et exploration, et à faire fuir toutes les compagnies pétrolières .

2/ le blocage récurrent de l’exploitation du phosphate  qui a causé des milliards de Dinars de pertes, a fini par détruire cette filière stratégique et à réduire à néant les moyens et les perspectives de développement de toute une région.  D’ici peu, 30.000 employés  (dont les 2/3 payés, il est vrai,  à ne rien faire ) se retrouveraient  inéluctablement sans ressources .

Au total, ce seraient quelque 150.000 personnes  qui seraient  touchés ! Un cataclysme prémédité et un crime sans précédent  !

3/ des réformes dont on empêche la mise en œuvre, et des services publics (enseignement, santé…) dont la qualité se détériore de plus en plus, augmentant ainsi la frustration,  l’exaspération  et la colère  des classes les plus démunies. Apparemment, c’est l’objectif !

4/ des entreprises publiques sous perfusion, dont on rend le redressement tous les jours plus difficile, faute de prises de décisions courageuses, responsables et rapides. De nouveaux chômeurs en perspective!

5/ nos jeunes  et moins jeunes compétences (experts de renommée, brillants ingénieurs et médecins..) qu’on pousse au désespoir et à l’exil, dans l’insouciance la plus totale,  privant le pays des acteurs de sa renaissance et réussite futures.

6/ l’inscription de la Tunisie, par nos “amis” de l’UE , sur les black-listes des paradis fiscaux et des pays à risque de blanchiment d’argent , en attendant d’autres “punitions”, quelque part  méritées, grâce au laxisme de certains parmi nous  !

7/ un acharnement médiatique pour salir davantage  notre image à l’international , et auquel nos concitoyens contribuent avec “dévouement” ( Homosexuels, Syndicat de journalistes, Jusqu’aux  Clubs sportifs). Bravo ! De vrais patriotes !

Tous les moyens sont bons pour priver la Tunisie de ses ressources financières et humaines, pour ternir son image , pour lui faire perdre espoir, pour hypothéquer ses chances de redressement  et pour la mettre à genoux ! Avec la complicité d’ignares, d’incapables et de traitres de tous bords !

Si ce n’est pas une guerre, dites-moi ce que c’est !

Qu’attendent donc nos responsables pour agir ? Et s’ils en sont incapables, qu’ils aient, dans une première étape,  l’honnêteté et le courage de …le reconnaitre”.

C’est un Taoufik Baccar très remonté qui a pris sa plume ce mardi 20 février 2018… ou plutôt son clavier. Sur sa page Facebook, le président et fondateur du Centre international Hédi Nouira de prospective et d’études sur le développement (CIPED) et ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie s’en prend vertement aux personnalités, dont un ancien ministre, qui reprennent sans la moindre gêne les contributions du CIPED, sans même le citer, à part Néjib Chebbi. Il a sifflé la fin de cette pratique.

Voici l’intégralité de son coup de gueule : «Le CIPED a choisi depuis sa création en 2016, la voie difficile, mais la mieux à même de rendre service au pays et aux autorités en charge des questions économiques, financières et sociales : se positionner comme un Think-tank pour produire lui-même ses papiers en mettant à profit l’expertise avérée de ses membres et la vigilance de son Conseil scientifique et proposer des solutions concrètes et réalisables. L’autre démarche, plus aisée, aurait été d’organiser des conférences-débats et d’y inviter des spécialistes de tout bord pour livrer leur opinion sur des thèmes épars.

Au cours de cette courte période, le CIPED a édité son premier livre “Eléments de Stratégies de Sortie de Crise” qui véhicule toute une vision sur la démarche à suivre dans la conception, puis dans la conduite des réformes susceptibles de permettre au pays de retrouver ses équilibres macroéconomiques et de le mettre durablement sur la voie de la croissance.

Le CIPED vient également d’éditer le premier numéro de sa revue semestrielle “Les Cahiers du CIPED” où il décline deux de ses recommandations consignées dans le livre précité concernant tour à tour, les participations publiques dans les banques et la diplomatie économique.

Le CIPED a constaté que plusieurs de ses analyses et propositions sont reprises par certaines personnes et pas des moindres en omettant au passage d’en citer la source à l’exception de Néjib Chebbi dont je salue à l’occasion, l’honnêteté intellectuelle.

Tour récemment un ancien ministre a présenté un papier sur la stratégie de sortie de crise en reprenant quasi intégralement le contenu du livre du CIPED sans daigner s’y référer.

Quelques jours avant, une Organisation nationale a repris l’idée de création de l’Agence Tunisie -Trésor ou agence de la dette sans en citer la source. Un banquier de la place qui se reconnaitra, a pris l’habitude de faire autant malgré nos rappels successifs.

Le CIPED tout en considérant que ses publications sont faites pour enrichir le débat sur les questions économiques et financières, déplore ces pratiques et ces comportements qui relèvent d’un déficit manifeste de salubrité intellectuelle.

Dorénavant le CIPED sera obligé de faire la mise au point en citant les noms des personnes concernées par ces dépassements».

Le 5 février 2016, la Secrétaire d’Etat au Transport, Sarra Rjeb, racontait dans un Post sur sa page officielle l’incident qui aurait pu lui coûter la vie, n’eut été l’intervention d’un chauffeur de la société de transport nationale, Transtu. Elle lui hommage, et nous aussi.

«Cet homme avec moi sur la photo vous ne le connaissez certainement pas pourtant c’est un homme qui a de grandes qualités humaines. Il est conducteur de bus à TRANSTU.
Le 23 Janvier 2018 à 7h30 du matin en plein embouteillage juste après avoir dépassé le croisement d’El Menzah 6, un feu s’est déclenché au niveau de la roue avant droite de ma voiture. Il y avait une très grosse flamme. Une jeune écolière a frappé à ma vitre pour m’avertir. Et voilà qu’un bus de TRANSTU passait par là conduit par MOEZ BEN ABDALLAH (l’homme sur la photo) s’est arrêté et il m’est venu en aide. Il a ramené son extincteur et a éteint le feu à deux reprises. Par son geste, une grande catastrophe a pu être évité. Imaginons un seul instant que MOEZ BEN ABDALLAH ne s’était pas arrêté pour apporter de l’aide et éteindre le feu, il y aurait eu la catastrophe.
Je l’ai invité ce matin à mon bureau pour le remercier pour cet acte de bravoure. Les échanges qu’on a eu lors de notre rencontre n’ont fait que confirmer ma première impression sur cet homme à grandes qualités humaines. Pour lui, il n’a fait que son devoir de citoyen et il ne considère pas que ce qu’il a fait est un acte héroïque.
Moez fait partie de la famille TRANSTU (Kobbania pour les intimes), cette entreprise historique de 148 ans d’âge qui reste une grande école de la vie et quoi qu’on dise sur sa situation actuelle, je reste persuadée qu’avec l’effort de son personnel et des pouvoirs publics elle s’en sortira.
Merci Moez,
Merci TRANSTU

Nafaa Ennaifer est d’abord un chef d’entreprise, directeur général chez le groupe TFCE et un syndicaliste patronal qui ne mâche pas ses mots. L’homme sait donc de quoi il parle, lorsqu’il évoque la question du sort des entreprises publiques. Un sujet, toujours à l’ordre du jour chez l’actuel gouvernement, mais dont l’issue reste, toujours aussi, entre les mains de la toute puissante centrale syndicale ouvrière. Nafaa Ennaifer en parle dans l’un de ses derniers statuts sur sa page officielle. Il y dit :

« N’y allons pas par 4 chemins:

1/ les participations de l’Etat dans les entreprises publiques, appartiennent à l’Etat (et donc indirectement aux citoyens tunisiens), et non à l’UGTT !
De quel droit et selon quelle logique l’Ugtt se permet-elle donc de décider du sort de ces entreprises ?
A ma connaissance, aucune “délégation de pouvoir” ne leur a été donnée par les citoyens.

2/ si l’UGTT pense qu’elle peut redresser ces entreprises (notamment celles opérant dans les secteurs concurrentiels), qu’elle les rachète , qu’elle les gère elle-même et qu’elle empoche les bénéfices qui seront générés.
(Même si l’Ugtt a été incapable de gérer convenablement sa compagnie d’assurance et son hôtel)

Les contribuables ne sont plus prêts à se saigner encore pour renflouer tous les ans et indéfiniment les caisses de ces sociétés.
Ils préfèrent orienter leurs impôts à l’investissement et au service des générations futures !

3/ l’Ugtt trace les lignes rouges, décide des réformes qui passent et de celles qui ne passent pas, des mesures qui seront adoptées et de celles qui ne le seront pas, impose dans les faits le statuquo dans tous les secteurs sensibles et stratégiques (éducation, santé, administration , transport, logistique, énergie…), fixe l’évolution des principaux postes de dépenses du budget de l’Etat (masse des salaires en premier) et “suggère” même désormais les mesures de la loi des finances !

Par contre, le Gouvernement élu, qui ne décide pas de grand-chose finalement, assume SEUL la responsabilité des déboires occasionnés par… les choix et dictats de l’Ugtt !!!

Quelle hérésie !

4/ Si l’Ugtt veut gouverner, je lui réitère ma suggestion d’il y a déjà 4 ans : qu’elle constitue un parti politique, qu’elle participe aux élections, et SI ELLE EST ELUE, qu’elle ASSUME LA RESPONSABILITE DE SA GOUVERNANCE.

Et je m’arrête là.
Combien de Tunisiens et de politiques pensent la même chose et s’autocensurent pour je ne sais quelle raison ???
Le temps est venu pour que l’Ugtt, qui nous est chère,… se remette en cause.
Il en va de l’avenir de notre pays ».

Les belles choses ont toujours une fin. Trente-six ans, quatre mois et quelques vingt-cinq jours, c’est une belle tranche de vie. Cela va vite. Cela va si vite que l’on ne se rend même pas compte du charme des âges, de la beauté des saisons et du plaisir des rencontres. Heureusement qu’il nous reste le souvenir des moments forts, l’empreinte des amitiés, la marque des accidents de l’histoire et pardessus tout la mémoire des Hommes .

C’est par un automne maussade de 1981, qu’hésitant et craintif… je foulais pour la première fois un immeuble plutôt modeste, sis alors 32  Rue Charles De Gaulle, avec pour seul contact Si Ahmed Gdoura, mon Professeur d’Université, alors Conseiller à l’UTICA et depuis, mon patron, mon guide et mon parrain pour mes toutes premières années .

Et c’est par ce beau début de printemps 2018 que je m’apprête à quitter cette belle et imposante bâtisse, sise Rue Ferjani Bel Haj Ammar , mitoyenne de l’une des premières cités populaires de Tunis et de l’un de ses premiers quartiers huppés . Toute une symbolique de l’Histoire et de la Géographie de cette merveilleuse école o% je viens probablement de passer les plus belles années de ma vie. Une part du bilan est là et je pense , très modestement, avoir apporté ma petite pierre à l’édifice .

Acteur et parfois témoin de huit Congrès Nationaux, autant de mandats, j’ai eu la chance inouïe de voir se succéder une bonne dizaine de Bureaux Exécutifs, et cinq Présidents de l’UTICA. A chacune de ses mandatures, ses hommes et ses femmes, ses moments forts et ses baisses de régime, ses succès et ses ratés, ses joies immenses et ses amères déceptions, ses euphories et ses déboires, son Histoire et sa petite histoire. Mais ça, c’est toute une autre histoire !!!

Je pars certainement plus confiant,  sûrement plus mur , et sans nul doute très fier, trop même, de cette aventure exaltante et passionnante .

Je me retire en silence, la conscience tranquille, les mains propres,  la dignité intacte et en prime trois belles réussites chez moi, celle de ma femme et de celles de mes deux adorables filles. Une satisfaction titanesque !!!

Je m’en vais avec plein de bagages… des milliers de cartes de visites, des centaines de badges d’évènements, des dizaines de notes personnelles jaunies par le poids des années,  plus d’une trentaine d’agendas avec des annotations, des noms, des numéros de téléphones, des dates, des rendez-vous  et des symboles que la fraicheur de la mémoire aidera, je l’espère, à déchiffrer et à décoder… avec le temps .

Une matière abondante , riche ,  peut être utile , pour occuper un temps , meubler des discussions , et pourquoi pas écrivasser un livre …pour la mémoire collective …pour l’Histoire . !!!

Des femmes et des hommes , il y en a eu des milliers , ce parcours durant .

Beaucoup ont marqué et donné de leur être et de leur vie . D’autres n’ont fait que passer , le temps d’un self-service . L’Histoire ne retiendra , en toute vraisemblance ,  que les premiers .

Au contact des uns et des autres , j’en ai appris des leçons , des enseignements , des moralités , des préceptes …et des choses . !!!

Je tiens ici à les remercier tous , sans exclusion aucune , pour l’enrichissement qu’à leur approche , j’ai pu cultiver et développer  toutes ces années . Un trésor inépuisable . !!!

J’ai ensuite une pensée toute particulière à l’ensemble de mes collègues , agents et employés , cadres et secrétaires généraux , directeurs et directeurs centraux . Jamais , je n’oublierai personne …Du 32 Rue Charles De Gaulles , à l’Avenue de la Liberté , à l’immeuble Diplomat , à la Rue Abderrahamane Jaziri ( El Fallouja ) et à la Cité Khadhra . Qu’ils recoivent ici , chacun et chacune ,  l’expression de toute ma gratitude et de toute mon estime pour leur soutien , leur affection et leur confiance .  Ils vont tous me manquer terriblement .

Je ne pardonnerais  , d’ailleurs  jamais ,  à cet espace de ne pouvoir contenir tous leurs noms .Plus de trois cent , tous aussi adorables les uns que les autres  mais qu’ils me permettent d’adresser ici un hommage particulier de reconnaissance à :

  • Monsieur Maher Fki,mon compagnon de route,  pour tant … et tant de choses que je préfère garder envieusement, tellement elles sont précieuses … assurément plus rares que rares  . Il a été juste le frère que je n’ai jamais eu . Il le restera pour l’éternité .
  • Madame Moufida Zouid Hedidar, mon assistante de toujours qui s’est toujours accrochée à son statut de «Simple Secrétaire». Son dévouement, sa complicité et ses prières m’accompagneront jusqu’à la fin des temps.
  • Monsieur Sami Silini, pour la pertinence de ses évaluations mais aussi pour ses positions déterminantes à des moments clés . Merci pour tout Sami . !!!

Le passage à la Fenatex  restera inoubliable sur les plans professionnel humain . Quelle chance j’ai eue de gagner , entre autres , l’amitié de Slaheddine Ktari et de Samir Ben Abdallah . Et j’en suis très fier . !!!

Je garderai bien entendu le meilleur souvenir des centaines de ceux qu’on appelle dans notre jargon- maison «  les élus » ,  qu’ils soient Présidents de Chambres Syndicales , Présidents d’Unions Régionales ou Présidents de Fédérations Professionnelles .

Mais  , resteront sans doute présents,  à jamais, dans ma mémoire et  – pour beaucoup – dans mon cœur :

  • Si Hédi Djilani , pour son rayonnement et son aura légendaire  .
  • Madame Ouided Bouchamaoui , pour son courage à un moment donné de l’histoire de notre organisation . Désormais , elle fait de l’histoire   …  Tout le reste est infiniment petit . !!!
  • Madame Zohra Driss , pour sapatience , sa classe et son raffinement .
  • Feu Ferjani Bel Haj Ammar , pour son immense légitimité historique et son génie politique .
  • Si Habib Majoul , pour son talent hors du commun et son impressionnante humilité .
  • Si Ahmed Gdoura , pour sa grande culture , son esprit avant-gardiste et son gout du partage du savoir .
  • Si Abdallah Ben Mbarek , pour sa fineintelligence et ses étonnantes capacités de synthèse et d’analyse .
  • Feu Si Abdelhamid Boukhris , pour sa passion pour notre métier et sa jalousie amoureuse pour l’UTICA .
  • Si Hédi Béhi , pour sa plume inégalable  et son sens de l’humour .
  • Feu Si Mohamed Mohsen Ben Abdallah , pour son élégance mythique dans le verbe ,  le geste et la présence , pour sa générosité et sa  fidélité infaillible .
  • Si Ali Slama , pour sa grande écoute , son réalisme et son paternalisme spontané .
  • Si Ahmed Sellami , pour la vénération qu’il porte au secteur Textile et Habillement et pour la confiance qu’il m’a léguée .
  • Si Abdelaziz Dahmani , pour son calme olympien et ses marques d’attention .
  • Si Hammadi Ben Sedrine , pour son éloquence et son sens du jugement et d’appréciation .
  • SiTarek Ben Yahmed , pour son honnêteté intellectuelle , son abnégation et son amabilité .
  • Si Hammadi Kooli , pour sa vision , sa clairvoyance et son sens de l’amitié .
  • Si Lotfi Hamrouni , pour son humanisme hors pair et sa modestie .
  • SiTaoufik Mlayeh , pour son hospitalité africaine et sa perception de l’orgueil et de l’amour propre .
  • Si Riadh Azaiez , pour son sens de l’organisation et son agréable compagnie .
  • SiNacer Jeljeli , pour son franc parler et sa pédagogie de communication .
  • SiSlim Ghorbel , pour son ardeur et son ingéniosité .
  • Si Hichem Elloumi , pour sa prudence et son esprit de conciliation .
  • Si Samir Majoul , pour son opiniâtreté, son adversité  et son attachement aux valeurs de notre organisation .
  • Feu Hédi Ben Romdhane , pour son sens de l’Etat et son amour pour la Tunisie.

Avec les valeurs ancestrales que Feu mon père m’a transmises , je pars imprégné de chacune de ces belles rencontres . Une richesse colossale . !!!

Je n’ai probablement pas été toujours à la hauteur des attentes de certains . Je m’en excuse de les avoir déçu . J’espère qu’ils finiront par comprendre un jour l’homme que j’ai été , que je suis et que je serais toujours . Un certain caractère forgé par la résilience des racines , et l’attachement à des vertus assez singulières de terroir . Toutes mes excuses . !!!

Il y en a , sans doute , beaucoup d’autres avec qui j’ai pu partager des échanges et des réflexions , accompagner dans des projets et , avec les épreuves , construire de solides amitiés.

Ceux-là, je les garde jalousement, pour demain . Nous aurons tout notre temps pour les souvenirs, mais aussi pour l’avenir. Demain , une nouvelle vie commence .

C’était en quelque soixante lignes, à la veille de mes soixante bougies,  mon dernier « discours »,  écrit ici dans mon bureau, sans doute le plus sincère de tous les autres. Même ceux qui ont reçu les plus belles ovations dans les grandes capitales du monde n’étaient pas si authentiques . !!!

J’en finis là  pour dire simplement et somme toute :  « A très bientôt»  à la plupart, «Au revoir»  à beaucoup,  et «Adieu»  à ce qui en reste. !!!

Merci pour tous ces moments …. Tout compte fait , c’était un plaisir .

Ali NAKAI

Tunis le 2 Février 2018 .

Le statut a été écrit par Mahmoud Baroudi, traduit par nos soins. Au-delà du sujet qu’il évoque, il avertit sur la possibilité d’utiliser certains faits, touchant le religieux, pour des causes électorales, alors que la Tunisie est à quelques mois des municipales. L’avertissement est à prendre au sérieux, après des affaires comme celleS d’El Abdillia à Tunis ou du film iranien passé par une chaine locale.

«J’ai beaucoup hésité avant d’écrire sur ce sujet en raison de sa sensibilité et sa gravité, surtout à ce moment. Mais après il a m’a été confirmé l’existence de mauvaises intentions dont le but est d’enflammer la sédition entre les Tunisiens et de nous faire retourner aux questions de l’identité et du sacré, j’ai pris la décision d’écrire aux fins de lancer un avertissement sur le danger du retour sur des sujets qui ont été résolus par la Constitution de 2014.

J’ai en effet  reçu un coup de téléphone d’une personne habitant à La Marsa, qui fréquente les mosquées et qui m’a assuré qu’il a été témoin d’opérations répétées de profanation du Coran et de le jeter devant quelques unes des mosquées. J’ai été d’abord perplexe et ne voulais pas le croire, jusqu’à ce que j’en reçoive la confirmation par les images. Dégoûtantes, elles m’ont confirmé que ce n’est pas un incident de passage, mais que le processus est orchestré dans diverses mosquées.

J’ai voulu, à travers ce statut, avertir sur le fait que ces pratiques pourraient se reproduire dans d’autres régions plus sensibles et que certains pourraient les transformer en batailles identitaires et de protection du Sacré, et les utiliser pour des besoins électoraux, comme cela s’est déjà vu par le passé. Il est urgent que le Parquet ouvre une enquête à ce sujet et sanctionne les coupables ». Baroudi affirme être en possession des photos.

«A nos amis du MI»,

«Hier à la radio, j’ai entendu un grand ponte du ministère de l’Intérieur (MI), Khélifa Chibani, nous expliquer que désormais, la Tunisie jouait dans la cour de grands question sécurité. Nous sommes aussi bons que les anglais, les français,.. Cela m’a rassuré car en effet, je l’ai cru. Cependant, par la suite, je me suis dit, dans ce cas, pourquoi autant d’ambassades transformées en camps retranchés? Pourquoi ces rues fermées? Pourquoi ces fils de fer barbelés? Pourquoi ces barrières en béton? …

De deux choses l’une. Ou bien le MI nous raconte des salades, ou bien il n’a pas de la suite dans les idées et ne tire pas les bonnes conclusions de son propre discours !! ».

Ndlr : Sept ans après la révolution et malgré les propos tranquillisants des différents ministres en charge de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme, la rue tunisienne ne reflétait pas toujours les réussites du MI (Ministère de l’intérieur).

Plusieurs rues restent fermées et bunkérisées par des barbelés, plusieurs ambassades, comme celle de France en plein centre-ville et de l’Arabie Saoudite au Centre Urbain Nord, ou celle des USA, ressemblent plus à des bunkers, qu’à des ambassades.

Pire, l’avenue d’Irak, juste derrière la maison de la Radio, est fermé à la circulation depuis …. 1987. D’autres ‘avenues, comme de Cologne en plein centre-ville, restent encore fermées à la circulation. Le MI lui-même, par les barbelés qui l’entourent des quatre côtés, ne transpire pas la confiance qu’il essaie d’inspirer. C’est de tout cela que parle, dans un statut sur sa page Perso, Chokri Mamoghli. Lotfi Brahem l’entendra-t-il ?

Ancien responsable à différents postes en matière de communication, enseignant en journalisme et journaliste, Fethi Houidi est ce matin d’humeur massacrante. Beaucoup le comprendraient facilement, car la cause est encore une fois le retard des avions de Tunisair. Il écrit :

Comment ne pas se sentir, de bon matin, d’une humeur massacrante ? Aéroport de Tunis-Carthage, 6 heures. Vol Tunis-Djerba. Départ prévu à 7h15. Vous avez un rendez-vous important à midi. Réservation faite depuis la veille, vous arrivez devant le guichet d’enregistrement. On vous répond avec un sourire mi- contrit, mi-narquois : désolé, monsieur, l’avion a du retard et ne partira qu’à…11h, soit 4 heures de retard ! N’attendez aucune explication car on ne vous en fournira point. La veille, deux ou trois départs (on ne compte plus) Tunis-Djerba avaient été annulés, officiellement pour panne technique.
Qu’il s’agisse de Tunisair ou de sa cadette Tunisair Express (lignes intérieures), c’est toujours la même pagaille, la même incurie, la même incompétence et la même impuissance assumées, le même scandale qui continue. Une pléthore de personnels, des retards records sur toutes les lignes, des vols d’effets de voyageurs et le mammouth, toujours indifférent, n’arrête pas de s’engraisser sur le dos du contribuable. La compagnie et ses employés semblent arc-boutés sur leurs avantages, leur situation de rentiers, comme un naufragé accroché à sa planche de salut.
Des ministres et des PDG qui se sont succédé depuis 7 ans pour gérer le transport aérien on ne retient que le passage de fantômes. Privatiser la compagnie ? Ligne rouge idéologiquement et socialement infranchissable vous répondent notamment les syndicats. Trop d’intérêts en jeu, trop de situations assises. Dégraisser le mammouth et taper un bon coup de pied dans la fourmilière ? Interdit également. Alors que faire ? Apparemment rien puisque la situation ne change pas et même empire de jour en jour.
Ce matin, j’imagine que le ministre de tutelle et le PDG ont pris comme d’habitude leur petit déjeuner, fiers d’eux-mêmes comme Artaban, sans se soucier d’un retard de quelques heures entre Tunis et Djerba ou Tunis et Casablanca. Quant au chef du gouvernement, on vous répondra sans doute qu’il a d’autres chats à fouetter et que celui-là ne figure pas parmi les priorités. Certains disent de nos gouvernements successifs qu’ils ont les mains qui tremblent. Dans le cas d’espèce, ils semblent être carrément manchots.
Pour le reste, Citoyens, circulez, y a rien à voir ni à espérer. Ici, c’est la culture de l’irresponsabilité et de l’impunité. Ici, personne ne rend compte à personne, surtout pas au bon peuple. Après tout, ne sommes-nous pas dans un pays de Cocagne, le pays de Tararani ? Mais rassurez-vous et prenez patience, il paraît que demain, on va raser gratis !

Expert-comptable de son état et chroniqueur économique sur plusieurs plateaux TV, Walid Ben Salah surprend le ministre Zied Laadhari en «délit de communication politicienne». Il en fait état dans un Post sur sa page officielle, publié le 11 janvier courant : «Chaque responsable nous livre sa propre lecture des données économiques et financières à sa propre guise guidée uniquement par des considérations politiciennes et en déconnexion totale avec la réalité de la situation analysée dans son ensemble, sous les différents angles !!!
Le dernier exemple en date est celui d’aujourd’hui [Ndlr : le 11 janvier 2018] à Midi-show où le ministre de l’investissement n’a pas arrêté de parler de l’augmentation des exportations de 18,1% en 2017, tout en occultant son origine due principalement au glissement important du dinar, et surtout tout en occultant l’augmentation sans précédent des importations de 19,8% et du déficit commercial qui a atteint un niveau record de 15,6 milliards de dinars en augmentation de 3 milliards de dinars par rapport à 2016. Il représente 16% du PIB à fin 2017, contre 14% un an auparavant, soit une aggravation de 2 points. Par là même, le taux de couverture des importations par les exportations a baissé d’un point en passant de 69,9% en 2016 à 68,9% uniquement en 2017 !!! »

PDG de CAP Bank (Capital African Partners), Habib Karaouli est en colère et il le dit haut et fort. Dans un tout récent statut sur sa page officielle, l’économiste de renom s’insurge contre les députés et contre une de leur dernières lubies : Celle de se faire financer leurs prochaines campagnes électorales pour rester au Bardo. Payés à presque 10 fois le Smig, grands voyageurs aux frais de l’ARP, financés sur les deniers publics pour siéger à l’ARP, ils viennent de donner leur accord pour un congé payé pour tout candidat à toute élection. Dans ce statut, Karaouli dénonce et appelle à dénoncer !

«Ainsi donc nos vaillants députés continuent à nous donner une leçon magistrale sur leur sens des priorités et leur compréhension des véritables enjeux de ce pays. Ils viennent de voter une loi permettant de payer 3 semaines de congés à tout fonctionnaire candidat à des élections. Rien que cela !

  1. C’est une rupture d’égalité évidente voire anticonstitutionnelle. Quid des employés dans le privé qui souhaiteraient se présenter ?
  2. Pire. Elle décrédibilise l’action politique et citoyenne dont le volontariat, le désir de servir et le don sont le fondement .
  3. Cela consacre l’idée malheureusement très admise chez nous que tout engagement doit être compensé   avant ou après.
  4. Cela renforce les privilèges et les statuts particuliers sources de la majeure partie de nos problèmes
  5. À dénoncer avec vigueur et à engager au plus vite des recours en constitutionnalité».

C’est bientôt la fin de l’année et chacun y va de son petit bilan et de ses projections pour 2018. Ce vendredi 29 décembre, c’est ceux de Achraf Ayadi, expert en banque et finance résidant à Paris, qu’il a publiés sur sa page Facebook, qui ont retenu notre attention. Et pour cause : il résume toutes les difficultés sur le chemin du chef du gouvernement, de tous les citoyens, pour ne pas dire toutes les tuiles qui vont nous tomber sur la tête en 2018. Bon courage à tous !

* L’EUR en route vers 3 TND
* L’USD en route vers 2.5 TND
* Le baril de brut en route vers 70 USD contre une hypothèse de 54 USD dans la LDF2018
* L’inflation (officielle) proche de 7% hors produits administrés
* Les réserves de devises à 92 jours d’importations
* Tous les déficits sont en aggravation
* Volume global de refinancement de la liquidité bancaire > 10 milliards de TND malgré le plafonnement mis en place par la BCT
*…

#No_Comment

L’ambassadeur de l’Union Européenne à Tunis, Patrice Bergamini, qui gère depuis quelques jours, avec les autorités tunisiennes, la sortie de la Tunisie de la liste des 17 paradis fiscaux dans laquelle elle avait été injustement incluse, vient de réagir, ce mercredi 20 décembre 2017 sur Tweeter, à la signature par le chef de l’Etat tunisien du décret fixant la date des prochaines municipales. «La Tunisie continue d’ouvrir la voie. Elle porte l’espoir en Méditerranée», a-t-il écrit. Puisse-t-il être entendu à l’Union Européenne pour qu’elle corrige au plus tôt son erreur.

Zouhair Dhaouadi est le conseiller politique du président de l’ARP (Chambre des députés en Tunisiens) Mohamed Ennaceur. Avocat de profession, il est Docteur en sciences politiques à La Sorbonne. Issu de la gauche démocratique et fondateur du courant estudiantin de gauche à l’université de Tunis du temps de Bourguiba et auteur de 14 livres traitant des questions de l’histoire de la Tunisie et du mouvement réformiste, arabe et islamique. Sur sa page officielle, nous avons dégotté deux statuts successifs, écrits en arabe et que nous avons pris la liberté de traduire.

Dans le 1er, publié dimanche, il évoque le résultat des législatives pour la circonscription de l’Allemagne.  «Elections législatives partielles en Allemagne. 26 000 électeurs inscrits… Ils sont une communauté de 100 000 citoyens. 1325 ont fait leur devoir électoral. Le coût de l’opération est de 500 millions. Le taux de participation est de 5,2%. 26 candidats. Un candidat pour les deux partis au pouvoir, Ennahdha et Nida Tounes. Conclusions :
“La faible participation est une rupture totale de confiance dans le système politique en place, dans les partis participants et dans les candidats. C’est aussi un signe de la communauté de la diaspora qu’il y a un mal qui gâche le climat du pays. C’est un signe enfin qu’un compte à rebours a été déclenché».

Dans le second Post, publié ce lundi 18 décembre 2017, il se demande «Où va le gouvernement ? » et écrit que «le parti Républicain s’est retiré du gouvernement parce qu’il s’est  approché de Nida Tounes… Afek a quitté le gouvernement, car sa couleur s’approche d’Ennahdha. Cette dernière s’éloigne du gouvernement (son président) parce qu’il (ou elle) s’éloignait de Nidaa. Le parti National libéral s’éloigne du gouvernement parce qu’il est proche d’Afek. Nidaa s’éloigne du gouvernement car il est loin de Nidaa. L’Utica s’éloigne du gouvernement parce qu’il est proche de l’UGTT. Le Syndicat ouvrier a pris ses distances (il y a deux jours) avec le gouvernement parce qu’il est loin des intérêts de la base de l’UGTT. L’Union des agriculteurs s’est éloignée du gouvernement parce qu’il est tombé entre les mains d’Ennahdha… Al Machroua est contre le gouvernement parce qu’il ne peut pas déclarer qu’il est avec lui… Le Front populaire est contre tout le monde car il est contre tout le monde… Les Indépendants marchent sur les traces de ses plus faibles. Pour le reste, la meilleure femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a. Où va le gouvernement, quand et qui… et vous demandez qu’on soit heureux !

Il a été ministres, de l’industrie, de la Défense nationale, de la Santé publique et surtout illustre ministre de l’Economie et des finances en juillet 1986. «Nommé Premier ministre pour redresser les finances du pays, il est l’avant-dernier chef de gouvernement du Leader  Habib Bourguiba, se voyant écarté un mois avant la destitution de ce dernier», dit de lui l’encyclopédie Wikipedia. Lui, c’est Rachid Sfar, fils de Tahar Sfar, cofondateur du Néo-Destour en 1934 avec Bourguiba notamment. Il coule désormais une paisible, mais studieuse retraite, ne pouvant malgré cela se détacher de la chose publique. Réagissant à la dernière bévue européenne qui incluait la Tunisie sur la liste des paradis fiscaux, il écrit sur sa page officielle que «il ne faut pas oublier l’affront de l’Union Européenne.. Si notre gouvernement est dans l’obligation, comme tous les gouvernements, d’user du langage diplomatique, notre société civile peut, et doit à mon humble avis, adopter un ton menaçant en réplique à cette insulte maladroite d’une Union Européenne qui prétend nous aider dans notre processus….de démocratisation…….Devant l’affront étranger, il faut taire,  pour un instant, nos divergences et faire en sorte d’être un vrai ” FRONT UNI” dans l’adversité”.

Sous le titre «Les aberrations », le ministre-conseiller auprès du Chef du gouvernement, chargé du suivi des réformes majeures Taoufik Rajhi, livre dans ce statut, publié ce mercredi 6 décembre 2017, sur sa page officielle, son avis sur l’affaire du classement «surprise» de la Tunisie dans la liste des paradis fiscaux par l’Union Européenne. Il se dit surpris. Explication :

«Surpris par la nouvelle du classement du Conseil de l’UE de la Tunisie sur la liste noire des juridictions non-coopératives en matière fiscale vu les efforts consentis depuis quelques années dans ce domaine. La Tunisie a adhéré en 2012 au Forum Mondial sur la transparence et l’échange de renseignements en matière fiscale et la phase I de sa revue par les pairs, réalisée en 2016 , a conclu que « le cadre juridique et règlementaire en matière de disponibilité, d’accès et d’échange de toute information en matière fiscale est en accord avec les standards internationaux ». La phase II de la revue est, par ailleurs, programmée pour le deuxième semestre de 2018. De plus, la Tunisie a signé et ratifié la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale en 2013 ainsi que la Déclaration sur l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) qui prouve l’impertinence de la raison de ce classement (Tunisia has harmful preferential tax regime and did not commit to amending or abolishing them by 31 Décembre 2018).

Confondre un pays qui a un régime préférentiel pour un secteur exportateur avec des pays ayant un régime préférentiel pour les secteurs financiers et les classer dans le même groupe de paradis fiscal est complètement aberrant. Le secteur offshore de la Tunisie est un secteur stratégique et notre politique de convergence fiscale entre le secteur offshore et on shore a bien été entamée mais sa finalisation se fera à notre rythme et en fonction de l’intérêt supérieur de la Tunisie. Rester dans une liste grise en faisant des promesses à l’encontre des intérêts économiques du pays ou être classé dans une liste noire en défendant les intérêts économiques du pays est le vrai débat. Heureusement que la diplomatie économique va changer cette aberration et que cela a eu un impact nul sur nos discussions actuelles avec notre principal partenaire financier mondial.

Dans un Post qu’il vient de publier sur sa page, l’ancien député et politicien Mahmoud Baroudi fait état de sa demande au député de Nida Tounes Soufiene Toubel, pour qu’il intervienne en sa faveur afin qu’il soit nommé au poste de Délégué régional, un poste administratif auprès du Gouverneur. Ce n’est pas encore le 1er avril, mais Baroudi faisait certainement écho à cette affaire d’un fils de député qui assure que le député de Nida Tounes Soufiene Toubel lui aurait demandé, par téléphone et dans une conversation enregistrée, de lui envoyer son CV pour un poste de Délégué qui lui aurait été trouvé par le chef de Nida Tounes.

L’information a fait beaucoup de bruit sur les réseaux sociaux. Si elle se vérifiait, elle sonnerait le retour au clientélisme dans un régime parlementaire où le député, comme l’avait signalé le ministre tunisien des affaires étrangères, prend son poste pour un laisser-passer auprès de tous les responsables pour l’obtention de passe-droits et de faveurs en sa faveur ou en faveur des siens. Si elle se vérifiait aussi, l’information enfoncerait encore plus le chef du parti Nida Tounes, déjà très critiqué, il y a quelques jours, pour le retour de la pratique de sacralisation à travers le réflexe de l’accrochage des portraits du chef dans les bureaux.

Dans un récent statut sur sa page officielle, l’économiste Ezzeddine Saidane dit «Non, ce n’est pas vrai, il n’y a pas de reprise économique». Selon lui, «les chiffres sont là et ils sont têtus ». Une déclaration qui va à l’encontre, par exemple des dernières déclarations du gouverneur de la BCT ou encore de ce qu’écrit le Financial Times. Saidane réfute, persiste et signe, et l’écrit même en LETTRES CAPITALES !

En effet, Saidane explique que

1- La croissance économique reste faible: 2,1% en glissement annuel (sur les 12 derniers mois) et 0,7% pour le troisième trimestre de cette année par rapport au trimestre précédent (2ème trimestre 2017) . Ceci donne une croissance de 1,9% pour les neuf premiers mois de cette année par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2016. Ce rythme de croissance demeure insuffisant en termes de création d’emplois, de création de richesses et d’amélioration du niveau de vie du citoyen Tunisien. Il ne permet pas non plus de parler d’une reprise de l’économie;

2- Le déficit de la balance commerciale atteint un nouveau record: 13,2 milliards de Dinars pour les 10 premiers mois de cette année (12,6 milliards de Dinars pour toute l’année 2016). Une partie de ce déficit sera couverte par les recettes du tourisme, par les transferts des Tunisiens à l‘étranger et par les IDE (Investissements Directs Étrangers). Le reste doit être couvert en devises, donc par de la dette extérieure supplémentaire !!!

3- Le refinancement des banques par la Banque Centrale (planche à billets) atteint un nouveau record: 10,738 milliards de Dinars au 15 novembre 2017;

4- Les réserves de change baissent rapidement pour atteindre l’équivalent de 92 jours d’importation (ligne rouge: 90 jours) et ce malgré les crédits extérieurs (et intérieurs en devises) contractés récemment;

5- Le Dinar continue de glisser. Le Dinar a perdu plus de 20% de sa valeur depuis le début de l’année, plus de 40% depuis 3 ans, et plus de 60% depuis 2010;

6- La dette publique atteint 70 milliards de Dinars (25 milliards de Dinars en 2010), soit 45 milliards de Dinars de dettes supplémentaires en 7 ans. Le projet de loi des finances 2018 prévoit 76 milliards de Dinars pour 2018;

7- L’inflation reprend de plus belle: 5,8% annoncé par l’INS et plus de 9% vécu par le citoyen. Le citoyen Tunisien a perdu 25% de son pouvoir d’achat depuis 2010. La solution, de toute évidence, n’est pas dans les augmentations de salaires. Il faut redresser l’économie;

8- L’épargne nationale (qui sert à financer les investissements) baisse à 11% du PIB (22% en 2010);

9- Le projet de loi des finances 2018 fait l’unanimité (ou presque) contre lui. Il se base sur des hypothèses qui sont déjà dépassées. Il prévoit, entre autres, 8,5 milliards de service de la dette pour 2018 (remboursements de principal et intérêts) et 9,5 milliards de Dinars de crédits nouveaux. La Tunisie emprunte pour rembourser ses dettes!!! Il prévoit de nouveaux impôts et de nouvelles taxes. Mais il comporte par contre peu de mesures en termes de maitrise des dépenses de l’État;

10- Fitch Ratings vient de publier un rapport de 140 pages sur la Tunisie. Ce rapport est négatif, très négatif même. Le principal reproche concerne l’absence de réformes visant à sauver l’économie;

11- Le FMI n’a pas débloqué la troisième tranche du crédit de 2,9 milliards de Dollars (prévue pour octobre 2017). Le FMI préfère attendre le sort de la loi des finances 2018. N’oublions pas que les institutions financières s’alignent derrière la position du FMI;

IL N’Y A DONC PAS DE REPRISE ÉCONOMIQUE. LES RATIOS CONTINUENT DE SE DÉTÉRIORER ET IL N’Y A PAS DE STRATÉGIE DE SAUVETAGE. LA TUNISIE A BESOIN D’UNE PRISE DE CONSCIENCE, VOIRE MÊME D’UN CHOC. L’EFFONDREMENT DE L’ÉCONOMIE PEUT METTRE EN DANGER LES PROGRÈS RÉALISÉS AU NIVEAU DE LA TRANSITION DÉMOCRATIQUE. LE SAUVETAGE DE L’ÉCONOMIE DEMEURE POSSIBLE SI LES RESPONSABLES POLITIQUES SONT DISPOSÉS À CONCENTRER LEURS EFFORTS SUR LE SAUVETAGE DE L’ÉCONOMIE ET NON PAS SUR LEUR CARRIÈRE POLITIQUE PERSONNELLE.

Député du parti Afek Tounes, pour la région de Kalaa Kébira dans le gouvernorat de Sousse, Hafedh Zouari n’est pas réputé pour avoir sa langue dans sa poche. Opérateur influent, dans les domaines du transport, des concessions et du montage des véhicules dans sa région, l’homme d’affaires qui avait maintes fois fait entendre haute sa voix sur les questions économiques de sa région s’adresse cette fois-ci, dans un Post sur sa page officielle, directement au chef du gouvernement tunisien. Dans ce Post en langue arabe traduit par nos soins, Zouari parle du port de Rades, de la corruption dans ce port et pointe du doigt des «ministres et conseillers» du gouvernement Youssef Chahed.

«Dans votre discours lors de l’ouverture de la Conférence sur l’investissement de Tunis, un programme en dix points a été présenté sous forme de futurs projets de promotion des investissements. Dans le septième point, vous avez exprimé votre intention de construire deux nouveaux quais au port de Rades, le 8 et le 9, avec un coût d’environ 300 millions de dinars, que je considère comme un gaspillage d’argent public et une mauvaise gestion.
Nous vous connaissions militant contre la corruption et nous vous avions soutenu dans cette approche. Mais votre dernière décision est malheureusement de nature à encourager les corrompus que je ne saurais nommer. Je me contente de dire qu’ils sont les seuls à tirer profit de ces deux nouveaux Quais.
Votre décision est intervenue dans une conjoncture où il vous fallait plutôt combattre la corruption rampante et poursuivre les corrompus au port de Rades, à travers l’amélioration de la qualité des services pour les opérateurs économiques. Les conteneurs sont déchargés au port de Rades à raison de cinq conteneurs par heure, alors que la moyenne mondiale n’est pas inférieure à 25 conteneurs par heure. C’est la corruption qui est derrière cette grande différence de temps. Malheureusement, ceux qui sont derrière la construction de ces quais 8 et 9 sont certains ministres et conseillers dans votre gouvernement et ont des intérêts indirects à ce sujet. En conclusion, j’espère Monsieur le chef du gouvernement que votre conseil ministériel prévu pour mardi prochain ne poussera pas plus vers ce programme inutile et que vos efforts seront axés sur la recherche de solutions plus utiles, et une meilleure efficacité dans l’intérêt du pays».

Naceur Hidoussi, dirigeant du fournisseur de services internet, Hexabyte qui est une société cotée en bourse, annonce sur sa page officielle, que «la nouvelle loi des finances 2018 prévoit un nouveau droit de timbre pour chaque facture Internet, calculé dur la base de 14% du montant total TTC.

Ceci est une attaque directe à l’économie du savoir, épine dorsale de toute croissance économique. A cela s’ajoute le fait que le droit de douane des modems, routeurs, etc. .. passera de zéro à 20% ». Hidoussi annonce aussi que «La TVA qui était de 6% l’année dernière, passera à 19% en 2018 ».

Et le dirigeant du FSI d’estimer que «si cette loi passe, les prix des abonnements Internet vont subir une forte augmentation ( 50% au moins ) rien que pour absorber ces nouvelles mesures fiscales. Le pouvoir d’achat des citoyens ne cesse de décroître sous l’effet d’une dévaluation continue du dinar, d’une augmentation continue des taux de TVA, d’une pression fiscale des plus hostile dans la région et d’une inflation galopante , intenable, qui risque de mettre en péril la stabilité du pays et même mener à une explosion sociale ». Dites NON au droit de timbre Internet conclu-t-il.

 

Hamid Miduni, plus connu comme Abdelhamid Gmati, est un ancien rédacteur en chef d’un quotidien La Presse d’un autre temps. Un Red Chef comme on n’en fait plus, capable de confectionner un vrai journal avec deux pelés et trois tondus. Il y a deux années, il avait publié cette photo d’un billet de cinquante dinars qui ne rapportait que peu de choses dans un marché.

Depuis, la Banque Centrale de Tunisie le compte certes parmi les billets qui doivent être changés d’ici la fin de l’année. Mais sa valeur n’a fait que se déprécier encore plus et le patronat même demande qu’il soit complètement retiré de la circulation. Avec les prix de légumes basiques, tels que les tomates, le piment ou la pomme de terre, il ne serait pas capable seul de nourrir une famille

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