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Après son rapport sur l’attractivité régionale, l’IACE publie aujourd’hui l’indice de confiance du secteur privé et des ménages, relatif au 4ème trimestre 2018, un indice qui reflète une estimation sur les anticipations de la situation financière des ménages et les perspectives de croissance économique. En effet, une amélioration de cet indice dans le secteur privé et chez les ménages devrait impérativement stimuler l’investissement et anticiper la situation économique et la croissance.

Une confiance qui plonge

Pour l’indice de confiance dans le secteur privé, il en ressort selon une enquête réalisée par l’IACE sur un échantillon de 300 entreprises que l’indice de confiance du secteur privé en Tunisie a baissé par rapport au troisième trimestre de 2018.  Ainsi, l’indicateur de synthèse affiche une baisse de 13,57 points.

La dégradation de la confiance a concerné le secteur des services où l’indice correspondant a perdu 2,85 points par rapport au troisième trimestre de 2018 et celui du bâtiment 37,62 points contre 12,54 au T3.

Notion clé dans les prévisions sur la croissance, l’indice relatif au secteur des industries manufacturières a légèrement augmenté de 4,97 points, passant ainsi de -4,74 au 3ème T 2018 à 0,23 points au 4ème T de la même année, tandis que celui du secteur du commerce a gardé le même score par rapport au 3ème trimestre de l’année 2018, soit -7,33 points.

Par ailleurs, selon les chefs d’entreprises interrogés, la dégradation de l’indice de confiance dans les secteurs des services et du bâtiment est expliquée principalement par les politiques économiques gouvernementales, la hausse des coûts des biens d’équipement et la baisse de la demande qui est liée à la détérioration du pouvoir d’achat du consommateur.

Pour les perspectives, les chefs d’entreprises ont désigné la situation économique et financière comme un obstacle majeur à l’investissement.

3 points perdus 

Concernant l’indice de confiance des ménages qui décrit la perception et l’anticipation de la situation financière des ménages et de la situation économique générale du pays, une enquête en ligne effectuée en janvier 2019, auprès de 200 consommateurs, a révélé que la confiance des consommateurs tunisiens en la situation économique du pays s’est détériorée : l’indice y référant a perdu environ 3 points par rapport au troisième trimestre.

Pour ce qui est de la situation financière, l’enquête a fait également ressortir que le quatrième trimestre de 2018 est marqué par une proportion de ménages estimant qu’il n’est pas opportun de faire de grandes acquisitions. L’indice correspondant a gardé le même score par rapport au troisième trimestre. En effet, les ménages ne sont plus favorables ni à l’achat de logements ni de matériels électroniques et/ou informatiques.

Ainsi, les problèmes financiers sont perçus par les ménages comme le plus grand obstacle devant toute décision d’achat, bien que 37% de ces ménages gagnent plus que 1000 dinars par mois.

Quant à leur avis sur la situation économique, les ménages estiment qu’il y a une légère amélioration de la situation économique générale du pays par rapport au 3ème trimestre 2018.

Communiqué

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Jeune Afrique avait récemment annoncé que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, allait quitter le palais de la Kasbah en mars prochain pour se jeter corps et âme dans la course électorale de 2019. Puis les collaborateurs avaient vite démenti. De toute façon c’est une question de temps, Chahed devra, et même assez rapidement, se défaire de sa charge de chef de gouvernement pour organiser son avenir politique, ce que personne ne peut faire à sa place. Ses partisans ont beau être débordants d’énergie, bourrés de bonne volonté et pressés d’en découdre, ils ne pourront pas tout faire à sa place. Il va falloir qu’il s’y colle, qu’il descende sur le terrain, mouille la chemise et mette la main dans le cambouis. Et on lui prédit des jours difficiles et beaucoup de nuits blanches, mais c’est ainsi dans toutes les démocraties. On n’a pas encore inventé autre chose de ce point de vue. Ce que ses partisans ont fait, c’est-à-dire lui préparer le costume électoral dans lequel il n’a qu’à se glisser c’est très bien, mais ça a ses limites.

Avec les moyens de l’Etat, et alors ?!

Chahed pour le moment reste dans l’ambiance relativement rassurante de la Kasbah – il commence à bien la connaître ! -, et le chèque qu’il vient de signer à l’UGTT lui garantit quelques mois d’accalmie... jusqu’en juillet 2019. Son poste actuel présente deux gros avantages principalement : ça lui offre un bouclier dans la mesure où il n’est pas obligé de répliquer aux tirs, qui fusent déjà. Il pourra toujours arguer, et ce n’est pas faux, qu’il est aux affaires, pour l’intérêt du pays, et qu’il n’est pas encore dans l’arène politique. Il n’a donc pas à dépenser son énergie pour autre chose que ça. Mais Chahed ne pourra pas en user et en abuser trop longtemps.

L’autre avantage de la Kasbah c’est que ça permet à Chahed de faire campagne à moindres frais, puisque c’est avec les moyens infiniment plus puissants de l’Etat. Et ce que dit et fait le chef de gouvernement pour le bonheur des populations c’est aussi ce que réalise le candidat aux élections. Et les citoyens-électeurs s’en rappellent forcément quand il reviendra mais cette fois dans son costume de leader de Tahia Tounes. Cela a le don d’énerver ses adversaires, mais c’est ainsi partout dans le monde. C’est ce qui explique le silence assourdissant de la classe politique, surtout ses adversaires, quand Chahed a déminé le terrain en signant le chèque que lui exigeait l’UGTT pour lever le mot d’ordre de la grève générale. On est, déjà, dans la séquence électorale, donc pas de quartier. Ce ne sont certainement pas ses concurrents qui vont féliciter le chef du gouvernement et lui donner de précieux points pour son “exploit” avec la centrale syndicale. Faut pas rêver !

Il en faudra plus, et Chahed le sait

A la décharge de ceux qui se taisent après l’accord paraphé par Noureddine Taboubi et Youssef Chahed, ce dernier a fait ce que sans doute les autres auraient fait à sa place pour s’éviter une grève générale très couteuse, pour l’économie du pays et son image à l’international : Payer. Donc il ne faut pas y voir un quelconque exploit, même si Chahed a eu le mérite de résister comme il a pu, en tout cas mieux que tous ses prédécesseurs, à part peut-être Mehdi Jomaa. Reste le casse-tête de la cagnotte qu’il a siphonnée, et qu’il va bien falloir renflouer, et si possible sans recourir à l’endettement et sans plonger tout de suite dans une loi de finances complémentaire, car guetté par le camp adverse.

Le tourisme s’est requinqué après des années de vaches maigres et il y a des chances que le déficit budgétaire reflue, un peu, enfin si le prix du baril du pétrole ne nous joue pas des tours cette année. C’est à peu près tout pour les bons indicateurs. La bataille de la croissance est loin d’être gagnée; le taux de chômage reste haut, trop haut; la production de phosphate n’est jamais vraiment repartie, et vient d’être paralysée pour la énième fois à Mdhilla, etc. Bref, les chantiers sont partout et Chahed sait qu’en dépit de ses bons sondages, il lui faudra muscler son bilan pour envisager avec sérénité le face-à-face avec les électeurs. C’est ce qui explique qu’il va se cramponner à la Kasbah le plus longtemps possible. Quand il fait une virée en France pour ramener des sous, c’est certes le chef de gouvernement qui s’active, pour le bien du pays, mais c’est aussi le potentiel candidat aux élections qui bouge pour étoffer son bilan. Ses adversaires ne sont pas du dupes, et se garderont bien de le féliciter pour ce qu’il va récolter. Ce sont des missiles qu’ils lui préparent, et certainement pas des applaudissements.

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Le groupe d’impact investing Investisseurs & Partenaires (www.IETP.com), dédié aux petites et moyennes entreprises africaines, a réalisé le closing intermédiaire du fonds I&P Afrique Entrepreneurs 2 (IPAE 2), lui permettant d’atteindre un montant total de 75 millions d’euros. À ce jour IPAE 2 a investi dans quatre PME et ambitionne d’accompagner plus de trente entreprises en Afrique Subsaharienne d’ici à 2022. IPAE 2 prend la suite du fonds IPAE 1, qui a investi dans 29 sociétés africaines et qui a annoncé récemment deux sorties (https://bit.ly/2THu9EZ).

Un second closing portant la capacité d’investissement du fonds à 75 millions d’euros

I&P Afrique Entrepreneurs 2 a été lancé en décembre 2017 avec un premier closing à 50 millions d’euros. Le second closing s’élève à 25 millions d’euros et permet à plusieurs investisseurs de renom de rejoindre le fonds, parmi lesquels la Belgian Investment Company for Developing Countries (BIO), le Stichting fondsbeheer DGGF lokaal MKB, Bpifrance, le Crédit Coopératif, FPS Mirova Solidaire [1] ou encore la Banque Mondiale à travers la fenêtre secteur privé de l’Association Internationale pour le Développement (AID).

Le fonds IPAE 2 rassemble ainsi un panel diversifié d’investisseurs, incluant des investisseurs publics (IFC, PROPARCO, Banque Européenne d’Investissement, BIO, DGGF, Bpifrance…), des investisseurs privés et corporate (AXA Impact Fund, Société Générale…), ainsi que plusieurs family offices et fondations.

IPAE 2 est en bonne voie pour atteindre sa taille cible, comprise entre 80 et 90 millions d’euros, et réalisera un troisième et dernier closing d’ici la fin du premier semestre 2019. Il représente aujourd’hui l’un des fonds les plus importants dans le secteur des fonds d’impact dédiés aux PME africaines. Alors que ces dernières sont de plus en plus identifiées comme des acteurs clés d’une croissance inclusive sur le continent, elles restent confrontées à de nombreux obstacles, dont notamment l’accès aux financements et aux compétences.

I&P a également levé un budget d’assistance technique auprès de plusieurs de ses investisseurs publics de 2,9 millions d’euros qui permettra de compléter l’accompagnement apporté par l’équipe à travers la réalisation de missions d’experts dans les domaines d’activité de l’entreprise ou sur les plans sociaux, environnementaux et de gouvernance.

Une forte dynamique d’investissement

IPAE 2 ambitionne d’investir en fonds propres et quasi fonds propres en minoritaire dans 30 à 40 startups et entreprises situées en Afrique Subsaharienne et dans l’Océan Indien, poursuivant ainsi la mission du groupe Investisseurs & Partenaires de promouvoir une nouvelle génération d’entrepreneurs africains. L’équipe d’investissement dédiée à IPAE compte une dizaine de membres, basés à Paris et dans six bureaux africains (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Ghana, Madagascar et Sénégal).

Le fonds a déjà investi dans quatre PME africaines, opérant dans des secteurs d’activité très divers : Afribon, spécialisée dans le développement, la production et la commercialisation d’arômes alimentaires, African Management Initiative (AMI), spécialisée dans la formation professionnelles des entrepreneurs et managers africains, CoinAfrique, une plateforme communautaire de petites annonces 100% mobile, et PROCRÉA, une clinique ivoirienne spécialisée dans le domaine de la santé de la reproduction. Pour en savoir plus :

[1] MIROVA

French Public Limited liability company with board of Directors

Regulated by AMF under n°GP 02-014

RCS Paris n°394 648 216

Registered Office: 59, Avenue Pierre Mendes France – 75013 – Paris

Mirova is an affiliate of Natixis Investment Managers.

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Le ministère public à Mahdia a ordonné l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre d’un ancien président de la délégation spéciale de la commune d’El Jem et d’un fonctionnaire pour suspicion de corruption (article 99 du Code pénal).
La décision a été prise à la lumière du rapport de la Cour des comptes selon lequel les deux suspects avaient détourné, en 2015-2016, la somme de 80 mille dinars, fait savoir, mercredi, à l’agence TAP le porte-parole du tribunal de Mahdia, Ferid Ben Jeha.

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Une réunion de négociation se tiendra ce lundi après-midi entre les représentants du bureau exécutif de l’UGTT et de la Fédération générale de l’enseignement secondaire d’une part et les représentants du ministère de l’Education d’autre part. La réunion sera axée sur les revendications des enseignants afin de parvenir à un éventuel accord qui mettra fin à la crise et permettra la reprise des cours et l’organisation des examens.
Convoqués officiellement par le ministère de l’Education le 25 janvier dernier, les représentants de l’UGTT assisteront cet après-midi à une réunion de négociation autour des revendications des enseignants du secondaire portant essentiellement sur l’augmentation de la prime spécifique de 150 dinars par mois et la retraite à 57 ans et 32 ans de service.

Dans une déclaration à l’agence TAP avant le démarrage de la réunion, Nejib Sellami, secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire a souligné l’attachement de la partie syndicale à la satisfaction de ces revendications qui concernent aussi le doublement des primes de la rentrée scolaire (360 dinars actuellement) et du baccalauréat (45 dinars actuellement).
Sellami a précisé les enseignants du secondaire n’ont pas bénéficié d’une augmentation au niveau de ces primes contrairement à tous les fonctionnaires qui en ont bénéficié suite à un accord sur les augmentations salariales entre le gouvernement et l’UGTT en 2015.
S’agissant de la retraite, le responsable syndical a indiqué que cette revendication ne concernera qu’un nombre limité d’enseignants.

Sellami a fait savoir que la fédération poursuivra son sit-in au siège du ministère ainsi que le boycott des examens jusqu’à la satisfaction des revendications des enseignants, estimant que la réussite de l’année scolaire est la responsabilité du ministère.

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Le ministère public près le tribunal de première instance de Sfax 1 a émis un mandat de dépôt contre la parente d’élève qui a perpétré une agression raciste contre un instituteur et ce, pour avoir proféré des propos racistes et porté atteinte à la dignité humaine.

Elle a été inculpée ainsi que son époux, laissé en liberté, sous l’accusation d’outrage à un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions par voie de paroles et de menaces.

Elle sera jugée conformément aux articles 2 et 8 de la récente loi n°2018-50, du 23 octobre 2018, relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et à l’article 125 du Code pénal.
Selon le témoignage de l’enseignant, la parente d’élève l’avait offensé, insulté sur la couleur de sa peau et lui avait craché dessus en le bousculant, dans la cour de l’école primaire Ben Saïd, devant tous les élèves.

Elle lui reprochait d’avoir renvoyé sa fille à la directrice, pour bavardage et manque de discipline.
Suite à cet incident, les enseignants de l’école ont suspendu les cours, en solidarité avec leur collègue. Ils ont signé une pétition dans laquelle ils font part de leur colère et de leur indignation face à cette ” ignoble ” agression.

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La brigade chargée de la fouille des voyageurs relevant du poste frontalier de Maloula, à Tabarka, a saisi 740 mille dollars (2,08 millions de dinars) dissimulés dans la voiture d’un trentenaire algérien, rapporte Mosaïque fm.

Suite à une enquête, il s’est avéré que le suspect avait l’intention de les vendre au marché noir, profitant ainsi de la dépréciation du dinar tunisien (DT).

Il a été placé en garde à vue pour contrebande et trafic de devises après autorisation du ministère public.

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Les crises répétées qui ont secoué la région arabe ont eu un impact négatif sur la croissance économique, l’attraction de touristes ainsi que sur le volume des échanges commerciaux, a souligné, dimanche à Beyrouth, le ministre des Affaires étrangères, Khémaies Jhinaoui, à l’ouverture du 4ème Sommet arabe pour le développement économique et social.
Jhinaoui représente le chef de l’Etat à cet événement.
La crise qui a touché beaucoup de sociétés arabes a exacerbé les déséquilibres du marché du travail et contribué à l’apparition des phénomènes de l’asile et de l’exode“, a souligné le chef de la diplomatie tunisienne, réaffirmant que ce sommet est un “pas important” sur la voie de l’impulsion de l’action arabe commune.
La plupart des pays arabes peinent toujours à satisfaire les attentes sociales de leur population.

Par ailleurs, Jhianoui a jugé “indispensable” de réunir les attributs de la paix et de la stabilité dans la région pour booster la coopération et l’investissement, appelant dans ce sens à la mise en place d’une réelle stratégie, axée sur l’intérêt commun des pays arabes.
La création d’une zone arabe de libre-échange, la garantie de la sécurité alimentaire et le développement des PME” sont des questions prioritaires, a-t-il poursuivi.
Cité dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Jhinaoui a souligné la détermination de la Tunisie à poursuivre la concertation avec les pays arabes lors du 30e sommet arabe, prévu en mars prochain à Tunis.
Il a assuré que la Tunisie accueillera avec satisfaction tout projet ou résolution avancés lors du Sommet de Tunis et liés notamment à l’énergie, l’investissement, la sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté, la réalisation des objectifs de développement durable (2030) et le renforcement du rôle de la femme et de jeunes dans la vie économique.

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Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a affirmé, lundi, qu’il n’est pas au courant d’une rencontre qui le réunira ce soir avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Lors d’un meeting ouvrier, il a ajouté que « dans tous les cas de figure, l’UGTT est attachée à la grève générale du 17 janvier, tout en étant dans l’attente de propositions sérieuses de la part du gouvernement qui ne soient pas entachées d’atermoiements, de manœuvres dilatoires et de perte de temps », selon ses dires.

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Pour le moment ce sont les supporters qui se font entendre, mais mais nul doute que la machine du pouvoir va très vite prendre le relais. II est question de tout faire pour que le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui a écrasé les élections de mars 2018 – réélu avec plus de 97 % des voix – se maintienne sur son fauteuil au-delà de la limite que lui fixe la Constitution, 2022, s’il rafle un deuxième mandat. Cela passerait par une révision du texte fondamental, et les partisans d’al-Sissi pressent déjà le Parlement de casser dès 2019 la limite des deux mandats, rapporte l‘AFP. Sinon se débrouiller pour lui dégoter un poste qui ferait de lui de fait l’homme fort du pays, comme le président russe, Vladimir Poutine, l’a été quand il a été obligé de se contenter du poste de Premier ministre, le temps de contourner la limite des mandats.

Le journal gouvernemental Al-Akhbar a assume totalement la manoeuvre dans son édition de dimanche 30 décembre 2018 et a invité les députés à faire de 2019 “l’année de la réforme politique qui a tardé”. Yasser Rizk, le directeur du conseil d’administration du quotidien réputé acquis à la cause du régime, argue la nécessité de “préserver tout ce qui a été réalisé pour la population en termes de stabilité sécuritaire et de redressement économique au cours des cinq dernières années”.

Rappelons qu’en novembre 2017, avant sa réélection, l’actuel président avait écarté toute possibilité de se maintenir au pouvoir après 2022. C’était dans un entretien avec la chaîne américaine CNBC, mais comme on le sait l’appétit vient en mangeant, et le sujet a été posé sur la table dès son triomphe électoral de mars 2017.

Ce débat donne des boutons aux opposants et aux ONG, qui sont montés au front sur les réseaux sociaux.
Le prix Nobel de la paix Mohamed El Baradei déplore également sur Twitter que le pays des pharaons sorte de la route des démocraties, et que la Constitution soit manipulée pour “consolider un régime autoritaire fondé sur la répression et la peur”.

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Il ne fait presqu’aucun doute que l’une des principales caractéristiques de l’année 2018 aura été la canicule fiscale qui l’avait caractérisée. Elle avait brûlé et brûle toujours tous les prix sur son passage et n’épargne rien ni personne, et tout le monde est mécontent de ce trend haussier qui bouffe le pouvoir d’achat du citoyen et ronge les marges des entreprises. Cela, surtout que la fiscalité ne sert plus depuis quelques années, qu’à payer les salaires et colmater les brèches faites dans les bilans de tout l’Etat. Le Fisc perd en effet, depuis quelques années, tout impact sur la qualité de la vie, sur le pouvoir d’achat, sur l’infrastructure et sur le coût des facteurs de production des industriels et de presque tous les opérateurs économiques en Tunisie. Et certains ont déjà annoncé la dissidence fiscale, alors que d’autres puissants métiers, comme les avocats et les médecins surtout, ont déjà mis la désobéissance fiscale en pratique. Cela sans parler du secteur informel qui livre ainsi entre les mains du Fisc le seul secteur formel.

Pour Walid Belhaj Amor, opérateur dans le secteur des services, «le problème est assez simple. Un certain nombre de secteurs souffrent de pressions, réglementaires du code des changes et fiscales. La question est de savoir si on veut en faire demain des migrants économiques. Aujourd’hui, nous avons la possibilité d’aller créer une filiale à l’île Maurice, y loger tous nos contrats à l’export et faire du siège tunisien un simple centre de coût, là où on produit et on ne ramène que des salaires». Et l’homme d’affaires de s’emporter en disant que «à un certain moment, face à la mauvaise gestion, le patriotisme économique a des limites».

Africanmanager a porté les doléances de ces promoteurs, mécontents et qui fulminent, contre la fiscalité tunisienne, à Fayçal Derbel, le conseiller du chef du gouvernement pour le dossier de la réforme fiscale. Et lorsque nous lui demandons s’il a entendu ces réactions et s’il a pris l’ampleur du mécontentement des opérateurs économiques, Derbel répond que «les gens ne sont ni contents, ni mécontents, mais ne sont pas tout à fait satisfaits des résultats auxquels on est arrivé et s’attendaient à ce que la réforme apporte une baisse de la pression fiscale et une simplification extrêmement importante et très large des procédures. C’est ce qu’a promis le chef du gouvernement, et c’est ce qui est en train d’être fait».

Pour l’ancien illustre Expert-comptable et membre influent du Conseil supérieur de la fiscalité, «On ne peut pas dire que la réforme est inachevée, parce que la réforme ce n’est pas un événement ponctuel, mais un processus. C’est toute une évolution dans le temps à partir d’un constat. Et si les participants [aux JES ou Journées de l’Entreprise de Sousse] ne sont pas totalement satisfaits du résultat, c’est tout simplement parce qu’il y a eu effectivement une augmentation de la pression fiscale, et une certaine complication de procédures. Mais il y avait des choix à faire. On ne peut pas laisser augmenter indéfiniment le déficit budgétaire qui était à un peu plus de 7% en 2016. Il faut faire baisser le déficit budgétaire à des niveaux raisonnables». Et le Conseiller du chef du gouvernement d’expliquer que «il faut maîtriser l’endettement et tout cela nécessite des ressources fiscales propres. Ces ressources fiscales ont donné lieu à une position supplémentaire et à des contributions conjoncturelles. Maintenant, on a stabilisé le déficit budgétaire. Nous allons donc revenir à des niveaux d’imposition raisonnables». Il affirme même que «on a déjà commencé à pratiquer cette politique à partir de 2019, puisqu’il n’y a eu aucune augmentation des impôts. Je répète que c’est La seule loi de finances qui n’a pas prévu des augmentations d’impôts et taxes».

  • Et pourtant ce qu’on pourrait appeler la Canicule fiscale de 2018 persiste !

Ce n’est pas une canicule fiscale, c’est juste une augmentation, importante mais conjoncturelle, de la pression fiscale pour faire face à l’augmentation du déficit budgétaire.

  • Pourquoi voudriez-vous, comme l’a fait un homme d’affaires présent au JES, payer plus de fiscalité, alors que ces mêmes contribuables n’ont rien encore vu changer dans tout ce pourquoi on s’acquitte de cette fiscalité ?

C’est pour nous protéger contre le terrorisme. C’est parce que le budget du ministère de l’Intérieur et celui de la Défense ont été multipliés par cinq.

  • Et parce que la masse salariale explose à l’infini aussi, vous diront les contribuables !

La masse salariale a explosé, parce qu’il y a eu des recrutements, parce que vous avez des dizaines de milliers d’employés de chantiers… C’est de l’héritage. Qu’est-ce que vous voulez qu’on y fasse ?

  • Actuellement la fiscalité est entrain de punir les gens pour corriger les erreurs d’anciens responsables ?

C’est possible. Mais l’essentiel c’est qu’aujourd’hui nous sommes devant une situation qui doit être corrigée et nous sommes entrain de corriger cette situation.

  • Et que fait le gouvernement du principe de l’équité fiscale ?

L’équité fiscale c’est chacun en fonction de ses capacités contributives. Ces capacités tiennent compte aussi de la contribution de l’entreprise à l’effort de développement, à l’exportation, à l’emploi. On n’est pas obligé de taxer tout le monde au même taux. Les activités de rente doivent être plus imposées que les entreprises industrielles qui courent quand même un risque plus important, alors que quelqu’un qui a une carte et qui est entrain de commercialiser des biens, des équipements ou des véhicules n’a pas le même risque que l’industriel. Donc, on ne peut pas taxer tout le monde de la même manière.

  • Mais pourquoi privilégier l’industrie, qui reste tout de même une niche dans tout le tissu d’entreprises ?

Non. On encourage l’industrie, parce que nous avons besoin de l’industrie, car elle est en train de contribuer à la valeur ajoutée, de recruter et d’exporter. Et de toutes les manières au niveau des secteurs qui ont été identifiés, ce n’est pas immuable. C’est-à-dire qu’on peut toujours modifier, ajouter d’autres secteurs et probablement on va ajouter.

  • Les patrons et leur UTICA dont les industriels ne sont pas d’accord !

Justement, c’est en cours d’étude. On pourrait, l’année prochaine, ajouter d’autres secteurs d’activités, comme on peut élargir à toutes les industries manufacturières. Moi personnellement, je suis plutôt favorable à l’élargissement de ce taux de 13% aux services qui sont potentiellement exportateurs et à toutes les industries manufacturières.

  • On évoquait plus haut la «canicule fiscale» de 2018. Est-ce qu’il va y avoir accalmie dans cette fiscalité ?

Oui, et c’est pour la première fois en 2019 depuis 2009, la loi de finances de 2009 et même avant ; il n’y pas eu de loi de finances qui n’a pas institué de nouveaux impôts et taxes.

  • Vous parliez, dans votre intervention aux JES, de bouclier fiscal. C’est quoi au juste ?

Oui on est en train de réfléchir sur l’opportunité ou la possibilité d’instituer le bouclier fiscal. C’est-à-dire un plafond de pression fiscale que le contribuable ne peut pas dépasser.

  • Cette contribution fiscale couvrirait tout ?

Oui, sauf l’impôt indirect. On ne peut pas compter l’impôt indirect. Dans le monde entier le bouclier fiscal ne couvre pas l’impôt direct. Le bouclier fiscal c’est un plafond d’imposition à ne pas dépasser. Le bouclier fiscal ne parle que de l’impôt personnel. Or, l’imposition indirecte est un impôt impersonnel. Le bouclier fiscal est un montant, en pourcentage par rapport aux revenus d’impôt qu’on ne peut pas dépasser. Cela veut dire entre impôt direct, impôt sur le revenu, impôt sur la fortune, enregistrement si vous avez acheté un bien, on ne peut pas dépasser par exemple 30, 35 ou 40% de revenu global. Tu as ce qu’on appelle la libération fiscale, c’est la date à partir de laquelle on commence à travailler pour soi, c’est-à-dire ne plus payer d’impôt. Pour être simple et clair, si par exemple je paye 50% de mon revenu sous forme d’impôt, la libération fiscale c’est au premier juillet. C’est-à-dire que tu travailles du premier janvier jusqu’à 30 juin pour l’Etat. Au-delà, tu travailles pour ton propre compte. On mène actuellement la réflexion à ce propos et on va faire des propositions.

Khaled Boumiza

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Du jeudi 13 au samedi 15 décembre 2018, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, était en visite officielle en Arabie Saoudite, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment les ministres du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale Zied Laadhari et celui du Commerce Omar El Béhi. La visite était sur invitation du prince héritier Mohamed Ben Salmane (MBS), ce qui mettait déjà à mal tout ce qui avait été dit, lors de la visite de ce dernier en Tunisie. Des ragots qui avaient alors fait état de relations tendues entre les deux hommes d’Etat.

  • Reçu en grande pompe, il aura presque «veni, vidi, vici»

Reçu comme un chef d’Etat et logé dans le plus grand palace de Ryad, dans une suite princière, Youssef Chahed avait fait l’objet d’une attention toute particulière. Chose inédite, selon des connaisseurs du protocole du Royaume d’Arabie Saoudite, le roi reçoit très rarement dans sa résidence personnelle. C’est pourtant là qu’il a reçu le chef du gouvernement tunisien, lui a fait faire «le tour du propriétaire», discutant avec lui, tout sourire, marchant côte-à-côte à travers le palais et lui en expliquant l’histoire et celle de la famille royale, avant de l’inviter à un festin de roi, en présence des membres de la famille royale, poussant l’amabilité et le sentiment de bienvenue jusqu’à servir de ses propres mains son invité.

Et c’est manifestement toute cette atmosphère empreinte d’un sentiment presque filial qui a vite fait que le courant passe entre les deux hommes, qui a été décisive dans l‘accord royal pour les 500 MUSD. Selon nos informations, le ministre saoudien des Affaires étrangères aurait d’ailleurs téléphoné à l’ambassadeur tunisien, dès la fin du déjeuner royal, pour lui annoncer l’accord du roi pour les 500 MUSD. Un accord où les arguments du chef du gouvernement en faveur d’un «appui financier», urgent et conséquent pour l’économie tunisienne ont certainement aussi joué un rôle prépondérant. Sa rencontre avec MBS confirmera l’inconditionnel appui royal.

  • Détail et décryptage

Notons que les 850 millions de dollars, soit presque 2,5 milliards DT, se déclinent en 500 MUSD qui seront versés en devises, dans une proportion à définir, entre crédit à taux préférentiel et dépôt auprès de la Banque centrale de Tunisie. Ces proportions, la durée du dépôt financier qui devrait être sans intérêts, ainsi que le taux applicable à la partie en crédit, devraient bientôt être définis au cours de la prochaine visite en Arabie Saoudite du ministre tunisien des Finances, Ridha Chalghoum.

Détaillant ce volume, le chef du gouvernement a annoncé dans une déclaration de presse à la fin de sa visite qu’il a qualifiée d’importante, avoir rencontré le roi et «lui ai transmis les salutations de son frère le président de la République Béji Caïd Essebssi et nous avons évoqué les différents aspects de la coopération ». Youssef Chahed est aussi revenu sur la «signature d’accords d’investissements saoudiens en Tunisie d’un montant de 350 MDTenviron dans différents secteurs», avant d’évoquer sa «rencontre avec les chambres saoudiennes de commerce et de développement », ajoutant que, «on y a essayé de mieux faire connaître la Tunisie comme destination d’investissement et les capacités concurrentielles de l’économie tunisienne et on les a vivement invitées à investir en Tunisie. On a aussi passé en revue leurs préoccupations dans ce domaine et ce qui mérite notre suivi dans ce sens ».

Et le chef du gouvernement d’aborder ensuite l’essentiel de sa visite en Arabie Saoudite en évoquant sa «rencontre aussi, le samedi, avec le Prince héritier et un appui financier à la Tunisie de l’ordre de 1.500 MDT, mais aussi la mise en œuvre d’une ligne de financement du commerce extérieur entre les deux pays d’un volume de l’ordre de 600 MDT».

Le chef du gouvernement tunisien évitera, diplomatiquement devant la presse tunisienne, de donner trop d’importance à cet appui financier saoudien, préférant résumer sa visite en parlant d’un «pas positif dans le domaine du renforcement des relations entre les deux pays, où nous avons ressenti une grande volonté saoudienne d’appui à la Tunisie».

Il n’en demeure pas moins vrai que cet appui à cet instant précis de la vie politique tunisienne était la clé de voûte de toute la visite. Cette dernière aura certes permis de relancer la coopération entre les deux pays, dans une conjoncture politique locale difficile, et au moment où certaines voix parlaient de la relation de Youssef Chahed avec Ennahdha comme partenaire gouvernemental, qui pourrait être un frein à cet appui. Le montant du soutien financier au gouvernement Chahed met fin à toutes ces supputations. Mais il permet, aussi et surtout, à la Tunisie d’éviter une coûteuse sortie sur les marchés financiers internationaux, à la veille d’une année électorale qui pourrait rendre moins accessible à la Tunisie d’emprunter à coût moins cher ou même égal à sa dernière sortie internationale. Elle donne ensuite un volume financièrement plus palpable au bilan de la dernière année du mandat de Youssef Chahed et devrait lui permettre d’avoir de meilleures perspectives pour son prochain projet politique et de tout son avenir politique en Tunisie.

Il ne fait aucun doute que, par cette visite, la qualité de l’accueil qui lui a été réservé, ses rencontres avec le roi et son héritier, et surtout le volume de l’appui financier qu’il a, pu et su, décrocher, lui seront d’un grand secours pour le reste de son mandat. L’homme d’Etat dont il a pu et su endosser les habits, l’excellent négociateur qu’il s’est finalement révélé être, face à une partie saoudienne, pierre angulaire dans toute la coopération interarabe, généralement réputée non facile en matière d’appui financier, aura démontré à ses adversaires qu’il sait et peut faire ce qu’il faut même quand la conjoncture, politique et économique, peut paraître comme de peu de secours. Selon ses proches, il ne compterait d’ailleurs pas s’arrêter en si bon chemin et d’autres pays du Moyen Orient, pourraient bientôt être le théâtre de pareilles visites.

La presse saoudienne, dans sa totalité, n’a pas été en reste pour célébrer la qualité des relations entre la Tunisie et l’Arabie saoudite et le nouvel élan que la visite de Chahed est en train de leur insuffler.

 

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Un accord sur l’augmentation des salaires dans le secteur des assurances au titre des années 2018 et 2019 a été signé mardi par l’union générale tunisienne du travail (UGTT), la Fédération Tunisienne des Sociétés d’Assurances (FTUSA) et l’association professionnelle tunisienne des banques et des établissements financiers.

En vertu de cet accord, les agents du secteur des assurances bénéficient d’une augmentation salariale mensuelle qui varie selon les catégories de 130 à 188 Dinars, soit 130 D pour la 5ème catégorie, 145D pour la 4ème, 155D pour la 3ème, 170D pour la 2ème et 188D pour la première catégorie.

L’augmentation au titre de 2018 sera appliquée à partir du 1er juin 2018 jusqu’au 31 mai 2019 et celle de 2019, du 1er juin 2019 jusqu’au 31 mai 2020.

Le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi a valorisé, à cette occasion, le climat sain qui a caractérisé les négociations sociales du secteur d’assurance, soulignant la nécessité d’apporter un soutien à ce secteur afin de renforcer la rentabilité des associations d’assurances et impulser l’économie nationale.

Taboubi a insisté sur la nécessité de promouvoir le pouvoir d’achat des agents du secteur des assurances et de soutenir des projets qui peuvent contribuer au développement socio-économique.

“Le secteur des assurances souffre de plusieurs difficultés qui nécessitent l’élaboration d’une stratégie globale et précise basée sur une vision claire et des propositions favorisant la mutation du secteur”, a-t-il insisté.

De son côté, le président de la FTUSA, Habib Ben Hassine a appelé à impliquer le secteur des assurances dans les négociations sociales, soulignant que les systèmes d’assurances peuvent compléter et contribuer au développement des systèmes sociaux.

Il a indiqué que parmi les projets proposés dans le secteur des assurances figure la mise en place d’un régime national de couverture des catastrophes naturelles, visant à couvrir les personnes et assurer la protection des biens et du capital économique du pays.

“Le financement d’un tel dispositif exige d’associer toutes les parties prenantes, les assurés, les assureurs et l’Etat”, a-t-il expliqué.

D’autre part, le leader de la centrale syndicale a confirmé qu’une réunion est prévue mardi soir entre le secrétaire général de l’UGTT et le chef du gouvernement concernant les négociations sur l’augmentation salariale dans la fonction publique.

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Le secrétaire général de la fédération de l’enseignement secondaire, Lassaad Yaacoubi, a affirmé mardi que la retenue sur salaire opérée par le ministère de l’Education est un acte fasciste destiné à affamer les éducateurs ».

Cité par Mosaïque fm, il a ajouté que la retenue sur salaire a été effectuée de manière indistincte touchant les enseignants qui ont appliqué le boycott des examens et ceux qui ne l’ont pas fait, tout autant, affirmant que les « marches de la colère » demain mercredi seront un « vrai soulèvement de la colère ».

Il a indiqué que la commission administrative sectorielle de l’enseignement secondaire qui aura lieu pendant les vacances prendra des mesures d’escalade, selon ses dires.

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Il est peut-être tôt pour le dire, mais la décision, lundi 10 décembre 2018, du tribunal militaire permanent de Tunis de classer sans suite la plainte de Slim Riahi risquerait fort de porter le dernier coup fatal à Nidaa Tounes, dont Slim Riahi est secrétaire général et qui avait cautionné cette plainte. Une issue que le chef du gouvernement assurait, dès lundi 10 décembre 2018 dans une brève déclaration à la presse, ignorer, une décision qu’aucun autre parti politique n’a officiellement commentée, Nidaa ne l’a fait que 24 heures après; quant au principal intéressé, il est toujours à l’étranger. De là à penser que cette pliante n’était qu’un écran de fumée pour couvrir sa fuite, il n’y a qu’un pas que certains ont déjà allègrement franchi…

Une issue qui sonne comme un cinglant désaveu, non seulement pour Slim Riahi, mais aussi et surtout pour tout le parti sur lequel il avait fait une OPA politique par le biais d’une fusion entre son ancienne UPL et le Nidaa de Hafedh Caïed Essebssi. Un désaveu qui pourrait signifier la fin des haricots, pour le parti du fils du chef de l’Etat.

La décision du tribunal militaire apportait en fait deux points. D’abord, et en application de l’article 30 du code des procédures pénales qui habilite le Parquet à décider de l’issue de la plainte. Riahi a été à deux reprises convoqué pour témoigner et fournir les pièces de son dossier qui impliqueraient le chef du gouvernement, Slim Azzabi et la Garde présidentielle, et il a esquivé sous divers alibis. Ensuite, les poursuites judiciaires dont Slim Riahi pourrait faire l’objet, des suites du classement de l’affaire. Il pourrait ainsi s’agir d’une amende financière, l’émission d’un mandat d’amener pour défaut de comparution à la demande du Parquet, sans oublier aussi la possibilité de l’accusation d’allégations mensongères et atteinte au moral de l’armée.

Et ce n’est plus Riahi seul qui en supportera les conséquences morales, mais tout le parti qui l’avait auparavant cautionné dans sa plainte qui fera perdre un peu plus de crédibilité à un parti politique qui n’arrive toujours pas à redorer son blason, depuis la fin de la guerre entre Youssef Chahed et Hafedh Caïed Essebssi. Un parti aussi que le chef du gouvernement avait réussi à déstabiliser et presque à déstructurer, lui enlevant une bonne partie des Députés qui constituent le bloc de la Coalition nationale.

Tous ces développements, alors que Nidaa préparerait son prochain congrès avec une absence complète de Hafedh Caïed Essebssi de la scène politique, et alors que Slim Azzabi préparerait l’annonce d’un nouveau parti politique, ouvrant de nouveaux débouchés à Youssef Chahed, qui semble être le seul gagnant de cette déroute de la plainte de Slim Riahi.

Chahed pourrait aller de l’avant dans sa première feuille de route mise en place après qu’il a abandonné l’idée de vampiriser Nidaa Tounes et d’en faire son cheval de bataille pour passer son dernier vote de confiance et passer la loi de Finance. Azzabi a certes déjà commencé son travail de mobilisation dans certaines régions. Il semble pourtant clair que le temps pourrait manquer à son prochain parti pour mettre en place toute la structure qui porterait son projet pour les prochaines élections, et surtout pour mettre en place l’appareil électif qui lui assurerait la réussite. Cela, alors que les tentatives de rapprochement, à cet effet, avec Mehdi Jomaa et Yassine Brahim ne semblent toujours pas porter leurs fruits pour cause de guerre d’égos entre les trois hommes.

D’autres observateurs des derniers développements de la scène politique tunisienne n’écartent pas que le nouveau parti d’Azzabi et Chahed continue ses efforts de vampirisation d’un Nidaa désormais plus fragile et qu’il en fasse le socle du prochain parti. D’autres n’écartent pas que, auréolé des batailles remportées contre les deux têtes de Nidaa Tounes, Hafedh et Riahi qui en aura été finalement le fossoyeur, Youssef Chahed qui n’a toujours pas démissionné de Nidaa bien que son adhésion ait été gelée, se présente au prochain congrès de Nidaa et reprenne carrément le parti. L’intéressé ne pipe pas mot pour l’instant et cogite en silence.

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Le solde de la balance commerciale est déficitaire de 17 329,9 MD, à fin novembre 2018, suite au déficit enregistré avec certains partenaires, tels que la Chine (-4960,3 MD), l’Italie (-2542,3 MD), la Turquie (-2088,2 MD), l’Algérie (- 1308,1 MD) et la Russie (-1282,6 MD), selon l’Institut national de la statistique (INS).
Le déficit de la balance énergétique durant les 11 premiers mois de 2018 s’est creusé pour atteindre 5 614,3 MD (32,4% du total du déficit), contre 3829,4 MD durant la même période en 2017.
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédent avec d’autres pays, principalement la France, de 3150,2 MD, la Libye, de 959,3 MD et le Maroc, de 291,9 MD.

D’après les résultats des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants
durant les onze mois de l’année 2018, publiés mardi, par l’Institut national de la statistique, le taux de couverture a enregistré une légère baisse de 0,1 point, par rapport aux onze mois de l’année 2017, pour s’établir à des taux respectifs de 68,3% et 68,2 %.
De fait, les importations maintiennent un rythme de croissance important, enregistrant une hausse de 20,1%, contre 19,2% durant les onze mois de l’année 2017, pour une valeur de 54 452,7 MD contre 45 333,7 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation des importations est due essentiellement à la hausse enregistrée au niveau de tous les secteurs. Ainsi, l’énergie a enregistré une hausse de 38,4%, les matières premières et demi produits de 21,9%, le secteur des mines, phosphates et dérivés de 17,6%, les biens d’équipement de 17,0% et les produits agricoles et alimentaires de base de 8,9%.Les importations hors énergie ont augmenté de 17,6%
Les exportations ont cru à un rythme moindre que les importations, soit 19,9% contre 17,3% durant la même période en 2017. En valeur, les exportations ont atteint le niveau de 37122,9 MD contre 30971,3 MD durant la même période en 2017.

L’augmentation observée au niveau de l’exportation concerne la majorité des secteurs. En effet, le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires, a enregistré un accroissement important de 53,0%, suite à l’augmentation de nos ventes d’huile d’olive (1953,5 MD contre 734,3 MD) , des dattes (657,3 MD contre 488,3 MD), des industries manufacturières de 25,0%, de l’énergie de 20,4% , du secteur du textile , habillement et cuir de 18,2% et des industries mécaniques et électriques de 14,4%.
En revanche, les exportations du secteur mines, phosphates et dérivés demeurent en
baisse avec un taux de 4,9%.

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La Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) s’est félicitée des acquis enregistrés, en Tunisie, en matière de droits et libertés, mais a dit craindre, en contrepartie, un retour en arrière vu le nombre important de violations des libertés publiques et individuelles.
Dans un texte publié, lundi, en célébration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la LTDH a indiqué avoir noté la multiplication des cas de torture et des pratiques inhumaines qui portent atteinte à la dignité humaine.
Elle invite les autorités concernées à assumer leurs responsabilités et à respecter leurs engagements nationaux et internationaux dans ce sens.
La LTDH a ajouté avoir observé une recrudescence des agressions contre les journalistes lors de l’exercice de leur mission et des violences contre les manifestants en usant de la force, ainsi que des atteintes au droit de rassemblement et de manifestation pacifiques.
Elle a, dans ce sens, mis en garde contre l’amendement du décret-loi portant organisation des associations qui, selon elle, porterait atteinte à la liberté d’organisation et de création d’association.
La LTDH a, en outre, exprimé son inquiétude envers les atteintes enregistrés contre les homosexuels et des poursuites judiciaires dont ils font l’objet en vertu de l’article 230 du Code pénal qui criminalise l’homosexualité, appelant au retrait de cet article et à l’annulation de la pratique du test anal.
Elle a appelé les autorités à garantir les droits économiques et sociaux stipulés dans la Constitution, dont en premier le droit syndical et le droit à la grève, et à mettre en place des textes de loi en harmonie avec la Constitution et les pactes et conventions internationaux.
Ces textes doivent respecter les droits humains et les libertés et lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’Homme.
La LTDH a appelé à hâter la mise en place des instances constitutionnelles indépendantes, dont la Cour constitutionnelle, et à choisir leurs membres loin des tiraillements politiques et des quotas partisans.
D’autre part, la LTDH a appelé au retrait du projet de loi relatif à la répression des agressions contre les forces porteuses d’armes.
Elle a insisté sur la nécessité de soutenir le processus de justice transitionnelle.
La Ligue des droits de l’Homme a, par ailleurs, appelé à traiter avec le plus grand sérieux avec les nouvelles données présentées par le collectif de défense des martyrs Belaid et Brahmi.
Pour leur part, les services de la Relation avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme auprès de la Présidence du gouvernement ont publié une déclaration dans laquelle ils soulignent que la Tunisie est déterminée à renforcer le dispositif des droits de l’Homme, tant sur le plan législatif et que dans la pratique, et à consolider les mécanismes de protection et de défense des droits humains.
Il s’agit aussi de lutter contre toutes les formes de discrimination, d’exclusion et de marginalisation, lit-on dans le texte de la déclaration signée par le ministre chargé de la Relation avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme, Mohamed Fadhel Mahfoudh.

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La Banque de l’Habitat porte à la connaissance du public qu’un poste d’administrateur indépendant (Risques) est vacant.

Afin de choisir un candidat à ce poste, la Banque de l’Habitat, appelle toute personne ayant les compétences requises et désirant proposer sa candidature, et n’ayant été frappé d’aucune interdiction réglementaire à formuler une demande.

Pour le retrait des termes de références y afférent veuillez vous présenter munis de votre CIN à la direction des services communs «bloc K» bureau 217, immeuble « Espace Tunis », 1073 Montplaisir Tunis, du 10 Décembre 2018 au 25 décembre 2018 HB.

La date limite de réception des dossiers est fixée pour le 18 janvier 2019 jusqu’à 16H00 (Heure limite fixée pour la réception des dossiers, le cachet du bureau d’ordre central de la Banque de l’Habitat fait exclusivement foi).

Le dépôt se faisant, par voie postale sous pli fermé recommandé avec accusé de réception, ou par Rapide-Poste ou par remise directement au bureau d’ordre central au nom de Madame la Présidente du Conseil d’Administration de la Banque de l’Habitat à l’adresse suivante : Banque de l’Habitat 18, Avenue Mohamed V, 1080 Tunis.

L’enveloppe doit porter la mention:

«Ne pas ouvrir – Candidature au poste d’administrateur indépendant au Conseil d’Administration de la Banque de l’Habitat, appelé à présider le comité des risques»

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Dans un climat politique qui se tend incroyablement, à quelques encablures des élections de 2019, chaque partie et camp fourbit ses armes dans la perspective d’un combat qui risque d’être sanglant, à en croire la violence des coups qui sont déjà échangés dans l’arène politique. A l’ambiance des plus incertaines, le président de la République n’ayant encore renoncé à rien, même à 92 ans, il faut ajouter les incertitudes, tâtonnements et approximations d’une classe politique qui fait ses classes en matière de jeu démocratique, en même temps que les citoyens font leur douloureux apprentissage de la démocratie, un gros problème pour la Tunisie. Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi (BCE), a rangé pour le moment ses flèches contre le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et attend l’artillerie lourde que lui a promise le secrétaire général de Nidaa Tounes, Slim Riahi, avec sa plainte contre Chahed pour tentative de coup d’Etat, déposée auprès du Tribunal militaire, excusez du peu ! Mais il y a un os, un gros : Riahi est à l’étranger, pour affaire dit-il. D’aucuns disent qu’il a fui et ne reviendra jamais, pour échapper aux tourments judiciaires, et pas des moindres, mais aussi parce que son affaire de putsch serait du flan, du bidon quoi. Si c’est le cas, ce sera un gros pépin pour son parti, d’abord et pour BCE ensuite. Mais on n’y est pas encore, alors BCE se dégage la voie et nettoie autour de lui, en jetant son dévolu sur Ennahdha. Quant au combat avec l’ex-poulain, Chahed, et bien il viendra en son temps… ou ne viendra pas.

Deux erreurs fatales en quelques mois

Le dossier dit du putsch est sans doute l’une des dernières affaires qui peut encore freiner un chef du gouvernement sur qui ont glissé toutes les cabales pour le faire tomber. Balancer un missile judiciaire pour stopper l’adversaire politique et faire place nette, BCE en sait un rayon. Les islamistes en font la douloureuse expérience en ce moment même. Mais pour arrêter Chahed, c’est une toute autre histoire. En effet, à part les allégations de Riahi, Nidaa Tounes n’a rien à se mettre sous la dent dans cette affaire. “Nada“. Aucun des cadres du parti n’a jusqu’ici jeté un oeil sur les éléments de preuve contre Chahed que détiendrait le secrétaire général, ce dernier claironne partout qu’il a du lourd contre le chef du gouvernement, mais personne n’a encore rien vu. Le président du bloc parlementaire de Nidaa, Sofiene Toubel, l’a d’ailleurs reconnu, en direct, sur le plateau de Meriem Belkhadi. Oser s’attaquer au chef du gouvernement, tout de même, avec des munitions aussi frêles, c’est très léger, et dangereux si la riposte judiciaire – plainte pour diffamation – venait; mais que Riahi ait réussi à embarquer avec lui tous les dirigeants anti-Chahed du parti, ça c’est encore plus léger. Nidaa Tounes a été incroyablement imprudent en acceptant que Riahi soit parachuté comme SG, avec en plus toutes ses casseroles judiciaires qui font un boucan infernal, une bizarrerie qui est passée comme une lettre à la Poste. Manifestement les errements du parti bâti par le président de la République continuent, avec cette curée insensée sur Chahed sans même avoir pris le temps de consulter les documents que prétend détenir Riahi.

C’est économique, mais aussi très politique !

Et que fait le chef du gouvernement en ce moment ? Et bien il bouge, fait du terrain, travaille, promet et même dans certains cas règle des problèmes concrets, comme il l’a fait ce mercredi 05 décembre 2018 à Douar Hicher. Et demain jeudi 06 décembre il reçoit dans son palais de la Kasbah, pour une affaire de la plus haute importance : Le mode d’emploi pour que la Tunisie fasse des bonds en avant dans le classement “Doing Business“. Certes il s’agit de soigner les intérêts économiques du pays, à n’en pas douter mais l’affichage est aussi très politique, il ne faut pas s’y leurrer. En effet cet activisme sert aussi à imprimer dans la tête des citoyens ceci : Vous avez vu, pendant que mes détracteurs s’agitent dans la boue, dans des basses manoeuvres politiciennes où l’intérêt général est complètement absent, moi je travaille pour vous, vos enfants, votre avenir. C’est ça le message de Chahed. En attendant le bénéfice, là aussi très politique, qu’il pourrait tirer du dégonflement, comme une baudruche, du présumé dossier de Riahi, une affaire d’ailleurs que le chef du gouvernement s’est gardé jusqu’ici de commenter publiquement. Les conseils avisés de son staff sont sans doute passés par là, une sagesse et une clairvoyance auxquelles Nidaa Tounes ne peut pas prétendre, surtout depuis que l’ex-président du Club Africain en est le “patron”. Mais Chahed, quoiqu’incroyablement favorisé par la conjoncture politique actuelle, ne pourra pas s’exonérer de quelques succès économiques pour revendiquer les premiers rôles en 2019, si tel est son dessein. Rendez-vous demain, à la Kasbah, pour avoir une petite partie des solutions à même de blinder, éventuellement, son offre pour les élections de 2019.

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Un accord de partenariat a été signé, jeudi, à Tunis, entre la Coopérative Centrale des Grandes Cultures (CCGC) et la Coopérative Centrale du Blé (Coceblé), d’une part et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), d’autre part, pour financer l’activité des sociétés coopératives exerçant dans les grandes cultures.

Cet accord cible l’encouragement des agriculteurs adhérents aux deux sociétés coopératives, en les aidant dès le début des préparatifs de la saison agricole, à collecter leurs productions de céréales et en leur garantissant des crédits saisonniers, financés par la BTS, dans le cadre d’une approche participative.

Le ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, a indiqué, à cette occasion, que cet accord s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources financières, pour la saison des grandes cultures, précisant que ce financement variera entre 9 et 10 millions de dinars (MD).

Le ministre a rappelé, à ce propos, la décision du chef du Gouvernement de relever l’enveloppe consacrée aux micro-crédits saisonniers, de 2,5 MD à 5 MD, outre le financement de la BNA. Il a fait savoir que le montant disponible pour les crédits saisonniers pour cette campagne atteindra 23 MD.

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