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Des professeurs universitaires en sit-in à Tunis

Des professeurs universitaires ont observé vendredi matin un sit-in devant le siège du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ce mouvement intervient pour revendiquer le respect des décisions des instances pédagogiques, la garantie de la protection des universitaires lors de l’exercice de leurs fonctions et l’annulation des poursuites judiciaires à leur encontre.
Les manifestants ont scandé des slogans appelant à la protection des libertés académiques et à mettre fin à l’ingérence des services de sécurité dans les affaires universitaires.
Dans une déclaration à l’agence TAP, Abderrahmane Lahka, secrétaire général du syndicat de base des professeurs universitaires à l’institut supérieur de gestion (ISG) de Tunis a indiqué que ce sit-in vise à dénoncer le mutisme du ministère de tutelle. Ce dernier, a-t-il expliqué, qui n’a pas réagi pour protéger le directeur général de l’ISG et le directeur des stages suite à leur convocation par la police judiciaire pour enquêter avec eux dans une affaire purement pédagogique, selon lui.
« Aucune personne n’est au dessus de la loi mais nous revendiquons la mise en place de mécanismes pouvant protéger les universitaires lors de l’exercice de leurs fonctions scientifiques et pédagogiques « , a-t-il encore précisé appelant le ministère de tutelle à désigner rapidement un avocat pour défendre les professeurs dans de telles situations.
Il a, en outre, souligné l’importance de respecter les décisions des instances pédagogiques au sein de l’université tunisienne pour protéger la crédibilité des diplômes scientifiques.
Abderrahmane Lahka a tenu à préciser que les professeurs universitaires n’ont aucun problème avec les étudiants mais il existe des instances pédagogiques qui travaillent dans le cadre de la transparence et veillent à donner à chaque étudiant son droit.
L’intervenant s’est dit étonné de voir certaines parties s’adresser à la justice à chaque fois que la décision des instances pédagogiques ne leur convient pas alors qu’il existe d’autres structures à qui il est possible de s’adresser comme l’inspection générale au ministère de l’enseignement supérieur ou le tribunal administratif.
Lahka a estimé que la convocation des universitaires par les autorités sécuritaires peut porter préjudice au prestige de l’université tunisienne signalant qu’en deux ans quatre responsables universitaires ont été convoqués pour enquêter avec deux dans des affaires purement pédagogiques.

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