AccueilActualitésFrançois Hollande en Tunisie : « Ni ingérence, ni indifférence »

François Hollande en Tunisie : « Ni ingérence, ni indifférence »

Arrivé, ce jeudi, en Tunisie, pour une visite d’Etat de deux jours, le président français François Hollande a appelé à «tout faire» pour relancer le processus démocratique en Egypte au lendemain d’un coup d’Etat militaire.

- Publicité-

«Nous devons tout faire pour que (le processus) puisse reprendre sur la base du pluralisme et du rassemblement», a-t-il dit ajoutant que «c’est un échec quand un président élu démocratiquement est déposé», allusion au président égyptien Mohamed Morsi relevé de ses fonctions par l’armée.

«Maintenant ce qui compte, c’est que l’armée qui a pris la responsabilité de déposer le président (…) organise au plus tôt dans des conditions irréprochables des élections», a encore jugé le président français lors d’une conférence de presse avec son homologue Moncef Marzouki.

Selon le porte-parole diplomatique de l’Élysée, Romain Nadal, M. Hollande « s’apprête naturellement à évoquer en Tunisie les autres printemps arabes, en Syrie, en Libye et en Egypte ».

Pour l’heure, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s’est contenté de « prendre acte » de la situation au Caire, où le président élu Mohamed Morsi a été renversé par l’armée sur fond de contestation populaire, tout en appelant à des élections libres.

Il s’agit de la première visite d’un président français en Tunisie depuis la chute du régime de Ben Ali en janvier 2011, alors que la France, dirigée à l’époque par Nicolas Sarkozy, a été accusée d’avoir soutenu jusqu’au bout le régime déchu.

Vendredi, au dernier jour de ce déplacement, il adressera depuis la tribune de l’Assemblée nationale constituante (ANC) un « message d’encouragement » aux parlementaires qui peinent depuis octobre 2011 à doter leur pays d’institutions pérennes.

En France, l’UMP (droite, opposition) a appelé François Hollande à ne pas « cautionner » un gouvernement incapable de respecter sa « feuille de route ».

Mais Hollande qui s’est déjà rendu à deux reprises au Maghreb depuis son élection – en Algérie, en décembre 2012, puis au Maroc, en avril –, devrait appliquer la devise « ni ingérence, ni indifférence ».

Pour Paris, la Tunisie possède les atouts pour réussir sa transition démocratique. « S’il y a un pays où ce qu’on a appelé le Printemps arabe a le plus de chances de réussir, c’est probablement la Tunisie », a déclaré, mardi, Laurent Fabius.

François Hollande sera accompagné de Valérie Trierweiler, sa compagne, ainsi que d’une dizaine de ministres. Un absent de marque : Manuel Valls. Le ministre de l’Intérieur s’était attiré les foudres d’Ennahdha en dénonçant la montée d’un « fascisme islamique » après l’assassinat de l’opposant tunisien Chokri Belaïd, le 6 février.

Le président français devrait néanmoins rappeler l’importance que la France attache au « respect des libertés individuelles dans le monde », précise son entourage, mais « sans s’ingérer en aucune manière dans les affaires de la justice tunisienne ».

François Hollande devrait s’entretenir également avec la veuve de Farhat Hached, leader nationaliste et père du syndicalisme tunisien dont l’assassinat en 1952 a été attribué à La Main Rouge, une organisation paramilitaire active sous le protectorat français. Il devrait annoncer l’ouverture des archives françaises relatives à sa mort.

Le président devrait annoncer aussi le maintien en 2014 de son aide au niveau actuel, près de 500 millions d’euros, et amorcer une conversion de la dette tunisienne pour financer des investissements.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Réseaux Sociaux

106,721FansJ'aime
480,852SuiveursSuivre
4,437SuiveursSuivre
624AbonnésS'abonner
- Publicité -

Derniers Articles