AccueilMondeGaza: L'ONU met en garde face au "risque élevé de famine"

Gaza: L’ONU met en garde face au « risque élevé de famine »

La population de Gaza, et tout particulièrement les femmes et enfants, risque la famine si l’approvisionnement humanitaire en nourriture ne continue pas, a mis en garde ce mardi 28 novembre le Programme alimentaire mondial (PAM).
Cette agence de l’ONU basée à Rome précise avoir fourni de la nourriture à 121.161 personnes à Gaza depuis vendredi, date du début d’un cessez-le-feu de quatre jours entre Israël et le Hamas. Cette trêve a été prolongée de deux jours mardi.
« Grâce à cette pause, nos équipes ont pu agir sur le terrain et se rendre dans des zones où nous n’avions pas pu nous rendre depuis longtemps. Ce que nous voyons est catastrophique », déplore la directrice du PAM pour le Moyen-Orient, Corinne Fleischer, dans un communiqué.
Selon le PAM, alors que le conflit en est à sa septième semaine, il est « hautement probable que la population de Gaza, notamment les femmes et les enfants, sont à haut risque de famine si le PAM n’est pas en mesure de fournir un accès continu à de la nourriture ».
Une trêve de six jours n’est « pas suffisante pour avoir un impact significatif », estime le PAM, appelant à la « fourniture ininterrompue et régulière » de nourriture à Gaza.
Depuis le début du conflit actuel, le PAM a fourni une aide alimentaire à 759.082 personnes à Gaza.
Pour l’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, les livraisons d’aide les plus importantes dans le nord de ce petit territoire depuis qu’a éclaté le 7 octobre la guerre entre Israël et le Hamas ne sont qu' »un début ».
« C’est un bon début. Certainement le bon type d’aide, du carburant, des médicaments, de la nourriture, de la chaleur », a déclaré son porte-parole James Elder, depuis Gaza par liaison vidéo, au cours d’un point de presse à Genève.
Toutefois, a-t-il mis en garde, les besoins sont si énormes que cette aide est loin de suffire. « L’aide doit être multipliée (…). Ici, tout est une aide d’urgence », a-t-il ajouté.
Margaret Harris, de l’Organisation mondiale de la santé, a abondé dans le même sens.
« Les besoins sont énormes. Le montant de l’aide que nous avons pu obtenir est encore minime », a noté la porte-parole de l’OMS lors du même point de presse.

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