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La charge du « compter sur soi » est supportée par la classe moyenne et les pauvres, selon le FTDES

La charge de la politique du « compter sur soi », a été principalement assumée par les classes moyennes et pauvres au cours de l’année 2023, c’est ce qui ressort d’une étude menée sous l’égide du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES) sur le « projet de budget 2024 et les problèmes de compter sur soi » .

Ainsi, les chômeurs, les travailleurs vulnérables (excerçant notamment dans le secteur parallèle) ainsi que les salariés recevant un salaire fixe qui n’a pas été ajusté de manière à s’adapter à la hausse des prix sans précédent, ont été les premiers à subir une grande partie de cette charge assumée principalement par les couches sociales à faibles et à moyens à revenus, selon l’auteur de cette étude Abdejelil Bedoui.

Parmi les victimes de ce processus « de compter sur soi » figurent également, d’après lui, les petits artisans et les très petites et moyennes entreprises (TPE), victimes de chocs extérieurs successifs et privés d’un soutien suffisant de l’Etat. Il s’agit également des petits agriculteurs, qui souffrent depuis des années de la hausse continue des prix des intrants de la production agricole et de la persistance de la sécheresse pendant cinq années successives. Bedoui a reconnu que, bien que les conditions professionnelles et sociales de ces catégories sociales diffèrent, ces catégories socioprofessionnelles demeurent les victimes des politiques d’austérité toujours en cours en 2023, quoique menées à un rythme lent qui ne répond pas aux diktats et aux exigences du FMI.

Ceci montre que le désaccord entre la Tunisie et ce bailleur de fonds portait principalement, sur le calendrier et la cadence des réformes et non sur le contenu de ces politiques de réformes, ce qui représente une faiblesse importante dans le processus de compter sur soi. Bedoui a rappelé les mesures d’austérité toujours en cours menées cette l’année, en l’occurrence, la limitation de la création d’emplois notamment dans le secteur public conformément aux diktats du FMI, et la réduction de part des salaires dans le secteur public, dans le PIB ainsi que la réduction des dépenses publiques, ce qui entraîne une baisse et une détérioration de la qualité des services sociaux et une réduction des dépenses de subvention. Selon l’étude, depuis 2011 la porportion de la classe moyenne est passée de 60 % à 30 % de la population tunisien et vit dans un contexte marqué par une croissance anémique, des finances publiques en crise et des pressions inflationnistes outre la marchandisation de tous les aspects de la la vie.Ainsi, seule une petite partie de la classe moyenne a connu un enrichissement. Il s’agit essentiellement des contrebandiers et grands opérateurs de l’économie parallèle, qui s’est bien développée suite à l’effondrement de l’Etat et la généralisation de corruption alors qu’une plus bonne partie de la classe moyenne a rejoint les rangs des démunis et des pauvres. Quant au reste de cette couche sociale, il continue, d’après Bedoui, à subir les affres de l’endettement et ses coûts excessifs pour maintenir la même position sociale

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