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La commission des finances auditionne les représentants de la BTS Bank et de l’APTIMF sur le projet de loi sur la lutte contre l’exclusion financière

La commission des finances et du budget relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a auditionné, mercredi, des représentants de la Banque Tunisienne de Solidarité « BTS Bank » et de l’Association professionnelle tunisienne des institutions de microfinance sur le projet de loi relatif à la lutte contre l’exclusion financière.

Evoquant l’intitulé du projet de loi, le Directeur Général de la BTS, Khalifa Sboui a estimé que le terme « inclusion financière » donne plus de sens que « lutte contre l’exclusion» tout en proposant que l’excédent excessif des petits et des microcrédits soit plafonné.
Il a suggéré d’ajouter un article au projet de loi pour identifier un mécanisme en vue de résoudre les problèmes dont souffrent les associations de développement professionnel, tout en préservant le caractère régional de ces structures qui constituent la principale destination pour les catégories démunies.

Le Directeur Général de la BTS, a également proposé de fixer un plafond du taux d’intérêt des prêts accordés par les institutions de microfinance.
Sboui a rappelé que le taux d’inclusion financière en Tunisie qui représente 27% est très faible par rapport à d’autres pays.

Les représentants de l’Association professionnelle tunisienne des institutions de microfinance ont, pour leur part, souligné que les associations et les sociétés de microfinance sont des institutions anonymes qui jouent un rôle essentiel en matière d’octroi de prêts aux micro et petites entreprises dans la limite de 3 mille dinars avec un plafond maximum ne dépassant pas 40 mille dinars.

Ces institutions contribuent, également, à créer ou à assurer l’extension des projets.
Ils ont affirmé que le taux d’intérêt élevé est dû au fait que ces institutions empruntent auprès des banques en interne et en externe avec des taux d’intérêt appliqués sur les marchés puis elles effectuent une rétrocession.

Les députés ont indiqué que les taux d’intérêt appliqués sur les microcrédits ont aggravé l’exclusion financière, en particulier pour les petits artisans.
Ils ont souligné la nécessité de développer davantage le cadre juridique et institutionnel dans le but de renforcer l’inclusion financière, de permettre aux catégories à faible revenu incapables d’obtenir un financement auprès des banques et de généraliser la numérisation et le paiement électronique via la téléphonie mobile, de manière à accroitre le taux de l’inclusion financière.

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