Le drame de La Rabta dû à une négligence humaine, selon la...

Le drame de La Rabta dû à une négligence humaine, selon la commission d’enquête

par -

Le nombre définitif des nourrissons décédés au centre de maternité et de néonatologie de la Rabta a atteint 15 cas durant la période allant du 6 au 15 mars courant, a annoncé, vendredi, le président de la commission d’enquête médicale sur la mort de nourrissons au centre de néonatologie de la Rabta, Mohamed Douaji.

“Ces cas de décès dus à une infection nosocomiale figurent parmi un nombre total de 22 cas de décès néonatals enregistrés dans cet établissement”, a-t-il précisé lors d’un point de presse tenu au siège du ministère de la santé.

D’après lui, les premiers éléments de l’enquête font état d’une “négligence humaine”, ajoutant que l’infection nosocomiale a été contractée durant les premiers stades de la préparation de la solution parentérale et avant son injection aux nourrissons.

Il a indiqué que le premier cas de décès a été enregistré le 6 mars dernier avant que le bilan ne s’alourdisse à 11 cas entre le 7 et 10 mars dernier, précisant qu’aucun cas de décès du à cette infection n’a été enregistré après cette période.

Le président de la commission d’enquête a assuré que des prélèvements ont été faits sur l’ensemble du service, y compris la chambre blanche, lieu où l’on prépare la solution parentérale, précisant que les résultats commencent à tomber.

Certaines analyses, a-t-il dit, peuvent durer entre 5 et 14 jours, soulignant qu’aucun autre résultat de cette enquête ne sera divulgué avant le 27 mars prochain.

Et d’ajouter que le ministère public est en train d’attendre à son tour les résultats définitifs de l’enquête afin d’émettre les conclusions.

Depuis ce drame, a-t-il assuré, cette solution n’a été administrée à aucun nourrisson, faisant observer que la préparation de l’alimentation parentérale se fait actuellement dans d’autres hôpitaux afin de prévenir les risques d’infection.

Selon Dr Douaji, 15 mille naissances sont enregistrées chaque année à l’hôpital de la Rabta. Le centre de maternité et de néonatologie de cet établissement prend en charge entre 500 et 600 de ces 15 mille nouveau-nés.

“Le taux d’encombrement dans ce centre s’élève à 130% et d’un manque aigu de cadre médical et paramédical”, a-t-il indiqué, soulignant que le centre est supervisé par deux médecins uniquement.

AUCUN COMMENTAIRE

Laisser un commentaire