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Le gouvernement doit se concerter avec les différentes parties autour d’un nouveau programme avec le FMI

Le gouvernement doit impérativement convoquer les différentes parties afin de se mettre d’accord sur les réformes à mettre en place, dans le cadre d’un nouveau programme de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI), a souligné, vendredi, le directeur général du financement et des paiements extérieures de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Abdelkarim Lassoued.

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« Ces réformes doivent être mises en œuvre d’ici les trois prochains mois », a-t-il insisté dans une déclaration à l’agence TAP, en réaction à la dégradation de la note souveraine de B3 à Caa1 par l’agence américaine de notation financière Moody’s.

« Pour sortir de cette impasse, la solution reste exclusivement politique et économique» , a-t-il fait remarquer.

Pour ce faire, a-t-il dit, le gouvernement doit engager des concertations avec la BCT, la centrale syndicale (UGTT), le patronat et les composantes de la société civile.

D’après lui, les réformes doivent revêtir un caractère social, ajoutant que le projet de loi de finances complémentaire 2021, présenté, jeudi, lors du conseil des ministres, est un « signal positif ».

/// Moody’s pousse le gouvernement vers la réforme ///

Selon le responsable, la notation de Moody’s intervient dans l’objectif de faire pression sur le gouvernement de Najla Bouden, en vue d’engager au plus vite, les réformes nécessaires.

Il a indiqué, dans ce contexte, que la mise en œuvre du programme du FMI pourrait apporter une réponse à l’affaiblissement de la gouvernance, qui est à l’origine de la dégradation de la note souveraine de la Tunisie.

En effet, selon l’agence de notation internationale, la gouvernance affaiblie ne permet pas la mise en œuvre des réformes budgétaires et économiques.

Pour Lassoued, la Tunisie a été incapable de mettre en œuvre les réformes nécessaires, au titre des deux derniers programmes de financement conclus avec le FMI.

Toujours selon l’expert, la question liée à la liquidité extérieure en devises étrangères n’est pas posée actuellement en Tunisie, car la BCT gère un volume plus au moins acceptable qui couvre environ 4 mois de la valeur des exportations. Ces réserves permettront de répondre en 2020, à nos besoins pour les exportations et les importations,a-t-il ajouté.

Sur le court terme, les craintes ne sont pas de mise, a indiqué l’expert, estimant toutefois que si le pays n’entame pas des réformes économiques, le volume des réserves régressera et la Tunisie se trouvera dans une situation d’incapacité. «C’est là que réside la véritable crainte», conclu l’expert.

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