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Le ministère de l’Education est déterminé à ne pas accorder d’autorisation aux enseignants dans le secteur public pour travailler dans le privé

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Le ministre de l’Education, Hatem Ben Salem, a déclaré, mercredi, que son département est déterminé à ne pas accorder d’autorisation aux enseignants de l’éducation dans le secteur public, leur permettant de travailler dans des établissements éducatifs privés.
Le ministère de l’Education est prêt à accueillir tous les élèves quittant les établissements de l’enseignement privé pour cette raison, a affirmé Ben Salem, soulignant que la loi sera appliquée à l’encontre des contrevenants.
“Aucun moyen de délivrer d’autorisations d’enseignement dans les établissements éducatifs privés”, a encore dit Ben Salem, lors d’un point de presse, tenu mercredi portant sur les préparatifs de la rentrée scolaire.
Il a souligné que son département a pris cette décision, “qui bénéficie du soutien des syndicats du secteur de l’éducation, affiliés à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT)”, selon lui, et après que les propriétaires des établissements éducatifs privés aient été informés depuis un an et trois mois environ, de l’impossibilité de poursuivre le travail selon cette formule, offrant ainsi une période d’une année pour effectuer les recrutements nécessaires.
Le ministère de l’Education est déterminé à appliquer cette décision “qui s’est heurtée à l’obstination de certains propriétaires d’institutions éducatives privées, déterminées à enfreindre les termes de la directive de l’éducation de 2008, en vertu de laquelle, 40% du cadre éducatif pratiquant dans les établissements d’enseignement privés, à toutes les étapes, doivent être permanents”, a ajouté Ben Salem.
Il a indiqué à cet effet que certains propriétaires d’établissements privés, la plupart d’entre eux n’étant pas en conformité avec la directive de 2008, avaient contacté le ministère de l’Education essayant d’entrevoir une formule qui servirait à maintenir la coopération avec les enseignants de l’enseignement public.
Ces derniers n’ont pas appliqué une des conditions énoncée par le département de l’éducation, qui les oblige de recruter des enseignants titulaires de diplômes supérieurs, a-t-il ajouté.
En contrepartie le ministère de tutelle se charge de 50% du coût de la formation des nouvelles recrues pendant deux ans, avec une autorisation exceptionnelle pour les enseignants de la 9ème année de l’enseignement de base et de la quatrième année secondaire, pour enseigner dans le secteur privé, a expliqué le ministre de l’éducation.
Ben Salem a encore indiqué que les établissements de l’enseignement privé sont capables de recruter entre 2000 et 6000 enseignants, permettant ainsi la création d’un corps d’enseignants permanents.

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