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Le Président du CSM se prononce sur le cas Nabil Karoui et sur les figures de la contrebande, devenues députés

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Dans une interview au journal français Le Monde, le président du CSM (Conseil Supérieur de la Magistrature), le juge Youssef Bouzekher, revenait sur le cas du candidat Nabil Karoui. Il «affirme d’abord, qu’« aucun juge ne s’est plaint d’ingérence, de manière claire ou implicite» dans le cadre de l’affaire Karoui ». Et lorsque le journaliste de Monde Afrique lui pose la question de savoir s’il appellerait à sa libération, sa réponse est claire. «Je ne m’immisce pas dans cette procédure judiciaire. C’est un processus technique qui ne concerne que les juges chargés du dossier, ni plus ni moins. Comment demander aux autres pouvoirs de respecter l’indépendance de la justice et des juges, si nous ne le faisons pas nous-mêmes ? Par ailleurs, l’Inspection générale s’est exprimée sur le dossier de l’arrestation de Nabil Karoui : elle a affirmé qu’il n’y avait pas d’ingérence politique et que les procédures ont été respectées. Je ne peux pas avoir un avis différent de la structure habilitée à s’exprimer », dit-il.

Evoquant ensuite le cas de certaines figures de la contrebande, devenues députés en Tunisie, le juge Bouzekher indique que «tout le monde a le droit de se porter candidat. Cependant, s’attacher à son immunité alors qu’on est poursuivi par une justice indépendante, c’est indigne. C’est la porte ouverte à l’impunité. Mais l’immunité n’est pas éternelle et les poursuites reprennent dès la fin du mandat. Idem pour les magistrats, leur immunité est révocable ».

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