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Le secteur du transport souffre d’une crise structurelle, son sauvetage passe par une restructuration économique et sociale

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“Le secteur du transport souffre d’une crise structurelle, son sauvetage passe obligatoirement par une restructuration économique et sociale, et ne doit en aucun cas faire l’objet de dialogues nationaux, simple matière à des débats médiatiques” a déclaré, mercredi, Noureddine Taboubi, secrétaire général de l’Union générale Tunisienne du Travail (UGTT).

Dans une déclaration à la TAP en marge de l’ouverture des travaux de la réunion ordinaire de la Fédération générale du transport, Taboubi a indiqué que “le secteur du transport joue un rôle économique et social important”, ajoutant qu’il est la cible de calomnies colportées par les magnats qui souhaitent, à travers la propagande médiatique, créer un climat hostile au secteur public afin d’accélérer sa cession à bas prix”.
Il a annoncé que l’UGTT tiendra dans les jours à venir une réunion avec plusieurs experts pour finaliser le programme économique et social, qui constituera un “contrat social” qui sera soumis pour adoption à la Commission administrative nationale vers la fin du mois de juin courant ou à la première semaine du mois de juillet prochain.

S’agissant des négociations sociales, Taboubi a souligné qu’un accord a été conclu avec le premier ministre pour la tenue d’un troisième round de négociations sociales au cours du mois de juillet portant sur les secteurs qui ont fait l’objet de négociations spécifiques avec ses responsables, à savoir les enseignants universitaires, les médecins de la Santé publique et les ingénieurs.

Taboubi a en outre, réitéré l’opposition de l’UGTT à la révision de la loi électorale, indiquant à ce propos que la Centrale syndicale refuse cet amendement “pour des considérations politiques et éthiques”, soulignant que la modification de cette loi a été effectuée suite à la publication des résultats d’un sondage d’opinions, ajoutant que cette révision profite à ceux qui veulent retarder les élections et ceux qui œuvrent à exclure certaines parties”.

Il a noté que cette loi électorale comporte plusieurs lacunes et qu’il était plus judicieux d’accélérer la création de la Cour constitutionnelle, rappelant que l’UGTT avait appelé à maintes reprises à demeurer vigilant face au dossier des associations dont le nombre est passé de 8 mille associations en 2010 à 23 mille actuellement à travers le contrôle de leurs financements et de leurs dépenses.
Evoquant le paysage médiatique, Taboubi a indiqué que plusieurs chaînes télévisées et des médias font preuve de partialité et servent les intérêts de certaines parties influentes.

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