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mercredi 30 septembre 2020
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Le SNJT condamne «le retour aux pratiques d’intimidation des journalistes»

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a condamné, dimanche, le retour aux pratiques “d’intimidation et de poursuite” sur la base de la loi anti terrorisme des journalistes qui ”subissent des pressions dans leurs travaux d’enquête et d’investigation, surtout lorsqu’il s’agit de sujets portant sur les crimes terroristes“.

Le Syndicat a également condamné, dans un communiqué, les interrogatoires fréquents ciblant des journalistes, par l’unité d’investigation dans les crimes de terrorisme d’el Aouina.

La même source rappelle que le journaliste et rédacteur en chef, Mongi Khadhraoui, vient d’être interrogé, samedi auprès de ladite unité, sur fond d’un article publié dans le journal “Al-Chourouk”, en 2016, sur l’affaire de la “cellule terroriste de Mnihla”, et sur ses sources d’information, considérant que ce qu’il a publié pourrait nuire à la sécurité nationale.

Le Syndicat a ajouté que la journaliste de “Akher Khabar”, Dorra Gharbi, avait été, à son tour, interrogée, le 28 août, par 3 officiers appartenant à la même unité, pendant deux heures, dans une affaire déposée contre elle par deux syndicalistes sécuritaires.

Et de rappeler que la journaliste a participé, en 2017, à une émission de la radio “Cap FM”, durant laquelle, elle avait évoqué la campagne d’arrestations menée par le gouvernement de Youssef Chahed.

Selon le même communiqué, le chef de la brigade de sécurité a essayé de convaincre la journaliste de l’interroger sans la présence d’un avocat, mais elle a insisté sur la présence de ses avocats pendant interrogatoire.

Dans le cadre des poursuites judiciaires contre les journalistes, le Syndicat a fait savoir que le tribunal de première instance de Tunis avait statué jeudi 27 août que le jugement contre la journaliste Azza Korbi, qui travaillait auparavant pour le journal “Al Sour”, a été annulé pour prescription des faits.

La journaliste avait été condamné à 6 mois d’emprisonnement pour avoir attribuer des faits contre un fonctionnaire sans apporter de preuves, et ce, suite à la publication, en 2012, d’un article portant sur une affaire de corruption dans un contrat de partenariat entre une entreprise publique et une société étrangère. 

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