Les jihadistes avancent vers Bagdad, possibles frappes aériennes américaines

Les jihadistes avancent vers Bagdad, possibles frappes aériennes américaines

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Les combattants jihadistes avançaient jeudi vers la capitale Bagdad

Les combattants jihadistes avançaient jeudi vers la capitale Bagdad après s’être emparés de larges territoires du nord-ouest de l’Irak face à une armée en déroute, les Etats-Unis n’excluant pas de frappes aériennes pour enrayer l’offensive.

Craignant un assaut contre Kirkouk, les forces kurdes ont pris le contrôle total de cette ville pétrolière multiethnique située à 240 km au nord de Bagdad et de ses alentours après le retrait de l’armée irakienne.

Alors que le pays est plongé dans la tourmente depuis la prise mardi de la deuxième ville d’Irak, Mossoul, de sa province, Ninive, et de régions des provinces voisines de Kirkouk et Salaheddine, le Parlement devait se réunir jeudi, à l’appel du gouvernement du chiite Nouri al-Maliki, pour décréter l’état d’urgence. Mais, faute de quorum, cette session a été annulée.

Face à l’offensive d’envergure de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), et l’impuissance de l’armée à la contenir, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit de son côté à huis clos à partir de 15H30 GMT.

Dans un enregistrement sonore mercredi, l’un des dirigeants de l’EIIL, Abou Mohammed al-Adnani, a appelé les insurgés à «marcher sur Bagdad» et les villes saintes chiites de Kerbala et Najaf (centre).

Jeudi, les jihadistes étaient à 90 km au nord de la capitale irakienne, après s’être emparés de Dhoulouiya, selon un policier et des habitants.

Face à la débandade de l’armée, M. Maliki, honni par les jihadistes, a appelé «toutes les tribus à former des unités de volontaires» pour combattre avec ses forces les insurgés.

Outre des territoires du nord, les combattants aguerris de l’EIIL, considéré comme l’un des groupes «les plus dangereux au monde» par les Etats-Unis, contrôlent déjà des régions de la province occidentale d’Al-Anbar depuis janvier.

En vue d’enrayer l’offensive, les Etats-Unis qui ont retiré fin 2011 leurs troupes d’Irak après huit ans d’engagement, envisagent plusieurs options pour aider Bagdad, dont des frappes menées par des drones, selon un responsable américain.

Mais Washington et Londres ont exclu de renvoyer des troupes au sol dans ce pays.

Pour la Russie, ces derniers développements illustrent «l’échec total» de l’intervention américaine et britannique en Irak.

L’Otan a pour sa part écarté toute intervention de l’alliance.

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