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Les ponts ne sont pas coupés avec la présidence de la République, affirme le SG de l’UGTT

Le secrétaire général de l’UGTTl, Noureddine Tabboubi, a affirmé,  lundi, que la centrale syndicale n’est pas en rupture avec la Présidence de la République. Il a toutefois reconnu un manque de communication avec la Présidence de la République, « d’autant  que le syndicat n’a encore reçu aucune clarification officielle concernant l’appel du président Kais Saied à lancer un dialogue national avec les jeunes ».

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En marge d’un atelier organisé par le syndicat sur « l’Accord de libre-échange sur le continent africain », Tabboubi a confirmé à l’agence TAP que le syndicat n’a eu que deux contacts avec le président de la République depuis qu’il a annoncé les mesures exceptionnelles le 25 juillet. Le syndicat ne peut construire une position officielle concernant les options de la Présidence de la République, sauf après avoir connu les détails de ces options, a-t-il noté.

Le secrétaire général du Syndicat a simultanément critiqué ce qu’il a appelé des campagnes dans les médias et les plateformes de réseaux sociaux qui parlent au nom de la présidence sans aucune explication officielle.

« Aujourd’hui, nous remarquons des campagnes interprétatives dans toutes les plateformes médiatiques, nous voyons des procès sur Facebook et nous suivons diverses opinions parlant au nom de la Présidence de la République. Cependant, il n’y a pas de conseiller de la Présidence de la République pour nier ou confirmer ce qui circule », a encore noté Tabboubi signalant que cela a introduit « quelques doutes au niveau de la méthodologie et du contenu. ».

Le responsable syndical a mis en garde contre les répercussions dangereuses de la poursuite de la crise politique, parallèlement à la détérioration de la situation financière et économique, à la tension de la situation sociale et à la détérioration du pouvoir d’achat. Face à cette situation, il a tiré la sonnette d’alarme contre toute atteinte à la voie démocratique à la lumière du retour du phénomène des « mouches électroniques » et de l’indécence sur les plateformes de médias sociaux.

Le secrétaire général de l’Union a appelé à faire prévaloir la voix de la sagesse et de la raison en cette période que traverse le pays, loin de la logique de division des Tunisiens ainsi que l’acceptation du principe de la différence d’opinions afin de construire une démocratie sociale et établir un système de gouvernement équilibré qui consacre la primauté du droit, et la responsabilité.

Taboubi n’a exprimé aucune réserve quant à l’appel du président à dialoguer avec les jeunes ou à proposer une consultation avec eux sur Internet, mais il a souligné qu’il y a une partie de la jeunesse organisée au sein des partis politiques et des organisations de la société civile, « qui nécessite de s’asseoir à la table de dialogue avec tous les partenaires du pays ».

Jeudi dernier, le président tunisien Kais Saied a annoncé, lors d’un conseil ministériel, qu’un « dialogue national honnête et équitable serait lancé avec la participation des jeunes », expliquant qu’il serait totalement différent des expériences précédentes, et aborderait plusieurs questions, y compris les systèmes politiques et électoraux du pays.

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